mardi 21 novembre 2017

Je suis un récidiviste - Petros Markaris

Me voici de retour afin de reprendre les rênes du blog après 10 jours inoubliables au Chili avec l'Ile de Pâques.

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Avant quelques billets sur ce voyage, voici un billet sur un livre de Petros Markaris lu juste avant mon départ et que j'ai découvert par hasard au rayon polar d'une grande surface. Il a été écrit en 2006. Une postface écrite en 2016 conclut l'ouvrage. Je suis un récidiviste de Petros Markaris (Editions L'échoppe, 110 pages) permet de mieux connaître l'écrivain, né en 1937 à Istanbul, "La Ville", d'un père arménien et d'une mère grecque. Je l'ai pour ma part découvert grâce à ses romans policiers, dont "la trilogie de la crise" (Liquidations à la grecque, Le justicier d'Athènes, Pain, éducation, liberté) et un Epilogue (Epilogue meurtrier). Dans ces romans policiers et ceux écrits antérieurement, Journal de nuit (son premier roman  que je suis en train de terminer), Le Che s'est suicidé, L'empoisonneuse d'Istanbul ou Actionnaire principal, le commissaire Kostas Charitos mène des enquêtes à Athènes ou aux environs. Charitos est marié à Adriani et père de Katerina (Markaris a aussi une fille, qui, elle, vit à Istanbul). Adriani est une très bonne cuisinière, comme la femme de Brunetti ou celle de Maigret. C'est grâce à Charitos que Markaris a choisi d'écrire des romans. Et Markaris qui est trilingue (grec, allemand et turc) a choisi la langue grecque pour écrire, c'était naturel pour lui. Il explique comment il a choisi le quartier d'Athènes dans lequel il fait vivre Charitos, d'origine petite-bourgoise. Charitos, un policier attachant (qui aime lire les définitions du dictionnaire et qui conduit une voiture Mirafiori) n'est pas un personnage excentrique comme le sont Poirot ou Holmes. Markaris préfère Miss Marple ou même l'inspecteur Rebus de Ian Rankin. Pour résumer, Markaris est un Arménien hellénisé élevé dans la langue allemande qui a longtemps vécu dans La Ville (Istanbul). J'ai aussi appris que Markaris était traducteur de Goethe et qu'il avait une passion pour Bertold Brecht. De même, qu'il a été scénariste. Il a co-écrit avec Theo Angelopoulos L'Eternité et un jour (1998). Le livre comporte des photos d'Athènes en noir et blan prises en février 2017 et quelques-unes avec Petros Markaris chez lui. Un écrivain intéressant dont je recommande tous les romans avec Charitos si vous ne les connaissez pas encore.

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dimanche 19 novembre 2017

Rêveries du bachelier solidaire - Résultats du Tag du Bac

Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) me suis inscrit récemment pour passer le Bac. C'est la troisième année consécutive que je le fais. Mais pour trois Bac différents. Trois Bac professionnels, en fait. On n'a pas le droit de s'inscrire à plus d'un par an. Il en existe pas loin d'une centaine de spécialités (davantage si l'on compte les options), j'ai donc encore de quoi m'occuper, surtout si je vis centenaire. Mes deux premiers de cette lubie, je les ai obtenus avec mention. Suis-je masochiste? Qu'est-ce que cela m'a rapporté? D'abord, d'entretenir ma mémoire (quel est le prénom d'Alzheimer, déjà? Mnémosyne? Non, Alois). Et quelques sous par des banques généreuses avec les bacheliers (si, il y en a! Mais je ne donnerai pas de nom ici).

Je devais bien m'attendre à ce que cela devienne de plus en plus dur de m'en tirer avec de la culture générale, l'expérience professionnelle piochée dans ma vaste besace, et du bachotage livresque: dans certains cas, il faudra faire preuve de savoir-faire et de "tours de main" que je ne saurais guère maîtriser... Cette fois-ci, me voilà donc condamné à huit semaines de stage dans l'année! Peut-être vous en reparlerai-je à l'occasion... Mais assez parlé de moi pour le moment.

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Même si ça remonte déjà au mois de juin 2017 (5 mois, une éternité, pour la jeunesse!), je vais aussi repasser les plats (et pas seulement le bac).

Ci-dessous donc une petite recension, comme il m'est déjà arrivé d'en faire, mais cette fois-ci sur une centaine de blogs ayant répondu au "Tag du Bac" (je ne compte pas les quelques "liens morts" - billets non rédigés ou blogs supprimés), entre le 12 juin et le 7 août 2017 (je semble avoir été le dernier de la classe lorsque j'y avais moi-même répondu). Evidemment, le plus souvent, leurs rédactrices (écrasante majorité - nous sommes très peu de rédacteurs!) ne jouent pas dans la même "classe d'âge" que dasola ou moi ou nos commentateurs/trices les plus assidu(e)s? Et elles sont sur les plateformes les plus "visibles" aujourd'hui: Wordpress et Blogspot (très peu d'Overblog, Canalblog, Hautetfort...). J'ai tâché d'en commenter la plupart, toutes ces jeunes blogueuses ne pratiquent peut-être pas la publications des commentaires sous leurs billets? Ou bien il a pu y avoir des soucis techniques... je ne vais donc pas reprendre la catégorisation que j'avais faite en 2012! Juste quelques statistiques: sur 103 blogs, 45 utilisent wordpress, 32 blogspot, 7 canalblog, 2 jimdo, 1 over-blog, 1 wixsite, une quinzaine d'autres ont leur propre nom de domaine (indépendamment de la plateforme utilisée que je n'ai pas cherché à connaître).

J'assume le fait de ne pas avoir cité les quelques réponses en vidéo que l'on peut trouver sur Youtube: je parle bien uniquement de blogs et de réponses par écrit que l'ont peut lire sans avoir à les écouter ou les visionner.

Je pourrais bien sûr m'amuser à / J'aurais sans doute toutes les compétences pour faire un "palmarès" des livres cités (mathématiquement, onze cents items)... mais j'attendrai qu'on me paye pour me lancer dans ce boulot (hein, PKJ ;-))

Et enfin, je signale que deux des blogs ne jouaient pas dans la même catégorie pour leur propre "tag du bac" (je suis tombé dessus par hasard, sans faire de recherche  systématique pour en trouver encore plus): saurez-vous les identifier? Oh allez, je vends la mêche: il s'agit de billets de ... 2013!

Avant de passer à la liste, je précise ne pas prétendre avoir été exhaustif ni exempt d'erreurs; il reste bien entendu possible de faire rajouter d'autres billets, ou de faire modifier voire supprimer les informations déjà répertoriées.

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0/ PKJ (Editions Pocket Jeunesse) [12/06/2017] : Tag du Bac

1/ 4ever_fantasy (For ever fantasy) [07/07/2017]
2/ Aileebooks ( - ) [06/07/2017]
3/ Alice (Les lectures d' - ) [20/06/2017]
4/ Alissia (Aliss and Books) [26/07/2017]
5/ Allmenmustreadblog (All Men Must Read) [15/06/2017]
6/ Amandineisreading (Amandine is reading) [15/06/2017]
7/ Angelakoala (Le blog d' - ) [14/06/2017]
8/ Anna Shaw (Des paillettes dans la bibliothèque (!)) [04/07/2017]
9/ Arcaebook ( - ) [24/06/2017]
10/ Audrey (Lectures de - ) [14/06/2017]
11/ Audrey (Les petites bulles de papier) [16/06/2017]
12/ Bella Belloula (Rêves de lectrice) [17/06/2017]
13/ Bettierose (BettieRose Books) [12/06/2017]
14/ Blog de mère ( - ) [05/07/2013]
15/ Bookscoblog ( - ) [06/07/2017]
16/ Cammy (I Believe in Pixie Dust - Mon blog lecture, agrémenté de poussière de fée) [14/06/2017]
17/ Carole94p (My-BoOks) [12/06/2017]
18/ Cécile (Une pause livresque - Book blog... and more) [27/06/2017]
19/ Celeb_Angel (A portée de plume - Blog littéraire d’une jeune femme exubérante) [13/06/2017]
20/ Chani (De Livres & d'Epice) [14/06/2017]
21/ Charlotte (Le thé littéraire - Come on, share a tea with - ) [07/07/2017]
22/ Chloé (Culture & Cup of Coffee) [12/06/2017]
23/ Choukette (Le marque-page de - ) [24/06/2017]
24/ Chouquette [alias Gwendoline] (Nos folies littéraires) [23/06/2017]
25/ Dal_eg (Le temps presse) [12/06/2017]
26/ Desmotsauxlivres [Manon] (Des mots aux livres) [16/06/2017]
27/ Die Erdnuss (Le journal de Cacahuète) [12/06/2017]
28/ Doriane (Les chroniques books de Lou) [24/07/2017]
29/ Dylan (L’antre livresque) [27/07/2017]
30/ Enora (L’Ecume des mots) [16/06/2017]
31/ Estelle (Sur un air de Bohème) [23/06/2017]
32/ Ewylyn (La citadelle d’ - ) [18/06/2017]
33/ FabledHeartless (Book Pearl - Chroniques littéraires d'une étudiante en lettres) [12/06/2017]
34/ Fairchildslibrary (Fairchild's Library) [18/06/2017]
35/ Featured review (Tell us wath you read - Blog littéraire) [13/06/2017]
36/ Fofie lit ( - …) [13/06/2017]
37/ Gggaelle (Mon petit salon de thé) [16/06/2017]
38/ Gwladys Langelus (Un livre sur mon lit) [07/07/2017]
39/ Imane (Minaland- Un blog imaginaire) [05/07/2017]
40/ Iminlovewithfour (Les lectures de Doris) [20/06/2017]
41/ Jabbertheblogger (Jabber the Reader) [19/08/2017]
42/ Julie (Des mots à la vie - Le blog littéraire de - ) [21/06/2017]
43/ Junko [Bérangère] (Les mots de Junko) [13/06/2017]
44/ Kiriitiblog [Pauline] (Kiriiti’s Blog - ) [15/06/2017]
45/ Ladiescolocblog ( - [[3 colocs]]) [16/06/2017]
46/ Laetitiamorduedelivres ( - ) [15/06/2017]
47/ Laurapassage (Laura-Passage) [28/06/2017]
48/ Laure (La cueillette d’une roussette - Si je ne suis pas moi, qui le sera?) [07/08/2017]
49/ Le bar à livres ( - ) [24/06/2017]
50/ Le coin d’Audrey ( - , blogueuse littéraire) [13/06/2017]
51/ Le goût du risque [Quitterie] (Le goût du risque, l'amour des livres) [13/06/2017]
52/ Léa Lectureavie (Lecture à vie) [22/06/2017]
53/ Lecture de Petite Plume ( - ) [28/06/2017]
54/ Lecturenfantparent [Adely] (Nos lectures pour les enfants et pour les parents) [17/06/2017]
55/ Lemartienroux (The Ginger Alien) [17/06/2017]
56/ Léna Bubi (Un univers de livres, et plus!) [08/07/2017]
57/ Les lectures de Feflie ( - ) [26/07/2017]
58/ Leslivresderose (Les livres de Rose) [16/06/2017]
59/ Lespagesquitournent (Les pages qui tournent - Blog littéraire de L-Bookine et Saywhisper) [15/06/2017]
60/ Lex [1 des 3 rédactrices du blog] (La bibliothèque aux merveilles) [15/06/2017]
61/ Lia (Le monde de - ) [04/07/2017]
62/ Lil (L’univers de - ) [13/06/2017]
63/ Lire à la folie ( - ) [13/06/2017]
64/ Loïs (Les lectures de - ) [14/06/2017]
65/ Loucat (De pages en séries) [03/08/2017]
66/ Lubies en folie ( - ) [12/06/2017]
67/ Lubies en folie ( - ) [12/06/2017]
68/ Lunabookaddict [Audrey] (Libertea - A book lover blog) [19/06/2017]
69/ Lutin82 (Albédo - Univers Imaginaires) [30/06/2017]
70/ Maëlle's Books (Maëlle’s Books) [21/06/2017]
71/ Maguisa (Les chroniques de - ) [26/06/2017]
72/ Marie G (A chaque jour sa plume) [11/07/2017]
73/ Marine.M.lire (L’antre littéraire de Marine) [16/06/2017]
74/ Marion (Les Mots de - ) [19/06/2017]
75/ Mathilde Littéraire ( - ) [21/06/2017]
76/ Mayumi (Vibrations littéraires) [24/06/2017]
77/ Méli & Mélo (Méli mélo de lectures [[2 blogueuses]]) [25/06/2017]
78/ MJ (M.J. is reading) [22/06/2017]
79/ Mon p’tit boudoir ( - ) [08/07/2013]
80/ Mot envolé ( - ) [23/06/2017]
81/ Myuncoveredbooks (My Uncovered Books) [22/06/2017]
82/ Nymphadora ( - 's Books) [12/06/2017]
83/ Nyx Shadow (Les lectures de Nyx - Just one more chapter) [15/06/2017]
84/ Oli (La couleur des mots) [13/06/2017]
85/ Pauline (Dans les yeux d'une L) [23/06/2017]
86/ Pauline (Je lis donc je suis) [24/06/2017]
87/ Petite_etoile_livresque ( - ) [18/06/2017]
88/ Plouf ( - qui lit [n’amasse pas mousse]) [05/07/2017]
89/ Plume (Mes livres ouverts - Le blog littéraire de - ) [22/06/2017]
90/ Plume bleue ( - [blog à 4 plumes]) [22/06/2017]
91/ Rêver de bouquins en livres ( - ) [16/06/2017]
92/ Rêveuse Eveillée ( - ) [12/06/2017]
93/ Sherlock Momo ( - ’s blog / Solum omnium lumen) [17/06/2017]
94/ Soline (MilkyWay) [15/06/2017]
95/ Sue-Ricette (Graine de Souris / Le blog de - ) [28/07/2017]
96/ Ta d loi du cine (Le blog de dasola) [15/08/2017]
97/ Totorotsuniko (Les chroniques de Tototo / “Reading - Traveling - Takin pictures”) [13/07/2017]
98/ Un chat dans la ville ( - ) [15/06/2017]
99/ Unelectricecompulsive (Everything starts with a book) [12/06/2017]
100/ Vairo Laurine (Les trésors Livresques de Laurine) [20/06/2017]
101/ Victoire (Romanesquement vôtre - Des livres, deux copines, une passion) [22/06/2017]
102/ Voyageaugredesmots (Voyages au gré des mots - La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté) [22/06/2017]
103/ Xiou (Caprices de - ) [05/07/2017]
104/ Xoxo (Faith in words) [14/06/2017]
105/ Zyle (Blog d’une fangirl) [28/06/2017]

... Et si ce petit inventaire réussit à susciter des découvertes mutuelles et intergénérationnelles entre blogueuses (surtout) [et même blogueurs (sait-on jamais?)], j'en serai heureux!

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vendredi 17 novembre 2017

Encore un peu de pub: les AMAP, quésako ?

Encore un billet qu'est "conso", me direz-vous? Sachant qu'il y a peut-être 250 000 amapiens et amapiennes en France, quelles sont les chances pour qu'il en figure parmi les lectrices et lecteurs de ce blog? Ma foi, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) vais compter dessus... AMAP, pour les autres, c'est l'acronyme de "Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne" (certains ajoutent "de Proximité"): des "circuits courts", inscrits dans l'économie solidaire et sociale (ESS). Si vous ne voyez toujours pas de quoi il s'agit, une recherche sur la Toile vous donnera plein d'informations pertinentes. Ceux qui suivent de près (mais alors, vraiment attentivement et depuis longtemps) mes "squats" sur le présent blog se rappeleront que j'y ai déjà fait allusion.

Bref, sur le blog de l'AMAP dont je fais partie (et dont dasola nous cuisine les légumes), je rédige (bénévolement!) des chroniques depuis début 2017. Ma première série portait sur le thème des financements solidaires applicables à l'agriculture (8 articles). Depuis le 19 avril, je présente chaque semaine tels ou tels blogs ou sites, que j'estime "notables", d'AMAP d'le-de-France et d'ailleurs (même si je n'ai pas encore abordé les régions de langue occitane): ceux pouvant intéresser d'autres lecteurs que leurs seuls membres. On peut y trouver notamment des recettes, de l'activité associative locale, des tranches de vie, des informations plus ou moins militantes sur la bio et l'écologie, des photos de légumes, et encore des recettes...

Pour voir toutes ces pistes intéressantes, cliquez ici.

Et enfin, pour celles et ceux qui voudraient plutôt avoir du grain à moudre sous forme de livres à lire, j'ai compilé une première petite bibliographie sur le sujet .

Bonne(s) lecture(s) sur les AMAP...

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mercredi 15 novembre 2017

15 séries "manga" qui valent la peine d'être lues: un tag?

En prolongement logique du billet sur 15 séries de BD rédigé naguère, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) voudrais lister cette fois 15 séries de manga, en vue d'un "tag". Encore une fois, sur le modèle du "tag des 15 auteurs" (qui ramène toujours plusieurs dizaines de blogs différents quand on fait une recherche sur G**gle...), il s'agit de donner, sur votre blog, "votre" liste de 15 séries "manga" favorites, théoriquement sans y passer plus de 15 minutes, et héroïquement de repasser le bébé à 15 autres blogueurs nommément cités en les mettant au défi d'en faire autant. Un "tag", quoi.

J'ai dans ces "coups de coeur" une majorité de "seinen manga" (séries prépubliées dans des revues japonaises ciblant plutôt les jeunes adultes masculins), seulement deux "shonen manga" (public d'adolescents) et un "shojo manga" (public d'adolescentes). Si la plupart des séries sont aujourd'hui terminées voire remontent à plusieurs dizaines d'années parfois, certaines sont encore en cours de publication tant en France que même au Japon. Ce sont, pour la plupart, des séries réalistes (les lycéennes qui sauvent le monde en luttant contre des démons surhumains, boarf... très peu pour moi!) - en tout cas sur le plan du dessin. Les nouveautés que l'on me prête pour me les faire découvrir correspondent en général à mes goûts. Mais pour que je prenne la peine de les acquérir, il faut que je veuille, soit les lire et relire, soit... les prêter moi-même! Et la place restant disponible sur mes rayonnages joue aussi. Les choix ont été difficiles à faire: parmi mes quelque 3 ou 4000 BD, il y a quand même... un peu d'autres série mangas (et j'en lis donc par ailleurs).

Le classement des 15 séries manga ci-dessous est effectué dans l'ordre antialphabétique de titre (sans tenir compte de l'article), histoire de varier un peu. Pour les mangaka (auteurs de manga), je mets en premier le patronyme (en majuscules), à la japonaise. Si certaines séries sont (comme déjà dit) encore en cours de publication, d'autres sont épuisées depuis belle lurette et ne pourront être dénichées qu'en occasion ou en bibliothèque.

Vinland saga
Série historique scénarisée et dessinée depuis 2005 par YUKIMURA Makoto (et son "atelier"). Toujours en cours, elle est publiée en albums depuis 2006 au Japon et 2009 en France (chez Kurokawa). 19 volumes parus (l'édition française a désormais rattrapé l'édition japonaise), la découverte de l'Amérique semble encore très loin pour ces Vikings...

Thermae Romae
6 volumes (série terminée). J'ai bien apprécié cette série historique mâtinée de "science-fiction" scénarisée et dessinée par la mangaka (auteur de manga) YAMAZAKI Mari. Prépublié de 2008 à 2013, publié en album, au Japon, à partir de 2009, et en France depuis 2012 chez Casterman.

Survivant
10 volumes (pour l'édition que je possède). Oeuvre de SAITÔ Takao, publiée à partir de 1976, rééditée en volumes au Japon à partir de 2001, et en France entre 2006 et 2008 chez Kankô, un label des éditions Milan. Un adolescent (14 ans) doit apprendre à survivre (si, si!) après une catastrophe planétaire.

Strain
5 volumes (série terminée). Textes de BUROSON (également connu sous le pseudonyme de FUMIMURA Sho, son vrai nom étant OKAMURA Yoshiyuki), dessins de IKEGAMI Ryoichi. Publié en 2002 en France chez l'éphémère label Akuma des éditions SEEBD (disparues en 2008), on ne peut le trouver que d'occasion. Un jeune homme tue sur gages: 5 dollars la vie (cela ne vaut pas davantage, selon lui)... 

Space brothers
20 volumes en France, 31 au Japon, au moment où j'écris, pour ce manga de KOYAMA Chûya publié au Japon depuis 2008. Anticipation: l'action se déroule en 2025 et les années suivantes, quand s'établit une station permanente sur la lune, avec deux frères japonais rêvant d'être astronautes depuis leur enfance... Le CNES (Centre national d'études spatiales) est partenaire de l'édition française (chez Pika depuis 2013).

Silver Spoon
13 volumes parus en France depuis 2013, 14 au Japon (depuis 2011) pour ce Shonen à suivre. Quand un collégien fait un "burn out" lié à la pression pour réussir à être le meilleur de la classe dans son collège, que faire? Rejoindre un lycée agricole, en espérant que ce sera plus facile... Le rythme de parution a fortement ralenti depuis 2015 au Japon, il semble que la mangaka ARAKAWA Hiromu ait entamé en parallèle une autre série, ce qui explique peut-être pourquoi, en France, on attend désespérément le 14e tome (éditions Kurokawa).

Sanctuary
12 volumes. Une autre oeuvre de BUROSON & IKEGAMI Ryoichi, parue au Japon de 1990 à 1995. Le politique et le yakuza... La lumière et l'obscurité... le tout pour une même vision partagée entre deux jeunes hommes! Série complète publié en France en 2004-05 chez Kabuto (encore un label des éditions SEEBD), et non réédité à ce jour.

Poison City
2 volumes et c'est fini! J'ai déjà parlé de cette oeuvre pessimiste de TSUTSUI Tetsuya ici. Se déroulant en 2019, elle a été éditée en 2014 au Japon et en 2015 en France chez Ki-oon.

Nobles paysans
4 volumes. Shojo manga plus ou moins autobiographique de la mangaka ARAKAWA Hiromu: sa jeunesse passée à la ferme chez ses parents lui aurait forgé tant santé que caractère (elle se représentait en génisse). Humoristique et truffé d'anecdotes. Publié au Japon depuis 2009, et en France depuis 2013 chez Kurokawa.

Nausicaä de la vallée du vent
7 volumes pour ce "Shonen". Poétique, fantastique... et politique. Publié entre 1982 et 1994, il s'agit du seul manga de MIYAZAKI Hayao, puisqu'il préfère se consacrer au dessin animé avec ses studios Ghibli créés en 1985. En France, il est paru de 2000 à 2002 puis a été réédité de 2009 à 2011, chez Glénat.

Ikigami (préavis de mort)
10 volumes. MASE Motorô a conçu un thriller d'anticipation publié au Japon entre 2005 et 2012, en France chez Kaze manga à partir de 2009. Quoi de tel, pour vous faire aimer la vie, que de savoir que vous avez une chance sur mille de mourir avant vos 25 ans (vous l'apprendrez 24 heures avant, entre 18 et 24 ans - chacun réagit différemment)? Mais attention, hein, c'est très bien organisé, dans la société d'un pays asiatique imaginaire... Encore une (société) où je n'aimerais pas vivre, personnellement!

Heat
En France sont parus seulement les premiers 12 volumes, de 2005 à fin 2007 (encore chez Kabuto, qui a subi le sort des éditions SEEBD). Cette série de BURONSO & IKEGAMI Ryoichi sur l'univers des yakusas (publiée au Japon de 1999 à 2004) en comporte 17, mais apprendre le japonais ne rentre pas dans mes projets d'études de cette année!

Les gouttes de Dieu (etc.)
44 volumes (édités en France chez Glénat de 2008 à 2015) pour cette série que j'ai présentée ici. De 2004 à 2014, la dessinatrice OKIMOTO Shu et les deux scénaristes qui utilisent le pseudonyme AGI Tadashi ont réalisé une belle saga sur le vin... Et la suite, Mariage, tire depuis 2015 la série vers la gastronomie (le 6e tome paraît en France dans quelques jours, 9 sont déjà sortis au Japon). On peut aussi y rajouter la mini-"série dérivée" Signé Le Vin (2 volumes) parue chez Pika en 2016 (au Japon en 2014).

Les fils de la terre
3 volumes parus au Japon en 2002 puis en France chez Delcourt en 2007-08. Cette série dessinée par HATAJI Hideaki narre, dans le contexte de l'exode rural, la rencontre entre un jeune fonctionnaire naïf (expédié "au vert" par un politicien qui prône l'autosuffisance alimentaire du Japon) et des agriculteurs. Son scénariste MÔRI Jinpachi, ancien journaliste, est décédé en novembre 2015 (à 57 ans) d'un cancer de l'oesophage.

L'école emportée
6 volumes. Un classique du mangaka UMEZU Kazuo, publié entre 1972 et 1974, paru en album au Japon en 1974-75 et en France chez Glénat en 2004-05. Toute une école se retrouve téléportée dans un futur apocalyptique.

Pour terminer, trois références:

- un petit ouvrage pédagogique pour comprendre les multiples facettes de ce phénomène d'édition et de société: Le manga, Stéphane Ferrand & Sébastien Langevin, Les essentiels Milan, 2006 (épuisé).

- un site "de référence" sur la BD asiatique (etc.): Manga-news.com (non, je ne suis pas payé pour la pub que je leur fais!).

- un réseau national de librairies BD: Canal BD et son périodique CanalBD manga mag (idem).

...Et vous, quelles seraient vos séries manga favorites?

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lundi 13 novembre 2017

Démaquillez-vous! (par le durable et par l'écologique)

Encore un billet du squatteur (ta d loi du cine)...

Un an après, je voudrais (oui messieurs!) tirer le bilan d'une expérience que j'ai réussi à convaincre dasola de mener.

Par contre, elle a toujours refusé avec la dernière énergie d'écrire elle-même un billet conso ("et d'abord, c'est mon blog, et j'y fais ce que je veux, et j'étais pas demandeuse!"): il m'a donc fallu lui arracher bribe à bribe des informations pour pouvoir rédiger quelque chose... et "profiter" de ce qu'elle soit absente pour le publier!

Au Salon Marjolaine de 2016, j'avais été intrigué par plusieurs stands qui proposaient des produits bio sous forme de lingettes diverses et variées. Et d'autre part, j'assistais parfois à l'utilisation de "cotons jetables" à la maison... Alors je me suis dit: "pourquoi pas?" - d'autant plus facilement que je n'étais pas personnellement concerné par le produit!

Quelques éléments de calcul (ça, c'est un peu plus ma partie!): un paquet de 70 "cotons jetables" coûte 2,80 euros au Fr*nprix (et dure donc un peu plus d'un mois). Cela fait qu'un "disque" revient à 4 cents, et qu'il faut compter un budget annuel de 14,60 euros (un peu plus les années bissextiles), et même 16,80 euros si l'on considère qu'on achètera 6 paquets entiers. Mais avec du "lavable", il suffit de mettre le disque utilisé (une seule fois, sinon les bactéries auront proliféré... donc, changez de disque!) dans la machine, et on lancera le lavage du linge comme d'habitude avec juste ce petit supplément de poids (lavage à 40 degrés de préférence): ça ne consommera pas beaucoup plus d'eau ni de lessive. Bien entretenu (bien étendu et séché), un disque dure 3 ans. Mais, m'a-t-on maintes fois fait remarquer, que de manutention - et ces petits disques qui tombent sans vouloir rester sagement sur les fils...! Pour d'autres côtés négatifs, encore, dixit la maîtresse de blog: ça absorbe différemment les liquides par rapport aux "cotons" dont elle avait l'habitude (il faut donc davantage de produit?), puisqu'en fait elle ne les utlise pas pour se démaquiller mais pour appliquer sa lotion du soir (???).

Par ailleurs, c'est vrai que c'est un investissement de départ plus onéreux que plusieurs paquets de "cotons jetables". Donc, mesdames et mesdemoiselles (je suis attachée à cette dernière locution, même si elle n'a plus cours légal), un bon truc: ne vous achetez pas vos disques durables, mais... faites-vous les offrir! En plus, ça aura peut-être pour effet de sensibiliser aussi la personne en question aux bons gestes pour sauver la planète... (enfin, pour permettre à l'homme de continuer à vivre sur cette planeète, pour être précis - elle ne se porterait pas plus mal [voire mieux?] sans nous!).

Et en voyage, pour finir? De toutes manières, c'est (non négociable): "je reste sur mes cotons, bien sûr!".

Quelques arguments supplémentaires ici

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samedi 11 novembre 2017

Bricks (film) / Les briques rouges (livre) - Quentin Ravelli

... Et hop, le squatteur débarque en l'absence de la propriétaire du blog!

Vendredi 20 octobre 2017, j'avais (ta d loi du cine) convaincu dasola de venir voir une projection de documentaire suivie d'un débat avec le réalisateur au cinéma Les Trois Luxembourg, au Quartier latin à Paris (que je fréquente beaucoup moins depuis que je ne suis plus étudiant...). Le film en question est titré Bricks. Le fait qu'on puisse encore le voir à Paris cette semaine (dans une unique salle, un seul jour, à une seule séance!) me pousse à finaliser le présent billet. j'y prends en compte le visionnage du film, le débat d'après (avec le réalisateur, Quentin Ravelli, sociologue et chargé de recherches au CNRS, et Marguerite Vappereau, aujourd'hui enseignante en cinéma à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne sauf erreur de ma part), mais aussi la lecture du matériel de promotion (notamment l'entretien de Quentin Ravelli avec Arnaud Hée du 13 janvier 2017 dans le dossier de presse) et enfin celle du livre Les briques rouges, disponible le soir de la séance (avec dédicace de l'auteur).

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Le film aurait pu, à mon avis, s'appeler "Casse-briques" (pour y réintroduire un jeu de mots signifiants). Quentin Ravelli nous a expliqué après la séance que "Ladrillo" (en espagnol) ou "Briques" (en français) n'aurait pas été assez "accrocheur" ou porteur de sens. Or, dans ce documentaire, le sens symbolique est important. Si l'on y visite à plusieurs reprises des usines de briques, si l'on voit agir ceux qui les fabriquent ou les vendent (dans la mesure du possible), elles servent surtout de fil rouge à une description sociologique de la crise immobilière en Espagne. Celle-ci est née de l'explosion d'une "bulle immobilière" qui reposait sur un mirage: faire miroiter à de pauvres gens l'espoir de s'acheter leur maison à crédit (prêts à taux variable). Conséquence: arrêt brutal des constructions de logement (de + de 600 000 en 2006 à moins de 30 000 en 2013 - officiellement), renchérissement des remboursements, insolvabilité, expulsions et pertes de logement... Pas grand-chose de nouveau depuis La jungle d'Upton Sinclair, si ce n'est l'émergence d'une nouvelle forme d'action collective, non-syndicale mais sous l'égide d'une "plateforme" (terme utilisé en Espagne pour désigner tout collectif de lutte). Le collectif aide les victimes de crédits à risque (manifestations de soutien au moment où sont prévues les expulsions, occupation d'agences bancaires afin de négocier le départ de l'appartement au paiement inachevé contre l'annulation de la dette restant à courir, aide au relogement par "squat" d'appartements vacants...). La crise immobilière a aussi provoqué des bouleversements électoraux, et nous suivons ainsi un maire qui s'efforce de revitaliser une "ville nouvelle" quelque peu fantômatique (sans argent, les "services publics" ont du mal à être mis en place), Valdeluz. Le film s'achève par une séquence artistique: des briques sont utilisées pour modeler des têtes géantes ensuite coulées en bronze.

Une fois la lumière revenue, le documentariste a livré quelques éléments, partie en monologue et partie en réponse aux questions du public (clairsemé): 5 ans de travail  (depuis 2012) pour ce projet, avec d'abord de longs repérages et cquelques images en "équipe légère", puis une accélération pour l'essentiel du tournage en quelques mois en 2015, dans de bonnes conditions techniques une fois le plan de financement bouclé, 200 heures de rushes pour 1H23 de plans montés, des "angles" à choisir en fonction de ce qui avait pu être capté "sur le vif"... J'en ai retenu les impondérables techniques (micro qui ne fonctionnaient pas pour des scènes de foule), des choix assumés par le réalisateur (qui aurait sûrement pu faire tel ou tel film "différent"). Dans le livre, il est fait plusieurs fois référence au DVD et aux "bonus" qu'il contiendra. Mais Les briques rouges peut évidemment donner à "décrypter" davantage de statistiques et d'explications que le film, tant sur le "matériau" brique que sur la construction ou le secteur économique que représente l'immobilier.

Pour ma part, j'ai posé quelques questions: le lien imaginable entre le "phalanstère" du XIXe siècle dans la même région, dont il est fugitivement question dans le film, et l'utopie sociale d'un Godin et de son "Familistère de Guise" (en France); l'attitude des "militants" de la plateforme face à la démarche de ce film; et la place des "bruits" de ces usines de fabrication de briques.

En ce qui concerne le phalanstère, il se rattachait plutôt au genre des cités ouvrières construites via un paternalisme patronal d'inspiration chrétienne. Aucun rapport avec un mouvement de type coopératif ou socialiste. D'autre part, la plateforme pour les victimes du crédit avait fort bien compris l'importance des vidéos en ligne pour promouvoir leur cause, et l'équipe de Bricks n'était donc pas seule à filmer les scènes fortes que l'on peut y découvrir. Au contraire, "mettre en scène" les parties plus intimistes n'a pas été simple, entre l'immigrée équatorienne qui pouvait avoir tendance à "surjouer" pour faire plaisir au documentariste, les ouvriers qui n'avaient pas prévu de déjeuner ensemble le jour où la scène figurait sur le plan de tournage, ou le maire hors d'état de témoigner... et a nécessité des choix du réalisateur, privilégiant ici le réalisme sur l'émotion.

Spontanément, les scènes dans l'usine de briques, puis le fait que le réalisateur ait parlé du "bruitage" (briques achetées chez LeroyMerlin et martyrisées pour en tirer des sons crissants pour la BO) m'avaient fait penser au documentaire C'est quoi ce travail? que j'avais chroniqué il y a 2 ans. Lorsque j'ai donc posé une question en ce sens, c'est cette fois l'enseignante en cinéma qui a répondu, pour préciser et recadrer, en disant que l'angle principal dans Bricks n'était pas "musical", mais avait plutôt choisi le produit "brique" (produit originellement dans l'usine) comme fil rouge et comme symbole de construction-déconstruction d'une bulle spéculative immobilière (je surinterprète sa réponse).

De tout ce qui a encore été dit, je retiendrais seulement que les policiers pouvaient se montrer compréhensifs lors des procédures d'expulsion, car eux aussi ont parfois des crédits sur le dos... Le public était ensuite convié à prendre un verre, mais dasola et moi en sommes restés là.

Pour dire quelques mots sur Les briques rouges (sous titre "Logement, dettes et luttes sociales en Espagne", éditions Amsterdam, août 2017, 192 pages), que j'ai lu en quelques jours, je dirais qu'il complète bien le film, sans le paraphraser. Il comporte 13 chapitres, une trentaine de pages de notes et 7 pages de bibliographie.

Voir aussi le billet sur le blog Persistence rétinienne.

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jeudi 9 novembre 2017

Carbone - Olivier Marchal / Logan Lucky - Steven Soderbergh / Hommage

Avant de m'envoler aujourd'hui pour le Chili pendant une dizaine de jours, je voulais chroniquer deux films. 

Je commence par Carbone d'Oliver Marchal, que je résumerai par "bof". Je n'ai rien compris à la fraude à la taxe carbone qui a fait perdre à la France plus d'un milliard d'euros en 2008-2009. En revanche, le film permet à Dani de trouver un rôle intéressant. Laura Smet dit à peine trois mots et joue les utilités en étant très maltraitée. Depardieu, en patriarche juif qui veut avoir la garde de son petit-fils, est égal à lui-même. Quant à Benoît Magimel, dont on connait le destin dès l'ouverture du film, on a l'impression qu'il souffre beaucoup. C'est un film violent qui n'apporte pas grand-chose. Lire le billet de Pascale plus enthousiaste que moi.

J'ai nettement préféré Logan Lucky de Steven Soderbergh, dans lequel Daniel Craig (James Bond) joue le rôle d'un taulard que deux frères font évader afin qu'il les aide à faire un casse: siphonner les recettes d'une course automobile sur un circuit fréquentés par des milliers de gens. Les deux frères Logan, l'un manchot, l'autre boiteux, avaient connu jusqu'au casse de méchants coups du sort. Les choses vont peut-être enfin s'arranger. Ce film sympathique a un rythme lent au début, puis tout s'accélère dans la dernière demi-heure. Il n'y a ni violence ni armes, mais les compiices, volontaires ou non, sont nombreux. Le casse est bien organisé. Les coupables seront-ils punis? Je vous laisse le découvrir.

Et enfin, je voulais rendre un petit hommage à un blogueur disparu cet été (je l'ai appris par l'intermédiaire de chez Sentinelle). Depuis le 17 août 2017, il n'écrivait plus de billet. Il est décédé le 22 août. Pour ma part, j'avais échangé avec lui quelques mois auparavant. Il m'avait envoyé le manuscrit d'un roman policier qu'il avait écrit en demandant mon avis. Il s'agit d'Alex-6, son blog "Y a quoi à chercher" est encore ouvert. Une nouvelle qui m'a rendue très triste.

Sur ce, je vous dis à bientôt avec plein de photos.

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mercredi 8 novembre 2017

L'intérêt de l'enfant - Ian McEwan

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J'ai hésité à lire L'intérêt de l'enfant de Ian McEwan (230 pages, Editions Gallimard), car j'ai eu peur du sujet assez sombre. Eh bien j'ai beaucoup aimé ce roman dans lequel Fiona, juge aux affaires familiales, est totalement dévouée à son travail. A 59 ans, mariée, elle n'a pas eu d'enfant et elle est en train de vivre quelques problèmes de couple. Appréciée par ses pairs, elle essaye avant tout, pour chaque affaire, de prendre une décision dans l'intérêt des enfants. C'est une femme au jugement sûr. Elle aussi une pianiste amateur plutôt douée. Un jour, elle doit rendre un jugement délicat. Pour mieux statuer et se rendre compte par elle-même, elle se rend à l'hôpital au chevet d'Adam, un jeune homme, âgé de 17 ans et 9 mois, atteint de leucémie. Il doit être transfusé pour être sauvé. Les croyances religeuses d'Adam et surtout celles de ses parents interdisent les transfusions sanguines. Ils sont témoins de Jehovah. Dans l'intérêt de l'enfant, puisqu'Adam n'a pas encore atteint sa majorité, Fiona rend un jugement. Je vous laisse découvrir lequel, avec toutes les conséquences qui s'ensuivent. J'ai été très touchée par Fiona. On sent que McEwan aime son personnage. Un roman qui se lit vite. Je vous le conseille.

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mardi 7 novembre 2017

Le street art et CHARLIE - Collectif / Marie Christian

Ce mois-ci mon hommage aux tués de Charlie Hebdo est particulier, puisque la présente chronique (signée ta d loi du cine, squatter chez dasola) n'est pas consacrée à l'un de leurs livres ou albums, mais à un recueil d'hommages, Le street art et CHARLIE, sous-titré "La mémoire des murs" (éditions Omniscience, avril 2015, 128 pages, 230 illustrations, rassemblées par Marie Christian).

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Extrait de l'Avant-propos des éditions Omniscience: "Dans les jours qui suivirent les événements dramatiques du mois de janvier 2015 une évidence s'imposait à nous: il fallait faire un livre. (...) pour conserver une trace des innombrables messages, peintures et dessins posés dans la rue par tant d'anonymes et d'artistes du street art." Extrait du texte de 4ème de couv': "Ce livre forme un précieux inventaire de ce qui a été exprimé dans l'urgence, dans l'émotion, sur les murs des villes. C'est aussi et surtout un livre de combat contre toute forme de fanatisme." Je suis bien entendu en accord avec une citation que je relève p.5: "Assassiner pour un dessin qui raille et qui déplaît, une religion qui n'est pas la sienne. Ne nous habituons pas à cela. Jamais." Les photos sont celles d'affiches, tags, pochoirs, et d'autres oeuvres éphémères, avec des motifs liés aux attentats.

On peut trouver des définitions du "street art" sur un site spécialisé ou sur wikipedia bien sûr. Le livre a bénéficié d'un financement participatif: 5614 euros apportés par 171 contributeurs pour une demande initiale de 3300 euros (couverte, donc, à 170%) via KissKissBankBank. Les droits d'auteurs de cet ouvrage sont versés à l'association Les Bâtisseuses de paix

La sélection d'illustrations que j'en tire ci-dessous est bien plus étriquée que le vaste contenu du livre, car je ne cite ci-après (pour rappel, les droits des illustrations appartiennent aux éditions Omniscience ou aux artistes concernés) que ce qui m'a vraiment semblé représenter les dessinateurs assassinés à Charlie hebdo. Même si la Toussaint est passée depuis quelques jours, ils n'en sont plus à cela près je pense. Je n'ai pas repris toutes les oeuvres représentant Cabu (qui a souvent symbolisé l'ensemble des artistes et journalistes assassinés).

P1050599 Ces portaits magnifiques sont dûs à Morèje.

P1050598 Jef Aérosol a rendu hommage à toutes les victimes (connues ou anonymes) de ces jours massacrants.

P1050597 Cabu et Wolinski sont représentés par Big Ben comme rigolant de voir Hollande tagué par un pigeon le 11 janvier 2015...

P1050600 Pochoir de Nice Art ("on a assassiné mon Grand Duduche (...) [qui] pour moi est comme un cousin.").

Mon ressenti, à la lecture de ce que disent les artistes qui ont pu s'exprimer dans le livre, c'est que les trois jours d'attentats sont parfois entrés en résonnance avec les causes qui, chacun et chacune, leur tiennent à coeur, au-delà de Charlie Hebdo. Par ailleurs, j'ai aussi trouvé quelques autres oeuvres (non répertoriés dans le livre sauf erreur de ma part) sur le blog Piwee

Pour l'anecdote, ce livre, dasola me l'a offert lors de notre visite au Musée de l'Homme (qui porte notamment des thématiques humanistes et anti-racistes). Il figurait parmi les titres proposés par leur petite librairie, dont j'ai trouvé la sélection fort pertinente. Le Musée de l'Homme, inauguré en 1938 et rénové de 2009 à 2015, conserve aujourd'hui "l'objectif de présenter une synthèse de l’histoire de l’espèce humaine par un discours allant du biologique au culturel et de l’universel au particulier. (...) Il aborde aussi bien l’étude des périodes les plus anciennes que la période contemporaine qui questionne le devenir de l’Homme", selon son site internet.

Pour en revenir au livre, en conclusion, j'ai été frappé par le témoignage d'un artiste, qui dit (p.116) travailler "depuis deux ans sur un projet contre le racisme et l'incompréhension entre communautés. (...) En ce moment je travaille avec des jeunes en difficulté. (...) J'ai essayé de leur faire comprendre qu'on ne tue pas les gens avec qui ont n'est pas d'accord. Ils ont peu à peu modifié leur raisonnement, et ils ont été touchés à leur tour". Misère de misère! Tout ça pour ça! Et qu'en sera-t-il des milliers et milliers d'autres "jeunes", qui, eux, ne bénéficient pas d'un tel programme de sensibilisation, certainement financés par des fonds publics (qui se font rares à l'heure actuelle)? Ne risquent-ils pas de ne jamais "modifier leur raisonnement"?

*** Je suis Charlie ***

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samedi 4 novembre 2017

Au revoir là-haut - Albert Dupontel

Je dis tout de suite que je n'ai toujours pas lu le roman de Pierre Lemaître, Au revoir là-haut (prix Goncourt 2013), mais j'avais lu la BD parue en 2015 (non chroniquée). C'est Pierre Lemaître qui a réalisé l'adaptation, et Christian de Metter a fait les dessins.

Pour en revenir au film d'Albert Dupontel qui interprète l'un des deux rôles principaux, les premières scènes dans les tranchées, la couleur et l'image m'ont fait penser A un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet (2004). Le 9 novembre 1918, les soldats français, dont Albert Maillard et Edouard Pericourt, attendent l'armistice avec impatience. Malheureusement, le lieutenant d'Aulnay-Pradelle qui commande ces soldats ordonne à deux d'entre eux d'aller vers la tranchée adverse. Ils sont abattus d'une balle dans le dos. Et les canons allemands se mettent à envoyer un déluge d'obus. Albert est enseveli avec un cheval mort, et Edouard est défiguré. Il devient une "gueule cassée". Désormais, revenu à la vie civile, il porte différents masques pour dissimuler son visage. Par ailleurs, grâce à Albert qui s'en est sorti, il prend l'identité d'un soldat mort, ne pouvant se résoudre à retourner dans sa famille avec son visage abîmé. Edouard, très doué en dessin, est le fils d'un riche banquier. Albert fait tout pour l'aider du mieux qu'il peut. Tous les deux, en compagnie d'une jeune orpheline, ils mettent au point une escroquerie aux monuments aux morts. Pendant ce temps là, d'Aulnay-Pradelle se fait de l'argent sur le dos des morts au combat. Il dirige un genre d'entreprise de pompes funèbres qui déterre les corps des soldats enterrés dans des tombes de fortune sur les champs de bataille et les inhument à nouveau dans des cimetières militaires. Parfois les corps étaient intervertis. Par ailleurs, d'Aulnay-Pradelle, qui est un ignoble personnage, s'est marié avec la soeur d'Edouard. Je m'arrête là pour l'histoire. C'est un film très bien joué jusqu'aux petits rôles. Arestrup en père d'Edouard est bouleversant. Mention spéciale au jeune Nahuel Pérez Biscayart qui, derrière ses masques en plumes ou en carton, a un regard qui vous chavire. La réalisation est virevoltante. Je ne m'attendais pas à une telle maîtrise de la part d'Albert Dupontel dont je n'ai pas aimé certains films. Le sujet l'a vraiment inspiré. Un film à voir. Lire les billets de Pascale et de ffred.

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