vendredi 7 août 2009

Les tribulations d'une caissière - Anna Sam

J'ai acheté récemment et lu en 2 heures ce court récit (ce n'est pas vraiment un roman). J'ai trouvé que Les tribulations d'une caissière (Le Livre de poche) était trop anecdotique. En courts chapitres, nous avons une suite de situations mettant en scène des clients resquilleurs, menteurs, pas polis, colériques, pressés, etc. Je m'attendais au moins à sourire au vu du titre, et bien pas du tout. Cela manque d'humour et c'est répétitif. Anna Sam n'explique pas pourquoi elle est restée caissière 8 ans (malgré ses diplômes supérieurs). Je veux bien croire que les temps sont durs, mais quand même! Et puis à la fin, pourquoi démissionne-t-elle? Je pense qu'il y avait une vraie étude sociologique à faire sur ce sujet à l'heure où, petit à petit, les grandes surfaces remplacent les caissières (pardon les hôtesses de caisse) par des machines. A emprunter (éventuellement) à la bibliothèque (attention aux horaires de vacances), mais pas plus.

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mercredi 5 août 2009

Films deux par deux (8)

Comme c'est l'été et que je publie un billet tous les 2 ou 4 jours, j'ai décidé de refaire comme l'année passée et de chroniquer deux films dans un billet quand je le juge opportun. Je commence par deux oeuvres très différentes et qui m'ont plu.

D'abord, Whatever works que j'ai vu récemment. Grâce à ce film, j'ai retrouvé la verve (avec le débit rapide qui va avec) et l'humour de Woody Allen, même si, dans ce film bavard (à voir en VO), on ressent la misanthropie voire le désenchantement du réalisateur. Boris Yellnikov (le double de Woody mais un peu plus jeune), joué par un acteur pas connu en France, Larry David, vit dans un quartier bohême de New York. Cet homme qui a (presque) été lauréat du prix Nobel de physique n'arrête pas de se plaindre, en particulier de la nullité des jeunes élèves à qui il essaie d'apprendre les échecs. Un jour, il tombe sur une jeune fille un peu perdue, Melodie Ann Celestine (délicieuse Rachel Evan Wood), qu'il accepte de recueillir une nuit. Résultat, elle s'incruste et ils se marient. J'ai apprécié le fait que l'on ne tombe pas dans le libidineux: on ne les voit même pas s'embrasser. En revanche, le "ménage à trois" (en français dans le film) formé par la mère de Mélodie, Marietta (Patricia Clarkson), avec deux amis de Boris, est assez savoureux. Et la fin est particulièrement euphorisante avec un "coming out" bien sympathique. Cela m'a fait plaisir de voir Woody Allen revenu à New-York comme s'il ne l'avait jamais quitté. Même si les quelques années d'errance européenne ont donné de très bons films, comme, par exemple, Match Point ou Le Rêve de Cassandre.

Bronson du réalisateur danois de la trilogie Pusher, Nicolas Winding Refn, est à voir pour la performance de Tom Hardy, l'acteur principal qui a un visage "élastique" comme on dit. Un vrai "clown" au sens noble du terme. Bronson est un film qui sort de l'ordinaire (même si je suis consciente qu'il ne peut pas plaire à tout le monde). Visuellement, j'ai presque senti un hommage à Kubrick et au personnage d'Alex dans Orange mécanique au vu de certains travellings. Dans Bronson, on suit la vie de Michael Peterson (qui est une personne réelle) ayant pris le pseudo de Charlie Bronson. A la fin des années 70, après avoir eu une jeunesse agitée (pendant laquelle il n'hésitait pas à frapper ses petits camarades dès qu'on l'embêtait), il se retrouve à 20 ans derrière les barreaux, condamné à 7 ans de prison pour vol. Et comme il continue d'exercer sa violence contre des gardiens ou d'autres détenus, il est, à ce jour, détenu depuis 34 ans dont 30 en isolement. Il s'est même retrouvé un temps dans une institution psychiatrique. Tout cela se passe en Angleterre où l'on voit des conditions de détention inhumaine pour les fortes têtes comme lui qui doit être considéré comme "irrécupérable". Il n'y a aucune explication psychologique, pas de message. Charlie Bronson n'est ni antipathique, ni sympathique. On se demande jusqu'où il veut ou va aller. Le film laisse une impression durable pour certaines scènes.

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samedi 1 août 2009

La patience de Mauricette - Lucien Suel

Le roman La patience de Mauricette de Lucien Suel (La Table ronde) va sortir courant septembre 2009. Grâce à Babelio (que je remercie) et son opération Masse critique, je l’ai lu en avant-première. L’histoire se passe de nos jours avec des retours en arrière à partir de 1938 dans la région d’Armentières et Comines en Flandres près de Lille. En août 2008, Mauricette Beaussart, 75 ans, est admise pour cause de troubles mentaux à la «Clinique» faisant partie d’un EPSM (Etablissement publique de santé mentale). Trois semaines plus tard, elle s’enfuit. En apprenant cela, Christophe Moreel, la soixantaine, un ami qui s’occupe d’elle, espère que rien de grave n’est arrivé et qu’on va la retrouver. Christophe est traducteur de romans (ou «âneries romantiques», dixit Mauricette) des éditions Charles-Quint (suivez mon regard). Mauricette et Christophe se sont rencontrés 20 ans auparavant, en prenant des cours d’informatique. Et bien que cela fasse des années que Mauricette souffre de crises de mélancolie profonde, cette femme passionnée de poésie a quand même pu exercer le métier de professeur de français. La narration alterne des chapitres courts écrits en italique, transcrivant le discours décousu de Mauricette (peut-être tiré d’un journal à moins que cela ne soit un monologue intérieur) où elle joue avec les mots: «Je broute mes médicaments», «Je suis ta soignée», avec des chapitres de narration pure qui racontent, entre autre, l’histoire de Mauricette (expliquant peut-être son état) jalonnée de quelques grands malheurs familiaux (touchant sa mère, son père, son petit frère Emile). Ce roman est l’occasion, pour l’auteur, de faire état des traitements dans le domaine psychiatrique à l’heure actuelle. D’ailleurs, Lucien Suel (originaire des Flandres artésiennes où il est né en 1948) a écrit son roman dans les lieux où se déroule l’histoire. Un petit clin d’œil «bloguesque» en passant: avec l’aide de Christophe, Mauricette a créé un blog, "etoilepointetoile.blogspot.com", où elle postait (avant ses derniers troubles) des extraits d’«Une anthologie du veau dans la littérature». Autant les chapitres de narration sont très faciles à lire, autant les chapitres en italique méritent toute notre attention, j’ai dû les lire et relire plusieurs fois: des bribes de la vie de Mauricette sont dévoilées d’une autre façon. Quant à la partie du titre «La patience», elle peut se comprendre de plusieurs façons, dont celle du jeu de patience ou réussite. A priori, c’est le deuxième roman que publie Lucien Suel après Mort d’un jardinier (La Table ronde) en 2008. J’espère que La patience de Mauricette va rencontrer son public, il le mérite.

PS: Suite au commentaire de l'auteur, voici son adresse de blog: http://academie23.blogspot.com.

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mercredi 29 juillet 2009

The Reader (Le liseur) - Stephen Daldry

Produite par feu Sidney Pollack et feu Anthony Minghella (excusez du peu), cette adaptation du roman Le Liseur, de l'auteur allemand Bernard Schlink, m'a beaucoup plu, pour diverses raisons, dont les interprétations dignes d'éloges des acteurs, en particulier celle du jeune David Kross qui interprète le rôle de Michael Berg jeune (une révélation), et puis pour l'histoire elle-même qui est prenante. Le Liseur (Der Vorleser en VO) est le roman qui a fait connaître Bernhard Schlink au grand public. Pour ceux qui n’ont pas encore vu le film, The Reader (pourquoi avoir gardé le titre en anglais?) commence par un flash-back en 1958 à Berlin. Michael Berg, âgé de 15 ans, rencontre fortuitement Hannah Schmitz qui a 20 ans de plus que lui. Chez elle, il découvre l’amour physique avec cette femme un peu fruste qui parle peu mais qui demande à Michael de lui faire la lecture pendant, avant ou après leurs ébats, ce que Michael fait avec plaisir (toutes ces scènes sont très belles). Cette liaison ne dure que quelques semaines avant qu’Hannah ne disparaisse sans rien dire, laissant Michael désemparé. Etudiant en droit, il la retrouve 8 ans plus tard, en 1966: il assiste à un procès où Hannah est une des accusées. Là, il apprend le passé de cette dernière. Pendant les 20 ans qui suivent, Michael refusera d’aller rendre visite à Hannah en prison mais il lui enregistrera des livres sur cassettes. Toute la vie d’homme de Michael sera hantée par ce qu’il a vécu avec elle. On suppose qu’il en veut à Hannah mais en même temps il aime encore cette femme qui a bouleversé sa vie. Malgré quelques longueurs sur la fin et le maquillage pour vieillir Kate Winslet (pas forcément une réussite), je vous conseille ce film que j’ai vu dans une salle pleine de spectateurs attentifs. Parmi les blogueurs que je lis [liste non exhaustive!], Wilyrah, Diane_Selwyn, Armelle, Vlad, Tinalakiller, Pimprenelle en disent du bien, Rob a trouvé le film impeccable mais ennuyeux, pL est aussi un peu mitigé.

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samedi 25 juillet 2009

L'amour en kilt - Alexander McCall Smith

Suite de 44, Scotland Street et de Edimbourg Express (cf. mon billet du 27/07/2008), ce 3ème opus L'amour en kilt (titre un peu "cucul" pour Love over Scotland, "De l'amour au-dessus de l'Ecosse" - le titre fait penser à un de ceux de la collection Harlequin, n'est-ce pas?) nous permet de retrouver, avec des incursions hors d'Edimbourg, la plupart des héros récurrents des deux précédents livres: Bertie, 6 ans, qui se retrouve à jouer du saxo ténor dans un orchestre pour adolescents à Paris (France), et Domenica à Malacca (Malaisie) qui fait une étude sur les pirates (qui attaquent les bateaux en mer). Pour se faire comprendre, elle parle en "Pidgin". A Edimbourg, Irène, la maman de Bertie, bien qu'enceinte, continue malgré tout à être insupportable et surprotectrice envers son fils: elle pense, parle, agit pour lui. Elle continue la mise en oeuvre "du projet Bertie" (pauvre Bertie!). Cyril, le chien à la dent en or, se fait voler presque sous les yeux de son maître Angus Lordie, lequel voit arriver d'un mauvais oeil Antonia, qui emménage dans l'appartement de Domenica pendant son absence. Toujours à la même adresse, Pat éprouve un tendre sentiment pour un dénommé Wolf qui suit le même cursus universitaire qu'elle. Matthew, qui tient une galerie (et est l'employeur de Pat), se retrouve riche et tombe amoureux de cette dernière. Enfin, Big Lou, la tenancière du bar où Matthew va régulièrement, connaît des déboires sentimentaux à cause d'un certain Eddie (qui, en plus, la dépouille de son argent). Le roman fait 400 pages (Editions 10-18) et on en redemande (d'ailleurs, je sais que la série continue). C'est une bonne lecture distrayante pour l'été.

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mardi 21 juillet 2009

Films vus et non commentés depuis le 7 juilllet 2009

Poursuivant ma série, voici cinq films (dont trois réalisés par des femmes) dont les personnages principaux sont des membres de la gente féminine pas toujours très bien dans leur peau. C'est le moins que l'on puisse dire. Quatre sont américains, le dernier est un film français qui se passe au Québec.

Coraline de Henry Selick (le réalisateur de l'Etrange Noël de Mister Jack) est un conte qui fait peur. Très beau visuellement, ce film d'animation m'a quand même paru long à démarrer. Coraline et ses parents se sont installés dans une grande maison isolée à la campagne. Ses parents sont tellement pris par leur travail que Coraline s'ennuie. Une nuit, attirée par une porte dérobée, elle suit un couloir bas à quatre pattes et se retrouve dans une maison (presque) identique où une autre mère et un autre père semblent être les parents idéaux. Petit détail sinistre, ils ont des boutons à la place des yeux. Je retiens du film les personnages annexes: Mesdames Spink et Forcible, femmes obèses, trapézistes à leurs heures qui se produisent devant des spectateurs d'un genre particulier: une multitude de chiens scottish terriers; Mr Bobinski, acrobate contorsionniste; un chat très intelligent qui ne donne que des bons conseils à Coraline. C'est un film ni aimable ni gentillet, bien au contraire, je l'ai trouvé très noir. Je le déconseille aux tout-petits. D'ailleurs, il est long: au moins 1h30. Nous étions une dizaine dans la salle où je l'ai vu: uniquement des adultes.

Sherrybaby, de Laurie Collyer, vaut pour Maggie Gyllenhaal, que l'on voit de la première à la dernière image. Elle interprète Sherry, une jeune femme assez paumée qui est en liberté conditionnelle (on ne connaît pas son délit). Bien qu'elle soit "clean" depuis quelques mois, elle est sur le point de "replonger" dans l'addiction à la drogue. Mais Sherry n'a qu'un bonheur dans sa vie: sa petite fille de 6 ou 7 ans, Alexis, qui est à la charge de son frère et de sa belle-soeur. Pour pouvoir la récupérer, Sherry est prête à tout (vraiment tout) pour se réinsérer en trouvant un travail. Au détour d'une scène, on devine peut-être pourquoi l'héroïne s'est droguée: son père, veuf qui s'est remis en ménage, a des gestes déplacés envers Sherry. Ceci explique peut-être cela. Ce film a été tourné en 2006 et est sorti en France seulement cette année: mystère de la programmation. Maggie Gyllenhaal crève l'écran.

Sunshine cleaning, de Christine Jeffs, raconte comment deux soeurs, Rose et Norah, se retrouvent à nettoyer les scènes de crimes ou de suicides. Malgré le sujet, le film dégage beaucoup de bonne humeur grâce au charme et au talent des deux actrices principales, Amy Adams et Rachel Blunt. Rose, qui avait des rêves de réussite étant plus jeune, fait des ménages. Mère célibataire, elle a du mal à joindre les deux bouts, et ceci d'autant plus qu'elle a inscrit son jeune fils, Oscar, dans une école privée. Norah, elle, cherche encore sa voie (si je peux m'exprimer ainsi). Grâce à Mac, son amant (qui-ne-peut-pas-quitter-sa-femme), flic de profession, Rose se met à exercer ce métier très lucratif de "nettoyeuse de scènes de crime". Elle s'associe avec sa soeur pour créer l'entreprise "Sunshine cleaning" dans ce nouveau boulot pas très ragoûtant. Le fait de travailler ensemble les rapproche même si des souvenirs douloureux reviennent à la surface. Comme l'affiche sa pub, il s'agit d'un film des producteurs de Little Miss Sunshine (cf. mon billet du 01/03/2007), mais avec un ton différent. Le père des deux femmes, joué par Alan Arkin (comme ressuscité du film précédent), donne un petit grain de folie supplémentaire.

Rachel se marie de Jonathan Demme a été tourné en vidéo. Ce qui explique que l'image bouge beaucoup. Mais cela permet une grande fluidité dans les scènes de groupe (comme le mariage, ou le dîner juste avant, par exemple). L'héroïne du film est la soeur de Rachel, Kym (Ann Hataway). En cure de désintoxication, on lui a accordé la permission de sortir pour cet événement: Rachel se marie avec un Afro-américain. L'histoire se déroule sur un week-end pendant lequel des rancoeurs refont surface. La mère de Rachel et Kym, Abby, divorcée depuis quelques années du père des deux jeunes femmes, fera une apparition (quel plaisir de retrouver la trop rare Debra Winger). Les scènes de groupes sont très bien filmées. J'ai lu que Jonathan Demme présente son film comme une sorte d'hommage à Un mariage de Robert Altman (1978). Le scénario est de Jenny Lumet (la fille de Sidney). Pour la scène du remplissage du lave-vaisselle (pour ceux qui ont vu le film), elle s'est inspirée d'une scène réelle qui s'est passée entre son père et Bob Fosse.

Romaine par -30 d'Agnès Obadia (seul film francophone de cette série) se passe au Canada par -30 degré celsius. C'est l'occasion de voir Sandrine Kiberlain de la première à la dernière image. Comédie farfelue qui n'apporte pas grand-chose à part qu'on a l'occasion d'entendre parler québécois avec l'accent, de constater que les Québecois sont des gens sympathiques et qu'il ne fait pas chaud au Québec en hiver. L'histoire est irracontable et se finit en queue de poisson.

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vendredi 17 juillet 2009

Dans l'or du temps - Claudie Gallay

Dans l’or du temps (Editions de poche Babel) m'a été recommandé par Aifelle lors de notre rencontre au Salon du livre à Rouen. Je l’en remercie.

C’était le premier livre que je lisais de Claudie Gallay (qui d'ailleurs m'a fait une dédicace). Quand j’ai commencé à lire ce roman, j’ai tout de suite été sensible au style: des phrases courtes avec ou sans verbes conjugués ou à l’infinitif. C’est peut-être pourquoi je l'ai lu très vite. Au tout début, je m’attendais à lire une chronique vacancière du narrateur (dont on ne connaîtra pas le prénom) avec sa famille (sa femme, Anna et ses deux filles jumelles) faisant un séjour dans leur maison près de Dieppe. Et puis, à l’occasion d’une rencontre du narrateur avec une vieille dame nommée Alice habitant une maison voisine, le récit nous fait remonter le passé. Nous nous retrouvons 60 ans en arrière grâce aux souvenirs d’Alice. Elle possède sur une armoire des statues que le narrateur devine être des kachinas, qui incarnent des esprits pour les Indiens hopi. C’est là que Claudie Gallay nous évoque André Breton et son voyage en Amérique, à New York et chez les Indiens hopi en Arizona, de 1941 à 1946. En effet, à cette époque, Alice, jeune adolescente, s’est exilée avec son père, sa mère et sa sœur aux Etats-Unis. Ils ont pris le même bateau que Breton et sa femme. Le père d’Alice était photographe et était l’ami d’André Breton à l’époque. Alice et son père ont suivi André jusqu’en Arizona. On apprend quelques-uns des us et coutumes, dont la danse du Serpent, de ces Indiens qui n’aimaient pas qu’on les prenne en photo ou qu’on les dessine. Le roman alterne ce récit dans le passé et ce que ces souvenirs provoquent pour le narrateur. Il remet sa vie en question sans s’en rendre compte. Avant la fin de leur séjour, sa femme Anna le quitte en emmenant les jumelles. C’est peut-être le point faible du roman comme l’a souligné Dominique. Je n’ai pas compris le lien entre les souvenirs d’Alice et ce qui arrive au narrateur. Ceci mis à part, c’est un roman qui donne envie de mieux connaître la culture amérindienne et de se plonger dans les ouvrages qui ont servi à écrire ce roman et qui sont indiqués dans la bibliographie à la fin de l’ouvrage. Quant au titre un peu mystérieux du roman, il s’agit d’une partie de l’épitaphe inscrite sur la tombe d’André Breton, au cimetière des Batignolles: «Je cherche l’or du temps».

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mercredi 15 juillet 2009

Blog d'or - Dernière minute

Je viens d'apprendre par Dominique qu'elle m'avait décerné un Blog d'or. Je la remercie, elle, fidèle commentatrice parmi quelques autres. Même si je ne suis pas très à l'aise avec les honneurs ne sachant pas quoi dire à part les banalités d'usage, cela me fait plaisir qu'on ait pensé à moi. Dans cette récompense, j'associe "Ta d loi du cine" sans qui j'aurais jeté l'éponge depuis longtemps.

BlogDeOuro

Selon les instructions ci-dessus, je dois décerner à mon tour des blogs d'or: quel dilemme cornélien!

Pour ne pas faire de jaloux, je décerne mes blogs d'or à tous les blogs qui sont en lien dans la colonne de droite de mon blog.

Et sinon plus particulièrement à :

Jade parce que ses textes sur les films et les livres qu'elle chronique sont de grande qualité. Ils sont peu nombreux et donc précieux.

Aifelle parce que je l'ai rencontrée (qu'elle a été de très bon conseil pour mes deux dernières lectures) et que j'aime son blog divers et varié qui parle de livres mais de tellement d'autres choses. En outre, on peut y admirer de belles photos.

Ffred parce qu'il a été le premier à me faire un commentaire sur mon blog balbutiant et que son blog chronique de façon claire les films à voir (ou à ne pas voir).

Coming soonn car son blog qui a moins d'un an est déjà très riche en billets intéressants sur le cinéma, les livres, les expos, etc.

Mettre le blog d'or sur son blog
- Mettre un lien vers le blog qui le lui a transmis
- Offrir cette récompense à un ou plusieurs autres blogs
- Informer les destinataires
- Recopier le règlement.

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lundi 13 juillet 2009

Jaffa - Keren Yedaya

Après Amerikka, voici Jaffa (de Keren Yedaya), du nom d'un faubourg de Tel Aviv en Israël, connu pour ses oranges. On sait moins que les Palestiniens et les Israéliens y cohabitent tant bien que mal et ce n'est pas toujours facile. La preuve en est l'histoire qui nous est racontée. Mali, une jeune femme israelienne âgée de vingt-et-un ans, travaille avec son frère Meir dans le garage de leur père, Reuven, marié à Osnat (Ronit Elkabetz) qui paraît beaucoup plus jeune. Reuven a deux employés palestiniens, le père et le fils, Malik. Mali et Malik s'aiment en secret, ils veulent même se marier. Les rapports entre Meir et ses parents sont difficiles. Mali, quant à elle, parle peu. Osnat est une femme choyée qui semble n'avoir qu'une occupation dans la vie: regarder la télé en se faisant masser les pieds. Je trouve qu'elle parle à sa fille comme si elle était une étrangère. Je n'ai pas ressenti d'affection entre elles. Un matin, au garage, Meir, qui n'est pas très bien dans sa peau, s'en prend violemment au père de Malik. Le drame éclate. Malik qui tue Meir accidentellement est incarcéré pour plusieurs années. Enceinte, Mali veut avorter (en Israël, il faut avoir l'accord des autorités) mais décide en fin de compte de garder le bébé. Bien entendu, ses parents ignorent tout de sa peine, de son désarroi et qui est le père de l'enfant. Se sentant coupable de ce qui arrive, Mali ne veut plus avoir de nouvelles de Malik. Sa fille Shiran naît. Quelques années passent... Peu à peu, Mali s'émancipe de l'autorité de ses parents qui apprennent la vérité sur le père de Shiran (ils le prennent très mal). Le conflit entre eux est palpable. Pendant ce temps, Malik sort de prison. Et la dernière séquence est pleine d'espoir. En y repensant, j'ai trouvé le film bien mais je n'ai pas été touchée par les personnages. J'ai même trouvé le couple formé par Reuven / Osnat assez antipathique malgré leur détresse. Jaffa m'a semblé lisse, un peu froid, même si je le répète, la fin peut faire espérer. Dans le dossier de presse en ma possession, la réalisatrice, dans une interview, donne des clés pour comprendre les personnages mais ce n'est pas visible à l'écran.

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dimanche 12 juillet 2009

Blog au ralenti

Vue la torpeur estivale qui s'installe sur la blogosphère, je ne publierai plus, à partir du 13 juillet jusqu'à fin août 2009, qu'un billet tous les 4 jours. Cela me permettra de prendre mon temps pour lire, voir ou visionner, et rédiger. A toutes et tous, bonnes vacances.

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