mercredi 3 mai 2017

Après la tempête - Hirokazu Kore-Eda

Après Nobody knows, Still walking, I Wish, Tel père tel fils, et Notre petite soeur, voici le sixième film que je vois du réalisateur japonais. Après la tempête m'a bien réconciliée avec Hirokazu Kore-Eda car j'avais eu un sentiment mitigé à propos de I Wish et Notre petite soeur. Dès les premières images, j'ai su que j'allais aimer le film. Ryôta (Hiroshi Abe), la quarantaine, père divorcé, travaille dans une agence de détectives privés. Il n'arrête pas d'emprunter de l'argent à droite et à gauche, même à ses collègues. Il triche, il ment mais il a un côté irrésistible. Joueur invétéré, il perd de grosses sommes et n'arrive donc pas à payer la pension alimentaire qu'il doit à sa femme Kyôko, qui élève leur fils âgé d'une dizaine d'années. Avant d'être détective privé, Ryôta  a écrit un roman quinze ans auparavant, mais rien depuis, par manque d'inspiration? Par paresse? Toujours est-il que son éditeur lui propose d'écrire un texte de manga sans que cela enthousiasme Ryôta plus que cela. Ryôta est un père plutôt absent, comme le fut son propre père décédé tout récemment. En revanche, sa mère, encore en vie, est une sacrée personnalité. Un typhon, phénomène météorologique fréquent dans certaines régions du Japon, va peut-être contribuer à un rapprochement entre Ryôta et Kyôko. En tout cas, c'est ce que souhaite ardemment la grand-mère Shinoda Yoshiko. Le rythme est lent mais pas trop. Je n'ai pas vu passer les deux heures que dure le film. Mon personnage préféré est celui de la grand-mère (Karin Kiki). C'est l'actrice qui jouait dans Les délices de Tokyo et Still walking. Il faut noter que le réalisateur est fidèle à certains de ses acteurs.

Lire le billet de Pascale.

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dimanche 30 avril 2017

Cessez-le-feu - Emmanuel Courcol / Glory - Kristina Grozeva et Petar Valchanov

Cessez-le-feu, le premier long-métrage d'Emmanuel Courcol, commence par une plongée de la caméra partie de très haut qui atterrit dans une tranchée au plus près du fracas des obus et des hommes qui n'en peuvent plus dans les tranchées. Nous sommes en 1916 en Argonne. On voit quelques "Poilus" qui essayent de survivre. Parmi eux, il y a les frères Laffont, Georges, Marcel et Jean. Sept ans plus tard, en 1923, Georges s'est exilé en Haute-Volta (aujourd'hui Burkina-Faso). Marcel, devenu muet, vit avec sa mère Louise. Quant à Jean, il a été porté disparu. En Afrique, Georges est accompagné d'un Noir, Diofo, qui a aussi combattu dans les tranchées. De village en village, Diofo raconte les quelques événements plus ou moins tragiques qu'il a vécus et dans lesquels Georges est décrit comme un héros. Après avoir retrouvé Diofo blessé à mort dans l'obscurité de la brousse africaine, Georges repart en France. Là, il retrouve sa mère Louise et son frère Marcel, et surtout il croise Hélène, qui enseigne à Marcel la langue des sourds. En 1923, la guerre est déjà presque un souvenir, mais pas très loin de là où vit la famille Laffont, un hôpital s'occupe de soldats traumatisés. Pendant ce temps là en ville, la jeune génération tourne la page et se moque des combattants. Madeleine, une jeune veuve de guerre qui a à peine connu son mari, s'attache à Marcel. Elle pourrait peut-être l'épouser. Georges tombe amoureux de Madeleine. Le réalisateur a porté un grand soin à l'image, aux décors: les paysages africains sont beaux. L'histoire, surtout la fin, m'a fait penser au chef d'oeuvre de Roger Martin du Gard, Les Thibault, en plus lumineux et optimiste. Celine Sallette (Hélène) et Romain Duris (Georges) forment un bien joli couple. Grégory Gadebois qui incarne Marcel n'a pas un rôle facile, je l'ai préféré dans d'autres films. Maryvonne Schiltz (Louise) et Julie-Marie Parmentier (Madeleine) sont convaincantes. Le film est dédié au grand-père du réalisateur.
Lire les billets enthousiastes de ffred, Pascale, larroseurarrosé et princecranoir.

Maintenant je voudrais évoquer le premier film bulgare que je vois de ma vie: Glory. Il est programmé dans 4 ou 5 salles à Paris. Il s'agit d'une farce cruelle qui m'a fait réagir de manière épidermique. J'ai souvent poussé des soupirs, j'aurais voulu rentrer dans l'écran. Par principe, je n'aime pas que l'on se moque des gens qui ne peuvent pas se défendre. La bêtise ou la méchanceté me "hérissent le poil". Même si c'est du cinéma, cela me touche. Tzanko Petro, âgé d'entre 40 et 50 ans, est un cheminot qui fait correctement son boulot en marchant sur les voies, à desserrer ou resserrer les gros boulons des rails de chemin de fer. Il ne fait jamais d'erreur car il sait quand passent les trains en consultant sa montre (qui lui a été offerte par son père) et qui donne l'heure exacte. Quand Tzanko trouve une énorme somme d'argent sur une des voies, il est d'abord éberlué puis prévient les autorités. Que n'a-t-il pas fait? Tzanko souffre d'un gros problème d'élocution qui l'empêche d'avoir une conversation normale. C'est à mon avis une des causes de tous les ennuis qui vont s'accumuler sur lui. Pour le récompenser de son honnêteté, il reçoit une montre (qui avance) lors d'une cérémonie officielle au ministère des transports retransmise à la télévision. La montre de son père lui a été retirée temporairement par Julia Staykova, la responsable des relations publiques. J'aimerais évoquer ce personnage de Julia Staykova, la quarantaine, qui tente d'avoir un bébé par "FIV" et qui représente tout ce que je déteste chez un être humain: capable de tout pour arriver à ses fins, impolie, sans éducation, sans pitié et sans aucune considération pour les autres. Je n'en dirai pas plus. La fin semble logique. Tout se passe hors champ. J'ai aimé le film de Kristina Grozeva et Petar Valchanov, mais en grinçant des dents.

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mardi 25 avril 2017

The Young Lady - William Oldroy / Sous le même toit - Dominique Ferrugia

The Young Lady de William Oldroy est une adaptation d'un roman russe de 1865 écrit par Nicolaï Leskov, Lady Macbeth du district de Mtsensk, que je n'ai pas lu. Le musicien Dimitri Chostakovitch s'est servi de ce roman pour écrire un opéra en 1930-32. Comme le roman russe, the Young Lady se passe en 1865. L'action se situe en Angleterre dans un paysage austère. Katherine, à peine 20 ans, vient d'être mariée à un homme de deux fois son âge. Ce mariage arrangé ne s'annonce pas bien: Alexander, le mari, semble impuissant. La grande demeure où ils vivent avec Boris, le beau-père odieux de Katherine, et quelques domestiques, est sinistre. Katherine se distrait en allant se promener dans la lande alentour. Pendant que les deux hommes partent pour affaires durant quelques semaines. Katherine tombe dans les bras de Sebastian, un des palefreniers du domaine. C'est un amour fou et exclusif qui va mal se terminer. On découvre en Katherine un être glaçant et dangereux. Elle est prête à toutes les extrémités. Comme l'a écrit Matchingpoints, certaines scènes sont dures. La mise en scène est très travaillée avec les scènes les plus violentes filmées de loin ou hors champ. Un film prenant mais un peu perturbant car c'est dur voire impossible de s'attacher au personnage de Katherine. La jeune Florence Pugh est une révélation, avec son air presque impassible. Lire aussi les billets de Ffred et Pascale.

Je serai très brève concernant le film français Sous le même toit: pas terrible du tout. Si vous avez vu la bande-annonce, c'est amplement suffisant. Delphine, infirmière dans un hôpital, et Yvan, agent d'un footballeur (enfin il essaie), viennent de divorcer, mais Yvan, qui n'a presque pas un sou, habite néanmoins sous le même toit que sa femme et ses deux enfants. Il possède 20% de la maison et donc 20% du frigo, et peut utiliser quelquefois la salle de bain ou le salon. Louise Bourgoin a beau être charmante et Gilles Lellouche faire ce qu'il peut, la comédie est poussive et rarement drôle. On peut passer. Lire le billet de Ffred.

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mercredi 19 avril 2017

Citoyen d'honneur - Gastón Duprat & Mariano Cohn / L'homme aux mille visages - Alberto Rodriguez

C'est grâce au billet d'Eeguab que je me suis rappelée que je voulais voir Citoyen d'honneur, des Argentins Gaston Duprat et Mariano Cohn. J'ai moi-même aimé ce film dès les premières images. Daniel Mantovani, écrivain reconnu, remercie l'académie Nobel pour le prix qu'elle vient de lui décerner. Si vous arrivez à voir ce film avant qu'il ne passe plus, vous pourrez découvrir son discours assez iconoclaste. Daniel Mantovani vit dans une villa bunker à Barcelone depuis des années, et peu de temps après son prix, lui qui décline toutes les invitations qu'il reçoit, il accepte de retourner à Salas, son village natal. Cette ville au milieu de la Pampa argentine ne semble pas très évoluée, comme les habitants. L'hôtel où descend Daniel est à l'image du reste des habitations: miteux. La ville n'est pas en liesse pour recevoir l'illustre écrivain, et tout va dégénérer assez vite, car quelques habitants n'apprécient pas la manière dont Daniel les a décrits dans ses romans. On sent que tout cela va mal finir. Je ne vais pas tout raconter. J'apprécie ce genre de film hors des sentiers battus.

Je passe à L'homme aux mille visages d'Alberto Rodriguez (La Isla minima) qui raconte des faits réels qui se sont déroulés entre 1994 et 1995. Francisco (Paco) Paesa, espion, agent financier, a exfiltré Roldan, le chef de la Garde civile espagnole, et un milliard cinq cent mille pesetas que ce dernier a dérobé dans les caisses de l'état. Le narrateur, pilote d'avion, un personnage fictif complice de Paco, nous fait faire de nombreux aller-retours entre Madrid et Paris. J'avoue qu'en tant que spectatrice, je n'ai pas tout compris à l'escroquerie qui va aboutir à la condamnation de Roldan, lequel sera trahi par Paesa, mais le personnage de Paco est suffisamment intéressant pour que l'on suive l'histoire avec attention. Paco (Eduard Fernandez, excellent) a l'air si sympathique qu'on a du mal à croire qu'il soit aussi retors et pourtant... A priori, en 2017, Paesa vit à Paris dans le 6ème arrondissement.

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dimanche 16 avril 2017

Je danserai si je veux - Maysaloun Hamoud

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Comme Je danserai si je veux (sorti le le 12/04/12 au lieu du 29/03/17), le premier film franco-israélo-palestinien de Maysaloun Hamoud, risque de passer inaperçu, je profite de ce blog pour vous inciter à aller le voir s'il passe par chez vous. Il n'y a pas eu beaucoup d'échos dans la presse et les critiques sont partagées: Le canard enchaîné et Télérama aiment, mais pas Le Monde. C'est l'histoire de Layla, Salma et Nour, trois jeunes arabes palestiniennes qui vivent à Tel Aviv, dans un grand appartement en colocation. La première est une avocate. C'est une belle jeune femme libre qui fume et boit et n'hésite pas à séduire les hommes; Salma est DJ et serveuse dans un bar; quant à Nour qui vient tout juste d'arriver, elle veut préparer au calme ses examens d'informatique loin de son village et de son fiancé qui aimerait avancer la date du mariage. Nour est une jeune femme sage qui porte le voile même en intérieur. Ces portraits vifs et évocateurs de ces femmes, dans un monde où le pouvoir patriarcal n'a jamais été aussi fort, m'ont touchée. Salma se fait déshériter par sa famille qui découvre qu'elle préfère les femmes aux hommes. Le nouvel amoureux de Layla, sous ses airs progressistes, est très traditionnaliste, et il n'accepte pas que Layla fume en public. Quant au fiancé de Nour, un psycho-rigide qui ne serre pas la main des femmes, il a un comportement inqualifiable envers Nour. Heureusement que les femmes savent être solidaires quand il le faut. La dernière scène fait penser à une fin ouverte mais pas forcément heureuse. Les trois comédiennes sont formidables. J'ai vu ce film en avant-première il y a plus d'un mois et je suis très contente de l'avoir vu. Lire les billets de Miriam et Pascale.

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lundi 10 avril 2017

Corporate - Nicolas Silhol

C'est la première fois que cela m'arrive: je ne suis pas allée au cinéma pendant une quinzaine de jours, faute d'envie de voir les films qui sortaient. Jusqu'à ce que je sois attirée par Corporate, premier long-métrage de Nicolas Silhol, et ceci grâce aux affiches sur les colonnes Morris à Paris. En préambule, nous sommes prévenus, les personnages sont fictifs mais pas les méthodes de management décrites dans le film. Emilie Tesson-Hansen (Celine Sallette) est une "killeuse", elle a été recrutée 100 000 euros par an pour s'occuper d'un service de 73 personnes en tant que DRH dans une multinationale. Elle est chargée de "dégraisser" les effectifs selon un plan appelé "Ambition 2016". Les conséquences de ce plan ne tardent pas à provoquer une tragédie lorsqu'un cadre se jette par une fenêtre et s'écrase dans la cour du bâtiment de l'entreprise. L'inspectrice du travail se met tout à suite à enquêter, et bien entendu Emilie se retrouve dans le colimateur. Tout le monde se détourne d'elle, même la direction. Le scénario comporte quelques retournements de situations pas forcément crédibles, mais Celine Sallette vaut à elle seule la peine de voir ce film. Lire les billets d'Alex-6 et Pascale.

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lundi 27 mars 2017

Sage femme - Martin Provost

Comme l'écrit Pascale, Sage Femme de Martin Provost n'est pas forcément un bon film (il y a quelques invraisemblances dans le scénario) mais c'est un beau film grâce à la présence de deux actrices formidables (Catherine Deneuve et Catherine Frot) et des seconds rôles qui ne font pas que de la figuration. Claire (Catherine Frot) vit seule dans un appartement à Mantes la Jolie. Sage-femme dévouée à son métier, Claire est perturbée par la fermeture prochaine de la maternité où elle exerce (pas assez rentable). On assiste à plusieurs scènes d'accouchement émouvantes. Cette maternité n'est pas une simple "usine à bébés". Son fils Quentin qui fait des études de médecine serait tenté de faire le même métier que sa mère. Un jour, Claire reçoit un coup de fil inattendue de Béatrice (Catherine Deneuve) qui n'avait pas donné de nouvelles depuis 30 ans. Elle fut la maîtresse du père de Claire. Béatrice annonce qu'elle très malade et qu'elle souhaite renouer avec celle qui était une gamine à l'époque. Claire, ne sachant pas trop comment se comporter, commence à s'occuper de Béatrice, une femme fantasque et extravertie, bonne vivante: buvant, fumant, mangeant bien et joueuse de poker. Tout le contraire de Claire qui mène une vie plus terne, mais qui apprécie de s'occuper d'un petit lopin de terre où elle fait des plantations de légumes. C'est d'ailleurs là, qu'elle fait connaissance de Paul (Olivier Gourmet) qui s'occupe d'un lopin voisin. L'histoire se passe sur quelques semaines. Le film alterne tristesse et moments de gaieté. A voir.

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mardi 21 mars 2017

Les figures de l'ombre - Theodore Melfi / Kong - Skull Island - Jordan Vogt-Roberts

Après réflexion, j'ai décidé d'évoquer Les Figures de l'ombre et Kong - Skull Island.

Les Figures de l'ombre de Theodore Melfi narre l'histoire pas ou peu connue jusqu'à maintenant (à part des spécialistes) de Katherine Johnson, Dorothy Vaughan et Mary Jackson, trois femmes noires américaines, au début des années 60, dans le Sud des Etats-Unis. Très douées en mathématiques, elles ont travaillé à la NASA comme calculatrices. Katherine Johnson dont il est beaucoup question a permis qu'Alan Shepard et John Glen soient les premiers Américains envoyés dans l'espace autour de la terre. A l'époque, pour mémoire, nous étions en pleine guerre froide: les Russes avaient de l'avance sur les Américains avec Youri Gagarine qui fut le premier homme à partir dans l'espace en 1961. Pour en revenir au fiim, on s'attache tout de suite à nos trois héroïnes, et on devine que tout va bien se terminer pour elles. Face à elles, il y a le monde très masculin des ingénieurs de la NASA qui regardent d'un oeil méfiant ces femmes. Seul Al Harrison (Kevin Costner), le directeur du "Space Task Group", va faire confiance à Katherine Johnson. En cette période où régnait la ségrégation, les femmes noires, même intelligentes, devaient faire presque un kilomètre pour aller aux toilettes réservées aux "gens de couleur". Dorothy Vaughan qui sait aussi réparer les voitures, devient une spécialiste des calculs avec l'aide de l'énorme ordinateur IBM dont elle a maîtrisé le fonctionnement immédiatement: elle est devenue responsable informatique. Quant à Mary Jackson, avec beaucoup d'aplomb, elle a réussi grâce aux cours du soir dans une université réservé aux blancs à devenir ingénieur en informatique. Les spectateurs ont beaucoup applaudi à la fin. On ne peut pas ne pas aimer le film.

Je passe à Kong - Skull Island, énième remake avec des variantes du King Kong de 1933. En 1944, quelque part dans le Pacifique, deux aviateurs, l'un Américain et l'autre Japonais, atterrissent en parachute sur une ile déserte après que leurs avions se soient écrasés. Les deux adversaires s'affrontent jusqu'à ce que.... 30 ans plus tard, la guerre du Vietnam s'achèvent et quelques scientifiques américains partent sur un petit porte-avions à la découverte d'une île, mentionnée nulle part, dans l'immensité du Pacifique. Ils emmènent avec eux quelques militaires, James Conrad, un aventurier anglais, et Mason Weaver, une jeune photographe journaliste. La première apparation du gros gorille (plus de 30 mètres de haut) est impressionnante. Il n'est pas content qu'on lui abîme son domaine. En effet, la premère incursion de l'équipe se fait en hélicoptère et ils envoient des mini-bombes pour tester le terrain. Kong détruit tous les appareils en vol. Par la suite, on découvre que Kong n'est pas la seule bête hors norme vivant sur cette île. On pense à certains animaux de Jurassic Park. Le film est bien fait avec des effets spéciaux réussis. On passe un bon moment et on se rend compte très vite que Kong n'est pas un mauvais bougre. Heureusement qu'il est là pour préserver l'île. Jusqu'à quand ?

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samedi 18 mars 2017

L'autre côté de l'espoir - Aki Kaurismäki

J'aurais pu évoquer Kong - Skull Island (bien fait et distrayant, et j'ai trouvé le gorille très sympa [lire le billet de Pascale]), ou même Les Figures de l'ombre (sur des femmes américaines et noires dans les années 60, (très) douées en maths et qui ont permis à la NASA d'envoyer le premier Américain dans l'espace).

Et bien non, je préfère écrire un billet sur le nouveau film du Finlandais Aki Kaurismäki, L'autre côté de l'espoir. Le réalisateur n'avait pas tourné de long-métrage depuis Le Havre sorti en 2011. L'autre côté de l'espoir commence dans le port de fret d'Helsinki. Un homme surgit d'un container rempli de charbon. Noir de suie, le premier mot qu'il prononce est "douche", quand il demande à un musicien de rue où il peut se doucher. Cet homme s'appelle Khaled, un Syrien d'Alep qui demande l'asile à la Finlande. Cet homme jeune, d'une grande dignité, est confronté à l'administration finlandaise qui veut le renvoyer dans son pays, considérant qu'il n'est pas en danger. Et pourtant, les images d'actualités diffusées tout de suite après la scène montrent le contraire. Khaled est arrivé en Finlande car il ne cesse de chercher sa soeur Miriam. Dans le même temps, Wikström, un VRP dans la cinquantaine qui a quitté sa femme alcoolique, recommence une nouvelle vie en rachetant un restaurant ainsi que les trois employés qui y travaillent. Il a pu le payer en gagnant au poker. Khaled et Wikström vont bien entendu se rencontrer et je vous laisse découvrir la suite, en allant voir ce film s'il passe par chez vous. Le film plein d'humanité dans lequel la solidarité côtoie la violence, comporte des moments humoristique, tristes et mélancoliques. Je vous conseille cette oeuvre d'1H38, pas ennuyeuse du tout et qui bénéficie d'un beau travail sur l'image.

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vendredi 10 mars 2017

Miss Sloane - John Madden

Miss Sloane du réalisateur britannique John Madden est un film franco-américain sorti à la fin de l'année 2016 aux Etats-Unis où il n'a pas eu beaucoup de succès (et c'est bien dommage). Peut-être que le scénario assez alambiqué a rebuté le public américain? Miss Sloane est une lobbyiste professionnelle qui sacrifie tout (sa santé et sa vie sociale) pour son métier. Cette jeune femme qui avale beaucoup de pilules pour se tenir éveillée des journées entières a recours à des "escorts boys" pour satisfaire ses besoins sexuels. Comme elle le clame, être lobbyiste, c'est de la stratégie. Il faut anticiper et garder un coup d'avance sur l'adversaire. Avec sa coiffure impeccable et ses hauts talons, Miss Sloane n'a aucun état d'âme et n’hésite pas à user de n’importe quel moyen pour influencer les sénateurs et les faire voter pour ou contre des lois, selon les intérêts de clients qui la payent grassement. C’est ainsi qu’elle fait campagne auprès du lobby des armes, pour tout de suite après s’allier à un "homme de convictions" afin de faire adopter une loi limitant la circulation de ces mêmes armes. J'ai suivi avec intérêt les nombreuses péripéties pour récupérer (ou non) les voix des élus pour l'adoption de la loi. Tous les coups sont permis, même les plus retors. Le retournement final lors du procès de Miss Sloane est magistral. Je pense que pas un spectateur dans la salle ne l'avait deviné. Rien que pour Jessica Chastain et pour ce "twist" final, il faut aller voir ce bon film de divertissement qui m'a fait passer un très bon moment (2H). Lire le billet de Wilyrah qui a aimé.

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