samedi 7 mai 2016

Trois jours et une vie - Pierre Lemaitre

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J''ai acheté Trois jours et une vie de Pierre Lemaître (Albin Michel, 279 pages) au dernier Salon du livre 2016 à Paris. Je voulais le faire dédicacer par le romancier mais il y avait une telle queue que j'ai renoncé. J'annonce tout de suite que je n'ai pas lu Au revoir là-haut et je ne ferai pas de comparaison. En revanche, j'ai retrouvé dans ce roman l'écriture de Robe de marié et de Travail soigné. L'histoire de Trois jours et une vie est un peu moins anxiogène que les deux autres, quoique... Antoine, 12 ans, tue accidentiellement Remi, 6 ans, dans un bois jouxtant la petite ville de Beauval dont les deux garçons sont originaires. Cela se passe en 1999 à la veille de la tempête dite "du siècle". Cette exposition du drame tient en treize pages, suivies par plus de 250 pages dans lesquelles le lecteur se demande si Antoine va se dénoncer ou être démasqué. L'intrigue se déroule sur une période de 16 ans. Je suis partagée sur le personnage d'Antoine qui aura un comportement de lâche pendant toute cette période, mais je n'arrive pas à le condamner. J'ai lu le roman en deux fois avec un arrêt d'une semaine, étant passé à d'autres lectures. Peut-être n'ai-je pas été passionnée plus que cela. Lire les billets d'Inganmic, Sylire, Clara, Monpetitchapitre, noukette, gambadou, sandrine.

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mercredi 4 mai 2016

Tag: une brève histoire de mon blog

C'est FredMJG qui m'a "rappelé" que j'avais été taguée par Vincent en décembre 2015.

Comme je suis éduquée, je remercie la personne qui m'a "nominée". Je remercie donc Vincent qui avait pensé à moi à la fin de 2015. Vincent tient depuis plus de 11 ans "Inisfree", un blog de grande qualité sur le cinéma d'hier et d'aujourd'hui. Je vous conseille d'y faire un tour.

Il faut écrire un post contenant une brève histoire de mon blog

Pourquoi un blog (pour ma part, depuis plus de 9 ans)? Parce que je voulais faire partager des avis sur des films et des livres, mes deux plaisirs préférés. Moi qui n’aime pas particulièrement écrire, je me force souvent à le faire et j'en tire une certaine satisfaction. Au bout de si longtemps, je continue à faire vivre mon blog car les liens virtuels sont sympathiques. Les partages d’idées de lecture ou de films sont enrichissants. Recevoir et écrire des commentaires fait toujours plaisir. C'est pourquoi tenir un blog me semble naturel d'autant plus que je ne suis inscrite sur aucun réseau social. J'aime l'anonymat que permet un blog. Je sais que beaucoup de blogueurs répondent aux commentaires directement sur leur propre blog. Moi, c'est très rare que je le fasse car je n'en éprouve pas le besoin, à moins que l'on me pose une question précise. Je sais que certains s'étonnent de ma manière de faire. Je leur répondrai que chacun conçoit son blog comme il l'entend.

Donner un ou deux conseils pour de nouveaux blogueurs

C'est assez dur de donner des conseils. Dans la démarche de "bloguer", il faut un minimum de motivation. Avoir de la régularité et de la constance. Un blog à l'abandon ne serait-ce qu'un mois sans explication, me semble toujours de mauvais augure (heureusement qu'il m'arrive de me tromper). Pour qu'un blog reste vivant, il faut aller fréquenter les autres blogs et essayer de laisser des commentaires chez les autres, pertinents par rapport à ce qu'ils écrivent. Normalement, vous devriez en recevoir en retour et cela fait plaisir. C'est motivant pour continuer d'alimenter son propre blog.

Sélectionner 15 autres blogs à qui vous souhaitez donner le prix et les informer de leur nomination avec un lien vers les détails de la nomination

Je vais m'abstenir de faire une sélection. Je n'ai pas envie de choisir car je n'ai envie de léser personne. Ceux qui passeront par là pourront reprendre ce tag à leur compte.

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lundi 2 mai 2016

Dalton Trumbo - Jay Roach

Dalton Trumbo de Jay Roach parle de cinéma et évoque les années sombres du McCarthysme (une période qui n’est pas à l’honneur de l’Amérique) et du combat d’un homme, Dalton Trumbo, une des 10 personnalités d’Hollywood d'une liste noire qui, dans les années 50, furent mis sur la touche pour avoir été membres ou sympathisants du parti communiste. En préambule, on apprend que Trumbo s’était inscrit au parti communiste dès 1943 à l’âge de 38 ans. Il était déjà un des scénaristes les plus côtés d’Hollywood. Une fois mis à l'index, il s'est servi de prête-noms pour publier ses scénarios. Par exemple, c’est un autre que lui qui reçut l’Oscar pour le scénario de Vacances romaines (que Dalton Trumbo avait écrit). Accusé d’activités anti-américaines, Trumbo purgea plusieurs mois de prison en 1950-51, n'ayant pas renié ses opinions politiques. Néanmoins, Trumbo a eu de la chance d’avoir une épouse, Cléo, et trois enfants très soudés autour de lui. Parmi ses ennemis, il a dû affronter la redoutable Edda Hopper (Helen Mirren, toujours aussi bien), aux opinions de droite, qui écrivait des chroniques fielleuses dans les journaux hollywoodiens. C’est Kirk Douglas qui a permis que Trumbo sorte de la liste noire, en demandant que le nom de Dalton Trumbo soit crédité au générique de Spartacus réalisé par Stanley Kubrick, en 1960. Le film de Jay Roach permet à Bryan Cranston de confirmer l'étendue de son talent en interprétant Dalton Trumbo: il y est sensationnel. Lire les billets d'Alex et de Pascale.

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vendredi 29 avril 2016

La saison des femmes - Leena Yadav

L'histoire racontée par La saison des femmes (sorti le 20 avril 2016) se passe de nos jours. Ce film indien réalisé par une femme montre la violence conjugale, la solidarité entre femmes et les corps dénudés. Dans l'ouest de l'Inde, l'Etat fédéré de Gujarat aux paysages arides, on fait la connaissance de trois femmes, Lajjo, Rani et Bijli. Elles vivent dans un village où règnent en maîtres les hommes, jeunes et vieux. Les maisons (des cahutes) sont faites de terre et de tôle, seule la présence récente des téléphones portables témoigne que nous sommes quand même au XXIème siècle. Les femmes n'ont pas beaucoup droit au chapitre. Lajjo n'arrête pas d'être battue et humiliée par son mari alcoolique, Rani, une veuve de 32 ans, n'arrive plus à joindre les deux bouts, et Gulab (son fils de 17 ans) est odieux avec elle. Quant à Bijli, une danseuse prostituée, elle ne s'en laisse pas compter mais elle est aussi victime de la brutalité de certains de ses clients. Et je n'oublie pas Champa, 14 ou 15 ans, mariée de force à Gulab et déjà presque répudiée. Certaines scènes sont violentes, d'autres empreintes d'une grande douceur. J'ai aimé ce film pour l'énergie qui s'en dégage, et les femmes sont magnifiques. Lire le billet d'Alain.

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mercredi 27 avril 2016

Les Ardennes - Robin Pront

C'est suite à la lecture de quelques billets et au conseil d'un collègue que je suis allée voir Les Ardennes, un film très noir de Robin Pront. A Anvers, Kenny et son frère Dave ainsi que Sylvie (la petite amie de Kenny) commettent des cambriolages. Ils cherchent de l'argent pour acheter de la drogue. Quand Kenny est arrêté, il n'avoue rien et ne dénonce pas ses complices. Il écope de sept ans d'emprisonnement. Pendant ce temps-là, Dave et Sylvie se sont rapprochés. La jeune femme attend un enfant et n'aspire qu'à une vie banale. Quand Kenny sort de prison au bout de quatre ans, pendant la période des fêtes de fin d'année, il est incontrôlable. La détention l'a transformé en un être écorché vif et violent. Dave et Sylvie ne savent pas comment lui annoncer que désormais ils forment un couple. On devine assez vite que l'histoire se terminera mal (et c'est peu de le dire). La dernière partie, qui se déroule dans les forêts et les collines des Ardennes belges, vire à la tragédie avec un soupçon de "gore". Malgré ces moments sanglants, j'avoue avoir apprécié ce film bien joué et bien écrit. Lire les billets positifs comme ceux de ffred et Aurore et ceux moins enthousiastes de mymp et Pierre. D.

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lundi 25 avril 2016

Rester groupés - Sophie Henaff / Jugan - Jérôme Leroy

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Avec Rester groupés (Albin Michel, 325 pages) de Sophie Henaff (Albin Michel, 326 pages), on retrouve l'équipe de policiers dont on avait fait la connaissance dans Poulets grillés. Le commissaire Anne Capestan est chargée d'enquêter sur trois morts dont l'un est Serge Rufus, son propre ex-beau-père. A l'approche de Noël, l'équipe bien soudée trouve un lien commun entre les victimes qui vivaient éloignées les unes des autres: un braquage de banque qui tourna mal 25 ans auparavant. Capestan renoue avec son ex-mari, Paul. L'intrigue est bien menée. C'est peut-être un "chouïa" moins drôle que Poulets grillés mais Sophie Henaff, qui m'a fait une gentille dédicace au salon de Quai du Polar, est un écrivain à suivre. A la fin de Rester groupés, on sent que l'on retrouvera "les Poulets".

 

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Jugan (Editions La Table Ronde, 213 pages) est le troisième roman que je lis de Jérôme Leroy, écrivain dont j'aime l'écriture. Après ses deux romans, Le bloc et L'Ange-gardien, situés dans le milieu d'extrême-droite, Jugan (du nom d'un des personnages principaux) se passe dans une mouvance d'extrême-gauche. Le narrateur se remémore, dans des rêves récurrents, les tragiques événements survenus 10 ans auparavant, au début des années 2000 à Noirbourg. Justement, Joël Jugan vient de sortir de prison après 18 ans d'emprisonnement, il est en liberté conditionnelle. Il revient s'installer dans la ville de Noirbourg en Normandie. C'est là qu'avec son groupe d'extrême-gauche ,"Action Rouge", il avait tué le patron d'une entreprise de la région. Jugan, complètement défiguré, n'a rien perdu de son magnétisme. C'est un prédateur qui va jeter son dévolu sur une jeune "beurette", Assia Rafa. On devine très vite que l'histoire va très mal se terminer. Moins emballée que pour ses deux romans précédents, je le conseille tout de même. J'ajouterais que M. Leroy est un homme affable très sympathique.

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samedi 23 avril 2016

Good luck Algeria - Farid Bentoumi / Fritz Bauer, un héros allemand - Lars Kraume / High-Rise - Ben Wheatley

Le scénario de Good Luck Algeria de Farid Bentoumi est inspiré d'une histoire vraie: celle du propre frère du réalisateur. Deux amis, Sam et Stéphane, sont dirigeants d'une fabrique de skis de fond de compétition mais la concurrence est rude et suite à la défection d'un skieur suédois, ils se retrouvent au bord de la faillite, ne pouvant plus payer les employés. De plus, Sam, d'origine franco-algérienne, sera bientôt à nouveau père. En effet, sa compagne attend un heureux événement. Pour sauver l'entreprise, Stéphane suggère à Sam de s'incrire aux prochains JO en ski de fond sous le drapeau algérien. Cela fera de la publicité pour les skis qu'ils fabriquent. L'entrainement est dur et Sam qui n'a pratiquement jamais vécu en Algérie, ne parle pas un mot d'arabe et doit négocier avec le comité olympique algérien. Mais Sam a la chance d'avoir un père qui nourrit de grands rêves pour son fils. Je vous laisse découvrir comment le papa de Sam va permettre de sauver l'usine, indépendamment de l'incription de son fils au JO. J'ai aimé ce film optimiste et modeste. Sami Bouajila (Sam) et tous les autres acteurs sont très bien. Lire les billets de Géraldine et de ffred.

Je passe maintenant à Fritz Bauer, un héros allemand de Lars Kraume. Le film retrace l'enquête menée à la fin des années 50 par Fritz Bauer, un procureur allemand (qui préférait chasser les hommes que les animaux), ayant abouti à l'enlèvement d'Adolf Eichmann en 1960 par les hommes du Mossad israélien en Argentine. Fritz Bauer était un homme de conviction, grand fumeur de cigares. C'était un homme seul, juif et homosexuel (crime puni de prison en Allemagne à cette époque) qui était entouré de nombreux ex-nazis appartenant à l'admisnistration, qui ont tout fait pour lui mettre des bâtons dans les roues. Fritz Bauer aurait voulu qu'Eichmann soit extradé en Allemagne pour être jugé, son souhait n'a pas été exaucé. Ce même Fritz Bauer tiendra plus tard un rôle important dans le procès d'Auschwitz (voir Le Labyrinthe du silence). Concernant le film lui-même, je l'ai trouvé intéressant grâce à l'acteur principal, Burghart Klaussner, qui interprète Fritz Bauer avec beaucoup d'humanité. En revanche, le reste manque de rigueur et reste trop dans l'anecdotique avec des digressions pas forcément utiles.

Je termine avec High-Rise de Ben Wheatley que j'ai détesté. Je n'avais pas fait attention au fait que le scénario écrit par la femme du réalisateur était adapté d'un roman de J.C Ballard. J'y suis allée pour les acteurs, mal m'en a pris. L'histoire se passe dans les années 70 (paraît-il). Le docteur Robert Laing emménage au 25ème étage d'une tour en béton qui en compte 40. Aux alentours de cette tour, on ne voit que du terrain en friche et d'autres tours. Les habitants de l'immeuble vivent en autarcie puisqu'il y a un supermarché à un des étages. Le dernier étage est habité par l'architecte de la tour et sa femme. Leur appartement s'ouvre sur une immense terrasse où l'on trouve un cheval, de la pelouse, des arbres. A part ça, la tour est sinistre tout comme les habitants qui vont commencer à semer le chaos quand une panne de courant au 10ème étage paralyse tout. Ce qui s'ensuit est indescriptible, la violence s'installe. Je n'ai pas compris le message du film (si message il y a). J'ai trouvé l'ensemble laid et manquant d'humour, c'est graveleux et il y a de la cruauté envers les animaux: en résumé, un peu n'importe quoi. Pour moi, un film très évitable malgré les acteurs comme Jeremy Irons, Sienna Miller ou Tom Hiddleston. Lire une critique chez Wilyrah. Je note qu'aucun spectateur n'est parti avant la fin et je me demande pourquoi. En ce qui me concerne, j'ai pour principe de rester jusqu'au bout de la projection.

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jeudi 21 avril 2016

Le chien arabe - Benoît Severac / Le blues de Bertie - Alexander McCall Smith

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Après les Chevelues, un roman policier original qui se passait au temps des Gaulois, Benoît Severac (qui vit à Toulouse) a écrit une histoire qui se déroule de nos jours. Le chien arabe (Edition La Manufacture de livres, 284 pages), lu en un week-end au retour du dernier salon Quai du Polar, m'a emballée. Ce roman noir se passe dans le quartier des Izards au nord de Toulouse (l'un des plus mal famés de la ville rose, où l'islamisme radical fait des ravages) en plein été, époque où Toulouse est une fournaise. Nourredine Ben Arfa, le caïd du quartier, attend une "livraison" de Barcelone. Il se sert de chiens rottweilers comme "mules" afin de transporter de la drogue. Le même soir, Samia, sa soeur, emmène au cabinet vétérinaire l'un des chiens qui n'arrive pas à éliminer la drogue dans ses intestins. La vétérinaire, Sergine Ollard, 1m88 pour 80kg, qui vient d'être quittée par son petit ami, éprouve très vite de la sympathie pour Samia. Sergine va vite se retrouver dans une lutte entre deux camps, aussi dangereux l'un que l'autre. J'ai aimé la fin plutôt optimiste. Un bon roman bien écrit à découvrir. Je remercie M. Séverac pour la gentille dédicace à mon ami.

 

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Pour une lecture détente, je conseille maintenant Le blues de Bertie (Editions 10/18, 303 pages), le 7ème tome de la série "44 Scotland Street". On retrouve Bertie, toujours 6 ans 3/4, qui aimerait se faire adopter par une nouvelle famille. Matthew et Elspeth embauchent Anna, une jeune nounou danoise, pour s'occuper de leurs triplés, trois garçons. Anna se révèle une "nounou en or", qui par son sens pratique et d'organisation gère avec maestria toutes les situations et soulage les parents qui peuvent enfin se reposer. Domenica et Angus préparent à vivre ensemble puisqu'ils vont se marier. Stuart, le papa de Bertie, est admis dans une loge maçonnique, au grand dam de son épouse Irène, toujours aussi insupportable. J'arrête là l'énumération de quelques péripéties de ces histoires que je suis avec sympathie depuis le premier tome.

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mardi 19 avril 2016

Rosalie Blum - Julien Rappeneau

Rosalie Blum de Julien Rappeneau est un film charmant que je vous recommande avant qu'il ne soit trop tard. L'histoire est adaptée d'une BD en plusieurs tomes écrite et dessinée par Camille Jourdy. Nous découvrons la même histoire selon trois points de vue. Dans une ville de province, Vincent Machot, la trentaine, célibataire (il vit avec son chat) et coiffeur de son état, loge dans le même immeuble que sa maman, Simone (Anémone, géniale en mère possessive et abusive). La vie routinière de Vincent (il a abandonné l'espoir de vivre un jour avec sa petite amie qui lui a posé un énième "lapin) va être chamboulée quand un jour il entre dans une "supérette" tenue par Rosalie. Il commence à la suivre pour mieux la connaître (?). A partir de là intervient Aude, la nièce de Rosalie. Aude vient d'abandonner ses études et elle est engagée par Rosalie pour suivre Vincent, car Rosalie a remarqué le manège de Vincent et elle se demande ce qu'il lui veut. La dernière partie du récit se focalise sur Rosalie dont on apprend qu'elle a un passé qu'elle voudrait oublier. Le film de Julien Rappeneau (c'est son premier) est une vraie réussite. Tous les acteurs y contribuent beaucoup.

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dimanche 17 avril 2016

Le grand n'importe quoi - J.M. Erre

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Le principal ressort scénaristique ou dramatique du nouveau roman de J.M. Erre, Le grand n'importe quoi (Editions Buchet-Chastel, 294 pages), s'inspire du film Un jour sans fin (A Groundhog Day) d'Harold Ramis (1993) [film hautement recommandable que mon ami ne se lasse pas de revoir]. Dans le roman, nous sommes dans un futur pas si lointain, le samedi 7 juin 2042 à Gourdiflot-le-Bombé, il est 20H42, et le jeune Arthur K. déguisé en tenue de Spiderman (il est venu avec sa fiancée à une soirée d'anniversaire) va vivre encore et encore la même soirée en rencontrant plus ou moins les mêmes personnages et en affrontant plus ou moins les mêmes situations à partir de ce moment précis. Immuablement, malgré le temps qui passe, sa montre affiche 20H42. Arthur va croiser la route de personnages plus farfelus les uns que les autres: Alain Delon (un homonyme de l'acteur) qui fait partie des homonymes anonymes, Lucas, un écrivain de science-fiction, des Aliens, Angelina Poyotte (la maire de Gourdiflot-le-Bombé), Francis et J-Bob, l'un patron de bar et l'autre poivrot. En résumé, c'est totalement irracontable mais follement drôle. Tous les événéments s'enchaînent avec une précision d'horloge. La fin apocalyptique nous renvoie à son roman précédent, La fin du monde a du retard (qui m'avait moins plu contrairement à Pierre D). Lire le billet enthousiaste de Clara. Si vous ne connaissez pas J.M. Erre, je vous conseille de commencer par lire Série Z et Le Mystère Sherlock.

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