samedi 8 février 2014

La voleuse de livres - Brian Percival / Viva la libertà - Roberto Andò

Les deux points communs entre La voleuse de livres et Viva la libertà sont que ces films sont sortis le même jour, le 5 février 2014, et que je les ai vus tous les deux en avant-première, le premier mi-décembre 2013 et le second courant janvier 2014.

Je commencerai donc par La voleuse de livres du réalisateur Brian Percival (ce dernier a réalisé plusieurs épisodes de Downtown Abbey). Le film est adapté du roman du même nom écrit par Markus Zusak (que je n'ai pas lu). Au début de la seconde guerre mondiale, en Allemagne, Liesel, une jeune fille (dont les parents communistes ont été persécutés) qui ne sait ni lire ni écrire, est adoptée par un couple, les Hubermann (Geoffrey Rush et Emily Watson). Avec l'aide de M. Hubermann, Liesel va apprendre à lire et à écrire, et les livres et la lecture vont devenir sa passion. Elle se met à voler quelques ouvrages chez le bourgmestre de la petite ville où elle habite. Entre Rudy, son meilleur ami et Max, un jeune Juif caché dans la cave des Hubermann à qui elle fait la lecture, Liesel va grandir et vivre des épreuves que je vous laisse découvrir. Le film est long: 2H10. Il se laisse voir car l'histoire est prenante et les comédiens bien choisis. Mais j'ai trouvé l'ensemble un peu trop propret. C'est un film sage. Il faut noter que la mort est le narrateur de cette histoire. Il paraît que le roman est très bien.

Maintenant, je passe à Viva la libertà de Roberto Andò où j'ai eu le plaisir de retrouver un de mes acteurs préférés, Toni Servillo, qui interprète deux personnages, celui d'Enrico, un homme politique italien, leader d'un parti d'opposition, et Giovanni son frère jumeau. Un jour, Enrico fait une dépression et "disparaît" du jour au lendemain. Peut-être est-ce à cause des mauvais sondages concernant son parti. Enrico s'est réfugié en France auprès d'une de ses anciennes conquêtes (Valeria Bruni-Tedeschi). Qu'à cela ne tienne, Bottini, le collaborateur de l'homme politique, a l'idée de remplacer Enrico par Giovanni, son frère jumeau, professeur de philosophie qui effectue un séjour dans un hôpital psychiatrique. Et là, on assiste à un retournement de situation car Giovanni se sort très bien de cette situation périlleuse et il remplace avantageusement son frère. Toni Servillo joue à merveille les deux frères. Rien que pour eux, pardon, pour lui, allez voir le film.

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mercredi 5 février 2014

Minuscule: La Vallée des fourmis perdues - Thomas Szabo et Hélène Giraud

Voilà un film d'animation français qui plaira autant aux grands qu'aux petits. Minuscule: La Vallée des fourmis perdues a d'abord pour origine une série télé que je n'ai jamais vue. Dans une belle région vallonnée de France, une petite coccinelle va être séparée de ses congénères. Qu'à cela ne tienne, grâce à une boîte pleine de morceaux de sucre, elle va se lier d'amitié avec une fourmi noire après l'avoir sauvée de la fringale d'un lézard. Poursuivies par des fourmis rouges belliqueuses, la coccinelle, la fourmi noire et toute une colonie de la même espèce vont parvenir à la fourmilière avec les quelques morceaux de sucre qu'elles auront pu sauver. Car pendant presque 1H30, on assiste à beaucoup de péripéties dont une poursuite dans une rivière. La coccinelle ne se laisse jamais abattre et affronte les dangers avec détermination. Elle fait preuve de beaucoup d'astuce face aux mouches moqueuses, au crapaud, au lézard, sans parler du brochet. Le film est muet (sans dialogues) mais très sonore grâce à de la musique et des bruitages parfois tonitruants et souvent explicites. La fusion entre décors réels et animation est une vraie réussite. Je pense que ce film va avoir du succès et il le mérite.

Je vous donne le lien vers le blog du film qui est assez complet.

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jeudi 30 janvier 2014

12 years a slave - Steve McQueen

12 years a slave (12 ans esclave, en VF), du réalisateur et plasticien anglais Steve McQueen (Hunger et Shame), est tiré d'une histoire vraie écrite par Salomon Northrup, un Noir libre du nord des Etats-Unis, et par ailleurs violoniste de talent, qui vivait dans l'état de New-York. En 1841, Salomon fut enlevé, enchaîné, battu comme plâtre et vendu comme esclave sur une plantation en Louisiane. L'histoire, qui est terrible, nous montre comment les Noirs étaient vendus tels des bêtes à l'abattoir. Entièrement déshabillés (il fallait que les planteurs jugent la "marchandise"), ils pouvaient servir de monnaies d'échange pour annuler des dettes entre planteurs. C'est comme cela que Salomon devenu Platt (les négriers lui ont changé son identité) et ses compagnons d'infortune est allé d'une plantation à l'autre. Ils vivaient dans des conditions misérables. Les mamans étaient souvent séparées de leurs enfants pour toujours. Salomon, pendant 12 ans, courbera l'échine et essaiera de se faire oublier pour pouvoir tenir. Certaines scènes m'ont paru insoutenables comme celle des enfants séparés de leur mère, de Salomon pendu à un arbre qui parvient à toucher le sol sur la pointe des pieds (la scène dure un certain temps) sans que personne ne lui vienne en aide, de la jeune esclave Patsey qui n'a plus que des lambeaux de chair dans le dos après une séance de flagellation assez atroce (sans parler du sentiment de jalousie qu'elle provoque chez la maîtresse de la plantation). C'est un film sur la cruauté physique et mentale des hommes envers d'autres hommes. Je n'ai pas été autant émue que je m'y attendais (j'ai entendu des reniflements dans la salle où j'étais). Il me semble qu'il manque quelque chose (mais je ne sais pas quoi) pour que mon adhésion soit complète. C'est très bien filmé, les acteurs sont convaincants, particulièrement Paul Giamatti et Paul Dano qui interprètent deux "ordures" mémorables, et Michael Fassbender qui interprète le personnage le plus intéressant du planteur Edwin Epps, être violent et ambigu. Il semble que 12 years a slave va rafler pas mal d'Oscars, et rien que pour le traitement du sujet, il le mérite. Mais, je le répète, je ne suis pas totalement enthousiaste.

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vendredi 24 janvier 2014

Lulu, femme nue - Solveig Anspach

Hier, mercredi 22 janvier 2014, est sorti un film très sympathique que je vous conseille: Lulu, femme nue de Solveig Anspach. Ce joli conte adapté d'une BD d'Etienne Davodeau (parue chez Futuropolis en 2008) narre les aventures de Lulu, surnom de Lucie (Karine Viard, épatante), qui rate lamentablement un entretien d'embauche à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, cité balnéaire de Vendée. Ayant loupé son train qui la ramenerait auprès de son mari garagiste et de ses trois enfants, Lucie, assez naturellement, prend la décision d'attendre quelques jours avant de retourner chez elle. Elle se sent tout à coup libre et n'éprouve aucune culpabilité. Bien au contraire, elle se laisse aller dans les bras de Charles, un gardien de camping rencontré sur la plage. Charles (Bouli Lanners, très bien), fraîchement sorti de prison, est couvé par ses deux frères. Puis Lulu croise le chemin de Marthe (Claude Gensac, excellente), vieille dame qui s'ennuie et qui éprouve des remords (je vous laisse découvrir lesquels). Sans vous dévoiler la fin, je peux vous dire qu'elle est plutôt optimiste et touchante. Un joli film qui fait du bien. Lire le billet d'Alex-6 qui en dit beaucoup de bien ainsi qu'Alain.

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mardi 21 janvier 2014

R - Tobias Lindholm / Le loup de Wall Street - Martin Scorsese / Yves Saint-Laurent - Jalil Lespert

Voici trois films que j'ai vus depuis le 1er janvier 2014.

Je commence par R du réalisateur/scénariste Tobias Lindholm (réalisateur/scénariste de Highjacking et co-scénariste de la série télé Borgen et de La chasse de Thomas Vinterberg). R, qui date de 2010, est aussi co-réalisé par Michael Noer. Dans R, on retrouve l'acteur Pilou Asbaek (vu dans Highjacking et Borgen) qui interprète le rôle de R (pour Rune), un détenu fraîchement arrivé dans une prison danoise. Il devient le souffre-douleur (si je puis dire) de certains co-détenus. Il va vivre une descente aux enfers dont il ne se relèvera pas, il n'est pas le seul. Comme je l'ai pensé et lu par ailleurs, l'histoire fait penser à Un prophète de Jacques Audiard mais en plus noir, plus glaçant. R est un garçon intelligent et plein d'idées, il n'a pas froid aux yeux mais il est seul ou presque contre tous les autres (des brutes qui font régner la terreur dans l'enceinte carcérale). On comprend aussi qu'il y a des barrières raciales: les Danois contre les autres (Albanais, Musulmans de tous pays, etc.). Jusqu'au bout, j'ai cru que Rune allait s'en sortir, ce n'est pas le cas (je vous laisse découvrir comment et pourquoi). Un film dur mais intéressant. Lire le billet de Chris.

Maintenant, je continue par Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese. Je ne m'étais pas précipitée pour le voir, n'ayant pas été convaincue par la bande-annonce. C'est un film long (presque trois heures) qui raconte une histoire vraie, celle de l'ascension et de la chute d'un agent de change (un "stockbroker"), Jordan Belfort, qui dans les années 2000 a vendu des actions qui ne valaient rien par son seul sens de la persuasion à des perssonnes crédules. Multimilliardaire, il va mener une vie dissolue (drogue, sexe, etc). Poursuivi par le FBI pour fraude fiscale. sa chute sera éclatante: il purgera même une peine de prison. C'est brillamment réalisé mais j'avoue que j'ai eu du mal à m'attacher à cet homme peu recommandable. Leonardo di Caprio fait une composition mémorable. En ce qui me concerne, j'ai vu ce film une fois, je ne pense pas le revoir un jour. Lire le billet très positif de Leunamme.

Je terminerais par Yves Saint-Laurent de Jalil Lespert, film qui a reçu l'aval de Pierre Bergé. Je retiendrai de ce film assez anecdotique l'interprétation de Pierre Niney (il EST Yves Saint-Laurent). Pour le reste, on ne voit pas le couturier en train de créer ses modèles (ou très peu), on suit plutôt ses amours éphémères et on regrette ses addictions malheureuses. On a du mal à cerner l'homme, Yves Saint-Laurent, qui était un être torturé et maniaco-dépressif (qui ne vivait semble-t-il que pour ses créations). Pour résumer, le film est un portrait superficiel d'Yves Saint-Laurent vu par Pierre Bergé (joué par Guillaume Gallienne) qui est le narrateur de l'histoire. J'ai regretté que les défilés de mode soient mal filmés: le réalisateur s'attarde sur les visages des mannequins qui défilent et presque pas sur les créations du couturier. J'attends avec intérêt le second film réalisé par Bertrand Bonnello consacré au couturier, qui doit sortir en octobre 2014 (sans avoir, lui, reçu l'approbation de Pierre Bergé...) [Saint Laurent, chroniqué le 05/10/2014].

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samedi 18 janvier 2014

Mère et fils - Călin Peter Netzer

Le film roumain Mère et fils est le troisième long-métrage du réalisateur Călin Peter Netzer. Sorti cette semaine (mercredi 15 janvier 2014) dans plusieurs salles à Paris, le film brosse le portrait d'une mère qui essaye coûte que coûte d'épargner la prison à son fils. Cornelia, une architecte qui crée aussi des scénographies, apprend que son fils unique Barbu, la trentaine, vient de renverser et de tuer avec sa voiture un jeune garçon de 14 ans. Les relations de cette mère à la forte personnalité avec son fils sont houleuses. Cornelia étouffe son fils de son affection. Elle le veut tout à elle et le défend coûte que coûte. Je vous laisse découvrir les manoeuvres qu'elle entreprend pour arriver à ses fins. Le réalisateur prend le parti de suivre Cornelia. L'actrice Luminita Gheorghiu (vraiment très bien) est de tous les plans. En revanche, Barbu est un homme qui ne m'a pas paru sympathique. C'est un "pauvre" type qui n'est pas à la hauteur de la situation, preuve en est sa relation avec sa compagne. La façon qu'a le réalisateur de filmer allant d'un personnage à l'autre peut sembler un peu fastidieuse mais cela donne une certaine force à l'ensemble. C'est un film que je conseille. Mère et fils a reçu l'Ours d'or au dernier festival du film de Berlin en 2013.

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dimanche 12 janvier 2014

Philomena - Stephen Frears

Philomena de Stephen Frears raconte une histoire qui touchera la plupart des spectateurs qui verront ce film (mouchoirs recommandés). Philomena Lee (magnifique Judi Dench), une Irlandaise septuagénaire, pense tous les jours à son petit garçon, Anthony, qu'elle a abandonné bien malgré elle dans les années 50. "Fille-mère", elle a accouché dans un couvent du type "Magdalene sisters" où les filles travaillaient 7 jours sur 7 dans des conditions épouvantables. Elle n'avait le droit de voir Anthony qu'une heure par jour. Anthony sera "acheté" par un couple d'Américains pour 1000 livres. A moins d'avoir un coeur de pierre, on ne peut pas rester de marbre à cette histoire. C'est tiré de faits réels. En 2002, accompagnée d'un journaliste, Martin (Steve Coogan, très bien), Philomena part aux Etats-Unis pour essayer de retrouver Anthony qui devrait fêter ses 50 ans. On sait assez rapidement ce qu'est devenu Anthony. On peut parler de mélo mais il y a beaucoup de retenue. Philomena est restée très attachée à la religion, elle ne condamne personne. En revanche, Martin est moins conciliant sur ce qu'a subi Philomena. Le film n'est jamais outrancier même si, sous l'oeil de Stephen Frears, le catholicisme en prend pour son matricule. Comme Aifelle, je vous conseille vraiment d'y aller; par ailleurs, Keisha parle du livre dont le film est adapté. Steve Coogan qui interprète Martin est aussi co-scénariste et co-producteur du film.

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mardi 7 janvier 2014

Gun crazy - Joseph L. Lewis / Rendez-vous avec la peur - Jacques Tourneur

Avant de continuer dans les nouveautés cinéma, je fais un billet sur deux "vieux" films ressortis en coffret DVD et Blu-Ray édition "collector" (je me suis offert ces deux plaisirs pour Noël). Le point commun de ces deux films (mis à part qu'ils sont très bien) est que le premier rôle féminin est interprété par une actrice peu connue: Peggy Cummins.

D'abord Gun Crazy (Le démon des armes) de Joseph L. Lewis (1950), un excellent film "noir" de série B qui fut un échec commercial à sa sortie et qui fut redécouvert (notamment par moi) sur grand écran à la fin des années 90. Bart et Laurie ont une passion commune, les armes à feu. Ils se rencontrent dans une fête foraine: elle, championne de tir, est une des attractions de cette fête. Bart, qui aime les armes et est aussi excellent tireur (mais sans aimer tuer) est fasciné par cette femme qui l'entraînera à sa perte. C'est un film haletant, très moderne dans sa narration. Ces deux amants maudits (préfigurant Bonnie and Clyde, béret et lunettes noires compris) commettent une série de braquages où personne n'est blessé. Mais comme Laurie veut toujours plus, ils vont commettre le braquage de trop. On se souvient longtemps de Laurie (Peggy Cummins), très femme fatale et aguicheuse. Bart (John Dall), lui, n'arrête pas de tergiverser, mais comme il aime Laurie, il la suit jusqu'au bout dans leur escalade criminelle. Leur histoire d'amour impossible est belle et tragique. Pour compléter le DVD, on trouve un livre intégré dans le coffret. Il comporte beaucoup de photos, du texte sur le tournage, le script, des fac similé (je n'ai pas tout lu). Dalton Trumbo qui n'est pas crédité au générique est l'auteur du script final. Si vous avez l'occasion, essayez de voir ce film...

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... tout comme Rendez-vous avec la peur (Night of the demon) de Jacques Tourneur (1957). Je l'ai adoré la première fois que je l'ai vu au" cinéma de minuit", il y a quelques années. Je suis contente qu'il soit sorti en DVD. L'histoire tourne autour de la démonologie, de runes sur un parchemin, d'un monstre cornu que l'on voit au début et à la fin, de superstitions et de cartésianisme. Ce film fantastique est un des meilleurs tourné par le réalisateur. Il y a une atmosphère pesante pendant tout le film, du fait que l'on sait dès le début qui est le "méchant" de l'histoire. Il a beau se déguiser en clown pour distraire les petits enfants, on sent le danger. Une angoisse sourde plane en permanence. Pour résumer l'intrigue: John Holden, un psychologue américain cartésien (Dana Andrews) est chargé de démasquer un charlatan anglais, le docteur Julian Karswell, qui terrorise ses détracteurs, jusqu’à provoquer leur mort. La première victime du docteur est le professeur Harrington. Joanna (Peggy Cummins), la nièce du professeur, demande à John Holden d'enquêter sur cette mort. Comme pour Gun Crazy, un livre (144 pages) accompagne le DVD: il comporte du texte, des photos, des anecdotes. Vraiment intéressant.

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Deux films à voir et à revoir

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samedi 4 janvier 2014

Tel père, tel fils - Hirokazu Kore-Eda

Après Nobody knows, Still walking et I wish, voici Tel père, tel fils du réalisateur japonais Hirokazu Kore-Eda. Ce film qui a reçu le prix du Jury au dernier festival de Cannes en 2013 est sorti le 25 décembre 2013. L'histoire reprend largement l'argument de La vie est un long fleuve tranquille réalisé par Etienne Chatiliez (1988). Ryoata, la quarantaine, est un architecte qui se consacre entièrement à son travail. Il forme, avec sa femme et son fils unique Keita, une famille presque idéale qui vit dans l'opulence. Ryoata n'est pas très présent pour son fils, un enfant calme. Heureusement que ce dernier sait s'occuper tout seul. La sérénité de cette famille est mise à mal quand ils apprennent par la direction de l'hôpital où est né leur fils que Keita n'est pas leur fils biologique et qu'il y a eu un échange de bébés à la naissance. Ils font la connaissance de Ryusei, leur enfant biologique, qui est élevé dans une famille plus modeste. Cette famille est composée de trois enfants (Ryusei étant l'aîné), très épanouis grâce à un père qui s'occupe beaucoup d'eux. Je dois dire que ce film de 2H00 est superbe et émouvant. Une fois de plus, le réalisateur montre qu'il sait très bien diriger les enfants et on ne sent aucune mièvrerie. Ce qui est terrible dans l'histoire, c'est que du jour au lendemain, des parents sont censés rendre un enfant dont ils se sont occupés pendant des années, et par là même deux garçonnets de 6 ans se retrouvent désemparés devant cette situation. En effet, pour quelle raison changer de père et mère? Ruysei, par exemple, n'arrête pas de demander "pourquoi?" à son "vrai" père. La fin de l'histoire m'a paru logique et la mieux pour tout le monde. Très beau film qui me fait bien démarrer l'année. Lire le billet de Leunamme.

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lundi 30 décembre 2013

Top cinéma 2013

Vous l'attendiez (presque) tous, mon top cinéma 2013. J'ai vu 109 films en 2013. Rétrospectivement, je suis plutôt satisfaite de cette année cinématographique qui m'a fait passer de très bons moments dans les salles obscures.

Voici 20 films (dont deux reprises) que je vous recommande si vous pouvez les voir un jour (je les ai listés par ordre alphabétique).

L'Attentat
de Ziad Doueiri, d'après le roman de Yasmina Khadra. J'ai préféré le film.

Blancanieves
de Pablo Berger: un film muet en noir et blanc et avec pas mal de musique: j'ai adoré cette réinterprétation du conte de Blanche-Neige.

Blue Jasmine de Woody Allen, pour Cate Blanchett qui fait une performance mémorable.

Django Unchained
de Quentin Taratino, pour Leonardo Di Caprio et Christoph Waltz (Oscar 2013 du meilleur acteur dans un second rôle, amplement mérité).

Fedora de Billy Wilder, cette reprise a été enthousiasmante en ce qui me concerne, avec le plaisir de revoir Marthe Keller et William Holden. Un genre de film comme on n'en fait plus.

Foxfire, Confessions d'un gang de filles de Laurent Cantet : Ce film très intéressant avec des jeunes actrices canadiennes pas connues toutes remarquables est sorti en tout début d'année. Je n'ai pas voulu l'oublier.

Hannah Arendt de Margarethe Von Trotta: passionnant et bouleversant. On n'oublie pas de sitôt le visage du vrai Eichmann assez neutre et banal.

Heimat, l'exode d'Edgar Reitz, j'ai choisi la deuxième partie du dyptique qui m'a plus intéressée que la première partie.

Highjacking de Tobias Lindholm: une confrontation et des négociations haletantes entre des responsables d'une entreprise danoise et quelques pirates somaliens, et des otages au milieu...

Inside Llewyn Davis
de Joël et Ethan Coen pour la musique, les chansons, le chat roux et New-York l'hiver.

La grande Bellezza de Paolo Sorrentino: que la ville de Rome est belle dans l'oeil du réalisateur, et Toni Servillo est génial. Le film est un des grands oubliés du festival de Cannes de 2013.

La Vénus à la fourrure de Roman Polanski, pour Emmanuelle Seigner, épatante. Et ce film prouve une fois de plus le grand talent de réalisateur de Roman Polanski.

Le mur invisible de Julian Roman Pölsler: film très prenant, et je vous recommande aussi le roman dont il est adapté.

Prisoners
de Denys Villeneuve, un excellent film à l'atmosphère pesante et menaçante.

Quai d'Orsay de Bertrand Tavernier: très drôle, enlevé, et j'ai retenu que les portes du ministère n'avaient pas été blessées: c'est l'essentiel.

Shokuzai (1ère partie - Celles qui voulaient se souvenir) de Kiyoshi Kurosawa : je dirais même plus, le chapitre 1 de cette première partie qui m'a beaucoup marquée.

Snowpiercer - Le transperceneige de Bong Joon Ho: pour l'histoire, pour le côté visuel et pour Tilda Swinton, sidérante.

The Lunchbox de Ritesh Batra: joli film mélancolique.

Tuez Charley Varrick de Don Siegel, un très bon film policier avec un Walter Matthau en grande forme: assez jubilatoire. Je ne l'avais jamais vu.

Wadjda de Haifa Al Mansour: un film qui a bénéficié d'un joli succès très mérité. On espère que Wadjda va pouvoir faire du vélo pendant longtemps.

Vous noterez que je n'ai mentionné ni La vie d'Adèle (1) d'Abdelatif Kechiche ni 9 mois ferme (2) d'Albert Dupontel, ni enfin A Touch of Sin (je ne l'ai pas chroniqué car il ne m'a vraiment pas plu), tant pis pour moi. Et je n'ai encore vu ni Le Loup de Wall Street (3) de Martin Scorsese ni Tel père, tel fils (4) de Hirokazu Kore-eda.

(1) Chroniqué le 30 octobre 2013.
(2) Chroniqué le 24 octobre 2013.
(3) Chroniqué le 21 janvier 2014.
(4) Chroniqué le 4 janvier 2014.

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