samedi 1 septembre 2007

Un guide inspiré à la Maison Jacques Coeur - Bourges

En marge des sujets que j'aborde dans ce blog, je voulais rendre hommage à un parfait inconnu, guide-conférencier, acteur de théâtre, exerçant ses talents au Palais Jacques Coeur à Bourges, cette belle demeure du 15ème siècle. Nous étions plus de 40 personnes, alors que la normale autorisée est prévue pour 19 maximum, à déambuler dans les 15 pièces du Palais. Les explications claires et concises de ce guide, plutôt jeune et pas mal de sa personne, et qu'on nous avait annoncé comme "assez long", furent un vrai plaisir pendant plus d'une heure. Le troupeau des 40 visiteurs était très attentif. Le guide connaissait très bien son texte et il comprenait ce qu'il disait (ce qui n'est pas toujours le cas), il a même fait allusion à François Villon au sujet de la mort de Jacques Coeur, et à Stendhal. Dans une des salles du Palais, une reproduction en plâtre du gisant du Duc Jean de Berry (1340-1416, frère du roi Charles V) lui a permis de nous rappeler que ce Duc était le mécène pour lequel avaient été réalisés les manuscrits "Petites", "Grandes" et "Très riches heures du Duc de Berry". Pendant toute la visite, il a ménagé le suspense sur la mort de Jacques Coeur, argentier du roi Louis VII, qui connut la disgrâce, s'évada 3 fois alors qu'il était prisonnier, mourut loin de France et qui en définitive n'habita qu'une seule journée ce palais qu'il fit construire. C'est à la fin de la visite que le guide nous a confirmé qu'il faisait par ailleurs du théâtre. Si les visites guidées pouvaient toujours être de cette qualité, quel plaisir!

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vendredi 31 août 2007

Harry Potter et l'ordre du phénix - David Yates

Je viens récemment de voir sur grand écran le 5ème opus de la série, après ma révision et vision des 4 premiers en DVD (voir billet d'avant-hier 29 août 2007). J'ai été très agréablement surprise car je pense avoir tout compris si ce n'est que l'on m'a précisé que le contenu du livre adapté a été très fortement élagué.
Pour une fois, je dirais qu'un adulte a un rôle prépondérant dans Harry Potter : Ombrage (Dolores Umbridge en anglais) jouée divinement par Imelda Staunton que j'avais découverte dans Vera Drake de Mike Leigh. A elle toute seule, son personnage d'Ombrage arrive presque à mettre en danger l'existence de Poudlard (Hogwarts). J'ai été aussi très impressionnée par les effets spéciaux dans le département des Mystères et les scènes aériennes féériques au-dessus de Londres. Cette cinquième partie confirme que les jeunes sorciers sont presque devenus des adultes. Je pense que j'irai voir la 6ème partie dès sa sortie, même si je ne lis pas encore les romans. Cela ne tardera pas.

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jeudi 30 août 2007

Places préférées dans une salle de cinéma

Ce n'est pas si simple que cela en a l'air de définir ce qu'est "une bonne place" au cinéma. Je connais des gens qui veulent toujours être au fond de la salle, loin de l'écran. On rentre ensemble, et on se sépare, car ce n'est pas ma position favorite. Je n'aime pas être trop près de l'écran non plus, car cela me fait mal aux yeux. Lorsque je vais seule voir un film, je me mets plutôt de préférence au milieu de la salle, et tout bonnement au centre (s'il y reste de la place!). Par contre, que cela peut être agréable de se nicher sur deux sièges tout à fait sur le côté, entre le mur et l'allée, sans voisins proches... On est tout à fait tranquille pour faire ce que l'on veut, même jeter un coup d'oeil sur l'écran de temps en temps. Dans certaines grandes salles, c'est un écran de TV qui informe en temps réel qu'il reste encore 20... 10... 5 places. On sait alors qu'on sera collé à l'écran! Dans les salles d'art et d'essai, c'est la longueur de la queue qui vous donne l'information. Que c'est frustrant de s'entendre dire, alors que la personne qui vous précède vient d'entrer: "c'est fini, il n'y a plus de place!". Et tout cela, parfois, pour une minute de plus ou de moins... Inversement, il m'est arrivé, une fois, de retenir 4 sièges à moi toute seule en attendant des connaissances pour lesquelles j'avais été chargée de le faire. J'avais éparpillé mon sac, mon parapluie, et ma veste... Et je les ai attendus près d'une demi-heure, ils sont arrivés juste avant le film. Ils se sont assis sans discuter à l'endroit que j'avais choisi.

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mercredi 29 août 2007

4 Harry Potter en DVD - Divers réalisateurs

Je viens de visionner les 4 premiers épisodes d'Harry Potter grâce à mon ami qui m'a gentiment offert le coffret des 4 films à un prix raisonnable (coup de marketing oblige). J'avais vu les trois premiers en salle mais pas le 4ème. Je me répète (cf. mon billet du 29/06/2007): je n'ai jamais lu la série ni en anglais ni en français. Après vision et/ou re-vision des 4 premiers, je ferais quelques remarques :
- Les intrigues des deux premiers (réalisés par Chris Colombus) sont claires et linéaires. Et le regretté Richard Harris interprétait Dumbledore, remplacé au pied levé par Michael Gambon à partir du 3ème opus. Dans le même ordre d'idée, tous les rôles d'adultes moldus ou sorciers sont interprétés par de très grands comédiens britanniques.

- le 3ème réalisé par Alfonso Cuaron, qui a été considéré comme le meilleur de la série par une partie de la critique française, m'a semblé, à moi, nettement plus obscur, avec beaucoup d'ellipses et de raccourcis et un peu trop d'animaux fantastiques. Du coup, je n'ai pas été voir le suivant au cinéma quand il est sorti.
- Découvert en DVD, le 4ème (réalisé par Mike Newell) est tout autant mystérieux, toutes les clefs ne sont pas données aux simples spectateurs.
En y repensant, les films ont été faits pour les lecteurs des tomes successifs d'Harry Potter.
En ce qui concerne les jeunes sorciers, le passage des années est notable entre le 1er et 4ème, surtout quand on les voit dans les 4 films à la suite. Ils sont devenus presque adultes. Harry Potter échange même son premier baiser. Et il reste encore trois films!

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mardi 28 août 2007

Motel - Nimrod Antal

Honnête film de genre vu dans le cadre de l'opération "3 jours, 3 euros" du 19 au 21 août, Motel (Vacancy) de Nimrod Antal est le type même du film à regarder en DVD, le soir, entre copains avec du coca et du pop-corn. C'est sans prétention, le scénario tient la route. On pense à Psychose pour le motel, peut-être à des films de Carpenter pour les masques. Un jeune couple en détresse a le malheur de tomber en panne de voiture sur une route américaine peu fréquentée, de trouver un motel cradingue tenu par un gérant taciturne. Des cris de détresse s'entendent de son bureau. Epuisé, le couple, Amy (Kate Beckinsale, craquante) et David Fox (Luke Wilson) louent une chambre (suite) qui se trouve être le lieu de supplice de malheureux avant eux. Chut, je n'en dirais pas plus. La fin est un tout petit peu trop "Happy end", mais à voir.

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lundi 27 août 2007

La fille coupée en deux - Claude Chabrol

Bon cru chabrolien à part peut-être l'extrême fin un peu ratée. Il y a une séquence en trop. A part cela, grâce à ce film, Ludivine Sagnier est beaucoup remontée dans mon estime en tant qu'actrice. Le scénario original de Claude Chabrol est bien écrit avec quelques ellipses bienvenues dans la mise en scène. La description des moeurs bourgeoises de province est au vitriol avec les non-dits et les perversions cachées de quelques-uns. Aucun personnage n'est vraiment sympathique à part Gabrielle Laneige (Ludivine Sagnier). C'est elle, La fille coupée en deux au sens propre, dans la dernière séquence et au sens figuré pendant tout le reste du film, tiraillée entre deux hommes. Elle aimera l'un à la folie (François Berléand), écrivain de talent, mais elle épousera par dépit l'autre (Benoit Magimel), jeune héritier milliardaire qu'elle n'aime pas. Quand l'histoire touchera à sa fin, après un assassinat et l'incarcération du meurtrier, Gabrielle sera congédiée comme une simple domestique par sa future ex-belle-mère, magistralement interprétée par Catherine Sihol. Film à voir.

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dimanche 26 août 2007

Le fils de l'épicier - Eric Guirado

Dans la région des Alpes, le Fils de l'épicier, c'est Antoine (Nicolas Cazalé), jeune homme un peu "chien fou" qui a quitté sa famille 10 ans auparavant afin de fuir le cercle familial dominé par le père (Daniel Duval). Il a un frère, François, qui lui, resté non loin de ses parents, est devenu coiffeur. A la ville, Antoine fait des petits boulots, dont celui de serveur dans un grand restaurant. Il a un béguin pour une grande brune aux yeux bleus qui, à 26 ans, va passer son Bac. Vers le début du film, le père d'Antoine, victime d'une crise cardiaque, devient incapable de reprendre le commerce dans sa boutique d'épicier, et surtout ne peut plus, avec sa grosse camionnette, faire ses tournées dans les hameaux environnants qui ne sont plus habités que par des personnes plus ou moins âgées non motorisées. Abandonnant son boulot et la grande ville, Antoine emmène la jeune Claire (Clotilde Hesme) et commence une nouvelle vie comme "épicier volant". Le film est l'occasion de montrer un mode de vie disparu ou sur le point de l'être. Les gens n'allaient pas s'approvisionner au supermarché ou dans une grande surface mais ils attendaient le passage de l'épicier comme dans le film, du boulanger ou du boucher. La vie de tous les protagonistes va changer. C'est un très joli film tout en sensibilité. Les comédiens jouent tous très juste avec une mention spéciale pour Liliane Rovere dans le rôle de Lucienne. Je voulais voir ce film et deux collègues qui ont été le voir m'en ont dit le plus grand bien. Je ne le regrette pas.
Petite anecdocte, je suis allée au cinéma pour ce film, un soir, lors de la manifestation "3 jours, 3 euros". Un incident de spectateur (sic) a retardé la séance de plus de 20 minutes. Personne n'a manifesté trop d'impatience.   

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samedi 25 août 2007

Le metteur en scène de mariage - Marco Bellochio

J'ose avouer que je n'ai pas compris grand-chose à ce que voulait dire Marco Bellochio dans Le metteur en scène de mariage, film étrange joué par l'impeccable Sergio Castellitto, avec en "guest star" le toujours ténébreux Samy Frey, coproduction avec les Français oblige. J'ai voulu y aller car j'aime le titre de ce film. J'avais beaucoup aimé Le sourire de ma mère (2002) et Buongiorno notte (2003) du même Bellochio, mais là, je cale. Pour les blogueurs qui viennent me rendre visite, je serais très heureuse que l'on éclaire ma lanterne. Après une longue et fastidieuse journée de labeur, je pense que j'étais fatiguée et mon esprit n'a pas arrêté de vagabonder pendant que les images défilaient. Après la projection, j'ai pris connaissance du synopsis que j'ai à peu près compris de la manière suivante: Franco Elica (Sergio Castellito) est un réalisateur qui ne supporte pas que sa fille se marie avec un catholique extrémiste. Il provoque un incident pendant la cérémonie. Durant un casting, il est accusé de vouloir violer des apprenties comédiennes postulantes pour le tournage d'un film que Franco Elica prépare. Ce scandale l'oblige à partir en Sicile. Là, il rencontre le Prince de Gravina (Samy Frey) qui lui propose de filmer les funérailles de sa fille, car il considère ce mariage comme des funérailles. Il est un Prince ruiné et le mariage est une union d'intérêt. La mère du marié rêve d'un film à la manière de Visconti comme dans le Guépard. Le résultat est que Franco, en organisant ce mariage filmé, tombe amoureux de la future mariée et il n'aura de cesse de s'enfuir avec elle. Le scénario est plutôt décousu. Franco, réalisateur, a, semble-t-il, une petite caméra numérique cachée sur lui et qui n'arrête pas de filmer. On a donc un mélange d'images en noir et blanc de film dans le film (vous me suivez?) et d'images couleur. Il me semble que dans les deux films précédents de Bellochio, on trouvait une dimension politique. Dans celui-ci, je n'ai rien vu de la sorte. Je cherche vraiment la signification de tout cela. Dommage.

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vendredi 24 août 2007

Ratatouille - Brad Bird

N'étant pas toujours une grande fan des dessins animés sortis ces dernières années, je ferai une exception avec Ratatouille de Brad Bird, dernier-né des studios Pixar. C'est magistralement fait. L'histoire, pas niaise du tout, tient la route, c'est drôle et enlevé et comme l'ont dit certains critiques, le film est un bel hommage de l'Amérique à la France de la baguette de pain et d'une certaine douceur de vivre. Rémy, un rat des champs appréciant la bonne cuisine, se retrouve à Paris, par un concours de circonstances que je ne décrirai pas, dans les cuisines d'un restaurant étoilé dont le chef est mort. Il improvise avec un grand talent des recettes dont la ratatouille remise au goût du jour. Pour ce faire, il devient une sorte de marionnettiste en manipulant, au sens propre du terme, Linguini, jeune aide-cuisinier complètement nul en cuisine lui-même. Cela fait penser à Gepetto et Pinocchio. Un petit méchant moustachu, une jeune aide-cuisinière amoureuse, un critique onctueux et tout en longueur et la famille de Rémy complètent la distribution haute en couleur. A voir et à déguster toutes affaires cessantes.

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jeudi 23 août 2007

Disparition d'Ingmar Bergman

Le même jour, le 30 juillet 2007, on apprenait deux décès qui endeuillent le cinéma français et mondial. Quelques heures après Michel Serrault, le cinéaste suédois Ingmar Bergman disparaît à 89 ans. Son oeuvre n'est pas toujours accessible au grand public de par les sujets traités (les rapports difficiles dans le couple, la maladie, la mort), le langage et les situations parfois très crus. Je ne considère pas qu'il était un cinéaste féministe mais plutôt féminin. Il a fait tourner des actrices sublimes de beauté et de talent dont Ingrid Thulin, Liv Ullman, Bibi Andersson, Harriet Andersson, Gunnel Lindblöm, Ingrid Bergman. Il était très fidèle à ses comédiens. Il faisait souvent tourner les mêmes. Parmi les acteurs hommes, le plus connu est Max Von Sidow. Son fidèle chef-opérateur Sven Nykvist a mis en image tous ses films ou presque et c'est magnifique. En ce qui me concerne, je conseille de voir Monika (1953), Le Silence (1963), Persona (1966), Cris et Chuchotements (1973), l'Oeuf du serpent (1977), Sonate d'Automne (1978),  et Fanny et Alexandre (1982).

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