26 février 2008
C'est terrible d'être "gogolisée" à cause des Oscars
[Billet intercalaire publié un jour pair]
Samedi 23 février, j'ai eu l'idée, en passant, d'écrire et publier un p'tit billet tout simple sur mes états d'âme concernant la diffusion restreinte de la cérémonie des Oscars en France (au passage : bravo Marion! [cf. mes billets de 2007 sur La Môme ou sur Marion Cotillard]). Et voilà-t-y pas que j'ai su (grâce à l'outil statistique de canalblog) que 415 pages de mon blog avaient été vues par 337 visiteurs dont 302 nouveaux visiteurs et 35 visiteurs connus dans la seule journée du dimanche 24 février. Tous les records étaient battus. Les recherches principales sur "google" concernaient l'heure de diffusion et quelle chaîne retransmettait la cérémonie. J'étais contente, je me suis dit "chouette, je vais avoir plein de commentaires". Et bien pas du tout, pas la queue d'un. J'étais toute triste. Mon ami, pour me consoler, m'a dit que ce qui intéressait les visiteurs, ce n'était pas mon blog mais les Oscars. Ce qui est tout à fait vrai, mais quand même...
23 février 2008
La cérémonie des Oscars diffusée sur Canal+
Depuis 1990, Canal+ a l'exclusivité de la diffusion de la Cérémonie des Oscars diffusée dans la nuit de dimanche à lundi prochain. Je l'ai vue dès cette année-là et j'ai gardé les enregistrements des émissions depuis lors, sauf les deux dernières années. En 1990, c'était même en "clair". A l'époque, Isabelle Giordano était Mme Cinéma de Canal+. Depuis 1991, la cérémonie est diffusée en "crypté" et une synthèse des meilleurs moments est donnée le lendemain soir avec une voix off ou des sous-titres (La France est l'un des rares voire le seul pays où la Cérémonie est accessible à un public restreint). Et je dois dire que je suis de plus en plus déçue de la façon dont Canal+ traite cet événement. On a droit à la cérémonie, certes, mais noyée sous des commentaires ou des pitreries pas toujours drôles de personnalités n'ayant pas forcément un rapport avec le cinéma. L'autre inconvénient est la traduction simultanée (ni très audible, ni très correcte syntaxiquement) qui empêche d'écouter les voix originales. Je conçois que tous les spectateurs ne sont pas anglophones, mais là on en arrive à ne comprendre ni le français, ni l'anglais. Je dirais que ce n'est pas très grave de ne pas tout comprendre, la cérémonie est suffisamment visuelle pour y prendre du plaisir, quitte à ce qu'au moment des publicités, un traducteur résume ce qui s'est passé (or ce n'est pas le cas). J'ai vu une fois la cérémonie au Danemark : c'était l'année d'American Beauty en 2000. L'émission était donnée sans aucun commentaire ni aucun sous-titre et c'était très bien. Sinon, je me permets d'être un peu chauvine: j'espère que cette année, les Français(es) seront récompensé(e)s.
22 décembre 2007
Maigrir, dit-elle
L'approche des Fêtes et des agapes qui vont avec m'amène à sortir des sujets habituels de ce blog. Je constate, sur les blogs littéraires, une floraison de billets sur des livres de cuisine, voire des recettes plus appétissantes les unes que les autres (Miam, le pain d'épices de Dijon chez Béatrix). Et pourtant, il faudrait que je sois raisonnable! Malgré le programme que je suis depuis le mois d'avril chez Weight Watchers (marque déposée), je n'arrive plus à diminuer mon poids, qui joue au yoyo chaque semaine depuis quelques mois (à + ou - un kilogramme près). En tout cas, en parler avec mon ami m'a rappelé un film, Nous maigrirons ensemble de Michel Vocoret (1979), avec Peter Ustinov, que j'ai vu il y a bien longtemps. Je me souviens d'une scène hilarante où, avant de se peser, il enlevait sa montre. Je n'en suis quand même pas à ce point!
En attendant, je vous souhaite à tous de bonnes fêtes... en restant raisonnables côté table!
09 décembre 2007
Lessivée par Blogger
Petit coup de gueule suite à une récente modification de l'enregistrement des commentaires sur les plates-formes over-blog et blogspot.
Jusqu'à tout récemment, lorsque je commentais des billets sur des blogs de ces plates-formes (où se trouvent 14 de mes "fidèles", une quinzaine d'autres blogueurs venus mettre au moins un commentaire chez moi, et d'autres que je visite), pour commenter, il suffisait de cliquer sur "autre" et on inscrivait son pseudo ainsi que son site web (lien automatique).
Maintenant (je m'en suis aperçue dimanche 2 décembre), il est seulement possible d'écrire, sous "pseudonyme", son pseudo, et je suis obligée de penser à indiquer mon adresse de blog en corps du commentaire (sans que le lien fonctionne, bien entendu!). J'ai même essayé de me créer un compte "blogger", mais ça ne suffit pas, il faudrait que je m'y crée un blog (encore!). Je déteste les systèmes "propriétaires" et exclusifs!
03 décembre 2007
Revenir vers une oeuvre au bout de quelques années
Comme je ne pense pas être toute seule dans mon cas, voici quelques réflexions sur le fait que les goûts changent ou évoluent en matière de cinéma, lecture, musique ou que sais-je, au bout d'un certain nombre d'années. Je n'en suis pas à brûler ce que j'ai adoré (j'en connais qui le font), mais j'éprouve une certaine indifférence, ou la passion n'est plus la même. Et inversement, certaines oeuvres que j'avais moyennement aimées à 20 ans, je les ai revues récemment et cela a été une révélation.
C'est peut-être pour cela que je ne relis pas les livres que j'ai aimés. Je les conserve mais j'en lis d'autres (j'en ai tellement à lire...). J'ai fait une exception pour Les Thibault de Roger Martin du Gard (voir mon billet du 20/01/07), chef-d'oeuvre de la littérature française qui m'avait beaucoup marquée en son temps. Je les ai relus en 2006 avec grand plaisir mais j'ai un peu calé sur la fin en sautant quelques pages. Je n'ai pas été aussi enthousiaste.
Quand j'avais 15 ans, les oeuvres de Baudelaire ou Hugo, je ne les ai ni appréciées ni comprises comme à 40 ans.
Pour le cinéma, j'ai vu Noblesse Oblige (Kind Hearts and Coronets) de Robert Hamer (1949), avec Alec Guinness, il y a plus de 25 ans à la télévision. Cela ne m'avait pas plu, je m'étais ennuyée à mourir (c'était un "vieux" film). Depuis, je l'ai acquis en DVD. Je l'ai revu l'année dernière, et encore cette année, et j'ai adoré. C'est absolument génial. Le film est l'incarnation de l'humour "british" (voir mon billet du 19/03/07).
Inversement, j'avais beaucoup aimé l'Appât (The Naked Spur), l'ayant vu il y a plusieurs années au cinéma, dans le cadre d'un cycle Anthony Mann. Je l'ai revu cette année, toujours sur grand écran (j'en parle dans mon billet du 25/11/07 sur quelques westerns en vrac), et bien j'ai été plutôt déçue. Je n'ai pas vraiment accroché.
Entre 1993 et 94, j'ai vu de multiples fois La Leçon de piano de Jane Campion (voir mon billet du 15/05/07). J'étais totalement "obsédée" par ce film. Depuis, je ne l'ai jamais revu et je ne suis pas sûre que je le reverrai. J'ai tourné la page. C'est ma façon de fonctionner. Je n'y peux rien.
02 décembre 2007
Qu'est-ce que cela vous évoque quand on parle de "vieux" films?
Je revenais tranquillement de déjeuner quand tout à coup, je me suis dit: et si je demandais à mes blogueurs fidèles (et aux autres) ce qu'ils pensent du terme "vieux" film? Combien de fois l'ai-je entendu dans les conversations : "Alors ça te dirait d'aller voir un "vieux" film?" ou alors "Tiens, ils donnent encore un "vieux" film ce soir!" Je n'ai jamais entendu le terme "ancien" film par exemple. Pourquoi cet adjectif "vieux" pour qualifier un film "ancien"? Il y a un côté péjoratif dans cet adjectif.
Pour beaucoup, un "vieux" film est une oeuvre réalisée dans un passé plus ou moins proche, selon les générations. Souvent en noir et blanc avec un son crachotant et une image avec des rayures. Mais pour certains "jeunes", un film qui a plus de 10 ans, c'est déjà un "vieux" film. D'autres y englobent tous les films d'un certain âge, aussi bien ceux que l'on appelle des "classiques" que des "navets vénérables". Il est courant d'entendre "Comme ce film a mal vieilli!" ou "... bien vieilli!". Et pourtant, on parle rarement de "vieille" peinture, de "vieille" littérature ou de "vieille" musique. Le cinéma, aussi appelé le 7ème art, apparaît comme un art éphémère alors qu'il a déjà (à peine) plus de 100 ans. Je ne sais pas si c'est un critère, mais combien de "vieux" films ont disparu ?
Dans un de ses commentaires du 26/11/07, un de mes blogueurs fidèles, Karamzin, m'écrit (autodérision?) qu'il parle de "vieux" films. Il faudrait trouver un adjectif moins négatif. N'êtes-vous pas d'accord?
12 novembre 2007
La pub d'avant séance sur grand écran - France vs USA
Allant très souvent au cinéma, je suis de plus en plus agacée, pour ne pas dire plus, par le quart d'heure publicitaire avant que ne démarre enfin le film. Et selon mon avis, les régies publicitaires font passer des publicités de plus en plus laides esthétiquement et pas spécialement drôles. Interminables pour la plupart, ce sont souvent les mêmes qui sont projetées d'une séance à l'autre, et en tant que fidèle du grand écran, je pousse un "ouf" de soulagement quand l'annonceur de la régie arrête cette torture des yeux et des oreilles dans une obscurité totale ou presque qui empêche même de lire.
Je ne suis pas contre la publicité, au contraire. Avant que celles pour l'alcool et le tabac ne soient proscrites, certaines étaient des merveilles qui racontaient une histoire. Maintenant, c'est du simple matraquage.
Dans les salles d'art et d'essai, bien sûr on attend moins longtemps avant de voir le film, mais on n'est pas agressé. Pouvoir bavarder à voix basse avec de la musique douce dans les oreilles, mmmmh...
Je ferais une comparaison avec les Etats-Unis, en particulier dans les salles new-yorkaises: l'on y voit seulement des bandes-annonces et cela peut durer très longtemps, jusqu'à huit annonces de films. Cela donne une idée des prochaines sorties sur le sol américain.
En France, si on ne peut pas échapper à la pub, au moins, qu'elle redevienne belle à regarder!
03 novembre 2007
Hommage au Kinopanorama
Je me souviens de cette très belle salle avenue de la Motte Picquet à Paris dans le 15ème arrondissement, qui a fermé il y a déjà quelques années (à mon grand désespoir), peu de temps après avoir été reprise par Gaumont. Chaque fois que je passe devant (je n'habite pas très loin), j'ai un pincement au coeur. J'aimerais bien savoir ce qu'"ils" en ont fait. A un moment donné, elle était devenu un endroit select pour des avant-premières ou je ne sais quoi. Et depuis plus rien. L'endroit semble abandonné (soupir).
Pour en revenir à l'âge d'or de cette salle avec un grand écran concave, l'attraction était de voir de longues queues de futurs spectateurs autour du pâté de maisons pour assister à des films en exclusivité ou à des reprises. Il fallait être dans les premiers spectateurs pour se mettre au fond ou au balcon car dans les premiers rangs, on manquait de recul et on n'appréciait pas les films projetés à leur juste valeur. C'est dans cette salle que j'ai vu West Side Story, Lawrence d'Arabie (avec prélude et entracte), Autant en Emporte le Vent (avec entracte), Ludwig (de Visconti). The Rose de Mark Rydell a tenu 9 mois. Pour Ludwig de Visconti, le film ressorti une année en plein été durait 4 heures avec un entracte. La salle n'avait malheureusement pas l'air conditionné et malgré les qualités de l'oeuvre, une douce torpeur nous avait tous envahis et au moment de l'entracte, les gens se sont rués dans les bars avoisinants pour acheter des boissons fraîches. Elle me manque beaucoup, cette salle qui m'a fait aimer le cinéma sur grand écran.
27 octobre 2007
Une parisienne, un jour de grève
Je vais passer pour une personne inconséquente en cette période agitée sur le front social, mais qu'est-ce que c'est agréable de vivre et de travailler à Paris, un jour de grève. Quel calme dans les transports en commun (plutôt rares), les quelques voyageurs ne semblaient pas stressés. On ne se bouscule pas pour monter ou descendre des rames. Les stations, surchargées en temps normal, sont vides. Il règne presque un certain silence, même les téléphones portables sont au repos dans les rames de métro qui d'habitude sont bondées. Le matin du 18 octobre, les gens étaient studieux et lisaient leur journal gratuit distribué à l'entrée des bouches de métro. Les magasins étaient peu fréquentés, on ne faisait pas la queue aux caisses (ce n'est pas bon pour le commerce). Dans la société où je travaille, les effectifs étaient réduits à la portion congrue, j'ai eu l'impression de venir un dimanche. Le soir du 18 octobre, j'ai trouvé après réflexion qu'un jour de grève à Paris peut être pénible, quand, au moment de rentrer chez soi, les lignes de métro ont encore réduit leur fréquence ou alors que le trafic est nul, que les usagers "poireautent" sur les quais entre 15 et 30 minutes sans que rien ne soit annoncé. A bout de patience, le piéton se décide à marcher, à prendre un "vélib", à faire de l'autostop, du roller, de la trottinette, de la moto, du vélomoteur. Parmi les cyclistes, on distingue aisément ceux qui n'ont pas trop l'habitude de ce moyen de locomotion. Et puis moi, fan de cinéma, j'aime aller à une séance en sortant du travail. Et bien, ce jour-là, je n'ai pas pu. Une collègue a été plus courageuse, elle est allée voir un film mais elle a mis une heure et demie à pied pour rentrer chez elle. Le lendemain, tout n'était pas encore rentré dans l'ordre. Ah, finalement, Paris, les jours de grèves, c'est bien un peu mais pas trop.
19 octobre 2007
Je n'apprécie pas beaucoup le nouveau prix Nobel de littérature
J'ai vu il y a longtemps à la télévision (chez Bernard Pivot, au temps d'Apostrophe) Doris Lessing, qui vient le 11 octobre 2007 d'avoir le prix Nobel de littérature. Je me souviens d'une femme d'une soixantaine d'année, revêche et pas sympathique. Et pourtant, Pivot est un bon intervieweur! Du coup, elle ne m'avait donnée aucune envie de découvrir son oeuvre. Je n'ai donc rien lu d'elle. Et, apparemment, son caractère "particulier" a été confirmé par la manière dont les télévisions ont montré ses réactions à l'annonce de sa nobélisation: "J'ai déjà eu tous les prix! Bien sûr, je suis contente de les avoir eus...". Mais elle avait plutôt l'air blasée et pas émue pour deux sous de quelqu'un qui trouvait ça tout à fait normal. Si je puis dire, je pense que c'est quelqu'un qui "ne doit pas se prendre pour n'importe qui" (et je reste polie). Le Nobel va la conforter dans cet état de fait. A part ça, aujourd'hui, je n'ai toujours pas envie de lire un de ses romans.
