dimanche 13 avril 2008

Films vus et non commentés depuis le 11 mars 2008 (2ème partie)

Comme promis, suite et fin - provisoire! - de mes petites "non-chroniques" entamées avant-hier.

Le nouveau protocole de Thomas Vincent avec Clovis Cornillac et Marie-José Croze: la première et la dernière scène sont terrifiantes par ce qu'elles montrent. Des cobayes humains (dans les pays en voie de développement) servent à tester des médicaments.  Pour le reste, nous avons Clovis Cornillac qui perd son fils dans un accident de voiture incompréhensible. Il décide de mener l'enquête. Il croise le chemin de Marie-José Croze (qui décidément, après Munich de Steven Spielberg, connaît des fins tragiques) et de Dominique Reymond, grande actrice, qui en responsable de labo pharmaceutique est très bien. Elle joue tout en retenue et en même temps on sent la poigne de fer avec une voix douce. Le film est bien fait mais il mélange un peu les genres.

L'orphelinat de Juan Antonio Bayona m'a un peu fait penser au film Les autres de Alexandro Amenabar. L'histoire se passe dans une grande maison, ancien orphelinat où un drame épouvantable s'est déroulé plusieurs années auparavant. Une famille, composée du père, de la mère, Laura (ancienne pensionnaire du lieu), et de Simon, leur fils adoptif séropositif, a décidé de s'installer dans cette demeure isolée au bord de la mer pour ouvrir une institution pour enfants attardés. Simon est pertubé, il entend des voix d'enfants et leur répond. Le jour de l'inauguration, Simon disparaît. Sa mère Laura n'aura de cesse de le chercher. Sans dévoiler la fin, je conclurai que le film bascule dans le fantastique et le merveilleux où Peter Pan et à Wendy jouent un rôle.
PS: suite à la demande de Ffred (ci-dessous), j'ajoute que j'ai bien aimé le film. Il y a du suspense jusqu'au bout, c'est très bien fait.

J'ai été fascinée par Beaufort de Joseph Cedar, Ours d'argent du meilleur réalisateur au dernier festival de Berlin. Il ne se passe pas grand-chose dans cet ancien château du temps des Croisés où stationnent un bataillon de jeunes Israéliens en attendant leur retrait. Nous sommes en 2000 au Liban. Malheureusement, avant leur évacuation, des missiles et roquettes sont tirés, provoquant des pertes humaines au sein du groupe. Les deux heures du film passent très vite et on arrivent à s'attacher à ces jeunes qui attendent. On ne voit pas l'ennemi, on ne fait que l'entendre. J'ai entendu récemment que cela faisait penser au Désert des Tartares de Dino Buzzati (c'est assez vrai).

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vendredi 11 avril 2008

Films vus et non commentés depuis le 11 mars 2008 (1ère partie)

Premier de deux billets sur des films que j'ai vus depuis un mois, très différents dans le ton, l'histoire, etc. Comme je n'ai pas énormément à en dire (selon mon habitude, cf. billet précédent), mais qu'il ne s'agit pas de films indifférents, je fais cette fois un "tir groupé" à deux coups.

Bienvenue chez les ch'tis de Dany Boon: je ne vais pas parler d'un film qui vient de dépasser les 17 millions d'entrées (comme La Grande vadrouille) et qui va atteindre le score de Titanic, soit 20 millions de spectateurs. Tout au plus ai-je entendu que les ventes de maroilles ont énormément augmenté. Line Renaud n'est pas tout à fait à sa place dans ce film. En revanche les deux minutes à l'écran de Michel Galabru sont hi-la-ran-tes. Une fois de plus, la bande-annonce est plus drôle que le film. Et voilà pour mon avis sur Bienvenue chez les Ch'tis.

Crimes à Oxford de Alex de la Iglesia avec Elijah Wood et John Hurt, film distrayant avec une énigme mathématico-policière. Elijah Wood a bien grandi depuis Le seigneur des anneaux. Léonor Watling donne la touche féminine indispensable. La fin est un peu compliquée. Comme je l'ai dit sur des commentaires de blogueurs, j'aime bien une des répliques dite par John Hurt: "Ce qui fait un crime parfait est la désignation d'un faux coupable".

Dans la vie de Philippe Faucon, avec des acteurs non professionnels. C'est le premier film que je vois de ce réalisateur qui interprète aussi un rôle. Le film dure 1h05. J'ai été touchée par la relation d'amitié (après quelques frictions) qui s'ébauche entre la Juive et la Musulmane. La première est handicapée, la deuxième est chargée de s'en occuper. Grâce à la rémunération de l'une, l'autre pourra (accompagnée de son mari) effectuer son pélerinage à la Mecque. Un film qui fait du bien.

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lundi 7 avril 2008

La Ronde de nuit - Peter Greenaway

Je n'avais pas vu de film de ce réalisateur depuis un certain temps. J'ai découvert le cinéma de Greenaway avec Meurtre dans un jardin anglais (voir mon billet du 15/10/07). Je m'attendais à un film de ce type, sorte de jeu intellectuel intriguant. Après avoir vu La Ronde de nuit, ma déception est à la hauteur de mon attente. La ronde de nuit, le tableau, n'est qu'un prétexte pour s'attacher à la vie sentimentale agitée (semble-t-il) de Rembrandt, fils de meunier et mort ruiné d'avoir peint ce tableau. Le film est filmé comme une pièce de théâtre sur un grand plateau. On voit successivement sa femme Saskia (qui meurt d'une infection à la suite de ses couches), sa maîtresse puis celle qui sera la compagne des derniers jours de Rembrandt que l'on ne voit jamais peindre. Le film est très bavard et l'ensemble est filmé dans un clair-obscur proche des tableaux du Maître. Cette Ronde de nuit est une commande passée par des notables qui sont représentés d'une certaine façon, un est plus petit que l'autre, des personnages dissimulés derrière d'autres, etc. Rembrandt a voulu dénoncer un complot pour l'assassinat d'un personnage du tableau. Le peintre n'a récolté que disgrâce et ruine. L'énigme policière représentée dans le tableau est noyée dans un film esthétiquement très beau mais beaucoup trop long et ennuyeux et qui ne m'a pas passionnée. Même la musique n'est pas celle de Michael Nyman qui était le compositeur de prédilection de Peter Greenaway.

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mardi 1 avril 2008

Le Mozart des pickpockets - Philippe Pollet Villard

Je profite du fait que ce court-métrage est passé sur France 3 dans la nuit du lundi 31 mars au mardi 1er avril à 01 h 30 (grrrr... Sans blague, quel horaire!) pour accrocher mon billet dans leur dos.
Le Mozart des pickpockets (2006), qui vient d'être récompensé par le César et l'Oscar du meilleur court-métrage de fiction cette année, est paru en DVD pour un prix modique, avec deux autres courts, La baguette et Ma vie sur le trottoir du même réalisateur, Philippe Pollet Villard. Ce dernier est aussi le comédien principal et scénariste et il vient de publier un roman, La fabrique de souvenirs (Flammarion). Dans le Mozart des Pickpokets (qui dure 31 minutes), après que leurs complices aient été arrêtés en flagrant délit de vol, deux pickpockets très "loosers", Philippe et Richard, se retrouvent à recueillir un petit gamin sourd, qui se révèle très doué comme pickpocket en vidant les sacs à main dans les grands cinémas. Entretemps, on apprend à s'attacher à ces deux hommes complètement déconnectés de la réalité, très gaffeurs, et, somme toute, bien moins doués dans ce "métier" de pickpocket. Film et personnages sont sympathiques. Dans La baguette, film antérieur au Mozart... (il est de 2003), nous retrouvons Philippe et Richard, récemment sortis de prison et sans argent, qui décident de faire un braquage dans une épicerie, avec comme arme une barre de fer dissimulée dans une baguette de pain. Bien évidemment, rien ne se déroule comme prévu, et comme Philippe et Richard ont faim, ils finissent par manger la baguette. Dans Ma vie sur le trottoir (1997), on fait la connaissance de Philippe, qui, en faisant du porte à porte pour vendre des aspirateurs, a rencontré Jacqueline, divorcée de son mari, plus très jeune, prostituée et propriétaire d'un s*x-sh*p. Tout naturellement, Philippe s'est retrouvé être son souteneur (mais à la bonne franquette), il s'est installé chez elle et est devenu gérant du magasin. Le souci de Philippe qui s'écoute parler est de trouver une énième danseuse-actrice pour le p**p-sh*w. Le court-métrage finit autour d'un lapin au four brûlé. Je dirais que Philippe Pollet Villard a un style bien à lui. Ses dialogues sont très bien écrits, souvent poétiques, les situations sont drôles, c'est enlevé. 10 ans séparent Ma vie... et Le Mozart...: cela se voit dans la façon de filmer. Dans Le Mozart des Pickpockets, les plans sont plus travaillés, il y a des effets de caméra avec travelling arrière. Le montage aussi s'est bien amélioré. J'espère que, dans un futur proche, Philippe Pollet Villard aura l'occasion de faire un long-métrage.

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lundi 31 mars 2008

La Zona - Rodrigo Plà

La Zona, film mexicain (label Découverte UGC) d'un réalisateur urugayen, mérite d'être vu. Nous sommes dans une grande ville, peut-être Mexico. Un groupe de gens nantis vivent en cercle fermé dans une zone protégée par un mur, des barbelés et de la vidéo-surveillance dans des maisons bourgeoises et des jardins proprets. Une nuit de tempête, un court-circuit provoque une panne. Trois jeunes de la ville passent par-dessus le mur pour cambrioler une ou deux maisons: une femme est assassinée. En riposte, deux des jeunes et un vigile sont tués parce que les gens qui vivent dans "la Zona" sont armés et font justice eux-même en tirant sur tout ce qui bouge. Le troisième larron, Miguel, adolescent d'une quinzaine d'années, arrive à se cacher dans une cave. Il est pris en charge par un des jeunes de "la Zona". Un flic de la ville, intègre en apparence, essaye de mener une enquête pour savoir ce qui s'est passé: les corps des deux voyous se sont volatilisés. En réalité, ils ont été enveloppés dans des sacs poubelles et jetés dans une benne à ordures pour être transportés hors de "la Zona" comme d'autres déchets. Dans la communauté de "la Zona", certains ont des états d'âme sur ce qui s'est passé mais on leur fait comprendre qu'ils n'ont pas à en avoir. Le film montre très bien le fossé entre ceux qui ont les moyens de se protéger en se coupant du reste du monde, surtout des gens des bidonvilles, de la misère, de l'insécurité de la ville que l'on voit de loin. Mais ces gens de "la Zona" se sont eux-mêmes enfermés dans un ghetto volontaires, c'est le monde à l'envers. Ils vivent dans un cocon douillet, mais jusqu'à quand? Et on en revient à l'argent, aux pots-de-vin car la police est corrompue. La communauté paye une somme conséquente à la police de la ville pour ne pas être inquiétée et c'est le troisième voleur, Miguel, qui en fera les frais. C'est la séquence la plus terrible du film que je ne raconterai pas. Cet état de fait n'est malheureusement pas de la science-fiction puisque ces "zonas" existent déjà dans certaines villes des Etats-Unis et ailleurs. Ce phénomène de peur et de rejet de l'autre ne peut que mal finir. En tout cas, c'est un très bon film et que l'on n'oublie pas et que je qualifierais de "thriller social".

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jeudi 27 mars 2008

Les femmes de l'ombre - Jean-Paul Salomé

En raison de certaines critiques que j'ai lues ici et là dans les journaux ou sur les blogs, je ne m'attendais à rien de particulier, j'avais plutôt une idée négative. Et bien, Les femmes de l'ombre de Jean-Paul Salomé est un film pas mal du tout qui mérite le détour. D'abord, comme son nom l'indique, les femmes y sont à l'honneur. Les 5 actrices, Sophie Marceau en tête, sont toutes convaincantes. Nous sommes en 1944, neuf jours avant le débarquement allié. A Londres, un membre du SOE (Service Operation Executive) est chargé de recruter des femmes pour mener une opération dangereuse: récupérer un Britannique blessé et soigné dans un hôpital pour officiers allemands. En effet, cet homme est au coeur de l'opération Phénix dont on a l'explication à la fin. Le sauvetage est un succès mais l'intervention d'un officier allemand est le grain de sable qui met en danger la vie des 5 femmes et de l'homme (Julien Boisselier, le seul qui m'a paru pas très à l'aise) qui les a recrutées. Les Allemands ne sont pas caricaturaux et le scénario m'a paru suffisamment vraisemblable pour que je ne m'ennuie pas. Une bonne surprise en ce qui me concerne, et d'ailleurs, dans la salle où j'ai vu le film, les spectateurs m'ont paru captivés et j'ai même entendu quelqu'un à la sortie dire à un ami que ce n'était pas mal.

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dimanche 23 mars 2008

The Dead Girl - Karen Moncrieff

Avant qu'il ne disparaisse des grands écrans, je parlerai du dernier Grand prix du Festival du cinéma américain de Deauville, The Dead Girl (littéralement, La jeune femme morte) de Karen Moncrieff. Cette oeuvre très bien ficelée est divisée en 5 parties dont les titres sont: l'étrangère, la soeur, l'épouse, la mère, la jeune fille morte. Chronologiquement, la dernière partie est celle qui précède toutes les autres. "L'étrangère" (Toni Collette) découvre le cadavre d'une jeune femme morte dans un champ derrière chez elle. L'événement permet à cette fille, mal dans sa peau, de s'émanciper enfin de sa mère tyrannique et de rencontrer un homme. La femme qui est au centre de la deuxième séquence, "La soeur", est médecin légiste. C'est elle qui est chargée de l'autopsie de la victime. Elle croit reconnaître en la victime, grâce à une marque de naissance, sa soeur disparue des années plus tôt. En revanche, la famille n'est pas convaincue. La troisième séquence met en scène "L'épouse". Il s'agit d'une femme au bout du rouleau qui découvre que son mari est un "serial-killer". Il en est à sa 8ème victime. C'est monsieur tout-le-monde mais avec une femme dominatrice. Dans la séquence "La mère", jouée magnifiquement par Marcia Gay Harden, cette mère reconnaît sa fille disparue (the dead girl) grâce à une photo. Dans le même temps, elle découvre qu'elle est grand-mère. La cinquième et dernière séquence, "La jeune femme morte", met en scène la Génèse de l'histoire. Krista, un peu "pute" mais très paumée, se dispute avec son ami et fait de l'auto-stop pour rejoindre sa petite fille afin de lui fêter son anniversaire. Elle rencontrera son destin. Je recommande ce film qui a un ton particulier avec des beaux rôles féminins.

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mercredi 19 mars 2008

Le cahier - Hana Makhmalbaf

Y a-t-il ou non un hasard dans la programmation en salle de deux films sur l'Afghanistan? Je les ai vus pour ma part à bref intervalle. Après Les cerfs-volants de Kaboul (mon billet du 15/03/08), voici donc Le cahier. Je ne suis pas prête d'oublier le visage de Bachti, petite fille en tenue afghane haute comme trois pommes, dont le seul but est d'aller à l'école pour écouter des histoires drôles, pareilles à celles que lui raconte Abbas, petit bonhomme aux cheveux ras qui est en train d'apprendre l'alphabet sur un manuel. Nous sommes dans la région de Bâmiyân sur la Route de la soie, au pied de l'emplacement où les bouddhas de Bâmiyân se trouvaient avant qu'ils ne soient pulvérisés à la dynamite par le régime des Talibans en 2001. D'ailleurs, la première et la dernière séquence sont tirées du même document d'archives où l'on voit les deux bouddhas pulvérisés. Quand commence Le cahier (dont le titre original en anglais peut être traduit en français par "les bouddhas ont explosé de honte"), Bachti est chargée par sa mère de garder son petit frère. Pas très loin, Abbas, un petit voisin, récite à haute voix son alphabet. Nous sommes dans des habitations troglodytes. En entendant Abbas, Bachti, après avoir attaché le bébé par un pied pour qu'il ne s'enfuit pas, s'en va acheter un cahier qui lui permettra d'aller à l'école. Grâce à des oeufs qu'elle vend sur le marché (non sans mal), elle arrive à avoir un cahier à couverture jaune contre dix roupies. Elle n'a pas assez pour s'acheter un crayon. Pour le remplacer, elle prend le rouge à lèvres de sa mère. Et la voilà partie avec Abbas. Elle arrive d'abord dans une école de garçon en plein air, où le maître ne l'accepte pas parce qu'elle est une fille. L'école de fille se situe de l'autre côté de la rivière. Mais avant d'y arriver, elle sera malmenée (pour rire ou non) par une bande de garçons guère plus âgés qu'elle, qui jouent les "durs" avec des morceaux de bois (simulant des armes) dans les mains. Ils menacent de la lapider et lui mettent un sac en papier sur la tête. J'ai eu peur qu'ils mettent leur menace à exécution. Bachti, courageusement, arrive à s'en sortir (mais avec un cahier réduit à sa plus simple expression), et fait un passage bref dans une salle de classe, où la maîtresse a l'air de se désintéresser totalement de ce qui s'y passe. Puis retournant vers chez elle, à l'ombre où furent les bouddhas, Bachti est à nouveau menacée par les mêmes garçons. Ils veulent la tuer "pour rire". Abbas qui l'accompagne lui dit "de faire la morte comme cela, elle sera libre" (dernière réplique du film)... Hana Makhmalbaf, jeune cinéaste de 20 ans (une des filles, comme Samira, la réalisatrice de A 5h de l'après-midi (2003), et de La Pomme (1998), du cinéaste iranien Mohsen Makhmalbaf), dont c'est le premier film, montre une grande maîtrise de son sujet. La petite fille est de tous les plans et la cinéaste s'est mise à sa hauteur. C'est un beau film très fort où les adultes sont à peu près absents ou sans visage (à part le vendeur de cahiers aux yeux dorés ou un agent de la circulation). Une belle surprise et une révélation qui dure 1h20.

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samedi 15 mars 2008

Les cerfs-volants de Kaboul - Marc Forster

C'est l'histoire de deux garçons, Amir et Hassan. Nous sommes en 1979, à Kaboul, en Afghanistan, juste avant l'entrée des Soviétiques dans la ville. Amir est orphelin de mère mais il a un père, Baba, qui fait partie de l'intelligentsia afghane. Hassan (issu d'une ethnie différente) est le fils du domestique. Ils sont unis par leur passion commune des cerfs-volants qui volent haut dans le ciel de Kaboul. Mais Amir ressent une sorte de mépris ou de la jalousie pour Hassan. Non seulement il ne vient pas au secours d'Hassan quand celui-ci est agressé sexuellement par des plus grands que lui, mais en plus il le fait accuser pour un vol qu'Hassan n'a pas commis. Hassan quitte la maison accompagné de son père. Les chars soviétiques étant arrivés dans Kaboul, Baba et Amir fuient l'Afghanistan, se dirigeant vers le Pakistan avant d'arriver aux Etats-Unis. La demeure de Baba est laissée à la vigilance de Rahim Khan, ami d'enfance de Baba. Plus de vingt après, en 2000, Amir, marié sans enfant, est devenu un romancier à succès. Son passé, via un appel téléphonique de Rahim, le fait retourner à Kaboul. Il a une affaire importante à régler. Il doit sauver le fils d'Hassan qui vient d'être assassiné par les Talibans au pouvoir en Afghanistan. En effet, Hassan, devenu adulte, a appris à lire et à écrire, s'est occupé de la maison de Baba et Amir depuis tout ce temps, et s'est marié et a eu un fils. En lui demandant de sauver Sohrab (placé dans un orphelinat), Rahim révèle à Amir son lien de parenté avec Hassan. J'ai été très touchée par ce film et en particulier par toutes les scènes mettant en scène les deux jeunes acteurs (interprétant Hassan et Amir) qui ont un jeu très naturel. Le personnage de Baba, le père d'Amir, a beaucoup de dignité, un grand monsieur. Sinon, comme je l'ai déjà lu ailleurs, le film est quand même formaté pour les Occidentaux avec les "méchants" Talibans face aux autres. On a même droit à une scène de lapidation d'une femme adultère pendant une mi-temps à un match de foootball. Les paysages quasi-désertiques censés représenter Kaboul et ses environs ont été reconstitués en République Populaire de Chine. Les cerfs-volants de Kaboul de Marc Forster vaut la peine d'être vu parce que l'histoire est belle et émouvante. Allez le voir avant sa sortie en DVD. Je viens d'acheter le roman écrit par Khaled Hosseini dont est tiré le film (en édition de Poche). Il s'est rajouté à ma PAL.

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mardi 11 mars 2008

Films vus et non commentés depuis le 8 décembre 2007

Je poursuis ma série de films pour lesquels je n'ai pas envie de faire un billet (1).

La guerre selon Charlie Wilson de Mike Nichols avec Tom Hanks, Philip Seymour Hoffman et Julia Roberts.
Je m'attendais à mieux avec une telle distribution. Le film semble être une satire mais je n'ai pas ri une minute.

Le Tueur de Cédric Anger avec Grégoire Colin, Gilbert Melki et Mélanie Laurent. Le sujet m'a rappelé, pour ceux qui connaissent, le scénario de Mort à l'arrivée (D.O.A.). La victime a payé le tueur pour se faire tuer. Je l'ai vu pour Grégoire Colin qui a une carrière atypique dans le cinéma français. Regardable.

Into in the wild de Sean Penn : et oui, je n'en fais pas un billet à part entière. Je suis peut-être un peu vieille mais l'histoire m'a laissée indifférente. Ce jeune homme, diplômé, qui a tout pour réussir avec une vie toute tracée, une soeur qui a l'air de bien l'aimer... Tout cela pour en arriver à mourir en Alaska, au milieu de nulle part dans un vieux bus, d'un empoisonnement en mangeant des racines de pomme de terre toxiques qu'il a confondues avec d'autres parce qu'il avait mal lu une note dans un livre. Il avait très faim.

Notre univers impitoyable de Léa Fazer est une réussite grâce à un scénario bien ficelé. Un jeune couple, Margot et Victor, travaille dans un cabinet d'avocats dans lequel un des associés meurt. Tout le film est basé sur deux hypothèses: admettons que ce soit Margot qui devienne associé et tout ce qui en découle; au contraire, admettons que Victor soit pris comme associé, et là aussi, nous avons toutes les conséquences qui peuvent survenir. La réalisatrice qui est aussi la scénariste a su très bien, et avec légèreté, dérouler et alterner les deux hypothèses. Le tout est enlevé. On passe un bon moment.

Le roi et le clown de Jun-ik Lee : film coréen qui se passe en 1504 sous le règne d'un roi de la dynastie qui a gouverné la Corée pendant 5 siècles. Nous faisons la connaissance de deux comédiens itinérants (dont l'un qui est certainement castrat joue les rôles féminins). Ils se retrouvent à Séoul après avoir fui un village. Par un concours de circonstances, ils se produisent (avec quelques autres) devant le roi, et arrivent à le faire rire. Dans le cas contraire, ils auraient été condamnés à mort pour s'être moqués de lui. D'après ce que j'ai lu, c'est l'adaptation d'une comédie musicale. Dans la salle où je l'ai vu, de nombreux spectateurs riaient beaucoup. Moi, malheureusement, pas du tout. Je n'ai pas "accroché" du tout à cette histoire qui m'a ennuyée. Et pourtant, le sujet m'avait paru prometteur. Dommage.

(1) ... films vus depuis le 8 décembre deux mille sept (et non 2008 comme marqué par erreur en titre et relevé malicieusement par Malaurie ci-dessous).

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