jeudi 26 avril 2007

Lord of War - Andrew Niccol

A l'occasion de la diffusion ces jours-ci sur Canal+ de Lord of War d'Andrew Niccol (2005), j'en profite pour rédiger un billet sur ce film que j'ai vu l'an dernier et dont le sujet ne m'attirait guère sur le papier. Le film n'est pas un film d'action de plus mais bien autre chose, il fait réfléchir. Même si, à notre niveau, on ne peut pas faire grand-chose vu les enjeux financiers. Du point de vue purement cinéma, j'ai été "bluffée" par la mise en scène qui va aussi vite qu'une balle sortant d'un barillet. Le sujet est brûlant, l'histoire d'un marchand d'armes joué par Nicolas Cage qui se raconte à la première personne. J'ai rarement vu un film américain relativement polémique qui soit aussi cynique à l'image de son personnage. Youri Orlov (Nicolas Cage) exerce un métier monstrueux avec un talent extraordinaire. Il explique qu'une personne sur douze dans le monde possède une arme et que son métier est d'en vendre aux 11 restantes. Grand succès public et critique à sa sortie, le film est à voir.

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mardi 24 avril 2007

A casa nostra - Francesca Comencini

Autant le film de sa soeur Christina Comencini, La Bête dans le coeur (2005) sorti dans une seule salle à Paris avec raison, est très décevant, autant ce film A casa nostra (2006) de Francesca Comencini est une agréable surprise. Film choral peuplé de personnages très différents : une femme flic, un homme d'affaires véreux, sa maîtresse qu'il laisse tomber, un pompiste, une prostituée et sa soeur, le petit ami de la femme flic et ses parents. A mesure que le film avance, les liens existants entre ces personnages et d'autres se révèlent peu à peu. Les relations entre ces gens sont surtout affectives mais parfois pécuniaires. Un monsieur vend ses livres de bibliophile pour payer ses impôts, l'homme d'affaires véreux, surveillé par la femme flic, paye pour récupérer un bébé nouveau-né car sa femme ne peut plus en avoir, etc. La ville de Milan en arrière-plan joue un rôle essentiel avec sa pollution, ses  bâtiments plus ou moins beaux, et le chef opérateur l'a filmée dans des tons gris bleutés. Quand un bébé naît à la fin du film, cette note optimiste donne de l'espoir dans cet univers désenchanté.

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dimanche 22 avril 2007

Musiques ou chansons dans les films

Suite à mon billet du 4 avril 2007, je continue sur le sujet des musiques et chansons dans les films. Haendel, Richard Strauss et Johann Strauss sont redevenus connus du grand public du moins un temps, grâce à Stanley Kubrick. La sarabande d'Haendel est passée sur toutes les radios quand Barry Lyndon (1975) est sorti. La musique d'ouverture de 2001, Odyssée de l'Espace (1968), s'intitule Ainsi parlait Zarathoustra composé par Richard Strauss et le Beau Danube bleu de Johann Strauss fils accompagne la navette spatiale autour de la Terre. Ces musiques sont devenues des "tubes" au hit parade classique. Grâce à Nina Companeez et Michel Deville, j'ai découvert la musique de Bellini dans Raphaël ou le débauché (1969). J'ai acheté tous les opéras concernés pour trouver les extraits que l'on entend dans le film. Nos meilleures années (La meglio gioventù) (2003) m'a permis d'apprécier encore plus qu'avant les compositions d'Astor Piazzola, en particulier Oblivion. Dans le film Closer (2004), j'ai découvert Damien Rice. J'ai acheté le disque d'où sont tirées les deux chansons que l'on entend dans le film. Par là même, j'ai écouté tout le disque des 10 chansons en boucle. C'est aussi cela le cinéma.

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mercredi 18 avril 2007

Le Candidat - Niels Arestrup

Premier film de l'acteur Niels Arestrup, le film Le Candidat démarre lentement, on a un peu peur. Puis par petites touches, l'action avance, les personnages se dessinent. L'intrigue se passe juste avant un débat décisif entre deux candidats à une élection certainement présidentielle (actualité oblige !). Michel Dedieu joué par Yvan Attal semble falot et manipulé par tout un état-major de communication politique qui lui tourne autour. On lui fait répéter son texte, on lui prépare les réponses. Tout se passe dans une ambiance très feutrée. On peut admirer un magnifique plan sylvestre avec d'immenses arbres bordant une allée où le héros du film marche seul. Pour ne pas dévoiler la fin de ce film qui vaut la peine d'être vu, je pourrais dire: tel est pris qui croyait prendre. Une dernière chose, prêtez attention à ce que dit la voix off au tout début du film.  

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dimanche 15 avril 2007

Sunshine - Danny Boyle

Ce film Sunshine, c'est un peu 2001, Odyssée de l'Espace de Kubrick sans la dimension métaphysique ni la musique de Richard et Johann Strauss, un peu d'Alien mais sans être aussi terrifiant, Solaris de Steven Soderbergh en plus agité. Sunshine de Danny Boyle commence plutôt calmement mais avec une musique tellement tonitruante qu'une personne devant moi s'est bouchée les oreilles. Le film se fait surtout remarquer, en plus de la musique, par les effets visuels qui rendent le récit un peu confus. Mais le scénario tient la route quand même et la dernière séquence dans un paysage glacé est très belle.

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mardi 10 avril 2007

Scandaleusement célèbre (Infamous) - Douglas McGrath

Après Capote, il y a un an, voici Scandalement célèbre qui traite exactement le même sujet avec plus de sensualité et de passion car la relation amoureuse entre Truman Capote et l'un des deux tueurs est beaucoup plus explicite. Ce film est beaucoup plus centré sur Truman Capote qui semble avoir plus de compassion pour les tueurs que pour les victimes. L'acteur Toby Jones vu récemment dans Le Voile des Illusions est absolument remarquable jouant de son ambiguïté sexuelle grâce à sa voix de fausset haut perchée. Quand on l'appelle madame, il laisse dire. Daniel Craig, dans un registre très différent du James Bond de Casino Royale, joue le rôle de Perry Smith. Il s'est teint en brun tous muscles dehors. Son jeu est très sobre. C'est pour lui que Truman Capote a une inclinaison. A la différence de Capote de Bennett Miller, des proches de Truman Capote parlent de ce dernier et de son obsession pour ce sombre fait divers: une famille de quatre personnes du Kansas tués froidement [De sang-froid, titre du livre de Truman Capote (1966) et du film de Richard Brooks (1967)] par Douglas Hickcock et Perry Smith. Essayez, si vous pouvez, de voir les deux films, Capote et Scandaleusement célèbre, vous pourrez même faire des comparaisons dans les dîners en ville. En tout cas, les deux valent la peine d'être vus.

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lundi 9 avril 2007

Wallace et Gromit - Nick Park

En marge des dessins animés traditionnels, surtout américains, comme les Walt Disney et plus récemment les studio Pixar et quelques autres, le réalisateur anglais Nick Park est le génial créateur de Wallace et Gromit entièrement faits en pâte à modeler. Wallace est un anglais bon teint, chauve et grand amateur de fromage de cheddar, son chien Gromit n'a pas de bouche mais des yeux expressifs qui montrent son intelligence. Il sauve souvent la mise à son maître. Heureusement qu'il est là. Ces deux héros ont d'abord été les héros de trois courts métrages : La grande excursion (1989), Un mauvais pantalon  (Oscar du meilleur court-métrage d'animation en 1994) et Rasé de près (Oscar du meilleur court-métrage d'animation en 1996). Succès oblige, on retrouve les deux héros dans Wallace et Gromit et le mystère du Lapin-Garou, long métrage qui a reçu l'Oscar du meilleur film d'animation en 2005 et qui est diffusé en ce moment sur Canal+. Les trouvailles de ce long-métrage sont sensationnelles avec des références comme King Kong. C'est très drôle. Je suis une grand fan de Gromit le chien qui est le seul chien que l'on connaisse à faire du tricot quand il réfléchit. Je tire mon chapeau à Nick Park qui est aussi le créateur des poules de Chicken Run.

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jeudi 5 avril 2007

En la Cama - Mathias Bize

Après le cinéma argentin découvert en France depuis peu, voici du cinéma chilien avec le film En la cama. Sorti dans très peu de salles (même à Paris), il serait dommage de le manquer. Huis-clos dans une chambre de motel. Un homme et une femme font l'amour. Ils ne se connaissent pas. Ils vont dialoguer, chacun essayant de savoir qui est l'autre, quitte même à fouiller l'un, le sac, l'autre, le portefeuille. Les trois unités de temps (une nuit), de lieu (la chambre), d'action sont respectées. Cette belle rencontre finira malheureusement au bout de la nuit : elle se marie, lui part finir des études universitaires en Belgique. Pourtant, quand à la fin, ils s'étreignent, on sent un certain désespoir dans la séparation. Les deux acteurs, complètement inconnus pour moi, sont excellents et le dialogue très juste. Allez le voir avant qu'il ne disparaisse des écrans. 

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mardi 3 avril 2007

Pas de printemps pour Marnie - Alfred Hitchcock

Dans ma dvdthèque (quel vilain mot), je possède certains films d'Alfred Hitchcock dont Pas de printemps pour Marnie (1964) que je revoie assez souvent. C'est mon film préféré d'Hitchcock car j'adore cette histoire d'amour et Sean Connery qui tournait à l'époque les premiers James Bond est absolument craquant dans sa virilité. C'est un film d'un érotisme torride de par le sujet : cette femme frigide qui, refusant tout rapport intime avec les hommes, est kleptomane, a la passion des chevaux et déteste le rouge. Tippi Hedren tour à tour brune ou blonde incarne parfaitement cette frigidité. Sean Connery et Tippi Hedren forment un couple magnifique. Un film à voir.

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lundi 2 avril 2007

Ennio Morricone

Compositeur italien qui vient de recevoir un Oscar pour l'ensemble de sa carrière, Ennio Morricone (né en 1928) restera célèbre pour les musiques des films de Sergio Leone, en particulier Il était une fois dans l'Ouest (1968) et Il était une fois en Amérique (1984). Il a aussi composé pour des réalisateurs et des univers aussi différents qu'Henri Verneuil, Peur sur la Ville (1975) et le Clan des Siciliens (1969), Pier Paolo Pasolini, Théorème (1968) et Salo ou 120 journées de Sodome (1975), ou que beaucoup d'autres, dont la Bataille d'Alger (1966) de Gillo Pontecorvo. Sa musique est caractérisée par des sons produits par l'harmonica, la guitare électrique et même des voix de femmes comme dans Mission (1985). Quand, par hasard, à la radio, on entend une de ses compositions, on se dit tout de suite: tiens, du Ennio Morricone ! Il a vraiment un style bien à lui. En tout cas, je lui souhaite encore une longue carrière. 

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