vendredi 26 juillet 2013

Frances Ha - Noah Baumbach

Voici un des deux films que j'ai vu juste avant de partir en Ecosse.

Frances Ha de Noah Baumbach est un film en noir et blanc qui dégage un certain charme auquel je n'ai pas été sensible. Frances est une jeune femme de 30 ans qui se cherche encore. Elle n'arrive pas à trouver un emploi dans la danse (danseuse ou chorégraphe). Parallèlement, elle hésite aussi entre différents endroits où habiter. Après avoir été en colocation avec sa meilleure copine, Sophie, elle se retrouve à partager le loyer exorbitant d'un appartement à Brooklyn avec deux garçons. Puis, après un séjour à Noël chez ses parents, elle loge dans un collège huppé où elle trouve un petit boulot. Entretemps, elle fait un aller-retour à Paris (on se demande pourquoi). A la fin, elle trouve un "job" dans la danse (comme elle l'avait rêvé), et bien entendu un logement bien à elle. Greta Gerwig, actrice principale et co-scénariste du scénario, est charmante mais son personnage m'a crispée. On devine dès le début que rien de mal ne peut lui arriver: c'est "un conte de fée sans prince charmant". Le noir n'ajoute rien, si ce n'est que cela fait plus chic. Je ne comprends pas l'engouement pour ce long-métrage, mais allez-y si vous le coeur vous en dit. Et puis l'affiche donne envie. Lire le billet d'Alex.

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mardi 16 juillet 2013

Hijacking - Tobias Lindholm

Me voici donc revenue d'Ecosse après une semaine de ciel bleu, de soleil et de températures estivales. En revanche, je n'ai vu ni fantôme ni Nessie.

Avant de faire un petit compte-rendu sur ce voyage illustré avec quelques photos, je voudrais évoquer un film danois (sorti cette semaine), qui est prenant et passionnant de bout en bout. Hijacking (Kapringen en VO) a été écrit et réalisé par Tobias Lindholm (le scénariste de la série télé Borgen et du film La Chasse de Thomas Vinterberg). Dans ce film tiré d'une histoire vraie, nous assistons pendant 1H40 aux négociations entre des pirates somaliens (qui ont pris à l'abordage dans l'Océan indien un bateau d'une compagnie maritime danoise) et le PDG de la compagnie. Les Somaliens se servent de l'équipage, composé de sept hommes, comme objet de négociations. L'action se déroule alternativement au siège de la société danoise et sur le bateau. Nous assistons aux échanges téléphoniques par téléphone cellulaire interposé entre Peter, le PDG de la compagnie, et Omar, le négociateur somalien. Pendant les 137 jours qu'aura duré cette affaire, les protagonistes de cette triste histoire vont pas mal changer, et certains vont longtemps rester marqués comme Mikkel Hartman, le cuistot du bateau. C'est un film intelligent qui montre comment il est plus rapide de négocier avec des hommes d'affaires pour un contrat commercial de plusieurs millions de dollars qu'avec des preneurs d'otages miséreux qui n'ont pas grand-chose à perdre. 

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mercredi 3 juillet 2013

Moi, moche et méchant 2 - Pierre Coffin et Chris Renaud

Moi qui vais en général voir une moyenne de 8 films par mois, je me retrouve un peu en panne sèche de chroniques cinéma, n'ayant vu qu'un film pendant les trois dernières semaines. Cela ne m'était jamais arrivé, sauf en vacances hors de Paris. Actuellement, les films qui sortent ne me tentent vraiment pas. Toujours est-il qu'après une journée de dur labeur au travail, je suis quand même allée voir hier soir (mardi 2 juillet 2013) Moi, moche et méchant 2 de Pierre Coffin et Chris Renaud. Il s'agit de la suite logique du premier (qui m'avait plu). Gru est devenu un vrai "papa gâteau" avec les trois orphelines dont il s'occupe. Ils vivent tous ensemble dans une grande maison avec un immense sous-sol, dans lequel il mène des expériences avec les minions et le professeur Nefario afin de mettre au point des confitures et gelées idéales. Cependant, les minions sont tellement nombreux que Gru ne se rend pas compte que quelques-uns disparaissent, tout comme une base secrète militaire au pôle nord littéralement arrachée du sol par un gros aimant. En effet,le "méchant" de l'histoire rève de dominer le monde en commençant par changer (je vous laisse découvrir comment) les minions en créatures chevelues de couleur violette avec des dents acérées. Le scénario est plein d'humour avec des clins d'oeil aux films de James Bond: cascades, voiture amphibie et même une "Gru girl" (si je puis m'exprimer ainsi) dont notre héros va tomber amoureux. Et puis les minions sont nettement plus présents que dans le premier film. Le film est vraiment agréable à regarder, et plaira aux petits et aux grands. Bref, je conseille.

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jeudi 27 juin 2013

Le fils unique - Yasujiro Ozu

Quoi de neuf comme sortie "cinéma"? Et bien je viens d'aller voir Le fils unique de Yasujiro Ozu (1903-1963), un "vieux" film en noir et blanc de 1936 resté inédit en France. Ce fut le premier film parlant du réalisateur du Goût du saké. L'image et le son (malgré la restauration) crachottent beaucoup mais cela ne m'a pas empêchée d'apprécier ce film. Comme souvent dans les films d'Ozu, la caméra est à hauteur du sol. Le film débute par une citation: "Le drame de la vie commence avec le lien entre parents et enfants". Dans le Japon d'avant-guerre, Ozu nous raconte une histoire simple, celle d'une veuve, ouvrière dans une filature de soie, et de son fils (âgé de 15 an au début). En 1923, cette femme, qui vit dans une province du centre du Japon, vend tout ce qu'elle possède afin que son fils aille au lycée. Elle veut qu'il réussisse dans la vie et qu'il ne tombe pas dans la misère comme elle. Pourtant, treize plus tard, en 1936, rendant visite à son fils qui vit à Tokyo, elle se rend compte qu'il mène à son tour une vie assez misérable avec sa femme et son fils âgé de quelques mois. A 28 ans, il travaille comme "demi-prof" dans un collège et gagne très peu. Il souffre de cette situation. Le couple vit dans une masure d'un lotissement au milieu d'un terrain vague. Ozu nous décrit les dures conditions de vie de ces gens humbles. Mais il n'y aucun misérabilisme. Je vous conseille d'aller voir ce film s'il ressort en province. A Paris, il se donne dans 2 salles.

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vendredi 21 juin 2013

Oh boy - Jan Ole Gerster

Pour le moment, je reste sur la chronique de films. Depuis presque trois semaines, j'ai pourtant lu cinq romans dans le cadre du prix du roman FNAC, ayant été sélectionnée comme membre du jury, mais je ne dois pas en divulguer les titres. Une blogueuse dont je tairai le nom est dans le même cas que moi...

Bref, toujours est-il que j'ai vu récemment Oh Boy, un film allemand de Jan Ole Gerster tourné en noir et blanc dont l'histoire se passe pendant environ 24 heures à Berlin. Il s'agit d'une journée dans la vie de Niko Fisher (Tom Schilling) qui dès l'aube quitte sa petite amie et, après un crochet par son appartement presque vide, part chez un psy pour essayer de récupérer son permis de conduire (qu'on lui a retiré pour conduite en état d'ivresse). Toute cette journée, entre deux rencontres, il essaiera désespérément de boire un café. Après s'être fait "remonter les bretelles" (sur un terrain de golf) par son père qui a découvert que son fils "sèche" l'université depuis deux ans, Niko croise son voisin d'immeuble (envahissant), une grand-mère qui abrite son petit-fils dealer, et une ancienne copine de lycée, jadis obèse, qui est devenue une actrice de théâtre d'avant-garde. Je n'oublie pas la confrontation de Niko avec des contrôleurs de tickets de métro. Niko termine sa journée dans un bar où il écoute le soliloque d'un vieux Juif rescapé de la Nuit de cristal en 1938. La musique du film que l'on entend en continu est très "jazzy". J'ai vu ce film dans une salle pleine avec des spectateurs qui avaient l'air satisfaits. Je pense que le "bouche-à-oreille" fonctionne bien, et c'est mérité. J'ai passé un très bon moment. S'il passe par chez vous: allez-y!

Lire les billets d'Emma, Mymp et Wilyrah.

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Pour rester en Allemagne, j'ai vu lundi soir 17 juin 2013, au Théâtre de la Ville à Paris, Kontakhof, un des spectacles les plus célèbres de Pina Bausch (disparue le 30 juin 2009). La dernière est ce soir, vendredi 21 juin 2013, ça se joue à guichets fermés. Le spectacle dure 2H50 (avec entracte). SUPERBE! Les artistes (de toutes les nationalités) ont entre 25 et 45 ans à peu près. Mais l'ensemble est très homogène. Cela m'a évidemment rappelé le documentaire que je vous recommande: Les rêves dansants (Sur les pas de Pina Bausch).

 

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mardi 18 juin 2013

Shokuzai 1 et 2 - Kiyoshi Kurosawa

Tournés à l'origine pour la télévision japonaise, ces deux films (dont le scénario est adapté d'un roman) durent 2H00 pour le premier volet et 2H30 pour le second. Ils forment un tout indissociable, décomposé en une introduction, quatre chapitres et une longue conclusion.

"Dans la cour d'école d'un paisible village japonais, quatre fillettes, Sae, Maki, Akiko et Yuka, sont témoins du meurtre d’Emili, leur camarade de classe. Sous le choc, aucune n’est capable de se souvenir du visage du tueur. Asako, la mère d’Emili, désespérée de le savoir en liberté, convie les quatre enfants chez elle pour les mettre en garde: si elles ne s’en souviennent pas, elles devront faire pénitence (Shokuzai) toute leur vie. Quinze ans après, que sont-elles devenues?"...

...Voici le résumé de ces deux films que j'ai vus en une soirée l'un à la suite de l'autre. Il faut dire que Shokuzaï 1, "Celles qui voulaient se souvenir", m'a totalement enthousiasmée.
Dans ce premier volet, 15 ans après le meurtre d'Emili, Sae travaille comme esthéticienne. Rejetant toute sexualité (elle n'a jamais eu ses règles), elle se marie avec un homme impuissant et fétichiste (il a une passion pour les poupées françaises). Maki, elle, est devenue une enseignante très sévère qui se fait mal voir par les parents d'élèves. Dans Shokuzaï 2, "Celles qui voulaient oublier", Akiko vient d'être internée, elle essaye d'expliquer pourquoi à Asako (cette dernière sert de fil rouge à tout le film). Akiko n'a jamais vraiment grandi dans sa tête, elle vit chez ses parents, n'a aucune vie sociale. En revanche, elle est très observatrice... Ces trois jeunes femmes traumatisées à vie craignent les hommes et elles le payent très cher à tout point de vue. C'est tout le contraire qui se passe avec Yuka, qui se sert des hommes pour arriver à ses fins: ouvrir un magasin de fleur et se faire faire un enfant. Quant à la conclusion (qui dure presque 3/4 d'heure), dans laquelle Asako va enfin savoir qui a violé et tué Emili, elle aurait gagné à être plus resserrrée. Peut-être aussi étais-je un peu fatiguée après 4 heures de film.

Je conseille ce film-diptyque superbement filmé, glaçant, inquiétant, triste (que de vies gâchées). L'interprétation est d'un très bon niveau. Le réalisateur nous fait ressentir l'angoisse et la peur qu'éprouvent les protagonistes. Lire les billets d'Armelle, Chris, Ffred, Dr Orlof et Trillian.

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samedi 15 juin 2013

The call - Brad Anderson

Voici un film vu le jour de sa sortie, le 29 mai 2013, qui m'a beaucoup plu.

The Call de Brad Anderson est un thriller hautement stressant et on en redemande. Jordan Turner (Halle Berry) est une des opératrices du "911", le numéro que l'on compose quand on veut joindre les urgences de la police (aux Etats-Unis). L'histoire commence quand Jordan essaie de sauver une jeune fille d'un ravisseur. La future victime appelle grâce à un portable, le prédateur n'est pas loin. L'appel teléphonique est coupé. Quand Jordan rappelle, le tragique destin de la victime est scellé. 6 mois se passent pendant lesquels Jordan a du mal à se remettre, et un jour, le même cauchemar se reproduit, une jeune femme, Casey Welson (Abigail Breslin) est enlevée et enfermée dans le coffre de la voiture du ravisseur. Grâce à son portable, Casey appelle le "911" et c'est Jordan qui répond. C'est là que les nerfs des spectateurs commencent à être mis à rude épreuve, c'est vraiment bien fait. D'autant plus que Jordan comprend que c'est le même homme qui a enlevé les deux jeunes femmes à 6 mois d'intervalle. Je recommande ce film de genre qui a une fin somme toute assez inattendue. Lire les billets de Marcozeblog, de Phil siné et de Géraldine.

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dimanche 9 juin 2013

Joséphine - Agnès Obadia / Tip Top - Serge Bozon

Je voudrais évoquer deux films pas encore sortis que j'ai vus en avant-première.

D'abord Joséphine d'Agnès Obadia (sortie prévue le 19 juin 2013) qui s'inspire du personnage de la bande dessinée éponyme créée par Pénélope Bagieu (je n'ai pas lu la BD). Joséphine (interprétée par Marilou Berri), presque 30 ans, célibataire, les fes**es rebondies (elle en souffre pas mal), travaille dans la pub. Entourée de trois copines/copain très sympas, d'un chef de service distrait et maladroit, d'une soeur parfaite, Joséphine cherche le mari idéal qui sache cuisiner et aime les chats. Elle en possède un appelé "Brad Pitt" (un chat, je veux dire). Quand sa soeur (parfaite) lui annonce qu'elle va se marier, Joséphine prend une décision qui aura des conséquences incalculables sur sa vie. Je ne veux pas être trop négative, mais n'est pas Billy Wilder ou Ernst Lubistch qui veut. La comédie est poussive et traîne en longueur (et pourtant elle ne dure qu'1H28), et on ne rit pas souvent même si c'est une comédie. C'est truffé d'invraisemblances (et on les voit). Pour résumer, le film manque d'une réalisation plus inspirée. Agnès Obadia a réalisé quelques films dont Romaine par moins 30 (qui déja ne m'avait pas convaincue).

Maintenant, voici Tip Top de Serge Bozon (sortie prévue le 11 septembre prochain) qui a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs au dernier festival de Cannes. Juste avant que la projection ne débute, on nous a annoncé que le film détonnait par rapport au reste de la sélection, j'ai compris pourquoi... Le réalisateur et l'un des acteurs étaient dans la salle, un mini-débat devait avoir lieu à l'issue de la projection. Je résumerais le film en un adjectif: loufoque. Après, c'est vous qui décidez. Deux inspectrices de la police des polices, Esther Lafarge et Sally Marinelli (Isabelle Huppert et Sandrine Kiberlain), viennent enquêter dans la région de Lille sur la mort d'un "indicateur" qui travaillait avec un inspecteur (François Damiens). L'enquête n'a aucune importance car ce sont les comportements des protagonistes qui font tout le sel de l'histoire. Esther (Isabelle Huppert) aime l'amour vache qui fait mal. Elle dort même avec un marteau sous son oreiller. C'est Sami Nacéri qui joue son mari et que l'on voit dans une scène mémorable. Quant à Sally (Sandrine Kiberlain), elle a des problèmes avec sa hiérarchie car elle aime "mater", c'est une voyeuse "grave". Je ne vous dirai rien de plus si ce n'est que je n'ai pas assisté au débat. Les autres spectateurs ont applaudi à la fin de la projection, moi pas. Cela ne m'empêche pas de dire qu'Huppert se "lâche" complètement et que Sandrine Kiberlain n'est pas en reste. A vous de juger, encore une fois.

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vendredi 31 mai 2013

Le passé - Asghar Farhadi

Après La Grande bellezza (reparti malheureusement bredouille de Cannes), voici Le passé, qui était aussi en compétition au Festival International du cinéma de Cannes de cette année (2013). Le film a été récompensé grâce au prix d'interprétation féminine à Bérénice Bejo (plutôt mérité). Je dis tout de suite que c'est un film estimable mais pas aussi fort qu'Une séparation, A propos d'Elly ou Les enfants de Belle Ville. Déjà le titre "Le passé" me paraît incongru car on parle très peu du passé des personnages, mais plutôt du présent et d'un futur incertain. Ahmad, un Iranien, revient en France quatre ans après être parti. Il doit signer les papiers de son divorce avec Marie. Cette dernière vit dans un pavillon de banlieue triste. L'appartement est aussi en friche que sa vie. Enceinte de deux mois et mère de deux filles, elle loge aussi Fouad, un petit garçon, le fils de son nouveau compagnon, Samir. On ne saura rien d'Ahmad, même pas sa profession. Il s'implique dans la vie de cette famille, même si c'est pour peu de temps, et de façon parfois maladroite, en voulant bien faire. Face à lui, Marie est une jeune femme nerveuse qui frôle parfois l'hystérie. Je dois dire que ce personnage m'a beaucoup horripilée. Pendant 2H10, on va de révélation en révélation sur la vie de cette famille recomposée, où je n'ai pas trouvé beaucoup de tendresse, sauf des mains qui se touchent ou qui se frôlent. Marie et Samir sont censés s'aimer et bien cela ne se voit pas à l'écran. J'ai trouvé que le film s'étirait en longueur sur la fin, dommage. Malgré mes réserves, c'est quand même un film à voir encore que j'ai préféré L'attentat.

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mardi 28 mai 2013

L'attentat - Ziad Doueiri

Demain, le 29 mai 2013, sort L'attentat du réalisateur libanais Ziad Doueiri (j'ai vu ce film en avant-première, le 13 mai dernier). Cette adaptation du roman de Yasmina Khadra est une vraie réussite. Il s'agit de l'histoire d'un docteur, Amine Jaafari, un Israélien d'origine arabe qui travaille dans un hôpital de Tel Aviv. Un soir, il doit s'occuper en urgence de victimes (la plupart sont des enfants) d'un attentat. Parmi elles, se trouve le corps d'une femme, Siham, son épouse, qui est la responsable de ce massacre. Elle s'est muée en kamikaze en se faisant exploser, elle avait une ceinture d'explosifs autour de la taille. Amine Jaafa refuse de croire à cette horreur. Il mène sa enquête qui l'emmène jusqu'à Naplouse, où il essaye de rencontrer ceux qui ont côtoyé Siham et de trouver ce qui a pu lui faire commettre l'irréparable. Il est relativement peu question de religion mais plutôt de lutte contre l'occupation. En flash-back, on voit Siham, belle jeune femme qui a tout pour elle: une vie aisée sans histoire (mais sans enfant), un mari aimant, elle n'est pas une fondamentaliste musulmane. Ce qui fait que l'on se pose beaucoup de questions, et à chacun de se faire son opinion et de donner des réponses. Ce que j'ai aimé dans ce film, c'est sa sobriété: il n'y a pas de sentiments exacerbés, pas de violence autre que verbale. Certains échanges sont intéressants car chacun défend sa position. Je vous recommande vraiment ce film (qui est une production franco-belge), que j'ai trouvé nettement plus passionnant que le roman. Lire les billets de Leiloona, d'Alex et de veranne.

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