mercredi 25 avril 2007

Racines amères - Claude Amoz

Je viens de lire un recueil de 11 nouvelles, Racines amères de Claude Amoz (parues aux Editions de poche Rivages/noir). Cet auteur, que je ne connaissais pas, je l'ai découvert grâce à M. C. Le Nocher alias le blogueur http://suspense.aceblog.fr (1). Chaque nouvelle fait entre 5 pages (les plus courtes) et 20 pages et met en scène des gens ordinaires dont on apprend qu'ils ont un passé souvent douloureux. Les deux conflits mondiaux (1914-1918, 1939-1945) ainsi que la guerre d'Algérie ont joué des rôles importants, ou alors, au sein d'une famille, une tragédie domestique est survenue. Ces nouvelles montrent que même dans le présent, le passé est toujours là, ou bien alors, il ressurgit d'un moment à l'autre. Très bien écrit, ce recueil donne envie de découvrir d'autres oeuvres de cet auteur qui est une femme. Son nom de plume, Claude Amoz, est un pseudonyme.

(1) Ce blog ayant disparu au 3ème trimestre 2007, Claude Le Nocher en a recréé un en janvier 2008: http://action-suspense.over-blog.com.

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lundi 23 avril 2007

La Nuit de l'infamie - Michael Cox

La Nuit de l'infamie de Michael Cox aux Editions du Seuil (2007), que je viens d'achever, est un livre de plus de 600 pages à lire toutes affaires cessantes. Passionnant de bout en bout. Un manuscrit fictif a été retrouvé qui relate la confession d'un homme, Edward Glyver alias Glapthorn, qui raconte, dès le début, qu'il a tué un homme au hasard pour s'entraîner afin de se retourner ensuite contre sa victime désignée. Cette deuxième victime prénommée Phoebus Daunt est écrivain et néanmoins un homme peu recommandable. En effet, le but de ce dernier est de capter l'héritage et le titre de noblesse du narrateur. Je n'en dirai pas plus. Achetez-le ou empruntez-le dans la bibliothèque la plus proche, vous ne regretterez pas. Quand on commence, on a envie de savoir comment cela va se terminer. Et quel film à suspense cela ferait ! 

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samedi 14 avril 2007

Romans policiers (suite)

Certains romanciers français comme Thierry Jonquet, par exemple, vaudraient la peine d'être adaptés au cinéma : Moloch, Les Orpailleurs et Mon vieux (que j'ai fait connaître à un ami qui m'est très cher) donneraient d'excellents films. Et, à mon avis, beaucoup mieux que ceux de Jean-Christophe Grangé que je n'aime pas du tout. Les Orpailleurs a déjà été tourné pour la télévision dans le cadre d'un téléfilm (que je n'ai d'ailleurs pas vu), et donc pourquoi pas sur grand écran. Thierry Jonquet sait très bien se servir de situations réelles pour écrire de la fiction. L'intrigue de Mon vieux se déroule en 2003, en pleine canicule à Paris et de nombreuses personnes âgées et moins âgées ont succombé. Le père du narrateur sera l'une des victimes. De la même façon, Georges-Jean Arnaud, que j'ai découvert il y a quelques années, a situé d'excellentes énigmes policières dans le Paris de 1830. 6 volumes racontent les enquêtes des jumeaux Hiacynthe et Narcisse Roquebère. Chaque enquête pourrait faire l'objet d'un long-métrage. Le roman de Fred Vargas (1), Pars vite et reviens tard, vient juste d'être adapté à l'écran avec des critiques mitigées, du fait que l'univers particulier de l'écrivain ne se retrouvait pas à l'écran. N'ayant pas lu cet auteur, je ne peux pas juger mais, au moins, saluons Régis Wargnier d'avoir essayé. D'autant plus que le film est plutôt plaisant à regarder, l'intrigue se situant dans un Paris que je connais bien. Brigitte Aubert est une autre romancière dont un des romans, Transfixions, est devenu Mauvais genres de Francis Girod (2001) avec Robinson Stevenin. Le genre policier convient très bien au 7ème Art.

(1) Et non Maud Tabachnik comme je l'avais indiqué par erreur, j'ai corrigé suite au commentaire de Neil ci-dessous.

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vendredi 13 avril 2007

Romans policiers

Pour la littérature policière, il n'y a pas que les Américains. Depuis peu, sont apparus des romanciers de polars venus du nord qui viennent d'être traduits en français. Il est dommage qu'il n'y ait pour l'instant pas d'adaptations cinématographiques dignes de ce nom. Certains noms me viennent à l'esprit : Jo Nesbo (norvégien), Gunnar Staalasen (norvégien), Arnaldur Indridason (islandais), Ake Edwardson (suédois), Henning Mankell (suédois).
La télévision suédoise a adapté au moins un des romans de ce dernier, la 5ème femme, dont le héros récurrent est le commissaire Wallander. Depuis quelque temps, la télévision écossaise porte à l'écran les enquêtes de John Rebus de l'auteur écossais Ian Rankin.
Des romans policiers situés au 19ème siècle pourraient donner des films excellents mais évidemment très chers à cause de la reconstitution des époques comme ceux parus dans la collection "Grands Détectives" en poche 10/18.
De très bons romans policiers japonais adaptables existent aux Editions Philippe Picquier.

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vendredi 30 mars 2007

Daniel Pennac (suite)

Après le succès mérité d'Au bonheur des ogres, Daniel Pennac a continué d'écrire sa saga de la tribu Malaussène composée de Benjamin, Julie, Louna, Thérèse, Clara, le Petit et Julius le chien épileptique qui sent mauvais et quelques autres. Les deux opus suivants que je viens de lire sont La fée Carabine et La Petite marchande de prose (Prix du livre Inter 1990). Ce troisième volet ayant été adapté à la télévision, il est dommage que les autres ne l'aient pas été. Que dire à part que ce sont encore et toujours de vrais bonheurs de lecture! Daniel Pennac situe ses livres dans des arrondissements de Paris qu'il semble bien connaître : le 11ème et le 20ème. La famille Malaussène vit dans une quincaillerie reconvertie en habitation. Au fil des romans, des personnages viennent s'ajouter à cette famille complètement déjantée. Dans ces histoires, les héros sont confrontés à des crimes, des tentatives de meurtre, des flics. Les héros de l'histoire vont connaître l'amour tour à tour. Il y a du suspense. Le style de l'écrivain (prof de Lettres en collège jusqu'à récemment) est remarquable et ses livres se lisent sans effort. Merci Monsieur Pennac.

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mercredi 21 mars 2007

Livres de poche vs Livres grand format

Le livre de poche est la plus belle création qui a été faite pour que tout le monde accède à la lecture à un prix relativement raisonnable. Le grand avantage est que le livre de poche, comme son nom l'indique, prend moins de place pour le rangement et, pour les fanas de lecture, il représente le format idéal dans les transports en commun ou en voyage. Mais toute médaille a son revers car je connais des personnes qui n'aiment pas les livres de poche et préfèrent les livres grand format. Le défaut du poche serait la police de caractère souvent petite et serrée et donc plus difficile à lire, et il est vrai qu'un livre de poche s'abîmerait plus, surtout la couverture. En revanche une bibliothèque exclusivement composée de livres de poche a son charme car les dimensions des livres sont, en général, plus homogènes que les livres grand format, qui selon les collections et les éditeurs (en particulier Actes Sud) ont des dimensions diverses et souvent variées et donc posent problème pour faire une belle bibliothèque.

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vendredi 16 mars 2007

Comment parler des livres que l'on n'a pas lus - Pierre Bayard

Difficile de parler de Comment parler des livres que l'on n'a pas lus qui est un essai très érudit et dont le style est complexe, ce qui le rend, à mon avis, peu accessible à des lecteurs lambdas. On ne peut pas le survoler, chaque phrase et chaque mot sont importants. L'auteur, Pierre Bayard, s'appuie sur des exemples d'oeuvres littéraires différentes pour expliquer que l'on peut parler de livres que l'on n'a pas lus, que l'on a oubliés, que l'on ne connaît pas, dont on a entendu parler. Il parle de "bibliothèque collective", "bibliothèque intérieure" et "bibliothèque virtuelle", de "livres-écrans", "livres intérieurs" et "livres-fantômes". En revanche, cet ouvrage donne envie de lire ou de relire les livres évoqués comme Je suis un chat de Soseki, Illusions perdues de Balzac, le Troisième homme de Graham Greene, les livres de David Lodge, et Le Nom de la rose d'Umberto Eco.

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dimanche 4 mars 2007

Henri Troyat

Henri Troyat, disparu vendredi soir, 2 mars 2007, à l'âge de 95 ans, est un écrivain que j'ai découvert sur les conseils de ma mère, il y a plus de vingt-cinq ans. Je ne connaissais pas toutes ses oeuvres mais je conseille à toutes et tous de lire ses cycles romanesques : Tant que la terre durera (1947), Les Semailles et les moissons (1953), La lumière des Justes (1959) et les Eygletières (1965). Ils sont disponibles aux éditions Pocket. Ce sont des livres que l'on lit d'une traite, ils sont tous très bien écrits. Ils font aimer la lecture. A recommander à toutes les générations. 

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vendredi 2 mars 2007

Au bonheur des ogres - Daniel Pennac

Quelqu'un qui m'est très cher m'avait offert, il y a quelques mois, Au bonheur des ogres de Daniel Pennac (1985) collection Folio Gallimard, que j'avais commencé à lire et que j'avais laissé tomber au bout de vingt pages ; je ne comprenais pas ce que je lisais. Je viens de le reprendre et miracle, j'ai lu les 286 pages en 5 heures. J'ai énormément aimé. Le style et la langue peuvent au début, comme pour moi, décontenancer mais au fur et à mesure, le talent de Daniel Pennac est évident dans son écriture de la langue française en jouant avec les mots. Le style est fluide. On est captivé par l'histoire de Benjamin Malaussène et de ses différents demi-frères et soeurs de la même maman mais de papas tous différents et inconnus. Ben est "bouc émissaire" dans un grand magasin : officiellement au contrôle technique et il est en fait payé pour se faire "engueuler" quand un client a eu un problème avec un produit acheté dans le grand magasin. Des attentats à la bombe se produisent dans ce lieu et il est chaque fois aux premières loges et parfois blessé. De témoin, il devient suspect. Après 6 attentats, l'affaire sera résolue, Ben disculpé. On apprendra que ces attentats ont une origine lointaine remontant à la seconde guerre mondiale. Les ogres du titre ont une importance. Les ogres sont connus comme mangeurs de petits enfants. Ici les victimes des attentats ont été des ogres mais d'une autre manière, plus sordide. Puis, je suppose que le titre fait référence au roman d'Emile Zola Au bonheur des Dames qui se passe aussi dans un grand magasin. Enfin Ben, pour endormir son petit frère, lui invente des histoires d'ogres. Je recommande vivement ce roman qui garde son suspense jusqu'au bout.

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mercredi 28 février 2007

L'obsédé (The Collector) - John Fowles

Le roman est étrange et traite d'une histoire que l'on n'oublie pas car elle fait froid dans le dos. La narration est faite à tour de rôle par les deux protagonistes (elle par l'intermédiaire d'un journal). L'action se passe en Angleterre dans un comté indéterminé. Lui est un collectionneur, surtout de papillons (morts et épinglés) et quand il la kidnappe, elle n'est rien d'autre qu'un papillon parmi d'autres. Il la trouve belle. Peut-être a-t-il une attirance sexuelle, mais rien ne se passe. Le roman traite avant tout, pour moi, de l'impuissance masculine. Il la tient enfermée dans un genre de cave. Il lui donne tout ce qu'elle veut, mais c'est tout. A un moment, elle arrive à s'évader, mais il réussit à la recapturer. Il n'est pas méchant mais il ne semble rien ressentir. Quand elle meurt de manque de soins, il a une once de pitié mais rien de plus et la fin est très ouverte car une nouvelle victime est en ligne de mire.
En y repensant, l'histoire pourrait faire penser à ce qui s'est passé récemment en Autriche avec la jeune fille enfermée 8 ans dans une cave.
Il est terrifiant de penser que des gens peuvent disparaître ainsi sans que nous les retrouvions.

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