mardi 6 mars 2007

Films non commentés vus depuis le 1er janvier 2007

J'aime beaucoup aller au cinéma, seule ou accompagnée. Depuis le début de l'année, je n'ai pas éprouvé le besoin de faire de billets sur certains films car ils ne me semblent pas très intéressants à commenter même s'ils ne m'ont pas déplu.

Le Grand Silence : démarche intéressante de filmer des moines chartreux mais le problème c'est que je n'ai pas ressenti le sentiment de religiosité.

Le violon de Francisco Vargas : le violoniste est censé jouer très bien de l'instrument, ce que l'on a entendu était un peu crissant pour les oreilles mais c'est un film touchant.

Azul de Daniel Sanchez Arévalo, je m'attendais à mieux, je pense que le nouveau cinéma espagnol peut mieux faire.

Je crois que je l'aime, comédie pas drôle de Pierre Jolivet (le seul à sauver est François Berléand).

Une nuit au musée de Shawn Levy, pour les effets spéciaux et le petit message : aimez-vous les uns les autres, soyez tolérant envers l'autre.

L'illusionniste de Neil Burger, beaux tours de magie, très belle musique de Philippe Glass et belle histoire d'amour.

Pars vite et reviens tard de Régis Wargnier : José Garcia est très bien, mais l'intrigue est un peu tirée par les cheveux.


lundi 5 mars 2007

Le dernier roi d'Ecosse - Kevin Mc Donald

Après Hôtel Rwanda sur la guerre entre les Utu et les Tutsi, Blood Diamond sur le conflit en Sierra Leone et les enfants soldats, voici le Dernier roi d'Ecosse, en l'occurence Idi Amin Dada, incarné tout en retenue par Forest Whitaker qui vient de recevoir l'Oscar du meilleur acteur en 2007. Le film a été produit par les Britanniques. En 1970, Nicholas Garrigan (James Mc Avoy), jeune Ecossais tout juste diplômé en médecine, décide de partir en Ouganda sur un coup de tête. Par un concours de circonstances qui se révèlera malheureux, il se retrouve médecin personnel d'Idi Amin Dada (Forest Whitaker) et parfois son conseiller. Il ne perçoit pas la folie et la paranoïa de cet homme. On le met pourtant en garde. Il se met à dos toute la communauté britannique. Lui-même sera la cause de la disparition tragique du ministre de la santé et de la troisième femme d'Idi Amin avec laquelle il aura eu une liaison. Quand, vers la fin du film, il sera lui-même torturé et martyrisé, cela se déroulera pendant la fameuse prise d'otages sur Entebbe en 1976. Il sera sauvé par un confrère noir. Il se fera passer pour un des otages libérés. Les toutes dernières images du film montrant le vrai Amin sont extraites du documentaire qu'a fait Barbet Schroeder à l'époque. 300 000 Ougandais ont été massacrés pendant qu'Amin Dada était au pouvoir. Le 11 avril 1979, le dictateur doit s'enfuir d'Ouganda et il meurt en exil en 2003 en Arabie Saoudite. Le film est très sobre et très bien interprété.

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samedi 3 mars 2007

Chronique d'un scandale - Richard Eyre

Adapté d'un roman éponyme par Patrick Marber, auteur de Closer, Chronique d'un scandale vaut surtout par l'interprétation des deux comédiennes, Judy Dench et Cate Blanchett, toutes les deux "nominées" aux Oscars 2007. Barbara Covett (Judy Dench) est professeur dans un collège. Elle écrit son journal où elle raconte tout et elle est parfois la narratrice du film en voix off. C'est une personne à la sexualité refoulée tendance lesbienne, pas mariée et pas d'enfant (mais elle a un chat). Elle remarque Sheba Hart (Cate Blanchett), jeune enseignante en dessin arrivée récemment au collège. Celle-ci est mariée à un mari nettement plus âgé et a deux enfants dont un fils trisomique dont elle s'est occupée jusqu'à présent. Lors d'une soirée, Barbara qui épie Sheba, la surprend dans les bras d'un lycéen de quinze ans. Barbara ne la dénonce pas mais elle s'immisce dans la vie de famille de Sheba. Cette dernière ne peut pas s'empêcher de continuer sa liaison avec le jeune homme. Elle ne sait plus où elle en est. Quand enfin, suite à une vengeance mesquine, Barbara dénonce d'une manière détournée la liaison de sa collègue, la vie de famille de Sheba explose sans qu'elle sache qui a fait cela, elle croit que c'est son amant. Elle est renvoyée du collège, quitte son mari et se réfugie chez Barbara. Là, elle découvre le journal. L'histoire est vénéneuse, pas politiquement correcte du tout. La "méchante" Barbara n'est pas punie et n'a pas l'ombre d'un remord pour ce qu'elle fait et la dernière séquence du film la montre jetant son dévolu sur une nouvelle victime en puissance.

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jeudi 1 mars 2007

Little Miss Sunshine - Jonathan Dayton et Valerie Faris

Parce qu'il vient d'être récompensé du César du meilleur film étranger après avoir reçu de nombreux autres prix aux BAFTAS (les Césars britanniques) aux Oscars, aux Independent Film Awards et et lauréat du Grand Prix au Festival de Deauville en 2006, le moment est propice à évoquer Little Miss Sunshine qui a été la bonne surprise du dernier trimestre 2006. C'est un grand succès public en France depuis sa sortie et partout où il est sorti. L'héroïne de ce film est une gamine de 8 ou 9 ans, Olive dont le rêve est de gagner un concours de beauté pour petites filles "Little Miss Sunshine" comme il ne peut en exister qu'aux Etats-Unis. Olive a une famille. Un grand frère qui refuse de parler et qui ne communique que par cartons écrits interposés, un grand-père accro à la cocaïne, un père qui fait des conférences sur les gagnants et les perdants, et une maman fumeuse invétérée dépassée par les événements. En effet, quand le film commence, elle apprend que son frère, l'oncle d'Olive, vient de faire une tentative de suicide suite à une déception amoureuse avec un étudiant. Elle le recueille. Et voici que tout ce petit monde décide d'accompagner Olive au concours, en estafette jaune au démarrage laborieux. Plusieurs péripéties surviendront le long du voyage dont les répétitions de la prestation d'Olive. Quand ils arriveront à destination et que le concours aura eu lieu, Olive n'aura pas gagné mais la famille en sortira transformée. Si vous voulez savoir comment, allez voir Little Miss Sunshine, vous passerez un bon moment.

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lundi 26 février 2007

Lady Chatterley - Pascale Ferran

Il y a trois mois, j'avais vu le film de Pascale Ferran en avant-première en sa présence et celle de Marina Hands qui viennent d'être récompensées aux Césars. Très gentiment, la réalisatrice avait expliqué qu'elle avait adapté la deuxième version du roman de D.H. Lawrence (1885-1930) qui en compte trois : Lady Chatterley et l'homme des bois. C'était la version dont elle se sentait la plus proche. Pour ma part, j'ai trouvé le film beaucoup trop long, surtout la dernière demi-heure. Il y a même une cassure dans le rythme, comme si la réalisatrice ne savait pas comment conclure, tout s'accélère alors que les deux premières heures prenaient leur temps. En revanche, Marina Hands est digne d'éloges car le rôle n'est pas facile. La rigueur de la réalisatrice lui permet d'éviter l'écueil du film "David Hamiltonien". Que ce film soit récompensé est une bonne chose car c'est un cinéma exigeant, pas très grand public et les Césars vont lui permettre d'avoir une deuxième carrière. Déjà, il a eu le prix du public du Masque et la Plume décerné tous les ans et le prix Louis Delluc qui est un gage de qualité.

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dimanche 25 février 2007

Indigènes - Rachid Bouchareb

Je viens enfin de voir Indigènes dont j'avais déjà fait mention dans mon billet du 24 janvier 2007. J'ai beaucoup apprécié ce film dont l'avant-dernière séquence, qui est un morceau de bravoure, fait penser selon la personne qui m'accompagnait, à la dernière scène du film de Steven Spielberg, Il faut sauver le soldat Ryan. Il s'agit de quatre "indigènes" affrontant tout seuls une unité de l'armée allemande en déroute. Il est important que ce genre de film existe pour faire connaître à un large public un pan peu connu de l'histoire de la seconde guerre mondiale. Les soldats "indigènes" étaient moins bien traités que les Français de souche, pas de permission, pas de promotion après la guerre, ils n'ont pas eu les mêmes droits de retraite d'anciens combattants. Et sans que cela soit dit mais très bien montré, les courriers qu'ils pouvaient envoyer en France ou dans leur pays étaient censurés. C'est à l'honneur du cinéma français d'avoir fait ce film qui rivalise avec les meilleures productions hollywoodiennes à grand spectacle. 

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samedi 24 février 2007

Bug - William Friedkin

Attirée par le sujet, je suis allée voir bug, film adapté d'une pièce de théâtre. Je ne m'attendais pas vraiment à ce que j'ai vu. Quand au bout de 1h35, l'écran devient noir, on est soulagé que l'histoire se termine. Car on a subi une montée crescendo d'une paranoïa schizophrène d'un jeune homme qui surgit dans la vie d'une jeune femme fragile psychologiquement. Son fils a disparu 10 ans plus tôt dans un supermarché et son ex-mari est sorti depuis peu de prison. Le film qui commence très calmement a une certaine unité de lieu (une chambre de motel) et d'action (la dégradation psychologique des deux héros). Le titre bug est très important. C'est l'obsession de l'homme qui pense que des insectes et des nids d'oeufs d'insectes sont sous sa peau, dans les dents. Il a un passé psychiatrique et il est peut-être un ancien de la guerre du Golfe. La chambre du motel se retrouve envahie de papier tue-mouches et dans la dernière séquence, elle est entièrement tapissée de papier aluminium. Scène après scène, l'homme s'automutile, s'arrache les dents et la femme, Agnès, se laisse entraîner dans son délire mais elle l'aime. C'est terrifiant. On peut voir le film comme une paranoïa de l'Amérique. Ame sensible s'abstenir ou sinon considérer que c'est du n'importe quoi comme je l'ai entendu en sortant de la salle.

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jeudi 22 février 2007

Lettres d'Iwo Jima - Clint Eastwood

Je n'ai pas vu Mémoires de nos pères (Flags of our fathers) mais j'ai été très tentée de voir Lettres d'Iwo Jima (Letters from Iwo Jima), après avoir vu la bande-annonce (une bonne BA peut vraiment donner envie d'aller voir un film!). Les deux films d'Eastwood forment un diptyque que l'on peut très bien voir l'un sans l'autre. Le scénario retrace la bataille d'Iwo Jima (du 16 février au 26 mars 1945) qui a vu s'affronter les Japonais en embuscade sur l'île d'Iwo Jima et les Américains arrivés avec la marine et l'aviation. Il y a eu très peu de survivants côté japonais par manque de renforts. Dans le film, la bataille est montrée du point de vue japonais. Les Américains sont des silhouettes au loin, les vrais héros sont les Japonais avec en tête le général qui a dirigé la bataille et quelques soldats pris individuellement. Ils ont des états d'âme, ont envie de se rendre ou se suicident. On pourra peut-être critiquer que c'est une vision un peu occidentalisée des Japonais. Qu'aurait fait un réalisateur japonais ? La photo en blanc et gris est très belle et renforce l'atmosphère de fin de quelque chose. Film à voir.

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dimanche 18 février 2007

A propos de The Good German - Steven Soderbergh

Je voudrais surtout parler du titre The Good German qui est le titre original. Depuis plusieurs années, nous assistons à un curieux phénomène, le fait que les distributeurs ne font pas traduire les titres originaux en français pour certains films sans qu'il y ait vraiment de raison. Au sujet de The Good German, le roman dont il est tiré s'appelle en français L'ami allemand. Peut-être est-ce moins vendeur que le titre original. Voici deux ans, le roman de John Le Carré, La constance du jardinier, a été adapté et est sorti sous son titre original The constant gardener. A ce niveau, je ne comprends pas la plus-value sur le fait de laisser ce titre puisque à moins d'être angliciste, le public ne fait pas forcément le rapprochement entre le film et le livre. Pour en revenir au film The Good German, il faut saluer le fait que Steven Soderbergh a voulu rendre hommage aux films des années quarante comme Casablanca ou le Troisième homme comme je l'ai lu sur certaines critiques. L'image en noir et blanc est magnifique. Mais il est vrai que le film est languissant, pour preuve un spectateur à deux  fauteuils de moi s'est endormi et a même commencé à ronfler. Il dormait comme un bienheureux mais j'ai dû lui donner trois fois de discrets coups de pied pour arrêter ce bruit intempestif. Donc vous pouvez éventuellement le voir mais après avoir bien dormi.

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samedi 17 février 2007

L'Italien - Andrey Kravchuk

L’Italien d’Andrey Kravchuk, sorti cette semaine, est touchant par son sujet: dans un orphelinat, un petit russe, Vania, âgé de 6 ans, est sur le point d'être adopté par un couple italien, d'où le titre. Pour la plupart, les pensionnaires de ce lieu ne sont pas tous orphelins mais abandonnés par leur mère. Toutes les tranches d'âge sont représentées, dont des grands de 16 à 18 ans qui sont déjà des caïds et vivent de petits boulots. Une femme sert d'intermédiaire entre les couples adoptants et les enfants moyennant finances. Vania est vendu 5000 euros. Juste avant qu'il soit confié à un couple, la mère d'un autre enfant récemment adopté réapparaît. Cela provoque une sorte de "déclic" chez Vania qui aimerait mieux avoir sa vraie maman qu'une maman adoptive aussi gentille soit-elle. Il arrive à consulter son dossier d'abandon et il trouve l'adresse du foyer où il était avant. Grâce à une pensionnaire de l'orphelinat qui vole de l'argent pour lui, il part à la recherche du foyer qui se trouve dans une autre ville. Il prend le train, poursuivi par la femme du bureau d'adoption flanquée de son chauffeur. A la fin, par l'intermédiaire du foyer, il retrouvera sa vraie maman et un autre enfant prendra sa place chez le couple d'Italiens. Ce film montre une Russie pas très reluisante car si tant d'enfants sont abandonnées c'est que les mères sont incapables de subvenir à leur besoin. A un moment donné, le directeur de l'orphelinat dit à un des enfants de ne pas tomber malade car l'Etat ne pourra pas payer les soins. Voici l'image que donne la Russie d'aujourd'hui. La vie est dure.

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