Je n'ai jamais lu Le Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien (eh oui, personne n'est parfait), mais mon ami, si. C'est lui qui m'a entraînée pour voir ce film. Et je ne le regrette pas du tout. J'avais aimé les deux premières parties de la trilogie réalisée par Peter Jackson, moins la troisième. Toujours est-il qu'il n'est pas nécessaire de connaître forcément l'oeuvre de Tolkien pour apprécier ce film qui narre surtout les 25 années premières années de J. R. R Tolkien, né en Afrique du Sud en 1892. En 1916, lorsque l'histoire commence, Tolkien gît dans la boue, grelottant de fièvre dans les tranchées de la Somme. Il se remémore des moments de sa jeunesse avec son jeune frère (qu'on ne voit pas beaucoup dans le film). Leur mère morte prématurément avait l'habitude de leur raconter des histoires fantastiques. Grâce aux relations d'un prêtre, ami de la mère, les deux frères ont été confiés à une parente vivant en Angleterre. En faisant appel à sa passion des langues et du langage, il va obtenir une bourse à Oxford et étudier la philologie. Entretemps, il fera partie d'un club d'amis, le "Tea Club Barrovian Society", qui se réunissait dans un endroit appelé "The Barrow" à Birmingham. Il rencontre aussi Edith, qui sera l'amour de sa vie. J'ai trouvé par moment qu'on s'approchait de l'univers visuel du Seigneur des anneaux de Peter Jackson. Cela m'a aussi fait penser au Cercle des poètes disparus de Peter Weir. J'ai été frappée par la reconstitution de combats de la guerre de 14-18. Il y a des moments prenants. Un film classique très bien joué et qui m'a émue. Lire les billets d'Anne et Pascale.