vendredi 7 octobre 2022

La rafle du Vel d'Hiv - Cabu

Le sujet de l'"hommage du 7" que je (ta d loi du cine, squatter" chez dasola) vous livre ce mois-ci présente un lien indirect avec l'actualité. Dasola m'a offert à sa sortie le beau livre ci-dessous. Il s'agit du catalogue d'une exposition qui remet au jour une quinzaine de dessins de Cabu réalisé dans les années 1960. L'ouvrage, paru chez Taillandier, peut bien sûr se lire tout à fait indépendamment de l'exposition. Pour ma part, j'ai été visiter celle-ci il y a déjà plusieurs semaines (les photos y sont interdites). 

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Taillandier, DL juin 2022, dessins Cabu © V. Cabut, 56 pages.

Depuis le 1er juillet 2022 et jusqu'au 7 novembre 2022, une exposition commémorant le 70e anniversaire de la Rafle du Vel' d'Hiv et présentant des dessins de Cabu est donc en cours au Mémorial de la Shoah à Paris (au 3ème étage, "entrée libre" - gratuite). 

Comme l'explique l'introduction du livre ci-dessus, en avril 1967, le magazine Le nouveau candide publie les "bonnes feuilles" d'un livre à paraître chez Robert Laffont, La grande rafle du Vel' d'Hiv (de Claude Lévy et Paul Tillard). Fondé en 1961, le magazine est un journal de droite (gaulliste), qui cherche à contrebalancer l'influence de L'Express alors positionné au centre-gauche. Le nouveau Candide cessera sa parution en décembre 1967. Pour le moment, le magazine commande une quinzaine de dessins d'illustration, pour les quatre numéros du journal concernés, à un dessinateur de 29 ans: Cabu (qui collaborait déjà au journal depuis 1964). Mais on n'est pas chez Hara Kiri: les couvertures du Nouveau Candide ne sont pas dessinées, en tout cas pas celles ci-dessous qui annoncent la parution de notre "feuilleton" (pp. 12-13 du catalogue). 

P1150504En 1967, la rafle du Vel' d'Hiv a été oubliée du fait des années passées sinon de par l'historiographie officielle. Alors que la police parisienne a été glorifiée pour sa contribution à la Libération de Paris en août 1944, il n'était pas simple de rappeler sa participation vingt-cinq mois auparavant à une rafle visant à livrer à l'occupant allemand des juifs étrangers, pour un voyage que l'on sait aujourd'hui sans retour pour une immense majorité. Sur les quelque 13 152 personnes (dont 4115 enfants) victimes de la rafle parisienne les 16 et 17 juillet 1942, une centaine d'adultes ont survécu et sont revenus des camps nazis. Rares sont les enfants (des adolescents, en général) qui avaient pu échapper, avant d'arriver à la destination finale, au sort qui leur était réservé. 

Je me suis rendu le mois dernier (jeudi 8 septembre) à l'exposition, après ma journée de travail. J'avais noté que, ce soir-là, Riss et Jean-Luc Porquet, entre autres, devaient apporter au cours d'une conférence des éclairages sur le travail de Cabu. Mais, ne m'étant pas inscrit à l'avance, je ne pensais pas pouvoir y assister (l'événement annonçait déjà "complet" bien avant mon arrivée). Au 3ème étage, au centre de la pièce consacrée aux dessins de Cabu, les originaux sont exposés dans des vitrines horizontales. Sur les murs s'étalent diverses reproductions de différents formats, accompagnés de textes explicatifs. Près de l'entrée, d'autres vitrines montrent des documents, courriers, photos, tapuscrits, différentes publications... (je reparlerai de l'une d'elles ci-dessous). Mais surtout, à mon arrivée, une visite guidée était en cours, et j'ai tendu l'oreille. Je ne m'étendrai pas sur un incident suscité par un individu qui a interpellé notre guide à la fin de son exposé, en arguant qu'il n'y avait pas lieu de "faire de l'humour" avec un événement tragique comme la rafle du Vél' d'Hiv'. Mon interprétation personnelle est que ce monsieur visait avant tout la reprise, par Cabu, de trois de ses dessins de 1967 dans un "remontage" publié en 1971 dans Charlie Hebdo pour attaquer une chanson trop patriotique (voir ci-dessous). Mais il n'a pas su le "verbaliser" et a refusé le dialogue avec le personnel du Mémorial. Ci-dessous, trois des dessins présentés par l'exposition (on peut y voir les originaux). 

P1150506p.50, je cite l'ensemble de la légende: "reprise par Cabu de trois de ses dessins de 1967 pour une double page de Charlie Hebdo (26 avril 1971)". Et p.48: "(...) Le tout est illustré par des extraits de la chanson de Philippe Clay, "Mes universités" (Polydor), dans un jeu de contraste entre les images terribles d'arrestation, d'internement, de déportation, et les paroles complaisantes du chanteur (...)". La chanson est clairement anti-mai-68.

P1150505 p.32-33, l'un des dessins repris ci-dessus.

 

 

P1150483 p.39: un dessin annoncé dans le catalogue comme "inédit", représentant la fuite d'une femme qui s'échappe du Vél' d'Hiv . Celle qui a inspiré le dessin retrouvera par miracle sa fille, poussée aussi vers l'évasion vingt minutes plus tôt). Leur fuite dans le métro est le sujet d'un autre dessin, publié, lui.

A l'issue de la visite guidée et de l'incident relaté ci-dessus, il a été proposé au groupe du 3ème étage de pouvoir assister à la fin de la conférence, sous condition de disposer d'une pièce d'identité à présenter au personnel de sécurité à l'entrée de l'auditorium (où quelques places au fond avaient été pré-réservées). J'ai aussi pu m'y joindre, prendre quelques notes sur ce qui était dit par les différents intervenants (je n'ai bien entendu pas pu tout noter!), et même, à la fin, prendre le micro pour poser deux questions. J'espère ne pas avoir fait d'erreurs dans ma prise de notes! Selon elles, à la tribune se trouvaient Jean-Luc Porquet et Riss, ainsi que deux autres personnes. Laurent Joly, qui a écrit les textes de présentation, n'avait pu être présent ce soir-là. Je n'ai pas bien compris si Véronique Cabut était dans la salle ou non, elle n'était pas à la tribune. Son témoignage rapporte en tout cas que Cabu n'en revenait pas que les gens ne connaissent pas la Rafle du Vél' d'Hiv". Lui-même, lorsqu'il préparait ses illustrations en 1967, en a fait des cauchemars. Jean-Luc Porquet a précisé que Cabu avait été sensibilisé, vers l'âge de 12-13 ans, par un aumonier, l'abbé Grazer (?), qui avait été déporté. Il a amené ses jeunes ouailles visiter le camp de Struthof. Cabu ne l'a jamais oublié. En outre, il était ami avec le secrétaire de l'association des anciens de Dachau. Cabu avait en général la mémoire historique (par exemple, il connaissait le CV des personnages politiques de la Ve République). A Riss, il a été demandé quelles sont les règles du dessin de presse par rapport à l'Histoire? Réponse: un dessin doit toujours vouloir dire quelque chose, ou attirer l'attention sur quelque chose. On peut faire de l'humour, mais pas faire des mensonges ou raconter n'importe quoi. Surtout, ne pas transmettre des choses mensongères et fausses. Le dessinateur de presse doit en permanence se demander comment les gens vont interpréter ce qu'il dessine. Riss se demande si les dessinateurs ont encore les outils, face à la force des réseaux sociaux? Cabu disait: on doit "venger le lecteur" (lui apporter ce qu'il ne voit pas suffisamment). Dans son cas, la guerre d'Algérie a joué un rôle déterminant: ce qu'il y avait vu n'était pas "dit" en France. Ici, dans un dessin, on peut se demander si dessiner un gendarme en tenue d'été n'était pas une réminiscence, pour Cabu? Riss se demande si elle était inconsciente, involontaire, ou bien réfléchie?

A ma question sur le fait que Cabu se soit représenté lui-même sur un dessin (petit garçon au visage rond, à la coupe au bol brune, à lunettes rondes, regardant le lecteur devant un gendarme, vers le centre du dessin pp.42-43...?), la réponse de la tribune est ferme: non. Riss rajoute que le lecteur ne doit pas "surinterpréter " un dessin. Et à ma deuxième question (sait-on pourquoi l'un des dessins est-il resté inédit - décision de Cabu ou du journal?), le "spécialiste" présent répond (confirme) que, non, on ne sait pas pourquoi. 

En conclusion, Jean-François Pitet, spécialiste de l'oeuvre de Cabu, analyse que ces dessins sur la rafle du Vél' d'Hiv' cumulent plusieurs techniques: rotring, plume travaillant à l'encre, lavis d'encre de chine, fusain, lame de rasoir (scarifications sur un fond noir). Les textes dans le livre sont un peu plus importants que les légendes de l'exposition, mais ils se répondent parfaitement.

P1150500C'est dans une des vitrines de l'exposition que j'ai vu un exemplaire de ce J'Ai Lu N°A195 ** (collection bleue "J'ai lu leur aventure"). Cela m'a rappelé que je le possédais moi-même (je n'ai pas la totalité des titres de cette collection, mais j'en ai accumulé un bon nombre au fil des décennies). Selon ce que j'avais noté à l'époque dans mon exemplaire, je me l'étais acheté (d'occasion, bien entendu) le jour où Maurice Papon était arrivé à Fresnes (23 octobre 1999) après son arrestation en Suisse deux jours avant. Je viens de finir de le relire (y compris la préface de Joseph Kessel). La grande rafle du Vél' d'Hiv est une litanie de cas individuels (dont les auteurs affirment que chacun s'appuie "soit sur un témoignage recueilli directement, soit sur un extrait de dossier officiel ou de livre déjà publié sur la question", à l'époque). Il vaut aussi témoignage en faveur de tous ceux (souvent anonymes) qui ont fait preuve de compassion et se sont efforcés, chacun à leur manière, de mettre des grains de sable dans le mécanisme mortel si bien huilé par Vichy et ses fonctionnaires zélés. Dans certaines pages du livre, on retrouve bien les "situations" qu'a illustrées Cabu.

Ci-après quelques liens vers d'autres blogs ayant parlé du livre de 2022. Le liste n'en est sans doute pas exhaustive, mais j'ai vraiment l'impression que les moteurs de recherche excluent volontairement les blogs de leurs résultats (sans doute est-ce en rapport avec le RGPD d'une part, et les sujets "sensibles" d'autre part - nous voilà "protégés" malgré nous!). J'ai tout de même déniché Henri GolantMatamoune, ou le blog Bonnes bobines

Sans oublier l'article de Riss paru dans Charlie Hebdo le 22 juin 2022 (N°1561).

Je peux aussi citer un album BD retraçant la rafle, que je ne connaissais pas, et dont j'ai trouvé trace chez Les Caphys.

Bien entendu, il existe d'innombrables dessins de Cabu bien antérieurs à ceux-ci. Un jour, il faudra que je présente le livre (que je possède depuis février 2015) Pas complètement BETE... mais pas encore MECHANT!

En tout cas, le présent billet, où je souhaitais aborder cinq sujets (la rafle de 1942, le livre de Claude Lévy et Paul Tillard et les dessins de Cabu de 1967, l'exposition et la conférence de 2022), est l'un des plus difficiles à écrire auxquels je me suis affronté depuis que je rédige cette rubrique. 

*** Je suis Charlie ***


jeudi 6 octobre 2022

Novembre - Cedric Jimenez

Avec Novembre de Cedric Jimenez, un film haletant de bout en bout sans temps mort qui est sorti hier, le 05 octobre 2022, le spectateur est replongé dans les "après-attentats" du 13 novembre 2015 à Paris qui ont causé la mort de plus de 130 personnes et fait 354 hospitalisés. Le réalisateur nous épargne le côté sanglant de l'histoire et on est tout de suite au côté des policiers, des informateurs et des membres du RAID qui ont traqué les terroristes pas encore morts. Fred, le responsable de la traque très bien interprété par Jean Dujardin pilote cette enquête aux multiples ramifications. Il est assisté par Héloïse (Sandrine Kiberlain). Il y a aussi Inès (Anaïs Desmoutiers) qui en voulant faire du zèle commet quelques bévues mais elle se rattrape à la fin. On est au plus près des enquêteurs quand ils suivent des suspects ou des personnes qui peuvent faire avancer l'enquête. On assiste à un ou deux interrogatoires musclés, à des filatures et il y a l'assaut final qui laisse pantois. Le réalisateur a réussi a nous faire revivre cinq jours d'enquête et de traque en 1H40. Quelques spectateurs ont applaudi à la fin. Un film que je conseille absolument.

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mardi 4 octobre 2022

Les mystères de Barcelone - Lluis Danés

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Grâce à Baz'art, je suis allée voir Les mystères de Barcelone, un film catalan qui a été multiprimé à juste titre. Le titre en VO est plus explicite (La Vampire de Barcelone). Avec une sublime image en noir et blanc émaillée de rouge pour certaines scènes, le film nous emmène dans Barcelone en 1912. De jeunes enfants, surtout des petites filles, disparaissent. Elles sont toutes issues d'un milieu pauvre sauf une, Teresa Guitart, issue d'une riche famille. Le pays est en émoi. Les journalistes sont à l'affût d'indices. Sebastià Comas, un journaliste morphinomane, est particulièrement touché par l'enlèvement de ces petites filles. Lui-même a perdu une enfant. Il fait des cauchemars récurrents sur cette disparition. Teresa est heureusement retrouvée vivante. Une femme l'avait enlevée mais a priori, elle ne lui voulait pas de mal. Il s'agit d'Enriqueta Martí que l'on a surnommée à l'époque "La vampire de Barcelone". L'histoire est tirée d'un fait divers réel qui a défrayé la chronique pendant quelque temps. Il semble que dans son appartement, on ait retrouvé du sang et des os humains. Parallèlement, Sebastià Comas mène une enquête dans un bordel de Barcelone où l'on trouve des notables de la ville. Le lieu dont les murs, les rideaux et le mobilier sont de couleur rouge, fait froid dans le dos. Et on n'y trouve pas que des adultes consentants si je puis dire. On pourra trouver l'histoire assez glauque mais le réalisateur a su trouver la juste mesure. L'ensemble m'a beaucoup fait penser à un conte horrifique. Un film qui m'a vraiment plu.

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lundi 3 octobre 2022

La Coupe d'Or - John Steinbeck

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Belette m'a signalé que les participations au "Mois américain en solitaire 2022" pouvaient être enregistrées au moins jusqu'au 3 octobre (le "bilan" devant être publié mardi 4). Du coup, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) vais me fendre d'un court billet sur un (autre) livre de Steinbeck, La Coupe d'Or, que je n'avais jamais lu jusqu'au mois dernier, alors que j'en connaissais l'existence depuis les années 1980. Pour rappel, Belette et PatiVore ont perpétué ce "Mois américain" que sa fondatrice, Titine, n'organisait pas en 2022. J'inscris aussi ce livre pour le challenge 2022 en classiques co-organisé par Nathalie et Blandine

P1150499Je me suis offert le bouquin (d'occasion) le 15 septembre 2022. La Coupe d'Or est le premier livre qu'a publié en 1929 (sans succès à l'époque) John Steinbeck, alors âgé de 27 ans. L'oeuvre est difficilement classable. On peut croire qu'il s'agit d'une biographie du pirate Henry Morgan (personnage historique). Mais c'est beaucoup moins simple que cela. On hésite entre roman initiatique sur le sens de la vie, aventures picaresques, démonstration de l'inanité des choses, tentative de prouver que les pirates qui ont fait rêver tant de gamins (de lecteurs) n'étaient que de pauvres types pas très malins... Ainsi, dans ce roman, nous suivons toute la vie d'un ado attardé du XVIIe siècle qui, élevé au sein d'une famille aisée mais dominée par sa mère, n'a guère qu'une idée ou deux dans le crâne. Notamment, l'idée fixe d'aller courir l'aventure aux Antilles pour y trouver gloire et fortune avant de revenir cueillir l'amour au pays. Mais notre "embarqué volontaire" se heurte évidemment au principe de réalité, une fois arrivé aux Antilles: si la traversée se passe bien, il est vendu comme serviteur pour 5 ans par le capitaine avant même d'avoir quitté le navire. Avant ce terme, il aura trouvé à s'embarquer, cette fois comme boucanier, pour apprendre à mener navire et hommes. Et les années passent, à la poursuite de ses chimères. Il vieillit sans guère mûrir, tout en devenant craint, respecté, aimé? Le roman est rythmé par la manière dont il raconte les aventures que nous lui avons vu vivre, embellies par les ans à chaque récit (que ses interlocuteurs le croient ou non). Après avoir rencontré le Roi (Charles II, roi d'Angleterre) et été anobli, il mourra dans son lit, riche et tout autant insatisfait qu'au premier jour, si j'ai bien compris. Quand on parcourt cette oeuvre, on n'y retrouve guère le Steinbeck écrivain "réaliste" que l'on connaît. Et je ne vous ai même pas dit ce qu'est la "coupe d'or". Ces 303 pages se lisent vite, à vous de vous faire votre propre opinion! 

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samedi 1 octobre 2022

Covid-19: que nous distillent-ils? - N°30

Avec un beau "chiffre rond" atteint, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) pense cette fois suspendre (pour la seconde fois) mes parutions "Covid-19" (30 billets en 31 mois, tout d'même!). Après, si Macron remet le couvert d'une manière ou d'une autre sur ce sujet, ma chronique reprendra...

Remontée d'un article très utile en cette période automnale: comment différencier les symptômes d'un simple rhume de ceux du Covid-19? Mais en cas de doute, vous pouvez toujours vous offrir un test, hein... 

07/09/2022: le gouvernement duplique sa communication entre covid-9 et crise de l'énergie... ? Ah bah ça doit être pour faire des économies.

08/09/2022: un pas en avant, cinq pas en arrière...  Selon le PNUD, dans le monde, le niveau de vie est revenu 5 ans en arrière à cause du Covid-19. Et une troisième guerre mondiale, ça donnerait combien d'années de recul? On va éviter de sous-entendre que si ça tuait 7 milliards sur 8, ça sauverait peut-être "la planète", hein...

21/09/2022: les anticorps du nez plus efficaces pour éviter l'infection au Covid-19 (plus exactement, les immunoglobines A)? Depuis le temps qu'on nous promet un vaccin à sniffer (ô bonheur)...

Même date: selon une étude, le risque de caillots sanguins mortels subsiste jusqu'à près d'un an après une contamination au covid-19. Pour les personnes les plus prédisposées, sans doute?

Il fallait, bien sûr, que cela se passe dans un pays développé et se réclamant du capitalisme. 240 millions de dollars auraient été détournés durant le covid-19... Business as usual, surtout au bon prétexte d'aide à l'enfance.

22/09/2022: la barre symbolique du million... de tests hebdomadaires a été franchie, a communiqué le Ministère de la santé. Avec 30 000 résultats positifs, surtout chez les jeunes de moins de 16 ans (d'âge scolaire, donc). Courage, braves gens, vaccinez-vous, re-vaccinez-vous... (enfin, c'est valable surtout pour toutes les personens qui ont une indication à la vaccination).  

23/09/2022: après deux "rebonds" (Yahoo puis JDD), je suis arrivé sur The Conversation: cela rend compte d'une étude fort complète sur le "Covid long" (qui toucherait des millions de personnes dans le monde). La bonne nouvelle, c'est que les toutous spécialement formés sont capables de le détecter... 

24/09/2022: un autre coronavirus (à ce jour inoffensif pour les humains) pourrait poser un problème de santé publique si jamais il se "combinait" avec l'un de ses petits copains... Khosta à déclarer? 

Si j'ai bien interprété ce que j'ai glané à droite ou à gauche (y compris en demandant à des proches!), il semble que la principale utilisation (à défaut d'utilité) de TousAntiCovid soit (ait été?) de télécharger certificats de vaccination et attestations covid-19 en mode électronique sur smartphone. Tout ça pour ça... J'attends qu'une estimation nous donne le coût évité par rapport... aux impressions papier devenues potentiellement inutiles.

28/09/2022: je trouve que la presse parle de plus en plus du "covid long" ces dernières semaines. Et beaucoup moins de vacciner l'intégralité de la population. A mon avis, "Big Pharma" doit être en train de concocter tout un tas de traitements spécifiques, ou je ne sais pas ce que le terme de "campagne de presse" signifie!

A ce jour, le dernier variant à la mode serait Omicron BA2.75.2. Depuis 10 mois, Omicron n'a cessé de se réinventer, grâce à deux facultés: très haute transmissibilité et échappement immunitaire. Si jamais il se stabilise définitivement, j'espère qu'on l'appellera ZZ3,1415926... Mais finalement, si je comprends bien, l'homme et le virus ont fini par s'apprivoiser mutuellement? Allez, j'ai aucune envie de chercher l'intégralité des interventions filmées de Raoult (le professeur, pas le politicien!). Pour voir si, par hasard, ce ne serait pas une des choses (entre autres vérités ou contre-vérités) qu'il aurait prédites un jour ou l'autre... 

Pour ma part, j'ai fini par me payer mon propre test sanguin. Et voilà ce que ça dit ("sans le mot de passe du propriétaire, vous ne pouvez copier aucune partie du document").
"Sérologie quantitative anti-Sars-CoV2 (Covid-19)
(Technique immunoluminométrique permettant la détermination quantitative des IgG spécifiques dirigées contre la protéine Spike du Sars-Cov-2)
Recherche des IgG anti-Sars-CoV2 (Covid-19)             Positive
"
Titre des Ig G anti-Sars-CoV2 (Covid-19)                           90.5 BAU/mL
Interprétation: Titre < 33.8 : Négatif, Titre >= 33.8 : Positif
Présence d'IgG spécifiques en faveur d'un contact avec le Sars-CoV2 (Covid-19) ou d'une vaccination Covid."
En gros, ça me confirme ce dont je pouvais déjà, statistiquement, me douter, sans vraiment me servir à rien...

Hors sujets: 

23/09/2022 - encore une mauvaise nouvelle: au Groënland, l'état de santé de la morue arctique inquiète. (...inquiète les scientifiques, disons - pas la morue)

Même jour: près de 50 incendiaires ont été arrêtés cette année, de tous milieux sociaux, âges et profils (majoritairement des hommes, parfois fragiles psychologiquement). Il y a quelques pompiers volontaires, mais ce n'est pas la majorité. Du genre? Hé ben moi, je trouve que ça va beaucop mieux en le disant!  

...Et en même temps, on apprend sur le site Public Sénat que l'indemnité horaire des pompiers volontaires vient d'être augmentée (à 8,36 euros pour les sapeurs-pompiers, 10,13 euros pour les sous-officiers et 12,50 euros pour les officiers). Et la durée de service avant de toucher une rente annuelle est passée de 20 à 15 ans. Le tout cherchant à lutter contre la baisse des vocations. 

Ah, un dernier truc: je ne sais pas qui sont les communicants qui ont pondu le dernier logo en date sur le recyclage, ni combien ils ont été payés, mais ce sont des nuls, je trouve. C'est pas un bonhomme ("Triman") qu'ils auraient dû mettre en avant, mais un trimaran. La mer, si polluée finalement...

== Rappel: sauf catastrophe sanitaire majeure, il n'y aura pas de chronique "Covid-19" le 1er novembre (jour des morts?), ni les premiers des mois suivants... ==

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