lundi 20 juin 2011

Serena - Ron Rash

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Voici encore un roman chaudement recommandé par quelques blogueuses comme Aifelle ou Mango (et Le Canard Enchaîné ne fut pas en reste). Je les en remercie. Je l'ai lu d'une traite, n'arrivant pas à me détacher de cette histoire où les morts violentes s'enchaînent les unes aux autres. Il faut dire que la Serena du titre est une femme dangereuse et sans état d'âme et qui supprime tout ce qui la gêne. L'histoire se passe dans les années 30 (en pleine dépression économique) dans les Smoky Mountains en Caroline du nord. George Pemberton, riche exploitant forestier, vient d'épouser Serena dont il est fou amoureux. Il avait eu le temps auparavant de faire un enfant à Rachel Harmon, une jeune ouvrière travaillant sur l'exploitation. Serena n'aura de cesse de la faire supprimer, elle et l'enfant, sans compter un médecin, un contremaître, un shérif et j'en passe. Pour ce faire, elle a un bras armé en la personne de Calloway, un ouvrier de l'exploitation dont elle avait sauvé la vie après un accident de travail. Il la suit comme son ombre. Serena, qui sait aussi dompter les aigles, est un personnage peu fouillé, peu décrit. On ne sait rien d'elle et de son passé sauf qu'elle a perdu sa famille dans un incendie (intentionnel?). L'ambition de Serena est sans limites. Elle rêve de déforester tout l'Est américain, et tant pis s'il n'y a plus un arbre debout. Après, elle s'attaquera aux forêts brésiliennes. Tels les choeurs antiques dans les tragédies, le récit est ponctué de commentaires de certains ouvriers qui pressentent ce qui va se passer. Je n'en dévoilerai pas plus. A découvrir absolument.

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vendredi 17 juin 2011

Une séparation - Asghar Farhadi

Une séparation du réalisateur iranien Asghar Farhadi, récompensé par l'Ours d'or du meilleur film et de deux Ours d'argent aux deux acteurs principaux à l'issue du dernier festival de Berlin, est bien à mon avis le chef-d'oeuvre annoncé. Courez le voir. D'ailleurs, deux semaines après sa sortie, c'est un triomphe en France.
Tout est réussi dans ce film: le scénario très bien écrit, la réalisation, l'interprétation. Je retiens la première séquence où Nader et Simin, assis devant le juge (que l'on ne voit pas), se déchirent face à la caméra. Simin veut partir à l'étranger avec sa fille de 11 ans. C'est pourquoi elle demande le divorce. Nader, qui s'occupe de son père atteint de la maladie d'Alzheimer, la laisse partir du foyer conjugal, mais garde sa fille, Termeh. A partir de là, on assiste à un enchaînement d'événements dans lesquels un autre couple (avec une petite fille) joue un rôle essentiel: Hodjat, le cordonnier chômeur souffrant de dépression, et Razieh, sa femme, très attachée aux préceptes de l'Islam, embauchée par Nader pour s'occuper de son père. Un drame survient. On peut noter qu'en Iran, les conflits entre les êtres, la lutte des classes, les problèmes de couple sont les mêmes que partout ailleurs dans le monde. L'histoire montre que les gens vont volontiers devant le juge pour plaider leur cause. Le juge, c'est chaque spectateur qui doute de ce qu'il entend ou de ce qu'il croit voir. C'est tellement bien que je pense retourner le revoir une deuxième fois rien que pour certains scènes du film dont celle que j'ai considéré tout de suite comme la scène-clé: Razieh part à la recherche du père de Nader qui s'est enfui de l'appartement. Cette scène est coupée avant la fin. La séquence finale (une attente) est remarquable. Un des films de l'année 2011 et un réalisateur à suivre après A propos d'Elly. Lire les billets de Chris et Jérémy.

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mardi 14 juin 2011

Beginners - Mike Mills

Demain, mercredi 15 juin 2011, parmi les sorties cinéma, je vous recommande éventuellement Beginners de Mike (*) Mills vu en avant-première. Il appartient à un genre de cinéma américain indépendant comme Away we go ou City Island (mais j'ai nettement préféré Beginners). C'est une comédie décalée, légère et autobiographique. En effet, le réalisateur Mike Mills évoque sa famille. Son père resté marié pendant 44 ans avec sa mère était homosexuel. Il attendra d'avoir 75 ans et d'être veuf pour faire son "coming out". Sa mère le savait, mais elle a fait "comme si". Pour en revenir au film, Oliver (Ewan McGregor), illustrateur, semble collectionner les conquêtes sans lendemain. Son père (Christopher Plummer), qui a fait son "coming out", décède, et Oliver hérite de son chien Arthur, un terrier Jack Russell, à qui il parle et qui lui répond. Lors d'une soirée, Oliver rencontre Anna (Mélanie Laurent), une jeune femme étrange qui ne prononce pas un mot et qui l'attire immédiatement. Le film alterne le retour vers le passé récent ou lointain et le présent. Bien que la maladie et la mort soient très présentes, ce n'est pas une histoire triste car il y a de l'optimisme dans le propos. Le film est ponctué d'esquisses dessinés par le réalisateur qui est graphiste. Christophe Plummer en homosexuel qui s'assume enfin est très bien. Mélanie Laurent apporte beaucoup de fraîcheur à l'ensemble. Quant à Ewan Mc Gregor, je l'ai trouvé touchant, il a un joli rôle.

* et non Tom comme je l'avais écrit à tort, comme me l'a fait remarquer Wapiti ci-dessous.

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samedi 11 juin 2011

Le pays oublié du temps - Xavier-Marie Bonnot

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Enfin une toile de fond originale pour ce roman policier publié aux Editions Actes sud noir.

Je me suis donc plongé dans Le pays oublié du temps de Xavier-Marie Bonnot grâce aux conseils éclairés de Dominique et Dominique (je les remercie toutes les deux). Lu en 3 jours, ce roman donne envie de mieux connaître les peuples d'Océanie (aux coutumes que l'on peut trouver violentes voire barbares) et de faire une visite au musée des Arts premiers à Paris. A Marseille, l'inspecteur Michel de Palma (passionné d'opéra), à peu de temps de sa retraite, enquête sur l'assassinat d'un vieil homme de 96 ans (scientifique de renom et explorateur), Fernand Delorme (tué chez lui, son crâne transpercé par une flèche en bambou, un livre de Sigmund Freud face au cadavre, Totem et tabou). A quelques jours d'intervalle, à Paris, deux hommes (dont un antiquaire) sont assassinés de la même façon. Il semble qu'ils aient entendu un son étrange avant d'être tués. Plus tard, le crâne de Delorme va être subtilisé dans sa tombe, ce ne sera pas le seul. Le roman nous fait remonter dans le temps, 70 ans auparavant, en 1936, avec la rencontre entre les papous et les hommes blancs. On sait malheureusement qui prendra le dessus (avec la christianisation). L'auteur fait référence à deux ethnographes, Claude Levi-Strauss et Margaret Mead. Cette histoire nous parle des réducteurs de têtes, des crânes de d'ancêtres, des crânes surmodelés, certains se négociant une fortune. J'ai trouvé l'intrigue passionnante et je vous recommande chaudement la lecture de ce roman d'un auteur dont je n'avais rien lu et qui mérite le détour.

PS: Pendant ce week-end de Pentecôte, vous devez aller voir Une séparation d'Asghar Farhadi, film iranien récompensé à juste titre de l'Ours d'or au dernier festival de Berlin: un immense film (billet à venir) [chroniqué le 17/06/2011].

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mercredi 8 juin 2011

L'oeil invisible - Diego Lerman

Même s'il ne se donne plus que dans quelques salles à Paris à des horaires espacés, je voulais parler de L'oeil invisible (La mirada invisible), un film argentin sorti le jour de l'ouverture du Festival de Cannes et qui risque de passer inaperçu. L'histoire se passe en 1982, en pleine dictature, juste avant le début de la guerre des Malouines. Le lieu principal de l'histoire est un lycée mixte, bâtisse austère et martiale comme la discipline de fer qui y règne. Marita, une jeune "pionne", maintient la discipline, se charge de faire l'appel, de vérifier les tenues (chaussettes bleues et pas marron), de faire respecter les distances dans les rangs et surtout de dénoncer les contrevenants (défense absolue de fumer). C'est un film sur la subversion, sur la frustration. Cette jeune femme qui vit avec sa mère et sa grand-mère n'est pas épanouie, on pourrait dire vulgairement qu'elle est "coincée". Elle n'a pratiquement pas de vie sociale en dehors du lycée, qui constitue un microcosme de ce qui se passe dans le pays. Marita fantasme sur certains jeune élèves. Elle se met à les épier dans les toilettes. Le film distille une atmosphère pesante. Je vous laisse découvrir d'où vient le danger. Les dernières séquences très violentes sont réussies. On n'oublie pas le dernier plan. Tout cela pour vous dire que j'ai beaucoup aimé ce film servi par d'excellents comédiens.

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dimanche 5 juin 2011

Films vus et non commentés depuis le 21/05/11

Voici encore deux films vus récemment et qui m'ont assez plu pour que je vous les conseille.

De l'eau pour les éléphants de Francis Lawrence représente une adaptation du roman de Sara Gruen, dont j'avais dit tout le bien que j'en pensais ici. Pour parler du film, l'essentiel y est mais il manque la cruauté, l'aspect sordide de cette vie dans un grand cirque en perdition en pleine crise d'après 1929. Ce film a été mis en valeur du fait que Robert Pattison (Twilight) y tient le rôle principal. Il est mignon tout plein et se débrouille pas mal, mais il semble un peu fade. Reese Witherspoon m'a paru très en retrait, voire éteinte. Seul Christopher Waltz, dans le rôle du méchant de service, sort du lot. Et mention spéciale à l'éléphante, très bien dressée, qui réagit aux ordres en polonais.

J'ai trouvé que La défense Lincoln de Brad Furman constituait un bon polar au scénario solide (je n'ai pas lu le roman de Michael Connelly). La Lincoln du titre est une voiture dans laquelle Mick Haller (avocat divorcé et père d'une petite fille) étudie ses dossiers, parle avec ses clients, pendant que son chauffeur parcourt les rues de Los Angeles. Il défend surtout les malfrats coupables de trafics en tout genre. On lui confie une affaire dans laquelle une prostituée a été sauvagement battue. Le présumé coupable, Louis Roulet, un homme riche et sans scrupules, engage Mick (celui-ci ne sait pas dans quoi il s'est engagé!). Il y a pas mal d'humour, des retournements de situations, des moments tragiques (comme l'assassinat de son enquêteur), des moments de tendresse avec son ex-femme, procureur. C'est un film qui se suit avec beaucoup de plaisir. Et j'apprécie de voir jouer des acteurs comme William M. Macy, Marisa Tomei ou John Leguizamo. Matthew McConaughey est très convaincant. Un bon film.

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jeudi 2 juin 2011

Le caveau de famille - Katarina Mazetti

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Le caveau de famille de Katarina Mazetti, publié aux Editions Gaïa, est la suite du Mec de la tombe d'à côté. D'ailleurs, il y a un résumé de ce roman au début du Caveau de famille. On y retrouve Désirée et Benny qu'on va suivre pendant sept ans. En effet, non seulement ils ne se séparent pas (comme on pouvait penser à la fin du Mec...) mais leur liaison perdure. Après quelques essais infructueux, Désirée tombe enfin enceinte. Un garçon, Arvid, voit le jour. Désirée et Benny en profitent pour officialiser leur union en se mariant. Désirée s'installe à la ferme même si elle continue (au début) à aller travailler à la bibliothèque. Un deuxième garçon ne tarde pas à venir au monde ainsi qu'une troisième qui va naître (après un avortement) et quand le roman se termine, un quatrième n'est pas exclu. L'histoire peut sembler répétitive de prime abord, pourtant, j'ai suivi avec plaisir les (més)aventures de ce couple attachant qui n'a pas toujours une vie facile et se chamaille souvent. Concernant Désirée, on ne s'improvise pas fermière du jour au lendemain. Mais des amis proches les soutiennent. Je ne m'attendais à rien d'exceptionnel, mais j'ai passé un excellent moment de lecture (et mon ami aussi, je pense).

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lundi 30 mai 2011

Le gamin au vélo - Luc et Jean-Pierre Dardenne

Le gamin au vélo des frères Dardenne vient de recevoir le Grand prix (ex-aequo avec le film du cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan) lors du dernier festival de Cannes. A la différence des précédents, ce long-métrage s'achève sur une note optimiste, pourquoi pas? En revanche, c'est la façon dont on arrive à cette conclusion qui me gène un peu. *spoiler* Tel Lazare, Cyril se relève de sa chute de l'arbre sans une égratignure et sa nouvelle vie va commencer, à moins que...*fin du spoiler*. Pour en arriver là, les réalisateurs ne laissent pas aux spectateurs le temps de souffler. Comme toujours chez les frères Dardenne, tout est filmé au plus près des acteurs. Il n'y a aucune psychologie (ce n'est pas un défaut) mais j'avoue que ce gamin, Cyril, m'a beaucoup crispée. Je comprends qu'il soit un écorché vif, mais pendant le déroulement de l'histoire, on a envie de le prendre entre 4 yeux et de lui dire de se calmer. Cyril, âgé d'une dizaine d'années, a été confié à une institution par son père qui ne peut pas s'occuper de lui. Cela devait être une situation provisoire. Cyril veut retourner chez son père parti sans laisser d'adresse. Il veut aussi récupérer son vélo (son père l'a vendu). Cyril a quand même de la chance de trouver en Samantha, une coiffeuse célibataire (Cécile de France, très bien), un foyer de substitution, mais Cyril est un enfant obstiné qui fugue tout le temps. Voilà l'histoire, et elle ne se termine donc pas trop mal, mais je préfère les Dardenne filmant des histoires plus sombres (plus vraisemblables?) ou avec des fins incertaines. Ceci étant, je vous conseille ce film qui dégage une grande énergie.

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vendredi 27 mai 2011

Minuit à Paris - Woody Allen

On pourrait sous-titrer le dernier film de Woody Allen "Paris est une fête" en reprenant un titre de roman d'Ernest Hemingway (un des nombreux personnages de Minuit à Paris). Il s'agit d'un film virevoltant qui remonte le temps, d'un hommage à un Paris fantasmé et/ou disparu. Le film débute par des prises de vues du Paris d'aujourd'hui, tel que les touristes peuvent le voir ou se l'imaginer, sous le soleil ou sous la pluie. Pour la Parisienne que je suis, c'est un bonheur. L'argument du film qui fait alterner l'histoire entre le temps présent (avec Gil Pender, un écrivain en quête de succès, sa fiancée, les parents  de cette dernière - plutôt réactionnaires - et une jeune antiquaire - je ne parle même pas de la guide du musée Rodin) et le temps passé. Le passage entre les deux se fait par l'intermédiaire d'une belle voiture de collection qui emmène Gil dès que minuit sonne. Il se retrouve, toujours à Paris, en compagnie de quelques écrivains, peintres ou chanteuses célèbres pendant ces flamboyantes années 20 (Hemingway, Fitzgerald et Zelda, Josephine Baker, Dali, Picasso, Man Ray, Gertrude Stein...). Il rencontre une jolie jeune femme (Marion Cotillard), modèle de Picasso, qui trouve que ces années 20 sont décevantes. Plus tard, Gil se retrouve dans les années 1890 où il croise Toulouse-Lautrec, Degas et Gauguin. Il n'y a pas vraiment de fin à cette histoire mais Gil va prendre une décision importante dans sa vie. J'ai trouvé la partie contemporaine assez faible mais c'est nettement compensé par la partie dans le passé où un détective privé se perd dans Versailles au temps de Louis (XIV ou XVI?): savoureux. Je ne peux que vous recommander ce film réjouissant dans lequel presque tous les acteurs sont épatants. Voir le billet d'Aifelle.

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mardi 24 mai 2011

Le polygame solitaire - Brady Udall

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Ce roman de Brady Udall (auteur de Le destin miraculeux d'Edgar Mint) dont le titre Le polygame solitaire (Editions Albin Michel, 735 pages) m'a intriguée, se passe dans les années 70 (avec des retours en arrière) parmi les Mormons (dans les états de l'Utah et du Nevada). Brady Udall nous parle plus précisément de la famille Richards, où Golden, 45 ans, l'homme de la famille, a 4 épouses et 28 enfants dont une fille, Glory, déjà décédée avant que le roman ne commence, et un garçon, qui décédera avant la fin du roman. On peut résumer en partie cette histoire en reprenant la première phrase du roman: "... c'est l'histoire d'un polygame qui a une liaison...". C'est aussi l'histoire d'un petit garçon, Rusty, qui aimerait bien que l'on s'occupe dzvantage de lui. C'est aussi l'évocation des essais nucléaires qui ont eu lieu dans cette partie de l'Amérique dans les années 50 et qui ont provoqué des dommages irréparables sur les individus. Et la polygamie, me demanderez-vous? Et bien, j'ai l'impression que tant les adultes que les enfants ne vivent pas toujours très bien cette condition particulière avec un père pas souvent présent. Ces enfants de polygames "polyg" sont montrés du doigt par les autres. Dans le roman, Brady Udall nous décrit comment Golden est devenu Mormon (un concours de circonstances) et le fait qu'il n'a pas choisi non plus les femmes qu'il a épousées: Berverly, Rose, Nola (ces deux dernières sont soeurs) et Trish, l'Eglise les lui ayant imposées. L'amour ne rentre pas vraiment en ligne de compte mais la tendresse semble présente. Cette religion, née au début du XIXème siècle, a des règles strictes. C'est pourquoi, quand Golden rencontre Houila (je vous laisse découvrir comment et ce qui s'ensuit), sa vie est chamboulée même si cette liaison reste platonique. Golden est entrepreneur du bâtiment, mais il a du mal à joindre les deux bouts, et il a surtout du mal à régler sa vie de famille. Les épouses plurales et leurs enfants respectifs logent dans des maisons séparés. Il y a des tensions, des jalousies. Rien n'est simple. Je dirais que j'ai beaucoup apprécié certains passages dont ceux concernant Rusty, 11 ans, l'un des fils de Rose. Comme l'a écrit le Washington Post, Brady Udall a l'art de faire parler et penser les enfants. Le début du roman (l'enfance de Golden) m'a aussi beaucoup plu. Quant au reste, même si je ne suis pas aussi enthousiaste que certaines blogueuses (Keisha ou Clara par exemple) parce que j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs, j'ai pris du plaisir en compagnie de cette famille atypique. Je confirme que ce n'est pas du tout une apologie de la polygamie, bien au contraire.

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