mardi 23 février 2021

Un été à Key West - Alison Lurie

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Dans le cadre de la LC (lecture commune) d'un ouvrage écrit par Alison Lurie proposée par Aifelle le 8 décembre dernier, j'ai choisi Un été à Key West (Editions Rivages, 276 pages) publié en 1998. A l'époque, cela faisait dix ans qu'Alison Lurie (03/09/1926-03/12/2020) n'avait rien publié. J'avoue que pour ma découverte d'Alison Lurie, je n'ai peut-être pas pris son meilleur roman. L'histoire, comme le titre l'indique, se passe pratiquement intégralement à Key West, une ville située à l'extrémité occidentale de l'archipel des Keys en Floride. Key West est connue grâce à Ernest Hemingway et Tennessee Williams qui y ont habité. Mais avant d'arriver à Key West, on fait la connaissance de Wilkie et Jenny Walker dans une belle demeure de Nouvelle-Angleterre sur la côté Est des Etats-Unis. Lui est écrivain et naturaliste, septuagénaire, il vit une mauvaise passe. Il se croit atteint d'une maladie mortelle et pour cette raison, il n'arrive pas à terminer son livre sur un hêtre rouge. Il se replie sur lui-même, il refuse les dîners mondains, il ne voit plus ses enfants et ne parle pratiquement plus à sa femme Jenny, sa troisième épouse qui a 25 ans de moins que lui. Jusqu'à présent, elle était son assistante. C'est elle qui corrigeait et tapait ses manuscrits. Depuis plusieurs mois, il ne lui demande plus rien. Au vu de cette situation, Jenny persuade Wilkie de passer ensemble quelques semaines à Key West. Ils louent une maison appartenant à un jeune homme atteint du sida. Cela m'a frappée qu'Alison Lurie ait ancré son récit dans la période douloureuse du temps du sida. On en parlait beaucoup plus que maintenant. Wikie a accepté de venir car il croit qu'il pourra se suicider plus facilement en se noyant. Jenny, elle, se métamorphose. Croyant que Wilkie ne l'aime plus, elle se décide à s'ouvrir aux autres et en particulier à Lee Weiss, une femme qui a été psychothérapeute et qui est devenue la propriétaire d'une pension prospère réservée aux femmes. Autant Lee considère Wilkie comme un vieux réactionnaire, autant elle tombe sous le charme de Jenny à qui elle porte secours une après-midi après que Jenny se soit fait piquer par des méduses. Plusieurs personnages apparaissent dans le roman qui n'ont pas forcément d'interaction avec le couple. C'est léger et grave à la fois. Mais je suis malheureusement restée à l'extérieur de cette histoire qui ne m'a pas touchée. J'espère qu'Aifelle aura mieux apprécié que moi Un Eté à Key West.

Lire le billet d'Aifelle nettement plus enthousiaste et qui renvoie à d'autres blogs.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
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