Depuis presque une semaine, à cause des grèves des transports (et du très mauvais temps) à Paris, et pas mal de travail en fin d'année, je n'ai plus été au cinéma alors que plusieurs films pourraient me plaire. Et j'avoue que j'ai du mal à lire car quand je rentre du boulot, j'ai du mal à me plonger dans une lecture.

Quoi qu'il en soit, si vous passez par Paris avant le 1er janvier 2020, courez voir une "vieille" pièce de boulevard épatante: Le canard à l'orange de William Douglas Home (écrite en 1967), mise en scène par Nicolas Briançon, qui interprète le personnage principal. C'est de l'excellent théâtre à la mécanique bien huilée. Il y a très longtemps que je n'avais pas passé un aussi bon moment au théâtre et j'ai ri de bon coeur.

Un soir, après une partie d'échecs, Hugh Preston, animateur à la BBC, fait comprendre à sa femme, Liz, qu'il sait qu'elle a un amant. Prise au dépourvu, elle avoue qu'elle a une liaison avec John Brownlow, un agent de change avec qui elle doit partir en week-end en Italie. Le divorce est évoqué et, bon prince, Hugh accepte de prendre les torts à sa charge et d'être pris en flagrant délit d'adultère avec sa secrétaire, Patricia. Dans la foulée, il demande à Liz d'inviter John le week-end pour régler le divorce. Le mari, la femme, l'amant et la secrétaire sont réunis. Vous pouvez deviner la suite. Il faut saluer tous les acteurs avec une mention spéciale à François Vincentelli qui interprète le rôle de John. Sa manière de faire bouger ses sourcils est irrésistible. En 2019, il a été récompensé d'un Molière du comédien dans un second rôle bien mérité.

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