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Le roman La vigne écarlate de Vincent Borel (Edition Sabine Wespieser, 210 pages prenantes) m'a été conseillé par un libraire enthousiaste et je ne le regrette pas. Il s'agit d'une biographie romancée de l'Autrichien Anton Brückner (1824-1896). Je ne connaissais pas bien l'oeuvre ni la vie de cet homme qui eut comme élèves et disciples Gustav Mähler et Hugo Wolf. Anton Brückner, né en Haute-Autriche d'un père maître d'école mort à 46 ans, développe très jeune des talents musicaux. Il deviendra un virtuose de l'orgue et il apprendra la théorie musicale. Après la mort de son père, il est envoyé par sa mère dans une abbaye où il restera trois ans. Une expérience qui lui laissera de bons souvenirs. Devenu très pieux, il a composé de la musique liturgique et 9 symphonies. La 9ème, dédiée à Dieu, restera inachevée. La 3ème symphonie est dédiée à Richard Wagner qu'il a rencontré à Bayreuth et à qui il voue une grande admiration. Il semble que Brückner ait par ailleurs eu une vie sentimentale inexistante même si les jeunes femmes ne le laissaient pas indifférent. Il a proposé le mariage à quelques-unes d'entre elles mais sans succès. C'est un homme qui a souffert un temps d'une grave dépression. Pendant plus de trois mois, il a été interné. Par ailleurs, il souffrait de "toc" (troubles obsessionnels compulsifs). Il n'arrêtait pas de compter les fenêtres, les façades. Il a aussi essayé de vider le Danube avec une petite cuillère, sans succès semble-t-il. Un roman composé de courts chapitres qui se lit très bien.