dimanche 4 décembre 2016

Maggy Garrisson (cycle) - Stéphane Oiry & Lewis Trondheim

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Je ne chronique pas souvent de bandes dessinées, mais je voulais évoquer les trois tomes "Maggy Garrisson" parus entre 2014 et 2016 aux Editions Dupuis. C'est une BD assez sympa qui a beaucoup plu à mon ami. Il a particulièrement aimé une réplique dans l'avant-dernière vignette du premier tome quand le nouveau petit ami de Maggy lui demande ce qu'elle va faire de l'argent qu'ils ont récupéré: Maggy amoureuse répond "Je vais t'acheter une laisse en or".

A Londres, de nos jours, Maggy est une jeune femme un peu replète qui vient de retrouver après deux ans de chômage un travail de secrétaire chez Mr Wight, un détective privé au bout du rouleau et passablement alcoolique. Dans Fais un sourire, Maggy, dès son arrivée, Maggy, qui est intelligente et astucieuse, retrouve le canari d'une voisine, puis une balle de cricket signée qui a été volée au patron d'un pub. Pendant ce temps-là, le nouveau patron de Maggy est à l'hôpital, car il a été agressé à cause du contenu de son portefeuille (il possède trois tickets très convoités). Maggy essaye de faire la lumière sur cette agression, ce qui l'emmenera jusqu'à Brighton. Sheena, une fliquette, devient son amie, et Alex (celui que Maggy veut mettre en laisse à la fin) son petit ami.

Dans le deuxième tome (L'homme qui est entré dans mon lit), on réalise que Sheena en veut à l'argent amassé par Maggy dans le premier. Lors d'un intermède, Maggy rend visite à sa mère avec qui elle ne s'entend pas du tout. Les ennuis s'accumulent pour Alex qui doit ruser avec les faits. Pendant ce temps-là, Maggy continue à seconder Mr Wight dans ses enquêtes.

Dans Je ne voulais pas que ça finisse comme ça (le troisième tome), Maggy et Mr Wight sont chargés de "coincer" une entreprise de pompes funèbre qui a profané un cadavre en lui volant neuf dents en or. Maggy toute seule fait tout ce qu'elle peut pour rendre à ses propriétaire un album trouvé dans un conteneur. Quand le tome trois s'achève, on peut espérer qu'il y aura une suite, d'autant plus que j'aime beaucoup le personnage de Maggy.

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vendredi 25 novembre 2016

Série "Agatha Raisin" - M. C. Beaton

 

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Comme d'autres blogueuses, j'ai fait la connaissance d'Agatha Raisin, la cinquantaine bien tassée. Trapue, avec des petits yeux d'ours, Agatha a des cheveux châtain brillants et de belles jambes galbées. Jeune retraitée de la société londonienne de relations publiques qu'elle avait créée et qu'elle vient de vendre, elle s'est acheté un joli cottage dans les Costwolds. Agatha n'a pas toujours très bon caractère mais elle a un côté très "fleur bleu". Mariée puis séparée de son mari depuis des années, elle ignore si ce dernier est mort ou vivant. M. C. Beaton est le pseudonyme de Marion Chesney, née en Ecosse en 1936. Cet écrivain prolifique écrit depuis 1979 sous d'autres pseudonymes. Pour en revenir à Agatha Raisin, M. C. Beaton en est à son 28ème tome depuis 1992. Albin Michel, qui commence (enfin) à éditer ces romans en français, le fait par ordre chronologique et c'est une bonne chose. En effet, dans le premier roman, La quiche fatale, Agatha vient de vendre sa société pour s'installer dans son cottage à Carsely. On fait connaissance de plusieurs habitants de ce petit village où tout le monde se connaît, et certains d'entre eux deviendront des personnages récurrents dans les romans suivants. Agatha passe tout de suite pour une excentrique qui ne craint pas de tricher afin de gagner le concours annuel de la meilleure quiche. Par là même, dès ce premier tome, Agatha se découvre des talents de détective amateur en menant une enquête sur une mort par empoisonnement. Pour ce faire, elle reçoit l'aide d'un policier, Bill Wong, et celle de James Lacey, un militaire à la retraite encore fringant pour qui Agatha a rapidement le béguin. Il faut noter que dans ces quatre romans parus, les victimes des meurtres sont très antipathiques. Dans Remède de cheval, un vétérinaire qui déteste les chats et les chiens meurt d'une piqûre fatale. Dans Pas de pot pour la jardinière, une femme manipulatrice, installée depuis peu dans le village, est assassinée d'une manière pas banale: elle est "plantée" dans un grand pot de fleurs. Dans Randonnée mortelle, la victime, une fille autoritaire, est trouvée à moitié enterrée dans un champ de colza après avoir reçu un violent coup à la tête. Ces romans m'ont paru distrayants et plutôt sympathiques même si Agatha est parfois crispante. J'attends les tomes suivants avec impatience, et je ne suis pas la seule.

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mercredi 16 novembre 2016

Numéro 11 - Jonathan Coe / Rencontre avec l'écrivain

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Malgré le billet en demi-teinte de Clara, je voulais lire cette sorte de suite de Testament à l'anglaise. Je ne regrette pas ma lecture bien au contraire, j'ai  beaucoup aimé Numéro 11 (sous-titré "Quelques contes sur la folie des temps") de Jonathan Coe (Editions Gallimard, 444 pages), que j'ai lu en 24 heures. Le roman se compose de cinq parties distinctes: "La tour noire", "Le come-back", "Le jardin de cristal", "Le prix Winshaw" et "What a whopper! (C'est énorme!)". Rebecca Wells et Alison Doubleday sont les personnages principaux qui servent de fil rouge à ces histoires où le nombre "11" apparaît subrepticement. Tout se déroule pendant une période de 12 ans, entre 2003 et 2015. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu Testament à l'anglaise pour apprécier ce roman. Rebecca Wells, qui a 10 ans en 2003, passe beaucoup de temps chez ses grands-parents avec son amie Alison, une métisse (son père qu'elle n'a pas connu était noir). Dans "La tour noire", les deux filles vont rencontrer, dans une vieille maison délabrée située au 11 Needless Alley, deux personnages singuliers: une femme, "la folle à l'oiseau", et un Chinois cadavérique soucieux de retrouver une carte à jouer représentant une araignée (la phobie de Rachel). Dans "Le come-back", quelques années ont passé, la mère d'Alison, Val, travaille (de moins en moins) dans une bibliothèque (suite à des restrictions budgétaires). Ne pouvant plus se chauffer chez elle, elle prend l'habitude de prendre le bus n°11 et de faire le tour de Birmingham. C'est alors qu'Alison est sélectionnée pour participer à une émission de téléréalité en Australie. Elle est censée être une personne connue pour avoir composé jadis une chanson qui eut beaucoup de succès. Ce qui se passe pendant l'émission est un cauchemar que Jonathan Coe sait admirablement décrire. Dans "Le jardin de cristal", un homme, le mari d'un professeur de Rachel n'a de cesse de retrouver la pellicule d'un film disparu appelé "Le jardin de cristal". C'est dans un container portant le numéro 11 que se passe le dénouement. Dans "Le prix Winshaw", on refait connaissance de deux parentes proches de l'horrible famille Winshaw. L'originalité du prix Winshaw est qu'il récompense un autre prix (littéraire ou autre). Pendant la remise du prix, il se passe des choses pas banales à la table n°11. Et je vous laisse découvrir ce qui se passe dans la dernière partie: c'est en effet "énorme". Un roman ludique, énigmatique, horrifique, très anglais. Je conseille.

PS: le 17 novembre en début de soirée, j'ai eu l'occasion d'assister à une rencontre avec Jonathan Coe à la Maison de la poésie à Paris. Un journaliste posait des questions et Jonathan Coe, qui comprend bien le français, répondait par l'intermédiaire d'une interprète. J'ai appris entre autre que le titre Numéro 11 se référait au fait que c'est le onzième roman de l'écrivain, et cela fait aussi référence au 11 Downing Street (adjacente au 10 de la même rue) à Londres (les Britanniques disent tout simplement "Number 11") qui est la résidence du Chancelier de l'échiquier, le ministre des finances et du trésor. Cette rencontre qui a duré 1H15 sera diffusée sur France Culture l'été prochain. A l'issue de cette présentation, Coe a fait des dédicaces, dont mon exemplaire de  Testament à l'anglaise. J'ai passé un très bon moment.

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jeudi 10 novembre 2016

La double vie de Jesús - Enrique Serna / L'échange - Eugenia Almeida

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Comme annoncé dans mon billet du 14 septembre 2016, je voudrais d'abord évoquer L'échange d'Eugénia Almeida (Editions Métailié, 250 pages) que j'aurais voulu apprécier autant que la jeune libraire qui l'avait recommandé. Et bien, non... car je n'ai rien compris à cette histoire. Il y a de nombreux dialogues mais on ne sait pas qui parle. Cela m'a beaucoup gênée. Quand le roman débute à Buenos Aires en Argentine, une jeune femme vient de se suicider en se tirant une balle de revolver en pleine rue. Guyot, un journaliste, décide d'enquêter pour comprendre pourquoi cette femme a mis fin à ses jours. Des policiers font tout pour que le journaliste ne découvrent pas la vérité, dont l'origine remonte au temps de la dictature militaire. Je ne peux rien écrire d'autre.

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Je passe maintenant au roman mexicain La double vie de Jesús d'Enrique Serna. Jesùs Pastrana vit à Cuernavaca. Marié (son couple bat de l'aile), il est le père de deux enfants (qu'il adore). Membre du parti PAD (Parti d'action démocratique - c'est une invention de l'écrivain) depuis 20 ans, c'est un fonctionnaire qui exerce comme Commissaire aux comptes à la mairie. Il brigue la fonction de maire qui lui permettrait (peut-être) de combattre le crime organisé et les cartels de trafiquants qui gangrènent la ville, car Jesùs est un homme intègre. En revanche, il a un secret: il prèfère les hommes aux femmes. Ainsi, il rencontre, et tombe follement amoureux de, Leslie, un travesti qui est le frère jumeau d'un dangereux narco-trafiquant. Le rythme du roman est trépidant avec des péripéties d'une page à l'autre. Jesùs a du mal à mener de front cette liaison "scandaleuse" et sa campagne électorale dans un pays "macho" comme le Mexique. Je pense qu'ailleurs, cela ne serait pas plus simple. Quand le roman se termine (j'ai trouvé la fin abrupte), on est triste de quitter Jesùs qui a vécu en quelques mois une passion hors norme faite de sexe, de tendresse, de fureur et de beaucoup d'amour avec un zeste d'humour. Les seuls bémols que je fais sont pour la fin un peu rapide et sur le fait que l''écrivain se concentre exclusivement sur Jesùs, au détriment peut-être des autres personnage. Un roman que je conseille, tout comme Simone.

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mardi 1 novembre 2016

Mamie dans les orties - Aurélie Valognes / Abbesses - Hélène Clerc-Murgier

Voici deux premiers romans qui se lisent agréablement.

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Je commence par Mémé dans les orties d'Aurélie Valogne (Livre de poche, 255 pages), un premier roman qui été autoédité. Je l'ai lu en une matinée. L'histoire très sympathique est vite lue (et assez vite oubliée). Dans une ville de province, Ferdinand Brun est un vieil "ours" de 83 ans qui habite au 1er étage d'un bâtiment d'une résidence régentée par Mme Suarez, une gardienne "garde-chiourme". Ferdinand occupe l'appartement de son ex-femme récemment décédée. Il y vit avec sa chienne Daisy, un dogue allemand. Mme Suarez déteste M. Brun (et surtout Daisy) depuis le premier jour où ils sont arrivés. Elle les accuse de tous les maux qui surviennent dans la résidence et elle aimerait bien les voir déguerpir pour que la vie reprenne un cours normal. Je vous laisse découvrir les quelques péripéties qui ponctuent cette histoire dans laquelle une nonagénaire et une adolescente vont faire changer les choses.

Je passe à Abbesses d'Hélène Clerc-Murgier (Editions Babel Noir, 368 pages ) qui se passe dans les années 1620 à Paris. Un tapissier et valet ordinaire du roi a été sauvagement assassiné et son corps mutilé a été retrouvé sur une berge de la Seine. Un vagabond est rapidement arrêté, jugé et condamné à être pendu au gibet de Montfaucon. Avant de partir au gibet, ce condamné, Franscaroube, délivre au lieutenant criminel Jacques Chevassut (qui vient de le condamner) un message confus où il est question d'un trésor de Marie près d'un temple de Mercure à Montmartre. Grâce à ce roman, j'ai appris qu'il y avait à Montmartre une abbaye où vivaient des moniales bénédictines. Elle fut fermée en 1790. Le nom de la station de métro "Abbesses" vient de là. La romancière a dû étudier un plan de la villle de Paris à cette époque, car elle est d'une grande précision dans l'énoncé des noms de rues aujourd'hui disparues. Composé de courts chapitres, c'est un roman qui se lit bien. Je lirai certainement le tome suivant déjà paru.

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lundi 10 octobre 2016

14 juillet - Eric Vuillard

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Si vous ne l'avez pas encore lu, précipitez-vous sur ce récit paru tout récemment. Je ne connaissais le style et l'écriture d'Eric Vuillard: c'est superbe. 14 Juillet d'Eric Vuillard (Actes Sud, 200 pages) retrace au plus près les évenements de cette journée historique du 14 juillet 1789 où le peuple de Paris changea le cours de l'Histoire. Depuis quelque mois, la révolte gronde. Les ouvriers sont mal payés et mal nourris. La France souffre de famine, l'hiver 88-89 fut terrible. La dette de la France est exorbitante malgré Necker (qui a lui-même spéculé sur la dette française). Le récit commence le 27 avril 1789 avec la mise à sac et l'incendie de la Folie-Titon (d'où partit la première Montgolfière en 1783), rue de Montreuil, où vivait Réveillon, le directeur de la manufacture royale des papiers peints. Ce même Réveillon qui, quatre jours plus tôt réclama à l'assemblée électorale de son district une baisse de 25% des salaires de ses trois cents ouvriers qui avaient, paraît-il, "la montre dans le gousset". Lors de cette journée, il y eut plus de trois cents morts et autant de blessés. Pendant ce temps là, à Versailles, les gens de la Cour vivent encore dans l'opulence et l'insouciance. La veille du 14 juillet, (il faisait très chaud) le peuple de Paris se prépare à assiéger la Bastille où se trouve la poudre qui permettra de se servir des armes glanées un peu partout: au Mont-de-piété avec les objets gagés, au garde-meuble de la couronne, dans les théâtres et surtout aux Invalides où étaient entreposés 30 000 fusils. La force du récit qui le rend si vivant est que Vuilllard donne des noms, des prénoms, des professions et parfois des âges aux hommes et femmes anonymes qui prirent la Bastille. Un livre à conseiller et à offrir. Lire les billets enthousiastes de Clara, Dominique, Eva, Keisha et Sandrine.

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Je serai peu présente sur les blogs ces prochains jours : je fais une pause vacancière. A très bientôt.

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jeudi 29 septembre 2016

Judas - Amos Oz

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Je continue mes chroniques "livres" avec mes choix de la rentrée littéraire de 2016. Judas (Editions Gallimard, 347 pages) d'Amos Oz m'a permis de découvrir avec plaisir cet écrivain. En 1959, l'Etat d'Israël a 12 ans. A Jérusalem, Schmuel Asch, 25 ans, vient d'arrêter ses études universitaires et en particulier son mémoire sur "Jésus dans la tradition juive". Son amie l'a quitté pour se marier avec un hydrologue. Se sentant mal aimé depuis tout petit, il ne donne plus de nouvelles à sa famille: soeur et parents (le père est ruiné). "Corpulent, barbu, timide, émotif, socialiste, asthmatique, cyclothymique" (sic), Schmuel répond à une annonce originale: tenir compagnie de 17h à 23h à un homme très handicapé, Gershom Wald. Schmuel s'installe dans la demeure de Gershom qui vit là avec sa bru Atalia Abravanel. Dans cette maison, il y a aussi la présence très forte de deux personnes décédées. D'abord Micha, fils de Gershom et époux d'Atalia, tué à 37 ans sur la route de Jérusalem lors de combats. Et puis, il y a le père d'Atalia, Shealtiel Abravanel (personnage fictif), un opposant à Ben Gourion et à la création d'un Etat juif. Comme Judas Iscariote auquel il est aussi fait beaucoup référence dans le roman, Shealtiel Abravanel fut considéré comme un traître. Et pourtant, sans Judas qui fut l'ami le plus proche de Jésus, il n'y aurait pas eu de crucifixion et donc pas de christianisme. Schmuel et Gershom ont des discussions sur le bien-fondé de l'Etat hébreu, sur la position des Arabes, etc. En parallèle, Schmuel ne reste pas insensible à la personnalité d'Atalia âgée de 45 ans, avec qui il aura une petite liaison. J'ai trouvé que le roman, composé de courts chapitres, se lisait relativement vite. Je l'ai aussi trouvé très intéressant. Je le recommande.

Lire les billets d'Eeguab, de Sylire, de Miriam et de Dominique.

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mardi 20 septembre 2016

Ada - Antoine Bello

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Parmi la rentrée littéraire de 2016, j'ai porté mon choix sur cinq titres (voir un de mes billets précédents). J'ai commencé par Ada que j'ai lu avec un grand plaisir. Ada d'Antoine Bello (Editions Gallimard, 362 pages qui se lisent d'une traite) est un roman distrayant, amusant et jubilatoire. Dans cette histoire bien écrite et pleine de faceties, Franck Logan est chargé de retrouver Ada, mystérieusement disparue. Franck, âgé d'une cinquantaine d'années est policier et poète à ses heures (il compose des haïkus). Il est marié depuis plus de trente ans à Nicole, une française trotskyste qu'il a rencontrée à Paris pas loin de la Sorbonne. Ils ont deux enfants: Rosa et Leon. Franck doit retrouver Ada, une Intelligence Artificielle (AI) dont la tâche est d'écrire des romans à l'eau de rose style "Harlequin" dans lesquels on trouve aussi des scènes osées. Passion d'automne est le premier manuscrit écrit par Ada juste avant qu'elle ne disparaisse. Pour ce faire, elle a mémorisé 87301 romans du même genre. L'objectif est que 100 000 exemplaires soient vendus. Le programme informatique Ada a été développé par un informaticien du nom d'Ethan Weiss travaillant dans une société dans la Silicon Valley. Je ne vous raconterai rien de plus de cette histoire si ce n'est qu'Ada n'est pas toute seule. Une dizaine d'autres AI sont spécialisés dans d'autres domaines. Ada est un personnage à part entière, qui pense, répond, donne son avis, elle est rusée et arrive à tromper son monde. Avec ce roman, Antoine Bello nous a gâtés. Je vous le recommande tout comme Alex-mot-à-mots.

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mercredi 14 septembre 2016

Rentrée littéraire 2016

Une fois de plus, la rentrée littéraire 2016 offre des tentations de lecture alors que mes PAL débordent et que j'ai aussi emprunté des romans en bibliothèque. D'autres font des boulimies de nourriture, moi, je me drogue à l'achat compulsif. Je me fais un challenge à moi-même de lire les cinq romans suivants d'ici fin octobre.

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Ada d'Antoine Bello car j'aime cet écrivain et je n'ai rien lu à propos de ce roman sauf celui d'Alex-mot-à-mots. Cela m'intrigue. [chroniqué le 20/09/2016]

Tabou de Ferdinand Von Schirach [chroniqué le 19/12/2016] car j'ai lu ses nouvelles et son roman L'affaire Collini.

Judas d'Amos Oz car j'en ai entendu parler et parce que eeguab et miriam en ont dit du bien. [chroniqué le 29/09/2016]

La double vie de Jesús d'Enrique Serna qui est vivement conseillé par Simone et par une jeune libraire de province où je me rends régulièrement. [chroniqué le 10/11/2016]

L'échange d'Eugenia Almeida est aussi un conseil de cette même libraire. [chroniqué le 10/11/2016]

Et pour vous, qu'en est-il?

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jeudi 8 septembre 2016

Un bouddhiste en colère - Seth Greenland / Surtensions - Olivier Norek

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Voici deux romans empruntés en bibliothèque cet été.

J"ai lu le premier suite à un billet lu sur le blog de Colette. J'ai pris un certain intérêt à cotoyer, dans Un bouddhiste en colère de Seth Greenland (Editions Liana Levi, 410 pages plaisantes), la famille de Jimmy Duke, ex-policier renvoyé pour avoir désobéi à des ordres de sa hiérarchie: il avait sauvé un chien de l'euthanasie. Bruno (c'est le nom du chien) est devenu le fidèle compagnon de Jimmy. Depuis, Jimmy essaye de gérer son stress et sa colère en s'initiant au bouddhisme par internet. L'histoire se passe a Palm Springs, en Californie, où les températures sont souvent caniculaires. Jimmy a deux frères. L'aîné, Randall, un homme politique, est en pleine campagne électorale. Dale, le benjamin, sort tout juste de prison. Lourdement handicapé, il se déplace en fauteuil roulant. Randall est le père de la jeune Brittany et l'époux de Kendra, bisexuelle qui a eu une courte liaison avec Nadine, son professeur de tennis. Cette Nadine entretient par ailleurs une relation avec un policier, Harding Marvin (responsable du renvoi de Jimmy), qui soutient Mary Swain, la rivale politique de Randall (j'espère que vous suivez). Plusieurs concours de circonstances malheureux, dans lesquels Dale est impliqué, vont amener Jimmy derrière les barreaux. Je ne vous en dit pas plus. C'est un roman distrayant qui m'a plu. La fin pourrait présager qu'il y ait une suite mais ce n'est pas sûr du tout.

Je passe à Surtensions (Editions Michel Lafon, 500 pages haletantes) d'Olivier Norek, c'est son troisième roman et c'est le troisième que je lis. J'ai beaucoup aimé retrouver Victor Coste et son équipe, Sam, Ronan et Johanna. On est tenu en haleine jusqu'au bout. Cela commence avec le meurtre "gratuit" d'un jeune homme de confession juive après son kidnapping. Le meurtrier est arrêté. De là, on fait la connaissance d'Alex[andra] Mosconi, la seule femme d'une famille de mafieux corses, qui va tout faire pour faire évader son jeune frère condamné pour cambriolage. Je vous laisse découvrir le lien entre les deux affaires qui s'entremêlent avec d'autres. Certaines ne sont qu'effleurée. Une fois de plus, Olivier Norek démontre son talent de conteur qui tient en haleine ses lecteurs. Lire les billets de Zazymut, Cannibales lecteurs et Lea Touchbook.

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