Le blog de Dasola

CINEMA, LIVRES, TV, DVD, SPECTACLES - BILLETS DE BONNE ET (parfois) MAUVAISE HUMEUR. Critiques et opinions sur spectacles et films en salle et sur DVD

03 septembre 2007

Lire dans le train

Je remercie le train (hors TGV), qui, lors de longs voyages, me permet (en dehors de remplir des grilles de Sudoku), de lire des revues (un peu), des livres (beaucoup). Souvent, mon esprit est distrait et vagabonde car ce moyen de locomotion, au moment de la transhumance de retour de vacances, se trouve souvent bondé : les enfants crient ou pleurent, les lecteurs MP3 s'entendent en sourdine avec parfois en écho ceux qui ont les écouteurs et qui chantent en même temps,  les portables sonnent et il y en a même qui répondent en répétant 5 fois qu'ils sont dans le train à voix haute. De temps en temps, les chats miaulent, sinon les gens discutent ou regardent leur écran d'ordinateur pour travailler ou pour regarder des films, les contrôleurs passent (pas toujours), les voyageurs déambulent avec leurs (gros) bagages pour trouver une place assise libre (ça devient amusant quand ils se croisent), la restauration ambulante parcourt les rames de l'arrière à l'avant du train en proposant de divers solides et liquides à des prix pas vraiment compétitifs. Tout cela pour dire qu'il m'arrive d'avoir du mal à me concentrer, mais cahin-caha, j'arrive à lire un quart, la moitié voire plus d'un livre qui ne demande pas un effort intellectuel intense. Vive le train !

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30 août 2007

Places préférées dans une salle de cinéma

Ce n'est pas si simple que cela en a l'air de définir ce qu'est "une bonne place" au cinéma. Je connais des gens qui veulent toujours être au fond de la salle, loin de l'écran. On rentre ensemble, et on se sépare, car ce n'est pas ma position favorite. Je n'aime pas être trop près de l'écran non plus, car cela me fait mal aux yeux. Lorsque je vais seule voir un film, je me mets plutôt de préférence au milieu de la salle, et tout bonnement au centre (s'il y reste de la place!). Par contre, que cela peut être agréable de se nicher sur deux sièges tout à fait sur le côté, entre le mur et l'allée, sans voisins proches... On est tout à fait tranquille pour faire ce que l'on veut, même jeter un coup d'oeil sur l'écran de temps en temps. Dans certaines grandes salles, c'est un écran de TV qui informe en temps réel qu'il reste encore 20... 10... 5 places. On sait alors qu'on sera collé à l'écran! Dans les salles d'art et d'essai, c'est la longueur de la queue qui vous donne l'information. Que c'est frustrant de s'entendre dire, alors que la personne qui vous précède vient d'entrer: "c'est fini, il n'y a plus de place!". Et tout cela, parfois, pour une minute de plus ou de moins... Inversement, il m'est arrivé, une fois, de retenir 4 sièges à moi toute seule en attendant des connaissances pour lesquelles j'avais été chargée de le faire. J'avais éparpillé mon sac, mon parapluie, et ma veste... Et je les ai attendus près d'une demi-heure, ils sont arrivés juste avant le film. Ils se sont assis sans discuter à l'endroit que j'avais choisi.

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16 juillet 2007

Le pépin perdu et retrouvé

L'autre jour, j'ai bêtement oublié mon parapluie (mouillé) dans la salle de cinéma où j'étais entrée. Je n'y ai pas fait attention à la sortie (il ne pleuvait plus - ah ce temps inconstant!). Le lendemain, je suis retournée candidement au cinéma demander s'ils ne l'avaient pas retrouvé. Un charmant jeune homme a posé la question à son talkie-walkie. Une voix hachée à l'autre bout a mis du temps à répondre qu'elle l'avait. La voix, celle d'une femme, a continué en disant de venir le chercher. De nouveau, l'homme charmant m'a indiqué que la dame et le pépin attendaient devant une porte sous un escalier. Je n'ai pas vu immédiatement ni la porte ni la dame, à cause d'un angle de mur, mais un bras qui tenait ledit pépin. Je me suis approchée et il aurait fallu voir l'air dégoûté avec lequel la dame m'a tendu mon pépin : à bout de bras, presque comme si elle le tenait avec des pincettes, sans un sourire avec un air d'ennui profond. Et pourtant il est beau et pas encombrant mon pépin! Bleu turquoise et pliant. Qu'est-ce qu'elle lui trouvait? Je crois qu'elle a vraiment joué à ce que mes collègues de bureau appellent, entre elles, "faire la pétasse".

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10 juillet 2007

Billet de bonne humeur : en attendant le Christ...

Lundi 9 juillet, je me suis préparée à aller voir, dans le cadre du Festival Paris Cinéma, toujours au cours de la rétrospective des films de Francesco Rosi [cf. mon billet du 07/07/07], Le Christ s'est arrêté à Eboli (1979) d'après un récit de Carlo Levi. La séance était prévue à 21h avec une introduction d'une "docteur ès cinéma". La présentation faite devant une salle archi-comble, les lumières s'éteignent, un vague son haché est audible, et puis plus rien. De nouveau, la lumière. Incident technique nous dit une dame, le projectionniste s'affaire. 5 minutes puis 10 minutes se passent, rien n'arrive. Et ne voilà-t-il pas qu'une des spectatrices nous communique assez fort que Carlo Levi était le frère de Primo Levi. "Mais pas du tout" répond un charmant et jeune Italien, une rangée devant moi. Carlo et Primo Levi, originaires de Turin, n'étaient que des cousins très éloignés. Et cet Italien, lui-même, est natif d'un village très proche de celui qui ne s'appelle plus Eboli mais Uliano ou quelque chose d'approchant dans la province de Basilicate. Comme le monde est petit. Une autre spectatrice prend la parole disant qu'elle avait hâte de revoir le film pour admirer les paysages qu'elle avait vus en vrai à une époque. Une ambiance bon enfant s'installe. Et pendant ce temps-là, toujours pas de film, un technicien était en train de faire du dépannage par téléphone. Quelques spectateurs impatients sont quand même partis, mais pas tant que cela. Au bout de 35 minutes, l'obscurité s'est faite et le film a enfin commencé vers 21H45. Il dure 2H30. Je suis sortie du cinéma à minuit et quart. C'est beau d'aimer le cinéma et de partager un bon moment avec des passionnés mais cela prend du temps !

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30 juin 2007

La solitude du bibliothécaire de fonds

Depuis 3 mois, je suis responsable de la bibliothèque loisirs de l'Etablissement Public où je travaille. Je dois dire que ce n'est pas triste. Les livres identifiés avec un simple numéro à 4 chiffres (ordre d'enregistrement) sont recensés sur des fiches où sont indiqués en manuscrit, le numéro, le titre, l'auteur et rien d'autre. Quand le livre sort, le dit numéro est reporté sur la fiche du lecteur et on attend tranquillement que tout revienne : le lecteur avec le livre, sans délai précis. Je voudrais préciser que notre établissement n'a pas un effectif énorme mais que quand la bibliothèque, ouverte une demi-heure deux fois par semaine, attire un ou deux lecteurs à chaque fois, c'est une victoire. Tout est à revoir. Les nouveautés n'en sont plus. Beaucoup de livres n'ont jamais été pris ni même ouverts. Je vais essayer de remédier un petit peu à cette situation même si je n'espère pas de miracle. Jusqu'à présent, un petit comité de 3 ou 4 personnes décidait des achats 2 fois par an, une petite quarantaine de livres étaient achetés et à peine 20 étaient lus. Maintenant, je préfèrerais acheter une dizaine de livres très demandés 5 ou 6 fois par an. J'ai fait cette démarche la semaine dernière, le personnel a été prévenu par mail en lui précisant que c'était une seule nouveauté par personne et cela a été un grand plaisir de voir arriver non pas 1, non pas 2, mais 6 personnes dans cette bibliothèque un peu désertée, il faut bien le dire.

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28 juin 2007

Dates de sortie des films (suite)

Suite à mon billet du 10 mai 2007, je constate que les films sortis depuis la fin du Festival de Cannes ne sont pas vraiment passionnants à peu de chose près. Que se passe-t-il? Jusqu'à l'année dernière, j'étais confrontée à des dilemmes cornéliens car plusieurs nouveaux longs-métrages intéressants sortaient la même semaine. J'ai assisté à 2 voire 3 très bons films dans une même journée, car j'avais peur que la semaine suivante, ils aient disparu de l'affiche. Depuis le début de l'année 2007, j'en suis loin. Peut-être suis-je blasée, mais ni les scénarii, ni les acteurs, ni les réalisateurs, ne m'attirent. J'en suis même à voir des reprises dans les salles Arts et Essais, ce qui ne m'était pas arrivé depuis très longtemps. J'espère que les films de la rentrée qui vont sortir en rafale me redonneront l'envie d'aller au cinéma.

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27 juin 2007

La Fête du cinéma

Je me rappelle avoir participé à la 1ère édition en juin 1984 de cette Fête créée par Jack Lang. En 2007, nous en sommes à la 24ème édition de cette manifestation qui s'est désormais institutionnalisée comme la Fête de la musique. En 2000, a été créé le Printemps du cinéma qui dure 3 jours, en mars; et puis, la Rentrée du cinéma, créée en 2004 qui dure une semaine, en septembre. Pour en revenir à la Fête du cinéma, après avoir payé un ticket plein tarif, on obtient un passeport. De 1984 à 1992, le prix des entrées suivantes était de 1 franc (0,15 euro), puis 10 francs (1,52 euros) arrondis à 1,50 euro en 2002 (informations Quid). Depuis cette année c'est 2 euros. Je m'attarderai donc sur 1984. C'était la première manifestation de ce genre et à cette époque, quelle ferveur il y avait ! C'était évidemment bien avant Internet et les DVD et même les cassettes VHS étaient peu répandues. Je me rappelle que cela avait duré une journée et une nuit. Beaucoup de grands films étaient projetés et quand les salles étaient archicombles, les gens s'asseyaient sur les marches. J'ai lu beaucoup de comptes-rendus sur ce sujet à cette époque. Des séances s'étaient déroulées à 4 heures de matin. Cette fête était aussi appelée la journée la plus longue du cinéma. En 2007, on en est loin. C'est devenu mercantile et assez banal dans l'ensemble. A l'heure des cartes d'abonnement pour les grands complexes, cette fête a-t-elle encore un sens? On peut se poser la question.

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16 juin 2007

Rubrique cinécrologique

Suite à mon billet du 16 janvier 2007, et après lecture de mon Pariscope préféré, j'ai le regret d'informer de la fermeture du Cinéma UGC Triomphe sur l'Avenue des Champs-Elysées, Paris 8ème. Un petit peu de culture disparaît encore et c'est parfaitement regrettable. J'ai ouï dire que les prix des  loyers sont exhorbitants et plus encore sur le côté "ensoleillé" de cette avenue où était situé le cinéma, ceci explique certainement cela. Les 4 salles n'avaient jamais été rénovées, l'entrée du cinéma ne payait pas de mine mais avec cette disparition, il ne reste plus que 2 cinémas à cette enseigne sur les Champs Elysées, le George V et le Normandie situés pas loin l'un de l'autre. A quand le prochain ?

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08 juin 2007

Flash Info : Les vendeurs de tickets de cinéma sont de retour - enquête concluante

Bonne nouvelle, les vendeurs de tickets d'un de mes cinémas favoris (UGC Cité les Halles) sont revenus. Il semble qu'ils n'avaient pas complètement disparus, mais ils étaient dans l'attente de nouveaux guichets tout nouveaux, tout beaux. Les vendeurs sont maintenant enfermés au niveau 0 dans des grands blocs éclairés avec une lumière assez crue au demeurant. Des écrans LCD au dessus des têtes des vendeurs donnent le titre, l'horaire de la séance et le nombre de place disponible pour chaque film. En ce qui concerne les bornes, il n'y a pas de queue, on en trouve toujours une de libre. Pour le moment, le système fonctionne. A suivre... 

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28 mai 2007

Affiche du Festival International du Film de Cannes 2007

Au moment de la clôture du Festival du Film, j'aimerais évoquer l'affiche que j'ai découverte récemment de cette manifestation. J'ai été un peu étonnée par la photo montage qui célèbre le 60ème anniversaire de ce Festival. Cela se veut guilleret avec les personnes sautillantes qui sont photographiées, festiv' comme on dit. Moi, je trouve cela un peu incongru. Je ne pense pas que Bruce Willis, que j'aime beaucoup au demeurant, soit représentatif du cinéma plutôt d'auteurs que défend le Festival International du Film de Cannes. J'ai dans mes souvenirs plusieurs affiches absolument magnifiques, dont celle illustrée par un dessin de Fédérico Fellini pour la 47ème édition de cette manifestation en 1994 (année du décès de ce grand maître du cinéma).

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