dimanche 11 mai 2008

La dilettante - Pascal Thomas

J'ai acheté ce film en DVD très récemment car je voulais le faire découvrir à mon ami. La Dilettante de Pascal Thomas (1999) m'avait plu lors de sa sortie en salle et j'ai encore eu un grand plaisir à le visionner. Il y a un charme indéniable qui se dégage et les dialogues sont savoureux. Pour mon ami, ce ne fut pas le même enthousiasme. Il a réagi presque violemment devant le personnage de Pierrette Dumortier (la géniale Catherine Frot). C'est le genre de personnage qui le crispe ainsi que ce milieu bourgeois d'où elle vient. Et pourtant, je l'aime beaucoup, Pierrette et son dilettantisme. Elle vient de quitter la Suisse et son mari pour revenir à Paris auprès de ses deux enfants (de pères différents). Squattant chez son fils à Bobigny, elle trouve un emploi de "pion" dans un collège "difficile". Elle s'en tire très bien. Puis, plaquant tout, du jour au lendemain, parce qu'elle est payée trois fois plus, elle se retrouve caissière dans un bistrot où elle se fait aimer des clients et des employés. Pour enfin se retrouver la collaboratrice d'un marchand d'art et d'antiquités (peu scrupuleux) dont elle partage l'appartement et le lit. Entretemps, elle tombe amoureuse d'un prêtre et elle n'est pas satisfaite du tout du sort de sa fille (qui vit dans la demeure de la nouvelle femme de son père). Les relations mère/fille sont houleuses. Sa fille lui reproche d'être une mère à mi-temps, d'être une dilettante (Pierrette prend ce mot pour une insulte). Quand par un malheureux concours de circonstances (extorsion innocente d'une pendule achetée à bas prix), Pierrette se retrouve en prison, elle montre qu'elle peut "craquer" en ayant une crise de nerfs bien compréhensible. Heureusement, grâce à une vieille dame jouée par l'épatante Odette Laure, Pierrette se sort de ses ennuis. On peut supputer, comme elle quitte la France, qu'elle va exercer ailleurs son dilettantisme. Encore une fois, j'ai passé un excellent moment en compagnie de Pierrette. J'aimerais bien qu'il y ait une suite.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,

mercredi 7 mai 2008

Monkey Business - Norman Mc Leod

J'ai vu Monkey Business (Monnaie de singe, 1931), mon premier film avec les Marx Brothers, avec mon ami, parce qu'il fallait que nous utilisions des places de cinéma du réseau Action avant leur date de péremption. Franchement, je trouve que ce film a mal vieilli. Et puis, il faut vraiment être anglophone pour pouvoir savourer les jeux de mots: les dialogues vont à toute allure, bien trop vite pour que les sous-titres traduisent tout. L'histoire se résume à une suite de saynètes: 4 passagers clandestins sur un bateau de croisière (Groucho, Harpo, Chico et Zeppo Marx) vont y semer le trouble. Le film se finit en queue de poisson plutôt abruptement dans une grange avec une vache (je n'exagère pas). Les deux seuls moments de grâce sont les deux prestations musicales d'Harpo et Chico (à la harpe et au piano): quel talent! A part ça, je dirais qu'aujourd'hui, c'est plutôt un film pour cinéphiles qui veulent compléter leur connaissance du cinéma qu'autre chose.
Petite anecdocte: il n'y avait pas beaucoup de monde dans la salle - dernière nous, une petite famille dont j'ai l'impression qu'au moins l'un des jeunes enfants s'est endormi pendant le film, et presque personne n'a ri.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , ,
samedi 3 mai 2008

L'Ile nue - Kaneto Shindô

J'avais acheté ce DVD depuis au moins un an si ce n'est davantage. C'est mon ami qui l'a déniché dans une de mes "piles à voir" et nous l'avons regardé. L'Ile nue, Grand Prix du Festival de Moscou en 1960, n'est pas un film muet mais un film sans paroles avec de la musique et quelques bruits par-ci par-là. Aucune parole n'est échangée entre les protagonistes. C'est un parti pris du cinéaste qui n'est pas si gênant à la longue. On se concentre sur l'image, sur ce qu'on voit. Depuis l'île aride qu'ils habitent, un couple de paysans pauvres effectue encore et encore, à longueur d'année, les mêmes très longs trajets en barque pour conduire (vers le continent ou une plus grande île) un de leurs garçons à l'école, mais surtout pour aller chercher de l'eau douce qu'ils recueillent dans deux tonnelets très lourds placés à chaque bout d'une grosse perche pour former un balancier sur les épaules. Chaque pas est un effort, il ne faut pas tomber malgré la lourdeur de la charge. Cela leur permet, quand ils sont de retour sur l'île, d'arroser leurs cultures en terrasse sur cette île pentue. Ils s'échinent à faire pousser des grains et autres productions, qu'il pourront vendre pour se procurer un peu d'argent.
Sur l'eau, c'est soit le mari qui manie la godille, soit la femme. On note le contraste qui apparaît avec d'autres barques à moteur, qui vont bien évidemment plus vite et sans fatigue.
Le rapport au temps est intéressant: d'un côté, la répétition immuable des mêmes gestes (puiser l'eau, la transporter en barque, l'amener aux plantations, arroser...), jour après jour. De l'autre, le passage accéléré des trois saisons (annoncées à l'écran) que dure cette action immobile. Lors de la saison des pluies, le contraste est saisissant entre la violence de la pluie, qui inonde presque ces plantations, et leurs efforts dérisoires pour les arroser avec parcimonie le reste du temps. Une scène donne à penser que la famille sait se distraire: lors de la prise d'un poisson par les enfants qui pêchent à la ligne, l'occasion leur est offerte d'une sortie "à la ville". En revanche, j'ai été frappée par la violence qui apparaît à deux reprises: lorsque le mari gifle sa femme parce qu'elle a fait tomber un des deux tonnelets d'eau qu'elle transportait; et lors de la crise de désespoir de cette femme, folle de douleur après l'enterrement d'un de ses deux fils: elle arrache une partie de ces plantations pour lesquelles ils se donnent tant de mal, puis elle s'effondre à terre, sous le regard impuissant du mari, avant de se relever et de se remettre au travail. Pour ceux qui ne connaissent pas ce film et veulent tenter une expérience, essayez de le voir.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,
mardi 29 avril 2008

My Father, My Lord - David Volach

My father, My Lord est le premier des deux films israéliens (sortis la même semaine) que j'ai vus en une soirée. Dès le début de My father, My Lord, on sait qu'une tragédie a eu lieu, un rabbin pleure lors d'une séance de prière et le nom de Menahem Eidelman (écrit en hébreu) est inscrit sur une petite plaque vissée à un pupitre inoccupé dans une salle de synagogue. Le film, qui dure 1h20, est filmé en caméra numérique et avec une image dans les tons gris et ocre. La réalisation est sobre mais la musique est omniprésente. L'histoire est un long flash-back qui nous montre une famille dans le milieu des Juifs ultra-orthodoxes à Jérusalem. Le père, Rabbi Abraham, pas très jeune, passe ses journées à lire et à étudier les textes sacrés de la Torah et de la loi juive. Cela lui permet de faire des prêches à la synagogue en petit comité (on ne voit que des hommes). Esther, la maman, est nettement plus jeune. Femme au foyer, elle  s'occupe avec amour de son petit garçon Menahem, âgé d'une dizaine d'années. Les scènes entre elle et son fils sont tendres et touchantes. Menahem est un jeune garçon plein de vie dont le centre d'intérêt n'est pas la religion mais plutôt s'amuser avec ses camarades, faire des échanges d'images, etc. Abraham, bien que plus sévère, est bien évidemment très attaché Menahem mais il lui inculque les préceptes de la religion avec rigueur. Preuve en est une scène, où Menhamen vient d'avoir une image genre "collection panini" qui représente un héros quelconque. Le père lui demande de déchirer cette figure car c'est de l'idolâtrie. Menahem obéit devant son père qui est presque menaçant. Les relations entre Abraham et Esther sont un peu énigmatiques. Je n'ai pas bien perçu ce qu'Esther ressent pour son mari qui pourrait être son père. Un jour, Menahem arrive à convaincre ses parents d'aller passer une journée à la Mer Morte. Esther part à la plage réservée aux femmes, Menahem et son père vont à celle réservée aux hommes. La journée se déroule bien, Menahem fait des trouvailles. Quand le soleil commence à tomber, Abraham s'éloigne du bord de l'eau suivi par quelques hommes pour la prière. Menahem ne les suit pas car quelque chose l'attire vers l'eau. Il reste sans surveillance. C'est un garçonnet qui donne l'alarme. Les convictions d'Abraham à peine ébranlées lui permettent (peut-être) de surmonter le drame, ce n'est pas le cas pour Esther. Très beau film douloureux qui ne sombre pas dans le larmoyant mais plutôt dans la révolte d'Esther à la fin de l'histoire. L'histoire est un prétexte pour voir la réaction de personnes croyantes quand un drame profond les frappe. Ce sont des gens comme les autres. Le réalisateur est paraît-il issu de ce milieu juif ultra-orthodoxe.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , ,
vendredi 25 avril 2008

Mataharis - Iciar Bollain

Mataharis, de la réalisatrice et actrice espagnole Iciar Bollain (Ne dis rien), trace des portraits attachants et sensibles de trois femmes détectives à Madrid. La première, Inès, est célibataire et a comme compagnon un chat; la deuxième, Eva, recommence à travailler après un congé de maternité; la troisième, Carmen, a un mari mais ils n'ont plus rien à se dire et sont devenus des étrangers l'un pour l'autre. Les trois femmes travaillent dans une agence de détectives. On charge Inès de trouver des preuves contre un homme qui doit être renvoyé de la société où il travaille. Eva doit retrouver, pour un vieil homme, un amour disparu. Carmen surveille, pour un homme marié, une femme infidèle. Leurs vies privées et professionnelles s'entremêlent. En suivant son mari comme une détective, Eva découvre qu'il a un fils caché, né d'un amour de jeunesse avec qui il renoue des liens. Inès tombe amoureuse de l'homme qu'elle suit. L'homme pour qui travaille Carmen a une inclination pour elle. Tout le film est composé par petites touches et l'ensemble dégage beaucoup de sensibilité. Je suis allée voir ce film parce que j'avais énormément aimé le film précédent d'Iciar Bollain, Ne dis rien (2004), sur la violence conjugale. Mataharis n'est certainement pas aussi abouti mais je le conseille car c'est un très joli film.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 21 avril 2008

Deux soeurs pour un roi - Justin Chadwick

J'avoue que Deux soeurs pour un roi, chaudement recommandé par une collègue, m'a énormément plu. De plus, la période où se passe l'histoire m'intéresse et m'est un peu familière. En effet, adolescente, j'ai pu voir une série de la BBC, Les six femmes d'Henry VIII (génial!). Dans Deux soeurs pour un roi, on est donc transporté au temps des Tudor, plus exactement sous le règne d'Henry VIII qui, marié à sa première épouse, l'Espagnole Catherine d'Aragon, espère un héritier mâle. Malheureusement, cette pauvre Catherine accouche d'un garçon mort-né et ne peut plus enfanter. Auparavant, elle avait donné naissance à une fille, la future reine Mary Tudor. Dans les couloirs des palais et demeures seigneuriaux, on s'agite pour trouver une femme qui pourrait plaire au roi. L'oncle des soeurs Boleyn, Mary (Scarlett Johansson) et Ann (Natalie Portman), issues d'une famille noble, va tout faire pour qu'une rencontre ait lieu entre Ann et le roi (Mary étant déjà mariée). Sous le regard impuissant de leur mère (Kristin Scott Thomas), non seulement Ann mais surtout Mary vont être remarquées par Henry VIII. Il les aimera, l'une après l'autre. Mary devient la maîtresse du roi et lui donne un fils illégitime. Ann, jalouse de sa soeur et plus rouée qu'elle, parvient à se faire épouser par Henry VIII. Mais pour cela, ce dernier répudie Catherine d'Aragon (tante de Charles Quint) et est excommunié par le Pape Clément VII. Rompant ses liens avec Rome, Henry VIII devient le chef de l'Eglise d'Angleterre et fonde l'anglicanisme. Ann, malheureusement pour elle, met au monde une fille, la future Elizabeth Ière (mais ceci est une autre histoire). Dès que la petite Elizabeth naît, Henry VIII fou de rage se détourne d'Ann. Pour se débarrasser d'elle, il la fait accuser d'adultère et d'inceste (avec son frère George Boleyn). Elle est décapitée à l'épée (au lieu de la hache pour son frère). Le film raconte toutes ces péripéties sans temps mort pendant deux heures. La salle où j'ai assisté à la projection avait l'air captivée. Tous les comédiens sont convaincants et grâce à de beaux décors et costumes, on assiste à une reconstitution agréable à l'oeil même si l'arrière-plan religieux et même politique est à peine évoqué, voire pas du tout. Quid de Thomas More? Le film est adapté d'un livre de Philippa Gregory (Editions de l'Archipel). J'espère que ce film donnera surtout envie de mieux connaître une des périodes charnières de l'histoire d'Angleterre.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
Tags : ,
jeudi 17 avril 2008

Les toilettes du pape - Enrique Fernandez et César Charlone

Les toilettes du Pape, de Enrique Fernandez et César Charlone, est un film uruguyen qui s'inspire d'un événement authentique. L'histoire se passe en 1988 à Melo, en Uruguay, tout près de la frontière du Brésil. Beto est un contrebandier qui transporte des victuailles et d'autres produits sur une vieille bicyclette entre l'Uruguay et le Brésil, mais son rêve est d'acheter un scooter pour aller plus vite. Le pape Jean-Paul II visite l'Amérique du Sud et Melo est une des étapes prévues. Selon les média, un très grand nombre de fidèles sont annoncés. Beto trouve (selon lui) une idée originale pour gagner de l'argent : les milliers de visiteurs prévus auront besoin d'aller aux toilettes. Avec l'aide de son épouse et de quelques voisins, il fabrique des toilettes "en dur", mais il a besoin d'argent pour achever ce chantier. Pour ce faire, il prend de plus en plus de risques face aux douaniers en s'exposant plus et sa bicyclette hors d'âge casse. Tout ça débouche sur un fiasco. Le pape reste moins longtemps que prévu et au lieu des centaines de milliers de personnes qui devaient se déplacer, il n'y en a eu que 8000 (surtout des Brésiliens) qui ne sont restés qu'une heure. En dehors de Beto, les habitants de Melo ont souvent mis toutes leurs économies pour recevoir les pélerins: surtout des tonnes de nourritures préparées et invendues. On sent le gâchis. Film sympathique quoiqu'un peu décousu. Cela manque de structure dans le scénario et les personnages mais à voir quand même.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,
dimanche 13 avril 2008

Films vus et non commentés depuis le 11 mars 2008 (2ème partie)

Comme promis, suite et fin - provisoire! - de mes petites "non-chroniques" entamées avant-hier.

Le nouveau protocole de Thomas Vincent avec Clovis Cornillac et Marie-José Croze: la première et la dernière scène sont terrifiantes par ce qu'elles montrent. Des cobayes humains (dans les pays en voie de développement) servent à tester des médicaments.  Pour le reste, nous avons Clovis Cornillac qui perd son fils dans un accident de voiture incompréhensible. Il décide de mener l'enquête. Il croise le chemin de Marie-José Croze (qui décidément, après Munich de Steven Spielberg, connaît des fins tragiques) et de Dominique Reymond, grande actrice, qui en responsable de labo pharmaceutique est très bien. Elle joue tout en retenue et en même temps on sent la poigne de fer avec une voix douce. Le film est bien fait mais il mélange un peu les genres.

L'orphelinat de Juan Antonio Bayona m'a un peu fait penser au film Les autres de Alexandro Amenabar. L'histoire se passe dans une grande maison, ancien orphelinat où un drame épouvantable s'est déroulé plusieurs années auparavant. Une famille, composée du père, de la mère, Laura (ancienne pensionnaire du lieu), et de Simon, leur fils adoptif séropositif, a décidé de s'installer dans cette demeure isolée au bord de la mer pour ouvrir une institution pour enfants attardés. Simon est pertubé, il entend des voix d'enfants et leur répond. Le jour de l'inauguration, Simon disparaît. Sa mère Laura n'aura de cesse de le chercher. Sans dévoiler la fin, je conclurai que le film bascule dans le fantastique et le merveilleux où Peter Pan et à Wendy jouent un rôle.
PS: suite à la demande de Ffred (ci-dessous), j'ajoute que j'ai bien aimé le film. Il y a du suspense jusqu'au bout, c'est très bien fait.

J'ai été fascinée par Beaufort de Joseph Cedar, Ours d'argent du meilleur réalisateur au dernier festival de Berlin. Il ne se passe pas grand-chose dans cet ancien château du temps des Croisés où stationnent un bataillon de jeunes Israéliens en attendant leur retrait. Nous sommes en 2000 au Liban. Malheureusement, avant leur évacuation, des missiles et roquettes sont tirés, provoquant des pertes humaines au sein du groupe. Les deux heures du film passent très vite et on arrivent à s'attacher à ces jeunes qui attendent. On ne voit pas l'ennemi, on ne fait que l'entendre. J'ai entendu récemment que cela faisait penser au Désert des Tartares de Dino Buzzati (c'est assez vrai).

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
vendredi 11 avril 2008

Films vus et non commentés depuis le 11 mars 2008 (1ère partie)

Premier de deux billets sur des films que j'ai vus depuis un mois, très différents dans le ton, l'histoire, etc. Comme je n'ai pas énormément à en dire (selon mon habitude, cf. billet précédent), mais qu'il ne s'agit pas de films indifférents, je fais cette fois un "tir groupé" à deux coups.

Bienvenue chez les ch'tis de Dany Boon: je ne vais pas parler d'un film qui vient de dépasser les 17 millions d'entrées (comme La Grande vadrouille) et qui va atteindre le score de Titanic, soit 20 millions de spectateurs. Tout au plus ai-je entendu que les ventes de maroilles ont énormément augmenté. Line Renaud n'est pas tout à fait à sa place dans ce film. En revanche les deux minutes à l'écran de Michel Galabru sont hi-la-ran-tes. Une fois de plus, la bande-annonce est plus drôle que le film. Et voilà pour mon avis sur Bienvenue chez les Ch'tis.

Crimes à Oxford de Alex de la Iglesia avec Elijah Wood et John Hurt, film distrayant avec une énigme mathématico-policière. Elijah Wood a bien grandi depuis Le seigneur des anneaux. Léonor Watling donne la touche féminine indispensable. La fin est un peu compliquée. Comme je l'ai dit sur des commentaires de blogueurs, j'aime bien une des répliques dite par John Hurt: "Ce qui fait un crime parfait est la désignation d'un faux coupable".

Dans la vie de Philippe Faucon, avec des acteurs non professionnels. C'est le premier film que je vois de ce réalisateur qui interprète aussi un rôle. Le film dure 1h05. J'ai été touchée par la relation d'amitié (après quelques frictions) qui s'ébauche entre la Juive et la Musulmane. La première est handicapée, la deuxième est chargée de s'en occuper. Grâce à la rémunération de l'une, l'autre pourra (accompagnée de son mari) effectuer son pélerinage à la Mecque. Un film qui fait du bien.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
lundi 7 avril 2008

La Ronde de nuit - Peter Greenaway

Je n'avais pas vu de film de ce réalisateur depuis un certain temps. J'ai découvert le cinéma de Greenaway avec Meurtre dans un jardin anglais (voir mon billet du 15/10/07). Je m'attendais à un film de ce type, sorte de jeu intellectuel intriguant. Après avoir vu La Ronde de nuit, ma déception est à la hauteur de mon attente. La ronde de nuit, le tableau, n'est qu'un prétexte pour s'attacher à la vie sentimentale agitée (semble-t-il) de Rembrandt, fils de meunier et mort ruiné d'avoir peint ce tableau. Le film est filmé comme une pièce de théâtre sur un grand plateau. On voit successivement sa femme Saskia (qui meurt d'une infection à la suite de ses couches), sa maîtresse puis celle qui sera la compagne des derniers jours de Rembrandt que l'on ne voit jamais peindre. Le film est très bavard et l'ensemble est filmé dans un clair-obscur proche des tableaux du Maître. Cette Ronde de nuit est une commande passée par des notables qui sont représentés d'une certaine façon, un est plus petit que l'autre, des personnages dissimulés derrière d'autres, etc. Rembrandt a voulu dénoncer un complot pour l'assassinat d'un personnage du tableau. Le peintre n'a récolté que disgrâce et ruine. L'énigme policière représentée dans le tableau est noyée dans un film esthétiquement très beau mais beaucoup trop long et ennuyeux et qui ne m'a pas passionnée. Même la musique n'est pas celle de Michael Nyman qui était le compositeur de prédilection de Peter Greenaway.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,