mardi 9 août 2016

Comme des bêtes - Chris Renaud

J'ai voulu voir Comme des bêtes (le titre original est plus parlant: The Secret Life of Pets, soit "La vie secrète des animaux de compagnie") réalisé par Chris Renaud (le créateur des Minions), car j'avais trouvé la bande-annonce très amusante. Pour résumer, ce film est sympa mais il manque de vrai scénario. En revanche le rythme est trépidant et sans temps mort. L'animation est réussie même si j'ai trouvé les couleurs un peu criarde par moment.

A Manhattan, dans un immeuble d'habitation, Max, un terrier Jack Russell, mène une vie heureuse avec sa jeune maîtresse, Katie. Tous les matins, Max aboie joyeusement pour que Katie ne parte pas à son travail. Il n'aime pas rester seul (comme les autres chiens en général). Pendant que les maîtres sont partis, les animaux font les fous, se fréquentent les uns les autres, etc. Un soir, Katie revient en compagnie de Duke, un gros chien marron sans race définie. Max n'est pas heureux de devoir partager l'affection de Katie ainsi que sa gamelle et son panier. Max et Duke deviennent ennemis mais, suite à un concours de circonstances, les deux chiens vont s'allier pour affronter toute une armée d'animaux - commandés par un lapin blanc psychopathe - qui, eux, n'ont pas la chance d'avoir des maîtres aimants. Max et Duke vont être aidés par Chloe, une chatte grise assez dodue, Pops, un vieux chien paralysé de l'arrière-train, Tiberius, un faucon neurasthénique, et Gidget, une chienne eskimo américain qui en "pince" pour Max. Les scènes d'extérieur sont souvent spectaculaires. Il y a des gags assez drôles, des séquences émouvantes comme quand on apprend ce que fut la vie de Duke avant son adoption par Katie. Il semble qu'une suite à ce film est prévue pour sortir en 2018.

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samedi 6 août 2016

Le jour des morts / Sans pitié ni remords - Nicolas Lebel

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Grâce à Emma (que je remercie) j'ai découvert tout récemment Nicolas Lebel, un écrivain de polars aux intrigues haletantes.

Dans Le Jour des morts (Editions Marabout, 380 pages), j'ai fait la connaissance du capitaine de police Daniel Mehrlicht (veuf inconsolable et fumeur invétéré de Gitanes) dont la tête ressemble à celle d'un batracien. Il est secondé par deux adjoints: Sophie Latour (amoureuse d'un sans-papiers) et Mickael Dossantos, un adepte de la boxe anglaise et du code pénal, dont il connaît chaque article et chaque alinéa sur le bout des doigts. Ils officient dans un commissariat du XIIème arrondissement. L'histoire se passe pendant la période de la Toussaint, entre le 31/10 et le 05/11. On s'attache très vite à ce trio de policiers auquel on adjoint un stagiaire que Mehrlicht déteste d'avance (avec raison). Ils vont être confrontés à une série de meurtres par empoisonnement qui les feront remonter dans le temps, à la fin de la deuxième guerre mondiale. Et Merhrlicht qui ne quitte jamais Paris sera obligé d'aller jusque dans le Limousin (près de Limoges!) pour conclure l'enquête. Le lecteur est pris dans le récit rondement mené.

J'ai enchaîné tout de suite avec Sans pitié ni remords (Editions Marabout, 370 pages). "Sans pitié ni remords" est une partie d'un alexandrin tiré de l'Homme et la mer des Fleurs du Mal de Baudelaire. Il est d'ailleurs beaucoup question de cette oeuvre et de son auteur dans l'enquête que vont mener Mehrlicht, Latour et Dossantos. Il s'agit d'abord d'une chasse au trésor: une statuette, pièce maîtresse de l'art Bantou du Congo-Brazzaville, ainsi que des bijoux, ont disparu 10 ans plus tôt du Musée des Arts d'Afrique et d'Océanie, près de la Porte Dorée dans le XIIème arrondissement. Mais n'anticipons pas. L'histoire commence donc le 9 novembre, soit 4 jours après la fin du roman précédent. Jacques Morel, un flic et le meilleur ami de Mehrlicht, vient de décéder d'un cancer à l'hôpital. Un notaire remet une enveloppe à Mehrlicht dans laquelle se trouve un diamant (qui représente un oeil de la statuette dérobée). En parallèle, plusieurs meurtres sont commis les uns derrière les autres. Les victimes, hommes et femmes sont d'anciens employés du musée. On apprend très vite que deux anciens légionnaires, un Corse, Luciani (un vrai psychopathe) et un Russe, Vlad, sont payés pour éliminer les personnes d'une liste. Je n'en dirai pas plus car j'ai déjà révélé beaucoup de chose. J'ai trouvé l'histoire encore plus passionnante que la précédente. On ne s'ennuie pas une minute. Je recommande.

Lire les billets sur l'un ou l'autre roman d'Emma, de Belette2911, de Claude le Nocher, de Pierre Faverolle. Il faut noter que ces deux derniers blogueurs sont cités par Nicolas Lebel dans ses "Remerciements" à la fin de Sans pitié ni remords.

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jeudi 4 août 2016

Man on High Heels - Jin Jang

Après The Strangers, voici un autre film sud-coréen que je conseille. J'ai vu les deux films à un jour d'intervalle. Une fois de plus, je constate que ce film venu d'Asie porte un titre anglais. C'est devenu courant. Pourquoi ne pas avoir laissé le titre original (Hai-hil) ou le sortir avec un titre français? Je ferme la parenthèse.

Man on High Heels est le premier film de Jin-Jang (qui réalise des films depuis 20 ans) à bénéficier d'une sortie en France. C'est peut-être parce qu'il a été récompensé du Grand prix au dernier festival policier de Beaune. Man on High Heels ("L'homme aux talons hauts") raconte une histoire originale. Ji-Wook est un flic de légende qui est admiré de tous, même par la pègre locale. Ji-Wook est un homme grand, beau et athlétique, qui veut devenir une femme. Quand il s'habille en femme avec des hauts talons, il a beaucoup de classe. Mais son secret est bien gardé dans ce pays très machiste. Quelques flash-back avec une musique un peu sirupeuse montrent Ji-Wook adolescent amoureux d'un camarade. Pour en venir à l'histoire purement polar, on assiste à une séquence d'ouverture grandiose. Ji-Wook, sans se servir de son revolver à 6 coups, arrive à mettre KO une dizaine d'hommes dans une salle de restaurant. Le combat est chorégraphié comme un ballet. Tout comme, plus tard dans le film, la séquence de lutte avec des parapluies. Ji-Wook envoie à l'hôpital un chef mafieux dans un état grave, le frère de ce dernier en profite pour essayer de devenir à son tour le chef. Les dernières scènes sont sanglantes mais il y a une certaine distanciation dans la façon de filmer. Ce film de 2H05 m'a vraiment beaucoup plu. A voir rien que pour les séquences décrites ci-dessus. Lire le billet d'Alex-6.

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lundi 1 août 2016

La mort se lève tôt / Un deuxième voeu - Ramon Diaz-Eterovic

J'ai été contente de trouver ces deux titres dans une bibliothèque ouverte assez récemment à Paris dans le Xème arrondissement.

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Ramon Diaz-Eterovic, né en 1956, est un écrivain chilien que je recommande pour ceux qui ne connaissent pas. Il a écrit une quinzaine de romans policiers mettant en scène le détective Heredia et son chat Simenon, mais seulement six d'entre eux ont été traduits en français à ce jour, et même pas dans l'ordre de leur parution, ce qui est bien dommage (c'est carrément un scandale). Après Les sept fils de Simenon, La couleur de la peau et L'Obscure mémoire des armes, voici donc La mort se lève tôt (280 pages) et Un deuxième voeu (250 pages). Ces deux romans sont publiés aux éditions Métailié, et comme dans les précédents, Ramon Diaz-Eterovic situe ses histoires dans la ville de Santiago de nos jours mais avec des rappels du temps de la dictature. J'ai retrouvé avec grand plaisir Heredia (spécialisé dans la recherche des personnes disparues) et Simenon.

Dans La mort se lève tôt, Heredia, à la demande de Dagoberto Solis, un ami policier retraité à qui on demande de reprendre du service, va enquêter sur la mort par overdose d'une amie journaliste dans un hôtel. Cette mort qui fait croire à un suicide est en réalité un meurtre maaquillé, tout comme celui d'un Américain peu de temps avant, ainsi que la mort suspecte d'un des cuisiniers travaillant dans ce même hôtel. Le célibataire endurci qu'est Heredia, tout en menant ses investigations en prenant son temps, rencontre une jeune femme, Griseta, qui s'installe chez lui. Son chat Simenon avec qui il converse très souvent voit d'un mauvais oeil l'arrivée de cette intruse. Heredia continue aussi de parier aux courses de chevaux grâce à son ami Anselmo qui tient un kiosque en bas de chez lui. Tous ces personnages donnent beaucoup d'humanité à l'histoire, qui a comme toile de fond la fabrication clandestine d'armes bactériologiques. Une intrigue un peu compliquée mais je conseille.

Tout comme je conseille Le deuxième voeu qui se passe quelques années après. Un certain Julio Servilo  demande à Heredia de retrouver son père âgé dont il n'a plus de nouvelles. Par ailleurs, Heredia reçoit un paquet dans lequel se trouve une lettre de Silvia Fujon, une femme décédée depuis six mois qui avait bien connu la mère du détective. Dans ce roman, on apprend en effet qu'Heredia a vécu dans un orphelinat dès l'âge de 5 ans. Il se souvient à peine de sa mère Mercedes et ne sait pas qui était son père. Le deuxième voeu (le titre du roman) fait référence au souhait de la mère d'Heredia, à savoir que Silvia puisse retrouver l'homme que Mercedes avait aimé. J'ai suivi avec intérêt les recherches qu'Heredia mène de front. Sa quête pour savoir qui était son père est touchante. Il va apprendre que son père était boxeur et s'appelait Buenaventura Dantès. Pour l'autre enquête, Heredia va affronter des hommes abjects qui s'enrichissent sur le dos des petits vieux laissés-pour-compte dans cette grande ville qu'est Santiago. Un très bon roman. Lire le billet de Noëlle.

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vendredi 29 juillet 2016

The Strangers - Hong-jin Na

Après The Chaser et The Murderer du même réalisateur, je viens de voir The Strangers (sorti le 6 juillet 2016), le nouveau film du Sud-Coréen Hong-jin Na. Le film dure plus de 2H30 sans temps mort. The Strangers se passe de nos jours, dans la petite ville de Goksung ("Goksund" est le titre original du film). Des événements étranges commencent à s'y dérouler: les membres d'une famiille sont massacrés par un des leurs, pris d'une crise de folie. Un policier de la ville, Jong Goo, qui est mal considéré par sa hiérarchie (on le trouve paresseux et peu fiable), se met à enquêter à titre personnel, car Hyo-Jin sa petite fille, jusqu'à présent si souriante, change tout à coup de personnalité. Elle devient agressive, ordurière, avec des accès de violence. Comme les autres personnages pris de folie, elle est couverte de plaques d'urticaire. On découvre qu'un vieil ermite, un Japonais, s'est installé dans une masure au fond des bois. Des cauchemars récurrents où il voit le Japonais avec des yeux rouges dévorant des animaux crus réveillent Jong Goo. La liste des morts s'allongent dans la ville où il pleut souvent des trombes d'eau sans que l'on sache quoi faire. Un chaman est néanmoins appelé à la rescousse pour exorciser Hyo-Jin. La scène est impressionnante et n'est pas ridicule. Qui est l'incarnation du Mal? Le Japonais ou une autre personne? Est-ce des humains ou des fantômes? Le film comporte des moments éprouvants et sanglants et une atmosphère angoissante, avec un confrontation finale dans une grotte que l'on n'oublie pas entre Satan et un jeune diacre. J'ai aimé le film dans son ensemble. Un film à découvrir. Dans un prochain billet, je parlerai d'un deuxième film sud-coréen, sorti le 20 juillet et qui m'a aussi beaucoup plu. Lire les billets de Trillian, Tinalakiller, Mymp et Ffred.

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mardi 26 juillet 2016

Les vivants et les morts - Nele Neuhaus

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Des vivants et des morts de Nele Neuhaus (Edition Actes Noirs, Actes Sud, 490 pages) est le 5ème roman que je lis de cet écrivain. Je l'ai trouvé assez réussi du point de vue du déroulement de l'intrigue, même si, comme pour les précédents, je trouve que Mme Neuhaus devrait être plus concise dans sa narration. Il y a un peu de redondance. L'histoire a comme toile de fond les dons d'organes. A la fin de 2012, plusieurs personnes sont abattues par un même tueur qui se fait appeler "Le juge" (il envoie à la police de courtes missives assez énigmatiques). Ce "juge" se fait justice en tuant des personnes qui ont un lien direct avec des employés (médecin, infirmière, ambulancier) d'une clinique qui, des années auparavant, ont pratiqué avec un manque d'éthique évident plusieurs prélèvements d'organes et même d'os sur une jeune femme victime d'une hémorragie cérébrale. Le commissaire Oliver von Bodenstein et Pia Kirchhoff mènent à nouveau l'enquête dans laquelle les suspects sont relativement peu nombreux (c'est pourquoi le roman aurait pu faire 100 pages de moins). Mais je conseille tout de même.

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samedi 23 juillet 2016

Dictée à l'ancienne en Limousin

Dimanche 17 juillet 2016, en compagnie de mon ami, j'ai eu le plaisir de faire deux dictées. Explications: une institutrice à la retraite du petit village de Montrol-Sénard près de Bellac organise depuis des années, au mois de juillet, ce moment bien sympathique, sous l'égide de l'association touristique syndicat d'initiative. Les dictées (niveau certificat d'études et brevet supérieur) permettent à une trentaine de personnes (chacune dûment munie du ticket d'inscription) de se réunir dans la vieille école communale du village. Dans la salle sont disposés des pupitres d'écoliers avec des encriers "à l'ancienne". On retrouve les tableaux et les craies, les vieilles cartes géographiques Vidal Lablache. Au fond (comme sur la première photo), on voit des porte-manteaux avec des manteaux ou des blouses. Ce jour-là, il faisait chaud dehors mais très bon à l'intérieur: j'ai été impressionnée par l'épaisseur des murs.

La dictée que l'institutrice avait choisie pour le certif était de Marguerite Audoux (1863-1937). Son titre: "Repas du soir à la ferme". Mon ami et moi, on a fait une faute: "à pleines dents" s'écrit au pluriel et non au singulier. On a bien orthographié "du pain bis" et "on eût dit". On a appris que ce temps de verbe (conditionnel passé) n'était plus enseigné, au profit de "on aurait dit". En ce qui concerne la dictée du brevet, on était moins nombreux, et les jeunes qui avaient fait la première dictée ont passé leur tour (ils jouaient à P*kemon!). La dictée proprement dite était plus longue mais pas plus difficile. Son titre: "Une école de village", de Pierre Manse (un illustre inconnu, en ce qui me concerne) J'ai fait une faute à "ânonner". En revanche, on a été plusieurs à ne pas être d'accord avec l'orthographe de "l'extrêmité" (sic!). Après vérification sur un Larousse et un Petit Robert, j'ai constaté qu'extrémité s'écrivait bien avec un accent aigu et non un accent circonflexe... Extrême vient du latin "extremus" tandis qu'extrémité vient du latin "extremitas" (non mais!).

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Ces deux épreuves nous ont pris pas mal de temps dans l'après-midi, mais cela ne nous a pas empéché de visiter ce village dont certains lieux sont entretenus par des bénévoles, comme la forge du Maréchal-ferrant ou la grange à cidre. On s'est aussi sustenté au café-buvette en dégustant de bonnes tartes faites maison et des jus de fruits.

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mercredi 20 juillet 2016

Lea - Marco Tullio Giordana

Voici un film qui risque de rester inaperçu. et cela serait dommage. Lea de Marco Tullio Giordana est sorti a priori dans très peu de salles. Lea, comme Nos meilleures années (2003) du même réalisateur, a été tourné pour la télévision italienne. J'ai aimé ce film, la manière dont le réalisateur retrace l'histoire vraie de Lea Garofalo, née en Calabre dans les années 70 et morte dans la nuit du 24 au 25 novembre 2009 dans la banlieue de Milan. On mettra deux ans à retrouver les restes de cette femme qui fut la compagne de Carlo, membre et bras armé de la 'Ndrangheta, la mafia calabraise. Le frère de Lea faisait aussi partie de ce groupe. Lea n'était pas comme eux. Elle leur tenait tête. Lorsque Carlo s'est retrouvé une première fois en prison, Lea, qui avait pour but de protéger sa fille Denise, s'est tournée vers la police qui lui a accordé une protection policière pas toujours efficace. Lea et sa fille déménageront souvent car la 'Ndrangheta n'aura de cesse de la poursuivre pour l'éliminer. Ce sont Carlo et quatre autres tueurs qui se chargeront de la sinistre besogne. J'ai aimé la sobriété de l'ensemble. J'ai beaucoup apprécié les deux actrices principales. Un film que je conseille.

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dimanche 17 juillet 2016

L'âge de glace 5: Les lois de l'univers - Galen T Chu et Mike Thurmeier

Après les tragiques événements qui viennent de frapper durement Nice et la France, je ne peux même pas vous conseiller, pour vous distraire un peu, de voir un dessin animé que j'attendais avec impatience. En effet, L'âge de glace 5: Les lois de l'univers nous a déçus, mon ami et moi. Le film d'animation ne devrait durer que 10 ou 15 minutes, en plus de celles où l'on voit Scrat et son gland provoquant un beau charivari dans l'univers en perturbant le mouvement des planètes. Comme dans un jeu de flipper, Mars rebondit sur Jupiter en laissant la marque rouge caractéristique sur la plus grosse planète de notre système solaire; la Lune se retrouve en orbite autour de la Terre; Saturne saute dans ses anneaux et un astéroïde géant se dirige droit vers la Terre. Et l'on retrouve, sur notre planète, Manny le mammouth, Diego le tigre et Sid le paresseux, entourés de personnages de plus en plus nombreux: Ellie, la compagne de Manny, leur fille Pêche et son fiancé Julian, Khira, la copine de Diego, Mémé, la grand-mère de Sid, etc. La belette borgne Buck rencontrée dans L'Age de glace 3: Le temps des dinosaures va prendre la tête des opérations afin que l'astéroïde soit détourné de sa trajectoire. A part ça, l'histoire n'est ni très amusante ni originale: Manny ne veut pas que Pêche parte pour vivre sa vie avec Julian, Sid va peut-être enfin rencontrer l'amour en la personne de Brooke, une charmante femelle paresseux, qui vit dans la communauté de Geotopia où l'on ne vieillit pas. Je pense que c'est l'Age de glace de trop. En revanche, je rêve d'un long-métrage avec Scrat et rien que lui. J'espère que cela se fera un jour.

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jeudi 14 juillet 2016

Les Gouttes de Dieu - Tadashi Agi & Shû Okimoto

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Si l'une de vos connaissances ne sait pas apprécier le vin, offrez-lui donc le 1er tome du manga Les Gouttes de Dieu, peut-être sera-t-elle séduite? Le principal personnage de cette série dont nous découvrons de multiples facettes sans jamais en achever le tour, c'est bien le vin. Certaines des bouteilles millésimées, dégustées au fil des mois par Issei Tomine, Shizuku Kanzaki, ainsi que leurs compagnons et compagnes d'agapes, n'avaient même pas encore été mises en circulation lors du début de la publication (2004-2014 au Japon, 2008-2016 en France). Le ressort de la saga? Les deux hommes sont rivaux pour hériter de la cave fabuleuse de Yukata Kanzaki, critique oenologue mondialement célèbre. Père biologique de Shizuki, il a adopté Issei une semaine avant de mourir d'un cancer du pancréas. Au fil des 44 volumes et des histoires annexes, nous assistons à l'ouverture de dizaines de bouteilles et à leur dégustation commentée. Santé!

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Divines dégustations

Un client râle au restaurant. Une apprentie sommelière se fait méchamment engueuler. Notre héros se lève, et... ainsi commence le 1er tome de cette enquête initiatique dans le monde du vin. Quelques pages plus loin, Shizuku (c'est de lui qu'il s'agissait), jeune commercial de brasserie (environ 25-30 ans) est averti par téléphone du décès de son père. Il découvre alors qu'il va devoir concourir pour son héritage avec un élégant trentenaire adopté par son père, Issei, un peu plus âgé que le fils légitime, mais déjà reconnu comme "prince du vin. Les règles? Avant même de pouvoir aborder la Bouteille suprême (Les fameuses "gouttes de Dieu"), il faudra prouver pouvoir identifier et décrire les 12 vins uniques définis par Yukata lui-même, en résolvant les énigmes d'un véritable rallye artistique. Une formulation poétique, lue devant les "candidats", lance à chaque fois trois semaines de recherches pour trouver, puis décrire chacun avec ses propres mots, le vin correspondant. Un vieil ami de Yukata ("ch'uis juste un alcoolo!") arbitre ce match. Les soutiens ne manqueront pas de part et d'autre.

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En attendant... gouttons!

Nous découvrons deux approches différentes. Shizuku, qui ne connaît rien au vin quand commence le défi, s'appuie sur des rencontres chaleureuses, qu'il a la chance de faire plus ou moins par hasard. Issei, déjà expert reconnu, a une attitude plus froide mais aussi professionnelle. Consacrant sa vie à sa vocation, il suscite et exploite chaque rencontre, armé de sa volonté de fer, d'un orgueil qui lui sert d'armure, et des compétences qu'il ne cesse de se forger, pour tremper son âme dans le vin. 440 chapitres et des milliers de pages nous montrent leurs aventures et d'innombrables rencontres humaines et alimentaires. Car en fin de compte, c'est bien de cela qu'il s'agit: le vin constitue aussi un organisme vivant, où transparaissent par exemple le millésime, mais aussi l'âge de la vigne ayant produit le raisin, le temps, la terre, les hommes... et qui se marie avec les aliments.

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Amis, remplissons nos verres…

La romance tient également une place non négligeable (normal, c’est la vie) dans ce seinen manga voué au vin (rappel de la cible éditoriale du seinen: jeunes adultes masculins de 15-30 ans...). Tout au long de l’arc narratif constitué par la rivalité entre Shizuku et Issei, les destins des protagonistes s'enchevêtrent comme les sarments d'une vigne que nul n'aurait taillée, avec des secrets de famille ignorés par les uns et connus par les autres (comparses ou mentors). L'un s'entoure d'amis qui suppléent à son manque d'expérience; l'autre met son orgueil à trouver des indices par un travail sur lui-même. Les personnages secondaires ont leurs qualités humaines et leurs défauts. Si on les voit paraître plus d'une fois, on peut en suivre l'évolution. Et le placement produits (vins…) a sans doute eu des retombées palpables tant au Japon que chez les viticulteurs français. En identifiant pas à pas les douze "apôtres" (vins décrits dans ce premier arc œnologique et conduisant vers Les Gouttes de Dieu en question), les 44 tomes ont seulement préparé la suite, Mariage. Shû Okimoto (dessinatrice) et Tadashi Agi (scénaristes - ce pseudonyme est commun à un frère et une sœur) en ont d’ores et déjà produit 4 nouveaux volumes au Japon. Le premier tome en sortira en France, toujours chez Glénat, en septembre 2016.

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