vendredi 30 mars 2018

Afrique du sud - Swaziland - Zimbabwe - Bostwana (2)

Je continue ma chronique sud-africaine avec la route des vins et un arrêt dans la ville de Franschhoek (la ville des Français) peuplée par des descendants des Huguenots qui ont émigré dans cette région après un exil de deux ou trois ans en Hollande suite à la révocation de l'Edit de Nantes en 1685. C'est le gouverneur hollandais du Cap qui souhaitait que des vignerons s'installent dans cette région riche en alluvions. Les Huguenots sont arrivés grâce à des bateaux de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. De nos jours, le vin d'Afrique du Sud est réputé. Dès les années 1700, après une génération, la langue française n'était plus parlée. Cela faisait suite à la politique d'assimilation du gouverneur en place. En revanche, les noms de famille sont restés. A l'intérieur du musée, on trouve la liste des noms français des familles qui ont immigré. Et certains sont encore portés de nos jours.

P1070648  Musée des Huguenots à l'intérieur duquel on trouve pas mal de documents conservés. Il n'est pas très grand et un peu poussiéreux.

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P1070656  De belles roses blanches dans le parc alentour autour du monument

P1070661  J'avais aussi repéré l'entrée de la bibliothèque du village

P1070668        P1070672  Le temple prostestant

P1070644 Peu avant d'arriver dans le village de Franschhoek, on a fait un arrêt devant une statue de Nelson Mandela érigée devant l'entrée de la prison Victor Verster à Paarl où il a purgé ses dernières années d'incarcération.

On a fait un arrêt dégustation (5 vins) et pique-nique dans un domaine viticole.

On a goûté 2 rouges, 2 blancs et 1 rosé à jeun (très bons). Heureusement qu'après, on a eu du "solide". On a mangé sous les arbres. Un moment très agréable.

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Puis on a fait un arrêt dans la ville de Stellenbosch, pas exceptionnelle, mais quelques jolies façades et des diamantaires. Je rappelle que l'Afrique du Sud est un des premiers producteurs mondiaux d'or, de platine et de diamant.

P1070703  L'arsenal

P1070707  Une église

P1070729  Une maison

P1070722  Moederkerk

Et voici à nouveau quelques animaux et en particulier des félins comme me l'a demandé Maggie.

P1070858  Hippos

P1070962  Rhinos

P1070995  Les premiers éléphants (deux femelles) vus dans le parc Kruger

P1080056  Un buffle

P1080337  Le lion de face...

P1080326  de dos...

P1080345  de profil...

P1080356  dans l'attente.

J'ai été impressionnée quand je l'ai vu. On était très près et il n'était pas dans une cage.

P1080400  La lionne et les lionceaux. Comme ils bougeaient vite, ce n'était pas facile de faire des photos autour du 4X4.

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P1080417  Une maman guépard et son petit qui téte.

P1080422  Les mêmes

P1080423  Les deux autres petits.

P1080425  Les quatre ensemble. Il faut noter que le guépard est un animal en danger d'extinction.

C'est tout pour l'instant, la suite dans un prochain billet.

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mercredi 28 mars 2018

Afrique du sud - Swaziland - Zimbabwe - Bostwana (1)

Je vais publier plusieurs billets sur mon périple en alternance avec des billets "cinéma" ou "livres"

Me voici donc revenue d'un voyage de 2 semaines intenses au Sud de l'Afrique. Que du bonheur ! De beaux paysages, des gens intéressants et beaucoup d'animaux dans des réserves immenses. Quand on débarque de l'avion, on est d'abord frappé par la température extérieure : minimum 25°, on est au début de l'automne dans l'hémisphère sud. J'ai fait plus de 1800 photos mais seulement seules 500 ou 600 sont réussies.

Ce pays grand comme deux fois la France est peuplé de 54 millions d'habitants dont 80% de Noirs, 8% de Blancs (dont la majorité sont des Afrikaners d'ascendance hollandaise ou huguenote). Le reste se compose d'Asiatiques (sous-continent indien) et de "coloured" (ni blancs, ni noirs).

Parmi la population noire, il y a plusieurs ethnies dont les Zoulous.

Nous avons commencé par la région du Cap, il n'y a pas plu depuis plus de 6 mois, toute la région manque d'eau et il y a des restrictions sévères. C'est une ville au bord de l'Océan à l'extrème sud du continent, la péninsule et le cap de Bonne espérance, où l'on est allé, ne sont pas loin.

 

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P1070600 Le panneau indicateur au Cap de Bonne Espérance

On a eu de la chance de monter à la "Mountain Table", la Montagne de la Table qui domine la ville du Cap et les alentours. La plupart du temps, cette montagne plate (d'où son nom) qui a plus de 230 millions d'années est dans le brouillard, et donc beaucoup de touristes ne peuvent pas y monter (en téléphérique ou même à pied) pour admirer le très beau panorama de la région du Cap avec l'Océan Atlantique, avec l'île de Robben island où Nelson Mandela fut emprisonné 19 ans (sur les 27 qu'il passa en détention).

 

P1070304 La Montagne de la table

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De la Montagne de la table, voici la vue que l'on a.

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La Montagne de la Table vue du bassin et du port "Victoria and Albert Waterfront" au Cap.

Dans la ville, il y a un quartier coloré dans tous les sens du terme appelé "Bo Kaap", c'est le quartier musulman.

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P1070400 La mosquée

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En attendant la suite de la visite, quelques photos d'animaux que l'on ne connaît que dans les zoos dans nos contrées.

20180317_141845 Phacochères

P1090135 Une femelle croco. Elle ne bougeait avec sa gueule grande ouverte mais "ce n'est pas un crocodile en plastique" comme nous a dit un guide.

P1090200 C'est à Chobe, au Bostwana, que l'on trouve la plus grande concentration d'éléphants, ils aiment l'eau et savent nager.

P1090237        P1090228 Toujours à Chobe, éléphants et éléphanteaux

P1070507 Des manchots d'Afrique du Sud, ce sont encore des poussins, mais qui sont aussi gros que les parents.

P1070519 Des manchots adultes

P1070379 Une oie du Nil avec son poussin

P1070562 Des autruchons dans une ferme d'autruches

P1070838 Des hippos dans la rivière de Sainte-Lucie au nord de Durban sur la route du Swaziland.

P1070976Une femelle rhino avec son petit à côté d'elle (si, si!).

P1080034 P1080044 Des girafes

P1070952 Un zèbre et son petit

P1080077 D'autres zèbres

Un "champ" d'impalas (nourriture principale de beaucoup de prédateurs). On en voyait chaque fois par dizaines

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La suite dans un prochain billet.

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lundi 26 mars 2018

Les Elus - Steve Sem-Sandberg

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Les Elus (Editions Robert Laffont, 550 pages terribles) du Suédois Steve Sem-Sandberg a reçu le Prix Médicis étranger en 2016. Même s'il s'agit un roman, il se base sur des faits réels. C'est l'évocation de ce que vécurent des centaines d'enfants dans la clinique pédiatrique Am Spiegelgrund situé dans un des arrondissements de Vienne en Autriche entre 1938 et 1945.

Avec l'approbation de Berlin et du Führer, les enfants de tous âges (des nourrissons aux adolescents) malformés, sourds, muets, idiots, handicapés physiques ou mentaux ou même délinquants, furent "traités" entre ces murs, c'est-à-dire euthanasiés plus ou moins vite. La plupart mouraient dans d'affreuses souffrances consécutives à des injections de phénobarbital appelé "Luminal". Avant leur mort, ils étaient l'objet d'expériences médicales souvent douloureuses (pneumo-encéphalographie, ponctions lombaires sans anesthésie, etc). Maltraités, battus et sous-alimentés, ces enfants étaient sans défense. Sur les actes de décès envoyés aux parents (qui ignoraient souvent ce que l'on faisait subir à leurs enfants), il était écrit que ces derniers était décédés de "causes naturelles" Après leur mort, certains cadavres étaient autopsiés et les médecins leur prélevaient le cerveau qui était plongé dans une solution de formol à des fins d'expériences ultérieures. Bien des années plus tard, on a retrouvé les cerveaux de plus de 780 enfants conservés dans des bocaux de formol dans le sous-sol de la clinique. Sem-Sandberg s'attache à quelques enfants qui ont traversé cet enfer. L'un s'appelle Adam Ziegler, il sert de fil rouge à  cette histoire. Avec ses cheveux frisés et son air de "tatar", on l'a considéré comme un demi-juif. Un jour, il réussit à s'évader tandis que d'autres n'auront pas cette chance. Sem-Sandberg a, je pense changé le nom des enfants mais il a gardé la vraie identité de médecins qui ont opéré durant cette période de la guerre. En particulier, il y avait Heinrich Gröss qui est à l'origine de la mort de centaines d'enfants. Il est mort nonagénaire en 2005 sans avoir jamais été condamné (!). Dans les années 1930, "il avait été décidé que Vienne soit purgée de 15% de sa population totale - telle était la proportion de la "sélection négative" estimée par les hygiénistes raciaux de cette ville." (p. 538).

J'ai retenu une phrase qui résume tout. "Après que le cerveau d'une jeune fille soit extrait et plongé dans le formol, les glandes y sont rattachées afin que la jeune fille devenue objet anonyme, puisse être examinée autant de fois que nécessaires. Les morts ne meurent pas seulement une fois, ils meurent éternellement" (p. 528).

Une oeuvre que je conseille.

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samedi 10 mars 2018

Pause bloguesque

Bonjour à tous,

Aujourd'hui (10 mars 2018), je suis en partance pour l'Afrique du sud et un peu le Botswana.

J'espère admirer les "BIG FIVE" : lions, éléphants, buffles, léopards et rhinocéros.

Je vais aussi voir les chutes du Zambèze.

Donc pendant plus de 15 jours, je serai absente sur la blogosphère mais mon squatteur préféré sera peut-être présent. Je lui laisse la souris (puisque je serai avec les éléphants!).

A bientôt.

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jeudi 8 mars 2018

Wajib, L'invitation au mariage - Annemarie Jacir / Lady Bird - Greta Gerwig

Voici deux films réalisés par des femmes. Ces deux films plutôt modestes sont très réussis. Je vous les recommande.

Je commence par Wajib, l'invitation au mariage (Miriam en dit beaucoup de bien) de la Palestinienne Annemarie Jacir. En Palestine, à Nazareth, Abu Shadi et Shadi, un père et son fils,partent en voiture distribuer l'invitation au mariage d'Amal, la fille du premier et la soeur du second. C'est une tradition dans cette région. Plutôt que de l'envoyer par la Poste, on la livre à domicile. Pendant des années, Abu Shadi, un professeur à la retraite, a élevé seul ses deux enfants, sa femme l'ayant quitté pour un autre. Shadi, son fils devenu architecte, vit désormais à Rome avec une italienne. Il est revenu exprès pour le mariage de sa soeur. Dans son pantalon rouge et ses cheveux en catogan, il détonne un peu dans le décor. Lui et son père discutent de choses et d'autre. Dans leur parcours en voiture, on constate que les ordures ne sont pas toujours ramassées dans les rues; et de même, les façades de certaines maisons sont défigurées par des bâches plastiques. La mère qui vit désormais aux Etats-Unis a aussi promis de venir. Les deux hommes passent d'une maison à l'autre jusqu'au coup de théâtre final au moment où Abu Shadi se confronte à son fils. C'est un dialogue très fort. Les deux acteurs principaux qui sont palestiniens, Mohammad et Saleh Bakri, père et fils dans la vie sont excellents. J'avais beaucoup apprécié Saleh Bakri dans Salvo (2013), Girafada (2013) et La visite de la fanfare (2007) dans lequel joue aussi son père.

Je passe à Lady Bird de l'actrice et maintenant réalisatrice Greta Gerwig. Pour son premier film dont elle a aussi écrit le scénario, il semble qu'elle se soit plus ou moins inspirée de sa propre jeunesse. A Sacramento, en 2002, Christine McPherson, presque 18 ans, qui se fait appeler Lady Bird, vit des moments difficiles entre sa mère, infirmière protectrice envers elle, son père qui vient de faire licencier de sa boîte, et le fait que Sacramento, elle en a "ras le bol". Elle rêve d'entrer dans une grande université sur la côte Est. Pour les nuls en géographie, Sacramento est la capitale de la Californie. J'ai aimé le ton du film pas niais du tout. C'est léger et tendre. Greta Gerwig: une réalisatrice prometteuse. Un joli film que Valérie et le Bison ont bien apprécié aussi.

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mercredi 7 mars 2018

Police partout - Charb

Mon billet-hommage de ce mois-ci me ramène loin en arrière dans le temps.

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J'ai (ta d loi du cine, squatter chez dasola) rencontré Charb à une séance de dédicace à Sciences Po Paris (où était aussi présent Tignous), il y a près de vingt ans (51e journée dédicaces Sciences Po, le 5 décembre 1998). Je crois me souvenir que j'avais profité de l'occasion pour prendre rendez-vous et pouvoir passer à la Rédaction (alors rue de Turbigo), pour une histoire de t-shirt - mais c'est une autre histoire, qui n'a pas débouché sur grand-chose. Ils ne m'avaient pas dit non (à mon projet de tee-shirts avec des dessins "de presse") après notre rencontre, c'est juste moi qui n'ai pas donné suite à ce dossier, pour des raisons bien extérieures à Charlie Hebdo.

Toujours est-il que j'avais obtenu deux dédicaces (dont l'une est restée inédite), pour le journal étudiant dont je faisais partie à l'époque, dont l'une sur Police partout.

Ce recueil (Bichro, coll. Le cri du crayon, août 1998) contient uniquement des dessins en N&B, pas de numéro de page! Je n'ai pas trouvé d'article ou critique concernant cet album sur des blogs ou sites en 2018: c'est vrai que, 1998, c'est antédéluvien, pour la Toile... La dernière annonce au Journal Officiel concernant Bichro éditions (association loi 1901) remonte à l'an 2000. L'album doit être épuisé aujourd'hui, je suppose. En tout cas, il ne figure pas sur la page wikipedia concernant Charb.

44 dessins mettent en scène des forces de l'ordre, essentiellement dans les 20 premières pages de l'album après la page de titre "Police partout". Suivent une partie titrée "FN partout" (11 pages) puis une dernière "Béton partout" (15 pages). Trois doubles pages, plusieurs pages composées de plus d'une vignette...

La "provocation" qui m'avait frappé en tant qu'étudiant reste présente. Je vous laisse apprécier (dans le désordre) ma petite sélection.

P1050528 du sociétal P1050522  de l'air du temps...  P1050526 du culturel 

P1050525 du bienveillant  P1050524 de l'historique  P1050527 du citoyen

(Soupir...)

*** Je suis Charlie ***

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dimanche 4 mars 2018

SIA - Salon International de l'Agriculture 2018

Aujourd'hui, 4 mars 2018, s'achève au Palais des Expositions à Paris le Salon International de l'Agriculture, dont la première édition eut lieu en 1964. Je n'y étais pas allée depuis plusieurs années et c'était une première pour mon ami. On a passé un très bon moment dans la plus grande ferme de France. Pour ceux qui connaissent, on a commencé par le hall 1, là où se trouvent veaux, vaches, cochons, moutons. Les bêtes sont magnifiques, rasées, pomponnées. Elles  sont très entourées par leurs propriétaires. Cela vaut le déplacement. De grands panneaux indiquent les races de bovins, ovins et autres. La nouvelle Aquitaine était à l'honneur. Comme de bien entendu, je suis allée admirer les bazadaises et les limousines (mes deux races favorites pour des raisons personnelles).

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P1070179 Ce salon a un côté très pédagogique instructif.

 

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P1070213 C'est le "cul" d'une vache Blanc-Bleu.

P1070198 Une des vaches que l'on emmène pour le concours général puisqu'un certain nombre d'animaux sont primés.

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 P1070159 Des moutons noirs et blancs

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P1070235 La vie éphémère d'un cochon.

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P1070246 Vue d'ensemble du hall 1

P1070247 Quelques dessins humoristiques présentés dans la passerelle qui relie le hall principal aux autres pavillons.

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 On n'a pas été voir les chiens et les chats, mon ami n'y tenait pas. Et on n'a fait que traverser le pavillon des produits régionaux, il y avait trop de monde.

On a pu admirer en revanche quelques volailles et oiseaux.

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P1070256 La photo ne rend pas compte de la grosseur du pigeon. Il est "maousse costaud", nettement plus gros que les pigeons des villes.

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P1070265 Un magnifique dindon

P1070269 Voici le coin "ferme pédagogique". Les enfants sont ravis. Ils peuvent caresser les animaux.

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Ayant atteint le pavillon "Agriculture et délices du monde", tout au fond il y a avait les animaux d'élevage du monde :

P1070279   P1070286  Chameau et dromadaire

P1070281 Des alpagas, ils viennent d'un élevage en Normandie.

P1070283 Un Zébu?

Si vous n'êtes jamais allé au Salon d'Agriculture, essayez d'y aller au moins une fois, d'autant plus si vous avez des enfants.

PS: je suis très contente des trois César ayant récompensé le film Petit Paysan : meilleur acteur, meilleur second rôle féminin et meilleur premier film. Les récompenses sont méritées.

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jeudi 1 mars 2018

La Forme de l'eau - Guillermo del Toro

Décidément, après Phantom Thread qui se passe à Londres dans les années 50, je constate que les années 50 et le début des années 60 ont les faveurs des réalisateurs. Dans La forme de l'eau de Guillermo del Toro, nous voilà aux Etats-Unis sur la côte Est à la fin des années 50, en pleine Guerre froide. Elisa, une jeune femme célibataire, muette (mais pas sourde), vit dans un appartement au-dessus d'un grand cinéma en activité mais peu fréquenté. Tous les jours, elle prend un bain, s'y masturbe avec vigueur, puis, avant de partir travailler, se prépare des oeufs durs qu'elle mange comme repas à midi. Giles, son voisin de palier entouré de chats, s'entend bien avec elle. C'est un homosexuel pas très chanceux, ni en amour, ni dans le domaine professionnel. Bon dessinateur, il n'arrive pas à vendre ses dessins à une agence publicitaire. Elisa, elle, travaille comme agent d'entretien dans un genre de base secrète qui accueille un jour un homme amphibien. Il arrive dans une grande cuve remplie d'eau. Elisa tombe immédiatement sous le charme de cet homme poisson avec qui elle communique en langue des signes. Lui-même ne reste pas insensible. Elle va tout faire pour le sauver de son triste destin en étant aidée par Zelda, sa meilleure collègue, ainsi que par Giles. Car, face à eux, il y a Strickland, un être raciste, méchant, bête qui fait pipi avec les deux mains sur les hanches (!), qui se lave les mains avant mais jamais après. Ce homme veut autopsier "the asset", cette chose, l'homme amphibien. On a l'impression que je raconte tout le film mais pas du tout. Il se passe plein de chose pendant les deux heures du film. Je vous laisse découvir la séquence "comédie musicale" filmée dans un noir et blanc éclatant; la fin tragique d'un des chats de Giles, etc. Il y a du suspense (les espions russes ne sont pas loin) et j'ai aimé la fin de ce conte. L'univers visuel ainsi que les couleurs du film lorgnent beaucoup vers ceux des films de Jean-Pierre Jeunet. Cette belle histoire d'amour est assez invraisemblable, on adhère ou pas. J'ai adhéré mais sans plus. Je n'ai pas éprouvé beaucoup d'émotion. En revanche, dans la salle où j'étais, des spectateurs ont applaudi à la fin.

Lire les critiques de Pascale, ffred et Strum.

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