samedi 9 février 2019

Minuscule 2 - Hélène Giraud et Thomas Szabo / Qu'est-ce qu'on a encore fait au Bon Dieu? - Philippe de Chauveron

Après Minuscule - La vallée des fourmis perdues, voici Minuscule 2 - Les mandibules du bout du Monde où l'on retrouve, les coccinelles (celles rouges à pois noirs), les fourmis noires et fourmis rouges dans la vallée du Mercantour. L'hiver arrive et une famille de coccinelles fait des provisions pour l'hiver. Sur le chemin du retour vers un trou d'arbre qui leur sert de nid, l'une d'elles fait preuve de son caractère aventureux. Par la suite, par un concours de circonstances, elle se retrouve enfermée dans un carton de conserves de châtaignes à destination de la Guadeloupe. Heureusement qu'une coccinelle de sa parentèle suit le même trajet en prenant l'avion avec elle. Arrivée à destination, elle appelle à l'aide son amie la fourmi. Celle-ci de son côté demande de l'aide à l'araignée mélomane que l'on avait déjà croisé et la convainc de partir avec elle. C'est sur un genre de galion suspendu par des ballons (comme le bateau du Baron de Münchausen, ou la maison du grand-père de Là-haut) que la fourmi et l'araignée vont faire un voyage plein de périls, avec un requin qui va les engloutir (bateau compris) tel Jonas avalé par la baleine. En Guadeloupe, ce sont d'autres dangers que vont affronter nos coccinelles, dont des mantes religieuses ou une mygale toute poilue. En revanche, elles vont trouver des alliées comme des chenilles urticantes (si si) et croiser d'autres coccinelles noires à gros pois rouges. Les vrais "méchants" de l'histoire, ne sont-ce pas les humains qui déforestent à tout va pour contruire des résidences bétonnées? Les insectes n'ont peut-être pas dit leur dernier mot. Comme pour le premier opus, pas de paroles mais des bruitages, de la musique, des sons divers et variés. L'épilogue du film se passe à Pékin, sûrement parce que les Chinois ont produit en partie le film. Un film sympa pour toute la famille.

Je dirai deux mots de Qu'est-ce qu'on a encore fait au Bon Dieu? de Philippe de Chauveron. J'avoue que, comme pour le premier opus, mon ami et moi, nous avons pas mal souri. C'est cocardier, pas toujours subtil, mais on passe un moment avec la famille Verneuil, surtout Claude et Marie, les parents de toute cette tribu, qui vont tout faire pour que leurs filles, gendres et petit-enfants ne quittent pas la France. Et par ailleurs, Claude Verneuil, notaire à la retraite, décide d'écrire une biographie sur un homme dont j'entendais parler pour la première fois, Alfred Tonnelé, un Tourangeau poète, essayiste et pyrénéiste (allez voir sur wikipédia).

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mardi 29 janvier 2019

La mule - Clint Eastwood

Depuis Gran Torino, cela faisait 10 ans que Clint Eastwood n'avait pas été devant et derrière la caméra d'un film et interprété le rôle principal d'un film. Earl Stone, un horticulteur passionné, risque d'avoir sa maison et son terrain saisis par manque d'argent à cause de la concurrence d'Internet. Earl est un homme seul qui a délaissé sa famille depuis des années. Il a été absent à tous les événements familiaux marquants dont le mariage de sa fille. Par hasard, il va accepter de devenir une "mule" pour un cartel de la drogue mexicain. Il fait de long voyage dans son vieux pick-up qui sera vite remplacé par un véhicule plus pimpant. A côté des noix de macadamia de sa fille, les sacs contenant de la cocaïne deviennent de plus en plus lourds et sa récompense est de plus en plus conséquente. Il prend son temps en conduisant, fait des arrêts comme bon lui semble. A partir de là, les chefs du cartel deviennent méfiants envers Earl surnommé "Tata". Ils le font surveiller par deux des leurs. La DEA (Drug Enforcement Administration - Administration pour le contrôle des drogues) s'intéresse aussi aux mules, dont ce mystérieux "Tata" qui va interrompre un des ses voyages afin de renouer avec sa famille en général et son ex-femme en particulier. Cette séquence est bouleversante. Clint a 88 ans, presque 89. Il est voûté de temps en temps. Il a le pied moins sûr, mais quelle prestance et présence! Et en plus, il réalise! Il sait raconter une histoire. Chapeau bas, Monsieur Eastwood. Grâce à lui, j'ai passé un très bon moment de cinéma. Pascale est fan et ffred a bien aimé aussi.

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samedi 26 janvier 2019

Green book - Peter Farrelly

Allez voir Green Book de Peter Farrelly qui nous plonge dans l'Amérique de 1962. John Kennedy est président, son frère Robert est ministre de la justice mais dans les états sudistes, il y avait la ségrégation entre Blancs et Noirs. C'est d'après une histoire vraie. Tout commence dans le Bronx, un des districts de New-York, un Italien, Tony Lip (Viggo Mortensen qui a pris 15 kg pour le rôle) travaille comme videur dans un club qui va fermer temporairement. Pour subvenir aux besoins de sa famille, il va accepter de devenir le chauffeur d'un certain Dr Don Shirley. Don Shirley, un afro-américain est un pianiste classique de grand talent qui joue dans un trio devant des salles remplies de spectateurs blancs. Il ne joue que sur des pianos Steinway. Shirley doit commencer une tournée de huit semaines dans les Etats du sud des Etats-Unis, Alabama, Caroline du Nord et Sud, Tennessee, etc. La tournée se fait en voiture à l'aide d'un guide, le "Green Book" (un guide pour les Noirs motorisés). Il faut savoir que certaines petites villes interdisaient que les Noirs se promènent la nuit dans leurs rues. Les Noirs avaient leurs hôtels, bars et restaurants dédiés. Cela n'empêchaient pas que les Blancs de ces mêmes villes applaudissaient Shirley à tout rompre quand le trio se produisaient. On applaudissait un Noir pianiste virtuose mais on ne mangeait dans le même restaurant. Tony, un peu raciste au début, va assez vite apprécier le talent de Shirley. Très "tchatcheur" et gros mangeur, Tony, un homme un peu frustre, est l'antithèse de Shirley, homme raffiné et cultivé qui boit du whisky. Cela n'empêche pas qu'une amitié va naître entre eux. Viggo Mortensent et Maharsala Ali sont pour beaucoup dans la réussite du film. Un film que je recommande.

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mercredi 23 janvier 2019

An Elephant Sitting Still - Hu Bo

elephantsittingstill

Avant-hier soir, lundi 21 janvier 2019, j'ai passé presque 4 heures dans une salle de cinéma pleine pour voir un film qui peut vous assommer au sens figuré, mais que je conseille car il y a des fulgurances et des moments sublimes. Il y avait très longtemps que je n'avais pas vu un film si long sans entracte. Dès les premières images, le ton est donné: un personnage en gros plan très net, et l'arrière-plan dans le flou ou dans l'ombre, ou même dans le hors-champ. Tous les plans sont filmés de la même façon, baignés dans les tons gris ou blanc floconneux. Les décors, ceux d'une ville chinoise en pleine déliquescence postindustrielle, sont lugubres. Le réalisateur et écrivain de 29 ans (qui s'est suicidé en octobre 2017 juste après que le film ait été mixé) a adapté une de ses propres nouvelles. On suit quatre personnages pendant une journée. J'ai senti une chape de plomb sur eux. Il y a un jeune lycéen en conflit avec sa famille qui va provoquer la mort accidentelle d'un garçon, qui lui cherchait noise à propos d'un téléphone portable volé. Une lycéenne maltraitée par sa mère, qui l'invective, a une liaison avec son professeur et leurs ébats ont été filmés à leur insu. Un jeune chef de gang plutôt beau gosse (et frère du garçon défunt) voit l’un de ses amis se jeter par la fenêtre parce qu'il l'avait surpris (le chef de gang!) au lit avec sa femme (à lui!). Un vieil homme encore dans la force de l'âge a sa famille (son fils et sa belle-fille) qui essaie de l'exproprier de son appartement afin de l'envoyer dans une maison de retraite. Heureusement qu'il a un chien et sa petite-fille auxquels il est très attaché. Ce vieil homme plein de dignité m'a beaucoup touchée. Au moment où le spectateur sent un peu de lassitude à voir autant de désespérance (la séquence qui se passe dans la maison de retraite que le vieil homme va visiter est saisissante), de calamités ou à entendre autant de violence verbale, un peu de vitalité jaillit et la très belle musique qui ponctue le film y est pour beaucoup. Le titre énigmatique "L'éléphant assis immobile" (en VF) fait référence à une fable locale: celle d’un éléphant qui résiderait dans la ville de Manzhouli, aux confins de la Chine, de la Mongolie et la Sibérie, et se tiendrait orgueilleusement immobile dans son refus de l’existence. Les quatre personnages vont partir vers Manzhouli pour approcher de l'éléphant. Le plan séquence final dans la nuit avec les phares d'un bus comme seul éclairage est très beau, surtout que l'on entend un long barrissement en fond sonore. Si ce film passe par chez vous, essayez de le voir.

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samedi 19 janvier 2019

Undercover: une histoire vraie - Yann Demange / Ben is back - Peter Hedges

Voici deux films américains vus en ce début d'année dont le point commun est la drogue et la déliquescence de l'Amérique profonde. Undercover: une histoire vraie se passe dans les années 80 à Detroit, ville fantôme à cause du déclin de l'industie automobile. En revanche, le trafic de drogue, la corruption et le racisme font des ravages. Des gangs de narcotrafiquants dont certains composés d'Afro-Américains tiennent le marché de la drogue. Ils achètent des armes à Rick Wershe Sr (Matthew McConaughey, très très bien), un blanc. Celui-ci a un fils, Rick Wershe Jr, qui veut aider son père. Il devient le membre d'un de ces gangs et revend de la drogue. Il est rapidement répéré par des agents du FBI qui font pression sur lui pour qu'il devienne leur informateur. Je ne vous dirai rien de plus sur l'intrigue. Yann Demange, le réalisateur d'origine française qui avait réalisé un très bon film (71), sait filmer les fusillades, les scènes de rues et aussi des scènes plus intimistes. J'ai été contente de revoir Jennifer Jason Leigh qui se fait rare sur nos écrans *. En agente du FBI sans état d'âme, elle est excellente. Et j'ai mis quelques secondes à reconnaître Piper Laurie (The Hustler, L'arnaqueur de Robert Rossen avec Paul Newman [1961]) dans le rôle de la grand-mère. Bruce Dern joue le grand-père.

Ben is back de Peter Hedges vaut pour l'interprétation de Julia Roberts qui est de tous les plans. Dans une petite ville américaine, pendant la période des fêtes de fin d'année, Holly (Julia Roberts) et ses enfants répètent le spectacle du réveillon dans une église. De retour chez eux, Holly a un choc. Ben, son fils aîné est revenu. Il est parti du centre de désintoxication où il était soigné. Depuis 77 jours, il est "clean". Cela n'empêche pas que la famille s'inquiète à juste raison sur son retour anticipé. Et en effet, au fur et à mesure, on apprend beaucoup de choses sur Ben, comment et pourquoi il est devenu drogué, le fait qu'il "dealait" et qu'il a provoqué pas mal de drames dans la ville. Ce n'est pas un film violent. Beaucoup de choses se passent hors champ puisque que le réalisateur s'est concentré sur Julia Roberts en mère courage.

Ces deux films se laissent voir mais ne sont pas indispensables.

* merci Pascale!

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mercredi 16 janvier 2019

Les invisibles - Louis-Julien Petit

Mon blog devient de plus en plus un blog cinéma. J'ai du mal à avancer dans ma lecture du dernier roman de Paul Auster, 4321 (Actes sud, 1015 (!) pages denses) même si j'apprécie beaucoup d'être en compagnie d'Archie Ferguson, le héros du roman. Cela fait presque un mois que je l'ai commencé et j'en suis seulement à la moitié. Mais je ne capitule pas.

Toujours est-il que je vais toujours autant au cinéma et je vous conseille Les invisibles réalisé par Louis-Julien Petit, même si j'ai été un peu moins convaincue que par Discount (2014) du même. Les Invisibles est basé sur un livre de Mme Claire Lajeunie, Sur la route des invisibles - Femmes dans la rue. Claire Lajeunie, elle-même réalisatrice, avait tourné un documentaire sur le même sujet en 2015. Dès les premières images de cette comédie sociale, on fait la connaissance de plusieurs femmes SDF qui ont des surnoms comme Lady Di, Edith Piaf, Françoise Hardy ou La Cicciolina. Elles sont présentes pendant la journée dans un foyer d'accueil de jour dirigé par quelques salariées et des bénévoles. Manu (Corinne Masiero, très sobre) et Audrey (Audrey Lamy), les salariées du foyer, apprennent que l'établissement doit fermer dans trois mois, car cela coûte trop cher à la région pour trop peu de "résultats" chiffrés. L'histoire se passe dans le nord de la France. Jusqu'à la fermeture, Audrey, Manu et quelques autres feront tout pour redonner une dignité à leurs pensionnaires en tentant de les réinsérer afin qu'elles ne soient plus invisibles aux yeux des autres. Les dialogues sont souvent savoureux, surtout dits par ces femmes issues de la rue. Lire le billet de Pascale.

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dimanche 13 janvier 2019

Asako 1&2 - Ryûsuke Hamaguchi

J'ai vu Asako 1&2 de Ryusuke Hamaguchi il y a déjà une semaine, un matin de dimanche à 9h20 (!) dans une salle à moitié pleine. Les séances du matin marchent bien dans ce cinéma du centre de Paris. Il s'agit du nouveau film du réalisateur de Senses. Asako est le prénom de la jeune femme dont on va suivre l'histoire sur une période de sept ans. L'histoire se passe entre Osaka et Tokyo. En sortant d'une galerie où sont exposées des photos, Asako croise le regard de Baku, un grand jeune homme échevelé, un peu hippie, qui a un comportement presque erratique. Elle tombe immédiatement sous son charme. Il l'embrasse, et pendant quelques mois, Asako et Baku vivent une histoire d'amour. Puis Baku disparaît une première fois 2 ou 3 jours. La deuxième fois, il ne revient pas. Deux ans plus tard, Asako devenue serveuse dans un café va faire la connaissance de Ryôhei, un jeune homme qui travaille dans un immeuble voisin. Elle reste tétanisée car Ruyhei est le portrait craché de Baku (les deux personnages sont joués par le même acteur). Là, c'est Ryôhei qui la courtise. Ils vont vivre cinq ans une vie presque rangée. Ils ont des amis. Et puis Baku réapparait. J'ai eu un peu de mal à "entrer" dans le film. J'ai trouvé que c'était un peu trop psychédélique pour moi, et puis le charme a opéré, j'ai suivi l'histoire d'Asako avec intérêt, même si, comme Pascale, j'ai trouvé l'actrice (bien que ravissante) un peu terne et molle. En revanche, j'ai eu beaucoup de plaisir à voir un chat japonais. Je conseille, comme Oriane et Anne.

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mercredi 9 janvier 2019

Edmond - Alexis Michalik / Douzième bloganniversaire

Cette semaine sort un film épatant que j'ai pu voir en avant-première. J'avais vu Edmond, la pièce, il y a deux ans au Théâtre du Palais-Royal. Elle a été un triomphe et a reçu 5 Molière en 2017. Alexis Michalik, l'auteur et le metteur en scène, l'a transposée avec talent sur grand écran. Le sujet d'Edmond, c'est Edmond Rostand et la création de sa pièce Cyrano de Bergerac. A la fin de l'année 1897, Rostand a 29 ans. Il est marié et est déjà père de deux enfants. Il vit avec sa femme, Rosemonde [Gérard] dans un bel appartement. Edmond aime écrire des vers mais pour le moment il est en panne d'inspiration. La dernière de ses pièces qui vient d'être créée à Paris, est un "four" malgré la présence de Sarah Bernhardt dont Edmond est le protégé. Il cherche une idée. Honoré, le tenancier (d'origine antillaise ou africaine) d'un bar, va lui donner l'idée d'écrire une pièce avec Cyrano de Bergerac comme personnage principal. Coquelin aîné, l'un des comédiens les plus célèbres de son temps, insiste pour créer la pièce qu'Edmond n'a pas encore écrite. Il mettra à peine trois semaines pour écrire des alexandrins dont certains restent dans les mémoires comme la tirade du "nez". Le texte du personnage de Cyrano est le plus long du répertoire français : 1600 vers! Le film est très bien réalisé, ça virevolte, les acteurs sont excellents, Olivier Gourmet en tête. A la fin, une partie du public dans la salle a applaudi. C'est mérité. Je pense et j'espère que ce film sera un succès. Et il donne envie de lire ou relire Cyrano de Bergerac. Lire les billets de Pascale et Roland (Rock07).

Sans transition, je laisse mon billet à ta d loi du cine, mon statisticien qui, à l'occasion du 12ème anniversaire de mon blog, va (si j'ai bien compris) vous donner encore quelques chiffres.

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Des images valant mieux que de longs discours (pour ceux-là, voir les articles précédents "centaines" ou "bloganniversaires" dans le tag "Vie du blog"), voici les "images" des "données brutes" des nombres de billets et de commentaires, mois par mois, durant ces douze ans de blog. J'aurais (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) pu faire de belles courbes... Boarf. Si je tente une "projection" (rappelons que les prévisions sont une chose difficile, surtout quand elles concernent l'avenir, et loin de moi l'idée de prétendre "pontifier" en tant qu'"expert"!), si, donc, le rythme de publication de billets sur le blog de dasola se maintient, le 2000e billet devrait être atteint... disons cet été! Sans doute pas en même temps (sauf miracle) que le commentaire N°25 000 dont je me réserve à l'avance l'honneur, quitte à ce que je "triche" un peu le moment venu, dans quelques mois!

Stats_BILLETS_blog_MFE_090119    Stats_COM_blog_MFE_090119

Ces deux tableaux ne sont pas corrélés. Des commentaires ont pu (et peuvent toujours!) être faits sur des billets bien antérieurs. Certains billets suscitent davantage de commentaires que d'autres: les billets "Voeux", "Palmarès", "Centaine" ou ..."Bloganniversaire" ont infiniment plus de succès que les "billets du 7" de Ta d loi du cine. Un exemple d'analyse entre mille possibles? On voit que même le mois où le moins de billets ont été publiés (5, en septembre 2012) a connu un nombre de commentaires honorable (100). Mais je vous laisse vous repaître de ces chiffres et les ruminer vous-même!

PS: et bonjour et bonne année aux quelque 50 personnes déjà (re)venues sur ce blog en moins de 10 jours en 2019. Si ça se trouve, elles représenteront peut-être un tiers de l'effectif total des commentateurs de toute l'année 2019!

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dimanche 6 janvier 2019

Un beau voyou - Lucas Bernard

L'année commence bien pour le cinéma français grâce à Un beau voyou, le premier long-métrage très réussi de Lucas Bernard, Anne le pense aussi. Le commissaire Beffrois (Charles Berling, très bien) est sur le point de prendre sa retraite. Il vit dans un appartement triste près d'une voie de chemin de fer dans le nord de Paris. Ce lieu est presque vidé de tout à l'exception de quelques tableaux encore accrochés aux murs. Avec sa femme décédée, il visitait les galeries d'art. Il s'y connait en peinture contemporaine et moderne.  Ses deux fils sont partis vivre ailleurs. Un jour, rentrant de faire des courses, Beffrois surprend dans son appartement un jeune cambrioleur à la peau noire. Il se met à discuter avec lui et lui propose un jus de fruit. Cela donne une idée du ton du film, un brin décalé. Pour sa dernière affaire, à la veille de son pot de départ, Beffrois est appelé par une femme qui vient d'être cambriolée au dernier étage d'un immeuble cossu. On lui a volé un tableau de valeur intermédiaire. Le voleur est passé par une fenêtre. On fait rapidement connaissance du cambrioleur qui aime passer par les toits. Beffrois n'a de cesse d'appréhender ce monte-en-l'air plutôt joli garçon qui s'esquive comme une anguille. Il a plus d'un tour dans son sac comme celui de l'escroquerie à la location d'appartement que je vous laisse découvrir. C'est un film policier sans violence avec de l'humour et de l'ironie. C'est léger et aérien. Un film qui sort des sentiers battus joué par des comédiens épatants. Je le conseille tout comme Anne (encore elle).

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samedi 5 janvier 2019

Qui a tué Lady Winsley? - Hiner Saleem

Ayant beaucoup aimé My sweet Pepper land du même réalisateur, je me suis précipitée pour aller voir Qui a tué Lady Winsley? Le titre convient tout à fait car dès les premières images, on voit le cadavre d'une femme, une Américaine dans une sorte de morgue. Un homme en blouse blanche est penchée vers elle. Il n'est pas médecin légiste mais simple infirmier. Il n'a fait qu'une inspection superficielle du corps. Un autre homme est présent dans la pièce: Fergan, un inspecteur stambouliote. Plutôt bel homme (selon mon goût), Fergan, d'origine kurde, a fort à faire pour trouver le ou la coupable dans cette communauté turque raciste et mysogine (on montre bien que les femmes sont d'un côté et les hommes de l'autre, selon les traditions). Tout le monde est plus ou moins apparenté. L'histoire se passe sur l'île de Büyükada, dans la mer de Marmara, au large d'Istanbul. Qui a donc tué cette Américaine, une femme écrivain qui était venue vivre sur cette île en plein hiver, et quel est le mobile du meurtrier? Elle a été tuée d'une balle de revolver avec une arme ayant déjà servi 20 ans plus tôt: un jeune Kurde de 20 ans avait été assassiné. Les tests ADN sur la population masculine et féminine ne donnent rien. Je vous laisse découvrir le coupable. Le film dégage pas mal d'humour malgré le sujet. Cela se passe en hiver et l'image du film reflète bien la saison, elle n'est pas lumineuse, elle tire vers le gris et blanc. J'ai aimé la fin avec ce début d'histoire d'amour entre le bel inspecteur et la jeune patronne d'un hôtel. Un film que je conseille. Lire le billet d'Anne.

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