samedi 6 octobre 2007

Un secret - Claude Miller

Ayant été influencée par certaines bonnes critiques et par un battage médiatique, je viens d'aller voir Un secret, le dernier film de Claude Miller. J'ai été très déçue. Dès le milieu du film, on devine le secret. L'intérêt pour le film s'estompe très vite. Les comédiens ne sont pas vraiment en cause mais je n'ai pas trouvé que Patrick Bruel était très convaincant. Les oeillades entre lui et Cécile de France ne sont pas spécialement subtiles et elles sont souvent répétées de peur que le spectateur ne comprenne pas ce qui se passe. On est dans l'académisme. Vu le contexte historique tragique de la deuxième guerre mondiale, je m'attendais à plus de finesse de la part d'un réalisateur qui nous avait habitué à mieux avec La Petite voleuse (1988), l'Effrontée (1985) et Garde à vue (1981). Il est vrai que ces trois films ont plus de vingt ans. Certaines images saccadées au début du film n'ajoutent rien et puis le maquillage pour vieillir les protagonistes n'est pas du meilleur goût. Je pense qu'il vaut mieux lire le court roman de Philippe Grimbert dont est adapté le film.

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vendredi 5 octobre 2007

Les Envahisseurs - Série des années 60

Edités depuis peu en 3 coffrets DVD qui regroupent les 43 épisodes de 50 minutes chacun, Les Envahisseurs (The Invaders) (1967-1968) font partie de ces séries télévisées qui ont bercé (si je puis dire) mon adolescence. David Vincent les a vus, les envahisseurs venus d'un autre monde dans des soucoupes volantes. Ils ont une forme humaine avec, comme signe distinctif, l'auriculaire qui ne peut pas se rétracter. Quand ils meurent, ils se consument dans un halo rouge (couleur du communisme ?). David Vincent veut convaincre le Monde que le cauchemar a déjà commencé. Ce n'est pas facile de prouver qu'ils existent. Tournés en pleine Guerre Froide, Les Envahisseurs montrent une série plutôt sombre et pessimiste. On ne sait pas combien ils sont. Au fur et à mesure des épisodes, on sent que la partie n'est pas gagnée. David Vincent est vraiment seul contre les extra-terrestres même si d'autres humains les ont vus.

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jeudi 4 octobre 2007

Train de nuit pour Lisbonne - Pascal Mercier

Je viens de lire avec passion Train de nuit pour Lisbonne de Pascal Mercier, paru en 2006 aux Editions Maren Sell, dont le héros est professeur de latin et grec et enseigne aussi l'hébreu. Raimund Gregorius donne ses cours dans un lycée de Berne, ville de la Suisse alémanique. Quand le roman commence, Gregorius se prépare à partir au lycée à pied comme d'habitude. En traversant un pont, sa rencontre avec une femme qui se dit être "portuguès" puis l'achat d'un livre "Um ourives das palavras" (Un orfèvre des mots) d'un dénommé Amadeu de Prado qu'il trouve dans une librairie va lui faire tout quitter, sa ville de Berne, le lycée, ses élèves et sa petite vie tranquille. Il se retrouve au Portugal, à Lisbonne. Là, il mène une enquête pour savoir qui était ce Amadeu de Prado. Au début, il se fait traduire le roman oralement puis au fur et à mesure, il se met à apprendre le portugais pour bien s'en imprégner. Il rencontre des personnes qui ont cotoyé Amadeu décédé 30 ans auparavant, dont ses soeurs Adriana et Mélodie et un ancien ami de lycée. Amadeu, devenu médecin, culpabilisera d'avoir sauvé un des sbires du terrible général Salazar. Comme Gregorius, il joue aux échecs. Homme brillant et d'une intelligence supérieure, Amadeu souffre de fêlures intérieures que l'on découvre peu à peu grâce à des lettres qu'il a écrites et à ce livre qui est une suite de pensées personnelles à tendance philosophique. J'ai été sensible à l'atmosphère de ce livre qui se passe hors du temps. Tout est figé. L'histoire se passe vers 2004 et pourtant, il n'y a pas de portable, pas d'internet. Il n'y a que le téléphone fixe. Le roman est très agréable sans être toujours très facile d'accès, mais on se sent intelligent quand on lit ce genre d'ouvrage. Le romancier, Pascal Mercier, que je ne connaissais pas, est lui-même professeur de philo et cela se sent. Un roman à lire si vous pouvez.

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mercredi 3 octobre 2007

Excalibur - John Boorman

A l'époque, c'était la première fois que je voyais un film en salle deux fois. Excalibur de John Boorman (1981) reste pour moi une révélation et une très grande oeuvre. D'abord c'est la musique de Carl Orff, Carmina Burana, en musique additionnelle. Excalibur du nom de l'épée du roi Arthur retrace la légende de ce roi, la trahison de Guenièvre avec Lancelot et la rivalité entre Merlin et la fée Morgane. Le film en compétition à Cannes avait reçu le prix amplement mérité de la meilleure contribution artistique. Personnellement, je lui aurais donné une plus haute distinction. Les images sont souvent crues et violentes. Je me rappelle des corbeaux qui mangent les yeux des pendus. Certaines scènes sont sexuellement explicites. Deux scènes me restent en mémoire : la scène d'amour entre Igrayne (Katrine Boorman) et Uther Pandragon (Gabriel Byrne) qui la berne en se faisant passer pour son mari. L'autre est celle entre la Fée Morgane (Helen Mirren) qui prend l'apparence de Guenièvre et a une relation sexuelle avec Arthur (Nigel Terry) qui se trouve être son demi-frère. Je n'ai pas lu le roman de Thomas Malory dont est adapté Excalibur mais je pense que John Boorman recrée bien l'intemporalité de cette époque du fin fond des âges pleine de sang et de fureur. Si vous ne l'avez jamais vu, essayez de vous procurer le film en DVD. Cela en vaut la peine.

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lundi 1 octobre 2007

Guide de voyage : Lonely Planet

Je reviens d'une semaine de voyage d'agrément en Italie sur la Côte Amalfitaine (comme c'est beau!). Mes fidèles blogueurs ne s'en sont pas trop aperçu car j'avais réussi à rédiger près d'une dizaine de billets d'avance. Cependant, je n'ai pas rendu les commentaires reçus (presque une trentaine) durant tout ce temps. Je les validais quand je pouvais (j'ai aussi délégué leur validation).
Pour en revenir au titre du billet, pendant cette semaine, j'ai utilisé le guide Lonely Planet pour traquer les points cyber durant mes déplacements et cela m'amusait. C'était la première fois que j'achetais un titre de cette collection, suite aux conseils d'une de mes collègues qui m'en avait parlé. Jusqu'à présent, j'achetais le Guide du Routard, moins cher et peut-être moins lourd. En dehors d'Internet, j'aime avoir un support papier lors de mes voyages touristiques. Pour ce faire, je fais "une descente" dans une FNAC du centre de Paris qui a un choix étendu pour tout ce qui est guides touristiques et cartes routières. Il y en a tellement que la décision est souvent difficile entre tel ou tel ouvrage qui ont chacun leurs spécificités.
En ce qui concerne Lonely Planet, la présentation est claire, concise. Les illustrations en couleur égaient l'ensemble. Les données chiffrées se sont révélées exactes, ainsi les adresses indiquées pour les achats, les restaurants ou même les points cyber. Cela fait plaisir d'avoir entre les mains un guide fiable. On ne peut pas en dire autant de certains autres.

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dimanche 30 septembre 2007

The Offence - Sidney Lumet

Film inédit (en tout cas en France) de 1972 qui vient de sortir dans une seule salle à Paris, The Offence de Sidney Lumet met en scène Sean Connery dans un contre-emploi loin de son rôle de James Bond. Inspecteur moustachu, il est en proie à des démons intérieurs. Des images d'anciennes enquêtes le hantent. Des jeunes filles ont disparu, quand on les retrouve, elles sont mortes étranglées. Il mène l'enquête. Un suspect sera arrêté. Mais est-il coupable? L'inspecteur lui-même a-t-il quelque chose à se reprocher? Tout le film est filmé dans des tons gris métallisés. La musique est crissante. C'est un film à l'atmosphère pesante. The Offence était resté inédit car le personnage de Sean Connery est vraiment très sombre et à l'époque, on a pensé que cela nuirait à son image. Pourtant, j'ai lu dans le prospectus de 2 pages, distribué à l'entrée de la salle où j'ai vu le film, que c'était un des films préférés de Sean Connery.

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samedi 29 septembre 2007

Théâtre en DVD - Jacqueline Maillan

Disparue en 1992, Jacqueline Maillan restera dans nos mémoires et celles des générations futures grâce à la captation de certaines pièces qu'elle a interprétées avec talent. Elle avait un abattage incroyable. C'était Louis de Funès au féminin avec peut-être plus de subtilité. Elle était capable de tout jouer. J'ai eu la chance de la voir en 1989 dans Retour au Désert de Bernard Koltès, mise en scène par Patrice Chéreau. Magnifique interprétation dans un rôle sérieux. Malheureusement cette pièce n'a pas été filmée. En revanche, quelle chance de pouvoir la voir ou la revoir dans Potiche de Barillet et Grédy ou Coup de soleil de Marcel Mithois. Elle est drôle, un vrai clown. Dès qu'une pièce était à l'affiche avec elle, c'était le succès assuré. Je ne vois pas à ma connaissance, à l'heure actuelle, des actrices qui soient de cette trempe. Le moule est cassé me semble-t-il.

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vendredi 28 septembre 2007

Avanti! - Billy Wilder

Film méconnu de Billy Wilder, Avanti! (1972) est un petit bijou de la comédie américaine avec Jack Lemmon en grande forme et Juliet Mills pulpeuse à souhait. Cela se passe dans l'île d'Ischia au large de la côte Amalfitaine dans le sud de l'Italie. Jack Lemmon, homme d'affaires américain pressé, doit venir chercher le corps de son père décédé dans un accident de voiture. Il apprend en même temps que son père n'était pas tout seul dans la voiture, qu'il y avait une femme, anglaise, manucure, décédée elle aussi. Le père et cette femme étaient amants depuis plus de vingt ans en passant un mois par an sur cette île idyllique. Le personnel de l'hôtel de luxe où ils séjournaient était parfaitement au courant de la situation. Juliet Mills est la fille de la femme décédée. Le film est plein de rebondissements, on voit même Jack Lemmon et Juliet Mills nus. C'est un film qui fait un bien fou. Il existe en DVD, achetez-le en urgence, vous le ne regretterez pas.

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jeudi 27 septembre 2007

Quentin Tarantino

Il y a deux films de Quentin Tarantino que j'apprécie, Reservoir Dogs et Jackie Brown. J'ai peu aimé Pulp Fiction, très long film de 2h40 qui m'a profondément ennuyé malgré sa Palme d'Or à Cannes en 1994 et j'ai tellement détesté Kill Bill 1 (2003) que je n'ai pas vu Kill Bill 2 (2004). Pour en revenir à Reservoir Dogs (1992), le scénario est malin et l'interprétation de premier ordre, Harvey Keitel et Tim Roth en tête. Mais cela manque singulièrement de personnage féminin. Jackie Brown (sorti en 1998) (1), en revanche, donne un très beau rôle à l'actrice Pam Grier et le scénario réserve bien des surprises. Un vrai plaisir. Rappelons aussi que Quentin Tarantino est l'un des réalisateurs d'un des trois segments de Sin City, celui avec Clive Owen et Benicio del Toro. Du délire pur. Quentin Tarantino est, pour moi, capable du meilleur comme du moins bon goût, mais il est brillant. A vous de voir.

(1) et non 2005 comme indiqué par erreur (merci à Jérémyah, cf. commentaire ci-dessous).

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