dimanche 5 août 2018

Skyscraper - Rawson Marshall Thurber / Mission impossible - Fallout- Christopher McQuarrie

Par ces températures caniculaires, j'aime bien allé au cinéma pour me rafraîchir. C'est vrai que parfois, j'ai des faiblesses sur le fait d'aller voir certains films purement divertissants. C'est le cas de Skyscraper, sorti il y a presque un mois mais que je n'avais pas encore chroniqué.

Skyscraper a été un "bide" aux Etats-Unis, mais il cartonne à l'international, en particulier en Chine. Will Sawyer, un expert en sécurité devenu unijambiste à la suite d'une opération qui nous est révélée en préambule (il est un ancient agent du FBI), a pour mission de vérifier le système de sécurité du plus haut gratte-ciel du monde (225 étages), situé à Hong-Kong. Le bâtiment, qui vient d'être achevé, a été baptisé "Pearl" (Perle). Et de ce fait, une perle qui ressemble à une balle de tennis domine l'édifice. Le propriétaire et promoteur, un Hong-kongais, a installé ses appartements dans les étages les plus hauts. Will Sawyer est marié à la chirurgienne qui lui a sauvé la vie et ils ont un garçon et une fille. L'action est rondement menée. La mallette qui contenait les codes de sécurité est dérobée à Will pendant qu'il fait un déplacement en ville. Des "très méchants" arrivent à bloquer les systèmes de sécurité et un incendie éclate dans un des étages où la famille de Will s'est installée. On suit avec intérêt comment Will va parvenir à rejoindre sa femme et ses enfants afin de les sauver. Il y a une scène assez incroyable avec une grue. L'ensemble est totalement invraisemblable, mais on passe finalement un bon moment car il faut noter la qualité des effets spéciaux assez spectaculaires et puis Dwayne Johnson qui joue Will Sawyer est bien. Henri Golant et Pascale n'ont pas détesté non plus.

En parlant encore de mission, j'avais hâte de voir Mission impossible-Fallout (le 6ème de la série) avec Tom Cruise qui, à presque 56 ans (il a mon âge!) fait encore des prouesses dans les scènes d'action. J'avoue avoir été un peu déçue par le scénario touffu qui comporte trop de retournements de situation, et comme l'écrit Pascale, c'est trop long. En revanche, un bon tiers du film se passe à Paris. On peut voir Bercy, les quais près de la gare d'Austerlitz, le Grand Palais, Passy, les Jardins du Palais Royal, le Trocadéro, et, cerise sur le gâteau, la Place de l'Arc de Triomphe que Tom Cruise et sa moto prennent à contresens. Ethan Hunt (Tom Cruise) et son équipe réduite (ils sont trois) doivent récupérer trois sphères remplies de plutonium. Ces bombes servent de monnaie d'échange contre un illuminé, Salomon Lane, qui était déjà dans l'opus précédent. Ce Salomon veut que la paix règne sur terre et donc tout le monde ou presque doit mourir (CQFD). Comme l'écrit Henri Golant, la scène de l'hôpital est très bien faite. Tout le monde s'y laisse prendre. En revanche, les séquences finales en hélicoptère m'ont paru interminables, et on devine très vite qui est le "méchant" de l'histoire (tout ça à cause d'un téléphone portable abîmé ou non...) . C'est un peu "too much". Tout ça pour dire que j'avais préféré l'opus précédent. A vous de voir. Wolvy128 en dit beaucoup de bien.

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jeudi 2 août 2018

My Lady - Richard Eyre

Parmi les sorties cinéma d'hier mercredi 1er août, je vous conseille d'aller voir My Lady (Titre français (!) de The Children Act) qui est l'adaptation du roman de Ian McEwan, L'intérêt de l'enfant dont j'avais écrit tout le bien que j'en pensais ici. "My Lady" est le titre que l'on donne à Fiona Maye quand on s'adresse à elle. Elle est juge aux affaires familiales. L'actrice Emma Thompson incarne "My Lady". On a l'impression qu'elle a été juge toute sa vie. Présente dans pratiquement tous les plans, elle est impériale dans ce rôle. Fiona Maye est une juge très absorbée dans les affaires qu'elle traite au point qu'elle délaisse sa vie de couple. Son mari, Jack (Stanley Tucci, très bien), qui l'aime toujours souffre de cette situation et lui annonce qu'il va certainement avoir une liaison avec une autre. Fiona lui lance un ultimatum et se replonge dans ses papiers. Elle doit traiter un nouveau cas délicat: Adam Henry, âgé de 17 ans et 9 mois, doit subir une transfusion sanguine pour être sauvé. Les parents, témoins de Jéhovah, s'y opposent. Heureusement, Adam encore mineur subira la transfusion au nom de "l'intérêt de l'enfant" qui prime sur tout le reste. Le film est très fidèle au roman, c'est Ian McEwan lui-même qui a écrit l'adaptation. J'ai été fascinée par le cérémonial juste avant les audiences où l'on voit "My Lady" aller dans son bureau, écrire deux ou trois mots, en sortir pour frapper à une porte, juste en face, s'ouvrant directement sur la salle d'audience. J'ai aimé le personnage de Nigel Pauling, l'assistant personnel de Fiona, totalement dévoué à sa "Lady". J'ai été très émue par le film, peut-être plus que par le roman. Film à voir en VO bien entendu. Lire le billet de Pascale.

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lundi 30 juillet 2018

Une pluie sans fin - Yue Dong

L'histoire d'Une pluie sans fin du réalisateur chinois Yue Dong (c'est son premier film) rappelle beaucoup celle du film Memories of a murder de Joon-ho Bong sorti en France en 2004 (c'était aussi le premier film du réalisateur sud-coréen). D'ailleurs, j'écrirai bientôt un billet sur Memories of Murder que je viens de revoir en Blu-Ray dans une très belle édition qui vient de sortir.

Pour en revenir à Une pluie sans fin, l'histoire se passe en 1997 (année de la rétrocession de Hong-Kong à la Chine). Yu Guowei fait partie du service de sécurité d'une entreprise d'Etat fabriquant de l'acier, située dans la province du Hunan dans le sud de la Chine. Un jour, il se fait virer de l'usine avec d'autres ouvriers, mais cela ne l'empêche pas de revenir dans ce lieu pour mener une enquête. En effet, Yu a été appelé par la police afin qu'il aide les policiers à élucider le meurtre de plusieurs jeunes femmes dont les corps ont été retrouvés près de l'usine. Yu Guowei est plein d'enthousiasme et d'idées pour trouver le meurtrier. Pendant son enquête, il va croiser la route de Yanzi, une jeune prostituée à qui il va acheter un salon de coiffure. Il croise aussi la route du tueur. Cela donne lieu à une course-poursuite mémorable (la meilleure séquence du film). Mais quand je suis sortie de la salle de projection, je me suis fait la même réflexion qu'une autre spectatrice : que de pluie! Que de pluie! Pratiquement omniprésente du début à la fin. Une pluie sans fin fait une description peu réjouissante de la Chine. Je dirais que j'ai trouvé le film intéressant mais avec des "trous" dans le scénario qui lui donnent un côté décousu. C'est d'abord un film policier, mais il y a le reste: un portrait de la Chine en 1997 et les rapports plein de non-dits entre Yu et Yanzi. Cela fait beaucoup pour un seul film. Il manque quelque chose pour que cette oeuvre soit un grand film même si je peux vous le conseiller. Lire les billets de Pascale et larroseurarrose.

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vendredi 27 juillet 2018

The guilty - Gustav Möller / Zama - Lucrecia Martel

Voici deux films à voir ou pas selon vos affinités.

Je commence par Zama de Lucrecia Martel. Un fim âpre et fiévreux qui m'a fait penser à Jauja pour les paysages argentins, pour l'histoire: la confrontation entre les indigènes et les colons blancs. Zama, adapté d'un roman datant de 1956 d'Antonio di Benedetto (1922-1986), se passe au XVIIIème siècle, dans une région reculée entre l'Argentine, le Brésil, la Bolivie et le Paraguay. Diego de Zama , un "corregidor" (un juge), espère ardemment recevoir une lettre du vice-roi qui lui permettra de retourner à la "civilisation" vers Buenos Aires afin de retrouver sa famille. Zama se met à attendre cette letre et commence à perdre pied. Il tombe malade physiquement et mentalement. Je n'ai pas trouvé qu'il y avait vraiment une histoire, mais ce film comporte des plans magnifiques. Il y a un très beau travail sur l'image, l'éclairage, la lumière, la composition des plans et sur le son. Zama est un film sensoriel dont on n'oublie pas la dernière séquence qui m'a paru atroce. Strum en parle très bien.

Je passe au film danois, le premier long-métrage écrit et réalisé par Gustav Möller The Guilty, qui lui, m'a fait penser à The Call, sur un peu le même sujet. Mais dans The Guilty, la caméra ne quitte pratiquement pas de l'oeil pendant tout le film Asger Holm (personnage principal) ni l'endroit où il se trouve. Il y a unité de lieu, de temps et d'action. Pour son dernier soir avant d'être jugé (on saura un peu plus vers la fin), Asger travaille dans un central d'appels d'urgence. Charge à lui, de transmettre l'appel reçu à qui de droit. Sauf quand une femme désespérée l'appelle. Elle est en train de conduire une voiture sous la contrainte de quelqu'un. Asgar essaye de garder le contact avec elle. Par ailleurs, la petite fille de la femme appelle Asger, et je ne vous en dis pas plus. Au fur et à mesure que le film se déroule, on a des révélations sur qui est qui et pourquoi. Le suspense est tenu juqu'au bout. A part quelques collègues autour d'Asger, on entend uniquement des voix au téléphone. On ne verra jamais les quelques autres protagonistes du drame. Un bon thriller. 

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samedi 21 juillet 2018

Parvana - Nora Twomey / Fleuve noir - Eric Zonca

Pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, courez voir Parvana, une enfance en Afghanistan de Nora Twomey. Ce dessin animé réalisé par une Irlandaise est une réussite tant au niveau de l'histoire qu'au niveau de l'animation. En 2001, en Afghanistan, les Talibans font régner la terreur sur le peuple afghan. Parvana et son père qui a perdu une jambe à la guerre contre les Russes essayent de vendre, pour survivre, quelques pauvres biens leur appartenant. Un jour, le père qui a été professeur et a appris à lire et à écrire ses enfants dont Parvana est arrêté d'une manière arbitraire par quelques Talibans. A partir de ce moment-là, la vie de Parvana, de sa mère, de sa grande soeur et de son petit frère devient difficile. La mère de Parvana, en voulant aller rendre visite à son mari en prison, est tabassée violemment car les femmes ne peuvent pas sortir seules sans être accompagnées d'un mari ou d'un frère. Qu'à cela ne tienne, Parvana qui est pleine de courage se coupe les cheveux et met les vêtements de son autre frère mort on ne sait comment. Elle peut désormais marcher dans les rues et acheter de la nourriture. Elle espère aussi parvenir à rendre visite à son père. Quelques rencontres vont l'aider dans son projet. A la différence de Pascale qui a un ressenti assez pessimiste sur ce que raconte l'histoire et sa conclusion, je suis plus positive. C'est vrai que ce qu'on nous raconte n'est pas gai ni pour les Afghans en général, ni pour les femmes en particulier, mais le film est beau à regarder et la fin plus optimiste que ce que je croyais.

En revanche, évitez d'aller voir Fleuve noir d'Eric Zonca. Il s'agit de l'adaptation d'Une disparition inquiétante de Dror Mishani (Editions du seuil). Il paraît que le roman est bien. Je n'en dirais pas autant du film vu en avant-première le 15 juillet pendant la finale de la coupe du monde de foot... J'avais été attirée par la bande-annonce. Le film est totalement raté. Vincent Cassel, pas à son avantage avec ses cheveux gras, joue un commandant de police qui a des problèmes avec son fils qui deale de la drogue. Sandrine Kiberlain est une mère éplorée qui prévient la police que son fils a été enlevé et Romain Duris joue le rôle d'un professeur de français pas très net et assez inquiétant. Le casting m'avait donné envie de voir le film, mal m'en a pris. Certaines scènes sont à la limite du ridicule. L'histoire ne tient pas vraiment debout. Comme m'a dit une collègue, c'est zéro. Pour le coup, je regrette presque de ne pas avoir vu le match de foot...

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dimanche 15 juillet 2018

Woman at war - Benedikt Erlingsson

Malgré les quelques bémols de Pascale, je vous conseille d'aller voir Woman at war (Une femme en guerre). Petite paranthèse: j'aimerais savoir pourquoi ce titre en anglais pour la sortie en France, alors qu'il s'agit d'un film islandais dont le titre original est Kona fer í stríð (traduction littérale de "Femme en guerre"). Cela doit être plus vendeur...  Je ferme ma parenthèse.
Toujours est-il que l'histoire commence quand Halla (une très belle femme) fait sauter des fils électriques de pylones avec une arbalète dans les paysages sublimes d'Islande. Elle provoque une panne générale de courant dans la région de Reykjavik et en particulier dans une usine d'aluminium. Entre deux sabotages, Halla reprend ses activités "normales" dans la capitale comme chef de choeur de chorale très appréciée. L'Islande est en émoi à propos de ces sabotages et l'étau commence à se resserrer autour d'elle. Heureusement qu'un cousin et la soeur d'Halla (elles se ressemblent comme deux gouttes d'eau) vont lui venir en aide. Et Hella qui, à 49 ans, est toujours célibataire, va enfin pouvoir adopter une enfant suite à une demande qu'elle avait faite quatre ans auparavant. Il s'agit de Nika, une petite Ukrainienne, orpheline de père et mère et qui a vu mourir sa grand-mère. Je vous laisse découvrir comment Halla pourra partir en Ukraine malgré le fait qu'elle soit traquée en Islande. Chaque séquence du film comporte de la musique, car un trio de musiciens accompagne Hella dans toutes ses périgrinations et un choeur de trois Ukrainiennes fait quelques apparitions. Un film à voir en VO, car on a le plaisir d'entendre la langue islandaise. L'actrice principale Halldóra Geirharðsdóttir est sensationnelle et les paysages arides d'Islande donnent envie d'aller les découvrir. Un joli film plein de poésie.

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jeudi 12 juillet 2018

Dogman - Matteo Garrone / Au poste! - Quentin Dupieux

Dogman de Matteo Garrone a permis à Marcello Fonte de recevoir le prix d'interprétation masculine au Festival du film de Cannes en 2018. Dans une sorte de "no man 's land" en bord de mer, pas loin de Rome, se dressent des bâtiments délabrés. Au pied de l'un deux, on voit une enseigne de magasin, "Dogman". Dans ce local travaille Marcello (alias Marcé), toiletteur pour chiens (des petits et des gros molosses qu'il toilette avec amour). Marcé est le papa d'une préadolescente qui adore son père même si elle vit avec sa mère. Marcello, au physique frêle, a de bonnes relations avec des commerçants voisins. A la nuit tombée, il joue au foot avec eux. Mais Marcello a aussi de mauvaises fréquentations en la personne de Simone, un ami plutôt "balèze" qui vient de sortir de prison. Simone, "accro" à la cocaïne, harcèle Marcello pour qu'il lui en fournisse. Il l'implique aussi dans des cambriolages. Marcello, très attaché à Simone, ira jusqu'à faire de la prison pour ce dernier. J'avoue avoir été un peu déçue par l'histoire et sa conclusion. Je m'attendais à ce qui arrive mais pas de la manière dont c'est montré. Et je n'ai pas compris le comportement de Marcello vis-à-vis de Simone, de se laisser ainsi battre et humilier. Même si Marcello Fonte est bien, le film n'est pas forcément à voir en priorité.

Sur les conseils de Pascale, j'ai vu Au poste! de Quentin Dupieux, un "petit" film (1H13) très distrayant. L'histoire loufoque se passe dans un commissariat pendant une soirée. Un certain Fugain est interrogé par le commissaire Buron (Benoît Poelvoorde, excellent) dans une grande salle pleine de bureaux et d'armoires très années 70-80. Fugain a eu le malheur (si je puis dire) d'appeler la police après avoir trouvé un cadavre baignant dans son sang au bas de son immeuble. Ayant laissé un fer à repasser qu'il avait en main sur le lieu du crime, il est tout de suite considéré comme suspect n°1 et donc interrogé. L'histoire pleine de rebondissements et de flash-back se termine de manière inattendue avec un petit épilogue à la toute fin du générique. Quand je suis sortie de la salle, le match France-Belgique venait de commencer mais cela n'a pas empêché qu'il y avait pas mal de public dans la salle. C'est mérité. Lire aussi le billet de princecranoir.

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lundi 9 juillet 2018

Les indestructibles 2 - Brad Bird / Trix, un T-Rex à Paris

Quatorze ans après le premier volet, Les Indestructibles 2 (The Incredibles 2 en VO anglaise) sont de retour. On retrouve toute la famille Parr en grande forme. Les Indestructibles sont des super héros dotés de pouvoirs étonnants. Ces pouvoirs se transmettent de parents à enfants. Mais ces superhéros, en voulant sauver la planète (les Etats-Unis), font parfois des dégâts collatéraux et sont désormais priés de se faire oublier. Jusqu'au jour où un milliardaire et sa soeur font appel à la femme de Bob, Helen Parr (alias Elastigirl, la femme élastique) pour une mission. Bob, lui, s'occupe de sa progéniture : Violet, Flèche et Jack Jack, un bébé avec une touffe de cheveu sur la tête. Jack-Jack dévoile des pouvoirs extraordinaires devant lesquels Bob a du mal a faire face. Tout comme Helen qui doit affronter un mystérieux hypnotiseur. Le film dure 1H58, il est plaisant, très bien fait. C'est bourré d'humour. Un film idéal pour petits et grands.

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Et sinon, si vous passez par Paris, allez faire un petit coucou à Trix (une charmante tyrannosaure-Rex qui vécut il y a 65 millions d'années). Son squelette dont on a retrouvé 75% des éléments dans le Montana est exposé jusqu'au 2 septembre 2018 au Muséum d'Histoire naturelle. Trix a une salle qui lui ait entièrement dédiée. Dans les salles avant et après, on apprend plein de choses sur les tyrannosaures et autres bébètes de ce genre. Pour l'anecdote, je suis allée voir Trix à partir de 18h, une heure avant la fermeture du musée, vendredi 6 juillet (la France venait de battre l'Uruguay en quart de finale). Tout le monde était dans la rue ou dans les bars et j'ai donc pu voir Trix dans une salle vide (ou presque), on était cinq visiteurs et deux gardiens. C'était presque une visite privée (mais, pas de chance, c'est fermé le mardi...). J'ai surtout été impressionnée par la hauteur de la bête et la longueur de sa queue (difficile à prendre en photo avec un portable).

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Pour terminer ma journée, j'ai pris une consommation au salon de thé de la Grande Mosquée de Paris, très bel endroit situé juste en face d'une des entrées du Musée. Le thé à la menthe et les gâteaux ont toujours beaucoup de succès.

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dimanche 1 juillet 2018

Sans un bruit - John Krasinski

J'ai enfin vu Sans un bruit de John Krasinski (qui est aussi l'acteur principal du film). Dans le genre "film d'anticipation horrifique", c'est plutôt réussi. Dans un futur très proche, l'histoire commence le 89ème jour (après un événement dont on ne saura rien). La famille Abbott, le père, la mère et les trois enfants, pieds nus et sac au dos, sont dans un magasin dont il ne reste plus grand-chose. La maman prend des pilules pour soigner un de ses deux fils. Ils communiquent en langue des signes et font le moins de bruit possible. Sur le chemin du retour vers chez eux, le plus jeune des enfants, qui a déclenché la sirène d'une fusée, se fait tuer par une "chose" véloce et sans pitié. Fin du préambule. On passe au 472ème et 473ème jours pendant lesquels les choses se précipitent. Evelyn Abbott (Emily Blunt, très bien) est enceinte de plusieurs mois et l'accouchement est proche. Le père, Lee (John Krasinski), emmène son fils à la pêche, et là, près d'un torrent, il peut enfin lui parler de vive voix. Regan, l'aînée des enfants, est sourde. Elle porte des appareils auditifs fabriqués par son père. Malheureusement, ces appareils ne sont pas très efficaces  jusqu'à ce que... Quant aux êtres extraterrestres qui semblent avoir envahi la Terre, on les voit de plus en plus et surtout de mieux en mieux au cours de l'histoire. Ils ressemblent à Alien croisé avec Terminator pour la tête et ont une forme vaguement humaine pour le reste du corps. Ils ne craignent pas l'eau mais sont aveugles. Ayant une ouÏe surdéveloppée, ils attaquent dès qu'ils entendent un son. Je m'arrête là pour l'histoire. J'ai donc trouvé l'ensemble bien mené, bien joué. On sent l'angoisse monter car l'étau se resserre autour de la famille. J'ai aimé la conclusion qui lorgne vers Mars Attacks de Tim Burton. J'ai vu, pour une fois, le film en VF. Cela ne m'a pas dérangée car pratiquement tous les dialogues sont en langue des signes sous-titrés en français. Lire les billets de Pascale, ffred et Wilyrah

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vendredi 29 juin 2018

Ocean's 8 - Gary Ross / Bécassine - Bruno Podalydès

Ocean's 8 de Gary Ross n'est certes pas le film de l'année, mais je ne me suis pas ennuyée lors de sa projection. J'ai lu que le scénario est paresseux, pas vraiment original et bourré d'invraisemblances, que la fin est prévisible, que les actrices principales ne sont pas à leur avantage, que certaines scènes sont peu ragoûtantes (celle où l'un des personnages vomit dans les toilettes): et, oui, je suis plutôt d'accord avec ces remarques. Mais comme je suis assez fan de Sandra Bullock, Cate Blanchett, Helena Bonham-Carter, je n'ai pas boudé mon plaisir. L'une des premières séquences, qui montre comment Sandra Bullock, tout juste sortie de prison après avoir purgé une peine de cinq ans pour vol, "achète" des produits de beauté et autres "babioles" dans des magasins de luxe new-yorkais sans débourser un dollar, m'a paru jubilatoire. Elle le fait avec un certain culot et beaucoup de classe. A voir un samedi soir ou quand il passera un dimanche soir à la télé.

C'est en visionnant la bande-annonce de Bécassine! de Bruno Podalydès (dont je n'ai pourtant pas trop apprécié les productions précédentes) que j'ai eu envie de voir ce long-métrage, qui est une libre adaptation des aventures de Bécassine, écrites par Jacqueline Rivière, Emile-Joseph-Porphyre Pinchon et Caumery et parues dans La Semaine de Suzette pour la première fois en février 1905. Bruno Podalydès en fait un personnage plein de poésie et de tendresse. C'est d'abord une petite fille ayant perdu une de ses dents de lait cachée sous son oreiller qui attend un cadeau de la petite souris. Bécassine (Emeline Bayart, étonnante), devenue une jeune femme simple (mais pas simplette), rêve de partir à Paris. Elle est soutenue dans son projet par son oncle Corentin (Michel Vuillermoz): c'est lui qui trouve au fond d'une armoire, la tenue verte et la coiffe qui rendront célèbre Bécassine. Peu après son départ, elle est engagée par la marquise de Grand Air (Karine Viard, très bien en marquise), qui vit dans un château avec quelques domestique et son homme d'affaires, Adelbert Proey-Minans), qui souhaiterait l'épouser. Bécassine devient la nounou de Loulotte, une petite fille que la marquise vient d'adopter par un concours de circonstances que l'on ne nous dévoile pas. Les années passent, Loulotte grandit et Bécassine se révèle une jeune femme pleine d'idées, qui voit le bon côté des choses malgré les revers de fortune de la marquise. Le rythme du film est parfois un peu lent, on se demande où Bruno Podalydès, qui joue un des rôles principaux, veut nous emmener. Certaines scènes sont féériques comme celle des ballons lumineux dans la nuit étoilée. Ne vous attendez pas à vous esclaffer, mais vous passerez un moment sympathique en compagnie de Bécassine. Un film idéal pour petits et grands.

Pour un autre avis (très négatif) sur ces deux films, lire le billet de Pascale.

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