mercredi 23 mai 2007

La Femme des sables - Hiroshi Teshigahara

Parmi les reprises que l'on peut voir à Paris dans les Cinémas Art et Essais, La Femme des sables de Hiroshi Teshigahara (1964), version longue, est projetée une fois par jour au cinéma le Champo dans le 5ème arrondissement. C'est un film long (2h20) en noir et blanc qui mérite vraiment sa ressortie. Il a reçu, en son temps, de nombreux prix dont le Grand Prix Spécial du Jury à Cannes en 1964. L'acteur principal Eiji Okada est célèbre grâce à sa prestation dans Hiroshima, mon amour d'Alain Resnais en 1959. La Femme des sables est adapté d'un roman de Kôbô Abe. Au début du film, dans un endroit indéfini proche d'une plage, du côté de Tokyo, un entomologiste cherche des insectes, pense à sa femme, parle tout seul. "Par hasard", il tombe sur des autochtones qui lui conseillent de passer la nuit chez une femme habitant une cabane dans un trou sur lequel s'effondre du sable. Le lendemain, il se rend compte qu'il est prisonnier. Il ne pourra plus en sortir, malgré toutes ses tentatives pour s'évader. Sa façon de vouloir escalader la montagne de sable en faisant du sur-place évoque, selon l'ami qui m'accompagnait, le mythe de Sisyphe condamné à rouler éternellement une pierre jusqu'en haut d'une colline alors qu'elle redescend chaque fois avant de parvenir à son sommet. Malgré sa réticence au début, l'entomologiste aidera la femme à remplir des caisses de sable toutes les nuits pour désensabler l'endroit (mythe du tonneau des Danaïdes ?), afin d'obtenir des vivres et de la boisson. Ses relations d'abord houleuses avec la femme se transformeront en liaison érotique. Le film m'a surtout évoqué la fragilité de la condition humaine. On sort assez groggy voire déprimé de ce film mais c'est tout de même une expérience qu'il faut avoir vécue. 

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mardi 22 mai 2007

Zodiac - David Fincher

Zodiac de David Fincher (2007) narre une histoire tirée d'un fait divers réel. Une série de crimes se sont déroulés dans la région de San Francisco à partir de la fin des années 60, et ce pendant plusieurs années. Le coupable n'a jamais été identifié avec certitude. Il n'y a que des présomptions. Le tueur se faisait appeler Zodiac. Il s'attaquait à des couples en s'acharnant plus précisément sur les femmes. Le côté crime sexuel n'a pas été démontré. Ses crimes perpétrés, Zodiac envoyait à certains journaux des missives accompagnées de feuillets remplis de signes "cabbalistiques" (comme sur l'affiche du film). Un jeune policier (joué par Mark Ruffalo), ainsi qu'un journaliste (Robert Downey Jr) et un dessinateur (Jack Gyllenhaal) du San Francisco Chronicle, ont essayé de résoudre l'affaire avec acharnement. Le journaliste y laissera sa santé. Le flic abandonnera aussi. Seul, le dessinateur ira suffisamment loin pour faire un livre de cette histoire en touchant pratiquement au but, mais pas tout à fait. Il restera toujours un doute. Malgré la longueur du film (2h40), le suspense est haletant, la reconstitution de l'époque semble fidèle. On passe vraiment un bon moment. Cela fait du bien pendant cette période de vaches un peu maigres pour les bons grands films américains.

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lundi 21 mai 2007

Rio Bravo - Howard Hawks

Rio Bravo d'Howard Hawks (1959) diffusé hier soir, dimanche 20 mai, est un classique dans le genre western. John T. Chance (John Wayne) est shérif de la ville de Rio Bravo. Il arrête un homme pour meurtre. Le frère de ce dernier encercle la ville pour obtenir sa libération. Chance réengage comme adjoint Dude (Dean Martin), qui était devenu alcoolique suite à un chagrin d'amour. D'autres personnages apparaissent, le vieux Stumpy, shérif adjoint, la belle Feathers (Angie Dickinson), dont ce fut le premier rôle, avec ses jambes interminables. Enfin Colorado (Ricky Nelson), garde du corps d'un dénommé Pat Wheeler, ami de Chance, qui vient d'être tué d'une balle dans le dos. Rio Bravo est célèbre par deux chansons : "Rio Bravo" et "My rifle, my pony and me". La confrontation finale avec de la dynamite est le morceau de bravoure du film que l'on peut voir et revoir sans se lasser.

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samedi 19 mai 2007

Générique des distributeurs américains

Quand un film commence, dès le pré-générique, on sait qui sont les distributeurs et producteurs. Pour les films américains, deux annonces, voire trois, et parfois plus apparaissent avec ou sans musique. Pour les cinéphiles, tout le monde connaît la musique tonitruante de la 20th Century Fox ou celle plus en sourdine de la Warner Brothers, sans même parler du lion rugissant de la M.G.M. J'aime bien deviner les nom des distributeurs avant qu'ils apparaissent sur l'écran. La magie du cinéma commence là. Quand un film commence, dès le pré-générique, on sait qui sont les distributeurs et producteurs. Pour les films américains, deux annonces, voire trois, et parfois plus apparaissent avec ou sans musique. Pour les cinéphiles, tout le monde connaît la musique tonitruante de la 20th Century Fox ou celle plus en sourdine de la Warner Brothers, sans même parler du lion rugissant de la M.G.M. J'aime bien deviner les noms des distributeurs avant qu'ils apparaissent sur l'écran. La magie du cinéma commence là.

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vendredi 18 mai 2007

Les bandes-annonces

Dans une salle, juste avant le film pour lequel nous sommes venus, nous avons droit à la publicité et aux bandes-annonces. Je passe sur la publicité qui est, la plupart du temps, sans intérêt et plutôt laide, et je me concentrerai sur les bandes-annonces. Je dois dire qu'elles m'ont souvent déterminée dans le choix de voir ou non un film. Mais je dois reconnaître que les bandes-annonces sont parfois ce qu'il y a de mieux dans un film. Tout les morceaux de bravoure y sont et il ne reste plus rien d'intéressant dans le film. Cela m'est souvent arrivé d'être très déçue par un film alors que la bande-annonce était alléchante. Plus ou moins longues, elles sont composées de bouts du film concerné. Pour les films à petit budget, les bandes-annonces sont utiles pour informer les spectateurs que tel long-métrage existe et va sortir. De temps en temps, il arrive que le réalisateur tourne lui-même la bande-annonce pour promouvoir le film. Par exemple, je me rappelle certaines des dernières oeuvres d'Alain Resnais avec une bande-annonce dans laquelle André Dussolier est le narrateur.

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jeudi 17 mai 2007

Les Indomptables - Nicholas Ray

A l'occasion d'une rétrospective Nicholas Ray, Les Indomptables (The Lusty Men, 1952) fait partie de la sélection des films projetés au Cinéma Action. Si vous avez la chance d'habiter Paris ou sa région ou que vous passez dans le coin, allez le voir. Il se donne une fois encore le lundi 28 mai 2007. J'ai découvert ce film il y a plus de 20 ans, et j'en avais gardé un grand souvenir. Je viens de le revoir et c'est toujours aussi bien. L'histoire se passe dans le monde des rodéos. Jeff Mc Cloud (Robert Mitchum), ancien champion de rodéo, a laissé tomber cette activité spectaculaire, mais très dangereuse, suite à un accident. Il revient dans sa région natale pour travailler dans un ranch. Là, il croise Wes Merritt (Arthur Kennedy) et sa femme Louise (Susan Hayward). Wes Merrit, voulant faire lui-même faire du rodéo, appâté par les gains vite gagnés pour acheter sa ferme, engage Jeff pour l'entraîner. Les succès sont au rendez-vous mais Louise a peur de l'accident qui peut survenir. Jeff tombe amoureux d'elle. Wes, de son côté, la délaisse. Il n'y a ni bons, ni méchants, dans ce film, seulement des hommes qui ne vivent que pour le rodéo et les gains remportés mais avec un avenir très incertain. Les personnages féminins sont bien campés. Robert Mitchum et Susan Hayward sont excellents.

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mardi 15 mai 2007

La Leçon de piano - Jane Campion

Ce mardi 15 mai au soir est diffusé à la télévision La Leçon de piano de Jane Campion (1993), Palme d'or ex-aequo avec Adieu ma concubine, de Chen Kaige, en 1993. Grand film romantique, je l'ai vu à l'époque, une vingtaine de fois. J'ai été transcendée par l'histoire et la musique sublime de Michael Nyman. C'est une histoire d'amour au bout du monde, en Nouvelle-Zélande, au 19ème siècle. Ada (Holly Hunter) ne parle pas mais joue du piano, et George (Harvey Keitel) l'écoute et la désire. Leur relation évolue dans les regards échangés et la façon de jouer. Tout le film dégage une forte sensualité. Flora, la fille d'Ada, aura un rôle important dans l'évolution de l'histoire. Film vivement conseillé à ceux qui croient encore aux belles histoires et même à ceux qui n'y croient pas.

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lundi 14 mai 2007

La Faille - Grégory Hoblit

Dans ce film policier de facture classique, la Faille de Gregory Hoblit, on connaît l'assassin dès le départ. Il a tout de suite avoué, mais l'arme trouvée sur le lieu du crime n'est pas la bonne, et sans arme, pas de condamnation. La victime, femme infidèle du meurtrier, n'est pas morte, mais dans le coma après avoir reçu une balle dans la tête. Le policier en charge de l'enquête était l'amant de la femme. Théodore Crawford (Anthony Hopkins), refusant un avocat, se charge lui-même de sa défense, très sûr de lui avec ses mimiques à la "Hannibal Lecter" ; un procureur est commis d'office. Le scénario tient la route même si la résolution de l'énigme est un peu rapide. Film plaisant qui fait passer un bon moment.

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dimanche 13 mai 2007

Irina Palm - Sam Garbaski

Irina Palm de Sam Garbaski permet à Marianne Faithfull de tenir un premier rôle dans lequel elle est une révélation. Elle interprète une grand-mère prête à tout pour récupérer de l'argent. Son petit-fils, hospitalisé, est atteint d'une maladie orpheline et, son état se dégradant, le seul hôpital où l'on peut le sauver est à Melbourne en Australie. Le traitement est pris en charge mais pas la logistique. Molly (Marianne Faithfull) a besoin de 6000 livres sterling. Elle est veuve, a un fils et une belle-fille, parents du petit Olly, l'enfant malade. Elle cherche un emploi mais vu son âge, presque sexagénaire et sans qualification, sans succès. Elle habite dans une banlieue éloignée de Londres, a quelques "bonnes" copines de sa génération, joueuses de cartes. Un jour, marchant dans Londres, elle se retrouve à Soho où se situent les sex-shops et autres établissements de ce type. Sur une devanture, une annonce demande des hôtesses très bien payées. Elle est reçue par le patron, Miki. Après des débuts hésitants, elle devient la "meilleure main droite" de Londres sous le nom d'Irina Palm en masturbant des clients qu'elle ne voit pas. Elle gagne 600 livres par semaine. Elle est tellement performante que, pendant un moment, elle souffre du "penis elbow". Evidemment, elle délaisse ses amies et ne dit rien à sa famille même si à la fin tout finit par se savoir. Ainsi résumé, le film semble graveleux : eh bien pas du tout. Il n'y a pas une once de vulgarité et de nombreux passages sont très drôles : sa confrontation avec les gens du village et ses copines, ou quand, dans la petite cabine de Soho, elle apporte les affaires nécessaires pour son "travail" et qu'elle met une touche très personnelle pour décorer l'endroit. Je recommande vivement Irina Palm.

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samedi 12 mai 2007

L'Ami de la famille - Paolo Sorrentino

Film qui dégage un malaise certain, L'Ami de la famille de Paolo Sorrentino narre l'histoire d'un homme, Geremia. Usurier, vieux, pas très beau, il a une mère grabataire et des hommes de main pour récupérer ce que doivent les mauvais payeurs. Il tombe amoureux d'une très belle jeune femme. Cette dernière, au bout d'un certain temps, ne semble pas insensible à cet homme. La fin est comme le film, frustrante. J'ai été assez déconcertée par le style, les ellipses. Le générique du début avec une musique forte est un peu long. Cela se passe en Italie, mais on ne reconnaît aucune ville en particulier. Un film que l'on peut ou pas aller voir.

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