jeudi 27 novembre 2008

Le tango

Pour moi, le tango, c'est d'abord cette musique qui m'envoûte. Je l'ai découverte en écoutant Astor Piazzolla. J'ai écumé je ne sais combien de disquaires pour trouver certains airs. Le tango se chante aussi. Je vous conseille d'écouter Susanna Rinaldi (je ne sais pas s'il existe des CD disponibles, je l'écoutais en 33 tours) ou Roberto Goyeneche. Enfin, le tango, c'est de la danse. Et je ne désespère pas d'apprendre un jour à le danser. C'est la danse la plus sensuelle que je connaisse et qui me fait vibrer. Dès qu'un spectacle de tango est programmé, je cours le voir. Et puis, il y a quelques films comme Tangos, l'exil de Gardel (1985) et Sur (1988) de Fernando Solanas ou The Tango Lesson de Sally Potter (1997), ou Assassination Tango de Robert Duvall (2002). Plus récemment, j'ai vu le documentaire El café de los maestros, qui évoquait (un peu rapidement) différents interprètes ou musiciens de tango. Le tango, c'est aussi le bandoneon (pour le profane, cela ressemble à un petit accordéon). Il faut voir les interprètes (pas toujours très jeunes) qui jouent avec maestria de cet instrument. On a envie de se lever quand le morceau est fini. Le tango se joue aussi au violon et au piano. Le tango est né dans les bas-fonds de Buenos Aires, il y a 100 ans. L'engouement en France pour le tango perdure et c'est tant mieux. Peut-être que Carlos Gardel, un Français qui lui a donné ses lettres de noblesse, y est pour quelque chose. Pour en revenir à Astor Piazzola, tout le monde ne l'apprécie pas, mais quand j'entends "Oblivion", mon coeur chavire. Vous aurez compris que pour moi, le tango est une passion même si je n'en écoute pas tous les jours.

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mardi 11 novembre 2008

Audiard par Audiard - Répliques savoureuses (suite)

Je publie aujourd'hui un billet qui aurait dû être programmé depuis un certain temps, à savoir une suite à ma 1ère sélection subjective de citations d'Audiard (mon billet du 13/06/2007). En fait, je suis retombée sur le bouquin Audiard par Audiard en rangeant mes livres, et ai décidé de ressortir, resservir, réassortir de l'Audiard. Et peut-être, comme moi, le trouverez-vous non seulement éternel, mais parfaitement d'actualité...

Louis de Funès - Carambolage
"- Hé bien mon petit Martin, nous sommes trahis, nous sommes torpillés! Le dernier Conseil des Ministres vient de reculer l'âge de la retraite de cinq ans. Et c'est la victoire des fossiles. Votre futur beau-père ne nous quitte plus. Vous, vous ne devenez pas chef de service et vous êtes condamné - à moins d'une épidémie de variole dans les étages - à rester l'homme le plus intelligent du rez-de-chaussée."

Jean-Paul Belmondo - La chasse à l'homme 
"- Deux milliards d'impôts nouveaux! Moi, j'appelle plus ça du budget, j'appelle ça de l'attaque à main armée!"

Micheline Presle et Jean Gabin - Le Baron de l'Ecluse 
"- Un homme qui attend deux millions d'une heure à l'autre doit pouvoir se faire prêter quelques milliers de francs non?
- A condition d'être un tapeur, ce qui n'est pas mon cas, et d'ailleurs taper qui?
- La bistrote... L'éclusier?...
- Tu n'as pas honte - hein?
- Oh je t'en prie! Je t'ai déjà vu emprunter.
- Oui, mais jamais de petites sommes, et surtout jamais à de petites gens. Quant on prête à Jérôme Antoine, on passe un ordre à son banquier, on casse pas sa tirelire. Détrousser les petits épargnants est le fait d'adolescents crapuleux ou de ministres chevronnés, ce que je n'ai jamais été ni ne serai."

Jean-Claude Brialy - Les lions sont lâchés
" - Les galas de bienfaisance sont une des bases de la chorégraphie. Le système consiste à organiser des spectacles que l'on ne rejouera jamais, en échange d'une recette que personne ne verra jamais, car depuis le temps qu'on danse pour eux les pauvres seraient riches, l'argent aurait changé de camp - ce qui est impensable".

Gert Froebe - 100 000 dollars au soleil
"- Ici c'est une grande famille. Quand un gars veut une augmentation, il vient me voir, je l'écoute et hop! Je le vire."

Dominique Davray - Les Tontons flingueurs
" - J'dis pas que Louis était toujours très social - non - il avait l'esprit de droite. Quand tu parlais augmentation ou vacances, il sortait son flingue avant que t'aies fini, mais il nous a tout de même apporté à tous la sécurité."

Jean Gabin - Le Président
" - Il y a des patrons de gauche, je tiens à vous l'apprendre.
- Il y a aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité du genre."

Charles Aznavour - Un taxi pour Tobrouk
" - A mon avis, dans la guerre, il y a une chose attractive: c'est le défilé de la victoire. L'emmerdant, c'est tout ce qui se passe avant. Il faudrait toucher sa prime d'engagement et défiler tout de suite. Avant que ça se gâte!..."

Michel Audiard - Vive la France
Pour rester dans le domaine des jeux de plein air, il est à noter une prédilection masochiste des Français pour deux exercices dans lesquels ils se révèlent particulièrement malchanceux: la guerre et le football.

André Pousse - Une veuve en or
" - A travers les vicissitudes de la France, le pourcentage d'emmerdeurs est le seul qui n'ait jamais baissé."

Michel Audiard - Vive la France
De 1858 à 1972, guérisons miraculeuses à Lourdes reconnues par les autorités médicales: trente-quatre. Guérisons miraculeuses constatées par les autorités religieuses: soixante-douze. Accidents mortels de circulation sur la route du pélerinage: quatre mille deux cent soixante-douze.

Dany Carrel à Jean Gabin - Le Pacha
" - Je les connais toutes les questions de la nuit. Surtout au lit. Pourquoi on s'aime? Pourquoi on s'aime pas? Pourquoi on picole? Pourquoi on tringle? Pourquoi on paye trop d'impôts? Pourquoi on a pas la Légion d'honneur?... Oh merde!".

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dimanche 12 octobre 2008

Rencontre avec Coumarine...

... hier, samedi 11 octobre 2008 à la mairie du XIème arrondissement de Paris dans le cadre de "Livres en fête", à un Salon dénommé "Des livres et des blogs" (12 place Léon Blum, 75011 Paris, juste à la sortie du métro Voltaire [sur la ligne 9]). Cette manifestation se passe pendant ce week-end des 11 et 12 octobre. Sont rassemblés, au deuxième étage de la mairie, dans une grande salle, de nombreux blogueurs (blogueuses) qui dédicacent leurs ouvrages parus. Comme la photo de Coumarine est affichée sur son blog, je n'ai pas eu de mal à la reconnaitre. On s'est fait la bise. J'étais avec mon ami qui avait (enfin, après un temps d'attente certain) réussi à me procurer un des livres de Coumarine Tout d'un blog. Sur place, il a acheté L'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers. Coumarine nous a gentiment dédicacé les deux ouvrages : un pour moi, un pour mon ami. Un peu avant, Coumarine et moi, nous avons papoté. Elle m'a expliqué que le livre L'enfant... auquel elle tient particulièrement avait provoqué une rupture entre elle et sa fratrie. Dans ce livre, elle s'adresse à ses enfants. D'autres blogueuses (que je ne connais pas) sont arrivées dans la foulée. Je suis repartie toute contente avec mon exemplaire de Tout d'un blog que j'ai commencé (qui se lit vite avec ses 116 pages). Les dédicaces ont encore lieu ce dimanche, de 14h à 18h. Pour ceux qui passent ou habitent Paris, allez-y. Merci Coumarine qui êtes venue spécialement de Belgique pour l'occasion. Rien ne vaut les rencontres "en réel". C'est quand même bien sympathique.

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samedi 11 octobre 2008

Jacques Brel, il y a trente ans...

... a tiré sa révérence, le 9 octobre 1978. Je me rappelle avoir versé une grosse larme. J'avais en main son dernier disque "Les Marquises" et sa pochette bleue que ma maman m'avait acheté. Brel a été le chanteur qui m'a marquée pendant toute mon adolescence. Je connaissais beaucoup de ses chansons par coeur. Je chantais avec lui (à la manière du karaoké) en écoutant ses disques et je continue encore. Je me rappelle - plusieurs fois - ma voisine du dessus et ses coups au plafond (au plancher de chez elle) lorsque je chantais à tue-tête... Mes regrets sont de ne pas être assez âgée pour avoir entendu Brel en concert et surtout de ne pas avoir assisté à l'Homme de la Mancha. J'ai presque tous ses disques en 33 tours et en CD. Je reste une inconditionnelle. C'est un artiste intemporel qui transmettait sa fièvre, sa passion quand il chantait, rien qu'avec l'intonation de sa voix. Parmi ses chansons, je retiens: "Mathilde", "Les bonbons", "Vesoul", "Zangra", "Les vieux", "Ces gens-là", "La chanson des vieux amants", "Ne me quitte pas", "Amsterdam" (pour sa façon de la chanter), "Rosa", "Marieke", "Orly", "Les bourgeois", "Jef", "Vieillir". A la fondation Jacques Brel, à Bruxelles, j'avais découvert Far West (qui vient de sortir en DVD double avec Franz) [cf. mon billet du 25/06/2007]. Brel reste mon chanteur de prédilection.

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samedi 23 août 2008

A Guédelon, ils bâtissent un...

... château-fort. Invitée quelques jours dans la Nièvre, j'ai visité un chantier de construction peu ordinaire qui, lui, se trouve dans l'Yonne, département voisin: celui d'un château-fort du type standardisé par Philippe II Auguste au début du XIIIe siècle. Le site, qui n'est accessible qu'en voiture parce qu'un peu loin de tout (le parking fut créé en tout premier), a été choisi en raison de la carrière de pierres à proximité et de la forêt de chênes autour. L'idée originale de se lancer dans un tel projet remonte à 1997. Elle a été portée par un propriétaire de château de la région. Il a fallu demander le permis de construire ad hoc auprès de la mairie voisine, etc. Trouver les premiers financements publics et privés ne fut pas une mince affaire. D'ailleurs c'est grâce à la curiosité dès la première année de 50 000 personnes, qui ont payé alors qu'il n'y avait rien (ou pas grand-chose) à voir, que le projet a pris de l'ampleur. Ce chantier a créé des emplois (5 salariés et 30 bénévoles dès la 1ère année). Et d'année en année, pierre par pierre, le château a commencé à sortir de terre. Aujourd'hui, les travaux en sont à peu près aux 2/5 des prévisions (l'achèvement est prévu entre 2022 et 2025). Les quelques 250 000 visiteurs par an (9 euros l'entrée adulte individuelle plus 2 euros pour la visite guidée par personne) permettent désormais au chantier de s'autofinancer et de salarier près d'une cinquantaine de personnes à l'année. Quand le visiteur arrive, il est accueilli, pour la visite guidée, par quelqu'un habillé à la mode du Moyen-Age. En l'occurrence, il s'agissait, pour nous, d'un jeune archéologue (Franck). Il nous a fait un véritable cours sur le contexte historique et technique, entrecoupé de questions pour voir si on suivait bien! Parmi les renseignements qu'il nous a donnés, il nous a signalé qu'il n'avait pas été simple de savoir quelle était l'épaisseur d'une porte de cuisine à cette époque. A chaque fois, des questions de détails de ce genre provoquent un débat qui va aboutir, dans quelques mois ou dans 5 ans voire plus, auprès des archéologues qui trancheront. Toutes les mesures sont en toises et en pieds car les autres ont été abandonnées (la coudée, la paume, le pouce, etc.): c'était trop compliqué pour s'y retrouver. Le chantier se présente avec le château au milieu et tout autour les ateliers pour les corps de métier qui sont nécessaires à la construction: les forgerons, les tailleurs de pierre, le four en briques (20ème siècle) pour cuire les tuiles (faites main), les charpentiers, le cordier. Nous avons vu aussi des animaux comme les chevaux, les ânes, les cochons, les moutons. Pendant les périodes de vacances scolaires, le chantier tourne au ralenti car avec le flot de visiteurs qui posent des questions diverses et variées aux ouvriers, ces derniers sont souvent interrompus pour y répondre. Comme échafaudage, une grande "roue à écureuil", mue par un homme pour hisser les blocs de pierre, a été installée au bas de l'édifice. Les conditions de sécurité sont draconiennes: le mortier qui sert de liant pour assembler les pierres est fait avec de la chaux qui arrive sur le chantier sous forme éteinte, et non de la chaux vive (comme dans les temps médiévaux), car nocive et dangereuse. Chaque matin, les bénévoles (qui peuvent venir travailler de 3 jours à 2 semaines) commencent par "gâcher" le mortier nécessaire à la journée de travail. Le château terminé, on le fera visiter et les gens pourront, entre autre, admirer les trois endroits qui caractérisent le château-fort philippien: la aula (grande pièce du logis, qui a donné "hall"), la camera (la chambre du seigneur, dans le donjon) et la capella (la chapelle, dans une autre tour).
L'adresse du site internet de Guédelon comporte beaucoup de renseignements bien intéressants. "Guédelon, chantier médiéval" est une marque déposée à l'INPI, Institut national de la propriété industrielle. Plus d'un million de personnes sont déjà venues ou revenues voir le chantier. Dans notre groupe, 2 personnes étaient déjà venues, 3 et 7 ans auparavant. Pour ma part, je pense bien y revenir d'ici 5 ans pour voir l'évolution des travaux.

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mardi 5 août 2008

Serge Gainsbourg aurait eu 80 ans...

... cette année (il était né le 2 avril 1928 pour être précise). Cela ne nous rajeunit pas. Avant que j'oublie et que l'année s'achève, je voudrais rendre hommage à l'homme à la tête de chou, Gainsbarre. Je l'avais vu en concert au Casino de Paris peu d'années avant sa disparition le 2 mars 1991. C'était l'époque de la Guerre du Golfe et moi je travaillais dans une maison d'édition qui a maintenant disparu. Ce n'était pas mon chanteur préféré mais je reconnais qu'il était un très bon musicien. Provocateur: il a brûlé un billet de 500 francs (à l'époque) devant une caméra de télévision, mais à côté de cela, il s'était montré ému quand sa fille Charlotte a reçu un César pour l'Effrontée. Gainsbourg s'était créé un personnage public qui devait cacher un homme timide et pudique. Pour en revenir au concert auquel j'avais assisté, son petit Lulu était venu sur la scène: touchant. Gainsbourg avait chanté ses classiques comme La Javanaise que le public connaissait par coeur. Cinéaste un peu sulfureux: Je t'aime moi non plus (1976) ou Equateur (1983), il a même été acteur chez Claude Berri dans Je vous aime (1980) ou dans quelques puplums des années 60. Ses chansons ont été reprises depuis par de nombreux musiciens et chanteurs. 17 ans après sa mort, Gainsbourg est toujours bien vivant.

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mercredi 23 juillet 2008

Bibliothèques pour tous

Suite au commentaire de Sylire sur mon billet du 11/06/2008, je suis passée l'autre jour à la Bibliothèque pour tous qui n'est pas loin de chez moi. Je la connaissais seulement parce que j'avais été y donner quelques livres, au lieu de les revendre chez Gibert. Ils m'avaient dit qu'eux-mêmes vendaient ce qu'on leur donnait, afin d'en racheter des neufs dont ils sont sûrs qu'ils plaisent à leur public. La personne qui était à l'accueil a d'abord cru que je venais rendre les livres que j'avais sous le bras, et que je venais d'emprunter à ma bibliothèque municipale, à quelques centaines de mètres. Ensuite, à ma demande, elle m'a donné quelques informations sur leur fonctionnement (cf. site http://www.uncbpt.com). Il existe un millier de BPT, fonctionnant essentiellement avec des bénévoles (souvent des retraitées), qui suivent une formation (qualifiante et reconnue par le Ministère du travail) de bibliothécaire pendant un an avant d'exercer, l'Union nationale Culture et bibliothèque pour tous étant, elle, reconnue d'utilité publique depuis 1999. Il y en a plusieurs dans mon arrondissement, mais aucune dans celui de mon ami. Je ne sais pas à quoi est due cette répartition dans Paris? Chaque bibliothèque dispose de quelques titres en gros caractères, mais cela dépend du profil de leurs inscrits (1 ou 2 seulement dans celle près de chez moi). Du coup, ils "font tourner" entre les bibliothèques ces livres, achetés de manière centralisée. Contrairement à une bibliothèque municipale, ce n'est pas gratuit: l'inscription annuelle (valable dans toute la France) coûte 18 euros, puis 1,50 euros par livre emprunté. Je me suis dit que, quand je serai à la retraite, ça ne me déplairait pas du tout de faire du bénévolat de cette manière, après avoir eu la formation de bibliothécaire!

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dimanche 29 juin 2008

Silex taillé - XXIème s. après J.-C.

Mon ami m'a entraînée hier samedi 28 juin 2008 à une "journée Portes ouvertes" sur un chantier archéologique à quelques stations de métro de chez moi, dans le 15ème arrondissement de Paris. Rue Henry Farman, les archéologues de l'INRAP, intervenant en archéologie préventive avant la construction d'un centre de tri sélectif des déchets, ont pu "fouiller dans les poubelles" d'un campement provisoire de chasseurs-cueilleurs remontant au Mésolithique (9000 à 6000 avant J.-C.). Seuls les piliers de fondation de l'ancien bâtiment qui a été démoli ont perturbé le site. Sur ce chantier de fouilles débuté depuis février et qui se terminera fin juillet, la journée Portes ouvertes, annoncée par voie de presse, était prévue de 10 à 12 h et de 14 à 18 h. Arrivés à 11 h, nous avons découvert une longue queue d'attente. Mais finalement, ils prenaient des groupes de 30 personnes toutes les 7 minutes. J'ai entendu une archéologue se réjouir qu'il y ait tant de monde manifestant un intérêt pour ce patrimoine archéologique. Une fois à l'intérieur, nous passions d'archéologue en archéologue, chacun expliquant un aspect (contexte préhistorique, stratigraphie, méthodes de fouilles...). La première intervenante nous a expliqué qu'ils ont d'abord ouvert une tranchée pour le diagnostic, fouillé rapidement un niveau "premier âge du fer" (-800 -500 av. J.-C.), puis décapé près de la surface de cette fameuse couche mésolithique (la plus intéressante, seulement la 2ème fouillée en Ile-de-France) à la pelle mécanique, avant de réaliser des sondages d'un mètre carré chacun. Je me suis un peu ennuyée ensuite durant la partie stratigraphie (devant une paroi de terre marron-grise séchée): c'était un peu aride, je n'y voyais rien, l'intervenant ne parlait pas assez fort, c'était un peu l'anarchie. Je me suis dit après coup qu'il aurait pu décaper un peu la terre desséchée devant nous et rafraîchir la coupe à la truelle, on aurait sans doute davantage apprécié les différences de couches. Pour l'aspect "exemple de fouilles", deux jeunes femmes, à genoux, remplissaient de terre des seaux en plastique, après avoir décapé délicatement presque à la petite cuillère quelques décimètres carrés, pendant qu'une autre parlait, parlait, parlait... L'équipe a dégagé plus particulièrement quelques emplacement où la densité de "microlithes" (petites lames de silex destinées à des pointes de flèches) était plus importante. Ils ont trouvé des ossements, des coquilles d'escargots. Les trouvailles seront examinées plus à fond dans quelques mois. Mon ami, lui, a été fasciné par l'atelier final, où avaient lieu des démonstrations d'allumage de feu par frottement de bois, du lancer de javelot, de sagaie avec un propulseur, de tir à l'arc, le tout par un excellent intervenant, très pédagogue, attentif aux enfants qui se trouvaient dans l'assistance... Sa maîtrise du sujet, de l'oral, m'a fait repenser au guide de Bourges qui m'avait bien plu l'an dernier (cf. billet du 01/09/07). Pour en revenir à Paris, j'ai appris des choses intéressantes et que j'ignorais, mais, au bout de presque trois heures de station debout, je commençais à trouver le temps long, et le soleil à taper... J'ai "zappé" le dernier atelier, la taille du silex (il faut choisir des nuclei qui ne soient pas gélifs!). Et il y avait encore un groupe derrière nous! J'ai peur que les archéologues n'aient pas disposé des deux heures de coupure de repas qu'ils avaient prévu. En tout cas, je n'aurais pas voulu être à leur place, au printemps, sous la pluie et dans le froid, pour dégager ces mètres carrés et cubes de terre!

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vendredi 23 mai 2008

400ème billet - Plein de lettres et pas mal de chiffres

Voici enfin complétée ma quatrième centaine. Il est vrai que j'ai ralenti le rythme de publication en 2008 (seulement les jours impairs). C'est encore une fois (après mes 100ème billet, 200ème billet, 300ème billet et 1er anniversaire) l'occasion d'un Bilan.

Comme je l'avais déjà indiqué dans mes "centaines" précédentes, je ne prête pas attention au "nombre de visiteurs" (basé sur l'adresse IP?) ou au total des pages vues (dont beaucoup arrivent au hasard de Google, sans même forcément lire). Ce qui est quantifiable, c'est le nombre de commentaires, dont mon total dépasse les 1600 (1633 arrêtés à hier, les 61 miens y compris, il est vrai). On peut dire que, en moyenne, j'ai donc un peu plus de 4 commentaires par billets. Ou, toujours en moyenne, que j'ai eu entre 3 et 4 commentaires par jour en un peu plus de 500 jours (depuis la création de mon blog). Mais évidemment, comme toutes moyennes, celles-ci ne veulent rien dire, au contraire des "valeurs absolues" des petites statistiques ci-dessous. Au mieux, une moyenne aurait un sens en la comparant à celle d'autres canalblog qui auraient aussi pas loin de 18 mois de durée, avec un rythme de publication hebdomadaire d'entre 3 et 7 billets.
Quelques données chiffrées sur mes billets et leurs commentaires:
Mes 10 billets les plus commentés totalisent à eux seuls 210 commentaires. Face à cela, 50 billets (remontant tous à 2007) n'ont eu encore aucun commentaire (je dis "encore", car ils étaient près de 60 dans ce cas au début de 2008).
Si je prends le total des 53 qui ont eu au moins 9 commentaires (c'est un "seuil" statistique arbitraire: j'ai arrêté récemment de prendre en compte ceux qui en avaient "seulement" 7, puis 8; et à ce jour, 41 billets ont au moins 10 commentaires), j'obtiens un total de 690 commentaires pour, donc, un peu plus de 12,5% de mes billets. 297 billets se partagent ensuite les 943 commentaires restants, avec de 1 à 8 commentaires chacun. Et je ne vais pas détailler davantage sous cet angle (on pourrait regarder quels sont les billets - cinéma, livres, etc. - qui sont les plus commentés!). Par contre, je sais bien qu'un comptage seulement quantitatif passe à côté d'autres aspects, car il met sur le même plan quelques mots signalant une intention de lire ou voir l'oeuvre dont parle mon billet (ce qui fait tout de même plaisir, je le précise!) et d'autres commentaires, longuement développés, générant des questionnements ou suscitant parfois des débats.
J'aborde maintenant les chiffres côté commentateurs:
Je viens tout juste de passer le cap des 200 personnes identifiées (201 au 22 mai) qui m'ont fait au moins un commentaire. Parmi elles, 33 n'ont pas de blog (ou je n'ai aucun moyen de l'identifier si elles ne l'ont pas laissé). Du côté des presque 170 blogs correspondants, une demi-douzaine sont aujourd'hui introuvables en ligne. Entre ceux qui existent toujours, 69 (au 22/05/2008) se sont signalés au moins 5 et jusqu'à 78 fois, ce qui justifie que je les ai mis en lien (colonne de droite: commentaires sur 5 billets différents et en venant au moins 2 jours différents). Seulement 4 de ces blogueurs multirécidivistes (à 69, ils totalisent 1340 commentaires, dont 566 rien que par les 10 plus prolixes) ne sont plus guère vaillants en 2008. En juillet 2007, ma liste de liens de blogs comportait une quinzaine d'items, elle s'est allongée peu à peu. Il peut s'écouler seulement quelques jours comme de longs mois avant qu'arrive le "fameux" 5ème commentaire catalyseur. Ensuite, je les visite régulièrement et c'est en général réciproque (au moins une fois par mois). Je repasse chez chacun à son tour, et y laisse un commentaire lorsque un de leurs nouveaux billets m'inspire: échange de bons procédés... S'ils cessent d'être actifs, j'en tiens compte. 
J'en arrive en dernier à ce que j'appelle la "prospection".
Comment se fait-il que près d'une vingtaine de nouvelles personnes par mois découvrent mon blog, me demanderez-vous? Bien entendu, cela fait longtemps que j'ai compris qu'elles arrivaient rarement par hasard, et en tout cas ne revenaient pas si le commentaire fait n'était pas rendu (je parle de celles qui indiquent leur propre blog). Evidemment, j'ai parfois tendance à trouver que ce résultat (entre 15 et 20 nouveaux commentateurs par mois, dont quelques-uns se fidéliseront alors que d'autres ne récidiveront pas) ne récompense pas assez mes efforts. C'est bien simple, depuis mes débuts de blogueuse, je m'astreins à en visiter chaque semaine de nouveaux (tous les jours, j'en cherche 6 qui ne m'ont pas encore fait de commentaire). Entre janvier et fin avril 2007, j'en avais visité 360 (dont 20 deux fois). A partir de mai 2007, j'ai commencé à retourner voir un de ceux-ci (parmi mes 6 "prospects" du jour), puis je suis passé à deux en novembre. Je vais monter à 3 en juin 2008, car il y en a certains que je n'ai plus visités depuis un an! Ce que je peux rajouter comme précisions (statistiques) sur les 360 de mes débuts ci-dessus, que j'ai tous visités et revisités ou essayé de revisiter, c'est que mes efforts ont été fructueux pour 40 d'entre eux (qui m'ont fait au minimum 1 commentaire). Mais pour les autres, au moins 75 de ces "vieux" blogs ont aujourd'hui disparu ou ont cessé d'être actifs.
Mes petits pointages et croisements me montrent également que plus de 120 des quelque 170 blogs commentateurs avaient été visités par moi auparavant. Le "rendement" (quel concept affreux!) est cependant faible, puisque c'est bien un total de plus de 1200 (mille deux cents) blogs différents que j'ai parcourus depuis mes débuts. 
Je pense tout de même que la "notoriété" est cumulative sur la durée d'activité d'un blog. Certains blogueurs arrivent maintenant chez moi par le biais d'un de mes commentaire laissé chez un autre. Et, en cherchant "dasola" sur Google, j'obtiens dorénavant plus de 300 résultats (je parle des vrais résultats en allant jusqu'à la dernière occurrence (page) unique possible, pas du nombre "brut" de je ne sais combien de milliers qui, là encore, ne veut strictement rien dire).
Pour finir, je reviens sur une remarque que j'ai déjà faite précédemment: c'est fou le nombre de blogs que l'on voit tomber à l'abandon sans savoir pourquoi (alors qu'un blog ne conserve d'intérêt que pour autant qu'il soit alimenté régulièrement). Si jamais je suspendais le mien, par manque d'inspiration, ou par manque de l'aiguillon qui me pousse à le continuer, je pense que, moi, je m'en expliquerai au moins auprès de mes lecteurs. Mais, je vous rassure, ce n'est pas à l'ordre du jour!
PS
: les quelques chiffrages de ce billet sont l'oeuvre de mon ami, qu'il en soit remercié.

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lundi 5 mai 2008

Exposition "Le mystère Lapérouse" - Musée de la marine (Paris)

J'ai entendu parler pour la première fois de Jean-François Galaup de la Pérouse lors d'un séjour à Albi (où il est né en 1741). D'ailleurs, un petit musée lui est consacré dans cette ville. Pour les parisiens et tous les autres (si vous passez par Paris), allez voir l'exposition Le mystère Lapérouse qui a lieu au musée de la marine (au Trocadéro) jusqu'au 20 octobre 2008. L'exposition se passe dans un sous-sol qui doit presque faire toute la surface du Musée que l'on traverse. Pour ceux qui ne connaissent pas le musée, y sont rassemblées un nombre impressionnant de maquettes plus ou moins grandes de bateaux français et étrangers (une des plus belles collections au monde). A l'entrée de l'exposition proprement dite, sont proposés des audiophones (sans supplément de prix) qui permettent d'avoir les explications nécessaires et de bien comprendre l'expédition qu'effectuèrent le capitaine Lapérouse et 226 hommes répartis sur deux flûtes à coques larges, "la Boussole" et "l'Astrolabe", pendant plus de trois ans entre le 1er août 1785 et le 10 mars 1788 (date des dernières nouvelles de l'expédition). Des cartes maritimes, des textes, des lettres, des grands panneaux où sont inscrites les dates importantes des escales, des objets recueillis dans les épaves ou alors des instruments scientifiques similaires à ceux embarqués, permettent de retracer le long périple semés d'embûches et qui s'est tragiquement terminé près de l'île de Vanikoro au large de l'Australie. Cette expédition à caractère scientifique et géographique devait durer quatre ans, jusqu'en 1789. C'était une sorte de continuation des explorations de James Cook (tué par des indigènes à Hawaï en 1779). Les Français ont permis de faire et de confirmer la cartographie de la côte nord-ouest de l'Amérique et de la côte nord-est de l'Asie. Cette exposition prend en compte les découvertes archéologiques sur l'île de Vanikoro, y compris lors des dernières expéditions en 2005. Je déconseillerais aux personnes intéressées d'emmener de très jeunes enfants (comme c'était le cas le jour où j'y suis allée), ils se lassent vite et ont du mal à se concentrer sur les explications audiophoniques. Les personnes ayant des problèmes avec la station debout prolongée doivent savoir que, pour bien profiter de l'exposition, il faut rester presque deux heures, à cause de la longueur des commentaires à écouter devant chaque vitrine. Pour éviter de se ruiner dans l'achat du très beau livre aux Editions Musées Nationaux, achetez le petit fascicule à 6 euros à l'entrée du musée qui est très bien fait et l'essentiel y est.

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