lundi 9 juin 2008

Affaire de famille - Claus Drexel

Attention talent! Voici un premier film d'un réalisateur totalement inconnu que je vous recommande. Affaire de famille bénéficie d'un casting bien sympathique: Dussolier, Miou-Miou, Kodja et Caravaca. Divisée en trois chapitres et un épilogue, l'histoire qui se passe dans la région de Grenoble peut se résumer à cette grave question: où est passé l'argent du hold-up? Le générique du début (sorte d'introduction) le montre, ce hold-up: le caissier du stade de football est braqué le soir d'un grand match auquel ont assisté plus de 12 000 spectateurs. La recette se monte à plus de 187000 euros en liquide (suite à une "coupure" inopinée du terminal de Carte Bleue). Chapitre 1: Laure (Miou-Miou), mère de famille sans histoire, mariée depuis 22 ans, assiste le soir de ce match à l'incendie de la cabane au fond de son jardin avec toutes ses plantes à l'intérieur. Son mari qui était dans le jardin a pu éteindre l'incendie. Laure est la propriétaire d'un magasin, attenant à sa maison et appelé "Les marmottes", qui vend des souvenirs pour touristes plus inutiles les uns que les autres. Petit détail d'importance, le magasin, la maison et la cabane sont situés près du stade de foot où vient de se dérouler le match. Chapitre 2: Jean (André Dussolier), son mari, ancien champion de football qui n'a pas eu la carrière escomptée à la suite d'un pénalty malencontreux, semble être préoccupé. Il rabroue sa femme et sa fille. Je n'en dirai pas plus sur ce chapitre. Chapitre 3: Marine (Hande Kodja), la fille, qui a des rollers au pied et des écouteurs dans les oreilles, se trouve avoir un petit ami, l'inspecteur Vivant (Eric Caravaca), qui mène l'enquête dès le chapitre un (qu'est devenu l'argent et qui sont les malfrats?). Chacun a ses secrets, il y en a même un qui n'est pas celui qu'on croit. Un certain Samy ainsi qu'un surnommé Mort (diminutif de Mortimer?) veulent récupérer le magot. Bilan, deux morts et un paquet d'argent dont on ne sait qu'à la toute fin ce qu'il est devenu. Sorti sans publicité ni bande-annonce, prenez la peine d'aller voir ce film avec une musique un peu inquiétante qui convient bien. Affaire de famille, grâce à un scénario bien écrit, est assez jubilatoire.

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samedi 7 juin 2008

Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal - Steven Spielberg

Mon ami n'étant décidément pas prêt à s'y précipiter avec moi et toute la foule, je me suis décidée, mardi soir, à aller voir le 4ème volet des aventures d'Indiana Jones toute seule. Hé bien, contre toute attente, j'ai passé un excellent moment. Peut-être étais-je "bon public" le soir où je l'ai vu mais je m'attendais au pire au vu de ce que j'ai lu depuis la sortie du film, notamment chez la plupart des blogueurs cinéphiles. Pour ma part, j'ai trouvé qu'il s'agissait d'un film distrayant et sans prétentions, très "BD". Il y a des invraisemblances et des raccourcis, mais ce n'est pas gênant (j'ai marché). Je ne me suis pas endormie, je n'ai pas eu mal à la tête et je n'ai fait aucune comparaison avec les aventures précédentes. Les effets spéciaux sont bien (bbrrr, les grosses fourmis rouges); il y a des méchants communistes, des agents du FBI pas sympas, des Mexicains au Pérou, beaucoup de squelettes, quelques momies, pas mal de toiles d'araignée, un serpent qui sauve Indiana (lui qui est ophiophobe). Le graal et l'arche d'alliance sont remplacés par un extra-terrestre plus "X-files" qu'E.T. La méchante de service, Cate Blanchett, est inquiétante et intelligente à souhait. En revanche, ses acolytes russes sont de simples "faire-valoir". J'ai cru voir des clins d'oeils à American Graffiti (de George Lucas), à Duel et certainement d'autres qui m'ont échappé. Harrison Ford est fringant, Karen Allen (bien qu'un peu empâtée, 27 ans ont passé) a l'oeil pétillant, mais leur joute verbale manque un peu de punch. Celui qui joue le fiston (junior) ne s'en tire pas mal. John Hurt et Ray Winstone complètent la distribution même si leurs rôles auraient pu être plus étoffés. Je concluerai qu'un film où l'on peut admirer (même brièvement) en vues aériennes les chutes d'Iguaçu (je les ai vues en vrai) ne peut pas être totalement mauvais.

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mardi 3 juin 2008

Et puis les touristes - Robert Thalheim

Et puis les touristes, de Robert Thalheim (1), est un film allemand qui dure 1h15. Le titre original est "Am Ende kommen Touristen" (traduction approximative "A la fin les touristes arrivent"), ce qui pour moi est plus parlant (2)(3). Un jeune berlinois, Sven, a choisi de faire son service civil (et non militaire, on a le choix entre les deux en Allemagne). Il avait choisi les Pays-Bas mais il se retrouve malgré lui en Pologne, à Oswiecim (Auschwitz), petite ville banale et proprette qui vit du tourisme et d'une usine allemande IG Farben implantée depuis peu et qui permet d'employer des Polonais. Mais on sent encore une certaine rancune de la part des Polonais envers l'"envahisseur" allemand. Sur place, en dehors de loger dans une auberge de la jeunesse, Sven doit s'occuper d'un vieux polonais, Stanislaw, au très mauvais caractère mais qui parle allemand (alors que Sven ne parle pas un mot de Polonais). Stanislaw est un ancien déporté qui vit toujours dans le passé. Il se sent un devoir de mémoire. Quand sa santé le lui permet, il fait des conférences soit à des élèves (qui trouvent que le matricule tatoué sur le bras n'est plus très visible), soit à des officiels. Son passe-temps est de réparer des valises d'anciens déportés conservées au musée attenant au camp (et qui s'abîment). Mais il n'est pas doué et le remède est pire que le mal. Sven fait aussi la connaissance d'une jeune autochtone, Ania, guide du musée d'Auschwitz, qui rêve de partir de cette ville pour aller voir ailleurs. Suite à son absentéisme, le frère d'Ania vient de se faire renvoyer de l'usine IG Farben et il en conçoit une certaine amertume. Quand j'y pense, on ne sait pas ce qu'a voulu dire le réalisateur, ce qu'il veut montrer, prouver. Le scénario est original mais le traitement un peu maladroit, il y a des idées mais qui ne sont pas développées et l'histoire finit en queue de poisson. Pour le coup, le film est peut-être trop court.

(1) En réponse à la question de Baccawine (voir son commentaire ci-dessous), le film a été tourné en 28 jours pendant l'été 2006.
(2) En réponse à la remarque de Gérard Rocher (voir son commentaire ci-dessous), les touristes ne sont pas le sujet du film (ou si peu). Il n'y a qu'un plan où on les voit débarquer d'un car.
(3) On vient de me signaler que le "Canard Enchaîné "du 14 mai 2008 proposait comme traduction: "Et puis les touristes arrivent en dernier lieu".

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dimanche 1 juin 2008

L'or du Hollandais - Delmer Daves

Ce film dont le titre original est "The badlanders" (1958) vient de ressortir à Paris dans une salle. Pour ma part, je ne le connaissais pas. Mais après vérification, j'ai constaté qu'eeguab l'avait chroniqué dans un billet. L'histoire commence au pénitentier de Yuma en Arizona en 1898. Grâce à un concours de circonstances, Mc Bain (Ernest Borgnine) qui avait commis un meurtre et Peter Van Hoeck, "le Hollandais" (Alan Ladd) sont libérés le même jour. Van Hoeck propose à Mc Bain de l'accompagner dans une ville (Prescott) que tous les deux connaissent, l'un parce qu'il y a été spolié de ses terres, l'autre parce qu'une mine d'or l'attend. Ce film est a posteriori un "remake" d'Asphalt Jungle (Quand la ville dort) de John Huston (tourné en 1951, avec Marilyn Monroe qui débutait, Sam Jaffé et Sterling Hayden). Adapté d'un roman de William Burnett, et malgré les réserves d'eeguab, je trouve l'Or du Hollandais, bien que film mineur, très sympathique. Les deux héros (l'un géologue et l'autre fermier) vont escroquer des plus malhonnêtes qu'eux. Et ils y arrivent. Cela finit très bien pour eux. Je suis d'autant plus indulgente pour ce film distrayant sans temps mort que je venais de voir pendant 3h30, deux des trois parties (j'ai "zappé" la troisième) de l'Orestie d'Eschyle au théâtre de l'Odéon, mise en scène par Olivier Py, avec Agamemnon qui arrive en DS et des acteurs qui crient (plutôt que disent) leur texte. L'or du Hollandais a été ma bouffée d'oxygène et cela m'a bien reposée.

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dimanche 25 mai 2008

La source thermale d'Akitsu - Kiju Yoshida

Je n'avais jamais entendu parler du réalisateur, j'ai des lacunes concernant le cinéma asiatique. J'ai lu une très bonne critique de Vierasouto renforcée par un commentaire élogieux de Dr Orlof. N'ayant pu assister à une projection à cause d'un incident technique, je n'ai pas renoncé à le voir et j'y suis allée le lendemain. A part la très belle photo de ce film (les couleurs sont magnifiques dans les tons ocre et jaune), je m'attendais vraiment à autre chose. La source thermale d'Akitsu de Kiju Yoshida (1962) m'a déçue. Le film débute au Japon à la toute fin de la seconde guerre mondiale. On voit des gens s'enfuir dans un train. Il y encore des bombardements. Un jeune homme, Shusaku Kawamoto, tuberculeux (à ce qu'il semble), se retrouve à Akitsu pour se soigner mais une dépression suite à la défaite du Japon le pousse à vouloir se suicider. Shinko, fille d'un aubergiste d’Akitsu, arrive à l’en dissuader. Petit à petit, elle en tombe amoureuse. Désormais, l’histoire est une suite de rencontres, souvent éphémères, entre Shinko et Shusaku, car ce dernier part vivre et travailler à Tokyo. Il se marie et a une petite fille. Shinko, elle, ne se mariera jamais. Shusaku sera son seul amour. La fin est bien évidemment tragique. Ma déception vient de deux éléments: d'abord, l’acteur principal que je trouve terne par rapport à l’actrice qui est lumineuse (Mariko Okada), on ne voit qu’elle. On se demande comment elle a pu tomber amoureuse de lui (mais l’amour est aveugle n’est-ce pas?). Mais surtout, ce qui m’a le plus gênée, c’est la musique romantique, omniprésente (que j’ai trouvée insupportable) tout le long du film, qui souligne les moments forts du film, et de ce fait m’a empêchée d’éprouver de l’émotion devant cette belle histoire d’amour. Cela m’a gâché mon plaisir. Dommage.

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lundi 19 mai 2008

Les citronniers - Eran Riklis

Deuxième film israélien vu dans la même soirée après My Father, My Lord (voir mon billet du 29/04/08), la tonalité des Citronniers est complètement différente. Une Palestinienne, Selma Zidane, veuve depuis 10 ans et vivant seule, prend soin d'une petite cinquantaine de citronniers plantés près de chez elle. C'est son gagne-pain. Elle fait des jus délicieux et des conserves. Elle est aidée dans son travail par un vieil homme qui la considère comme sa fille. L'ennui est que son logement se situe à la frontière des territoires occupés et d'Israël. Le ministre de la Défense israélien ne trouve rien de mieux que de s'installer côté israélien dans une maison dont les fenêtres donnent sur les citronniers. Ces arbres fruitiers deviennent une menace potentielle (des terroristes peuvent s'y cacher...). La sentence tombe, les citronniers doivent être coupés au grand dam de Selma. Elle prend un avocat (qui devient son amant) pour se défendre. Sa liaison est très mal vue car des gens lui font comprendre qu’elle n’a pas le droit de tromper son mari dont le portrait au visage renfrogné est en bonne place sur un mur. Elle va plaider sa cause jusqu’à la cour suprême de Jérusalem, soutenue par une alliée inattendue, la femme du ministre. Mais cette amorce d’entente n’empêche pas les citronniers d’être malheureusement condamnés à l’élagage. Ils redeviennent de tous petits arbustes. Entre-temps, le haut mur qui, désormais, sépare Israël des territoires occupés, est érigé et remplace la clôture qui séparait les citronniers de la maison du ministre. Quel gâchis, car ils étaient beaux, ces citronniers pleins de fruits victimes de la bêtise humaine. Ce très beau film est dominé par l’interprétation tout en nuances de Hiam Abbass, superbe actrice que je ne connaissais pas.

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jeudi 15 mai 2008

Deux jours à tuer - Jean Becker

Après Dialogue avec mon jardinier (mon billet du 17/06/07), Jean Becker signe, avec Deux jours à tuer, un film que l'on n'oublie pas grâce à la prestation d'Albert Dupontel. Je viens de lire des critiques négatives de la part de blogueurs (comme celle de neil) mais aussi des positives comme celle de ffred, les critiques journalistiques ne sont en revanche pas très tendres en général. Il faut, je crois, accepter le parti pris du comportement d'Antoine (Albert Dupontel) de se faire détester en deux jours auprès de personnes dont il était proche jusqu'alors. Je n'ai pas deviné tout de suite ce qu'il lui arrive. Quand j'ai enfin compris, je me suis dit qu'il s'y prenait mal surtout vis-à-vis de sa femme et de ses enfants. Il aurait peut-être fallu qu'il ait ce comportement odieux plus tôt. Dans la dernière partie du film, j'ai apprécié les paysages d'Irlande qui sont magnifiques, et quel plaisir de retrouver Pierre Vaneck. L'histoire est adaptée d'un roman que je ne connais pas. Pour en revenir au sujet, quelle serait notre réaction si cela nous arrivait? Devant une telle situation, chacun réagit à sa façon. La chanson du générique de fin "Le temps qui reste" (paroles Jean-Loup Dabadie, désormais de l'Académie française) est récitée par Serge Reggiani (poignant).

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mardi 13 mai 2008

Films vus et non commentés depuis le 13 avril 2008

Une fois de plus (les précédents sont ici), voici un billet sur des films vus parce que j'aime aller au cinéma mais dont je suis sortie plutôt déçue.

Angles d'attaque (Vantage Point) de Pete Travis. J'ai bien aimé le procédé du film : revoir les mêmes 23 minutes sous des angles différents selon des personnages qui jouent un rôle dans un attentat meurtrier à Salamanque en Espagne. Il est vrai que cela peut sembler répétitif au bout d'un moment. En revanche, le mobile des terroristes n'est pas clair et il est dommage que Saïd Taghmaoui joue (une fois de plus) les méchants de service.

Ce que veut Lola (What Lola wants): que dire à part que c'est terriblement factice. A New-York, Zack, un Egyptien, tombe amoureux (juste avant son retour au Caire) de Lola (très jolie blonde), postière (américaine) qui pendant son temps libre passe des auditions de danse sans succès. Mais comme elle rêve d'apprendre la danse du ventre, elle s'envole toute seule pour le Caire afin de prendre des cours auprès d'une grande danseuse. Il y a de la jolie musique, les comédiennes sont jolies à regarder. Le garçon qui joue Zack (pas à l'aise du tout) a les canines de Dracula (comme m'a dit ma voisine et collègue d'à côté). L'histoire est totalement invraisemblable. Dès le départ, les dialogues et les situations sonnent faux. On n'y croit pas une minute. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée mais je le déconseille. Peut-être qu'en "vraie" comédie musicale sur une scène, l'ensemble aurait été plus réussi.

Jeux de dupes (Leatherhead) de et avec George Clooney. Si vous n'êtes pas familier avec le football américain et ses règles, si vous n'êtes pas sensible au sourire du beau George (qu'il a sur les lèvres tout le long du film), si vous trouvez que Renée Zellweger n'est pas Katherine Hepburn, alors passez votre chemin. Le film n'a pas le charme des comédies d'antan. J'ai presque commencé à m'ennuyer dès les 3 premières minutes.

Le grand alibi de Pascal Bonitzer. A part Pierre Arditi et Miou-Miou, je ne sauve rien de ce film médiocre, ennuyeux dans lequel il n'y a pas un brin de fantaisie, de légèreté. J'ai trouvé des grossièretés dans les dialogues (des femmes) complètement hors de propos. C'est encore moins bon que L'Heure zéro (mon billet du 08/11/2007). Pauvre Agatha Christie!

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dimanche 11 mai 2008

La dilettante - Pascal Thomas

J'ai acheté ce film en DVD très récemment car je voulais le faire découvrir à mon ami. La Dilettante de Pascal Thomas (1999) m'avait plu lors de sa sortie en salle et j'ai encore eu un grand plaisir à le visionner. Il y a un charme indéniable qui se dégage et les dialogues sont savoureux. Pour mon ami, ce ne fut pas le même enthousiasme. Il a réagi presque violemment devant le personnage de Pierrette Dumortier (la géniale Catherine Frot). C'est le genre de personnage qui le crispe ainsi que ce milieu bourgeois d'où elle vient. Et pourtant, je l'aime beaucoup, Pierrette et son dilettantisme. Elle vient de quitter la Suisse et son mari pour revenir à Paris auprès de ses deux enfants (de pères différents). Squattant chez son fils à Bobigny, elle trouve un emploi de "pion" dans un collège "difficile". Elle s'en tire très bien. Puis, plaquant tout, du jour au lendemain, parce qu'elle est payée trois fois plus, elle se retrouve caissière dans un bistrot où elle se fait aimer des clients et des employés. Pour enfin se retrouver la collaboratrice d'un marchand d'art et d'antiquités (peu scrupuleux) dont elle partage l'appartement et le lit. Entretemps, elle tombe amoureuse d'un prêtre et elle n'est pas satisfaite du tout du sort de sa fille (qui vit dans la demeure de la nouvelle femme de son père). Les relations mère/fille sont houleuses. Sa fille lui reproche d'être une mère à mi-temps, d'être une dilettante (Pierrette prend ce mot pour une insulte). Quand par un malheureux concours de circonstances (extorsion innocente d'une pendule achetée à bas prix), Pierrette se retrouve en prison, elle montre qu'elle peut "craquer" en ayant une crise de nerfs bien compréhensible. Heureusement, grâce à une vieille dame jouée par l'épatante Odette Laure, Pierrette se sort de ses ennuis. On peut supputer, comme elle quitte la France, qu'elle va exercer ailleurs son dilettantisme. Encore une fois, j'ai passé un excellent moment en compagnie de Pierrette. J'aimerais bien qu'il y ait une suite.

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mercredi 7 mai 2008

Monkey Business - Norman Mc Leod

J'ai vu Monkey Business (Monnaie de singe, 1931), mon premier film avec les Marx Brothers, avec mon ami, parce qu'il fallait que nous utilisions des places de cinéma du réseau Action avant leur date de péremption. Franchement, je trouve que ce film a mal vieilli. Et puis, il faut vraiment être anglophone pour pouvoir savourer les jeux de mots: les dialogues vont à toute allure, bien trop vite pour que les sous-titres traduisent tout. L'histoire se résume à une suite de saynètes: 4 passagers clandestins sur un bateau de croisière (Groucho, Harpo, Chico et Zeppo Marx) vont y semer le trouble. Le film se finit en queue de poisson plutôt abruptement dans une grange avec une vache (je n'exagère pas). Les deux seuls moments de grâce sont les deux prestations musicales d'Harpo et Chico (à la harpe et au piano): quel talent! A part ça, je dirais qu'aujourd'hui, c'est plutôt un film pour cinéphiles qui veulent compléter leur connaissance du cinéma qu'autre chose.
Petite anecdocte: il n'y avait pas beaucoup de monde dans la salle - dernière nous, une petite famille dont j'ai l'impression qu'au moins l'un des jeunes enfants s'est endormi pendant le film, et presque personne n'a ri.

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