dimanche 25 mai 2008

La source thermale d'Akitsu - Kiju Yoshida

Je n'avais jamais entendu parler du réalisateur, j'ai des lacunes concernant le cinéma asiatique. J'ai lu une très bonne critique de Vierasouto renforcée par un commentaire élogieux de Dr Orlof. N'ayant pu assister à une projection à cause d'un incident technique, je n'ai pas renoncé à le voir et j'y suis allée le lendemain. A part la très belle photo de ce film (les couleurs sont magnifiques dans les tons ocre et jaune), je m'attendais vraiment à autre chose. La source thermale d'Akitsu de Kiju Yoshida (1962) m'a déçue. Le film débute au Japon à la toute fin de la seconde guerre mondiale. On voit des gens s'enfuir dans un train. Il y encore des bombardements. Un jeune homme, Shusaku Kawamoto, tuberculeux (à ce qu'il semble), se retrouve à Akitsu pour se soigner mais une dépression suite à la défaite du Japon le pousse à vouloir se suicider. Shinko, fille d'un aubergiste d’Akitsu, arrive à l’en dissuader. Petit à petit, elle en tombe amoureuse. Désormais, l’histoire est une suite de rencontres, souvent éphémères, entre Shinko et Shusaku, car ce dernier part vivre et travailler à Tokyo. Il se marie et a une petite fille. Shinko, elle, ne se mariera jamais. Shusaku sera son seul amour. La fin est bien évidemment tragique. Ma déception vient de deux éléments: d'abord, l’acteur principal que je trouve terne par rapport à l’actrice qui est lumineuse (Mariko Okada), on ne voit qu’elle. On se demande comment elle a pu tomber amoureuse de lui (mais l’amour est aveugle n’est-ce pas?). Mais surtout, ce qui m’a le plus gênée, c’est la musique romantique, omniprésente (que j’ai trouvée insupportable) tout le long du film, qui souligne les moments forts du film, et de ce fait m’a empêchée d’éprouver de l’émotion devant cette belle histoire d’amour. Cela m’a gâché mon plaisir. Dommage.

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lundi 19 mai 2008

Les citronniers - Eran Riklis

Deuxième film israélien vu dans la même soirée après My Father, My Lord (voir mon billet du 29/04/08), la tonalité des Citronniers est complètement différente. Une Palestinienne, Selma Zidane, veuve depuis 10 ans et vivant seule, prend soin d'une petite cinquantaine de citronniers plantés près de chez elle. C'est son gagne-pain. Elle fait des jus délicieux et des conserves. Elle est aidée dans son travail par un vieil homme qui la considère comme sa fille. L'ennui est que son logement se situe à la frontière des territoires occupés et d'Israël. Le ministre de la Défense israélien ne trouve rien de mieux que de s'installer côté israélien dans une maison dont les fenêtres donnent sur les citronniers. Ces arbres fruitiers deviennent une menace potentielle (des terroristes peuvent s'y cacher...). La sentence tombe, les citronniers doivent être coupés au grand dam de Selma. Elle prend un avocat (qui devient son amant) pour se défendre. Sa liaison est très mal vue car des gens lui font comprendre qu’elle n’a pas le droit de tromper son mari dont le portrait au visage renfrogné est en bonne place sur un mur. Elle va plaider sa cause jusqu’à la cour suprême de Jérusalem, soutenue par une alliée inattendue, la femme du ministre. Mais cette amorce d’entente n’empêche pas les citronniers d’être malheureusement condamnés à l’élagage. Ils redeviennent de tous petits arbustes. Entre-temps, le haut mur qui, désormais, sépare Israël des territoires occupés, est érigé et remplace la clôture qui séparait les citronniers de la maison du ministre. Quel gâchis, car ils étaient beaux, ces citronniers pleins de fruits victimes de la bêtise humaine. Ce très beau film est dominé par l’interprétation tout en nuances de Hiam Abbass, superbe actrice que je ne connaissais pas.

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jeudi 15 mai 2008

Deux jours à tuer - Jean Becker

Après Dialogue avec mon jardinier (mon billet du 17/06/07), Jean Becker signe, avec Deux jours à tuer, un film que l'on n'oublie pas grâce à la prestation d'Albert Dupontel. Je viens de lire des critiques négatives de la part de blogueurs (comme celle de neil) mais aussi des positives comme celle de ffred, les critiques journalistiques ne sont en revanche pas très tendres en général. Il faut, je crois, accepter le parti pris du comportement d'Antoine (Albert Dupontel) de se faire détester en deux jours auprès de personnes dont il était proche jusqu'alors. Je n'ai pas deviné tout de suite ce qu'il lui arrive. Quand j'ai enfin compris, je me suis dit qu'il s'y prenait mal surtout vis-à-vis de sa femme et de ses enfants. Il aurait peut-être fallu qu'il ait ce comportement odieux plus tôt. Dans la dernière partie du film, j'ai apprécié les paysages d'Irlande qui sont magnifiques, et quel plaisir de retrouver Pierre Vaneck. L'histoire est adaptée d'un roman que je ne connais pas. Pour en revenir au sujet, quelle serait notre réaction si cela nous arrivait? Devant une telle situation, chacun réagit à sa façon. La chanson du générique de fin "Le temps qui reste" (paroles Jean-Loup Dabadie, désormais de l'Académie française) est récitée par Serge Reggiani (poignant).

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mardi 13 mai 2008

Films vus et non commentés depuis le 13 avril 2008

Une fois de plus (les précédents sont ici), voici un billet sur des films vus parce que j'aime aller au cinéma mais dont je suis sortie plutôt déçue.

Angles d'attaque (Vantage Point) de Pete Travis. J'ai bien aimé le procédé du film : revoir les mêmes 23 minutes sous des angles différents selon des personnages qui jouent un rôle dans un attentat meurtrier à Salamanque en Espagne. Il est vrai que cela peut sembler répétitif au bout d'un moment. En revanche, le mobile des terroristes n'est pas clair et il est dommage que Saïd Taghmaoui joue (une fois de plus) les méchants de service.

Ce que veut Lola (What Lola wants): que dire à part que c'est terriblement factice. A New-York, Zack, un Egyptien, tombe amoureux (juste avant son retour au Caire) de Lola (très jolie blonde), postière (américaine) qui pendant son temps libre passe des auditions de danse sans succès. Mais comme elle rêve d'apprendre la danse du ventre, elle s'envole toute seule pour le Caire afin de prendre des cours auprès d'une grande danseuse. Il y a de la jolie musique, les comédiennes sont jolies à regarder. Le garçon qui joue Zack (pas à l'aise du tout) a les canines de Dracula (comme m'a dit ma voisine et collègue d'à côté). L'histoire est totalement invraisemblable. Dès le départ, les dialogues et les situations sonnent faux. On n'y croit pas une minute. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée mais je le déconseille. Peut-être qu'en "vraie" comédie musicale sur une scène, l'ensemble aurait été plus réussi.

Jeux de dupes (Leatherhead) de et avec George Clooney. Si vous n'êtes pas familier avec le football américain et ses règles, si vous n'êtes pas sensible au sourire du beau George (qu'il a sur les lèvres tout le long du film), si vous trouvez que Renée Zellweger n'est pas Katherine Hepburn, alors passez votre chemin. Le film n'a pas le charme des comédies d'antan. J'ai presque commencé à m'ennuyer dès les 3 premières minutes.

Le grand alibi de Pascal Bonitzer. A part Pierre Arditi et Miou-Miou, je ne sauve rien de ce film médiocre, ennuyeux dans lequel il n'y a pas un brin de fantaisie, de légèreté. J'ai trouvé des grossièretés dans les dialogues (des femmes) complètement hors de propos. C'est encore moins bon que L'Heure zéro (mon billet du 08/11/2007). Pauvre Agatha Christie!

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dimanche 11 mai 2008

La dilettante - Pascal Thomas

J'ai acheté ce film en DVD très récemment car je voulais le faire découvrir à mon ami. La Dilettante de Pascal Thomas (1999) m'avait plu lors de sa sortie en salle et j'ai encore eu un grand plaisir à le visionner. Il y a un charme indéniable qui se dégage et les dialogues sont savoureux. Pour mon ami, ce ne fut pas le même enthousiasme. Il a réagi presque violemment devant le personnage de Pierrette Dumortier (la géniale Catherine Frot). C'est le genre de personnage qui le crispe ainsi que ce milieu bourgeois d'où elle vient. Et pourtant, je l'aime beaucoup, Pierrette et son dilettantisme. Elle vient de quitter la Suisse et son mari pour revenir à Paris auprès de ses deux enfants (de pères différents). Squattant chez son fils à Bobigny, elle trouve un emploi de "pion" dans un collège "difficile". Elle s'en tire très bien. Puis, plaquant tout, du jour au lendemain, parce qu'elle est payée trois fois plus, elle se retrouve caissière dans un bistrot où elle se fait aimer des clients et des employés. Pour enfin se retrouver la collaboratrice d'un marchand d'art et d'antiquités (peu scrupuleux) dont elle partage l'appartement et le lit. Entretemps, elle tombe amoureuse d'un prêtre et elle n'est pas satisfaite du tout du sort de sa fille (qui vit dans la demeure de la nouvelle femme de son père). Les relations mère/fille sont houleuses. Sa fille lui reproche d'être une mère à mi-temps, d'être une dilettante (Pierrette prend ce mot pour une insulte). Quand par un malheureux concours de circonstances (extorsion innocente d'une pendule achetée à bas prix), Pierrette se retrouve en prison, elle montre qu'elle peut "craquer" en ayant une crise de nerfs bien compréhensible. Heureusement, grâce à une vieille dame jouée par l'épatante Odette Laure, Pierrette se sort de ses ennuis. On peut supputer, comme elle quitte la France, qu'elle va exercer ailleurs son dilettantisme. Encore une fois, j'ai passé un excellent moment en compagnie de Pierrette. J'aimerais bien qu'il y ait une suite.

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mercredi 7 mai 2008

Monkey Business - Norman Mc Leod

J'ai vu Monkey Business (Monnaie de singe, 1931), mon premier film avec les Marx Brothers, avec mon ami, parce qu'il fallait que nous utilisions des places de cinéma du réseau Action avant leur date de péremption. Franchement, je trouve que ce film a mal vieilli. Et puis, il faut vraiment être anglophone pour pouvoir savourer les jeux de mots: les dialogues vont à toute allure, bien trop vite pour que les sous-titres traduisent tout. L'histoire se résume à une suite de saynètes: 4 passagers clandestins sur un bateau de croisière (Groucho, Harpo, Chico et Zeppo Marx) vont y semer le trouble. Le film se finit en queue de poisson plutôt abruptement dans une grange avec une vache (je n'exagère pas). Les deux seuls moments de grâce sont les deux prestations musicales d'Harpo et Chico (à la harpe et au piano): quel talent! A part ça, je dirais qu'aujourd'hui, c'est plutôt un film pour cinéphiles qui veulent compléter leur connaissance du cinéma qu'autre chose.
Petite anecdocte: il n'y avait pas beaucoup de monde dans la salle - dernière nous, une petite famille dont j'ai l'impression qu'au moins l'un des jeunes enfants s'est endormi pendant le film, et presque personne n'a ri.

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samedi 3 mai 2008

L'Ile nue - Kaneto Shindô

J'avais acheté ce DVD depuis au moins un an si ce n'est davantage. C'est mon ami qui l'a déniché dans une de mes "piles à voir" et nous l'avons regardé. L'Ile nue, Grand Prix du Festival de Moscou en 1960, n'est pas un film muet mais un film sans paroles avec de la musique et quelques bruits par-ci par-là. Aucune parole n'est échangée entre les protagonistes. C'est un parti pris du cinéaste qui n'est pas si gênant à la longue. On se concentre sur l'image, sur ce qu'on voit. Depuis l'île aride qu'ils habitent, un couple de paysans pauvres effectue encore et encore, à longueur d'année, les mêmes très longs trajets en barque pour conduire (vers le continent ou une plus grande île) un de leurs garçons à l'école, mais surtout pour aller chercher de l'eau douce qu'ils recueillent dans deux tonnelets très lourds placés à chaque bout d'une grosse perche pour former un balancier sur les épaules. Chaque pas est un effort, il ne faut pas tomber malgré la lourdeur de la charge. Cela leur permet, quand ils sont de retour sur l'île, d'arroser leurs cultures en terrasse sur cette île pentue. Ils s'échinent à faire pousser des grains et autres productions, qu'il pourront vendre pour se procurer un peu d'argent.
Sur l'eau, c'est soit le mari qui manie la godille, soit la femme. On note le contraste qui apparaît avec d'autres barques à moteur, qui vont bien évidemment plus vite et sans fatigue.
Le rapport au temps est intéressant: d'un côté, la répétition immuable des mêmes gestes (puiser l'eau, la transporter en barque, l'amener aux plantations, arroser...), jour après jour. De l'autre, le passage accéléré des trois saisons (annoncées à l'écran) que dure cette action immobile. Lors de la saison des pluies, le contraste est saisissant entre la violence de la pluie, qui inonde presque ces plantations, et leurs efforts dérisoires pour les arroser avec parcimonie le reste du temps. Une scène donne à penser que la famille sait se distraire: lors de la prise d'un poisson par les enfants qui pêchent à la ligne, l'occasion leur est offerte d'une sortie "à la ville". En revanche, j'ai été frappée par la violence qui apparaît à deux reprises: lorsque le mari gifle sa femme parce qu'elle a fait tomber un des deux tonnelets d'eau qu'elle transportait; et lors de la crise de désespoir de cette femme, folle de douleur après l'enterrement d'un de ses deux fils: elle arrache une partie de ces plantations pour lesquelles ils se donnent tant de mal, puis elle s'effondre à terre, sous le regard impuissant du mari, avant de se relever et de se remettre au travail. Pour ceux qui ne connaissent pas ce film et veulent tenter une expérience, essayez de le voir.

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mardi 29 avril 2008

My Father, My Lord - David Volach

My father, My Lord est le premier des deux films israéliens (sortis la même semaine) que j'ai vus en une soirée. Dès le début de My father, My Lord, on sait qu'une tragédie a eu lieu, un rabbin pleure lors d'une séance de prière et le nom de Menahem Eidelman (écrit en hébreu) est inscrit sur une petite plaque vissée à un pupitre inoccupé dans une salle de synagogue. Le film, qui dure 1h20, est filmé en caméra numérique et avec une image dans les tons gris et ocre. La réalisation est sobre mais la musique est omniprésente. L'histoire est un long flash-back qui nous montre une famille dans le milieu des Juifs ultra-orthodoxes à Jérusalem. Le père, Rabbi Abraham, pas très jeune, passe ses journées à lire et à étudier les textes sacrés de la Torah et de la loi juive. Cela lui permet de faire des prêches à la synagogue en petit comité (on ne voit que des hommes). Esther, la maman, est nettement plus jeune. Femme au foyer, elle  s'occupe avec amour de son petit garçon Menahem, âgé d'une dizaine d'années. Les scènes entre elle et son fils sont tendres et touchantes. Menahem est un jeune garçon plein de vie dont le centre d'intérêt n'est pas la religion mais plutôt s'amuser avec ses camarades, faire des échanges d'images, etc. Abraham, bien que plus sévère, est bien évidemment très attaché Menahem mais il lui inculque les préceptes de la religion avec rigueur. Preuve en est une scène, où Menhamen vient d'avoir une image genre "collection panini" qui représente un héros quelconque. Le père lui demande de déchirer cette figure car c'est de l'idolâtrie. Menahem obéit devant son père qui est presque menaçant. Les relations entre Abraham et Esther sont un peu énigmatiques. Je n'ai pas bien perçu ce qu'Esther ressent pour son mari qui pourrait être son père. Un jour, Menahem arrive à convaincre ses parents d'aller passer une journée à la Mer Morte. Esther part à la plage réservée aux femmes, Menahem et son père vont à celle réservée aux hommes. La journée se déroule bien, Menahem fait des trouvailles. Quand le soleil commence à tomber, Abraham s'éloigne du bord de l'eau suivi par quelques hommes pour la prière. Menahem ne les suit pas car quelque chose l'attire vers l'eau. Il reste sans surveillance. C'est un garçonnet qui donne l'alarme. Les convictions d'Abraham à peine ébranlées lui permettent (peut-être) de surmonter le drame, ce n'est pas le cas pour Esther. Très beau film douloureux qui ne sombre pas dans le larmoyant mais plutôt dans la révolte d'Esther à la fin de l'histoire. L'histoire est un prétexte pour voir la réaction de personnes croyantes quand un drame profond les frappe. Ce sont des gens comme les autres. Le réalisateur est paraît-il issu de ce milieu juif ultra-orthodoxe.

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vendredi 25 avril 2008

Mataharis - Iciar Bollain

Mataharis, de la réalisatrice et actrice espagnole Iciar Bollain (Ne dis rien), trace des portraits attachants et sensibles de trois femmes détectives à Madrid. La première, Inès, est célibataire et a comme compagnon un chat; la deuxième, Eva, recommence à travailler après un congé de maternité; la troisième, Carmen, a un mari mais ils n'ont plus rien à se dire et sont devenus des étrangers l'un pour l'autre. Les trois femmes travaillent dans une agence de détectives. On charge Inès de trouver des preuves contre un homme qui doit être renvoyé de la société où il travaille. Eva doit retrouver, pour un vieil homme, un amour disparu. Carmen surveille, pour un homme marié, une femme infidèle. Leurs vies privées et professionnelles s'entremêlent. En suivant son mari comme une détective, Eva découvre qu'il a un fils caché, né d'un amour de jeunesse avec qui il renoue des liens. Inès tombe amoureuse de l'homme qu'elle suit. L'homme pour qui travaille Carmen a une inclination pour elle. Tout le film est composé par petites touches et l'ensemble dégage beaucoup de sensibilité. Je suis allée voir ce film parce que j'avais énormément aimé le film précédent d'Iciar Bollain, Ne dis rien (2004), sur la violence conjugale. Mataharis n'est certainement pas aussi abouti mais je le conseille car c'est un très joli film.

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lundi 21 avril 2008

Deux soeurs pour un roi - Justin Chadwick

J'avoue que Deux soeurs pour un roi, chaudement recommandé par une collègue, m'a énormément plu. De plus, la période où se passe l'histoire m'intéresse et m'est un peu familière. En effet, adolescente, j'ai pu voir une série de la BBC, Les six femmes d'Henry VIII (génial!). Dans Deux soeurs pour un roi, on est donc transporté au temps des Tudor, plus exactement sous le règne d'Henry VIII qui, marié à sa première épouse, l'Espagnole Catherine d'Aragon, espère un héritier mâle. Malheureusement, cette pauvre Catherine accouche d'un garçon mort-né et ne peut plus enfanter. Auparavant, elle avait donné naissance à une fille, la future reine Mary Tudor. Dans les couloirs des palais et demeures seigneuriaux, on s'agite pour trouver une femme qui pourrait plaire au roi. L'oncle des soeurs Boleyn, Mary (Scarlett Johansson) et Ann (Natalie Portman), issues d'une famille noble, va tout faire pour qu'une rencontre ait lieu entre Ann et le roi (Mary étant déjà mariée). Sous le regard impuissant de leur mère (Kristin Scott Thomas), non seulement Ann mais surtout Mary vont être remarquées par Henry VIII. Il les aimera, l'une après l'autre. Mary devient la maîtresse du roi et lui donne un fils illégitime. Ann, jalouse de sa soeur et plus rouée qu'elle, parvient à se faire épouser par Henry VIII. Mais pour cela, ce dernier répudie Catherine d'Aragon (tante de Charles Quint) et est excommunié par le Pape Clément VII. Rompant ses liens avec Rome, Henry VIII devient le chef de l'Eglise d'Angleterre et fonde l'anglicanisme. Ann, malheureusement pour elle, met au monde une fille, la future Elizabeth Ière (mais ceci est une autre histoire). Dès que la petite Elizabeth naît, Henry VIII fou de rage se détourne d'Ann. Pour se débarrasser d'elle, il la fait accuser d'adultère et d'inceste (avec son frère George Boleyn). Elle est décapitée à l'épée (au lieu de la hache pour son frère). Le film raconte toutes ces péripéties sans temps mort pendant deux heures. La salle où j'ai assisté à la projection avait l'air captivée. Tous les comédiens sont convaincants et grâce à de beaux décors et costumes, on assiste à une reconstitution agréable à l'oeil même si l'arrière-plan religieux et même politique est à peine évoqué, voire pas du tout. Quid de Thomas More? Le film est adapté d'un livre de Philippa Gregory (Editions de l'Archipel). J'espère que ce film donnera surtout envie de mieux connaître une des périodes charnières de l'histoire d'Angleterre.

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