mercredi 6 juillet 2016

Brillante - Stéphanie Dufays

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Grâce à Keisha, je viens de terminer Brillante (Mercure de France, 185 pages), un premier roman écrit par une haut fonctionnaire dans les affaires sociales. L'histoire est celle de Claire Vermont, qui forme un beau couple avec Antonin. Ce dernier travaille dans la finance. Ils ont tous les deux la trentaine. Diplômée d'une Grande Ecole, Claire a été embauchée chez Nutribel, une entreprise agro-alimentaire parmi les plus performantes. "Travailler chez Nutribel, c'est plus qu'un métier, c'est un style de vie. Nutribel considère que ses collaborateurs, c'est sa force". Claire semble heureuse dans cette société dans laquelle elle occupe un poste comme chef de produit développement. Elle travaille en collaboration étroite avec sa chef Corinne qui partage sa même vision des choses. Or un jour, insidieusement et assez rapidement, Claire sent que quelque chose ne va pas: sa chef l'évite, Claire rate une présentation sur une boisson énergisante, on ne lui confie plus rien. Elle se retrouve "placardisée" sans comprendre ce qui lui est arrivé. Claire, jeune femme brillante, a fait un "burn out". La fin du roman laisse présager que les choses ne vont pas forcément s'arranger pour Claire. Un roman bien construit et bien écrit qui m'a plu.

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samedi 2 juillet 2016

Prix du roman FNAC 2016

Sélectionnée en 2013 et 2014 mais pas en 2015, j'ai à nouveau le plaisir de faire partie des lecteurs/adhérents de l'enseigne à qui on a demandé de lire cinq livres (parmi une série de 242 ouvrages qui paraîtront à partir de fin août pour la rentrée littéraire). J'ai donc reçu mes cinq livres le 1er juin. Il fallait les avoir lus pour le 6 juilet 2016 au plus tard. J'ai terminé le 5ème il y a cinq jours.

Mes lectures m'ont dans l'ensemble été agréables, mais j'ai peiné pour terminer deux d'entre elles.

Sur les cinq, trois ont été écrits par des femmes (une Canadienne anglophone et deux Britanniques). Deux des livres sont des premiers romans. Les deux écrivains masculins sont un Français et un Canadien francophone.

Je vous donne mes impressions en bref:

Eclipses japonaises d'Eric Faye, Editions du Seuil, m'a plu. Il évoque le cas de Japonais de toutes conditions enlevés dans les années 70 par des espions de la Corée du Nord. Ces Japonais, hommes, femme et même adolescentes, seront retenus de force en Corée et obligés d'enseigner la langue japonaise et les coutumes nippones à de futurs espions. On apprend aussi que des Américains ont été kidnappés après avoir déserté le conflit vietnamien. Ils resteront des années sur les terres de Kim Jong-un. Ce roman paraît le 18 août prochain et il fait 225 pages. A lire.

Je continue avec L'année la plus longue du Canadien francophone Daniel Grenier. C'est un premier roman à paraître le 17 août en France (Editions Flammarion, 390 pages). Il a rencontré un grand succès public et critique au Québec. J'avoue que je n'ai pas été totalement convaincue par l'histoire d'Aimé Bolduc, né le 29 février 1760, qui vieillit d'un an tous les quatre ans. Tel un vampire, le temps n'a presque pas de prise sur lui (mais il ne boit pas de sang). Il va traverser deux siècles d'Amérique du nord. Son lointain descendant, Thomas Langlois, né aussi un 29 février (en 1980) connaîtra semble-t-il le même destin. La première partie qui fait 100 pages m'a bien intéressée. Après, c'est long, très long (comme la vie d'Aimé). Au détour de phrases, j'ai noté quelques expressions comme "chaise berçante" (pour rocking-chair).

L'histoire du roman Le Naturaliste de Alissa York (Editions Liana Levi, à paraître le 8 septembre 2016, 320 pages) se passe au XIXème siècle, en 1867. Iris Ash, qui vient de perdre brusquement son mari Walter, part en expédition le long du fleuve Amazone, accompagnée de sa dame de compagnie, Rachel Weaver, une jeune Quaker, et de Paul Ash, son beau-fils, un métis passionné par les livres. Walter qui était un grand amoureux des reptiles de toutes sortes voulait en rapporter pour les naturaliser ou les garder vivant dans un immense vivarium afin de les observer. Iris, Rachel et Paul vont être aidés dans leur entreprise par l'oncle et la tante de Paul. Iris, très douée en dessin, fait des croquis des nombreux animaux capturés pendant leur périple. C'est une histoire originale mais il n'y a pas vraiment de conclusion. Je suis restée sur ma faim.

M pour Mabel d'Helen McDonald (Fleuve Edtions, 380 pages, à paraître le 25 août 2016) est un récit autobiographique. Helen McDonald, qui enseigne à Cambridge, a une passion pour la fauconnerie depuis toujours. Elle concentre son récit sur sa rencontre avec une femelle autour qu'elle prénomme Mabel. On suit toutes les étapes qui permettent à Helen McDonald de tisser un lien avec Mabel autour. C'est un oiseau difficile à apprivoiser. Pendant cette période, le père d'Helen McDonald dont elle était proche, meurt subitement. Elle en est très marquée et cela se ressent dans sa relation avec Mabel. J'ai retenu de ce livre qu'apprivoiser un faucon demande du temps, de l'énergie, et de la patience. J'ai trouvé ce livre un peu long à cause des références à des carnets de notes écrits par un certain Mr White dans les années 30, qui a lamentablement échoué en voulant apprivoiser un faucon nommé "Gos".

Je termine par mon livre préféré (et de loin), Les mots entre mes mains, un premier roman de Guinevere Glasfurd (Editions Préludes, 435 pages que j'ai "dévorées", à paraître le 24 août 2016). L'histoire divisée en courts chapitre se passe aux Pays-Bas, entre 1632 et 1640. Il s'agit d'une histoire d'amour méconnue entre René Descartes (en exil) et une jeune servante, Helena Jans Van der Strom. De cette relation naîtra, en 1635, Francine qui mourra 5 ans plus tard de la scarlatine. Ce premier roman est centré sur le personnage d'Helena, qui a appris à lire et à écrire toute seule. Elle a une forte personnalité. Elle ne se laisse pas faire. Elle appelle Descartes "Monsieur". Ce roman m'a vraiment emballée. Je ne sais pas s'il sera dans les 30 romans finalistes pour le prix du roman Fnac. Toujours est-il que j'espère que vous le lirez quand il paraîtra.

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mardi 21 juin 2016

Spooner - Pete Dexter

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J'ai emprunté ce roman dans la nouvelle bibliothèque de la Canopée, aux Halles, à Paris. J'ai été attirée par le "papillon" jaune entre deux pages demandant au lecteur de donner son avis sur ce roman. En un mot: enthousiasmant. Ce roman avec des parties autobiographiques m'a emballée. Spooner (Editions de l'Olivier, 546 pages), paru en 2011, narre l'histoire de Warren Spooner sur plus de 40 ans, de sa naissance à l'âge adulte. Dès sa naissance, Spooner a mis sa maman Lily à rude épreuve. L'accouchement a en effet duré 56 heures! Il est sorti peu de temps après Clifford, son frère jumeau mort-né. Spooner n'a pas connu son père mort peu de temps après sa naissance, mais il a eu la chance d'avoir un beau-père assez exceptionnel en la personne de Calmer Ottosson, ancien officier de marine qui s'interrogera longtemps sur le comportement de Spooner, toujours prêt à faire de grosses bétises: faire pipi dans les chaussures du voisin par exemple. Mais Spooner est un personnage très attachant, et on n'arrive pas à lui en vouloir. La maman, Lily, une démocrate convaincue, a souffert de crise d'asthme et d'allergies jusqu'à sa mort. Doué pour le base-ball mais gravement blessé et couturé de partout, Spooner deviendra journaliste. J'ai tout de suite aimé le style et le grand sens de la narration de ce roman souvent drôle que je recommande chaudement, tout comme Carmadou. Des romans comme celui-ci, j'en redemande.

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lundi 6 juin 2016

La femme qui avait perdu son âme - Bob Shacochis

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La femme qui avait perdu son âme de Bob Shacochis (finaliste du prix Pulitzer 2014) fut, en ce qui me concerne, une lecture quelque peu laborieuse (comme l'écriture de ce billet), et pourtant que d'éloges de la part des critiques et des libraires! Ce roman peut faire l'objet du challenge "pavé de l'été" avant l'heure. Edité aux Editions Gallmeister, La femme qui avait perdu son âme fait 780 pages (!). Imprimé en petits caractères, ce roman que Shacochis a mis 10 ans (!) à écrire est découpé en 5 parties plus ou moins intéressantes se déroulant à des périodes et dans des lieux différents. Les phrases sont longues et les dialogues plus ou moins intégrés dans le corps du texte, sans guillemets. Ce n'est pas une lecture reposante. La première partie se passe à Haïti en 1996, après la chute de Duvalier. Une photojournaliste, Dottie Chambers, connue sous d'autres noms comme Jackie Scott, Renee Gardner ou Dorothy Kovacevic, vient d'être tuée sur le bord d'une route de l'île. C'est la femme qui disait avoir perdu son âme. Comme cela se passe en Haïti, il est question de culte vaudou et d'intervention des troupes américaines. J'ai trouvé cette partie assez difficile à suivre avec beaucoup de personnages. Dans la deuxième partie, que j'ai appréciée, l'écrivain fait un retour en arrière en 1944-45: en Croatie, un garçonnet, Stjepan Kovacevic, 8 ans, est témoin du meurtre de son père par un bosniaque musulman. Il gardera toute sa vie une haine contre les Musulmans. Plus tard, il deviendra un sous-secrétaire d'Etat à Washington sous le nom de Steven Chambers. Il s'agit du père de Dorothy (Dottie). La troisième partie (qui m'a aussi bien plu) se passe à la fin des années 80. Dorothy a 17 ans et elle rejoint son père en Turquie, à Istanbul. Elle va servir d'appât dans un piège tendu par son père pour démasquer un homme. Rien que cette partie fait 240 pages. Dans les deux dernières parties, on revient à la grande Histoire, où l'on apprend comment quelques individus comme Chambers sont à l'origine de la chute du Mur de Berlin ou de la guerre en Afghanistan.

Pour conclure, par rapport au résumé de la quatrième de couverture, je m'attendais à autre chose de ce roman, qui m'a déçue en partie et qui aurait pu faire 300 pages de moins: j'ai fait un gros effort pour le terminer. Lire les billets plus enthousiates de Leatouchbook, encoredunoir, Undernierlivre, motspourmots, et lireaulit.

Je serais plutôt en accord avec ce qui est écrit dans ce billet en ajoutant que j'ai lu ce roman l'esprit très reposé (et heureusement).

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samedi 28 mai 2016

Mémoire de fille - Annie Ernaux

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En relisant le billet d'Aifelle qui m'a donné envie de lire le livre d'Annie Ernaux, je me rends compte que je suis passée à côté de Mémoire de fille (Editions Gallimard) et je le regrette. Mémoire de fille n'est pas un roman mais une plongée dans les souvenirs d'Annie Ernaux, qui raconte la fille de 1958, c'est-à-dire elle-même. Elle a presque 18 ans et pour la première fois elle quitte Yvetot et sa famille catholique pour être monitrice durant un mois dans une colonie de vacances laïque et mixte dans l'Orne. En deux pages, elle nous raconte sa première "nuit d'amour" du 16 au 17 août 1958, qui lui laissera un souvenir traumatisant. "Il me semble que je ne peux peux m'approcher davantage de la réalité. Qui n'était ni l'horreur ni la honte. Seulement l'obéissance à ce qui arrive, l'absence de signification de ce qui arrive." Peut-être parce que j'ai 22 ans de moins qu'Annie Ernaux et que j'avais 6 ans en mai 68, j'ai du mal à me sentir concernée voire même touchée par ce que l'auteur raconte. Cela ne m'empêche pas de recommander ce livre de 150 pages écrites au scalpel.

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mardi 17 mai 2016

Meurtres à Willow Pond - Ned Crabb

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Meurtres à Willow Pond de Ned Crabb (Edition Gallmeister, 420 pages) remplit son contrat de lecture distrayante (si, si). C'est un vrai "page turner". Les morts sont violentes, les personnages (presque) tous antipathiques (même la première victime). Cela se passe dans le Maine de nos jours, au bord d'un lac, dans un lodge où viennent des gens fortunés. Iphigene (Gene) Seldon, 77 ans, est la maîtresse des lieux. Elle se comporte en tyran au langage peu châtié qui humilie ses neveux et nièce futurs héritiers de la fortune familiale. Mais Iphigene a décidé de changer son testament et veut en faire part lors d'un week-end. Pour ce faire, outre ses neveux Brad (un alcoolique), Merrill (une accro à la cocaïne) et Kipper (un homosexuel), elle a demandé à Alicia et Six Goodwin, ses cousins, d'être présents. Il faut préciser que Brad et Merrill, considérés comme les meilleurs pêcheurs de l'Etat, sont séparés et en instance de divorce de leurs conjoints qui ne valent pas mieux. Excepté Alicia et Six, tous les personnages ne pensent qu'à l'argent et ne rêvent que de se débarrasser de Gene. Leurs voeux sont exaucés quand, lors d'un gros orage, Gene est assassinée de manière brutale. Bien évidemment, les suspects sont nombreux. Je vous laisse découvrir les rebondissements de l'intrigue (dans laquelle le lecteur se perd un peu) et faire connaissance avec les enquêteurs: le shérif Benson et son adjoint Caleb ainsi que Tom (Thomasina) Barclay, une inspectrice et docteur en psychologie criminelle. Un roman vraiment sympa à lire pour la galerie des personnages.

Lire les billets d'Hélène et de Sandrine.

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lundi 9 mai 2016

Territoires - Olivier Norek

Comme me l'a fait remarqué Didi avec raison dans son commentaire sur mon billet précédent du 07/05/16, j'avais mentionné Territoires d'Olivier Norek dans l'en-tête de mon billet précédent mais je n'avais rien rédigé dessus. Voici l'oubli réparé.

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Territoires est un des nombreux romans policiers rapporté du salon du Quai du Polar de cette année. Le romancier m'a fait une dédicace très sympa. Après Code 93 déjà très réussi, Territoires (Editions Pocket, 377 pages haletantes) nous permet de retrouver le capitaine Vincent Coste et son équipe à Malceny dans le 93. Trois importants caïds du coin sont abattus l'un après l'autres de manière brutale. Quelqu'un est en train de "faire le ménage" pour contrôler seul le trafic de drogue dans la ville et ses environs. Norek a le sens du rythme: j'ai suivi l'enquête de la police avec beaucoup d'intérêt. On fait entre autre la connaissance de Moniseur Jacques, un retraité de plus de 70 ans obligé d'entreposer une grande quantité de drogue dans son armoire, de Bibz, un petit noir haut comme trois pommes mais très dangereux, aux méthodes brutales pour se faire obéir et faire avouer ses victimes (même un chat n'est pas épargné), ainsi que de Madame le maire de Malceny, Andrea Vesperini, qui ne s'embarrasse d'aucun scrupule pour administrer sa ville, etc. L'intrigue est menée de main de maître. J'ai lu ce roman en une journée. Je sais que je lirai le troisième roman de Norek, Surtensions qui vient de paraître. Je trouve que le polar français se porte bien. 

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samedi 7 mai 2016

Trois jours et une vie - Pierre Lemaitre

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J''ai acheté Trois jours et une vie de Pierre Lemaître (Albin Michel, 279 pages) au dernier Salon du livre 2016 à Paris. Je voulais le faire dédicacer par le romancier mais il y avait une telle queue que j'ai renoncé. J'annonce tout de suite que je n'ai pas lu Au revoir là-haut et je ne ferai pas de comparaison. En revanche, j'ai retrouvé dans ce roman l'écriture de Robe de marié et de Travail soigné. L'histoire de Trois jours et une vie est un peu moins anxiogène que les deux autres, quoique... Antoine, 12 ans, tue accidentiellement Remi, 6 ans, dans un bois jouxtant la petite ville de Beauval dont les deux garçons sont originaires. Cela se passe en 1999 à la veille de la tempête dite "du siècle". Cette exposition du drame tient en treize pages, suivies par plus de 250 pages dans lesquelles le lecteur se demande si Antoine va se dénoncer ou être démasqué. L'intrigue se déroule sur une période de 16 ans. Je suis partagée sur le personnage d'Antoine qui aura un comportement de lâche pendant toute cette période, mais je n'arrive pas à le condamner. J'ai lu le roman en deux fois avec un arrêt d'une semaine, étant passé à d'autres lectures. Peut-être n'ai-je pas été passionnée plus que cela. Lire les billets d'Inganmic, Sylire, Clara, Monpetitchapitre, noukette, gambadou, sandrine.

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lundi 25 avril 2016

Rester groupés - Sophie Henaff / Jugan - Jérôme Leroy

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Avec Rester groupés (Albin Michel, 325 pages) de Sophie Henaff (Albin Michel, 326 pages), on retrouve l'équipe de policiers dont on avait fait la connaissance dans Poulets grillés. Le commissaire Anne Capestan est chargée d'enquêter sur trois morts dont l'un est Serge Rufus, son propre ex-beau-père. A l'approche de Noël, l'équipe bien soudée trouve un lien commun entre les victimes qui vivaient éloignées les unes des autres: un braquage de banque qui tourna mal 25 ans auparavant. Capestan renoue avec son ex-mari, Paul. L'intrigue est bien menée. C'est peut-être un "chouïa" moins drôle que Poulets grillés mais Sophie Henaff, qui m'a fait une gentille dédicace au salon de Quai du Polar, est un écrivain à suivre. A la fin de Rester groupés, on sent que l'on retrouvera "les Poulets".

 

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Jugan (Editions La Table Ronde, 213 pages) est le troisième roman que je lis de Jérôme Leroy, écrivain dont j'aime l'écriture. Après ses deux romans, Le bloc et L'Ange-gardien, situés dans le milieu d'extrême-droite, Jugan (du nom d'un des personnages principaux) se passe dans une mouvance d'extrême-gauche. Le narrateur se remémore, dans des rêves récurrents, les tragiques événements survenus 10 ans auparavant, au début des années 2000 à Noirbourg. Justement, Joël Jugan vient de sortir de prison après 18 ans d'emprisonnement, il est en liberté conditionnelle. Il revient s'installer dans la ville de Noirbourg en Normandie. C'est là qu'avec son groupe d'extrême-gauche ,"Action Rouge", il avait tué le patron d'une entreprise de la région. Jugan, complètement défiguré, n'a rien perdu de son magnétisme. C'est un prédateur qui va jeter son dévolu sur une jeune "beurette", Assia Rafa. On devine très vite que l'histoire va très mal se terminer. Moins emballée que pour ses deux romans précédents, je le conseille tout de même. J'ajouterais que M. Leroy est un homme affable très sympathique.

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jeudi 21 avril 2016

Le chien arabe - Benoît Severac / Le blues de Bertie - Alexander McCall Smith

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Après les Chevelues, un roman policier original qui se passait au temps des Gaulois, Benoît Severac (qui vit à Toulouse) a écrit une histoire qui se déroule de nos jours. Le chien arabe (Edition La Manufacture de livres, 284 pages), lu en un week-end au retour du dernier salon Quai du Polar, m'a emballée. Ce roman noir se passe dans le quartier des Izards au nord de Toulouse (l'un des plus mal famés de la ville rose, où l'islamisme radical fait des ravages) en plein été, époque où Toulouse est une fournaise. Nourredine Ben Arfa, le caïd du quartier, attend une "livraison" de Barcelone. Il se sert de chiens rottweilers comme "mules" afin de transporter de la drogue. Le même soir, Samia, sa soeur, emmène au cabinet vétérinaire l'un des chiens qui n'arrive pas à éliminer la drogue dans ses intestins. La vétérinaire, Sergine Ollard, 1m88 pour 80kg, qui vient d'être quittée par son petit ami, éprouve très vite de la sympathie pour Samia. Sergine va vite se retrouver dans une lutte entre deux camps, aussi dangereux l'un que l'autre. J'ai aimé la fin plutôt optimiste. Un bon roman bien écrit à découvrir. Je remercie M. Séverac pour la gentille dédicace à mon ami.

 

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Pour une lecture détente, je conseille maintenant Le blues de Bertie (Editions 10/18, 303 pages), le 7ème tome de la série "44 Scotland Street". On retrouve Bertie, toujours 6 ans 3/4, qui aimerait se faire adopter par une nouvelle famille. Matthew et Elspeth embauchent Anna, une jeune nounou danoise, pour s'occuper de leurs triplés, trois garçons. Anna se révèle une "nounou en or", qui par son sens pratique et d'organisation gère avec maestria toutes les situations et soulage les parents qui peuvent enfin se reposer. Domenica et Angus préparent à vivre ensemble puisqu'ils vont se marier. Stuart, le papa de Bertie, est admis dans une loge maçonnique, au grand dam de son épouse Irène, toujours aussi insupportable. J'arrête là l'énumération de quelques péripéties de ces histoires que je suis avec sympathie depuis le premier tome.

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