jeudi 19 juillet 2012

Petite stridulation cigalière

Je (ta d loi du cine, squatter) profite sournoisement d'un "creux" estival pour "repasser" sur le blog de Dasola un article que j'avais rédigé (bénévolement!) il y a près de 2 ans pour la Lettre d'un "mouvement" d'épargne solidaire dont je fais partie, celui des CIGALES (Clubs d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire) (1).

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Elles entendent "Culture": les CIGALES sortent leur portefeuille (de leur poche révolver?)

Ce mois-ci [novembre 2010], la Feuille des CIGALES s’intéresse à la thématique de la culture. Ce secteur fait partie de ceux qui sont présentés comme «de prédilection» de nos Clubs d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire (CIGALES), - avec le bio, le commerce équitable, les énergies renouvelables, les entreprises d’insertion, les coopératives... Pour rappel, les porteurs de projets que nous finançons, en général, sont très rarement cigaliers eux-mêmes. Avec ce terme de "Culture", on pense spontanément davantage aux subventions du Ministère du même nom qu'à des entreprises qui s'inscriraient dans le marché. Regardons-y de plus près. En creusant un peu ce secteur «culturel», et notamment en examinant les entreprises déjà aidées en plus de 25 ans, on s’aperçoit que le spectre est large: Maison d’édition, librairie de quartier, société de presse éditant un magazine, production audiovisuelle, plusieurs lieux comportant de la programmation culturelle, fabrication de bijoux, et bien d'autres encore (notamment des projets issus de divers milieux artistiques). Quelques exemples non exhaustifs:

Dans le réseau de librairies «Folies d’encre», le site de Saint-Ouen a été cigalée il y a déjà quelques années. C’est un lieu de rencontres et de partage. Vernissages, expositions et lectures s'y enchaînent, faisant de la librairie un véritable lieu de sociabilité autour du livre. Citons également, à Paris, la librairie Mots et merveilles (livres audio, 13ème arrondissement), ou La Terrasse de Gutenberg (dans le 12ème). Certains projets de librairie ont même été développés par des anciens salariés de l'une ou l'autre, ce qui sous-entend un rôle de formation et  de transmission d'expérience.

Plusieurs entreprises, sinon de presse, du moins éditant des magazines, ont été cigalées: jadis, L'Agrandi était un journal reprenant, en gros caractères, des articles parus ailleurs, à l'intention des malvoyants. Sa publication s'est arrêtée il y a quelques années. Les magazines De l'air (photos) et Le Tigre, eux, continuent à paraître. La Maison d'édition Le temps des cerises continue également à sortir de nouveaux titres "hors des sentiers battus de la pensée dominante."

En ce qui concerne le spectacle ou la musique, le théâtre «La comédie Saint-Michel» (Paris 5ème) a sollicité les CIGALES et Garrigue (2) sur un quiproquo («La Passerelle» qu’avaient naguère financée les CIGALES et Garrigue n’était pas, comme le pensaient les porteurs de projet, le Théâtre de La Passerelle !). Toujours dans le milieu théâtral, une jolie histoire: Avec des Ailes. La porteuse de projet a créé sa compagnie théâtrale sous forme de SARL (là où la plupart des compagnies fonctionnent sous forme associative). Elle a pu bénéficier d’un co-financement par une CIGALES parisienne (qui assurait le suivi local) et une CIGALES de la région du Nord-Pas-de-Calais, dont elle est originaire.

L'association Musiques au pluriel (qui a cessé ses activités il y a quelques années) mélangeait dans ses concerts les traditions andalouses et arabes. Toujours vivace, la boutique de réparation d'accordéons "Accord Deléon" développe même la fabrication de nouveaux instruments.

Les CIGALES soutiennent aussi les activités audiovisuelles. La Cathode continue ses activités de vidéo engagée, après avoir hésité sur son modèle économique. De l’autre côté du périphérique (DACP) et récemment la SARL SCOP Inflammable productions ont également été financées.

La convivialité est au rendez-vous chez Cafézoïde (café culturel pour les jeunes). On peut aussi allier restauration et animation: je pense aux Saveurs d’Atabri (où la CIGALES qui soutenait le projet s’est longtemps occupée de la programmation culturelle), ou à Saraaba (financé plus récemment). J'arrête là pour cet inventaire à la Prévert (et les bijoux d'Ikken / Art Kem, que j'oubliais!).

Pour ce qui concerne les aspects plus artistiques, aucune CIGALES Artistes ne s'est créée à ce jour malgré les efforts déployés. Ce que je trouve en tout cas encourageant, c'est que la culture n’est pas forcément condamnée au statut associatif (qui vise, entre autres, à être éligible à des subventions publiques, et ne peut par définition dégager de bénéfices financiers à redistribuer). Créer une société dans le secteur culturel où l’on a envie de travailler, c’est toujours possible. Avoir la prétention, en plus, d’en vivre avec un salaire «décent», ... c’est nettement plus difficile, mais certaines entreprises cigalées y arrivent ! Ce n’est pas toujours sans mal, les entrepreneurs qui parviennent à dégager des bénéfices ne sont sans doute pas économes de leur temps ni de leurs efforts. Comme dans tout autre secteur (3).

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(1) Association régionale des CIGALES d'IDF: www.cigales-idf.asso.fr
(2) Société coopérative de capital-risque solidaire Garrigue: www.garrigue.net
(3) Annuaire des entreprises cigalées en IDF en téléchargement à partir du blog des CIGALES d'IDF.

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mercredi 11 avril 2012

Week-end dans la région des châteaux de la Loire

Si j'ai été peu présente pour faire des commentaires sur vos blogs (merci encore pour tous ceux qui m'ont souhaité bon anniversaire) pendant le week-end de Pâques (et je m'en excuse), c'est que j'ai eu le plaisir de retourner, trente-quatre ans après ma première incursion, visiter quelques châteaux de la Loire. Mon ami ne les connaissant pas (et oui il y en a pour qui c'est le cas), on s'est concentré sur quelques-uns parmi les plus célèbres: Blois, Amboise, Chenonceau, Chambord, Cheverny et Chaumont (mon chouchou). Tout d'abord, ces châteaux valent vraiment le détour, surtout que nous avons eu la chance d'avoir assez beau voire très beau temps pour ce week-end pascal. Bien entendu, je ne vais pas tout vous décrire (il y a pléthore de guides "papier" pour cela, sans parler d'internet), mais juste vous donner quelques impressions de visite.

Le château de Blois qui se trouve au coeur de la ville est célèbre pour son escalier, et pour avoir été le lieu de l'assassinat du duc de Guise, commandité par Henri III en 1588.

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C'est dans la chapelle située dans l'enceinte du château d'Amboise que reposent les restes présumés de Léonard de Vinci.

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Chenonceau, édifié sur un pont qui enjambe le Cher (un grand nombre de touristes s'y bousculait - cela a gâché le plaisir), est surnommé le château des Dames, puisque quelques femmes plus ou moins célèbres ont laissé leur empreinte dans ce château, dont Diane de Poitiers, Catherine de Médicis (respectivement maîtresse et épouse d'Henri II) ainsi que Louise de Lorraine, veuve d'Henri III.

 

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Chambord, c'est avant tout un immense domaine de chasse, un océan de verdure giboyeux et le château lui-même, énorme et majestueuse bâtisse composée d'un donjon (l'ensemble est un carré parfait) et d'une enceinte (sur le modèle du château de Vincennes). Chambord comporte un célèbre escalier à double révolution sur trois étages. Si on ignore le nom de l'architecte de cet édifice, il semble que Léonard de Vinci ait été un des inspirateurs de ce château.

 

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Je continue par le château de Moulinsart, pardon Cheverny. En effet, comme vous le savez certainement, Hergé s'est inspiré de Cheverny pour dessiner Moulinsart. Le château appartient à une famille noble qui l'occupe depuis 1338. C'est une véritable entreprise qui emploie 40 personnes à temps plein dont ceux qui s'occupent de la meute des chiens (presque une centaine de toutous, croisement entre le fox-hound britannique et le poitevin français). J'ai assisté au repas de 17 heures, ce fut un grand moment où les chiens se précipitent et engloutissent la nourriture. A 17H03, il n'y a plus une croquette visible. Il faut noter le très beau parc avec des arbres immenses, tel le cèdre ci-dessous. Les parterres de tulipes étaient magnifiques. L'exposition permanente "Tintin" est assez ludique. En revanche j'ai trouvé les produits dérivés en vente à la boutique très chers.

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Je termine donc par le château de Chaumont sur Loire (perché à 40 mètres au-dessus du fleuve) qui a longtemps appartenu à la famille de Broglie. Il a l'apparence d'un château-fort comme je les aime avec des tourelles au toit pointu. Cet édifice est devenu un lieu de culture, d'exposition. D'ailleurs, le deuxième étage vient d'être rendu accessible aux visites grâce à une exposition de Sarkis qui présente 72 vitraux. Ce deuxième étage est étonnant car on découvre une suite de pièces qui tombent en ruine ou presque: les papiers peints qui pendouillent, des trous au plafond, plus un meuble, des cheminées démantibulées, des pièces-débarras à l'aspect de brocantes. L'expérience fut intéressante. Toujours est-il que j'ai un faible pour ce château, certainement moins connu que les autres.

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Au total, 6 châteaux en trois jours, ce n'est pas mal. En revanche, j'émettrais un petit "coup de gueule" concernant les deux visites guidées que j'ai suivies (à Blois et à Amboise), dont l'une que j'ai abandonnée en cours de route. Je sais que l'on considère que notre niveau en histoire de France baisse, mais quand même. Où sont les guides qui ne récitaient pas par coeur leur texte, qui émaillaient leur prose d'anecdotes amusantes ou instructives, qui savaient de quoi ils parlaient? Ce que j'ai entendu sur l'histoire de France est le B-A-BA que tout le monde devrait connaître. Pour économiser du personnel, on a créé l'audioguide, c'est peut-être bien, mais dans des endroits comme Chenonceau où les pièces sont petites, la masse des touristes s'arrête souvent et bloque le passage, et l'on a du mal à apprécier l'endroit.

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mardi 24 janvier 2012

Au cirque Alexis Gruss en matinée (bis)

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Comme l'année dernière, j'ai eu le plaisir de retourner au cirque Alexis Gruss (où trois générations de cette famille sont sur la piste) qui présente son 38ème spectacle, "Empreintes", qui nous fait remonter aux origines du cirque avec toute une première partie consacrée aux chevaux évoluant sur la piste. Ils avancent avec une certaine cadence, reculent, sautent par dessus des obstacles ou des rubans. Ils galopent avec des cavalier(ière)s comme Gypsy Gruss qui monte en amazone. On assiste à des numéros de haute école et à d'autres plus périlleux. La seconde partie nous fait admirer des numéros comme celui de l'éléphante qui devient coiffeuse. Il y a aussi par exemple du contorsionisme, du jonglage, de la montée sur un mât chinois ou de l'équilibre sur une échelle (libre). J'ai trouvé le spectacle de cette année supérieur à celui de l'année dernière. Il se donne jusqu'au 4 mars 2012 au bois de Boulogne près de la porte Passy. Pour ceux qui en ont la possibilité, allez-y même si les places sont un peu chères. Dans deux ans, le cirque Gruss fêtera ses 40 ans, cela promet d'être grandiose.

PS: mon ami a été interpellé par le fait qu'il n'y existe pas de "coin librairie" avec d'innombrables livres sur le cirque (y compris pour enfants), alors même que le livre de Gispy Gruss peut être dédicacé en coulisse. Peut-être une idée à creuser?

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samedi 19 novembre 2011

Tag - Portrait chinois

Un tag que j'ai trouvé très sympa a circulé ces jours-ci dans la blogosphère. Je réponds avec retard (c'est Aifelle qui m'a taguée avec des questions auxquelles je réponds bien volontiers).

Si j'étais:

1) Un monument: la Tour Eiffel, je suis née pas loin de l'endroit où elle est érigée. Je l'aime, ma Tour Eiffel, surtout depuis qu'elle scintille le soir. C'est féérique.

2)
Une héroïne ou un héros romantique: je ne sais pas, j'ai un esprit fleur bleu mais pas forcément romantique.

3)
Un animal
: le tigre, c'est mon animal préféré depuis toujours.

4)
Un état d'esprit
: aller de l'avant, toujours. Ne pas se laisser abattre.

5) Un paysage
: de désert, avec une oasis.

6) Un défaut
: prendre beaucoup de choses trop à coeur. C'est nuisible pour mes nerfs.

7) Un alcool
: le porto, le seul apéro que je bois.

8) Un rêve
: gagner suffisamment d'argent pour en donner autour de moi à ceux qui en ont besoin, car on a beau dire, l'argent ne fait pas le bonheur mais cela aide un peu.

9) Une maison
: au bord de la mer avec de belles baies vitrées.

10) Une série télé
: Fringe, c'est une série addictive, j'ai vu récemment en DVD la saison 3, les 22 épisodes à la suite. On est scotché à son fauteuil.

Je ne sais pas qui taguer car j'ai l'impression que beaucoup l'ont déjà été. Voici donc 10 questions pour ceux et celles que cela amuse:

Si vous étiez:

- Un film:
- Un acteur/Une actrice:
- Une couleur:
- Une devise:
- Un aliment:
- Une qualité:
- Un nombre:
- Un roman:
- Une chaussure:
- Un objet:

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lundi 12 septembre 2011

Lieu de villégiature - Saint-Jean de Luz

Hé oui, comme Saxaoul, Alain et quelques autres l'avaient deviné, j'ai passé une semaine à Saint-Jean de Luz (Lohizune ou Lohitzun ["lieu boueux"] en langue basque) au pays Basque. Située à 10 km de la frontière espagnole, Saint-Jean de Luz est une agréable petite ville qui a gardé beaucoup de cachet avec son église Saint-Jean-Baptiste (où se sont mariés Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche, le 9 juin 1660). Les rues sont bordées de jolies maisons basques assez bien conservées dans l'ensemble. Saint-Jean de Luz a une très grande plage de sable. C'est une baie cernée par 3 digues entretenues et conservées grâce à l'immersion régulière de blocs de béton. La technique est la même depuis le XIXème siècle. Saint-Jean de Luz, comme tout le pays basque, est attachée à ses traditions culinaires (fabrication et vente de macarons, mouchous - genre de macaron riche en amandes et pauvre en sucres - et chocolats) et sportives (pelote basque). Saint-Jean de Luz dispose d'un petit port sympathique qui fait face à Ciboure où se trouve la maison natale de Maurice Ravel. C'est la 3ème fois que j'y vais en vacances, et c'est chaque fois un plaisir renouvelé de rester dans cette jolie ville entre mer et montagne (La Rhune).

P1020524 Une rue. P1020498 La rue Gambetta (rue très commerçante).

  P1020522  La maison "Louis XIV".

P1020519  P1020520Voici la librairie "Le 5ème art" ouverte en novembre 2010 (rue Martin de Sopite) où une jeune femme pleine d'enthousiasme souhaite faire partager ses coups de coeur. Elle m'a dit que sa librairie "marchait" bien. Elle souhaite faire des mois à thème (Le Japon par exemple). Elle organise des ventes dédicaces. C'est un endroit vaste et clair. Je lui souhaite tous mes voeux de réussite.

P1020518 La maison natale de Maurice Ravel à Ciboure. Le temps du week-end des 3 et 4 septembre fut exécrable (malheureusement).

  P1020510 Ciboure vu du port de Saint-Jean de Luz.

P1020504 La maison de l'Infante.

P1020473  L'intérieur de l'église Saint-Jean-Baptiste.

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mercredi 10 août 2011

Château de Monte-Cristo - Demeure et parc d'Alexandre Dumas

Dimanche dernier, 7 août, mon ami et moi avons décidé d'aller en balade visiter une maison d'écrivain. Notre choix s'est porté sur celle d'Alexandre Dumas qui y a habité très peu de temps. Joli domaine très bien situé (près de Saint-Germain en Laye, à Port-Marly), il connut des vicissitudes dès sa création. Le domaine et les deux édifices qui le composent, laissés à l'abandon depuis des années et promis à la démolition dans le cadre d'une vaste opération immobilière, furent sauvés en 1970 grâce à l'initiative d'une association (la Société des amis d'Alexandre Dumas, créée pour l'occasion). C'est Alain Decaux qui a initié l'affaire. Désormais, Port-Marly, Marly le Roi et Le Pecq régissent le domaine de Monte-Cristo qui se compose donc de deux bâtiments entourés d'un parc. Le Château de Monte-Cristo où logea l'écrivain et sa famille peut se visiter. c'est une véritable bonbonnière avec en particulier un salon mauresque. On ne peut pas prendre de photo à l'intérieur. En surplomb se trouve le petit "Château d'If" où Alexandre Dumas travaillait au calme. Il ne se visite pas pour cause d'exiguïté. Sur les murs extérieurs sont gravés des titres de ses oeuvres. Un paravent de verre devant la porte principale sert de protection et l'on peut admirer, à l'intérieur, la chaise et la table sur laquelle le grand homme écrivit quelque temps.

 P1020444 Le Château de Monte-Cristo


  P1020443
      P1020450   P1020451   P1020449   Le Château d'If

Alexandre Dumas acheta plusieurs parcelles de terrain dans les années 1840, il fit construire les deux édifices entre 1844 et 1847. Cette folie coûta 200 000 francs-or alors que le devis initial était de 48 000 francs-or. Dumas était prodigue et généreux. Beaucoup de "pique-assiettes" en ont profité. Résultat, dès 1848, soit 1 an après la pendaison de crémaillère, il fut obligé de revendre son mobilier, et le domaine en 1849 (il a pu y demeurer encore quelque temps). Chaque pièce du château-musée présente un thème: Dumas journaliste et créateur de journal, Dumas bon vivant, Dumas romancier, Dumas voyageur, Dumas dramaturge, Dumas et ses descendants. Il a fait partie des fondateurs de la Société des Gens de Lettres, qui existe encore, et qui a pour but la défense des intérêts moraux et matériels de ses membres et le secours aux écrivains nécessiteux. Je vous conseille le livret de visite bilingue composé de fiches concises et claires en vente à l'accueil. Allez-y aussi quand le temps est agréable. Le parc, ses sentiers, ses rocailles, ses "grottes", peuvent intéresser les jeunes enfants. Infos pratiques sur le site officiel. Et tant que j'y suis, voici celui de la Société des amis d'Alexandre Dumas.

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Ceci n'ayant rien à voir avec ce qui précède, et pour répondre à l'un des commentaires de Nio du 09/08/11, j'attends quelques sorties cinéma avec intérêt, comme La Piel que habito de Pedro Almodovar et peut-être Melancholia de Lars von Trier. Et je ne saurais trop vous conseiller aussi quelques reprises comme Ludwig de Luchino Visconti qui est ressorti dans une salle à Paris, et puis "le" Harry Potter: ce 8ème opus (7.2, en fait) est très bien (je l'ai vu en 2D, cela m'a amplement suffi), clôturant en beauté la série.

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mercredi 3 août 2011

Avant-première du Palmarès Wikio cinéma

Allez comprendre... C'est moi (Ta d loi du cine), et non Dasola en personne, qui ai reçu par mail la proposition de Wikio de publier "en avant-première" le palmarès cinéma de Wikio pour ce mois d'août.
Je me permets de supposer [quel mauvais esprit, hein!] que les blogueurs habitués à effectuer ces publications en avant-première sont actuellement en vacances...

Ci-dessous en copier-coller le tableau transmis (après consultation de Dasola par moi et accord de principe) par le "communauty manager" de Wikio, listant les 20 premiers dudit palmarès (suite de l'article après les mots "classement réalisé par Wikio").

1 Lyricis Interactive
2 Filmosphère
3 IN THE MOOD FOR CINEMA
4 FilmGeek
5 CineHeroes
6 CinéBlogywood
7 Twilight-Belgium
8 Rob Gordon a toujours raison
9 Sur la route du cinema
10 cinemateaser
11 Le blog de Dasola
12 IN THE MOOD FOR CANNES
13 Critiques cinémas d'hier et d'aujourd'hui
14 CloneWeb
15 Cinefeed
16 Blog d'une ciné-Geekette
17 Journal de Vance
18 CinéComics
19 IN THE MOOD FOR DEAUVILLE
20 MyScreens

Classement réalisé par Wikio

Sur ce "top Wikio" cinéma d'août 2011, je (Ta d loi du cine, "statisticien" du blog de Dasola) ferais juste remarquer qu'une même personne truste 3 places du "top 20" pour ses 3 blogs différents "IN THE MOOD FOR". Cela ne peut qu'être bien mérité...
Vous pouvez aussi en savoir plus sur l'ensemble de l'historique des classements Wikio du blog de Dasola pour 3 catégories: cinéma (présence constante dans le "top 20" depuis janvier 2009; "pire" place = 16e en mars 2011, meilleure = 4e à trois reprises en 2009); culture (depuis avril 2010; entre 87e et 136e); et enfin, classement général des blogs (depuis janvier 2008; entre 552e et 2351e).

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mardi 12 avril 2011

Lire à Limoges - 1er au 3 avril 2011

Avec du retard et je m'en excuse auprès de Keisha en particulier, voici un bref compte-rendu de l'événement qui se passe tous les ans depuis plusieurs années et toujours aux alentours des mêmes dates dans le Limousin (voir mon billet sur l'édition 2007). Un grand Barnum est monté au Champ de Juillet près de la gare des Bénédictins (classée monument historique). Nous sommes à Limoges, capitale du Limousin et terre de ma famille maternelle. Lire à Limoges est un (petit) salon très sympathique. L'entrée est libre et gratuite et de nombreux écrivains sont présents. Beaucoup reviennent tous les ans comme Jean Teulé par exemple. Ils étaient tous assis en rang un peu serrés dans des grands stands tenus par des librairies de Limoges. Cette année, l'invité d'honneur était l'académicien Jean-Marie Rouart mais la personnalité dont tout le monde a parlé était Stéphane Hessel qui dédicaçait, entre autre, Indignez-vous. Il a aussi présidé quelques tables rondes à la superbe médiathèque de Limoges qui se situe à côté de l'Hôtel de ville. Le public n'est pas très jeune mais on sent les passionnés de lecture. Tout est très informel. J'ai bien entendu visité (vu et parlé à) Georges Flipo (un des auteurs présent) qui m'a dédicacé deux de ses ouvrages: La diablada (Edition Anne Carrère), un recueil de nouvelles qui vient d'être réédité, et Le vertige des auteurs (Edition du Castor astral), un roman que j'ai lu pendant mon voyage de retour vers Paris. J'ai beaucoup aimé. Je ne manquerai pas d'en faire un billet. Tout cela pour dire que si vous passez par Limoges fin mars / début avril, une année ou l'autre, allez faire un tour à ce salon, il en vaut la peine, tout comme la visite de la région. Je n'ai malheureusement pas pris de photo, j'avais oublié mon appareil et je le regrette bien.

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vendredi 4 mars 2011

Voyage en Grèce

Vous avez dû vous rendre compte que j'avais fait moins de commentaires depuis une semaine chez mes fidèles blogueurs (euses). La raison en est que du 22 février au 2 mars, j'étais partie voyager en Grèce, plus précisément à Athènes et sur l'île de Naxos. Si vous voulez ne rencontrer aucun touriste, c'est la saison idéale. Avec mon ami et sa maman, nous étions sans doute les trois seuls touristes sur l'île, la plus grande des Cyclades. Pour commencer, après trois heures de vol, nous sommes arrivés à Athènes, ville polluée et bruyante où vivent des Athéniens accueillants et chaleureux. On ne peut pas en dire autant du temps plus qu'exécrable que nous avons subi pendant une semaine (sauf une journée): froid, vent (glacial), pluie et brouillard (à Naxos). J'ai revu le Parthénon sur la colline de l'Acropole, déambulé dans le quartier alentour et visité le nouveau musée de l'Acropole, une belle réalisation vaste et aérée qui rassemble les vestiges concernant le Parthénon avec des bouts de la frise que ne possède pas le British Museum. Une autre colline célèbre, faisant face à l'Acropole, vaut la promenade (sauf quand il tombe des trombes d'eau comme ce fut le cas lors de notre escapade). Il s'agit du mont Lycabette, où est érigée l'église Saint-Georges qui est toute blanche. On atteint le sommet du mont grâce à un téléphérique. Pour ceux qui aiment l'Antiquité, je vous conseille le musée archéologique d'Athènes où deux ou trois salles sont consacrées à la civilisation Mycénienne (1550 à 1100 avant JC) qui valent à elles seules le déplacement, avec entre autres merveilles le masque d'or dit "d'Agamemnon". Concernant les horaires d'ouverture, les musées ouvrent tôt (8H15 ou 8H30) et ferment très tôt (15H00), sauf le musée de l'Acropole qui ferme ses portes à 20H00.
Après avoir quitté Athènes et pris un ferry-boat (un bateau immense) au port du Pirée, nous avons atteint, après 5 heures de voyage, l'île de Naxos dont la ville principale est appelée indifféremment Naxos ou Chora. Là aussi, nous avons pu observer la gentillesse des Grecs. C'est dans cette île que se trouve une porte d'un temple dédié à Apollon et que l'on trouve des Kouros (la statue d'un jeune homme, datant de la période archaïque de la sculpture grecque de -650 à -500) inachevés, sculptés en marbre mais laissés sur place dans des carrières. Les villages que nous avons traversés en voiture n'étaient guère animés. Je garderai un souvenir mitigé de l'île à cause du temps, mais je compte bien y retourner à une autre saison plus clémente.

Voici quelques photos:

P1000960  Mont Lycabette

P1000971  Le Parthénon

P1000970  Cariatides de l'Erechthéion.

P1020014  Porte du temple attribué à Apollon à Naxos

P1020019  Le Kouros de Flerio avec sa jambe cassée à Naxos

P1020020  Le Kouros d'Apollona à Naxos

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mardi 18 janvier 2011

Au cirque Alexis Gruss en matinée

J'ai emmené mon ami au Cirque Gruss qui se trouve actuellement à Paris (au Bois de Boulogne) jusqu'au 27 février 2011 (mon filleul y travaille!). Je commence par dire que, à mon avis, pour un enfant, c'est un excellent spectacle que le cirque "en vrai": il en gardera certainement des souvenirs plus durables que, par exemple, un ou deux repas au restaurant (pour donner une équivalence de prix). Il faut un peu marcher depuis le métro Ranelagh, à moins d'y accéder en voiture ou en vélo. Quand on arrive à proximité du cirque, on nous déroule le tapis rouge - enfin, gris: une moquette qui évite les flaques d'eau. Puis on rentre par un portique de tentes qui commence à nous mettre dans l'ambiance et la pénombre, avant de déboucher sous le chapiteau proprement dit. Que c'est vaste! La piste de sciure de bois est entourée presque de toute part par des rangées de chaises (3000 places au total). Il s'agit bien d'un cirque "à l'ancienne". Sur la piste, toute la famille assure le spectacle: Alexis Gruss et sa femme Gipsy (née Bouglione), le couple fondateur; leurs fils Firmin et Stephan, ainsi que l'épouse et les quatre fils de ce dernier; sans oublier un membre de la famille Fratellini (le filleul de Gipsy). L'ainée des deux filles de Firmin vient saluer à la fin du spectacle, dans les bras de son grand-père (elle est trop petite pour participer à un numéro). Deux autres artistes interviennent aussi dans les numéros (et je ne parle pas des garçons de piste indispensables à la représentation). Les musiciens qui jouent en "live" sur une scène au bord de la piste côté coulisses sont des intermittents du spectacle.

Le titre du spectacle 2010-2011 (le 37e du cirque Alexis Gruss, selon le programme) est "Melody". Comme le nom l'indique, c'est très musical. Les numéros s'enchaînent autour de ce thème pendant 2H30 (avec un entr'acte de 10 minutes). Sans bien sûr tout dévoiler à l'avance (il faut y aller voir!), disons qu'on assiste à des numéros de jonglerie, à des clowneries, à du trapèze sur sangle, à quelques tours de magie et de contorsions, à du saut à la corde (par des dalmatiens et une éléphante)... et surtout à de la cavalerie! Oui, la grande spécialité de ce cirque, ce sont les chevaux, pour des numéros de haute école, de voltige, de dressage à la voix... A la fin du spectacle, nous sommes allées dans les coulisses, aux écuries. Je croyais avoir vu sur scène une douzaine de chevaux, j'ai compté au moins une quarantaine de stalles; et on m'a dit que le cirque possédait 60 chevaux! Mon ami (qui n'est pas du tout "animaux") m'a avoué que, à part la couleur, il les trouvait tous pareils. Le lama n'a pas participé au spectacle cette année (il était sur la piste l'année dernière). Ils n'ont pas de fauves, entre autres raisons parce qu'il faut 8 à 10 kg de viande par animal pour les nourrir. Dans les coulisses, après le spectacle, on peut croiser très simplement les artistes qui dédicacent un programme, voire se font prendre gentiment en photo avec les gamins. Merci à eux!

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