samedi 5 mai 2007

Le Masque et la Plume - Le livre

Suite à mon billet du 11 février 2007, sur l'émission radiophonique Le Masque et la Plume, j'avais omis de mentionner que, pour fêter ses 50 ans, un livre hommage était paru, accompagné de deux CD sur lesquels quelques morceaux d'anthologie avaient été gravés. Notamment, l'intervention hilarante (et je pèse mes mots) du brillant et regretté Jean-Louis Bory critiquant le Livre de la Jungle de Walt Disney. Suite à cette publication, les éditeurs ont eu l'idée très sympathique de faire une édition, Le Masque et la Plume - cinéma, littérature, théâtre... Une année de passions et de polémiques (Les Arènes-France Inter), désormais annuelle, des meilleurs moments de l'émission sur l'année passée. Cela consiste à retranscrire in extenso chaque intervention des critiques sur tel ou tel film, ouvrage ou pièce de théâtre. Des encarts sont ajoutés pour mettre en exergue certains moments forts. Pour les personnes qui connaissent et aiment l'émission, cette petite piqûre de rappel ne peut être qu'un plaisir. Je conseille vivement.

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vendredi 4 mai 2007

Livres audio (suite)

Suite à mon billet précédent, j'aimerais ajouter que les livres audio ont, à la différence de la France, une place prépondérante dans les pays anglo-saxons où l'on trouve de très belles librairies. Aux Etats-Unis, par exemple, les gens effectuent de longs trajets de leur domicile au travail et retour. Ils l'effectuent en voiture, la plupart du temps, dans des mégapoles comme Los Angeles. Pendant ces parcours, ils écoutent des livres sur CD. Des comédiens très connus aux Etats-Unis se sont reconvertis dans cette activité. Des romanciers comme John Grisham et Stephen King sont lus autant que les grands classiques. A quand cette initiative systématique en France ? 

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jeudi 3 mai 2007

Livres audio

Lectrice fervente, je plains beaucoup les personnes malvoyantes, ou non voyantes qui ne peuvent pas lire, en particulier les derniers best-sellers ou les livres dont on parle. En effet, j'ai constaté que la tradition du livre enregistré est peu répandue en France et ne se développe pas ou peu. Quelques éditeurs comme Gallimard font des efforts, depuis quelques années, en gravant sur CD des oeuvres plus ou moins connues, référencées dans leur catalogue. Gallimard a pris le parti de faire lire les textes intégraux ou abrégés par des comédiens connus. La bonne idée serait que tous les grands éditeurs prennent la même initiative et que des oeuvres récentes soient publiées et enregistrées en même temps. Je me doute que cela représenterait malheureusement un investissement financier trop important pour les petites maisons d'édition. En revanche, pour le grand public, cette manière de découvrir oralement des textes écrits devrait être un moyen agréable de découvrir ou redécouvrir un écrivain et donnerait un nouveau goût pour lire. (suite et complément sur le même sujet)

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mercredi 2 mai 2007

El custodio - Rodrigo Moreno

El custodio, du réalisateur argentin Rodrigo Moreno, se caractérise par très peu de dialogues et peu d'action mais j'ai été captivée. On suit la vie au jour le jour, presque minute par minute, de Rubén, garde du corps d'un ministre du plan dans un pays d'Amérique du Sud. Julio Chavez, dans ce rôle, est d'une sobriété remarquable. Par simple suggestion, on sent que son métier fastidieux consiste essentiellement en de longues attentes d'un endroit à l'autre. Il est partout là où se trouve le ministre. Il côtoie l'intimité de ce dernier. La vie monotone et solitaire de Rubén est rompue de temps en temps, pendant ses jours de congés. Dans trois séquences, le réalisateur montre Rubén plus loquace. La première, lorsqu'il rend visite à sa soeur à l'hôpital. Puis plus tard, Rubén célèbre son anniversaire avec des membres de sa famille dont sa soeur dans un restaurant chinois, la fête finit en fiasco. Une troisième fois, il rend visite à une prostituée à domicile. Le réalisateur nous fait sentir avec talent le poids de ce travail routinier et parfois humiliant. Par exemple, au cours d'une scène campagnarde, sachant que Rubén est bon dessinateur, le ministre lui demande de faire un croquis d'un de ses invités. Il s'exécute avec beaucoup de talent. Dans le plan suivant, le dessin est négligemment coincé sous une tasse. Le métier de garde du corps consiste à être présent et en même temps transparent. Le dénouement du film aussi brutal qu'assez inattendu laisse une impression de goût amer. Film à voir s'il est projeté dans une ville à côté de chez vous. En ce qui me concerne, j'attends avec impatience le prochain long-métrage de ce réalisateur prometteur.

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mardi 1 mai 2007

Jesus Camp - Heidi Ewing et Rachel Grady

Jesus Camp d'Heidi Ewing et Rachel Grady est un des plus grands films d'horreur que j'ai pu voir jusqu'à présent. Pourtant, il n'y aucun effet "gore", pas de sang, pas de corps démembrés. Seules des larmes coulent, celles d'enfants âgés entre 7 et 10 ans. En effet, ce sont de grands pécheurs et seul Jésus peut les sauver. Ils sont tellement mis en condition qu'ils pleurent à chaudes larmes. Mais juste après, on en voit qui entrent en transe comme possédés pour se purifier du mal. Les documentaristes ont filmé, dans le Missouri, une femme pasteur évangéliste qui se charge "d'endoctriner" des enfants qui apprennent même à détester Harry Potter, parce que sorcier, et donc incarnation du mal. Ils doivent devenir la génération future de chrétiens qui sauveront les Etats-Unis des non chrétiens. Ces enfants, pour la plupart, ne vont pas à l'école, ce sont les mamans qui donnent les cours. Pendant l'été, les enfants seuls ou accompagnés de leurs parents passent une semaine dans un camp de la Bible où ils écoutent toute la journée des prêches de la femme pasteur ou d'autres, dont un homme qui démontre qu'un foetus est déjà un être humain et que 50 millions d'enfants ne naissent jamais parce que les mamans ont avorté. De temps en temps, la femme pasteur parle face à la caméra en expliquant sans se démonter que les enfants de ces âges-là sont les plus malléables et réceptifs aux messages et qu'ils sont faciles à conditionner. D'après le mini-dossier de presse, on nous apprend que les Etats-Unis comptent 80 à 100 millions d'évangélistes dont Georges Bush. Ils représentaient 53% des suffrages en 2004 lors de l'élection présidentielle. Leur discours fait vraiment froid dans le dos. Pas de parole de paix, de tolérance envers l'autre. Malheureusement, c'est cela aussi l'Amérique.

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lundi 30 avril 2007

Le Festival International du film de Cannes

Un de mes plus grands regrets, moi qui aime le cinéma, est de ne pas pouvoir aller au Festival International du film de Cannes dont la 60ème édition aura lieu à partir du 16 mai prochain. Non pas pour le glamour et les paillettes, mais pour assister en avant-première, souvent mondiale, à certains films et dans une ambiance particulière. Mais ce festival est, depuis longtemps, réservé aux journalistes, aux distributeurs, "aux professionnels de la profession" comme  l'a si bien dit Jean-Luc Godard. Dans le même temps, a lieu le marché du film où des distributeurs du monde entier viennent faire leur choix. Ceci explique certainement cela. Le festival est financé, pour partie, par la ville de Cannes et sa région, et pour partie par le Ministère de la Culture. Je sais que des séances du matin ou de l'après-midi sont proposées au grand public, c'est-à-dire aux Cannois qui doivent faire la queue pour avoir quelques places. Je suggèrerais qu'un plus grand nombre de spectateurs grand public puissent un jour accéder aux séances de gala et que les jurys soient composés aussi de spectateurs cinéphiles.

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dimanche 29 avril 2007

Le Vieux jardin - Im Sang-Soo

5ème film du réalisateur sud-coréen Im Sang-Soo (je n'ai pas vu les 4 autres et je le regrette), le Vieux jardin est une magnifique histoire d'amour entre un jeune militant socialiste et une jeune femme, professeur de dessin et dessinatrice elle-même. Pour fuir, suite à une manifestation contre le régime politique en place au tout début des années 80, l'homme, Hyun-woo, trouve refuge dans la montagne proche de Séoul chez la jeune femme, Yoon-hee. Ils s'aiment mais lui ne tarde pas à repartir et, étant recherché par la police, il est arrêté. Il passera 17 ans en prison avant d'être libéré, mais plus rien ne sera comme avant. Yoon-hee sera décédée dans l'entre-temps d'un cancer. En revanche, elle a eu une fille. Quand le film débute, Hyun-woo vient juste d'être libéré. A partir de là, l'histoire est une alternance de retour de arrière et de ce qui se passe de nos jours. Les paysages de montagne et de lac, sublimés par une belle photo, contrastent avec la dureté des événements de l'époque à Séoul. Beaucoup d'opposants au régime ont été victimes de répression et certains se sont immolés par le feu : impressionnant. Mais le film n'est jamais larmoyant. On pourra émettre une remarque sur le fait que l'acteur principal fait très gravure de mode, même après 17 ans de prison, excepté les cheveux gris. Ceci mis à part, je conseille le Vieux jardin pour ceux qui veulent découvrir une certaine qualité de cinéma venue d'ailleurs. 

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samedi 28 avril 2007

Films non commentés depuis le 7 mars 2007

Suite à mon billet du 6 mars, voici la liste des films vus depuis que je n'ai pas jugé bon de commenter dans un billet particulier :

 

Le voile des illusions de John Curran : pas aussi émouvant que je m'y attendais, décevant malgré les paysages et la musique.

 

La bête dans le coeur de Francesca Comencini : pas léger, prévisible ou presque dès le début. Dommage, car Giovanna Mezzorgiorno est toujours aussi jolie.

 

La cité interdite de Zhang Yimou : je n'ai pas compris grand-chose, les effets spéciaux ne sont pas inédits, on a déjà vu cela dans Tigre et Dragon, Hero et Le secret des poignards volants, films bien supérieurs.

 

Dangereuse séduction de James Foley : scénario un peu alambiqué. Fausses pistes pour un film pas très intéressant malgré Halle Berry et Bruce Willis.

 

Les châtiments de Stephen Hopkins : film dans le genre démons, envoûtements et satanisme. Hillary Swank n'y croit pas ou plus, elle a perdu la foi suite à un passé tragique. Et pourtant... L'histoire se passe dans les bayous de Louisiane. Vous pouvez y aller ou vous pouvez éviter de le faire. A vous de voir.

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vendredi 27 avril 2007

Livres empruntés ou livres achetés

Je trouve un plaisir infini à acheter des livres plutôt qu'à les emprunter en bibliothèque, encore faut-il avoir, et la place, et l'argent. Mais bon, quand on aime, on ne compte pas. Je préfère acheter les livres, soit parce que j'ai lu une bonne critique, soit parce que la quatrième de couverture m'inspire, etc. Mais dès les achats terminés, je ne les lis pas forcément tout de suite, tant s'en faut, et je les accumule. Puis, quelques mois après, tout à coup, je décide de lire tel ou tel ouvrage. Je n'ai pas de limite de temps pour le faire. En revanche, un livre emprunté, ce n'est pas la même chose. J'ai été inscrite à une bibliothèque municipale dans l'arrondissement de Paris où je vis. Je me rappelle que les dernières nouveautés (et c'est toujours le cas), il fallait les lire en une semaine chrono pour que chacun puisse en profiter, ce qui est tout à fait normal. Mais moi, j'ai du mal, c'est presque de la lecture forcée, alors que lire doit être un plaisir avant tout. Et puis, quand un livre me plaît, j'aime le garder. 

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jeudi 26 avril 2007

Lord of War - Andrew Niccol

A l'occasion de la diffusion ces jours-ci sur Canal+ de Lord of War d'Andrew Niccol (2005), j'en profite pour rédiger un billet sur ce film que j'ai vu l'an dernier et dont le sujet ne m'attirait guère sur le papier. Le film n'est pas un film d'action de plus mais bien autre chose, il fait réfléchir. Même si, à notre niveau, on ne peut pas faire grand-chose vu les enjeux financiers. Du point de vue purement cinéma, j'ai été "bluffée" par la mise en scène qui va aussi vite qu'une balle sortant d'un barillet. Le sujet est brûlant, l'histoire d'un marchand d'armes joué par Nicolas Cage qui se raconte à la première personne. J'ai rarement vu un film américain relativement polémique qui soit aussi cynique à l'image de son personnage. Youri Orlov (Nicolas Cage) exerce un métier monstrueux avec un talent extraordinaire. Il explique qu'une personne sur douze dans le monde possède une arme et que son métier est d'en vendre aux 11 restantes. Grand succès public et critique à sa sortie, le film est à voir.

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