vendredi 26 février 2016

La vache - Mohamed Hamidi / Nahid - Ida Panahandeh

J'ai attendu la veille de l'ouverture du Salon de l'Agriculture à Paris pour chroniquer le film La vache de Mohamed Hamidi sorti le 17 février 2016. En quelques mots: c'est un road-movie sympathique, avec de bons sentiments. Fatah, paysan d'un bled en Algérie, rêve d'emmener sa vache Jacqueline (une Tarentaise) au Salon de l'Agriculture à Paris. A un moment donné dans le film, il y a une référence au film La vache et le prisonnier (1959) d'Henri Verneuil avec Fernandel, prisonnier de guerre qui traversait l'Allemagne à pied en 1942 en compagnie de la vache Marguerite. Dans le film d'Hamadi, Fatah après plusieurs tentatives infructueuses, est enfin accepté pour venir "exposer" au Salon. Comme le voyage n'est pas pris en charge, tout le village se cotise, et Fatah et Jacqueline débarquent à Marseille et commencent un long périple à pied jusqu'à Paris. Ils feront des rencontres, se lieront d'amitié. Je ne veux pas tout raconter. On sourit souvent et on retient la réplique qui deviendra peut-être culte: "C'est la poire". Il faut passer sur pas mal d'invraisemblances. J'ai trouvé que ce film était plus une suite de saynètes qu'autre chose, mais bon, je vais être indulgente. A l'issue de la projection (j'ai vu le film en avant-première), il y avait une séance de questions-réponses avec le réalisateur et l'acteur principal, Fatsah Bouyamed, que je ne connaissais pas. Il a beaucoup travaillé avec Jamel Debbouze (coproducteur du film et qui joue un petit rôle). De la conversation qui a duré une demi-heure, j'ai surtout retenu qu'il y a eu trois "Jacqueline" pendant le tournage: une pour la partie qui s'est tournée au Maroc (et non en Algérie), une "doublure" au cas où, et une troisième qui a tourné les trois-quart du film qui se déroule en France. A vous de juger.

----------------------------------------------------------------------------------------

Ceci n'ayant rien à voir avec cela, je voulais évoquer Nahid, un film réalisé par une Iranienne, Ida Panahandeh, et qui est sorti le 24 février 2016. Je pense que la sortie du film est liée au fait qu'il a reçu un prix dans une section parallèle au Festival international du film de Cannes en 2015. Globalement, le film m'a déçue pour une raison: le personnage principal de Nahid m'a profondément crispée et je l'ai trouvée assez antipathique. Je ne suis pas arrivée à éprouver de l'empathie pour elle et ses nombreux problèmes. De nos jours, en Iran, Nahid, divorcée depuis 2 ans, a pu obtenir la garde d'Amir, son fils adolescent, parce qu'elle a renoncé à une pension alimentaire et qu'elle a interdiction de se remarier. Néanmoins, quand le film commence, on comprend qu'elle aime un autre homme qui fait tout pour l'aider. On voit Nahid harcelée par son ex-mari qui l'aime encore, par son ex-belle famille, par sa propre famille, par son fils qui vit mal la situation, etc. A force, j'en ai eu un peu assez de ces situations cahotiques que Nahid n'arrive pas à gérer. Je ne parle même pas de la météo: pendant le film, il pleut beaucoup, le ciel est gris et la mer Caspienne bien agitée. Film pas indispensable selon moi, à vous de voir.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

samedi 20 février 2016

Zootopie - Byron Howard / Rich Moore

Zootopie, le nouveau film des studios Disney, est épatant et devrait ravir petits et grands. Dans la salle où j'étais, il y avait une majorité écrasante d'adultes. Judy Hopps, une jeune lapine issue d'une famille nombreuse (bien entendu) et dont les parents cultivent et vendent des carottes, rêve de devenir officier de police. 15 ans plus tard, elle sort major de sa promotion et est nommé dans un commissariat de Zootopie. Dans cette mégapole où les humains sont absents, les animaux grands et petits, proies et prédateurs, gros mammifères ou petits rongeurs, vivent en bonne intelligence depuis longtemps. Comme les humains, ils sont vêtus de pied en cap et ont une vie sociale. Dès le début, Judy a du mal à se faire une place parmi les gros "balèzes" du poste de police. Elle se retrouve simple contractuelle. C'est lors d'une ronde qu'elle croise le chemin d'un renard, Nick Wilde, qui s'enrichit par ses magouilles avec un bâtonnet de glace à l'eau qu'il a arnaqué: un modèle du genre. Pendant ce temps, le reste des policiers est chargé d'enquêter sur la disparition inquiétante de quatorze mammifères (tous des prédateurs) dont une loutre. L'enquête piétine et cela permet à Judy d'y participer. Nick, à son corps défendant, va l'aider. Pour la suite, allez voir ce film plein de trouvailles, d'humour comme la séquence savoureuse des paresseux employés derrière un guichet, ou celle avec le "big" boss (une souris minuscule) qui parle comme Marlon Brando dans Le Parrain en donnant des ordres à des gros ours blancs. J'ajouterai que les méchants ne sont pas ceux qu'on pense. Tout va bien se terminer sans que cela tombe dans la niaiserie. Un film tonique à l'animation très réussie et qui se termine sur une chanson de Shakira. Lire les billets de Wilyrah et Mymp.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mercredi 17 février 2016

Les innocentes - Anne Fontaine

Les innocentes du film d'Anne Fontaine (tiré d'une histoire vraie) sont des religieuses d'un couvent perdu dans une forêt en Pologne en 1945. Quand le film débute, nous faisons la connaissance de Mathilde Beaulieu qui officie au sein de la Croix Rouge quelque part en Pologne. Elle assiste Samuel, un médecin français d'origine juive qui a perdu sa famille pendant la guerre. Mathilde se rend dans un couvent voisin suite à un appel à l'aide d'une des religieuses. Elle découvre médusée que plusieurs d'entre elles sont enceintes à un stade avancé. Quelques mois auparavant, le couvent a été visité trois fois par des "troufions soviétiques" comme les appelle Samuel. Et ils ont violé ces religieuses qui sont restées désemparées. Certaines semblent avoir perdu une partie de leur foi. Elles veulent surtout que rien ne soit révélé car le couvent serait fermé et que deviendraient-elles? Toute l'image du film tire vers le noir et blanc comme la tenue des religieuses. L'histoire se passe l'hiver avec un paysage enneigé. J'ai aimé ce film où la violence et la douceur se côtoient. Les actrices polonaises sont formidables. Un film à voir. Lire les billets d'Alain, Colette et ffred.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [28] - Permalien [#]
Tags : ,
lundi 15 février 2016

El Clan - Pablo Trapero

Parmi les cinq films que j'ai vus la semaine dernière (semaine 6), et après Chocolat, je veux chroniquer El Clan, film argentin de Pablo Trapero (Leonera) produit par Pedro Almodovar. El Clan est tiré de faits réels qui se sont déroulés au début des années 80. Après la chute de la junte militaire, le retour de la démocratie n'empêche nullement Arquimedes Puccio, un ancien des renseignements militaires, notable marié et père de famille, de continuer de kidnapper et torturer des gens afin de demander une rançon aux familles. Il est aidé dans sa besogne par ses deux fils (dont l'un est un joueur de rugby célèbre) et des hommes de main. Les victimes sont toujours exécutées avant d'être libérées. Une femme enlevée sera retenue des mois (la famille ne voulant pas verser un sou) dans la cave de la maison où vivent Arquemedes et sa famille. Sa femme et ses filles font comme si de rien n'était malgré le son de certains râles venus d'en bas. Ce film est frappant à plus d'un titre en particulier la musique avec des standards du rock n' roll pendant les scènes de kidnapping. Mais ce que l'on note surtout, c'est l'acteur qui interprète Arquimedes Puccio: il s'appelle Guillermo Francella et on ne voit que son regard bleu glaçant. Son personnage de patriarche dominateur n'a aucun état d'âme. Le film au rythme trépidant est dans l'ensemble assez violent mais avec une certaine dose d'humour (même si ce n'est pas du tout une comédie). Personnellement, j'ai aimé ce film pas moral. Lire les billets d'Alain et d'Alain.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,
samedi 13 février 2016

Chocolat - Roschdy Zem

Je vous conseille Chocolat, vu hier soir, le 12 février 2016. Roland du blog Cinerock07 en dit beaucoup de bien et il a raison. L'acteur-réalisateur Roschdy Zem a choisi de raconter la vie de Raphaël Padilla (surnommé Chocolat) qui a formé un duo de clowns avec George Footit à l'orée du XXème siècle. Pour incarner Chocolat, le choix d'Omar Sy se révèle judicieux. Si vous aviez un doute sur son talent d'acteur, allez le voir dans ce film où il est très convaincant en clown auguste noir souffre-douleur recevant des baffes de Footit, le clown blanc interprété par James Thierrée (excellent). Le film dure deux heures et se suit agréablement. On voit les débuts du couple de clowns qui se rencontrent dans un cirque de province assez miteux. George Footit voit le potentiel de s'associer à Chocolat qui était un bon acrobate. Remarqués par un directeur de cirque de Paris, Footit et Chocolat arrivent dans la capitale et triomphent à chaque représentation. L'expression "être chocolat" signifiant "être berné", a été popularisée par les dialogues de leur numéro. En plus de leurs cachets, ils gagnent pas mal d'argent en posant pour des publicités de l'époque. Malheureusement, Chocolat perd de grosses sommes au jeu et il se met à prendre du laudanum. Le film s'attache à montrer que la France de cette époque traitait mal les gens de couleur. Un long-métrage bien fait et soigné. Il faut noter le soin certain dans la reconstitution d'époque. Ayant terminé sa vie dans la misère, Chocolat est mort de tuberculose en 1917. Il fut enterré dans le carré des indigents dans un cimetière de Bordeaux.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 7 février 2016

Spotlight - Tom McCarthy

J'ai vu Spotlight de Tom McCarthy le jour de sa sortie, le 27 janvier 2016, et je dois dire que j'ai du mal à en parler: je reste perplexe après avoir lu et entendu tant d'éloges à son sujet. Spotlight est une équipe de quatre journalistes travaillant au sein du grand journal The Boston Globe aux Etats-Unis. En 2001, après les attentats du World Trade Center, ils publieront une enquête poussée sur le fait que pendant des dizaines d'années, plus de 90 prêtres de Boston et dans sa seule région se seront rendus coupables d'attouchements envers de jeunes garçons (même s'il y a eu aussi des jeunes filles) issus de milieux défavorisés. Ces actes répréhensibles ont été entourés par la loi du silence. Les plaintes ont été étouffées grâce à de l'argent versé par l'Eglise. Cette enquête fera trembler le clergé sur ses bases et remontera jusqu'au Vatican. Durant les deux heures du film, j'ai suivi avec un intérêt pas toujours soutenu l'enquête de ces journalistes qui ont surtout interrogé des victimes devenus adultes. Beaucoup d'entre elles en sont restées traumatisées. J'ai trouvé le film très classique, pas mal joué mais rien d'exceptionnel, seul Mark Ruffalo donne un peu d'énergie à l'ensemble. Stanley Tuccci en avocat de victimes m'a paru assez convaincant. Sur un tel sujet, je m'attendais à ressentir plus d'émotion. Le film reste sage et presque neutre. Je ne me suis pas sentie concernée. Dommage.

Lire l'avis de Valérie qui n'a pas été totalement convaincue non plus. Ffred est déçu au contraire de Wilyrah, Alain et Alex-6 qui ont beaucoup aimé ce film.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,
jeudi 4 février 2016

Les huit salopards - Quentin Tarantino

Ca y est, j'ai vu le dernier film de Quentin Tarantino. Après avoir lu quelques mauvaises critiques, je ne m'attendais à rien ou à un film pas terrible, et j'avoue avoir été agréablement surprise par ce long-métrage de 2H45 filmé en 70 mm. Néanmoins, j'émettrai tout de suite mes bémols:

- Les échanges interminables entre Kurt Russell et Samuel Jackson: qu'est-ce que la première partie qui se passe dans la diligence est bavarde!

- La violence et le sang qui gicle (même si c'est pour rire) et une certaine misogynie. Dès le début du film, Jennifer Jason Leigh est déjà bien amochée (et elle n'arrête pas de prendre des baffes).

Ceci mis à part, le film est bien construit avec quelques flash-back expliquant les tenants et les aboutissants de cette histoire policière où les personnages ne sont pas ceux qu'ils paraissent être. Qui sont les quatre hommes dans la demeure en bois devant laquelle fait halte la diligence ou se trouve un shérif chasseur de primes menotté à une jeune femme? Qui sont les huit salopards du titre? Qui a empoisonné le thé provoquant deux morts et pourquoi? Avec mon ami, on a dénombré pas moins de dix-neuf morts (dont les huit salopards) quand le film se termine. Ce huis-clos respecte l'unité de temps, de lieu et d'action. J'ajouterai qu'il est fait mention d'une lettre manuscrite d'Abraham Lincoln, mais cela n'a aucun lien avec le reste. Je ne regrette pas du tout d'être allée voir ce film qui réserve beaucoup de surprises. Lire les billets d'Alex-6, Carmadou.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags : , ,
lundi 1 février 2016

45 ans - Andrew Haigh

Sur les conseils de miriam, de ffred, de mymp et peut-être d'Aifelle, je suis allée voir 45 ans d'Andrew Haigh qui est sorti le 27 janvier 2016 et pour lequel Charlotte Rampling vient d'être nommée aux prochains Oscar dans la catégorie meilleure actrice. Le film qui dure 1H35 narre six jours de la vie de Kate et Geoff (ayant atteint les soixante-dix ans tous les deux) qui doivent célébrer en grande pompe leur 45 ans de mariage. Pendant ces six jours, la vie de Kate va s'écrouler quand elle apprend par une lettre venue de Suisse et adressée à Geoff l'existence de Katya, disparue accidentellement, 50 ans auparavant, dans les Alpes suisses (on vient de retrouver son corps). A la question que Kate pose à Geoff. Il confirme par un simple "oui" qu'il aurait épousée Katya si elle avait vécu. Kate considère qu'elle n'a été peut-être qu'un "second choix" pour son mari. Personnellement, j'ai un peu de mal à comprendre la réaction de Kate, sa rancoeur ou jalousie envers une morte décédée un demi-siècle plus tôt, à moins que cela ne soit parce que son mari ne lui a rien dit pendant toutes ces années. C'est comme si cette union s'était bâtie sur un mensonge. Comme m'a dit mon ami, il aurait fallu que Geoff parle de Katya à Kate dès leur première rencontre ou qu'il se taise à jamais. J'ai été frappée par la lumière du film: les intérieurs et les paysages sont gris bleutés. Cela dégage une grande tristesse avec un côté angoissant. Ce film repose sur les deux acteurs principaux, Tom Courtenay, et surtout Charlotte Rampling, très crédible comme enseignante à la retraite qui mène une vie calme entre son chien et son mari. Dans la dernière séquence, celui du bal, avec sa robe très simple, ses yeux expriment sa rage et sa peine.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,
vendredi 29 janvier 2016

Les délices de Tokyo - Noami Kawase

affiche-les-delices-de-tokyo

Parmi les nombreuses sorties de films du mercredi 27 février 2016, je pensais à l'origine chroniquer Spotlight de Tom McCarthy, vu dès le mercredi soir; et puis non, je préfère faire un billet sur Les délices de Tokyo de Noami Kawase, un film sorti le même jour et qui m'a énormément plu et émue. Sentaro, un homme dans la quarantaine, sans famille, est le gérant d'une petite boutique dans un coin de jardin public à Tokyo. Là, tous les jours, il fait cuire et il vend des dorayakis: des pancakes fourrés à la pâte de haricots rouges confits. Autant il réussit les pancakes, autant il n'est pas vraiment satisfait de sa fabrication du "AN", la fameuse pâte de haricots rouges confits. Un jour, Tokue, une vieille dame de 75 ans qui se promène aux alentours, lui propose son aide et lui demande de l'embaucher. Elle lui laisse du AN de sa fabrication pour le convaincre. Pour Sentaro, cette mixture est une révélation. Il dit qu'il n'a jamais mangé quelque chose d'aussi bon. Dès que Tokue est embauchée, on assiste aux différentes étapes de la cuisson des haricots rouge qui ressemblent à de grosses baies. Tokue avec ses mains difformes (on apprend assez vite de quoi elle a souffert) parle aux haricots pendant qu'ils cuisent (elle parle aussi à la lune). Je ne vous en dirai pas plus sur Tokue et Sentaro. Je vous conseille vivement d'aller voir ce film reposant où l'on voit des cerisiers en fleurs. Et j'avoue qu'en dehors des sushis, sashimis, makis et autres brochettes, je ne connaissais rien à la cuisine japonaise. Je suis contente d'avoir donc découvert, même par écran interposé, une spécialité nippone qui paraît délicieuse.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [36] - Permalien [#]
Tags : , ,
samedi 23 janvier 2016

Mon maître d'école - Emilie Thérond

Ce documentaire sorti le 13 janvier 2016 qui a reçu "le label des spectateurs UGC" permet à la réalisatrice Emilie Thérond de filmer son ancien maître d'école, Jean-Michel Burel (né au début des années 50) lors de sa dernière année d'enseignement dans le petit village du Gard, Saint-Just-et-Vacquières. Après quarante ans de bons et loyaux services, l'heure de la retraite a sonné. J.-M. Burel a commencé sa carrière en 1972 dans ce village et il n'en a jamais bougé. Il est aussi le maire de la commune. Pour cette dernière année, il enseigne dans la même classe à des élèves de CE2, CM1 et CM2 soit environ une vingtaine d'élèves. L'école se trouve dans le même bâtiment que la mairie. Mon maître d'école se divise en quatre parties selon les quatre saisons: automne, hiver, printemps et été. Cet instituteur, au-delà de l'algèbre, de l'histoire et des dictées, a enseigné la vie, la tolérance, l'attention aux autres. On le voit interfèrer dans les conflits entre élèves. On sent qu'il aime ses élèves tout en sachant garder la juste distance entre lui et eux. La cinéaste filme principalement dans la classe pendant les cours, ou alors quand l'instituteur emmène ses élèves en promenade, et même lors du voyage découverte à Paris. Il faut noter la présence dans la classe d'un jeune homme de 26 ans atteint d'un handicap mental que l'instituteur connait depuis longtemps et qu'il a mis un point d'honneur à le laisser assister aux cours. Quand l'année scolaire se termine, on voit que J.-M. Burel a la gorge serrée, il en a les larmes aux yeux. Une page se tourne. Une jeune femme prendra sa place à la prochaine rentrée. Un film que je conseille pour le sujet malgré les maladresses dans la réalisation (les plans où l'instituteur fixe la caméra quand il parle).

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , ,