Pour un premier film, Le chant du loup d'Antonin Baudry (l'auteur de Quai d'Orsay) est une réussite. Le scénario est plutôt original. L'histoire se situe dans un avenir plus ou moins proche. Enfin on ne l'espère pas. Presque toute l'action se passe dans des sous-marin. D'abord dans les eaux au large de la Syrie. Un sous-marin français doit récupérer des soldats en tenue de camouflage, pas loin d'une zone de combat. Dans le sous-marin, tout le monde est à son poste. En particulier, Chanteraide, l'"oreille d'or" du bâtiment. Son oreille lui permet de qualifier les moindres résonances et sons détectés sous l'eau. Mais Chanteraide n'est pas infaillible et une erreur de diagnostic manque de provoquer une catastrophe au moment du sauvetage des soldats. Quelque temps après, on apprend que la Russie, en crise avec la Finlande (l'Europe est inquiète), vient de lancer un missile qui semble viser la France. Le Président de la République française s'apprête à riposter avec un missile tiré d'un sous-marin SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d'engin). Entretemps, il y aura eu une escale à terre où Chanteraide, en quête d'un ouvrage sur l'acoustique, se retrouve dans les bras d'une jolie libraire au délicieux accent allemand (Paula Beer, vue dans Frantz de François Ozon). Mon ami qui était avec moi a cru qu'elle jouait une espionne (et bien non). Cette partie à terre n'est pas la plus passionnante, mais elle permet de reprendre notre respiration avant de replonger dans les eaux de l'Atlantique. Et là, on est dans un film de suspense dans un contexte de pré-apocalypse. Il faut noter que les acteurs sont tous très bien (même Omar Sy). Un très bon film qui a bénéficié d'un budget conséquent. A voir. Pascale, ffred et Princecranoir le conseillent, Henri Golant est un peu déçu.