lundi 6 juin 2016

La femme qui avait perdu son âme - Bob Shacochis

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La femme qui avait perdu son âme de Bob Shacochis (finaliste du prix Pulitzer 2014) fut, en ce qui me concerne, une lecture quelque peu laborieuse (comme l'écriture de ce billet), et pourtant que d'éloges de la part des critiques et des libraires! Ce roman peut faire l'objet du challenge "pavé de l'été" avant l'heure. Edité aux Editions Gallmeister, La femme qui avait perdu son âme fait 780 pages (!). Imprimé en petits caractères, ce roman que Shacochis a mis 10 ans (!) à écrire est découpé en 5 parties plus ou moins intéressantes se déroulant à des périodes et dans des lieux différents. Les phrases sont longues et les dialogues plus ou moins intégrés dans le corps du texte, sans guillemets. Ce n'est pas une lecture reposante. La première partie se passe à Haïti en 1996, après la chute de Duvalier. Une photojournaliste, Dottie Chambers, connue sous d'autres noms comme Jackie Scott, Renee Gardner ou Dorothy Kovacevic, vient d'être tuée sur le bord d'une route de l'île. C'est la femme qui disait avoir perdu son âme. Comme cela se passe en Haïti, il est question de culte vaudou et d'intervention des troupes américaines. J'ai trouvé cette partie assez difficile à suivre avec beaucoup de personnages. Dans la deuxième partie, que j'ai appréciée, l'écrivain fait un retour en arrière en 1944-45: en Croatie, un garçonnet, Stjepan Kovacevic, 8 ans, est témoin du meurtre de son père par un bosniaque musulman. Il gardera toute sa vie une haine contre les Musulmans. Plus tard, il deviendra un sous-secrétaire d'Etat à Washington sous le nom de Steven Chambers. Il s'agit du père de Dorothy (Dottie). La troisième partie (qui m'a aussi bien plu) se passe à la fin des années 80. Dorothy a 17 ans et elle rejoint son père en Turquie, à Istanbul. Elle va servir d'appât dans un piège tendu par son père pour démasquer un homme. Rien que cette partie fait 240 pages. Dans les deux dernières parties, on revient à la grande Histoire, où l'on apprend comment quelques individus comme Chambers sont à l'origine de la chute du Mur de Berlin ou de la guerre en Afghanistan.

Pour conclure, par rapport au résumé de la quatrième de couverture, je m'attendais à autre chose de ce roman, qui m'a déçue en partie et qui aurait pu faire 300 pages de moins: j'ai fait un gros effort pour le terminer. Lire les billets plus enthousiates de Leatouchbook, encoredunoir, Undernierlivre, motspourmots, et lireaulit.

Je serais plutôt en accord avec ce qui est écrit dans ce billet en ajoutant que j'ai lu ce roman l'esprit très reposé (et heureusement).

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samedi 28 mai 2016

Mémoire de fille - Annie Ernaux

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En relisant le billet d'Aifelle qui m'a donné envie de lire le livre d'Annie Ernaux, je me rends compte que je suis passée à côté de Mémoire de fille (Editions Gallimard) et je le regrette. Mémoire de fille n'est pas un roman mais une plongée dans les souvenirs d'Annie Ernaux, qui raconte la fille de 1958, c'est-à-dire elle-même. Elle a presque 18 ans et pour la première fois elle quitte Yvetot et sa famille catholique pour être monitrice durant un mois dans une colonie de vacances laïque et mixte dans l'Orne. En deux pages, elle nous raconte sa première "nuit d'amour" du 16 au 17 août 1958, qui lui laissera un souvenir traumatisant. "Il me semble que je ne peux peux m'approcher davantage de la réalité. Qui n'était ni l'horreur ni la honte. Seulement l'obéissance à ce qui arrive, l'absence de signification de ce qui arrive." Peut-être parce que j'ai 22 ans de moins qu'Annie Ernaux et que j'avais 6 ans en mai 68, j'ai du mal à me sentir concernée voire même touchée par ce que l'auteur raconte. Cela ne m'empêche pas de recommander ce livre de 150 pages écrites au scalpel.

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mardi 17 mai 2016

Meurtres à Willow Pond - Ned Crabb

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Meurtres à Willow Pond de Ned Crabb (Edition Gallmeister, 420 pages) remplit son contrat de lecture distrayante (si, si). C'est un vrai "page turner". Les morts sont violentes, les personnages (presque) tous antipathiques (même la première victime). Cela se passe dans le Maine de nos jours, au bord d'un lac, dans un lodge où viennent des gens fortunés. Iphigene (Gene) Seldon, 77 ans, est la maîtresse des lieux. Elle se comporte en tyran au langage peu châtié qui humilie ses neveux et nièce futurs héritiers de la fortune familiale. Mais Iphigene a décidé de changer son testament et veut en faire part lors d'un week-end. Pour ce faire, outre ses neveux Brad (un alcoolique), Merrill (une accroc à la cocaïne) et Kipper (un homosexuel), elle a demandé à Alicia et Six Goodwin, ses cousins, d'être présents. Il faut préciser que Brad et Merrill, considérés comme les meilleurs pêcheurs de l'Etat, sont séparés et en instance de divorce de leurs conjoints qui ne valent pas mieux. Excepté Alicia et Six, tous les personnages ne pensent qu'à l'argent et ne rêvent que de se débarrasser de Gene. Leurs voeux sont exaucés quand, lors d'un gros orage, Gene est assassinée de manière brutale. Bien évidemment, les suspects sont nombreux. Je vous laisse découvrir les rebondissements de l'intrigue (dans laquelle le lecteur se perd un peu) et faire connaissance avec les enquêteurs: le shérif Benson et son adjoint Caleb ainsi que Tom (Thomasina) Barclay, une inspectrice et docteur en psychologie criminelle. Un roman vraiment sympa à lire pour la galerie des personnages.

Lire les billets d'Hélène et de Sandrine.

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lundi 9 mai 2016

Territoires - Olivier Norek

Comme me l'a fait remarqué Didi avec raison dans son commentaire sur mon billet précédent du 07/05/16, j'avais mentionné Territoires d'Olivier Norek dans l'en-tête de mon billet précédent mais je n'avais rien rédigé dessus. Voici l'oubli réparé.

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Territoires est un des nombreux romans policiers rapporté du salon du Quai du Polar de cette année. Le romancier m'a fait une dédicace très sympa. Après Code 93 déjà très réussi, Territoires (Editions Pocket, 377 pages haletantes) nous permet de retrouver le capitaine Vincent Coste et son équipe à Malceny dans le 93. Trois importants caïds du coin sont abattus l'un après l'autres de manière brutale. Quelqu'un est en train de "faire le ménage" pour contrôler seul le trafic de drogue dans la ville et ses environs. Norek a le sens du rythme: j'ai suivi l'enquête de la police avec beaucoup d'intérêt. On fait entre autre la connaissance de Moniseur Jacques, un retraité de plus de 70 ans obligé d'entreposer une grande quantité de drogue dans son armoire, de Bibz, un petit noir haut comme trois pommes mais très dangereux, aux méthodes brutales pour se faire obéir et faire avouer ses victimes (même un chat n'est pas épargné), ainsi que de Madame le maire de Malceny, Andrea Vesperini, qui ne s'embarrasse d'aucun scrupule pour administrer sa ville, etc. L'intrigue est menée de main de maître. J'ai lu ce roman en une journée. Je sais que je lirai le troisième roman de Norek, Surtensions qui vient de paraître. Je trouve que le polar français se porte bien. 

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samedi 7 mai 2016

Trois jours et une vie - Pierre Lemaitre

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J''ai acheté Trois jours et une vie de Pierre Lemaître (Albin Michel, 279 pages) au dernier Salon du livre 2016 à Paris. Je voulais le faire dédicacer par le romancier mais il y avait une telle queue que j'ai renoncé. J'annonce tout de suite que je n'ai pas lu Au revoir là-haut et je ne ferai pas de comparaison. En revanche, j'ai retrouvé dans ce roman l'écriture de Robe de marié et de Travail soigné. L'histoire de Trois jours et une vie est un peu moins anxiogène que les deux autres, quoique... Antoine, 12 ans, tue accidentiellement Remi, 6 ans, dans un bois jouxtant la petite ville de Beauval dont les deux garçons sont originaires. Cela se passe en 1999 à la veille de la tempête dite "du siècle". Cette exposition du drame tient en treize pages, suivies par plus de 250 pages dans lesquelles le lecteur se demande si Antoine va se dénoncer ou être démasqué. L'intrigue se déroule sur une période de 16 ans. Je suis partagée sur le personnage d'Antoine qui aura un comportement de lâche pendant toute cette période, mais je n'arrive pas à le condamner. J'ai lu le roman en deux fois avec un arrêt d'une semaine, étant passé à d'autres lectures. Peut-être n'ai-je pas été passionnée plus que cela. Lire les billets d'Inganmic, Sylire, Clara, Monpetitchapitre, noukette, gambadou, sandrine.

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lundi 25 avril 2016

Rester groupés - Sophie Henaff / Jugan - Jérôme Leroy

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Avec Rester groupés (Albin Michel, 325 pages) de Sophie Henaff (Albin Michel, 326 pages), on retrouve l'équipe de policiers dont on avait fait la connaissance dans Poulets grillés. Le commissaire Anne Capestan est chargée d'enquêter sur trois morts dont l'un est Serge Rufus, son propre ex-beau-père. A l'approche de Noël, l'équipe bien soudée trouve un lien commun entre les victimes qui vivaient éloignées les unes des autres: un braquage de banque qui tourna mal 25 ans auparavant. Capestan renoue avec son ex-mari, Paul. L'intrigue est bien menée. C'est peut-être un "chouïa" moins drôle que Poulets grillés mais Sophie Henaff, qui m'a fait une gentille dédicace au salon de Quai du Polar, est un écrivain à suivre. A la fin de Rester groupés, on sent que l'on retrouvera "les Poulets".

 

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Jugan (Editions La Table Ronde, 213 pages) est le troisième roman que je lis de Jérôme Leroy, écrivain dont j'aime l'écriture. Après ses deux romans, Le bloc et L'Ange-gardien, situés dans le milieu d'extrême-droite, Jugan (du nom d'un des personnages principaux) se passe dans une mouvance d'extrême-gauche. Le narrateur se remémore, dans des rêves récurrents, les tragiques événements survenus 10 ans auparavant, au début des années 2000 à Noirbourg. Justement, Joël Jugan vient de sortir de prison après 18 ans d'emprisonnement, il est en liberté conditionnelle. Il revient s'installer dans la ville de Noirbourg en Normandie. C'est là qu'avec son groupe d'extrême-gauche ,"Action Rouge", il avait tué le patron d'une entreprise de la région. Jugan, complètement défiguré, n'a rien perdu de son magnétisme. C'est un prédateur qui va jeter son dévolu sur une jeune "beurette", Assia Rafa. On devine très vite que l'histoire va très mal se terminer. Moins emballée que pour ses deux romans précédents, je le conseille tout de même. J'ajouterais que M. Leroy est un homme affable très sympathique.

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jeudi 21 avril 2016

Le chien arabe - Benoît Severac / Le blues de Bertie - Alexander McCall Smith

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Après les Chevelues, un roman policier original qui se passait au temps des Gaulois, Benoît Severac (qui vit à Toulouse) a écrit une histoire qui se déroule de nos jours. Le chien arabe (Edition La Manufacture de livres, 284 pages), lu en un week-end au retour du dernier salon Quai du Polar, m'a emballée. Ce roman noir se passe dans le quartier des Izards au nord de Toulouse (l'un des plus mal famés de la ville rose, où l'islamisme radical fait des ravages) en plein été, époque où Toulouse est une fournaise. Nourredine Ben Arfa, le caïd du quartier, attend une "livraison" de Barcelone. Il se sert de chiens rottweilers comme "mules" afin de transporter de la drogue. Le même soir, Samia, sa soeur, emmène au cabinet vétérinaire l'un des chiens qui n'arrive pas à éliminer la drogue dans ses intestins. La vétérinaire, Sergine Ollard, 1m88 pour 80kg, qui vient d'être quittée par son petit ami, éprouve très vite de la sympathie pour Samia. Sergine va vite se retrouver dans une lutte entre deux camps, aussi dangereux l'un que l'autre. J'ai aimé la fin plutôt optimiste. Un bon roman bien écrit à découvrir. Je remercie M. Séverac pour la gentille dédicace à mon ami.

 

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Pour une lecture détente, je conseille maintenant Le blues de Bertie (Editions 10/18, 303 pages), le 7ème tome de la série "44 Scotland Street". On retrouve Bertie, toujours 6 ans 3/4, qui aimerait se faire adopter par une nouvelle famille. Matthew et Elspeth embauchent Anna, une jeune nounou danoise, pour s'occuper de leurs triplés, trois garçons. Anna se révèle une "nounou en or", qui par son sens pratique et d'organisation gère avec maestria toutes les situations et soulage les parents qui peuvent enfin se reposer. Domenica et Angus préparent à vivre ensemble puisqu'ils vont se marier. Stuart, le papa de Bertie, est admis dans une loge maçonnique, au grand dam de son épouse Irène, toujours aussi insupportable. J'arrête là l'énumération de quelques péripéties de ces histoires que je suis avec sympathie depuis le premier tome.

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dimanche 17 avril 2016

Le grand n'importe quoi - J.M. Erre

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Le principal ressort scénaristique ou dramatique du nouveau roman de J.M. Erre, Le grand n'importe quoi (Editions Buchet-Chastel, 294 pages), s'inspire du film Un jour sans fin (A Groundhog Day) d'Harold Ramis (1993) [film hautement recommandable que mon ami ne se lasse pas de revoir]. Dans le roman, nous sommes dans un futur pas si lointain, le samedi 7 juin 2042 à Gourdiflot-le-Bombé, il est 20H42, et le jeune Arthur K. déguisé en tenue de Spiderman (il est venu avec sa fiancée à une soirée d'anniversaire) va vivre encore et encore la même soirée en rencontrant plus ou moins les mêmes personnages et en affrontant plus ou moins les mêmes situations à partir de ce moment précis. Immuablement, malgré le temps qui passe, sa montre affiche 20H42. Arthur va croiser la route de personnages plus farfelus les uns que les autres: Alain Delon (un homonyme de l'acteur) qui fait partie des homonymes anonymes, Lucas, un écrivain de science-fiction, des Aliens, Angelina Poyotte (la maire de Gourdiflot-le-Bombé), Francis et J-Bob, l'un patron de bar et l'autre poivrot. En résumé, c'est totalement irracontable mais follement drôle. Tous les événéments s'enchaînent avec une précision d'horloge. La fin apocalyptique nous renvoie à son roman précédent, La fin du monde a du retard (qui m'avait moins plu contrairement à Pierre D). Lire le billet enthousiaste de Clara. Si vous ne connaissez pas J.M. Erre, je vous conseille de commencer par lire Série Z et Le Mystère Sherlock.

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mercredi 13 avril 2016

En attendant Bojangles - Olivier Bourdeaut / Tout va très bien Madame la comtesse - Francesco Muzzopappa

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Peut-être attendais-je trop de En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut, n'ayant lu que des articles élogieux. C'est une de mes collègues qui m'a prêté son exemplaire. Toujours est-il que les 157 pages du roman (Editions Finitude) m'ont laissé une impression mitigée. Je n'ai pas trouvé que l'histoire était fraîche, ou légère, ou poétique. Le récit alterne deux récits, celle du petit garçon et celle de son papa plus ancré dans une réalité pas très rose. L'auteur évoque les asiles psychiatriques, la schizophrénie, les "fous" qui déménagent de la tête, la bipolarité. L'histoire d'amour entre Georges et Renée ou Henriette ou Pauline (Georges n'appelle jamais sa femme par le même prénom plus de deux jours de suite) est belle mais triste. On se marie pour le meilleur et pour le pire. Ce couple aura connu le meilleur mais on est surtout témoins du pire, quand on lit le récit du père impuissant devant les excentricités de sa femme souffrant entre autres de troubles bi-polaires. J'ajouterai que je ne comprends pas comment on peut danser sur Mr Bojangles chanté par Nina Simone. Cette chanson triste comme la fin du roman donne plutôt envie de pleurer.

Lire les billets, positifs, d'Aifelle, de Keisha, de Tulisquoi, de Zazy, d'Ingannmic, d'Eva Shalev, de Noukette, de Laure et de Leiloona.

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Je passe à un roman qui n'a rien à voir mais qui m'a bien distraite pendant un voyage en train. Dans Tout va très bien Madame la Comtesse (Edition Autrement, 253 pages), nous faisons la connaissance de Maria Vittoria dal Pozzo della Cisterna, une comtesse italienne de 68 ans qui n'a pas la vie facile. Elle aime boire du vermouth et est friande de Gocciole (une marque de biscuits). Veuve et quasiment ruinée, elle vit seule dans un grand domaine hypothèqué et n'a plus à son service qu'Orlando, un majordorme qu'elle paie une misère. Il est aussi poète. La Comtesse est la mère d'un grand fils, Emanuele, beau comme un Dieu mais bête comme une huître, qui lui donne bien du souci. Elle apprend par les journaux "people" qu'il s'est entiché d'une "bimbo" pas farouche à qui il a offert un très beau bijou appartenant depuis longtemps à la famille de la Comtesse. Un concours de circonstances fait que la Comtesse croise un braqueur de banque qui est aussi menuisier, et un jeune désoeuvré. Ces deux rencontres fortuites lui permettent de mettre au point un plan afin de récupérer le bijou. Je vous laisse découvrir les nombreuses péripéties de cette histoire très amusante racontée à la première personne. Lire le billet d'Eimelle.

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vendredi 8 avril 2016

Quai du polar 2016

Ca y est, je suis allée à Lyon pour Quai du Polar et ce salon m'a beaucoup plu. C'était mon premier séjour dans cette ville gauloise appelée Lugdunum sous les Romains. Pour moi, Lyon, c'était jusqu'à présent "Les six compagnons [de la Croix-Rousse]" de P.-J. Bonzon (bibliothèque verte). J'en ai lu une vingtaine dans ma jeunesse, il y a longtemps... C'est aussi Guignol et Gnafron, le quartier de La Croix-rousse, les Canuts, le tunnel de Fourvière et la gastronomie. Maintenant, pour moi, Lyon est une ville où il paraît faire bon vivre, où les gens m'ont semblé beaucoup moins stressés qu'à Paris et nettement plus aimables. J'ai découvert les quatre lignes du métro, Notre-Dame de Fourvière, la petite "Tour Eiffel", les deux théâtres romains, la cathédrale Saint-Jean, les rues piétonnes, les immeubles avec leur hautes cheminées, le fameux quartier de la Croix-Rousse et les traboules. Je suis prête à y retourner l'année prochaine.

Voici quelques photos de la ville où le fleuve Rhône conflue avec la rivière Saône.

P1030137 Station de métro Croix-Rousse

P1030140 Place de la Croix-Rousse

P1030159 Une traboule P1030167 Des hautes cheminées

P1030179 Une rue du vieux Lyon

P1030189   P1030198 La Basilique Saint Jean

 

P1030199  P1030200 Les théâtres romains

P1030204 Façade de Notre-Dame de Fourvière 

P1030210 L'intérieur de Notre-Dame de Fourvière

P1030205 Je confirme, ce n'était pas à Paris! La petite "Tour Eiffel", qui (elle) n'a pas été faite par Gustave Eiffel. Elle date de 1894. Elle sert d'antenne relais

P1030181 Façades d'immeuble sur les bords de la Saône

 

 

P1030213 Lyon, vue de Notre-Dame de Fourvière

P1030221 Place Bellecour

Je passe maintenant à Quai du Polar qui est un salon dédié au genre policier sous toutes ses formes. Créé en 2005, il s'est déroulé du 1er au 3 avril 2016. Parmi les lieux de Quai du Polar, le palais du commerce sert de lieu où sont rassemblés de nombreux écrivains dédicaçant à tout va. C'est impressionnant.

Voici les écrivains que j'ai été heureuse de croiser. Arnaldur Indridason (30 minutes d'attente pour une dédicace), Olivier Barde-Cabuçon, Jacques Côté (un écrivain québecois), Craig Johnson, Hervé Le Corre, Benoît Severac, Jérôme Leroy, Jo Nesbo, Sophie Henaff, Sandrine Collette, David Lagercrantz, Olivier Norek, Olivier Truc, Alexis Ragougneau (qui m'a confirmé que le père Kern, un de ses personnages principaux dans ses deux romans, souffrait de la maladie de Still), James Grady.

P1030090 Arnaldur Indridason

P1030091  P1030121 Craig Johnson (il a fait au moins 1 heure de dédicace toujours avec le sourire).

P1030096 Sophie Henaff (Je vous conseille son roman Poulets grillés, une lecture sympathique)

P1030100 David Lagercrantz (Millenium 4 est bien)

P1030103 Olivier Barde-Cabuçon

P1030102 Jacques Côté

P1030120 Hervé Le Corre

P1030122 Olivier Norek

P1030128 Sandrine Collette

P1030110 Vue d'ensemble

P1030109 Le plafond du palais du commerce

P1030127 Amélie Nothomb en "guest star", vendredi après-midi.

P1030222 Benoît Severac (j'ai lu en deux jours son roman Le chien arabe - très bien).

P1030224 Jérôme Leroy (je vous conseille ses deux romans Le bloc et L'ange gardien)

P1030226 Olivier Truc que l'on ne présente plus. Son prochain roman doit paraître en octobre prochain.

P1030231 Jo Nesbo

P1030235 Iain Levison [on ne se quitte plus! Déjà croisé au salon Livre Paris 2016]

P1030236 Alexis Ragougneau

P1030237 James Grady (Les trois jours du Condor)

P1030238 Donato Carrisi

Voici mes acquisitions, ma carte bleue a bien travaillé.

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Les trois jours que j'ai passés à Lyon me laisseront de très bons souvenirs.

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