dimanche 26 août 2007

Le fils de l'épicier - Eric Guirado

Dans la région des Alpes, le Fils de l'épicier, c'est Antoine (Nicolas Cazalé), jeune homme un peu "chien fou" qui a quitté sa famille 10 ans auparavant afin de fuir le cercle familial dominé par le père (Daniel Duval). Il a un frère, François, qui lui, resté non loin de ses parents, est devenu coiffeur. A la ville, Antoine fait des petits boulots, dont celui de serveur dans un grand restaurant. Il a un béguin pour une grande brune aux yeux bleus qui, à 26 ans, va passer son Bac. Vers le début du film, le père d'Antoine, victime d'une crise cardiaque, devient incapable de reprendre le commerce dans sa boutique d'épicier, et surtout ne peut plus, avec sa grosse camionnette, faire ses tournées dans les hameaux environnants qui ne sont plus habités que par des personnes plus ou moins âgées non motorisées. Abandonnant son boulot et la grande ville, Antoine emmène la jeune Claire (Clotilde Hesme) et commence une nouvelle vie comme "épicier volant". Le film est l'occasion de montrer un mode de vie disparu ou sur le point de l'être. Les gens n'allaient pas s'approvisionner au supermarché ou dans une grande surface mais ils attendaient le passage de l'épicier comme dans le film, du boulanger ou du boucher. La vie de tous les protagonistes va changer. C'est un très joli film tout en sensibilité. Les comédiens jouent tous très juste avec une mention spéciale pour Liliane Rovere dans le rôle de Lucienne. Je voulais voir ce film et deux collègues qui ont été le voir m'en ont dit le plus grand bien. Je ne le regrette pas.
Petite anecdocte, je suis allée au cinéma pour ce film, un soir, lors de la manifestation "3 jours, 3 euros". Un incident de spectateur (sic) a retardé la séance de plus de 20 minutes. Personne n'a manifesté trop d'impatience.   

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samedi 25 août 2007

Le metteur en scène de mariage - Marco Bellochio

J'ose avouer que je n'ai pas compris grand-chose à ce que voulait dire Marco Bellochio dans Le metteur en scène de mariage, film étrange joué par l'impeccable Sergio Castellitto, avec en "guest star" le toujours ténébreux Samy Frey, coproduction avec les Français oblige. J'ai voulu y aller car j'aime le titre de ce film. J'avais beaucoup aimé Le sourire de ma mère (2002) et Buongiorno notte (2003) du même Bellochio, mais là, je cale. Pour les blogueurs qui viennent me rendre visite, je serais très heureuse que l'on éclaire ma lanterne. Après une longue et fastidieuse journée de labeur, je pense que j'étais fatiguée et mon esprit n'a pas arrêté de vagabonder pendant que les images défilaient. Après la projection, j'ai pris connaissance du synopsis que j'ai à peu près compris de la manière suivante: Franco Elica (Sergio Castellito) est un réalisateur qui ne supporte pas que sa fille se marie avec un catholique extrémiste. Il provoque un incident pendant la cérémonie. Durant un casting, il est accusé de vouloir violer des apprenties comédiennes postulantes pour le tournage d'un film que Franco Elica prépare. Ce scandale l'oblige à partir en Sicile. Là, il rencontre le Prince de Gravina (Samy Frey) qui lui propose de filmer les funérailles de sa fille, car il considère ce mariage comme des funérailles. Il est un Prince ruiné et le mariage est une union d'intérêt. La mère du marié rêve d'un film à la manière de Visconti comme dans le Guépard. Le résultat est que Franco, en organisant ce mariage filmé, tombe amoureux de la future mariée et il n'aura de cesse de s'enfuir avec elle. Le scénario est plutôt décousu. Franco, réalisateur, a, semble-t-il, une petite caméra numérique cachée sur lui et qui n'arrête pas de filmer. On a donc un mélange d'images en noir et blanc de film dans le film (vous me suivez?) et d'images couleur. Il me semble que dans les deux films précédents de Bellochio, on trouvait une dimension politique. Dans celui-ci, je n'ai rien vu de la sorte. Je cherche vraiment la signification de tout cela. Dommage.

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vendredi 24 août 2007

Ratatouille - Brad Bird

N'étant pas toujours une grande fan des dessins animés sortis ces dernières années, je ferai une exception avec Ratatouille de Brad Bird, dernier-né des studios Pixar. C'est magistralement fait. L'histoire, pas niaise du tout, tient la route, c'est drôle et enlevé et comme l'ont dit certains critiques, le film est un bel hommage de l'Amérique à la France de la baguette de pain et d'une certaine douceur de vivre. Rémy, un rat des champs appréciant la bonne cuisine, se retrouve à Paris, par un concours de circonstances que je ne décrirai pas, dans les cuisines d'un restaurant étoilé dont le chef est mort. Il improvise avec un grand talent des recettes dont la ratatouille remise au goût du jour. Pour ce faire, il devient une sorte de marionnettiste en manipulant, au sens propre du terme, Linguini, jeune aide-cuisinier complètement nul en cuisine lui-même. Cela fait penser à Gepetto et Pinocchio. Un petit méchant moustachu, une jeune aide-cuisinière amoureuse, un critique onctueux et tout en longueur et la famille de Rémy complètent la distribution haute en couleur. A voir et à déguster toutes affaires cessantes.

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mercredi 22 août 2007

Bullitt - Peter Yates (billet N°1)

Emblématique des films de la fin des années 60, Bullitt de Peter Yates (1968), que je viens de revoir récemment en DVD, est resté célèbre pour la poursuite en voiture dans les rues de San Francisco et aux alentours. Pas d'effets spéciaux, seulement deux voitures. Dans l'une, Frank Bullitt (Steve Mc Queen), et dans la seconde deux hommes, tueurs professionnels qui n'échangent pas une parole. La séquence qui dure plus de 5 minutes est passionnante et haletante. Sinon comme me l'a fait remarquer mon ami, la caméra s'attache beaucoup aux regards échangés entre les protagonistes. Je pense que l'on n'ose plus faire des films comme cela avec ce minimum de dialogues. Pendant la séquence finale dans l'aéroport, cette chasse à l'homme dégage de la tension sans qu'une parole soit échangée mais le regard traqué du fugitif en dit très long. Steve Mc Queen et Robert Vaughn (Chalmers) sont parfaits et Jacqueline Bisset donne la touche féminine indispensable.

[ré-évoqué le 12 janvier 2011 (décès de Peter Yates)]

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mardi 21 août 2007

La nuit des tournesols - Jorge Sanchez-Cabezudo

Ne tenez pas compte des critiques des journaux pas toujours tendres pour ce film et allez le voir quand il sortira dans votre ville pour vous faire une idée par vous-même. La Nuit des tournesols de Jorge Sanchez-Cabezudo, production espagnole, se passe dans les Pyrénées. Malgré la couleur jaune ocre de la photo, le film dégage une noirceur certaine. Le film est découpé en 6 séquences qui ont chacune un titre et se chevauchent dans le temps. La première donne le ton général du film. On assiste à une agression par un violeur en série, voyageur représentant en aspirateur, marié, au physique banal. Il s'en prend à une jeune femme noire très jolie. Elle sera "sauvée" par ses compagnons que l'on entend de loin. Justement, la deuxième séquence présente la jeune femme et ses compagnons spéléologues. Un pauvre homme pris pour l'agresseur par erreur sera leur victime expiatoire dans la troisième séquence. Un jeune flic, pas très honnête, qui aimerait se sortir de sa vie médiocre, joue un rôle moteur dans la suite de l'histoire dans laquelle intervient son beau-père, flic lui aussi. Il n'y a aucun personnage véritablement sympathique. La Nuit des tournesols montre bien des personnes plutôt ordinaires voire médiocres face à une situation extraordinaire. La vie reprendra son cours pour certains mais pas pour d'autres. Tous les comédiens inconnus en France sont très bien dans leur rôle. Film à voir.

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mardi 24 juillet 2007

Deux films américains sortis en salle en juillet 2007

Le Contrat de Bruce Beresford (2005). Je suis restée pour regarder le générique de fin et exceptés les acteurs et le réalisateur, toute l'équipe technique est russe ou bulgare. J'ai été très étonnée. A part ça, le paysage est magnifique, mais le film est tout à fait oubliable. Il fait partie de ces longs-métrages de fonds de tiroir que l'on sort l'été. Je préfère Morgan Freeman dans d'autres films ainsi que John Cusack.

Half Nelson de Ryan Fleck: Ryan Gosling ("nominé" aux Oscar cette année pour son rôle dans ce film) est bien, mais je dois dire que je n'ai pas été convaincue par le scénario qui n'explique rien ou pas grand-chose. Si vous êtes prof, n'allez pas voir le film, vous allez sortir déprimé. Sinon je n'ai été ni touchée, ni émue, seule la jeune Shareeka Epps, remarquable, donne un peu d'optimisme à l'ensemble. Heureusement qu'elle est là.

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lundi 23 juillet 2007

Le Jardin des Finzi-Contini - Vittorio de Sica

A l'occasion de sa ressortie en salle, ces jours-ci, je conseille vivement le Jardin des Finzi-Contini de Vittorio de Sica, tourné en 1970. Il reçut l'Oscar du meilleur film étranger en 1971. Le film est adapté d'un roman de Giorgio Bassani natif de Ferrare. Le récit semble assez autobiographique. L'histoire se passe de 1938 à 1943, année de la chute de Mussolini. Les Finzi-Contini, famille juive de l'aristocratie plutôt aisée, habitent dans une magnifique demeure entouré d'un parc. La soeur, Micol (Dominique Sanda), et le frère, Alberto (Helmut Berger), derniers descendants de cette famille, vivent leurs ultimes moments d'insouciance, d'autant plus qu'Alberto souffre de phtisie. Entourés de jeunes de leur monde, leur seul souci est de gagner au tennis et d'organiser des "surprise-parties". Les tragiques événements du monde extérieur ne semblent pas les atteindre. Giorgio, juif lui aussi, jeune étudiant issu de la petite bourgeoisie, faisant partie du cercle d'amis, est amoureux de Micol qui ne partage pas les mêmes sentiments. Elle sera assez cruelle envers lui. Les lois anti-juives commencent à frapper en Italie, avec l'interdiction pour les Juifs d'aller dans certains lieux publics comme les cinémas et les bibliothèques. Certains s'enfuiront, mais d'autres, comme les Finzi-Contini, seront victimes de rafles pour être déportés. Le film, tourné à Ferrare même, bénéficie d'une belle photo. Les acteurs aussi sont très beaux, Dominique Sanda avait 20 ans à l'époque et venait de tourner Le Conformiste de Bernardo Bertolucci. Vittorio de Sica montre la fin d'une époque avec beaucoup de nostalgie. Le plan final est poignant car rien n'est montré mais ce n'est pas nécessaire.

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vendredi 20 juillet 2007

Il était une fois dans l'Ouest - Sergio Leone

Réalisé en 1969 et difusé mardi dernier 17 juillet 2007 à la télévision, Il était une fois dans l'Ouest de Sergio Leone est un film que j'ai vu pour la première fois, il y a quelques semaines, en DVD, grâce à mon ami qui voulait le revoir, lui. Il dure presque trois heures et pourtant, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Henri Fonda joue pour la première fois un rôle très antipathique. Claudia Cardinale est la touche féminine du film. Charles Bronson est l'homme à l'harmonica. Le film est violent mais très stylisé et Ennio Morricone a fait une musique inoubliable. Sergio Leone a vraiment remis au goût du jour le western qui était un genre moribond. Par la suite, Clint Eastwood dont la carrière d'acteur doit beaucoup à Sergio Leone a en quelque sorte repris un peu le flambeau en devenant à son tour réalisateur de western. On lui doit L'Homme des hautes plaines en 1972, Pale Rider en 1985 et aussi Impitoyable en 1992 qui a obtenu 4 Oscars dont celui de meilleur réalisateur. Qu'en aurait pensé Sergio Leone, qui lui ne l'a jamais eu?

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mardi 17 juillet 2007

Délice Paloma - Nadir Moknèche

J'avais beaucoup aimé le film précédent de ce réalisateur, Viva Laldjerie (2004) avec déjà Biyouna dans un petit rôle. Dans Délice Paloma, elle tient le rôle principal et elle est sensationnelle. Délice Paloma, dans le film, est le nom d'un dessert à base de glace au jasmin et amandes pilées. Mais ce n'est pas du tout un film culinaire. L'histoire se situe à Alger de nos jours. Mme Aldjeria (Biyouna) sort de prison après trois ans de détention. Elle raconte comment elle en est arrivée à ce qu'on la surnomme "la bienfaitrice nationale". Elle rend des services, fournit des permis de construire grâce à des chipas (pots-de-vin), provoque des flagrants délits pour adultère, fait fermer temporairement des salons thé-glaciers pour favoriser la concurrence, sert d'entremetteuse, etc. Elle a un fils Riyad qui élève des oiseaux en cage, une soeur sourde et muette et une collaboratrice zélée, Shérazade. Elle accumule un joli pactole. Cet argent doit lui servir à acquérir un établissement thermal qui tombe en ruine appelé "Les Thermes de Caracalla" à Fouka (près d'Alger). Elle y venait petite fille. Cela sera l'affaire de trop. Le film est chatoyant et plein de soleil. On peut admirer Alger en panoramique. Je recommande Délice Paloma car l'Algérie décrite est y chaleureuse loin des drames liés aux faits divers tragiques provoqués par les islamismes intégristes.

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dimanche 15 juillet 2007

L'homme qui tua Liberty Valance - John Ford

A l'occasion cette année du centenaire de la naissance de John Wayne, je voudrais évoquer un de ses meilleurs films, L'homme qui tua Liberty Valance de John Ford, qui date de 1962. Il partageait l'affiche avec James Stewart et le rôle de Liberty Valance est tenu par Lee Marvin. L'histoire est un long flash-back raconté par Ransom Stoddard (James Stewart) devenu Sénateur de l'Etat. Il vient assister à l'enterrement de Tom Doniphon (John Wayne), accompagné par sa femme Hallie (Vera Miles). Il se remémore les événements qui lui ont fait rencontrer Tom. Attaqué au cours d'un voyage en diligence par la bande à Liberty Valance, Stoddard est laissé pour mort. Il sera recueilli et soigné dans une ville voisine. Parmi ses sauveteurs figure Tom Doniphon. On ne saura qu'à la toute fin qui a tué Liberty Valance. Ce n'est pas très important. En revanche, Tom Doniphon aime Hallie mais il la laisse partir car elle est tombée amoureuse d'un autre, Ransom Stoddard qui lui apprend à lire. Beau film classique qui mérite d'être acheté en DVD. D'ailleurs, un grand nombre de films de John Wayne viennent de paraître en DVD. Même si je ne suis pas une immense fan de cet acteur, il faut reconnaître qu'il a tourné dans des films qui appartiennent à la légende du 7ème Art, comme la Chevauchée Fantastique de John Ford (1939).

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