samedi 6 octobre 2007

Un secret - Claude Miller

Ayant été influencée par certaines bonnes critiques et par un battage médiatique, je viens d'aller voir Un secret, le dernier film de Claude Miller. J'ai été très déçue. Dès le milieu du film, on devine le secret. L'intérêt pour le film s'estompe très vite. Les comédiens ne sont pas vraiment en cause mais je n'ai pas trouvé que Patrick Bruel était très convaincant. Les oeillades entre lui et Cécile de France ne sont pas spécialement subtiles et elles sont souvent répétées de peur que le spectateur ne comprenne pas ce qui se passe. On est dans l'académisme. Vu le contexte historique tragique de la deuxième guerre mondiale, je m'attendais à plus de finesse de la part d'un réalisateur qui nous avait habitué à mieux avec La Petite voleuse (1988), l'Effrontée (1985) et Garde à vue (1981). Il est vrai que ces trois films ont plus de vingt ans. Certaines images saccadées au début du film n'ajoutent rien et puis le maquillage pour vieillir les protagonistes n'est pas du meilleur goût. Je pense qu'il vaut mieux lire le court roman de Philippe Grimbert dont est adapté le film.

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mercredi 3 octobre 2007

Excalibur - John Boorman

A l'époque, c'était la première fois que je voyais un film en salle deux fois. Excalibur de John Boorman (1981) reste pour moi une révélation et une très grande oeuvre. D'abord c'est la musique de Carl Orff, Carmina Burana, en musique additionnelle. Excalibur du nom de l'épée du roi Arthur retrace la légende de ce roi, la trahison de Guenièvre avec Lancelot et la rivalité entre Merlin et la fée Morgane. Le film en compétition à Cannes avait reçu le prix amplement mérité de la meilleure contribution artistique. Personnellement, je lui aurais donné une plus haute distinction. Les images sont souvent crues et violentes. Je me rappelle des corbeaux qui mangent les yeux des pendus. Certaines scènes sont sexuellement explicites. Deux scènes me restent en mémoire : la scène d'amour entre Igrayne (Katrine Boorman) et Uther Pandragon (Gabriel Byrne) qui la berne en se faisant passer pour son mari. L'autre est celle entre la Fée Morgane (Helen Mirren) qui prend l'apparence de Guenièvre et a une relation sexuelle avec Arthur (Nigel Terry) qui se trouve être son demi-frère. Je n'ai pas lu le roman de Thomas Malory dont est adapté Excalibur mais je pense que John Boorman recrée bien l'intemporalité de cette époque du fin fond des âges pleine de sang et de fureur. Si vous ne l'avez jamais vu, essayez de vous procurer le film en DVD. Cela en vaut la peine.

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dimanche 30 septembre 2007

The Offence - Sidney Lumet

Film inédit (en tout cas en France) de 1972 qui vient de sortir dans une seule salle à Paris, The Offence de Sidney Lumet met en scène Sean Connery dans un contre-emploi loin de son rôle de James Bond. Inspecteur moustachu, il est en proie à des démons intérieurs. Des images d'anciennes enquêtes le hantent. Des jeunes filles ont disparu, quand on les retrouve, elles sont mortes étranglées. Il mène l'enquête. Un suspect sera arrêté. Mais est-il coupable? L'inspecteur lui-même a-t-il quelque chose à se reprocher? Tout le film est filmé dans des tons gris métallisés. La musique est crissante. C'est un film à l'atmosphère pesante. The Offence était resté inédit car le personnage de Sean Connery est vraiment très sombre et à l'époque, on a pensé que cela nuirait à son image. Pourtant, j'ai lu dans le prospectus de 2 pages, distribué à l'entrée de la salle où j'ai vu le film, que c'était un des films préférés de Sean Connery.

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vendredi 28 septembre 2007

Avanti! - Billy Wilder

Film méconnu de Billy Wilder, Avanti! (1972) est un petit bijou de la comédie américaine avec Jack Lemmon en grande forme et Juliet Mills pulpeuse à souhait. Cela se passe dans l'île d'Ischia au large de la côte Amalfitaine dans le sud de l'Italie. Jack Lemmon, homme d'affaires américain pressé, doit venir chercher le corps de son père décédé dans un accident de voiture. Il apprend en même temps que son père n'était pas tout seul dans la voiture, qu'il y avait une femme, anglaise, manucure, décédée elle aussi. Le père et cette femme étaient amants depuis plus de vingt ans en passant un mois par an sur cette île idyllique. Le personnel de l'hôtel de luxe où ils séjournaient était parfaitement au courant de la situation. Juliet Mills est la fille de la femme décédée. Le film est plein de rebondissements, on voit même Jack Lemmon et Juliet Mills nus. C'est un film qui fait un bien fou. Il existe en DVD, achetez-le en urgence, vous le ne regretterez pas.

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mercredi 26 septembre 2007

Films vus et non commentés depuis le 14/07/2007

Billet sur trois films dont l'un m'a vraiment plu et les deux autres peuvent attendre une diffusion à la télé voire moins. A vous de voir. [Pour mémoire, les précédents sont ]

Trois amis de Michel Boujenah: suite de saynètes avec la dernière apparition de Philippe Noiret très marqué par la maladie. J'ai déjà presque oublié.

Die Hard 4
de Len Wiseman est très regardable, les méchants sont punis, les cascades sont très bien faites. Je ne me suis pas ennuyée une minute et c'est là l'essentiel.

Mr Brooks de Bruce A. Evans est à éviter bien que le rôle de William Hurt soit intéressant en âme damnée de Kevin Costner. Mr Costner, s'il vous plaît, refaites de bons films!

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mardi 25 septembre 2007

La Vengeance dans la peau - Paul Greengrass

La Vengeance dans la peau de Paul Greengrass (qui a déjà réalisé le deuxième opus) est le troisième et dernier volet à ce jour de la série dont le héros est Jason Bourne (Matt Damon) devenu amnésique, qui enquête sur son passé en voulant savoir pourquoi on veut l'éliminer. Je dois dire que c'est haletant de bout en bout (interdiction de faire un arrêt technique car sinon vous n'allez rien comprendre). La mise en scène est époustouflante. Après Paris (dans la Mémoire dans la peau), Moscou (dans la Mort dans la peau), cette fois-ci, on a une poursuite dans les rues de Tanger qu'on n'est pas prêt d'oublier. C'est du pur cinéma de divertissement excessivement dépaysant. Je conseille et recommande et puis Matt Damon est très bien.

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jeudi 20 septembre 2007

Mon frère est fils unique - Danielle Luchetti

J'aime le titre, Mon frère est fils unique, il veut tout dire. Chronique intimiste qui se passe dans les années 60, l'histoire commence en 1962 à Latina près de Rome. Accio, âgé d'environ une dizaine d'années, est le petit dernier d'une famille de trois. Il a une soeur et un grand frère, Manrico, beau gosse à l'oeil de velours. Accio est surnommé "La Teigne" parce qu'il bat tout le monde. Elève dans une école religieuse, il ne supporte pas sa famille, c'est un révolté. La soeur joue du violoncelle. Le père, sympathisant communiste, est ouvrier avec un petit salaire. La mère est mère au foyer. Ils habitent dans un logement insalubre HLM qui tombe en ruine. Manrico qui est le fils préféré, suit les traces de son père dans la cause de la défense des ouvriers. Accio, lui, sous une mauvaise influence, devient fasciste. C'est le vilain petit canard de la famille. Sa mère le lui fait bien sentir. Manrico et Accio tombent amoureux de la même fille. Ils vont s'affronter souvent. Leur dernière rencontre aura lieu à Turin après 1968. L'un finira bien, l'autre non. Je ne vous dirai pas lequel. L'histoire est une idée originale du réalisateur Danielle Lucchetti en collaboration avec Stephano Rulli et Sandro Petraglia, auteurs du scénario du film Nos meilleures années de Mario Tullio Giordana. On y retrouve ce thème de la fratrie avec ses relations conflictuelles. En tout cas, vous pouvez aller voir ce film rien que pour écouter cette merveilleuse langue italienne.

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dimanche 16 septembre 2007

Sicko - Michael Moore

Le nouveau brûlot de Michael Moore, Sicko (malade en anglais), traite de la dure loi du système d'assurance maladie aux Etats-Unis, mais Michael Moore ne fait qu'effleurer les rapports, où des sommes conséquentes sont en jeu, entre les hommes politiques et ces sociétés d'assurance. Une loi sur la couverture médicale universelle est toujours remise sine die. Comme dans ses films précédents, il suit et interviewe quelques "victimes" américaines de ce système. Mieux vaut être très riche et bien portant que pauvre ou qu'un peu riche et malade. Il montre que des gens s'endettent ou vendent tous leurs biens pour pouvoir se soigner. Un homme a eu deux doigts coupés par accident, l'annulaire et le majeur. Recoudre l'annulaire coûtait 12000 dollars, recoudre le majeur, 60000 dollars. Il ne s'est fait recoudre que l'annulaire. Le but pour les assurances est de rembourser le moins possible les assurés en trouvant toujours une bonne raison de ne pas le faire. Une jeune femme souffrant d'un cancer s'est fait soigner au Canada, grâce à un "ami". Justement, au Canada, Michael Moore continue son enquête. Dans ce pays limitrophe des Etats-Unis, la gratuité des soins semble totale, ainsi que dans certains pays européens, comme en Angleterre et en France. Ces situations idylliques tant en France qu'en Angleterre partent d'un constat sympathique mais ne reflètent pas toute la vérité. La dernière partie du film est plutôt "croquignolette", où Michael Moore démontre qu'à Guantanamo et plus largement à Cuba, ennemi juré des Etats-Unis, les gens sont mieux soignés et gratuitement. Pour ce qui me concerne, j'ai beaucoup mieux aimé ce film-ci que Fahrenheit 9/11 qui était raté et plutôt déplaisant à force d'être critique. Là, nous avons un film qui se voit avec intérêt, il y a du suspense. Je pense qu'il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet et il y aurait de la matière pour faire un documentaire sur le système français, par un cinéaste de l'hexagone.

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vendredi 14 septembre 2007

Quelques films remis au jour

N'ayant pas beaucoup de temps pour rédiger mon billet du jour, je voudrais juste en profiter pour promouvoir de nouveau des films que j'ai vus et qui m'ont plu cette année. Je les ai déjà chroniqués, mais ils n'ont reçu strictement aucun commentaire sur mon blog. Les dates entre parenthèses sont celles de mes billets. Certains de ces 20 films ne passent même plus en salle à Paris. Mais ils sont ou seront, au moins, à voir à la télé ou en DVD.

La Strada - Federico Fellini - Une Journée particulière - Ettore Scola (12 janvier 2007)
Blade Runner - Ridley Scott (13 janvier 2007) (1)(1)(1)(1)
Head on - Fatih Akin (15 janvier 2007)
The Touch of Evil (La soif du mal) - Orson Welles (22 janvier 2007) (1)
Short cuts - Robert Altman (25 janvier 2007) (1)
Confidences trop intimes - Patrice Leconte (27 janvier 2007) (1)
La vie des autres - Florian Henckel von Donnersmarck (1er février 2007)
L'Italien - Andrey Kravchuk (17 février 2007)
Lady Chatterley - Pascale Ferran (26 février 2007) (1)
Open Hearts - Brothers - After the wedding - Suzanne Bier (17 mars 2007)
Coups de feu dans la Sierra - Sam Peckinpah (27 mars 2007)
En la Cama - Mathias Bize (5 avril 2007)
Le Candidat - Niels Arestrup (18 avril 2007)
El custodio - Rodrigo Moreno (2 mai 2007)
L'Ami de la famille (12 mai 2007)
Les Indomptables - Nicholas Ray (17 mai 2007)
Zodiac - David Fincher (22 mai 2007) (1)
La Femme des sables - Hiroshi Teshigahara (23 mai 2007)
13 Tzameti - Géla Babluani (2 juin 2007)
La trilogie Pusher - Nicolas Winding Refn (20 juin 2007)
Jeanne d'Arc - Robert Bresson (21 juin 2007)
La nuit des tournesols - Jorge Sanchez-Cabezudo (21 août 2007)

(1) Commentaire suscité par le présent billet durant les 20 jours où il est resté en page d’accueil de mon blog.

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mercredi 12 septembre 2007

Ceux qui restent - Anne Le Ny

Ceux qui restent de Anne Le Ny est le premier long métrage de cette réalisatrice qui est aussi actrice. Dans le film, elle joue le rôle de la soeur de Vincent Lindon. Ceux qui restent ce sont Bertrand Lievain (V. Lindon) qui rencontre Lorraine Gregeois (Emmanuelle Devos) dans un hôpital. Leurs conjoints respectifs sont hospitalisés en cancérologie. On ne verra jamais les deux personnes malades. Toute l'attention de la cinéaste se porte sur Bertrand et Lorraine. Lui, professeur d'allemand, vient à l'hôpital tous les jours en transport en commun. Elle, graphiste, vient en voiture. Ils se disent des banalités autour d'un café ou en achetant des magazines au kiosque à journaux de l'hôpital. Lorraine n'est pas à l'aise de venir, elle se déteste d'être comme cela. Elle ne supporte ni la maladie, ni l'hôpital. Bertrand a des problèmes relationnels avec sa belle-fille de 16 ans. Cette dernière n'accepte pas la maladie de sa mère. Bertrand et Lorraine se rapprochent. C'est surtout elle qui est le moteur de leur relation. A un moment donné, elle lui dit que si elle continue ses visites à l'hôpital, c'est pour avoir l'occasion de le rencontrer, lui. La réalisatrice dans un entretien publié dans le dossier de presse (acheté à la librairie Ciné Reflet, cf. mon billet du 20/05/07) dit "qu'elle aime beaucoup le film de David Lean, Brève rencontre. Elle s'est demandée: qu'est-ce qui ferait qu'aujourd'hui, vue l'évolution des moeurs, une histoire d'amour comme celle-là serait toujours impossible ?". Elle a choisi des personnes ordinaires; la passion va leur tomber dessus. Leur vie sera chamboulée. Mais il n'y a pas d'issue. Le film est pudique, pas larmoyant. C'est une réussite.

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