samedi 24 mars 2007

1982 - Disparition de Romy Schneider, Rainer Werner Fassbinder et Patrick Dewaere

En 1982, l'année de mes vingt ans, trois grandes figures du cinéma ont disparu prématurément: Romy Schneider  (à 43 ans) le 29 mai, Rainer Werner Fassbinder (à 37 ans) le 10 juin et Patrick Dewaere (à 35 ans) le 16 juillet. On ne devrait pas avoir le droit de mourir aussi jeune en période de gloire. Romy Schneider, née autrichienne, française d'adoption nous a fait rêver dans les rôles de Sissi, puis plus tard, elle nous a émus dans les films de Claude Sautet comme par exemple César et Rosalie (1972), Les Choses de la vie (1970), Max et les ferrailleurs (1971), de Robert Enrico, Le vieux fusil (1975), L'Important c'est d'aimer de d'Andrzej Zulawski (1975) et tant d'autres dont les sorties étaient chaque fois un événement. Elle a "cassé" son image de Sissi dans Ludwig; (1972) de Luchino Visconti. Quand sa vie privée avec le décès tragique de son fils en 1981 a fait la une des journaux, les gens qui l'aimaient ont compati. Sa disparition a ému toute la France.

Rainer Werner Fassbinder a, comme on dit parfois, brûlé sa vie par les deux bouts. Autour de lui, il avait une troupe fidèle de comédiens, il faisait tourner souvent les mêmes acteurs comme Hannah Schygulla ou Kurt Raab. Ses films ont souvent été considérés comme sulfureux : La Troisième génération (1979), Tous les autres s'appellent Ali (1974), Querelle (1982), L'Année des 13 lunes (1978). En plus d'être réalisateur de ses films, il les écrivait. Il est l'auteur de pièces de théâtre et il a réussi à adapter et réaliser Berlin Alexanderplatz d'Alfred Döblin (1980) pour la télévision. Rainer Werner Fassbinder a été à l'origine du renouveau du cinéma allemand mais il est mort sans héritier, il était unique. Maintenant que ses films existent en DVD, on se rend compte de son talent, Le mariage de Maria Braun (1979) en est un exemple frappant. Il n'a pas pris une ride.

Patrick Dewaere est mort trop tôt, il avait un immense talent et pouvait tout jouer. Série Noire (1978) d'Alain Corneau, Coup de Tête (1979) de Jean-Jacques Annaud, Les valseuses (1974) et Beau-Père (1981) de Bertrand Blier, La meilleure façon de marcher (1976) de Claude Miller sont devenus des classiques. De la même génération que Gérard Depardieu, il aurait pu atteindre la même notoriété. Il est vraiment dommage qu'il soit mort si jeune surtout en se suicidant. Oui, 1982 a vraiment été une année tragique.

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vendredi 23 mars 2007

Je vais bien, ne t'en fais pas - Philippe Lioret

A l'occasion de la sortie du film en DVD, je conseille vivement à ceux qui ne l'ont pas vu, et aux autres, d'acquérir ce film très sensible adapté du roman du même nom d'Olivier Adam disponible aux Editions Le Dilettante et Pocket. Je vais bien, ne t'en fais pas (sorti en salle en 2006) est interprété formidablement par tous les comédiens, Kad Merad et Mélanie Laurent en tête. L'histoire traite de la disparition et donc de l'absence du fils de Kad Mérad et frère jumeau de Mélanie Laurent. Cette dernière se met à sa recherche. Le suspense est entretenu jusqu'au bout. Pour ceux, qui n'ont pas vu le film, je ne dévoilerai pas la fin assez inattendue. La très belle chanson composée par le fils/frère avant sa disparition ponctue le film. Je vais bien, ne t'en fais pas a reçu deux Césars, un pour Kad Merad et un pour Mélanie Laurent et c'est amplement mérité.  

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jeudi 22 mars 2007

Retour

Après une interruption tout à fait dépendante de ma volonté, en vacances à l'étranger, coupée du monde de l'internet et de la plupart des moyens de communication, me voici de retour. J'ai lu un peu, je n'ai rien vu cinématographiquement parlant et donc, je vais rester un peu en panne d'inspiration deux ou trois jours mais cela va revenir. Les lecteurs attentifs auront cependant remarqué que mes billets sont datés sans interruption : j'avoue avoir comblé cette semaine d'interruption en modifiant quelques dates vu que j'en avais rédigés d'avance. En tout cas, on survit très bien sans Internet, la télévision, le cinéma et les journaux, du moment que l'on a un ou deux bons livres à lire. C'est l'essentiel.

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mercredi 21 mars 2007

Livres de poche vs Livres grand format

Le livre de poche est la plus belle création qui a été faite pour que tout le monde accède à la lecture à un prix relativement raisonnable. Le grand avantage est que le livre de poche, comme son nom l'indique, prend moins de place pour le rangement et, pour les fanas de lecture, il représente le format idéal dans les transports en commun ou en voyage. Mais toute médaille a son revers car je connais des personnes qui n'aiment pas les livres de poche et préfèrent les livres grand format. Le défaut du poche serait la police de caractère souvent petite et serrée et donc plus difficile à lire, et il est vrai qu'un livre de poche s'abîmerait plus, surtout la couverture. En revanche une bibliothèque exclusivement composée de livres de poche a son charme car les dimensions des livres sont, en général, plus homogènes que les livres grand format, qui selon les collections et les éditeurs (en particulier Actes Sud) ont des dimensions diverses et souvent variées et donc posent problème pour faire une belle bibliothèque.

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mardi 20 mars 2007

Matériels publicitaires pour les fans de cinéma

Parisienne bon teint et collectionneuse, pendant plusieurs années, j'ai eu de la chance de pouvoir, en plus de voir des films sur grand écran, acheter affiches, dossiers de presse, photos, etc. Mais c'est une passion qui peut coûter très cher. Normalement, ces supports publicitaires ne sont pas à vendre, mais un marché légal existe depuis longtemps pour le grand bonheur des passionnés comme moi. A Paris, par exemple, existent quelques boutiques qui vendent ces matériels. Le Salon d'Argenteuil. créé vers 1992, réunit tous les ans des exposants qui viennent maintenant du monde entier. Un marché s'est aussi développé sur Internet en particulier avec Ebay. Fan de films américains, si vous voulez des photos dédicacées, des affiches, des DVD, des revues (et que vous avez les moyens, car les enchères sont souvent élevées), vous pouvez acquérir des trésors, un grand nombre de personnes se sont spécialisées dans ces ventes aux Etats-Unis, cela leur fait un complément de revenus non négligeables. Pour en revenir à la vente en boutique, je déplore qu'en France, depuis une dizaine d'années, ce type de matériel se raréfie. Pendant les années 50 à 70, pour presque tous les films, le distributeur faisait éditer des jeux de 12 ou 24 photos d'exploitation sur papier avec des gros plans intéressants d'acteurs ou d'actrices, des affiches petit et grand formats, des brochures 4 ou 8 pages qui résumaient le film et avec encore des photos. C'était le grand luxe. Maintenant les choses ont beaucoup changé : les jeux de photos sont limités à 4 ou 6 vues grand maximum avec 3 plans inutiles, très peu de photos argentiques ou numériques tirées à part ; en revanche, il existe maintenant le dossier de presse numérique sur CD ROM. C'est du tout en un : les photos d'exploitation et le texte. On peut ajouter que, pour certaines grosses productions, un livre de photos est vendu dans toutes les bonnes librairies.  Tout cela pour dire qu'il est de plus en plus difficile d'acquérir du matériel publicitaire "collector" mais que si on a du temps et de l'argent, en habitant à Paris ou dans certaines grandes villes, on peut trouver son bonheur.

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lundi 19 mars 2007

Studio Ealing

En  DVD, grâce à la passion du cinéma de Bertrand Tavernier, sont parus huit films produits par les studios Ealing dont les 5 plus célèbres sont Noblesse Oblige (Kind Hearts and Coronets) (1949), Tueurs de dames (Lady Killers) (1955), Whisky à gogo (Whisky Galore) (1949), L'Homme au complet blanc (The man in the white suit) (1951) et De l'Or en barres (The Lavender Hill Mob) (1951) complétés par Went the day well? (1942), Champagne Charlie (1944) et Il pleut toujours le dimanche (It always rains on sunday) (1947), ces trois derniers inédits en salle en France, me semble-t-il. Ces studios Ealing ont été dirigés par un grand producteur, Sir Michael Balcon, grand-père de Daniel Day Lewis. A les redécouvrir aujourd'hui, certains ont un charme désuet comme Champagne Charlie mais ils ont certainement vieilli. En revanche, j'éprouve un grand plaisir de revoir Noblesse Oblige et Tueurs de dames qui ont un humour "so british". Si vous ne les connaissez pas encore, découvrez-les.

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dimanche 18 mars 2007

L'affaire de la rue de Lourcine - Eugène Labiche - mise en scène Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff

J'ai vu quelques-uns des spectacles de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff dont les Pieds dans l'eau en 1992. Les moments passés étaient irrésistibles, drôles, enlevés. Ces pièces sont des créations originales écrites par les 2 metteurs en scène, les acteurs émettent des borborygmes, il n'y a pas de texte à proprement parler, ce qui se passe sur scène constitue souvent des gags visuels à répétition. Les acteurs sont chanteurs, acrobates, danseurs, mimes. Les mises en scène sont millimétrées. J'étais donc ravie de pouvoir assister à un nouveau spectacle du couple. Cette fois-ci, le texte préexiste, L'Affaire de la rue de Lourcine d'Eugène Labiche (1857). La pièce est courte, elle est en 1 acte, précédée d'un lever de rideau de Georges Courteline, Vingt-Six. Je dois dire que j'ai été un peu déçue car à part quelques mimiques de certains acteurs, j'ai trouvé l'ensemble assez poussif et surtout pas très drôle. Seuls, le valet et la "jeune" mère chanteuse sont bien ainsi que le baisser de rideau pendant lequel les acteurs chantent tous. Il est dommage que tout le spectacle n'ait pas été aussi enlevé.

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samedi 17 mars 2007

Open Hearts - Brothers - After the wedding - Suzanne Bier

After the wedding (Après le mariage), sorti cette semaine, est le troisième film que je vois de Suzanne Bier, réalisatrice danoise. Les deux précédents sont Open Hearts (traduction littérale : Coeurs ouverts) et Brothers (Frères) que j'ai énormément aimés. On peut se demander pourquoi les distributeurs négligent de traduire les titres originaux en français et prennent les titres anglais. Pour en revenir à After the wedding, il est sorti dans très peu de salles même à Paris et je l'ai moins aimé que les deux autres malgré de très bonnes critiques. Open Hearts, lui, est un film qui touche par sa sensualité. Il est filmé selon les règles du Dogme. Un accident de la circulation provoque un divorce dans une famille et une séparation pour un couple qui devait se marier et une histoire d'amour en suspens. La façon de filmer en sous-exposition et la caméra numérique, le montage haché font beaucoup pour rendre ce film marquant. Le film Brothers est plus dur par le thème. Un Danois, marié à une très belle femme et père de deux enfants, se retrouve au coeur d'un conflit, peut-être en Afghanistan. Il sera fait prisonnier et deviendra meurtrier pour s'en sortir. Pendant ce temps-là, au Danemark, l'épouse a le soutien affectif du frère du mari. Quand ce dernier reviendra meurtri, il concevra une certaine jalousie non justifiée semble-t-il. Le film est bouleversant. Quant à After the wedding, l'histoire fait se confronter un Danois (Jacob) qui travaille dans l'humanitaire à Bombay et un homme d'affaires danois (Jorgen), marié à une très belle femme et père de trois enfants. Jacob est venu au Danemark pour défendre la cause de nombreux orphelins indiens auprès  de Jorgen. Ce dernier l'invite au mariage (wedding) de sa fille ainée que l'on découvre être la fille biologique de Jacob. On apprend que Jorgen est au seuil de la mort. Il règle toutes ses affaires et demande à Jacob de rester au Danemark et de veiller sur sa famille. Pour ce film, à part les plans coupés, les règles du dogme sont moins évidentes. La façon de filmer est plus classique même si c'est toujours en caméra numérique. En revanche, Suzanne Bier est une réalisatrice à suivre d'autant qu'elle est l'auteur des scénarii de ses films. D'ailleurs, un remake américain d'Open Hearts est en préparation avec elle comme réalisatrice.

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vendredi 16 mars 2007

Comment parler des livres que l'on n'a pas lus - Pierre Bayard

Difficile de parler de Comment parler des livres que l'on n'a pas lus qui est un essai très érudit et dont le style est complexe, ce qui le rend, à mon avis, peu accessible à des lecteurs lambdas. On ne peut pas le survoler, chaque phrase et chaque mot sont importants. L'auteur, Pierre Bayard, s'appuie sur des exemples d'oeuvres littéraires différentes pour expliquer que l'on peut parler de livres que l'on n'a pas lus, que l'on a oubliés, que l'on ne connaît pas, dont on a entendu parler. Il parle de "bibliothèque collective", "bibliothèque intérieure" et "bibliothèque virtuelle", de "livres-écrans", "livres intérieurs" et "livres-fantômes". En revanche, cet ouvrage donne envie de lire ou de relire les livres évoqués comme Je suis un chat de Soseki, Illusions perdues de Balzac, le Troisième homme de Graham Greene, les livres de David Lodge, et Le Nom de la rose d'Umberto Eco.

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jeudi 15 mars 2007

Cécile de France - Marion Cotillard

Dans les différents blogs "ciné" sur lesquels je mets parfois des commentaires, je suis étonnée que l'on parle aussi peu de Marion Cotillard (à part pour la Môme) et Cécile de France qui sont les deux merveilles du cinéma français actuel. Non seulement elles sont jolies, mais en plus elles ont du talent. Preuve en est qu'en cette année 2006, Cécile de France a été "nominée" deux fois pour le César de la meilleure actrice pour Fauteuils d'orchestre et Quand j'étais chanteur. Dans ce dernier, elle très émouvante face à Gérard Depardieu en grande forme. Dans un film précédent, les Poupées Russes, elle était irrésistible en copine lesbienne de Romain Duris. Marion Cotillard, découverte dans Taxi, connaît une ascension fulgurante depuis son rôle dans Un Long dimanche de fiançailles, pour lequel elle a d'ailleurs reçu le César du meilleur second féminin. Je leur souhaite, à toutes les deux, de longues et brillantes carrières.

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