vendredi 25 mai 2007

Pourquoi ne pas aller voir un film

Dans les "grosses" sorties, après Spiderman 3, le troisième opus des Pirates des Caraïbes de Gore Verbinski (2007) est projeté dans un nombre pharaonique de salles. Il y a Johnny Depp. Il y a le "beau" Orlando Bloom pour les jeunes filles, Keira Knightley pour les garçons. Les films avec des pirates plaît à beaucoup de monde surtout aux jeunes. Moi, je ne suis plus si jeune et je n'ai pas d'enfant à emmener. J'ai vu le premier volet. C'était pas mal, mais un peu long. Inspiré d'une attraction de Disneyland, le scénario est assez inconsistant car adapté d'un concept. Je ne suis pas allée voir le deuxième opus qui était paraît-il pas mal et je n'irai certainement pas voir le troisième qui dure 2h45. Gagner de l'argent avec ce genre de film, c'est bien, mais l'art cinématographique qui est un art fragile n'en sort pas grandi. Comme ce troisième épisode va aussi bien marcher que les précédents, il n'y a pas de raison que cela s'arrête tout de suite, et c'est dommage. 

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jeudi 24 mai 2007

Centenaire de la naissance d'Hergé

Le 22 mai 2007, Hergé, de son vrai nom Georges Rémi (1907-1983), aurait eu 100 ans. Comme le temps passe ! C'est l'occasion de voir ou de lire l'oeuvre et l'univers de ce grand dessinateur. Des coffrets DVD viennent de paraître, la vingtaine d'albums de Tintin sont parus en grand et petit formats, les aventures de Jo, Zette et Jocko sont toujours disponibles. Tintin est devenu tellement populaire que des films ont été tournés, des dessins animés existent, les premières éditions des albums ainsi que des figurines se vendent à prix d'or. Il a fait et fait encore rêver des générations de 7 à 77 ans. Merci Monsieur Hergé. 

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mercredi 23 mai 2007

La Femme des sables - Hiroshi Teshigahara

Parmi les reprises que l'on peut voir à Paris dans les Cinémas Art et Essais, La Femme des sables de Hiroshi Teshigahara (1964), version longue, est projetée une fois par jour au cinéma le Champo dans le 5ème arrondissement. C'est un film long (2h20) en noir et blanc qui mérite vraiment sa ressortie. Il a reçu, en son temps, de nombreux prix dont le Grand Prix Spécial du Jury à Cannes en 1964. L'acteur principal Eiji Okada est célèbre grâce à sa prestation dans Hiroshima, mon amour d'Alain Resnais en 1959. La Femme des sables est adapté d'un roman de Kôbô Abe. Au début du film, dans un endroit indéfini proche d'une plage, du côté de Tokyo, un entomologiste cherche des insectes, pense à sa femme, parle tout seul. "Par hasard", il tombe sur des autochtones qui lui conseillent de passer la nuit chez une femme habitant une cabane dans un trou sur lequel s'effondre du sable. Le lendemain, il se rend compte qu'il est prisonnier. Il ne pourra plus en sortir, malgré toutes ses tentatives pour s'évader. Sa façon de vouloir escalader la montagne de sable en faisant du sur-place évoque, selon l'ami qui m'accompagnait, le mythe de Sisyphe condamné à rouler éternellement une pierre jusqu'en haut d'une colline alors qu'elle redescend chaque fois avant de parvenir à son sommet. Malgré sa réticence au début, l'entomologiste aidera la femme à remplir des caisses de sable toutes les nuits pour désensabler l'endroit (mythe du tonneau des Danaïdes ?), afin d'obtenir des vivres et de la boisson. Ses relations d'abord houleuses avec la femme se transformeront en liaison érotique. Le film m'a surtout évoqué la fragilité de la condition humaine. On sort assez groggy voire déprimé de ce film mais c'est tout de même une expérience qu'il faut avoir vécue. 

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mardi 22 mai 2007

Zodiac - David Fincher

Zodiac de David Fincher (2007) narre une histoire tirée d'un fait divers réel. Une série de crimes se sont déroulés dans la région de San Francisco à partir de la fin des années 60, et ce pendant plusieurs années. Le coupable n'a jamais été identifié avec certitude. Il n'y a que des présomptions. Le tueur se faisait appeler Zodiac. Il s'attaquait à des couples en s'acharnant plus précisément sur les femmes. Le côté crime sexuel n'a pas été démontré. Ses crimes perpétrés, Zodiac envoyait à certains journaux des missives accompagnées de feuillets remplis de signes "cabbalistiques" (comme sur l'affiche du film). Un jeune policier (joué par Mark Ruffalo), ainsi qu'un journaliste (Robert Downey Jr) et un dessinateur (Jack Gyllenhaal) du San Francisco Chronicle, ont essayé de résoudre l'affaire avec acharnement. Le journaliste y laissera sa santé. Le flic abandonnera aussi. Seul, le dessinateur ira suffisamment loin pour faire un livre de cette histoire en touchant pratiquement au but, mais pas tout à fait. Il restera toujours un doute. Malgré la longueur du film (2h40), le suspense est haletant, la reconstitution de l'époque semble fidèle. On passe vraiment un bon moment. Cela fait du bien pendant cette période de vaches un peu maigres pour les bons grands films américains.

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lundi 21 mai 2007

Rio Bravo - Howard Hawks

Rio Bravo d'Howard Hawks (1959) diffusé hier soir, dimanche 20 mai, est un classique dans le genre western. John T. Chance (John Wayne) est shérif de la ville de Rio Bravo. Il arrête un homme pour meurtre. Le frère de ce dernier encercle la ville pour obtenir sa libération. Chance réengage comme adjoint Dude (Dean Martin), qui était devenu alcoolique suite à un chagrin d'amour. D'autres personnages apparaissent, le vieux Stumpy, shérif adjoint, la belle Feathers (Angie Dickinson), dont ce fut le premier rôle, avec ses jambes interminables. Enfin Colorado (Ricky Nelson), garde du corps d'un dénommé Pat Wheeler, ami de Chance, qui vient d'être tué d'une balle dans le dos. Rio Bravo est célèbre par deux chansons : "Rio Bravo" et "My rifle, my pony and me". La confrontation finale avec de la dynamite est le morceau de bravoure du film que l'on peut voir et revoir sans se lasser.

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dimanche 20 mai 2007

Librairie Ciné-Reflet

Ciné-Reflet est une de mes librairies de cinéma favorites où l'on trouve en livres, dossiers de presse, revues et magazines, tout ce qui concerne le cinéma d'hier et d'aujourd'hui. Le gérant est un homme charmant et de très bon conseil. Un fond sonore de musique classique accueille les acheteurs éventuels. Cette librairie, précédemment située rue Serpente, vient de déménager au 14, rue Monsieur Le Prince, 75006 Paris. Elle est ouverte du lundi au samedi et parfois le dimanche de 13h à 20h.

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samedi 19 mai 2007

Générique des distributeurs américains

Quand un film commence, dès le pré-générique, on sait qui sont les distributeurs et producteurs. Pour les films américains, deux annonces, voire trois, et parfois plus apparaissent avec ou sans musique. Pour les cinéphiles, tout le monde connaît la musique tonitruante de la 20th Century Fox ou celle plus en sourdine de la Warner Brothers, sans même parler du lion rugissant de la M.G.M. J'aime bien deviner les nom des distributeurs avant qu'ils apparaissent sur l'écran. La magie du cinéma commence là. Quand un film commence, dès le pré-générique, on sait qui sont les distributeurs et producteurs. Pour les films américains, deux annonces, voire trois, et parfois plus apparaissent avec ou sans musique. Pour les cinéphiles, tout le monde connaît la musique tonitruante de la 20th Century Fox ou celle plus en sourdine de la Warner Brothers, sans même parler du lion rugissant de la M.G.M. J'aime bien deviner les noms des distributeurs avant qu'ils apparaissent sur l'écran. La magie du cinéma commence là.

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vendredi 18 mai 2007

Les bandes-annonces

Dans une salle, juste avant le film pour lequel nous sommes venus, nous avons droit à la publicité et aux bandes-annonces. Je passe sur la publicité qui est, la plupart du temps, sans intérêt et plutôt laide, et je me concentrerai sur les bandes-annonces. Je dois dire qu'elles m'ont souvent déterminée dans le choix de voir ou non un film. Mais je dois reconnaître que les bandes-annonces sont parfois ce qu'il y a de mieux dans un film. Tout les morceaux de bravoure y sont et il ne reste plus rien d'intéressant dans le film. Cela m'est souvent arrivé d'être très déçue par un film alors que la bande-annonce était alléchante. Plus ou moins longues, elles sont composées de bouts du film concerné. Pour les films à petit budget, les bandes-annonces sont utiles pour informer les spectateurs que tel long-métrage existe et va sortir. De temps en temps, il arrive que le réalisateur tourne lui-même la bande-annonce pour promouvoir le film. Par exemple, je me rappelle certaines des dernières oeuvres d'Alain Resnais avec une bande-annonce dans laquelle André Dussolier est le narrateur.

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jeudi 17 mai 2007

Les Indomptables - Nicholas Ray

A l'occasion d'une rétrospective Nicholas Ray, Les Indomptables (The Lusty Men, 1952) fait partie de la sélection des films projetés au Cinéma Action. Si vous avez la chance d'habiter Paris ou sa région ou que vous passez dans le coin, allez le voir. Il se donne une fois encore le lundi 28 mai 2007. J'ai découvert ce film il y a plus de 20 ans, et j'en avais gardé un grand souvenir. Je viens de le revoir et c'est toujours aussi bien. L'histoire se passe dans le monde des rodéos. Jeff Mc Cloud (Robert Mitchum), ancien champion de rodéo, a laissé tomber cette activité spectaculaire, mais très dangereuse, suite à un accident. Il revient dans sa région natale pour travailler dans un ranch. Là, il croise Wes Merritt (Arthur Kennedy) et sa femme Louise (Susan Hayward). Wes Merrit, voulant faire lui-même faire du rodéo, appâté par les gains vite gagnés pour acheter sa ferme, engage Jeff pour l'entraîner. Les succès sont au rendez-vous mais Louise a peur de l'accident qui peut survenir. Jeff tombe amoureux d'elle. Wes, de son côté, la délaisse. Il n'y a ni bons, ni méchants, dans ce film, seulement des hommes qui ne vivent que pour le rodéo et les gains remportés mais avec un avenir très incertain. Les personnages féminins sont bien campés. Robert Mitchum et Susan Hayward sont excellents.

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mercredi 16 mai 2007

Les Molières

Equivalent des Césars pour le cinéma, l'autocongratulation des gens des théâtres privé et public se déroule lors de la cérémonie dite Les Molières. Il y a deux ans, vu le peu d'audience télévisuelle et des problèmes internes, la cérémonie a eu lieu "off the record", sans caméra de télévision. L'année dernière, il y a eu du semi-direct avec une heure de décalage entre l'enregistrement et la diffusion. Cette année, tout s'est déroulé dans le calme et en direct. Enfin, on a l'occasion de voir des gens du spectacle que l'on ne voit pas tous les jours à la télé. En revanche, à peu de choses près, ce sont les spectacles d'Ile de France qui sont sélectionnés et donc récompensés. C'est un peu dommage. Cela montre que la France est toujours un pays centralisé. La situation doit vraiment  s'améliorer. Sinon, je n'ai pas vu toute la soirée de lundi 14 mai mais rien que de voir Robert Hirsch, quel bonheur !

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