lundi 19 mars 2007

Studio Ealing

En  DVD, grâce à la passion du cinéma de Bertrand Tavernier, sont parus huit films produits par les studios Ealing dont les 5 plus célèbres sont Noblesse Oblige (Kind Hearts and Coronets) (1949), Tueurs de dames (Lady Killers) (1955), Whisky à gogo (Whisky Galore) (1949), L'Homme au complet blanc (The man in the white suit) (1951) et De l'Or en barres (The Lavender Hill Mob) (1951) complétés par Went the day well? (1942), Champagne Charlie (1944) et Il pleut toujours le dimanche (It always rains on sunday) (1947), ces trois derniers inédits en salle en France, me semble-t-il. Ces studios Ealing ont été dirigés par un grand producteur, Sir Michael Balcon, grand-père de Daniel Day Lewis. A les redécouvrir aujourd'hui, certains ont un charme désuet comme Champagne Charlie mais ils ont certainement vieilli. En revanche, j'éprouve un grand plaisir de revoir Noblesse Oblige et Tueurs de dames qui ont un humour "so british". Si vous ne les connaissez pas encore, découvrez-les.

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dimanche 18 mars 2007

L'affaire de la rue de Lourcine - Eugène Labiche - mise en scène Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff

J'ai vu quelques-uns des spectacles de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff dont les Pieds dans l'eau en 1992. Les moments passés étaient irrésistibles, drôles, enlevés. Ces pièces sont des créations originales écrites par les 2 metteurs en scène, les acteurs émettent des borborygmes, il n'y a pas de texte à proprement parler, ce qui se passe sur scène constitue souvent des gags visuels à répétition. Les acteurs sont chanteurs, acrobates, danseurs, mimes. Les mises en scène sont millimétrées. J'étais donc ravie de pouvoir assister à un nouveau spectacle du couple. Cette fois-ci, le texte préexiste, L'Affaire de la rue de Lourcine d'Eugène Labiche (1857). La pièce est courte, elle est en 1 acte, précédée d'un lever de rideau de Georges Courteline, Vingt-Six. Je dois dire que j'ai été un peu déçue car à part quelques mimiques de certains acteurs, j'ai trouvé l'ensemble assez poussif et surtout pas très drôle. Seuls, le valet et la "jeune" mère chanteuse sont bien ainsi que le baisser de rideau pendant lequel les acteurs chantent tous. Il est dommage que tout le spectacle n'ait pas été aussi enlevé.

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samedi 17 mars 2007

Open Hearts - Brothers - After the wedding - Suzanne Bier

After the wedding (Après le mariage), sorti cette semaine, est le troisième film que je vois de Suzanne Bier, réalisatrice danoise. Les deux précédents sont Open Hearts (traduction littérale : Coeurs ouverts) et Brothers (Frères) que j'ai énormément aimés. On peut se demander pourquoi les distributeurs négligent de traduire les titres originaux en français et prennent les titres anglais. Pour en revenir à After the wedding, il est sorti dans très peu de salles même à Paris et je l'ai moins aimé que les deux autres malgré de très bonnes critiques. Open Hearts, lui, est un film qui touche par sa sensualité. Il est filmé selon les règles du Dogme. Un accident de la circulation provoque un divorce dans une famille et une séparation pour un couple qui devait se marier et une histoire d'amour en suspens. La façon de filmer en sous-exposition et la caméra numérique, le montage haché font beaucoup pour rendre ce film marquant. Le film Brothers est plus dur par le thème. Un Danois, marié à une très belle femme et père de deux enfants, se retrouve au coeur d'un conflit, peut-être en Afghanistan. Il sera fait prisonnier et deviendra meurtrier pour s'en sortir. Pendant ce temps-là, au Danemark, l'épouse a le soutien affectif du frère du mari. Quand ce dernier reviendra meurtri, il concevra une certaine jalousie non justifiée semble-t-il. Le film est bouleversant. Quant à After the wedding, l'histoire fait se confronter un Danois (Jacob) qui travaille dans l'humanitaire à Bombay et un homme d'affaires danois (Jorgen), marié à une très belle femme et père de trois enfants. Jacob est venu au Danemark pour défendre la cause de nombreux orphelins indiens auprès  de Jorgen. Ce dernier l'invite au mariage (wedding) de sa fille ainée que l'on découvre être la fille biologique de Jacob. On apprend que Jorgen est au seuil de la mort. Il règle toutes ses affaires et demande à Jacob de rester au Danemark et de veiller sur sa famille. Pour ce film, à part les plans coupés, les règles du dogme sont moins évidentes. La façon de filmer est plus classique même si c'est toujours en caméra numérique. En revanche, Suzanne Bier est une réalisatrice à suivre d'autant qu'elle est l'auteur des scénarii de ses films. D'ailleurs, un remake américain d'Open Hearts est en préparation avec elle comme réalisatrice.

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vendredi 16 mars 2007

Comment parler des livres que l'on n'a pas lus - Pierre Bayard

Difficile de parler de Comment parler des livres que l'on n'a pas lus qui est un essai très érudit et dont le style est complexe, ce qui le rend, à mon avis, peu accessible à des lecteurs lambdas. On ne peut pas le survoler, chaque phrase et chaque mot sont importants. L'auteur, Pierre Bayard, s'appuie sur des exemples d'oeuvres littéraires différentes pour expliquer que l'on peut parler de livres que l'on n'a pas lus, que l'on a oubliés, que l'on ne connaît pas, dont on a entendu parler. Il parle de "bibliothèque collective", "bibliothèque intérieure" et "bibliothèque virtuelle", de "livres-écrans", "livres intérieurs" et "livres-fantômes". En revanche, cet ouvrage donne envie de lire ou de relire les livres évoqués comme Je suis un chat de Soseki, Illusions perdues de Balzac, le Troisième homme de Graham Greene, les livres de David Lodge, et Le Nom de la rose d'Umberto Eco.

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jeudi 15 mars 2007

Cécile de France - Marion Cotillard

Dans les différents blogs "ciné" sur lesquels je mets parfois des commentaires, je suis étonnée que l'on parle aussi peu de Marion Cotillard (à part pour la Môme) et Cécile de France qui sont les deux merveilles du cinéma français actuel. Non seulement elles sont jolies, mais en plus elles ont du talent. Preuve en est qu'en cette année 2006, Cécile de France a été "nominée" deux fois pour le César de la meilleure actrice pour Fauteuils d'orchestre et Quand j'étais chanteur. Dans ce dernier, elle très émouvante face à Gérard Depardieu en grande forme. Dans un film précédent, les Poupées Russes, elle était irrésistible en copine lesbienne de Romain Duris. Marion Cotillard, découverte dans Taxi, connaît une ascension fulgurante depuis son rôle dans Un Long dimanche de fiançailles, pour lequel elle a d'ailleurs reçu le César du meilleur second féminin. Je leur souhaite, à toutes les deux, de longues et brillantes carrières.

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mercredi 14 mars 2007

Distribution des films - Remarques

Aujourd'hui mercredi, jour de sortie des films en France, me donne envie de faire un petit billet sur certaines anomalies concernant la distribution cinématographique. Depuis longtemps, je constate que sept ou huit films sortent la même semaine et ceci pratiquement toute l'année. Parmi ces sorties, seules une ou deux productions seront vues par le plus grand nombre et les autres seront sacrifiées sur l'autel de la rentabilité. Il est évident qu'en sortant autant de films par semaine, les spectateurs ne peuvent pas tout voir et ils iront en voir 1 ou 2 puis c'est tout. Dommage que dans un pays où l'on clame que l'on est cinéphile et où en effet, beaucoup d'aides sont accordées, les "petites" productions hexagonales ou d'autres pays ne soient distribuées que dans un petit nombre de salles et souvent qu'à Paris et dans trois ou quatre grandes villes de province. Parfois des miracles arrivent grâce au bouche à oreille qui est la meilleure publicité qui soit. Le spectateur a parfois son mot à dire et c'est tant mieux.

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mardi 13 mars 2007

Isabelle Huppert

Isabelle Huppert est une de mes actrices françaises préférées. Je l'ai découverte dans la Dentellière de Claude Goretta. Elle est une des actrices "fétiches" de Claude Chabrol. Dans Une affaire de femmes (1988), Madame Bovary (1991), la Cérémonie (1995), Merci pour le chocolat (2000), l'Ivresse du pouvoir (2006), elle a un talent fou. Elle prend des risques à jouer certains rôles, les plus récents étant Ma mère de Christophe Honoré et La pianiste de Michael Hanecke pour lequel elle a reçu un prix d'interprétation à Cannes très mérité. Elle n'est pas une star comme Isabelle Adjani qui est de la même génération, mais je la préfère de beaucoup à cette dernière. J'ai eu le plaisir de la voir récemment au théâtre dans Quartett d'Heiner Muller, mis en scène par Bob Wilson. Le spectacle vaut ce qu'il vaut mais Isabelle Huppert est magnifique. Je lui tire mon chapeau. Je considère qu'elle sait tout jouer, même la comédie. L'exemple récent est 8 femmes de François Ozon où dans le rôle d'une vieille fille, elle est irrésistible. Isabelle, je vous admire.

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lundi 12 mars 2007

L'Immeuble Yacoubian - Marwan Hamed

Le 17 avril prochain [2007] sortira en DVD l'Immeuble Yacoubian de Marwan Hamed adapté du roman d'Alaa El Aswany (Editions Actes Sud 2006) qui porte le même titre. Le livre a été un best-seller inattendu en Egypte où il a été vendu à plus de 100 000 exemplaires. Si vous n'avez pas vu le film à sa sortie en salle (août 2006 en France), pré-réservez dès maintenant ce mélodrame de 3H de bonheur absolu. Quand j'ai vu le film, les gens applaudissaient à la fin. L'histoire est centrée sur plusieurs personnages habitant l'immeuble Yacoubian au Caire: un éditeur homosexuel (sujet tabou dans les pays musulmans), un jeune islamiste refusé à l'école de police qui deviendra un terroriste, un vieil aristocrate "vieux beau" nostalgique d'un passé révolu, une jeune fille pleine de rêves, un affairiste louche et lubrique. Leurs destins s'entrecroiseront et tout ne finira pas bien pour certains. Je le répète, l'Immeuble Yacoubian est à voir. Pour l'histoire, les acteurs, pas très connus des Occidentaux, mais tous excellents, la musique, les décors et la mise en scène. Et vous pouvez lire le livre dans la foulée, cela en vaut la peine. Vous constaterez que le film est très fidèle au roman, l'adaptation est vraiment réussie. 

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dimanche 11 mars 2007

Les bouquinistes, quais de la Seine à Paris

J'aime flâner sur les quais de la Seine surtout quand il fait beau. Et comme c'est agréable quand les bouquinistes sont présents. Des trésors sont à portée de la main. On achèterait tout. On trouve des anciennes éditions de livres souvent introuvables, des livres épuisés, des best sellers à prix réduit, des livres de poches, des gravures, des vieilles revues, des cartes postales et maintenant des DVD et des CD. La plupart du temps, chaque livre est entouré d'un papier transparent pour le protéger et sur la tranche, le nom de l'auteur est inscrit. Si on est intéressé par un titre, le bouquiniste a la gentillesse d'enlever la protection pour que l'on puisse feuilleter l'ouvrage. J'espère que cette tradition des bouquinistes, très parisienne, perdurera encore longtemps car le plaisir est immense, de déambuler sur les quais et de voir ces stands de bouquinistes.

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samedi 10 mars 2007

Journaux cinéma gratuits

Je suis d'une génération qui a connu le magazine Actua Ciné, petit journal distribué à l'entrée des salles de cinéma "art et essai" et des grands réseaux. Comme la démarche était sympathique, les grands circuits comme Gaumont-Pathé, UGC et même MK2 ont copié la formule et ont lancé leur propre journal dédié et évidemment Actua Ciné a été évincé. Une ville comme Limoges publie aussi bimestriellement un petit journal Zoom focalisé plus particulièrement sur les films "art et essais". Il est très intéressant et édité avec du papier recyclé, l'essentiel y est c'est-à-dire les sorties de films. Revenons aux publications nationales des trois circuits de distribution. MK2, pour son 50ème numéro de Trois couleurs,  sort ce mois-ci une nouvelle formule avec en plus des sorties du mois dans son circuit, des articles sur la culture (livres, musique, art) et la technologie et jeux vidéo. Cette publication élargit le champ purement cinéma. Le journal UGC ILLIMITE se concentre sur les sorties du mois dans les salles UGC, quelques news, des rendez-vous et la promo de la carte d'abonnement. Le journal est une pub pour UGC. Le journal Gaumont a la même ligne éditoriale, si je puis dire, d'auto-promotion. Tout cela pour conclure que j'ai la nostalgie d'Actua Ciné qui ne parlait que des sorties cinéma et de rien d'autre.

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