mercredi 7 janvier 2009

Le meilleur et le pire de 2008 (mon cinéma)

En ce début d'année 2009, je récapitule (de mémoire!) ce que je retiens avant tout de l'année cinéphilique 2008 (la mise en ligne de son "Top 10" est un point de passage obligé des blogs "cinéma", semble-t-il). Je vais procéder un peu différemment car j'ai trouvé que c'est surtout la prestation des acteurs (actrices), qui ont eu la part belle en 2008 grâce à des rôles que j'ai trouvés marquants, étonnants, émouvants, inquiétants, qui est à retenir. Quelques-un(e)s étaient souvent peu ou pas connus à ce jour, j'espère que cela va changer. Ils (elles) le méritent. Je commence donc par une liste où des acteurs sont inscrits sans ordre de préférence mais plutôt comme ils me sont venus à l'esprit à un instant donné.

Yolande Moreau dans Séraphine et Louise-Michel
Bouli Lanners dans Eldorado et Louise-Michel
Vincent Cassel qui interprète avec brio Mesrine dans le diptyque de Richet (L'instinct de mort, et L'ennemi public n°1 [chronique groupée le 31/01/2009])
Daniel Day Lewis dans There will be blood
Javier Bardem dans No country for old men (son rôle m'a paru moins intéressant dans Vicki Christina Barcelona)
Richard Jenkins dans The visitor
Hiam Abbas dans Les Citronniers et The visitor
Catherine Frot dans L'empreinte de l'ange (chronique groupée le 31/01/2009) et Le crime est notre affaire (
et dans La dilettante revu en DVD)
Heath Ledger qui est LA raison d'aller voir The Dark Knight
Martina Gusman dans Leonera
Arta Dobroshi dans Le Silence de Lorna
Tous les jeunes d'Entre les murs
Vincent Lindon et Diane Kruger dans Pour elle (chroniqué le 15/01/2009)

Monica Bleibtreu et Hannah Herzsprung dans Vier Minuten (Quatre minutes)
Kirston Wareing dans It's a free world
Les 5 actrices dont Marcia Gay Harden et Toni Colette dans The Dead girl
J'ajouterai Bombon le chien et son maître (Juan Villegas) dans Bombon El Perro que j'ai revu avec un grand plaisir en DVD.

Voici maintenant ma liste de mes dix films préférés:

There will be blood de Paul Thomas Anderson: en ce qui me concerne, une révélation. La photo, la réalisation, le scénario. Rien à redire, le grand film de l'année 2008.
My father, my Lord de David Volach (le 1er film de ce réalisateur qui a aussi écrit le scénario): très grand film.
The visitor de Thomas Mc Carthy: après The Station Agent, une nouvelle réussite.
Les citronniers d'Eran Riklis, ou comment des citronniers peuvent provoquer des remous politiques.
Entre les murs de Laurent Cantet: Palme d'or cannoise amplement méritée (et non une Palmette comme je l'ai entendu dire méchamment à la radio).
Hunger de Steve McQueen: une épreuve (de mauvais goût pour certains) transcendée par un beau travail sur la photo. Le chef op' mérite l'Oscar.
No country for old men de Joel et Ethan Coen: dans la lignée de Blood simple, Miller's Crossing ou Barton Fink, un film noir et violent mais non dénué d'humour.
Louise-Michel de Benoît Delepine et Gustave Kervern: film dérangeant et déjanté, à l'humour noir, mais qui vaut la peine d'être vu.
Leonera de Pablo Trapero: beau portrait de femme.
L'instinct de mort (Mesrine 1ère partie) de Jean-François Richet, où Vincent Cassel crève l'écran et Richet démontre qu'il n'a rien à envier aux Américains.

Parmi ce que j'ai le moins aimé pour ne pas dire détesté mais je ne dirai rien de plus:

Bienvenue chez les ch'tis
Mamma Mia
Enfin veuve!
Le prix de la loyauté
Luther
(chronique groupée le 31/01/2009)

Pour conclure, l'année 2008 ne fut pas un grand cru mais dans l'ensemble, le bilan est très honorable. Je souhaite que 2009 soit au moins aussi bonne.

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jeudi 1 janvier 2009

Séraphine, l'exposition et son catalogue

Suite à ma découverte de cette artiste via le film éponyme (mon billet du 01/10/08), j'ai voulu aller voir l'exposition au Musée Maillol, à Paris, qui a débuté le 1er octobre 2008 (elle devait se terminer le 05/01/09, je viens d'apprendre qu'elle est prolongée jusqu'au 30/03/09). Le musée en lui-même est un très beau bâtiment. Les tableaux de Séraphine sont exposés au 2ème étage dans une grande salle. Près d'une vingtaine d'oeuvres y sont rassemblées. J'ai été frappée par les couleurs des tableaux. C'est presque éblouissant! Séraphine signait ses toiles "S. Louis" qui était son vrai nom. Les tableaux, pour la plupart de grande dimension, sont bien mis en valeur par des éclairages qui accentuent les couleurs vives (à une exception près pour une lampe qui se reflétait dans un tableau, obligeant à regarder l'oeuvre de côté). En revanche, quelle ne fut pas ma déception en achetant le catalogue dans la librairie attenante au musée. Il coûte 19 euros, il est imprimé en Italie et est publié par les éditions Gallimard. Après un texte de 3 ou 4 pages de présentation et un texte de Wilhelm Uhde (le "découvreur" de Séraphine), les oeuvres présentées sont toutes reproduites. Je les ai à peine reconnues. Les couleurs sont plus ternes les unes que les autres. C'est assez lamentable quand on pense à ce qui se fait aujourd'hui en qualité de photo numérique ou argentique. Preuve en est, deux charmantes visiteuses ont demandé la permission de photographier les oeuvres. C'était possible, sans flash, avec un simple appareil numérique. J'ai pu admirer à nouveau les oeuvres de Séraphine aux couleurs flamboyantes même si l'écran était petit. L'oeuvre de Séraphine de Senlis aurait mérité mieux que ce catalogue catastrophique. Je rajouterai une bonne nouvelle pour ceux qui ont vu le film: si vous venez à l'exposition avec votre ticket de cinéma (comme je l'ai fait), vous bénéficierez d'une réduction de 2 euros sur le prix de l'entrée: 6 euros au lieu de 8.

PS [avril 2009]: l'exposition est encore prolongée jusqu'au 18 mai 2009.

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mercredi 31 décembre 2008

Mes meilleurs voeux pour 2009...

... à tou(te)s les blogueur(euse)s avec qui j'ai tissé des liens de fidélité même virtuels. Vous êtes trop nombreux (euses) pour tous vous citer, vous vous reconnaîtrez. C'est pour moi un grand enrichissement ces échanges depuis (presque) deux ans. Grâce à vous tous, j'ai découvert des lectures, des films (mes deux passions) et tellement d'autres choses. Merci encore à tous (virtuellement). A l'année prochaine, c'est-à-dire demain.

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jeudi 25 décembre 2008

La bonne longueur des films en salle?

Il y a quelques années, une personne qui m'accompagnait de temps en temps au cinéma m'avait fait une remarque que je n'ai pas oubliée. Depuis, plus je vois de films, plus je me remémore cette question: pourquoi les films ne durent-ils pas tous 90 minutes environ? Bien sûr, on conçoit tout à fait des exceptions pour des films-fleuves comme Autant en emporte le vent, Lawrence d'Arabie, La mélodie du bonheur, Docteur Jivago, Ben-hur, etc., coupés par un entracte (et les spectateurs étant prévenus). Mais pourquoi de plus en plus de cinéastes ne sont-ils plus capables de raconter une histoire pendant ce laps de temps (1 h 30) qui semble idéal? Nous, les adultes, on est comme les enfants, passée une certaine durée, notre attention diminue parfois (indépendamment de la qualité du film), et c'est là que l'on commence à trouver des défauts au film: des longueurs, des plans qui n'ajoutent rien, etc. Or il me semble que les films de ces trente dernières années ont eu la fâcheuse (?) tendance d'allonger en durée. Oui mais, me retorquerez-vous, des films relativement courts (1h20) peuvent paraître durer une éternité, et pour d'autres (de plus de deux heures), on est triste quand cela s'arrête. Quels sont les enjeux derrière (pub etc.)? Je pourrais faire une comparaison avec les séries télé (américaines en particulier) qui sont formatées pour durer environ 52 minutes, ni plus ni moins. Je serais intéressée de savoir ce que les blogueurs (euses) en pensent.

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jeudi 11 décembre 2008

Mon ami m'a "taguée" (Autoportrait de lectrice)

Il m'a dit avoir été attiré par ce tag chez Dominique (j'avais en effet mis un commentaire chez elle il y a quelques jours sous le billet correspondant), mais que les deux dernières questions (21 et 22) viennent de chez Julien.
Il faut répondre à quelques questions sur ses pratiques de lecture et en rajouter une.

1/ Plutôt corne ou marque-page? Marque-page et surtout pas corner de page, je ne le fais jamais et je n'aime pas voir les gens le faire. Comme écrire sur un livre, j'évite. Cela me fait quelque chose.

2/ As-tu déjà reçu un livre en cadeau? Oui, un peu beaucoup, énormément. Cela a commencé avec ma maman qui m'achetait plein de bibliothèque rose et verte. J'ai reçu ce qu'on appelle des "beaux livres" sur le cinéma (en particulier). Mon ami me fait beaucoup de cadeaux de livres, et moi-même j'adore en offrir.

3/ Lis-tu dans ton bain? Cela ne me viendrait même pas à l'idée, j'aurais trop peur de mouiller les pages.

4/ As-tu déjà pensé à écrire un livre? Je n'ai pas assez d'imagination et c'est dur d'écrire, très dur.

5/ Que penses-tu des séries de plusieurs tomes? Dans ma jeunesse, j'ai lu les romans / saga de Henri Troyat comme Les Eygletières, je n'en pense rien de particulier.

6/ As-tu un livre culte? La Montagne magique (Thomas Mann) et dans la foulée, Docteur Faustus (du même). On a l'impression de se sentir intelligent(e) quand on les a lus. Ils sont ardus mais tellement bien.

7/ Aimes-tu relire? En général, non. Mais j'ai relu Les Thibault (série à plusieurs tomes). En revanche, j'ai déjà tellement à lire tout court que ma vie entière n'y suffira pas.

8/ Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs des livres qu'on a aimés? Oui et non, oui pour le ou la féliciter et lui dire les banalités d'usage et non parce que j'ai peur d'être déçue par la personne devant moi que je trouverai ou non sympathique.

9/ Aimes-tu parler de tes lectures? Oui, à une personne de ma famille à qui je prête des livres que j'ai lus.

10/ Comment choisis-tu tes livres? Un titre, une couverture, un résumé, une critique, je feuillette, je hume le livre.

11/ Une lecture inavouable? Le prologue des 120 journées de Sodome de Sade, qui m'a mise très mal à l'aise. Un livre d'un auteur anonyme: Josefine Mutzenbacher, Histoire d'une fille de Vienne racontée par elle-même (c'est paru en folio). Et quand j'avais 13 ans, j'ai lu beaucoup de livres "à l'eau de rose" comme on dit.

12/ Des endroits préférés pour lire? Le matin dans mon lit surtout le week-end et dans les transports en commun.

13/ Un livre idéal pour toi serait: qu'est-ce que c'est qu'un livre idéal? Peut-être un manuscrit qu'on lit d'une traite.

14/ Lire par-dessus l'épaule? J'aime bien regarder les titres des livres que les gens lisent, mais cela ne va pas plus loin.

15/ Télé, jeux vidéo ou livres? Livres, télé pour regarder des DVD et pas du tout jeux vidéo.

16/ Lire et manger? Non, je n'y arrive pas.

17/ Lecture en musique, en silence, peu importe? Je ne peux lire que dans le silence ou tout au moins quand les gens parlent à voix basse. Mais jamais de musique, je n'y arrive pas et je le regrette.

18/ Lire un livre électronique? Pas tentée pour le moment.

19/ Le livre vous tombe des mains: aller jusqu'au bout ou pas? Je ne compte plus le nombre de livres que je ne finis pas ou que j'ai à peine commencés.

20/ Quel livre ne lisez-vous pas? A part les romans, je ne lis pas grand-chose d'autre.

21/ Etes-vous pour le partage des livres ou préférez-vous avoir une bibliothèque séparée de celle de la personne chez qui vous vivez? Comme je ne vis avec personne, la question ne s'est jamais posée.

22/ Possédez-vous des livres anciens? J'ai des livres qui ont 60 ou 70 ans mais ce ne sont pas des livres anciens.

23/ Ma question supplémentaire: le roman adapté au cinéma, qu'est-ce que j'en pense? Je dirais, comme peut-être la plupart d'entre nous, qu'un film tiré d'un roman est souvent inférieur. Soit il faut voir le film sans lire le roman (exemple récent d'Expiation de Ian McEwan [Reviens-moi au cinéma]), soit lire le roman, et si on l'aime, ne pas voir le film (si une adaptation en est tournée).

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lundi 1 décembre 2008

500ème billet (en route pour le millier)

Et vlan! A chaque centaine de billets, c'est la même chose. Habitude est prise de récapituler quelques informations sur mon blog et ce que je perçois de la blogosphère. Du coup, ce billet-ci a été commencé il y a près de 6 mois.

Je vais commencer par renvoyer mes lecteurs vers mes "bilans" précédents:
100ème billet du 17/04/2007
200ème billet du 26/07/2007 (Rythme de vision de films ou de lectures et congé estival)
300ème billet du 26/11/2007 (Comment faire vivre un blog - petits trucs et questions existentielles)
Premier anniversaire (09/01/2008)
400ème billet du 23/05/2008 (Plein de lettres et pas mal de chiffres)

Quelques considérations actualisées, maintenant. Aucun des chiffres annoncés n'a diminué, ils croissent régulièrement, à un rythme variable. Avec le travail de fin d'année dans ma boîte, qui m'épuise nerveusement, physiquement, intellectuellement, je "blogue" beaucoup moins, j'ai plus d'un mois de "retard de prospection". J'ai à peine le temps de découvrir deux nouveaux blogs par-ci, d'en retourner voir trois visités il y a un an par-là...

Sur le mien, je frôle les 300 personnes différentes (290 identifiées, au 30/11/08) qui m'ont laissé au minimum un commentaire (dont une cinquantaine sans avoir de blog elles-mêmes). Près d'une centaine se sont classées dans ma catégorie "fidèles lecteurs" avec lesquels j'entretiens des échanges de commentaires réguliers. Ce "corpus" de fidèles lecteurs n'est pas figé, mais augmente (sans beaucoup de régularité, mais en fonction des efforts que j'y investis), tant en nombre qu'en "fidélisation". Et désormais, l'un d'eux (Ffred pour ne pas le nommer!) m'a fait à lui seul plus de 100 commentaires (en près de 18 mois), talonné de près par Wilyrah, et plusieurs autres n'en sont plus très loin (si le rythme actuel se maintient, c'est l'affaire de quelques mois). Les 30 plus assidus (10% des presque 300) totalisent à ce jour 1329 de mes commentaires reçus, soit la moitié! Exactement, j'en cumule 2654 au 30/11/2008. Autrement dit, en un an, j'ai eu pratiquement 2000 commentaires de plus que ce que j'avais compté pour mon 300ème billet du 26/11/2007 (mais je triche: dans un cas, j'enlevais les miens; ici, je les compte dans le total!).

Mon blog est désormais "en lien" dans une centaine d'autres (parfois, je le découvre par hasard, n'ayant jamais reçu ou rendu de visite "productive"!). Une journée sans que je reçoive un seul commentaire est désormais exceptionnelle; je suis un peu déçue les jours où j'en ai seulement 2 ou 3. En "vitesse de croisière", j'en valide 5 ou 6 par jour, et ceci simplement en publiant mon nouveau billet tous les 2 jours, et en rendant les commentaires reçus (sans rêver de lire la totalité de la blogoboule).

Je le sais désormais: n'étant pas une professionnelle, mes propres billets ne sont pas consultés à cause de ma célébrité personnelle ni pour leur intérêt propre, mais parce que j'entretiens un "réseau" d'échanges avec d'autres blogueuses (surtout livres?) ou blogueurs (surtout cinéma?). J'insiste sur le mot échange: quand je vais chez les autres, je lis ce qu'ils écrivent, et je fais mes commentaires sur ce sujet. Un commentaire qui dit vaguement "super ton blog, viens vite lire le mien", ce n'est PAS de l'échange, c'est du parasitisme pur et simple. Bien sûr, établir des "liens" (au sens humain, pas au sens informatique), c'est long. Mais que de richesse supplémentaire pour les deux parties! Pour la réciprocité des liens (liens de blog, cette fois), je suis partie sur une approche purement comptable. Il faut vraiment qu'un blogueur ne "joue pas le jeu" pour que je décide de ne pas le mettre en lien même s'il remplit "mes" conditions objectives (5 commentaires sur au moins 5 billets, rédigés sur au moins deux jours). Une seule personne (se reconnaîtra-t-elle?) n'y figure pas. Il s'agit d'un journaliste extrêmement actif dans la promotion de ses propres livres. Il a l'air de penser que l'univers des blogs sert uniquement à cela. J'ai eu une ou deux fois l'occasion de lui écrire ce que j'en pensais, sans grand effet semble-t-il. Si j'ajoute qu'il a pour prénom le patronyme d'un célèbre auteur de Pensées, certains l'identifieront peut-être? En ce qui concerne la "censure" de commentaires, j'en ai seulement supprimé 3 ou 4 depuis mes débuts (un sur Les bienveillantes, un "SPAM" pur et simple, et deux de la personne désignée ci-dessus). Pour ma part, il m'est arrivée récemment de m'apercevoir qu'un blogueur avait remplacé un mot de mon commentaire sur son blog par "xxxxxxx". Cela parce que le mot risquait de faire "spoiler" (soit - mais je n'y aurais pas pensé moi-même). 

Par ailleurs, avec bientôt deux ans de recul, je commence à m'interroger sur la durée de vie d'un blog? J'en ai vu déjà un certain nombre "passer en sommeil"... Rares semblent ceux qui fêtent leurs 4 ans (que dire alors de ceux qui célèbrent leur 6ème anniversaire, tel Naindien?!). Et un blog qui ne bouge plus est un blog mort, indépendamment de la qualité de son contenu "stocké" (contrairement à un site internet?).

Dans cette dernière "centaine", j'ai vraiment changé de rythme: ainsi, cet été, j'ai rédigé une série de "films deux par deux" (7 en tout, soit 14 films). J'ai également, cette année, regroupé à 4 reprises 2 romans sur un billet. Et mes billets "films vus et non commentés" en ont regroupé 32 en 9 billets. A mes débuts, ça m'aurait fourni 54 billets et pas 20 (mais ils étaient bien plus courts). En tout cas, seuls quelques-uns de mes billets de 2007 apparaissent encore dans mes 50 billets les plus commentés (soit 10%, qui totalisaient 845 commentaires au 30/11/2008). Or l'essor de mes commentaires datant de 2008, cela prouve bien que rarissimes sont les blogueurs à se plonger dans les "archives" d'un blog ET à éprouver l'envie de les commenter. Lorsque cela se produit, ça n'en a que plus de valeur!

En ce qui concerne les statistiques fournies par canalblog (ou d'autres plate-formes de blog), je persiste à penser que le «nombre de pages vues» n’est pas très signifiant. Typiquement, ceux qui arrivent par Google ne regardent que la seule page sur laquelle ils sont arrivés (et on peut supposer qu’ils ne jugent pas le blog intéressant puisqu’ils ne l’explorent pas plus outre). De la "page vue" n'est pas de la "page lue". Mais ils comptent pour «1». A l’inverse, les «visiteurs connus» peuvent représenter un petit nombre de personnes différentes, mais qui viennent plusieurs fois dans la journée (une session ne dure que 30 minutes, et un visiteur est considéré comme déjà connu s'il se connecte à nouveau au blog après 30 minutes). Comme toute blogueuse qui analyse ses statistiques (je suppose), j'ai par ailleurs constaté que des blogueurs peuvent se connecter depuis plusieurs "adresses IP", voire passer par un système (américain?) qui génère une adresse IP différente pour chaque page vue (outil qui semble utilisé par plusieurs blogueurs - avec du coup parfois la même adresse IP!). Et sans parler de mes propres visites ou de celles de mon ami, qui comptent parfois pour la moitié des "visiteurs connus". Autant, donc, pour ces chiffres bruts - et bêtes.

Pour finir, je remarquerai que plusieurs de mes commentateurs les plus fidèles (dans mon "top 20") se sont pausés cette année, alors que d'autres ont pris leur essor et vont se substituer à eux. Certains semblent avoir regroupé leurs efforts (mes chers J & K?), d'autres sont revenus après une fausse sortie, parfois plus prolixes qu'auparavant (Eelsoliver, qui en a profité pour recruter plusieurs contributeurs). Parfois, le blog est abandonné au profit (?) d'une ambitieuse véritable "publication en ligne" (exemple, Fanes de carottes, pour lequel Ekwerkwe avait renoncé un moment à son propre blog).

Il reste certainement encore des problématiques et des angles que je n'ai pas abordés dans ce billet. Ce sera peut-être pour le 2ème anniversaire de mon blog, dans quelques semaines! En tout cas, je constate que mon idée d'afficher et de tenir à jour le nombre de commentaires (avec première et dernière dates) faits chez moi par les blogs figurant dans mes "liens d'amis" n'a pas fait école: j'ai l'impression que seul le blog "Dasola" est assez cinglé pour gérer ça! Merci encore à DN (1).

(1) En janvier 2009, mon ami (qui m'a assisté incognito pendant 2 ans pour le secrétariat de rédaction et les statistiques du blog) accepte de dévoiler qu'il parcourt les blogs sous le pseudonyme de "Ta d loi du cine".

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vendredi 21 novembre 2008

Sondages alimentaires rue de Rivoli à Paris

Je travaille dans le 1er arrondissement à Paris. Tant mon ami que moi voyons, régulièrement, des sondeurs qui "racolent" les passants pour leur faire déguster des produits alimentaires à la demande de telle ou telle marque qui souhaite recueillir l'avis des consommateurs. Ces derniers mois, c'était une fois pour du saucisson, trois jours plus tard, pour de la féta. Et, sur un autre trottoir 500 m plus loin encore une autre fois, pour de la bière (là, ils ciblaient exclusivement les messieurs semble-t-il!). Ou bien enfin, du jus d'orange. Les sondeurs ou sondeuses, souvent par mini-groupes de 2 ou 3, accostent chacun tel ou tel passant, selon, sans doute, des "quotas" précis (il leur faut tant de femmes, tant d'hommes, de tel ou tel âge et CSP [catégorie socio-professionnelle]...). D'abord, ils vérifient tous que ni nous ni un membre de notre famille ne travaillons pour un institut de sondage. Ensuite, ils nous évaluent en 2 ou 3 questions sur nos rapports avec le produit sur lequel porte l'enquête: consommons-nous tel produit? Quelles marques en notoriété spontanée? Et, plus particulièrement, est-ce qu'on achète [telle ou telle marque]? Si non, en général, ça avorte. Si oui, on est parti pour "ça prendra seulement quelques minutes!" vers un local spécialement aménagé (tables et chaises) dans tel ou tel immeuble tout près. En chemin (faut pas perdre de temps!), on nous demande en général âge, des fois profession, et la composition du foyer. A un moment ou un autre, il faudra fournir nom et coordonnées (téléphone), "en cas de vérification par l'institut de sondage". Et, non, nos coordonnées ne seront pas exploitées commercialement! Une fois arrivés, il y a en général un ordinateur. On apporte les échantillons à déguster (un par un). Chacun doit être analysé (apparence, consistance, goût, ...). Qu'en pense-t-on? Est-il assez, suffisamment, trop, pas assez... ceci? Puis cela? Et par rapport à l'échantillon suivant? Et au suivant encore (jusqu'à 4 parfois)? Bien entendu, le test se fait "à l'aveugle", le sondé ne peut savoir si 2 échantillons ne seraient pas en fait identiques. Des fois, c'est le sondeur qui saisit les résultats sur l'ordinateur, mais il est arrivé à mon ami de déguster ET de devoir remplir lui-même les quelques dizaines de questions sur l'ordinateur (une fois, il a reçu à la fin un petit cadeau imprévu: une place UGC!). La règle du jeu à respecter, c'est bien sûr de répondre avec sérieux, mais c'est souvent difficile, les différences sont infinitésimales... ou, ma foi, ne permettent pas de dire qu'on "préfère" tel produit à tel autre! Alors, si ce sont ces données collectées (à quelques centaines ou même quelques milliers d'exemplaires) qui déterminent ce qui nous sera proposé par nos industriels (la quantité de sucre, de sel, de gras, d'additif de synthèse... en fonction, certainement, du coût du produit fini), pauvres de nous! En fait, il y aurait je pense une véritable étude de sociologie à faire par un laboratoire universitaire, qui financerait une équipe de faux sondeurs, faisant tester strictement le même produit, mais étudiant les éventuelles différences de réactions selon ce qui est "suggéré" aux sondés (est-ce que le 2ème est plus ceci ou moins cela? Lequel des deux (ou 3, ou 4!) est le plus ou le moins ceci ou cela?). Par contre, évidemment, ça risquerait de mettre au chômage un certain nombre de boites spécialisées... et de pauvres enquêteurs de rue! Pour finir, mon ami m'a raconté comment un des sondeurs n'arrêtait pas de le remercier d'avoir accepté de le suivre: "c'est sympa!", au point qu'il s'est posé, et lui a posé, la question de savoir s'il se fichait de lui? Mais l'autre, et ses collègues, se sont récriés (avec sincérité semble-t-il) qu'ils galéraient tellement, qu'on leur rendait un vrai service en participant sans façons à leur enquête. Alors, si par hasard vous passez rue de Rivoli à Paris, soyez donc attentifs...

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lundi 3 novembre 2008

"Gag" de la Toussaint (1er novembre 2008)

Avant-hier, samedi 1er novembre, était un jour férié (pour ceux qui l'ont oublié). Des personnes de ma connaissance étaient désireuses ce même jour d'aller voir une exposition temporaire dans un musée de la Ville de Paris. Nous consultons l'Officiel et autre Pariscope où sont indiqués les jours d'ouverture du musée: du mardi au dimanche sauf certains jours fériés (sans autre précision). On peut appeler un numéro de téléphone. Ce qui fut fait. Une sympathique voix enregistrée nous a redit la même chose que sur le support écrit et elle a ajouté que pour plus de renseignements (comme l'ouverture les jours fériés par exemple), il suffit de consulter le site internet. Ce qui fut fait (il n'avait pas bougé). A part l'adresse, les jours d'ouverture (comme le support papier) et le numéro du standard, on n'a pas su si ce f**** musée était ouvert, ou pas, ce samedi 1er novembre 2008 de 10h à 18h.

PS: Quelqu'un s'est rendu sur place, le musée était effectivement fermé car c'était un jour férié. Beaucoup de gens étaient déçus.

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mercredi 15 octobre 2008

Avant-première d'un film - "coup de gueule"

Je commence à en avoir assez de ces avant-premières où on vous allèche avec une éventuelle séance de questions/réponses avant ou après la séance et au bout du compte: RIEN. Après Séraphine, j'ai assisté à une des nombreuses avant-premières de Le crime est notre affaire avec l'irrésistible duo Catherine Frot / André Dussollier. Cela se passe dans un grand complexe des Halles au centre de Paris. D'abord, avant d'entrer dans la salle, j'ai noté un service d'ordre privé mais pas trop musclé qui régulait la foule. Ce n'est pourtant un concert de rock, non mais! Une fois introduite dans la salle, une jeune femme nous a annoncé qu'il y avait des rangées réservées à des "happy few" (devant et plus haut). Les "happy few/spectateurs" devaient avoir un petit carton, véritable sésame pour pouvoir s'asseoir dans les rangées sus-mentionnées. Je ne comprends pas ces privilèges: l'abolition des privilèges a été prônée dans la nuit du 4 août 1789, non mais! Et le fait d'avoir payé sa place ou d'être invité(e) gratuitement n'est pas la question (pour ma part, je suis entrée avec ma carte UGC illimitée). Surtout qu'au bout du compte, à la fin de la projection, les acteurs et techniciens (Catherine Frot et André Dussolier, entre autres), n'ont rien dit de particulier et 5 minutes après le générique de fin, tout le monde s'est éparpillé. J'aimerais connaître l'intérêt de mobiliser autant de monde. Ah si, une chose, les comédiens se sont fait mitrailler par les appareils-photos numériques. Sans rien enlever des qualités du film que je chroniquerai dans un billet futur [chroniqué le 27/10/2008], ce n'est jamais qu'un film parmi d'autres dans une salle où je me rends régulièrement: grande salle, grand écran mais rien d'exceptionnel.

PS: Le film sort aujourd'hui, mercredi 15 octobre 2008.

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mardi 14 octobre 2008

Impressions sur l'Est canadien (fin)

Montréal et Québec
De Montréal, je retiens les 33 km de ville souterraine (galeries commerciales, bureaux, hôtels) où les Montréalais se réfugient l'hiver par des températures de -20° ou -30°. Pour creuser cette ville, des bâtiments en surface ont été soulevés: une église par exemple (ce n'est pas une blague), j'en ai vu des photos. Ce furent des travaux proprement pharaoniques.
Nous avons été dans le vieux Montréal (au bord du Saint-Laurent), qui n'est pas grand, mais là se situe la basilique Notre-Dame de Montréal (où s'est marié Céline Dion), que je n'aurai pas eu le plaisir de visiter (fermeture à 16H30). Petit conseil, l'entrée est gratuite pour les fidèles qui ne veulent que prier. Les touristes (avec leurs appareils-photos) doivent s'acquitter de 5 dollars canadiens. En revanche, j'ai pu prendre en photo une bouche de station de métro tout droit venue de Paris.
Le Biodôme, que j'ai déjà évoqué, a été ouvert en reconvertissant le vélodrome construit pour les Jeux Olympiques de Montréal (1976). A l'intérieur, il présente beaucoup d'animaux vivants (dont un castor) en reconstituant leur biotope naturel (de 4 types différents, nous a-t-on dit, même si cela ne m'a pas semblé très évident). [site: http://www.biodome.qc.ca]. Juste à côté du biodôme, se trouve le stade Olympique dont le toit, qui à l'origine était mobile, s'est effondré. On l'a remplacé par un toit/couverture fixe et l'on distingue bien la transition aluminium/béton. Un genre de tour penchée surmonte l'ensemble: on peut y monter en ascenseur et bénéficier d'une belle vue sur la ville.
Québec a été fondée par Samuel de Champlain en 1608. On peut partager Québec entre la Haute ville ceinte de remparts et de quelques portes et la vieille ville en contrebas. Sur les hauteurs se dresse le célèbre et imposant "Château Frontenac". Contrairement à ce que l'on pourrait penser, il ne s'agit pas d'un patrimoine historique "d'époque", mais d'un palace construit comme tel au XIXème siècle. Par contre, comme cette année était célébré le 400ème anniversaire de la fondation de la Ville, nous avons pu voir les vestiges d'un fort datant, lui, de cette époque, que des fouilles ont mis au jour et présenté au public pour l'occasion. Mais notre séjour dans cette ville a malheureusement souffert d'une pluie ininterrompue. J'ai quand même pu apprécier la Place Royale et sa statue de Louis XIV. En revanche, j'ai trouvé porte close (une fois de plus) devant les portes de la cathédrale Notre-Dame de Québec: fermeture à 16H30.
Près de l'hôtel où nous séjournions, on ne voit plus que la façade très abimée (le reste a entièrement brûlé en avril de cette année) du Manège militaire, bel édifice dont l'intérieur était en bois et qui datait de 1883, un des joyaux architecturaux de Québec. Nous avons aperçu les dégâts sous deux angles, d'abord depuis notre hôtel, ensuite, de plus haut, depuis un restaurant panoramique. Triste spectacle. On ne sait pas encore si la reconstruction du bâtiment se fera.

 

Parcs naturels, paysages, ethnologie
Nous avons fait une étape sur le site de Miguasha, des falaises en bord de mer remontant au "Devonien" (370 millions d'années - "à quelques millions d'années près", comme dit la brochure achetée sur place). Ce site est mondialement célèbre pour les fossiles très bien conservés que l'on y a découverts depuis le XIXème siècle jusqu'à des campagnes de fouilles scientifiques continuant de nos jours. En soi, le site n'est guère impressionnant; mais, au Musée, nous avons bénéficié d'une présentation bien instructive par une jeune conférencière très enthousiaste et dynamique.
On nous a beaucoup parlé du fait que les Laurentides soient les plus vieilles montagnes de la planète, en contraste avec les Appalaches qui sont les plus jeunes. Il paraît que cela explique que les forêts des Laurentides soient bien plus fournies.
Le programme prévoyait une excursion sur le Mont Tremblant (auquel on accède par un téléphérique). Je n'ai pas trouvé le panorama exceptionnel. Pour ma part, j'aurais préféré pouvoir consacrer davantage de temps à la visite d'Ottawa.
Je me suis acheté un petit bijou au "Village des Hurons", une véritable petite entreprise qui présente cette civilisation reconstituée sous forme d'une sorte de "parc touristique". [
Site: http://www.huron-wendat.qc.ca]. J'ai retenu de notre visite que ce nom de tribu, "Huron", a été donné par les Français parce qu'ils trouvaient que la "crête" de cheveux conservée au sommet du crâne faisait penser à une hure de sanglier. Les propriétaires du parc sont eux-mêmes descendants de Hurons (la tribu a survécu en subissant le métissage avec les Blancs). Mon ami m'a signalé avoir été frappé en lisant dans un livre que je lui en ai ramené, Les Hurons-Wendats, que l'auteur, Georges E. Sioui, remerciait la "directrice, secrétaire et âme de [leur] Institut de l'Américité, à l'avoir poussé à poursuivre" en Doctorat (4 ans de travail), après sa Maîtrise, "afin que [leur] peuple des Premières Nations, au Canada, ait enfin un historien de ce niveau que personne ne puisse jamais exclure du débat sur [leur] histoire et [leur] civilisation".

Enfin, si cela peut amuser mes lecteurs et lectrices qui n'ont encore jamais mis les pieds au Québec, voici quelques expression locales qui m'ont amusée:
On magasine (on fait du shopping), on passe la vadrouille (la serpillière), on cruise (drague); et mesdames (ou messieurs) ne parlez des beaux gosses que dans un contexte particulier (les Québecois me comprendront; les Français, eux, parleront des "joyeuses").

PS: Je vais arrêter ici mes chroniques du Canada dont le souvenir commence à s'estomper (comme malheureusement chaque vacances quand on est happée de nouveau dans le quotidien). Mais je voudrais tout de même terminer par une dédicace à notre accompagnatrice et notre chauffeur qui nous ont guidés durant ces deux semaines de l'autre côté de l'Atlantique: merci Sylvie et Yvon, Canadiens, Québecois et fiers de l'être!

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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