dimanche 22 mai 2016

Julieta - Pedro Almodovar

Julieta, le nouveau film de Pedro Almodovar en compétition dans la sélection officielle de cette année 2016 au festival de Cannes, est une merveille tant sur le fond que sur la forme. Le scénario est inspiré de trois nouvelles du recueil Fugitives d'Alice Munro (Prix Nobel de littérature 2013). Une fois de plus, Almodovar rend hommage aux femmes dans ce film empreint de douceur, de sensualité, mais aussi de cruauté. L'histoire alterne le présent (en 2015) et le passé à partir de 1985. Tout commence avec Julieta voyageant en train de nuit. Il y a un côté hitchcockien dans cette séquence dans laquelle la jeune femme rencontre Xoan. Julieta est assise dans un compartiment, un homme s'installe en face d'elle et se met à lui parler. Julieta ne se sent pas à l'aise et va dans le wagon restaurant où elle fait la connaissance de Xoan, un pêcheur. Dans l'intervalle, le voyageur du compartiment se suicide en tombant sur la voie. De la rencontre entre Julieta et Xoan naîtra Antia. C'est à Antia que Julieta écrit ce début d'histoire et tout ce qui se passera par la suite. Elle ne sait pas si sa fille partie à 18 ans sans donner signe de vie depuis douze ans lira un jour ce récit. Je ne veux pas en dévoiler plus sur cette histoire poignante. L'image, les décors, les couleurs sont un plaisir des yeux. La musique d'Alberto Iglesias, relativement discrète, est bienvenue, et surtout les quatre actrices principales (dont les deux "Julieta" -c'est la bonne idée d'Almodovar-, la jeune âgée d'une vingtaine d'année et Julieta avec trente ans de plus) sont magnifiques sans oublier Rossy de Palma* et son visage asymétrique qui joue Marian, une domestique revêche, avec beaucoup d'humour. Je me rends compte qu'il n'est pas facile d'évoquer ce film qui m'a vraiment beaucoup plu (il m'a réconciliée avec le cinéma d'Almodovar). Je ne peux que le conseiller haut et fort. Je ne suis pas la seule. Lire les billets d'Alain et de Chris.

*et non Paz de la Vega comme me l'a fait justement remarquer Eva (lire son commentaire ci-dessous).

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jeudi 19 mai 2016

La passion d'Augustine - Léa Pool

Grâce à Sylire que je remercie encore, j'ai vu La passion d'Augustine de Léa Pool, un très bon film québécois sorti dans très peu de salles et qui ne rencontre pas le succès qu'il mérite. Il faut dire que, sur le papier, le sujet peut rebuter plus d'un spectateur et c'est bien dommage. Nous sommes dans les années 60, Vatican II va bientôt se terminer. Dans la province de Québec, Soeur Augustine (née Simone Beaulieu), la quarantaine, ancienne concertiste de talent, est la mère supérieure d'un internat religieux de filles, qui met en avant l'étude de la musique chantée et jouée. La musique sous toutes ses formes constitue la passion de Soeur Augustine, qui dirige l'école avec fermeté et douceur. L'école remporte depuis longtemps des prix de piano dans les concours de la province. Un jour, Soeur Augustine accepte comme élève sa nièce Alice Champagne, car la maman d'Alice a des problèmes de santé et ne peut plus s'en occuper. Alice se révèle une pianiste prodige mais manquant de discipline. Pendant ce temps, les choses changent au Québec: les écoles religieuses (en premier lieu celles des filles) sont menacées de fermeture car on nationalise l'enseignement. Une très belle scène montre la transformation vestimentaire des soeurs qui quittent leurs habits de nonne et se mettent à porter jupe, corsage et bas avec une simple croix en guise de broche. Et ce film donne l'occasion d'écouter du Chopin divinement interprété par Lysandre Menard (Alice) qui est pianiste dans la vie. Si le film passe par chez vous, allez le voir.

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samedi 14 mai 2016

Red amnesia - Wang Xiaoshuai

Du même réalisateur (Wang Xiaoshuai), j'avais vu 11 Fleurs. Red Amnesia qui date de 2014 n'est sorti que dans trois salles à Paris (et c'est bien dommage). Je ne sais pas ce qu'il en est en province. Toujours est-il que si ce film est programmé par chez vous, allez le voir. Comme dans 11 Fleurs, le réalisateur s'attache à décrire la Chine contemporaine sous Mao et après. Deng, une vieille femme d'environ 70 ans, vit seule dans un grand appartement à Pékin. Quand elle déjeune à table, elle parle au fantôme de son mari. Encore très active, Deng s'imisce dans la vie de famille de ses deux fils. L'un est marié et a un fils et l'autre est homosexuel. Un jour, Deng reçoit un appel téléphonique, puis deux, puis trois sans qu'il y ait personne au bout du fil. Dans le même temps, elle se rend compte qu'elle est suivie par un jeune homme portant une casquette rouge. Le réalisateur ne lâche pas ou presque l'actrice principale, la suivant avec sa caméra. Elle est quasiment de tous les plans. Deng n'est pas un personnage très sympathique mais on arrive à s'attacher à elle. C'est une femme dure mais qui est capable de pleurer. On peut le comprendre. On retrouve le même plan de bâtiments en briques au début et à la fin du film: la boucle est bouclée. Un film que je conseille. Lire le billet de Pascale.

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jeudi 12 mai 2016

Adopte un veuf - François Desagnat / Desierto - Jonas Cuaron / Baden Baden - Rachel Lang

Parmi les sorties cinéma de fin avril / début mai 2016, il n'y a eu rien de transcendant à l'exception d'un film chinois sorti la semaine dernière que j'évoquerai dans mon prochain billet.

Je commence par Adopte un veuf de François Desagnat, qui vaut mieux que son titre et que l'affiche. Hubert Jacquin (André Dussollier), veuf depuis peu, est un septuagénaire qui file un mauvais coton, en vivant (débraillé, pas rasé) dans un immense appartement en désordre. Chez sa boulangère, Hubert récupère un numéro de téléphone d'une éventuelle femme de ménage. A la place se présente Manuela, pétante de vie. Elle cherche une colocation. A force de persuasion, elle arrive à amadouer Hubert, qui accepte de sous-louer par la suite à deux autres personnes: Paul-Gérard, un avocat (allergique au gluten) quitté par sa femme, et Marion, une jeune infirmière travaillant dans un hôpital. Le film est sympa même si j'ai trouvé qu'il manquait de rythme. Pourquoi pas? Lire le billet de Pascale.

Je passe à un film mexicain, Desierto, réalisé par le fils d'Alfredo Cuaron, Jonas. C'est en lisant le billet du Bison (que je remercie) que j'ai eu envie d'aller voir ce film interdit aux moins de 12 ans (et pour cause). Dans des paysages grandioses à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, une quinzaine de migrants mexicains clandestins voyagent dans une camionnette bâchée. Le véhicule tombe en panne au milieu de nulle part et les clandestins commencent une longue marche sous un soleil brûlant. Ils sont bientôt tirés comme des lapins par Sam, un Américain dangereusement fêlé, et son chien. Il tire avec une carabine à lunette et atteint sa cible à chaque fois. Bilan: une dizaine de morts. Le spectateur est ébranlé. Parmi les 5 survivants, des retardataires qui marchaient moins vite que les autres et que Sam et son chien se mettent à traquer, il y a Moises (Gael Garcia Bernal qui a produit le film). Pendant plus d'une heure, on assiste à la course poursuite entre Sam et les pauvres clandestins. Je vous laisse découvrir comment tout se termine. J'ai trouvé ce film haletant très bien fait. J'émettrai un bémol sur la psychologie du "méchant": on ne sait pas pourquoi il agit comme il le fait. Comme dirait l'autre, c'est un "vrai malade". Il a un discours incohérent. A part ça, le film vaut le coup d'oeil.

Je terminerai par Baden Baden, premier long-métrage de Rachel Lang, qui a reçu de bonnes critiques. J'avoue ne pas m'être sentie concernée par l'histoire d'Ana, 26 ans. Salomé Richard (très bien) lui prête sa silhouette longiligne. Avec ses cheveux brun et courts, elle fait garçon manqué. Quand le film débute, elle arrive à la fin d'un contrat de chauffeur sur un tournage. Elle rentre à Strasbourg après avoir été arrêtée pour excès de vitesse grâce à la voiture de location qu'elle a "oubliée" de rendre. Ana, qui aime sa grand-mère (épatante Claude Gensac), est aux petits soins pour elle. Sinon, Ana est partagée entre Simon (son meilleur ami) et Boris (son ex avec qui elle renoue). C'est un film léger qui ne m'a pas vraiment touchée, dommage. Lire le billet de Carmadou.

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lundi 2 mai 2016

Dalton Trumbo - Jay Roach

Dalton Trumbo de Jay Roach parle de cinéma et évoque les années sombres du McCarthysme (une période qui n’est pas à l’honneur de l’Amérique) et du combat d’un homme, Dalton Trumbo, une des 10 personnalités d’Hollywood d'une liste noire qui, dans les années 50, furent mis sur la touche pour avoir été membres ou sympathisants du parti communiste. En préambule, on apprend que Trumbo s’était inscrit au parti communiste dès 1943 à l’âge de 38 ans. Il était déjà un des scénaristes les plus côtés d’Hollywood. Une fois mis à l'index, il s'est servi de prête-noms pour publier ses scénarios. Par exemple, c’est un autre que lui qui reçut l’Oscar pour le scénario de Vacances romaines (que Dalton Trumbo avait écrit). Accusé d’activités anti-américaines, Trumbo purgea plusieurs mois de prison en 1950-51, n'ayant pas renié ses opinions politiques. Néanmoins, Trumbo a eu de la chance d’avoir une épouse, Cléo, et trois enfants très soudés autour de lui. Parmi ses ennemis, il a dû affronter la redoutable Edda Hopper (Helen Mirren, toujours aussi bien), aux opinions de droite, qui écrivait des chroniques fielleuses dans les journaux hollywoodiens. C’est Kirk Douglas qui a permis que Trumbo sorte de la liste noire, en demandant que le nom de Dalton Trumbo soit crédité au générique de Spartacus réalisé par Stanley Kubrick, en 1960. Le film de Jay Roach permet à Bryan Cranston de confirmer l'étendue de son talent en interprétant Dalton Trumbo: il y est sensationnel. Lire les billets d'Alex et de Pascale.

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vendredi 29 avril 2016

La saison des femmes - Leena Yadav

L'histoire racontée par La saison des femmes (sorti le 20 avril 2016) se passe de nos jours. Ce film indien réalisé par une femme montre la violence conjugale, la solidarité entre femmes et les corps dénudés. Dans l'ouest de l'Inde, l'Etat fédéré de Gujarat aux paysages arides, on fait la connaissance de trois femmes, Lajjo, Rani et Bijli. Elles vivent dans un village où règnent en maîtres les hommes, jeunes et vieux. Les maisons (des cahutes) sont faites de terre et de tôle, seule la présence récente des téléphones portables témoigne que nous sommes quand même au XXIème siècle. Les femmes n'ont pas beaucoup droit au chapitre. Lajjo n'arrête pas d'être battue et humiliée par son mari alcoolique, Rani, une veuve de 32 ans, n'arrive plus à joindre les deux bouts, et Gulab (son fils de 17 ans) est odieux avec elle. Quant à Bijli, une danseuse prostituée, elle ne s'en laisse pas compter mais elle est aussi victime de la brutalité de certains de ses clients. Et je n'oublie pas Champa, 14 ou 15 ans, mariée de force à Gulab et déjà presque répudiée. Certaines scènes sont violentes, d'autres empreintes d'une grande douceur. J'ai aimé ce film pour l'énergie qui s'en dégage, et les femmes sont magnifiques. Lire le billet d'Alain.

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mercredi 27 avril 2016

Les Ardennes - Robin Pront

C'est suite à la lecture de quelques billets et au conseil d'un collègue que je suis allée voir Les Ardennes, un film très noir de Robin Pront. A Anvers, Kenny et son frère Dave ainsi que Sylvie (la petite amie de Kenny) commettent des cambriolages. Ils cherchent de l'argent pour acheter de la drogue. Quand Kenny est arrêté, il n'avoue rien et ne dénonce pas ses complices. Il écope de sept ans d'emprisonnement. Pendant ce temps-là, Dave et Sylvie se sont rapprochés. La jeune femme attend un enfant et n'aspire qu'à une vie banale. Quand Kenny sort de prison au bout de quatre ans, pendant la période des fêtes de fin d'année, il est incontrôlable. La détention l'a transformé en un être écorché vif et violent. Dave et Sylvie ne savent pas comment lui annoncer que désormais ils forment un couple. On devine assez vite que l'histoire se terminera mal (et c'est peu de le dire). La dernière partie, qui se déroule dans les forêts et les collines des Ardennes belges, vire à la tragédie avec un soupçon de "gore". Malgré ces moments sanglants, j'avoue avoir apprécié ce film bien joué et bien écrit. Lire les billets positifs comme ceux de ffred et Aurore et ceux moins enthousiastes de mymp et Pierre D.

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samedi 23 avril 2016

Good luck Algeria - Farid Bentoumi / Fritz Bauer, un héros allemand - Lars Kraume / High-Rise - Ben Wheatley

Le scénario de Good Luck Algeria de Farid Bentoumi est inspiré d'une histoire vraie: celle du propre frère du réalisateur. Deux amis, Sam et Stéphane, sont dirigeants d'une fabrique de skis de fond de compétition mais la concurrence est rude et suite à la défection d'un skieur suédois, ils se retrouvent au bord de la faillite, ne pouvant plus payer les employés. De plus, Sam, d'origine franco-algérienne, sera bientôt à nouveau père. En effet, sa compagne attend un heureux événement. Pour sauver l'entreprise, Stéphane suggère à Sam de s'incrire aux prochains JO en ski de fond sous le drapeau algérien. Cela fera de la publicité pour les skis qu'ils fabriquent. L'entrainement est dur et Sam qui n'a pratiquement jamais vécu en Algérie, ne parle pas un mot d'arabe et doit négocier avec le comité olympique algérien. Mais Sam a la chance d'avoir un père qui nourrit de grands rêves pour son fils. Je vous laisse découvrir comment le papa de Sam va permettre de sauver l'usine, indépendamment de l'incription de son fils au JO. J'ai aimé ce film optimiste et modeste. Sami Bouajila (Sam) et tous les autres acteurs sont très bien. Lire les billets de Géraldine et de ffred.

Je passe maintenant à Fritz Bauer, un héros allemand de Lars Kraume. Le film retrace l'enquête menée à la fin des années 50 par Fritz Bauer, un procureur allemand (qui préférait chasser les hommes que les animaux), ayant abouti à l'enlèvement d'Adolf Eichmann en 1960 par les hommes du Mossad israélien en Argentine. Fritz Bauer était un homme de conviction, grand fumeur de cigares. C'était un homme seul, juif et homosexuel (crime puni de prison en Allemagne à cette époque) qui était entouré de nombreux ex-nazis appartenant à l'admisnistration, qui ont tout fait pour lui mettre des bâtons dans les roues. Fritz Bauer aurait voulu qu'Eichmann soit extradé en Allemagne pour être jugé, son souhait n'a pas été exaucé. Ce même Fritz Bauer tiendra plus tard un rôle important dans le procès d'Auschwitz (voir Le Labyrinthe du silence). Concernant le film lui-même, je l'ai trouvé intéressant grâce à l'acteur principal, Burghart Klaussner, qui interprète Fritz Bauer avec beaucoup d'humanité. En revanche, le reste manque de rigueur et reste trop dans l'anecdotique avec des digressions pas forcément utiles.

Je termine avec High-Rise de Ben Wheatley que j'ai détesté. Je n'avais pas fait attention au fait que le scénario écrit par la femme du réalisateur était adapté d'un roman de J.C Ballard. J'y suis allée pour les acteurs, mal m'en a pris. L'histoire se passe dans les années 70 (paraît-il). Le docteur Robert Laing emménage au 25ème étage d'une tour en béton qui en compte 40. Aux alentours de cette tour, on ne voit que du terrain en friche et d'autres tours. Les habitants de l'immeuble vivent en autarcie puisqu'il y a un supermarché à un des étages. Le dernier étage est habité par l'architecte de la tour et sa femme. Leur appartement s'ouvre sur une immense terrasse où l'on trouve un cheval, de la pelouse, des arbres. A part ça, la tour est sinistre tout comme les habitants qui vont commencer à semer le chaos quand une panne de courant au 10ème étage paralyse tout. Ce qui s'ensuit est indescriptible, la violence s'installe. Je n'ai pas compris le message du film (si message il y a). J'ai trouvé l'ensemble laid et manquant d'humour, c'est graveleux et il y a de la cruauté envers les animaux: en résumé, un peu n'importe quoi. Pour moi, un film très évitable malgré les acteurs comme Jeremy Irons, Sienna Miller ou Tom Hiddleston. Lire une critique chez Wilyrah. Je note qu'aucun spectateur n'est parti avant la fin et je me demande pourquoi. En ce qui me concerne, j'ai pour principe de rester jusqu'au bout de la projection.

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mardi 19 avril 2016

Rosalie Blum - Julien Rappeneau

Rosalie Blum de Julien Rappeneau est un film charmant que je vous recommande avant qu'il ne soit trop tard. L'histoire est adaptée d'une BD en plusieurs tomes écrite et dessinée par Camille Jourdy. Nous découvrons la même histoire selon trois points de vue. Dans une ville de province, Vincent Machot, la trentaine, célibataire (il vit avec son chat) et coiffeur de son état, loge dans le même immeuble que sa maman, Simone (Anémone, géniale en mère possessive et abusive). La vie routinière de Vincent (il a abandonné l'espoir de vivre un jour avec sa petite amie qui lui a posé un énième "lapin) va être chamboulée quand un jour il entre dans une "supérette" tenue par Rosalie. Il commence à la suivre pour mieux la connaître (?). A partir de là intervient Aude, la nièce de Rosalie. Aude vient d'abandonner ses études et elle est engagée par Rosalie pour suivre Vincent, car Rosalie a remarqué le manège de Vincent et elle se demande ce qu'il lui veut. La dernière partie du récit se focalise sur Rosalie dont on apprend qu'elle a un passé qu'elle voudrait oublier. Le film de Julien Rappeneau (c'est son premier) est une vraie réussite. Tous les acteurs y contribuent beaucoup.

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vendredi 15 avril 2016

Mandarines - Zaza Urushadze

Si vous en avez l'occasion et que le film soit projeté par chez vous, allez voir Mandarines, un film estonien tourné par un réalisateur d'origine georgienne. L'histoire se passe dans les années 90 dans une vallée d'Abkhazie, dans le Caucase, où vit une minorité estonienne. Ivo, un vieux menuisier estonien, fabrique des cageots pour une dernière récolte de mandarines qu'a fait pousser son voisin Margus. La guerre civile est proche. Un soldat tchétchène et un Georgien en train de combattre dans des camps opposés sont gravement blessés, pas loin de chez Ivo qui les recueille et les soigne. Le Tchétchène se jure de tuer le Georgien dès qu'il sera sur pied. Le facteur humain et les éléments extérieurs font que ces deux hommes vont s'unir. Ce huis-clos à quatre personnages est prenant avec quatre comédiens excellents. Le film qui date de 2013 était en lice pour l'Oscar du meilleur film étranger en 2015. C'est peut-être pour cela qu'il est sorti en France: tant mieux!

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