jeudi 25 octobre 2018

Dilili à Paris - Michel Ocelot

Dilili à Paris de Michel Ocelot est un dessin animé épatant qui m'a conquise. A la fin du XIXème siècle ou au début du XXème siècle, Dilili, une petite fille née d'un père français et d'une mère kanak, a eu comme préceptrice Louise Michel. Orpheline, Dilili vit désormais chez une comtesse. C'est une petite fille très bien élevée et au langage châtié. Elle fait la connaissance d'Orel, un beau jeune homme qui se déplace en triporteur et connaît Paris comme sa poche. Nous sommes aux alentours de 1900 et Paris est en émoi, des petites filles disparaissent. Dilili et Orel vont mener l'enquête. Cela leur permet de croiser le chemin de gens célèbres: Marie Curie (et ses filles), Louis Pasteur, Modigliani, Toulouse-Lautrec, Marcel Proust et Céleste Albaret, Erik Satie, Claude Debussy, Monet, Renoir, Rodin et Camille Claudel, etc, qui leur donnent des indices ou des conseils. On saura à la fin pourquoi les "méchants" de l'histoire, les "mâles-maîtres" enlèvent les petites filles. Ce film est d'abord un enchantement des yeux et des oreilles. C'est un très bel hommage à Paris et à ses monuments emblématiques comme la Tour Eiffel ou le Sacré-Coeur. Une partie de l'histoire se passe aussi dans les souterrains de l'Opéra de Paris. Les images alternent le dessin pur et l'incrustation de photos de lieux parisiens. Le tout est remarquablement fait. Un film qui ravit, semble-t-il, petits et grands. Lire le billet très enthousiaste de larroseurarrose.

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vendredi 19 octobre 2018

Girl - Lukas Dhont

J'ai un problème avec Girl, le premier film du Belge Lukas Dhont (27 ans) dont beaucoup de critiques chantent les louanges. Le film a reçu la caméra d'or au dernier festival de Cannes, et le jeune acteur Victor Polster, qui interprète Lara, a été aussi récompensé. Le thème du film est très lourd: un garçon de 15 ou 16 ans qui se sent fille entame un traitement hormonal qui devrait commencer à le transformer, en attendant qu'un jour on l'opère. Il s'agit d'un processus long mais Lara n'est pas patiente. Par ailleurs, elle vient d'être acceptée dans une école de danse pour devenir ballerine. L'entraînement est dur, en particulier elle commence à travailler ses pointes, exercice qu'elle aurait dû faire depuis l'âge de 12 ans. Lara est bien entourée entre son père aimant qui la soutient et son petit frère Milo, 6 ans. On ne sait pas ce qu'il en est de la mère. Alors qu'elle est encore en pleine croissance, Lara mange peu, maigrit beaucoup, a des malaises. Elle n'est pas bien dans sa tête. Le film alterne les scènes de cours de danse, où l'on voit Lara souffrir avec ses pieds en sang et les scènes où Lara est chez elle. On comprend comment elle dissumule ses attributs masculins avec du sparadrap qui lui provoque une infection. C'est une jeune fille qui souffre physiquement et moralement. Je ne vous raconterai pas ce qui se passe à la fin. Vous le devinerez peut-être comme mon ami. J'avoue que je vais souvent au cinéma pour me détendre et me changer les idées. Ce ne fut pas le cas avec ce film au propos assez violent. Voir Lara se martyriser ainsi est assez insoutenable au bout d'un moment. J'ai une collègue qui est sortie de la salle au bord du malaise à la fin de la projection. Par ailleurs, on dit beaucoup de bien de Victor Polster. Personnellement, je ne l'ai pas trouvé exceptionnel. Je l'ai trouvé "éteint", il parle avec une voix monocarde ni masculine, ni féminine. C'est tout à fait le genre de film que j'ai vu une fois et que je ne reverrai pas. Lire les billets de ffred, d'Aurore (qui s'est quand même un peu ennuyée) et de Pierre Darracq qui ont nettement préféré le film que moi.

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mercredi 17 octobre 2018

Nos batailles - Guillaume Senez

Nos batailles de Guillaume Senez est un film qui m'a touchée pour l'histoire qu'il raconte. Olivier est chef d'équipe dans une grande entreprise de distribution genre A..zon. Il dirige plusieurs personnes qu'il défend comme il peut auprès des RH même s'il ne peut empêcher le licenciement d'un collègue qui n'est plus assez productif. Les conditions de travail ne sont pas idéales: les employés sont debout toute la journée, il fait froid dans l'entrepôt et les horaires sont contraignants. Pendant ce temps-là, chez lui, sa femme Laura s'occupe au mieux de leurs deux enfants, Elliot (9 ans) et Louise (6 ans), dans la maison qu'ils n'ont pas terminé de payer. Laura est une femme fragile qui disparaît un jour sans crier gare, laissant Olivier désemparé. Il ne comprend pas ce qui s'est passé. Il n'a pas vu venir le drame. Heureusement que sa mère et sa soeur viennent l'aider et le soutenir. C'est un film qui donne la part belle aux acteurs, Romain Duris en tête, mais les actrices sont très bien aussi. J'ai en particulier craqué pour la jeune Rose. Un film intéressant à voir quand il passera à la télé.

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vendredi 12 octobre 2018

Frères ennemis - David Oelhoffen

Je continue avec les sorties du mercredi 3 octobre 2018.

Frères ennemis de David Oelhoffen (dont j'avais bien apprécié Loin des hommes, une adaptation de la nouvelle d'Albert Camus, L'hôte) est le troisième long-métrage du réalisateur qui a aussi écrit le scénario. Son film, remarquablement mis en scène avec un rythme sans temps mort, bénéficie d'un très bon casting. Reda Kateb interprète Driss, un homme d'origine maghrébine, devenu flic à la brigade des stups. Ses parents, son père surtout ne veulent plus lui parler. Driss doit démanteler un réseau de trafic de drogue. Face à lui, il y a Manuel Marco (Matthias Schoenhaerts) que Driss connaît depuis l'enfance, ils ont grandi ensemble dans la même cité. Manuel est impliqué dans un trafic assez important. Alors qu'il part en voiture avec deux complices pour récupérer de la marchandise, des motards les mitraillent et Manuel seul en réchappe. Il devient un homme traqué de tous les côtés. Il décide alors de collaborer de loin avec Driss pour trouver qui veut l'éliminer. Matthias Schoenhaerts et Reda Kateb sont très à l'aise dans leur rôle et leurs rares confrontations sont pleines d'intensité. La fin m'a paru logique. Le chef opérateur a fait des merveilles pour l'image et l'éclairage. Je conseille ce très bon polar, tout comme Ffred et Pascale.

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mercredi 10 octobre 2018

La saveur des rāmen - Eric Khoo

ramen

Après Amin (mon billet d'hier), je continue avec La saveur des rāmen qui transporte le spectateur au Japon puis à Singapour. Quand vous sortez de la salle à la fin de la projection, vous avez faim tellement les préparations culinaires que l'on voit sont appétissantes et certainement odorantes. Masato aide Kasuo, son père qui tient un restaurant de ramen, un plat complet au Japon : des nouilles (rāmen) dans un bouillon à base de poisson ou de viande. Il y a même un musée qui lui est consacré. A l'origine, c'est un met qui a été importé de Chine au début du XXème siècle. Kasuao est un homme qui ne s'est jamais remis du décès de sa femme Mai Lian, morte assez jeune de maladie. Un soir, Kasuo a une attaque et meurt. C'est à partir de là que Masato décide de partir pour Singapour, la ville natale de sa mère. Il veut retrouver son oncle, le frère de sa mère, ainsi que sa grand-mère. En effet, sa mère était chinoise comme plus de 70% de la population singapourienne. Le film est ponctué de nombreux flash-back où l'on voit Kasuo et Mai Lian en train de cuisiner et faire goûter les plats à Masato, un petit garçon sino-japonais adorable. Autant son oncle le reçoit à bras ouverts et lui enseigne les recettes que Masato lui demande, autant les retrouvailles avec sa grand-mère dont le mari fut tué par les Japonais pendant la 2ème guerre mondiale sont difficiles. C'est un film sympathique à voir. Il y avait pas mal de monde la salle où je l'ai vu. Je le conseille.

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mardi 9 octobre 2018

Amin - Philippe Faucon

La semaine qui vient de s'écouler a été riche en sortie cinéma. Avant d'évoquer Frères ennemis et Nos batailles, je préfère commencer par Amin de Phlippe Faucon. Amin est un grand et beau Sénégalais (Moustapha MBengue, une révélation), la quarantaine, qui travaille sur divers chantiers. Il fait du terrassement en compagnie d'autres ouvriers de diverses nationalités. Vivant dans un foyer en Seine Saint-Denis en compagnie de dizaines d'autres hommes, il a laissé sa femme Aïcha et ses trois enfants au Sénégal. Amin rentre de temps en temps dans son pays avec des euros cachés dans ses chaussettes. Cet argent permet de financer une école dans la petite ville où il vit. Sur place, Aïcha (une belle jeune femme dans la trentaine) a parfois du mal à joindre les deux bouts, elle se languit d'Amin. Chaque fois qu'il revient chez lui, Amin a du mal à reconnaître ses enfants tant ils grandissent. Avec l'argent qu'il gagne en Europe, il a décidé de faire construire une maison pour Aïcha et ses enfants. On est frappé du contraste de la lumière, celle d'Afrique presque éblouissante et celle plus grise de la banlieue parisienne. C'est d'ailleurs dans une de ces banlieues, pendant des travaux dans une maison particulière, qu'Amin fait la connaissance de Gabrielle (Emmanuelle Devos). Cette dernière vient tout juste de divorcer. Les relations avec son ex sont tendues et elle vit avec sa fille. Une romance pleine de pudeur et de douceur commence entre Amin et Gabrielle. C'est un très beau film qui raconte un peu la vie de ces ouvriers déracinés venus en France pour faire des travaux souvent dangereux, payés parfois au "noir". Deux solitudes vont faire un petit bout de chemin et leur histoire m'a touchée. J'espère que le film va avoir un peu de succès car il le mérite.

Amin-4

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lundi 8 octobre 2018

The Little Stranger - Lenny Abrahamson

Voici un film qui risque de passer inaperçu dans les salles et ce serait dommage.

Le scénario de The Little Stranger de Lenny Abrahamson (sorti le 26 septembre 2018) est une adaptation d'un roman éponyme de Sarah Waters de 2009, publié en français sous le titre L'indésirable. Il s'agit d'une histoire gothique qui se passe dans les années 40, dans un immense manoir du XVIIIème siècle tombant en ruine. Un jeune médecin de campagne, le docteur Faraday, est appelé au chevet de la servante des lieux qui est tombée malade et qui ne se sent pas à l'aise dans cet endroit (elle a été embauchée il y a peu de temps). Sur place, Faraday fait la connaissance de Caroline Ayres, pas encore mariée, de son frère Roderick, défiguré à la suite d'une blessure, et de Mme Ayres, leur mère. Faraday se lie rapidement d'amitié avec cette famille. Il espère se marier avec Caroline bien qu'il n'appartienne pas à la même classe sociale. Faraday connait la demeure, car sa propre mère y a été femme de chambre. On se rend compte rapidement que la demeure est peut-être hantée. Elle ensorcelle ceux qui y vivent ou s'en approche... Il y a des bruits bizarres, une petite fille morte il y a des années (la soeur de Carolyn et Roderick), un labrador qui attaque une jeune invitée lors d'une soirée. J'ai aimé cette atmosphère horrifique où les morts violentes s'enchaînent. J'ai apprécié le fait qu'à la fin, on reste avec des interrogations sur ce que l'on a vu ou pas. Les acteurs sont tous bien: Domhall Gleeson, Ruth Wilson et Charlotte Rampling. Un film que je conseille tout comme Trillian.

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dimanche 30 septembre 2018

Un peuple et son roi - Pierre Schoeller

J'ai vu Un peuple et son roi de Pierre Schoeller en avant-première dimanche dernier, le 23 septembre 2018, avec mon ami (qui avait beaucoup aimé L'exercice de l'état). Il y avait du monde dans la salle. Personnellement, je suis mitigée sur le traitement du sujet. Le scénario est décousu: les débuts de la Révolution française entre le 14 juillet 1789 (la prise de la Bastille) et le 21 janvier 1793 (l'exécution de Louis XVI). Avec mon ami, on a pensé au Molière d'Ariane Mnouchkine (1977), visuellement et stylistiquement parlant. Les scènes d'intérieur sont éclairées à la bougie. J'ai été intéressée par tout ce qui se passe à la Convention, où les députés ont dû voter au sujet de la mort du roi (ou non). Le réalisateur s'est concentré sur les actions et les paroles du peuple de Paris, en particulier les femmes. Celles qui ont marché sur Versailles en 1790 pour ramener le roi à Paris, celles qui ont fait partie des victimes du 10 août 1792. Schoeller a choisi une famille en particulier, celle de L'Oncle (Olivier Gourmet), un souffleur de verre. Cela donne l'occasion de voir quelques beaux plans de verre soufflé. Il y a pas mal d'acteurs connus qui ne font que des apparitions brèves à l'écran comme Céline Sallette par exemple. Quant au roi Louis XVI, il est parfaitement interprété par Laurent Lafitte. Un film qui peut déconcerter mais que j'ai été contente de voir car l'époque me passionne. Lire le billet peu enthousiaste de Pascale.

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vendredi 28 septembre 2018

Alpha - Albert Hughes / Première année - Thomas Lilti

Voici deux films tout à fait estimables.

Je commence par Alpha d'Albert Hughes, sorti fin août et qui est resté très peu de temps à l'affiche à Paris (ce qui est dommage), mais qui est encore projeté dans quelques dizaines de salles en France (ce qui est très bien). Le scénario nous ramène dans le passé, vers -20 000 ans "avant le présent", au paléolithique supérieur en Europe. Les hommes (dont le jeune Keda), membres d'une tribu de chasseurs-cueilleurs, partent à la chasse au bison des steppes. Lorsqu'ils se retrouvent face à face avec un troupeau, les choses tournent mal et Keda tombe dans un ravin. Il reste inanimé longtemps. Les autres membres de la tribu, dont son père, qui le croient mort, le laissent tout seul. Tant bien que mal Keda va essayer de retrouver les siens. Pendant son voyage, il croise la route d'une meute de loups. L'un d'entre eux par un concours de circonstances va s'attacher à ses pas. Keda le nomme Alpha. Une jolie histoire qui peut plaire aux jeunes et aux adultes. Ce n'est jamais mièvre et les paysages sont beaux. Je vous laisse découvrir le coup de théâtre final. Lire les billets d'Henri Golant et Martin.

Je passe maintenant à Première année, un bon film tonique au rythme soutenu comme la vie que mènent les deux personnages principaux, Antoine et Benjamin. Antoine a réussi à avoir une dérogation afin de tripler sa première année pour accéder sur concours en deuxième année de médecine. Il avait été admis la deuxième fois mais était trop loin dans le classement pour espérer avec une place en médecine. Il n'avait plus le choix qu'entre dentaire et pharmacie. Il a préféré se désister et refaire une année. L'histoire a été écrite avant la fin du "numérus clausus". Benjamin, lui, arrive directement du lycée. Il a des capacités évidentes et il commence son année plutôt "cool". On apprend vite que son père est chirurgien viscéral. C'est par hasard que Benjamin et Antoine vont se cotoyer et commencer à réviser ensemble. Malgré le fait qu'ils soient dans une année où la compétition est très rude, ils s'entraident sauf quand Antoine "pète un cable" après avoir pris connaissance du résultat d'un partiel. On suit l'emploi du temps d'enfer que ces étudiants ont pendant cette année éliminatoire. Le concours final, c'est 60 QCM en 3 heures soit 2 minutes par question avec un choix de 0 à 5 réponses. Vincent Lacoste et William Lebghil sont sensationnels. J'ai vu le film dans une salle pleine de gens jeunes (des étudiants ou des futurs médecins?). Ffred a passé un bon moment ainsi que Princecranoir.

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samedi 22 septembre 2018

Les Frères Sisters - Jacques Audiard

Etant une grande admiratrice des films de Jacques Audiard (jusqu'à Le Prophète, car De Rouille et d'os et Dheepan m'avaient moins emballée), j'ai été impatiente de voir le nouveau film du réalisateur. Les Frères Sisters m'a plu même si l'histoire ne m'a pas trop parlé. Le scénario des Frères Sisters est adapté d'un roman, paru en 2012, du canadien Patrick de Witt (présent au Festival America à Vincennes cette année). Pour résumer, il s'agit d'un western qui commence par des coups de feu tirés dans la nuit. Le film débute par une très belle séquence, dans l'obscurité. On entend des voix d'hommes, celles d'Eli (John C. Reilly) et Charlie (Joaquin Phoenix) Sisters qui cernent une maison. Dans une grange à côté, un feu se déclare et un cheval en flammes galope en hennissant. La grange s'embrase avec d'autres chevaux à l'intérieur. Eli et Charlie Sisters sont des tueurs à gages payés par un certain Commodore. Leur prochaine mission est d'éliminer Warm (Riz Ahmed), un chercheur d'or qui a trouvé une formule permettant de trouver plus vite des pépites. En effet, nous sommes en 1851, en pleine fièvre aurifère. L'histoire, qui commence dans l'Etat d'Orégon, se déplace en Californie. Warm est d'abord repéré par Morris (Jake Gyllenhaal), en cheville avec les frères. Morris est détective privé et tient un journal de bord. C'est un homme lettré qui cite Thoreau. Warm va s'en faire assez vite un allié. C'est un des rebondissements du récit. Pendant ce temps, les frères Sisters qui suivent leurs traces n'arrêtent pas de se chamailler, de discuter sur leur avenir éventuel. Charlie, le cadet, est le plus dissipé, mais c'est lui le chef. Eli, le grand frère, est plus posé mais très doué dans le maniement des armes. Arrivés en Californie, ils découvrent les commodités comme l'eau courante et les toilettes. Le film est émaillé comme cela de scènes étonnantes comme celle où Eli dormant à la belle étoile avale une araignée du genre mygale qui s'est introduit dans sa bouche, ou quand Eli, toujours lui, apprend à se brosser les dents. Il faut noter que les femmes sont éphémères mais marquantes: une prostituée, une patronne de saloon transgenre, et dans la séquence finale, la mère des deux frères. C'est un western intimiste qui alterne douceur et grande violence. Les quatre acteurs principaux sont remarquables et l'image est belle. A vous de voir maintenant.

Lire le billet élogieux de Pascale.

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