dimanche 17 février 2008

Mal de pierre - Milena Agus / Un petit boulot - Iain Levison

Après les films vus et non commentés, j'ai décidé de faire la même chose pour les livres lus. Les deux ouvrages ci-après ont un rapport: ils se lisent vite et sont tous deux édités aux Editions Liana Levi. Je n'avais pas assez de matière pour faire deux billets (quoique...), mais cette formule de deux livres commentés d'un coup me convient bien.

J'ai terminé Mal de Pierres de Milena Agus, qui est un "best-seller" avec plus de 120 000 exemplaires vendus selon la jacquette. Il y est aussi indiqué qu'il s'agit d'une Bovary Sarde, etc. Pour ma part, j'ai été déçue par ce court roman de 123 pages et 20 chapitres ni passionnant, ni touchant. Je dirais que la narratrice est la petite-fille de l'héroïne du récit qu'elle appelle toujours "grand-mère". L'histoire se passe en Sardaigne, de la Seconde guerre mondiale jusqu'à nos jours. Cette grand-mère s'est mariée sur le tard avec un homme qu'elle n'aime pas. Elle souffre de calculs rénaux qui l'empêchent d'avoir des grossesses à terme, jusqu'à ce qu'elle fasse une cure thermale où elle rencontre "Le rescapé". Je m'attendais à du suspense, une révélation puisque sur la 4ème de couverture, il est indiqué "Mais sait-on jamais tout de quelqu'un, aussi proche soit-il..." Et bien je suis restée sur ma faim. Dommage.

Un petit boulot de Iain Levison, paru en édition de poche Piccolo, est l'histoire d'un chômeur, Jake, à qui l'on propose de devenir un tueur. Il a perdu son boulot suite à la fermeture de l'unique usine de la ville américaine où il vit. Il est endetté et sa petite amie l'a quitté. Tout va mal. Et donc, en plus d'un travail de nuit qu'un copain lui trouve dans une station-service, il accepte assez facilement, le "petit boulot" de supprimer des gens avec un fusil. Comme en plus il est doué, il ne rate jamais sa cible, et il y prend goût sans état d'âme. Il supprime même un "gêneur" pour son propre compte. Jake est le narrateur de l'histoire, ce qui donne à ce court roman un ton très détaché pour décrire les crimes commis, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. La fin n'en est pas une: Jake n'est pas arrêté et la dernière ligne du roman nous fait supposer que sa carrière de tueur est loin d'être terminée. Le constat est un peu amer.

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vendredi 1 février 2008

L'échelle de Dionysos - Luca di Fulvio

Roman policier italien, L'échelle de Dionysos (Editions Albin Michel) débute le 31 décembre 1899 et se termine dans les premiers mois de 1900 dans un quartier surnommé "La Mignatta" (la sangsue) mais sans que l'on sache dans quelle ville l'action se situe. La seule chose connue sur cette ville est qu'il fait froid et qu'il pleut en hiver. Milton Germinal, policier héroïnomane, enquête sur des crimes affreux perpétrés sur des femmes de riches nantis. Elles ont été massacrées avec un instrument métallique non déterminé. Des domestiques présents considérés comme des témoins gênants sont supprimés. Leurs corps servent comme objets de décoration sur les scènes de crimes successifs. Des personnes comme un médecin légiste phocomèle, Noverre (né sans bras et avec un visage difforme), ainsi que son assistant Zòla (un géant simple d'esprit), un homme Stigle (surnommé "le chimiste"), une très belle jeune femme (Inès), un directeur de cirque ancien médecin (Sciron), un nain (Tristante), croiseront le chemin de l'inspecteur. Enfin, un "Homme Mécanique" joue un rôle dans l'histoire. En ce tournant de siècle, à la Mignatta, les maisons sont lépreuses et les hommes et femmes qui y vivent travaillent pour un salaire de misère dans une grande usine de sucre implantée dans le quartier. Les conditions de travail sont épouvantables. Les morts ou blessés sont nombreux à cause des accidents du travail. Ils sont malnutris et s'enivrent souvent. La révolte gronde et on évoque même la grève. Et Dionysos, me direz-vous? A part que c'est un Dieu grec, c'est le vrai prénom du meurtrier, qui se prend pour ce dieu, et qui a préparé pendant seize ans sa vengeance. Les cent dernières pages dévoilent des faits qui ont abouti à comprendre pourquoi les crimes ont été commis et surtout le lien entre les victimes. Les 480 pages de L'échelle de Dionysos se lisent vite. Ce roman sort un peu de l'ordinaire. Cela se passe en Italie mais pourrait se passer dans n'importe quelle autre ville d'Europe ou même d'Amérique à cette époque. Les crimes et l'enquête ne sont qu'un prétexte pour brosser la mutation de cette société d'il y a un siècle en pleine révolution industrielle, avec d'un côté les riches et de l'autre les pauvres (ouvriers ou non), et la condition des femmes enceintes sans être mariées. Livre captivant.

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samedi 19 janvier 2008

Je te retrouverai - John Irving

Je viens d'arriver à bout d'un gros pavé de 850 pages, écrit serré avec peu d'interligne (et cela ne va pas être simple d'en faire un billet d'une vingtaine de lignes). Je te retrouverai de John Irving (édition du Seuil, 2006), qui faisait partie de ma PAL depuis un an, est un roman qui se passe de 1969 à 2003. Le livre est composé en 5 parties. L'histoire commence dans les ports de la Mer du Nord et de la Baltique. Jack Burns, âgé de 4 ans, né à Halifax en Nouvelle-Ecosse, accompagne sa maman de port en port. Alice Burns est tatoueuse et son talent est reconnu, en particulier pour sa "Rose de Jéricho" qui a fait sa réputation. Mais le vrai but d'Alice Burns, selon les souvenirs de son fils, est sa recherche de William Burns, père de Jack, qui les aurait laissés tomber pour d'autres femmes. C'est un grand organiste qui s'est fait tatouer des partitions de musique dans chaque ville où il est passé. A part les mains, les pieds et le visage, il a des tatouages sur tout le corps. La recherche d'Alice reste infructueuse. Après leur retour au Canada, à Toronto, Jack grandit sans père. Il s'initie très tôt au théâtre et aux filles. Toute sa vie, il sera attiré par des femmes plus âgées. En revanche, avec sa meilleure amie, Emma Oestler, sa relation restera chaste, alors que les mères de Jack et d'Emma se mettront en ménage. Adulte, il s'expatrie à Hollywood avec Emma et devient acteur de cinéma. Il se spécialise dans les rôles de travestis. Emma, elle, devient écrivain et scénariste. Comme beaucoup de gens du spectacle, Jack suit une analyse. Le titre "Je te retrouverai" se rapporte au fait que Jack ne perd pas espoir de retrouver son père un jour, surtout après que sa mère soit décédée d'une tumeur au cerveau. Il refera le périple comme avec sa mère dans des villes telles qu'Oslo, Stockholm et même Amsterdam. Il apprendra que l'histoire n'est pas celle qu'il croyait, et que ses souvenirs d'enfant de 4 ans ne reflètent pas toute la vérité. Il retrouve son père et se découvre une soeur. Sa mère n'était pas tellement victime, mais a été plutôt bourreau. Rien n'est simple. En tout cas, le roman se lit bien mais il comporte (pour moi) des longueurs à la fin (une centaine de pages auraient pu être supprimées). Quand j'ai refermé le livre, je me suis interrogée sur les 850 pages décrivant 40 ans de la vie d'un homme. Je n'ai été ni émue ni touchée. En revanche, on en apprend beaucoup sur le tatouage et ses techniques. A ce point de vue, le sujet est original. Mais, de John Irving, j'avais préféré Une veuve de papier.

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mardi 15 janvier 2008

Les romans n'intéressent pas les voleurs - Alain Rémond

Livre de 200 pages que j'ai lu en 3 heures chrono, Les romans n'intéressent pas les voleurs d'Alain Rémond (aux éditions Stock) est un pur bonheur. Le métier de Jérôme Aramont consiste en la réécriture des romans complètement nuls d'un dénommé Bannister, auteur "maison" des éditions Hurtebise. Bien que cette occupation soit son gagne-pain, Jérôme est désabusé devant de telles inepties. Le dernier livre en date qu'il doit réécrire a comme titre "Galopades aux Galapagos". Heureusement qu'avec un ami journaliste, Jean-Paul, il poursuit un rêve : retrouver un écrivain, Santenac, auteur de trois romans, mais qui s'est volatilisé sans laisser de traces après la publication du troisième. Ces oeuvres, écrites dans les années 60, ont marqué à tout jamais Jérôme et Jean-Paul (et quelques autres lecteurs), qui connaissent chaque phrase des trois romans par coeur. Jérôme, qui n'a pas connu son père, et dont la mère (travaillant dans la pub) était toujours absente, a rêvé d'avoir une famille comme celle que décrivait Santenac. Enfin, le but est atteint, grâce à un ami libraire de la région de Millau: ils retrouvent la trace de Santenac, devenu ermite dans une bicoque. Il a fui les lecteurs qui le harcelaient, il vit sous un faux nom et touche le RMI. La déception est grande pour Jérôme et Jean-Paul. Mais les apparences sont trompeuses. Je ne vous dévoilerai bien évidemment pas la suite et la fin de ce roman si ce n'est que l'on comprend la signification du titre dans les dernières pages. Il y a du suspense et des rebondissements. Le livre est très bien écrit et donne un grand plaisir de lecture.

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mercredi 12 décembre 2007

L'histoire de l'amour - Nicole Krauss

Encore un livre qui faisait partie de ma PAL depuis un an (voir mon billet du 24/10/07)! J'ai lu en un jour avec un immense plaisir L'histoire de l'amour de Nicole Krauss (Ed. Gallimard), roman de 356 pages. C'est le premier roman traduit en français de cette écrivaine américaine qui, jusqu'à présent, a surtout écrit pour l'hebdomadaire The New Yorker. Le roman se compose de trois histoires dont le point commun est un manuscrit écrit d'abord en yiddish, puis traduit en espagnol et enfin retraduit en anglais appelé L'histoire de l'amour. Une jeune fille de 15 ans, Alma Singer, et un juif polonais émigré à New York au moment de la seconde Guerre Mondiale, sont les héros et narrateurs des deux premiers récits qui s'entrecroisent avec la 3ème histoire dont le personnage principal est un Polonais émigré au Chili. Le roman évoque la Shoah et les bouleversements que cela a provoqués. Le récit, l'histoire de l'amour, écrit par un des protagonistes, sera publié par un autre en se l'appropriant à la suite d'un concours de circonstances. Tout la structure du récit est limpide. Chaque récit est reconnaissable par sa structure. Celui d'Alma, par exemple, se compose de mini chapitres. Quand on a refermé le livre, on se dit que l'on aimerait bien rencontrer "pour de vrai" tous ces personnages très attachants. Un très grand roman.

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mardi 4 décembre 2007

Le roi des Juifs - Nick Tosches

Paru en 2006 aux Editions Albin Michel, Le Roi des Juifs est le deuxième roman de Nick Tosches publié en français (après la Main de Dante). Il s'agit d'un roman foisonnant dont le point de départ est un homicide commis sur un homme, Arnold Rothstein, en novembre 1928. Personnage ayant réellement existé, Arnold Rothstein a été, entre autre, banquier de la pègre new-yorkaise dans les années 20. Son Dieu, c'était l'argent qu'il savait admirablement faire fructifier. Ce personnage sert de prétexte à Nick Tosches pour faire des rappels historiques sur l'origine des populations qui ont peuplé la partie sud-est "Lower East Side" de Manhattan. Au 19ème siècle un grand nombre de Juifs d'Europe centrale ont émigré vers les Etats-Unis. La famille d'Arnold Rothstein est issue de cette immigration. Nick Tosches en dresse la généalogie et si nous, lecteurs, on se noie de temps en temps dans cette énumération des membres de cette famille ou dans la description des lieux, lui ne perd jamais le fil de ce qu'il raconte. Si ce n'est qu'il saute souvent du coq à l'âne en évoquant des personnages politiques ou mafieux new-yorkais qu'il égratigne assez durement, dont certains que je ne nommerai pas. En fin de compte, il faut attendre la dernière page pour apprendre que le meurtre n'a jamais été résolu. On ne sait pas qui a tué Arnold Rothstein mais c'est sans importance vu que ce n'est plus vraiment le sujet du livre. Tous les protagonistes qui ont gravité autour d'Arnold, dont son ex-femme, ont disparu sans laisser de traces. Même si, comme je l'ai déjà dit, on se perd un peu dans la description des nombreux personnages (il m'est arrivé de revenir en arrière pour tout bien situer), j'ai pris énormément de plaisir à la lecture de ce roman (le deuxième à tomber des 25 recensés dans ma PAL - voir mon billet du 24/10/07).

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dimanche 18 novembre 2007

La bête qui meurt - Philip Roth

Grâce à une amie, j'ai découvert une partie de l'oeuvre de Philip Roth et je l'en remercie. Je viens d'achever un court roman publié en 2001, La bête qui meurt, où le narrateur est David Kepesh, héros de deux romans précédents de Philip Roth: Le sein (1975) et Le Professeur du désir (1977). Dans La bête qui meurt, David Kepesh, âgé de 70 ans (double de Philip Roth?), raconte sa brève mais torride liaison, 8 ans plus tôt, avec une jeune femme, Consuelo, âgée de 24 ans, fille d'immigrés cubains. Consuelo est belle et a des seins magnifiques. Jusqu'à présent, David Kepesh était un homme qui aime les femmes en trompant la sienne allègrement. Avec Consuelo, il connaît pour la première fois les affres de la jalousie car elle fréquente d'autres hommes et il le vit mal. Leur liaison dure un an et demi avant que Consuelo n'y mette un terme de façon brutale. Huit ans plus tard, elle reprendra contact avec lui dans des circonstances dramatiques. En plus de cette histoire, l'écrivain fait un plaidoyer sur le fait qu'un homme ne peut pas être fidèle. Il compare le mariage à la prêtrise pour ce qui concerne le voeu de chasteté. C'est une des raisons de son divorce. Le roman est très cru dans les termes employés mais pas vulgaire et l'écriture de Philip Roth est tellement brillante que je n'ai pas été choquée en le lisant.
Et, pour finir, voici un petit message personnel: ayant compris que Karamzin aime les romans de Philip Roth (voir son commentaire sous mon billet du 24 octobre 2007), je le lui conseille vivement à moins qu'il ne l'ait déjà lu.

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jeudi 15 novembre 2007

Millenium 3 - La reine dans le palais des courants d'air - Stieg Larsson

Je viens de terminer le tome 3, La Reine dans le palais des courants d'air, de la trilogie Millenium (voir mon billet du 21 janvier 2007) qui est en train de faire du bruit. Des panneaux immenses dans le métro parisien annoncent qu'un coffret des trois volumes est disponible. Et en cadeau, les lecteurs ont la chance d'avoir un fascicule "collector" d'une vingtaine de pages contenant les derniers mails échangés entre l'écrivain Stieg Larsson et son éditrice. L'auteur est mort subitement d'une crise cardiaque juste avant que les romans ne sortent en librairie. Tout cela pour dire que ce troisième et dernier volume termine en beauté cette entreprise. Il est la suite et fin de Millenium 2. C'est un roman à suspense où se mêlent des journalistes d'investigation, des "hackers", des policiers, des hommes politiques et des services secrets, et des proxénètes. Certains personnages comme la journaliste Erika Berger sont plus étoffés, d'autres font des apparitions. On s'attache à tous les protagonistes qui sont inspirés parfois par des personnages existants ou ayant existés. Stieg Larsson était lui-même rédacteur en chef d'une revue très semblable à Millenium. La trilogie est à lire dans l'ordre, même si le premier tome peut se lire séparément. Ne lisez pas le troisième avant le second. Mais lisez la trilogie, je pense que vous ne regretterez pas.

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mardi 6 novembre 2007

Chagrin d'école - Daniel Pennac

Dans la lignée de Comme un roman (cité dans mon billet du 19/04/2007), le dernier livre de Daniel Pennac (de son vrai nom Pennaccioni) est très autobiographique. Chagrin d'école permet à DP de raconter comment, petit dernier d'une fratrie de 4 frères, enfant de militaires, cancre de son état avec d'énormes problèmes en orthographe et mauvais dans presque toutes les matières, il a été "sauvé" grâce aux livres (surtout ceux qui n'étaient pas imposés en classe). Il adorait lire. Et il rend aussi grâce à quatre professeurs, en math, en philo, en histoire et en français, qui ne se sont pas posés de questions et ont tout fait pour le sortir de sa "cancritude". Puis l'ouvrage part un peu dans tous les sens mais j'ai retenu qu'il chante les louanges de tous ces enseignants qui ne laissent pas tomber ces enfants en difficulté. Lui-même, devenu professeur de français pendant 25 ans, a tout fait pour que des élèves dans des classes aménagées et non pas "à ménager" deviennent bons en orthographe ou qu'ils puissent apprécier la poésie sans qu'elle reste pour eux de la récitation imposée. Cela m'a ramené à ma scolarité personnelle. Moi qui étais une élève excellente en primaire, j'ai connu une désillusion dès la 6ème où je me suis retrouvée dans les dernières et j'ai eu le niveau "Passable" pendant mes 7 années de collège-lycée. Et sauf amnésie partielle ou totale, je n'ai malheureusement pas connu de professeur aussi proche de ses élèves que M. Pennac. J'aurais bien aimé l'avoir comme enseignant. A mon avis, il fait une description un peu idyllique (l'exception plutôt que la règle) sur le métier de professeur au collège et lycée.
PS: je viens d'apprendre que ce livre, dont j'avais rédigé la chronique d'avance (après l'avoir lu la semaine dernière), a obtenu le Prix Renaudot lundi 5 novembre 2007.

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mardi 30 octobre 2007

Martine à travers les âges

L'autre jour, j'ai été invitée chez un couple qui a une petite fille de presque 5 ans. J'ai décidé d'apporter quelques livres d'enfants (plutôt que le traditionnel bouquet de fleurs!), et j'ai choisi "comme pour moi" à la FNAC. Notamment, j'ai découvert que la série que je lisais il y a près de 40 ans, "Martine", continue à être éditée et rééditée, et j'ai choisi les éditions reproduisant les couvertures d'époque. Eh bien, la gamine connaissait déjà la série par le "centre de loisirs" où elle va! Elle a feuilleté son exemplaire avec intérêt, et quelques jours plus tard sa maman m'a transmis quelques photos numériques de couvertures de livres, premières tentatives spontanées de sa fille en photographie paraît-il. Si elle y marque son nom comme recommandé (dès 5 ans, les enfants apprennent les lettres de leur nom à l'école!), j'espère au moins qu'elle utilisera un crayon et non un stylo pour ne pas abîmer définitivement ses bouquins. En tout cas, j'avais été amusée de voir que le papa connaissait lui aussi Martine.
PS: ce n'est pas pour faire de la pub, mais après une recherche sur internet, je viens de vérifier que le 57ème album (en 53 ans!) venait de paraître! Moi, j'en avais offert que je connaissais déjà. Les albums de Martine font 17 pages avec une jolie illustration par page accompagnée d'un texte très bien écrit qui raconte ce qui arrive à Martine (jolie petite fille aux cheveux auburn) dans des situations précises : Martine au théâtre, en bateau, aux sports d'hiver, en avion, etc. Martine a un papa, une maman, un chien (Patapouf), et un chat, Minet. Et elle a quelques camarades de jeu. Les auteurs de ces histoires sont Gilbert Delahaye (Textes) et Marcel Marlier (Aquarelles). Je suis contente que cette littérature enfantine de qualité perdure d'une génération à l'autre.

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