lundi 7 mars 2011

Films vus et non commentés depuis le 11/02/11

Je voudrais évoquer trois films que j'ai vus le week-end dernier. Ils n'ont aucun rapport entre eux, si ce n'est qu'ils sont sortis dans très peu de salles à Paris et qu'ils ne resteront peut-être pas à l'affiche très longtemps (ce qui est bien dommage).

Je commence par le film kirghize (sorti cette semaine), Le Voleur de lumière de Aktan Arym Kubat (qui interprète le rôle principal avec une bouille sympathique). Pendant 1H15, on se retrouve dans un Etat de l'ex-Union soviétique que personne ou presque ne peut situer sur une carte géographique. Dans les montagnes, dans un village oublié par la civilisation, vit M. Lumière, électricien de son métier. Il entretient les lignes électriques tout en trafiquant les compteurs pour les plus démunis qui ne peuvent pas payer les factures. Il est heureux en ménage, entouré de sa femme et de ses trois filles, et il conseille et écoute les autres. Son rêve est de construire des éoliennes dans la vallée battue par les vents. Mais des hommes corrompus, nouveaux maîtres du pays, ne l'entendent pas ainsi. Le fil de l'histoire m'a paru décousu mais le film dégage une certaine chaleur humaine et la dernière image avec l'ampoule qui fonctionne grâce à une éolienne bricolée donne une lueur d'espoir. Voir le billet de Neil.

J'ai suivi le conseil d'Ed concernant Santiago 73, post mortem de Pablo Larrain. J'ai été assez surprise par le début, au point de me demander si je m'étais pas trompée de film. Je ne m'attendais pas du tout à ce que j'allais voir. Mario, homme sans âge défini avec ses cheveux gris mi-long, traîne sa solitude entre chez lui (une petite maison impersonnelle) et la morgue où il travaille comme fonctionnaire (il tape les rapports du médecin légiste). On assiste à trois autopsies dont une femme (qu'on aura vu vivante dans le film) et un homme (le président Allende). C'est difficile d'évoquer ce film à l'atmosphère grise et métallique comme l'image. Les scènes de morgue sont hallucinantes avec des cadavres entassés (tués par balles) ou des agonisants. Il n'y aucun cri, quelques pleurs et des coups de feu. Le réalisateur évoque le coup d'Etat de Pinochet en 1973 et l'assassinat (ou le suicide?) de Salvador Allende, mais rien n'est montré. Tout est figé sauf la scène de larmes (que je n'ai pas comprise) à un moment donné du film. En revanche, la séquence finale est remarquable. Je l'ai comprise comme un drame de la jalousie (une femme a des relations intimes avec un homme: Mario ne peut l'admettre). Car plus tôt dans l'histoire, Mario avait bien fait comprendre à l'assistante du médecin légiste qu'il ne coucherait pas avec elle puisqu'elle avait couché auparavant avec ledit médecin. C'est un film abstrait mais qui mérite d'être vu. On ne voit pas ce genre de film très souvent.

Je terminerai avec Amours salés, plaisirs sucrés, un film espagnol de Joaquin Oristell qui donne la pêche. L'histoire se passe entre 1968 (année de la naissance de Sofia, l'héroïne du film sur un fauteuil de coiffeur) et 2001. Sofia se découvre très tôt une passion pour la cuisine et les garçons. Elle devient une cuisinière d'exception grâce à deux hommes: son mari et son amant (très mignons tous les deux). Ce ménage à trois fait des étincelles. Le film dégage une bonne humeur communicative. Le film a des saveurs salées, poivrées, pimentées, acides et sucrées. La charmante actrice qui illumine le film s'appelle Olivia Molina (elle est la fille d'Angela Molina qui a débuté dans un film de Luis Bunuel, Cet obscur objet du désir, en 1977). Je vous recommande vraiment ce film, tout comme Neil (encore lui - j'ai d'ailleurs vu son billet affiché à un des frontons du cinéma où j'ai assisté à la projection du film).

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mardi 1 mars 2011

Les femmes du 6ème étage - Philippe Le Guay

Pour me remettre de mes émotions "black swanesques", je suis allée voir Les femmes du 6ème étage, dans la foulée. Qu'est-ce que j'ai apprécié ce film sympathique et sans prétention! J'ai passé un excellent moment en compagnie de ces Espagnoles vivant dans des chambres de bonnes (sans le confort élémentaire), au dernier étage d'un immeuble parisien cossu. L'histoire débute en 1962. Jean-Louis Joubert (Fabrice Luchini, très bien), agent de change de père en fils depuis 3 générations, mène une vie (très) bourgeoise avec sa femme Suzanne (Sandrine Kiberlain) et ses deux garçons (têtes à claques). Leur domestique bretonne venant de les quitter, ils engagent Maria qui vient de débarquer d'Espagne et qui loge dans l'une de ces chambres du 6ème étage accessibles par un escalier de service, l'ascenseur leur étant interdit. Suite à quelques événéments que je ne dévoilerai pas, la vie de Jean-Louis Joubert va changer du tout au tout, au point qu'il va laisser femme et enfants pour se réfugier au 6ème. Je vous conseille vraiment ce film sans vulgarité et qui met de bonne humeur.

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mercredi 23 février 2011

Black Swan - Darren Aranofsky

Après moult hésitations (voir mon billet du 17/02/11), j'ai vu Black Swan de Darren Aranofsky. Je suis sortie de la projection avec un sentiment plus que mitigé. D'abord, je suis presque certaine que je le reverrai pas. Je dirais que l'un des défauts du film est l'inconsistance de son scénario et donc du personnage principal, Nina Sayers interprétée par Natalie Portman, qui affiche un rictus de souffrance pendant tout le film. Au bout d'un moment, cela devient insupportable. On ne peut pas avoir de l'empathie pour cette jeune femme qui n'a qu'un credo: être parfaite dans son métier de danseuse. Je pense qu'elle devrait se faire soigner car elle m'a semblé bien atteinte psychologiquement. D'ailleurs les cauchemars éveillés qu'elle fait semblent nous le prouver. Elle m'a davantage crispée qu'autre chose, j'avais envie de la secouer ou de lui donner une claque, mais pas de la consoler, surtout quand elle jette ses peluches au vide-ordures. Autre bémol à propos de ce film, qui est le côté que je trouve toujours déplaisant dans les films d'Aranofsky, c'est de nous montrer les scarifications du corps (en l'occurrence celui de Nina): quand elle s'arrache la peau de ses doigts ou qu'elle se gratte jusqu'au sang. Cette jeune femme qui est sous la coupe de sa mère (ancienne danseuse elle-même) a du mal à devenir une vrai femme et elle est aussi dominé par le seul personnage masculin du film, Thomas Leroy (joué par un Vincent Cassel pas si mal par rapport au rôle qu'il doit endosser). Je note que pour Darren Aranofsky (en tout cas dans ce film), le sexe se résume à la masturbation et à une séquence saphique. Je trouve que ce film manque cruellement de sensualité. Personnellement, j'adore voir des spectacles de ballets classiques. Je m'attendais à vibrer devant ce film comme je peux vibrer devant un ballet; et bien pas du tout. Le peu de danse que l'on voit est assez mal filmé. On parle aussi de la musique de Tchaikovski. Je ne la trouve pas du tout mise en valeur. Tout cela pour dire que Black Swan n'est pas mon film de l'année (1). En revanche, je verrais bien, un de ces jours, une belle interprétation du Lac des cygnes, cela m'en a redonné envie.

(1) Voir les critiques bonnes et moins bonnes de Leunamme, Ffred, Wilyrah, Neil, Edisdead, Tinalakiller, Chris, Alain, Quaty, Vincent, Ornelune, Oriane, Choupynette, Bond007 et beaucoup d'autres.

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vendredi 11 février 2011

Films vus et non commentés depuis le 29/12/2010

Voici quelques films qui ne méritent pas vraiment un billet à part entière. Il y en a pour tous les goûts (surtout si on n'est pas trop exigeant pour certains).

Les chemins de la liberté de Peter Weir narre le périple de 7 hommes évadés d'un camp de Sibérie en 1941, dont certains ont parcouru plus de 6500 km à pied pour arriver en Inde. Les acteurs ne jouent pas mal, les paysages sont beaux, mais il manque un souffle épique et je trouve que le réalisateur a du mal à faire croire que ces hommes ont marché autant de kilomètres. Changer de paysage et de climat ne fait pas tout.

Si vous voulez voir un film plutôt risible (surtout la fin), allez voir Le dernier templier de Dominique Sena. Si j'étais Satan, je porterais plainte pour atteinte à mon image démoniaque. A part ça, Nicolas Cage s'est fait plein de cheveux et Ron Perlman finit en cendres. Pour résumer l'histoire, on assiste à une suite de tueries lors de croisades sur plus d'une dizaine d'années, la peste fait des ravages, et tout cela est l'oeuvre de Satan qui cherche à détruire tous les exemplaires du livre de Salomon dont des passages lus à haute voix servent d'exorcismes contre lui. Film évitable même s'il a fait déjà pas mal d'entrées en salles en France.

J'ai vu Rien à déclarer de Dany Boon pour Benoît Poelvoorde, car le réalisateur et ses ch'tis ne m'avaient pas fait rire. L'histoire: à la veille de 1993 avec l'ouverture des frontières européennes, le métier de douanier est menacé. On sourit parfois à des scènes que l'on a l'impression d'avoir déjà vues. Comme dirait Ffred, cela ressemble quand même à du sous-De Funès. Mais Karine Viard, Benoît Poolvoerde, Bouli Lanners sont très bien. Pour le reste, bof, surtout que les dialogues ne sont pas un modèle de finesse.

Carancho
(Rapace en espagnol) de Pablo Trapero m'a laissé une impression mitigée. En pré-générique, on nous annonce qu'il y a des centaines de milliers de morts par accidents de la route en Argentine. Je voulais voir le film pour Ricardo Darin, et la BA me semblait prometteuse. J'avoue que, comme d'autres blogueurs, j'ai été déçue, car les tenants et les aboutissants de l'histoire sont nébuleux. Le film a été tourné caméra au poing, très près des acteurs: cela bouge beaucoup. Concernant le thème central de l'histoire, l'escroquerie aux assurances, on ne sait pas trop comment cela fonctionne si ce n'est que tout le monde semble dans le coup: les hôpitaux, les avocats véreux, les policiers et même les victimes consentantes (quand elles ne sont pas déjà mortes). A cela se greffe une histoire d'amour improbable entre l'avocat (Ricardo Darin) et une jeune urgentiste (Martina Gusman) qui se drogue pour tenir. Je n'y ai pas vraiment cru. En revanche la fin du film vous laisse tétanisé. Un film qui ne peut pas plaire à tout le monde. Pedro Trapero est le réalisateur d'un film que j'avais bien apprécié, Leonera, interprété déjà par Martina Gusman (sa compagne dans la vie).

L'avocat, de Cédric Anger, se laisse voir grâce à un scénario bien ficelé et un Benoît Magimel pas mal du tout en avocat idéaliste qui ne rêve que de plaider devant une cour. En face de lui, Gilbert Melki, patron véreux d'une entreprise de retraitement de déchets toxiques, est inquiétant à souhait, surtout qu'il est entouré d'acolytes peu recommandables. Une diffusion à la télé aurait peut-être été suffisante.

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samedi 5 février 2011

Poupoupidou - Gérald Hustache-Mathieu

Poupoupidou de Gérald Hustache-Mathieu ressemble à un bonbon fondant mais qui laisse un goût un peu acide au fond de la bouche, car l'héroïne du film, une certaine Martine Langevin qui a pris comme pseudonyme Candice Lecoeur (elle est, en effet, jolie comme un coeur) est déjà morte quand l'histoire commence. David Rousseau (Jean-Paul Rouve), écrivain en mal d'inspiration, se retrouve à Mouthe (ville la plus froide de France), dans le Jura, en Franche-Comté. Il apprend qu'une jeune femme, célébrité locale, a été retrouvée morte dans la zone franche qui sépare la Suisse de la France. Il décide de savoir ce qui est arrivé à Candice. Il est aidé en cela par un gendarme inconsolable de la mort de cette dernière. David Rousseau retrouve le journal intime de Candice, qui se compose de plusieurs carnets. De nombreux flash-back ponctuant le film donnent l'occasion d'admirer, en plus de son talent, les formes rebondies et attrayantes de Sophie Quinton, qui, de rousse, se transforme en jolie blonde. Des scènes restent en mémoire comme celle de la séance photo du calendrier des pompiers, ou celle de la présentation de la météo. Le film est un bel hommage réussi aux films américains des années 50 (comme All about Eve) et même ceux plus contemporains comme Barton Fink des frères Coen (la chambre d'hôtel et l'écrivain), C'est aussi une sorte de transposition d'une partie de la vie de Marilyn Monroe. Ce film, au scénario très original mais qui reste modeste, mérite toute votre attention. S'il passe par chez vous, allez le voir sinon attendez sa sortie en DVD.

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dimanche 30 janvier 2011

Le discours d'un roi - Tom Hooper

Après avoir été récompensé du Golden Globe en ce début d'année, Colin Firth devrait recevoir l'Oscar du meilleur acteur, mérité en tout état de cause pour son interprétation du roi George VI (alias Bertie), qui souffrait de bégaiement. Ce prince né Albert, Frederick, Arthur George, a été le père de l'actuelle reine Elisabeth II et de la princesse Margaret. Marin de formation, il ne devait pas régner, mais se retrouva couronné roi pendant la période difficile de la fin des années 30. En effet, son frère Edward VIII abdiqua pour l'amour d'une Américaine, Wallis, deux fois divorcée (mais cette raison ne fut a posteriori qu'un prétexte). Le film commence en 1934, le futur George VI a des problèmes d'élocution qui l'handicapent énormément. On apprend que son bégaiement débuta à l'âge de 4 ou 5 ans et qu'il était un gaucher contrarié. Sa femme, Elisabeth (Helen Bonham Carter), lui présente un orthophoniste (acteur raté), Lionel Logue (un Australien installé à Londres), aux méthodes peu orthodoxes. George, très réticent, renonce plusieurs fois à suivre les conseils de cet homme (Goeffrey Rush, absolument formidable) qui le soutient jusqu'au fameux discours, le premier d'une longue série, où George VI s'adresse aux Anglais en les incitant à lutter et à vaincre la barbarie (personnifiée par Hitler). Le film est une réussite en tous points: les décors, les costumes, le scénario et les acteurs (uniquement des pointures) qui transcendent ce film à voir absolument en ce début d'année. Je l'ai vu en avant-première devant une salle comble: les spectateurs ont énormément applaudi à la fin.

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lundi 24 janvier 2011

Tolstoï, le dernier été - Michael Hoffman

Un peu en désespoir de cause (je trouve qu'il y a très peu de films dignes de ce nom sortis depuis trois semaines), je suis allée voir Tolstoï, le dernier été (sorti dans très peu de salles) dont j'avais entendu dire du bien lors d'une émission du Masque et la Plume sur France Inter. Ce qui m'a aussi poussée à le faire est que je suis une grande admiratrice depuis longtemps d'Helen Mirren. L'histoire se passe en 1910. Tolstoï (Christopher Plummer) n'a plus que quelques mois à vivre. Adulé dans son pays, l'auteur de Guerre et Paix et Anna Karenine est marié depuis 48 ans avec Sofia (Helen Mirren). Sous l'influence de quelques idéalistes et par conviction personnelle, Leon Tolstoï (initiateur du mouvement tolstoïen) avait décidé de céder ses droits d'auteur à la nation russe, au grand dam de Sofia, mère de ses 13 enfants (dont 8 vécurent) et qui fut sa secrétaire dévouée pendant toutes ces années, recopiant 6 versions successives de Guerre et Paix! Abandonnant sa demeure et sa famille, Tolstoï meurt d'une pneumonie, assez seul. Sofia est montrée comme une femme qui veut protéger sa famille. Helen Mirren est absolument formidable. Moi qui n'ai jamais lu d'oeuvre de Tolstoï, je finirai bien par lire des nouvelles. Sinon, on vient de publier les mémoires de cette épouse hors du commun. Un film intéressant, joué en anglais, mais cela ne m'a pas dérangée.

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samedi 15 janvier 2011

Harry Brown - Daniel Barber

Que dire du film Harry Brown sorti le 12 janvier 2011 et vu en avant-première courant décembre 2010? Qu'il est d'une violence inouïe. Je suis sortie de la projection en étant mal à l'aise et assez sonnée. Quoi qu'en dise le dossier de presse, il pourrait être sous-titré "Un justicier dans la ville" - en l'occurrence, un quartier de Londres. Harry Brown (Michael Caine, impressionnant), ancien "marine" à la retraite, y vit dans un quartier difficile, gangréné par la violence et les trafics en tout genre (le réalisateur ne nous épargne pas grand-chose). Son vieil ami et voisin, Leonard, est assassiné par une bande de jeunes. Face à la police impuissante dont une inspectrice jouée par Emily Mortimer, Harry, qui vient de perdre sa femme, décide de se faire justice lui-même. Et là, on assiste à des scènes qui frôlent parfois l'insoutenable, à l'image de la première séquence du film où deux jeunes sur une moto tirent au hasard avec une arme, et une femme s'écroule, tuée net à côté de son bébé dans un landau. Une autre séquence m'a beaucoup perturbée. Harry veut trouver une arme et se retrouve dans l'antre d'un petit malfrat camé jusqu'au yeux. A proximité, une jeune femme avachie sur un divan, la bave aux lèvres, est proche de l'overdose. Je ne vous en dirai pas plus. Je reprocherai au film son manque d'humour et de recul. Ce portrait proche d'une certaine réalité n'est pas bien gai. Je suis étonnée qu'Harry Brown ne soit même pas interdit au moins de 12 ans. En résumé, je dirais que ce n'est pas un film pour se détendre un samedi soir.

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mercredi 12 janvier 2011

Bullitt - Peter Yates (billet N°2)

Venant d'apprendre le décès du réalisateur Peter Yates survenu le 9 janvier 2011, j'en profite pour écrire un mini-billet sur son film le plus célèbre, Bullitt (1969), avec le regretté Steve Mc Queen (je n'ai pas vu les autres ou alors, ils ne m'ont pas laissé de souvenirs précis). Ce film devenu un classique n'avait d'autre but que de distraire. C'est un très bon film policier avec beaucoup de suspense. La musique de Lalo Schifrin joue un grand rôle. Le film permet d'admirer les rues de San Francisco, la célèbre poursuite en voiture dans la ville est devenue une référence en la matière. Et puis il y avait Steve Mc Queen (dans le rôle de Bullitt), au faite de sa gloire, mort sans héritier cinématographique. Jacqueline Bisset, toute jeunette, joue les utilités avec talent. Bullitt est le genre de film que l'on revoit toujours avec plaisir (il existe en DVD à petit prix). Il dégage un charme certain qui donne la nostalgie de la fin des années 60. [film déjà chroniqué le 22 août 2007]

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mercredi 5 janvier 2011

Another year - Mike Leigh

Je voulais dire beaucoup de mal du dernier Mike Leigh, et bien c'est raté. Another year est LE film qui me réconcilie avec ce réalisateur dont j'avais beaucoup beaucoup aimé Naked en 1993 (prix de la mise en scène et prix d'interprétation masculine au festival de Cannes de cette année là), mais qui par la suite m'avait toujours déçue: je n'avais pas aimé Secrets et mensonges, Vera Drake ni Be Happy (ce dernier film m'avait particulièrement horripilée). Pour en revenir à Another year, l'histoire se passe sur quatre saisons: printemps, été, automne et hiver. Tom et sa femme Gerry forment un couple uni depuis de nombreuses années. Ils vivent dans une maison agréable et ont un fils de 30 ans, Joe. Gerry est psychologue et Tom géologue. Tom et Gerry dont la passion commune est le jardinage sont à l'écoute des autres, et en particulier de Mary (une collègue de Gerry), une femme paumée, handicapée de la vie, seule, mariée et divorcée deux fois, qui boit et parle beaucoup. Elle vient souvent chez eux, cette maison lui sert de refuge (elle reste parfois la nuit). En revanche, Mary n'est pas toujours aimable: il faut voir le regard meurtrier qu'elle lance à Katie, la petite amie de Joe, quand celui-ci vient la présenter à ses parents. En effet, Mary ressent un tendre sentiment pour Joe. Elle se fait des illusions à tout point de vue. Ken, une autre connaissance du couple, fait aussi peine à voir quand il est invité chez eux. Il boit beaucoup trop et fume pas mal. La dernière partie se passe en hiver où survient un décès et où Mary semble au bout du rouleau (elle se raccroche à Gerry comme à une bouée). Son état de détresse extrême rejoint celui d'une patiente de Gerry que l'on voit au tout début du film et que l'on ne revoit plus après. Le film dure un peu plus de deux heures, je n'ai pas vu le temps passer. Les comédiens sont tous formidables. Another year (sélectionné au dernier festival de Cannes) fut, je le confirme, le grand oublié du palmarès. Allez le voir.

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