mardi 13 février 2007

Sur les blogs ciné et littérature d'Internet

Depuis la création de mon blog perso, il m'a été suggéré de me faire connaître par d'autres "blogueurs" dont les sujets principaux sont le ciné et la littérature. Je voudrais à cette occasion, faire quelques critiques concernant les blogs ciné. Ils sont pour la plupart hébergés par des plates-formes assez tape-à-l'oeil. Les fonds en noir, ou dans d'autres couleurs, ne sont pas agréables à l'oeil. Il y a des spams de pub. Et pour faire des commentaires, idéalement, il faudrait avoir créé son propre blog sous lesdites plates-formes. On est en cercle fermé (du titre d'un livre de Jonathan Coe). Quand j'arrive à trouver un film qui m'inspire, je mets un commentaire, mais comme je n'appartiens pas au cercle, je ne peux pas vraiment me faire connaître à moins de mettre mon adresse URL dans le commentaire. Pour les blogs littérature, je dois reconnaître que c'est beaucoup mieux, car les plates-formes ne sont pas les mêmes, les présentations sont en général très sobres, et on peut mettre son adresse URL hors commentaire.

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lundi 12 février 2007

Odette Toulemonde (le film) - Eric-Emmanuel Schmitt

Si vous n'avez pas le moral, si vous trouvez que la vie est triste, courez voir Odette Toulemonde du nom de l'héroïne dont le crédo est de donner du bonheur. Le film est adapté du roman éponyme très récent Odette Toulemonde d'Eric-Emmanuel Schmitt, devenu réalisateur afin d'adapter sur grand écran son roman. N'ayant pas lu le livre, je me contenterai de parler du film qui est un joli conte finissant bien. Certains critiques le trouvent un peu "cucul" surtout les scènes où Odette lévite quand elle est heureuse. Pourtant cela fait du bien, dans notre monde actuel, de voir des fables optimistes. Odette Toulemonde est vendeuse au rayon produits de beauté dans un grand magasin de Charleroi en Belgique. Elle est veuve depuis 10 ans et a deux enfants, une fille, Sue Ellen flanquée d'un crétin qui squatte à la maison, et un fils coiffeur et homosexuel qui change souvent de petit ami. Si Odette n'a pas sombré dans la dépression depuis le décès de son mari, c'est grâce à Balthazar Balsan, écrivain pour les caissières et les vendeuses comme disent des critiques assassines. Elle a lu tous ses romans et un concours de circonstances fait qu'ils vont se rencontrer et Odette va héberger Balthazar. Leur vie sera changée à tous les deux. Donc le film est à voir en cas de déprime et même sans déprime.

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dimanche 11 février 2007

Le Masque et la Plume - Emission sur France Inter

Depuis plus de vingt-cinq ans, j'écoute une émission dominicale à 20h10 sur France Inter, le Masque et La Plume, consacrée aux critiques de films, théâtre et littérature. Animée depuis plus de 10 ans par Jérôme Garcin, elle a été créée il y a 50 ans. J'éprouve un grand plaisir à l'écouter car certains critiques ne sont pas du tout du même avis, on sent souvent une certaine animosité entre eux surtout lors des émissions sur le théâtre. Les joutes verbales sont souvent acerbes. J'ai eu la chance, quand on parlait de cinéma, d'entendre Georges Charensol, ses critiques étaient souvent très drôles. Je pense qu'une émission comme celle-ci est nécessaire, je suis convaincue qu'elle peut donner envie d'aller au cinéma, au théâtre ou de lire un livre. Cette émission est un bon moyen de se tenir au courant de l'actualité culturelle et littéraire même si on ne peut pas tout voir et tout lire. [complément]

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samedi 10 février 2007

"Remakes"

Ne connaissant pas d'équivalent français au mot anglais du titre, je voudrais faire un petit billet sur ce phénomène qui a toujours existé mais qui a une tendance à augmenter. Manque d'inspiration pour de nouveaux scénarii peut-être ? Le dernier en date (pas encore sorti) est Le Deuxième souffle réalisé par Alain Corneau, remake d'un film de Jean-Pierre Melville (1966). A priori, je n'ai rien contre le fait que les mêmes histoires soient retournées, mais encore faut-il que ces nouvelles versions soient supérieures aux originales, ce qui est rarement le cas, malheureusement. Un cas qui me vient à l'esprit est Guet-Apens (1994), remake totalement inutile du film de Sam Peckinpah. Un remake plus récent, que d'aucuns considèrent comme un grand film, Les Infiltrés (The Departed), le nouveau film de Martin Scorsese, est le remake d'un film Hongkongais Internal Affairs. Pour ma part, j'ai préféré ce dernier que je trouve moins violent. Dans une période plus ancienne, des réalisateurs, comme Alfred Hitchcock, ont refait leur film. Par exemple Hitchcock a tourné deux versions de l'Homme qui en savait trop en 1934 et 1956. Maintenant, la seconde version n'est peut-être pas supérieure mais c'est la plus connue. Un dernier phénomène est le remake de films récents français qui ont eu du succès aux Etats-Unis. Comme les américains ne sont pas friands des sous-titres et que les versions doublées ne se font pas, des films récents comme Sur mes lèvres, Chaos, et même 36, quai des Orfèvres doivent être refaits avec des acteurs américains. Espérons qu'ils seront aussi bien que les films originaux !

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vendredi 9 février 2007

Sur les magazines de cinéma

Depuis plus de vingt ans, j'achète régulièrement des magazines de cinéma avec en tête Première et Studio. A la fac, j'ai eu ma période Cahiers du Cinéma mais je me suis rendue compte que j'étais plus Positif, je le suis encore. Dieu, que j'ai aimé le magazine Première, avec ses grandes photos, ses articles que j'ai souvent découpés, c'était vraiment très bien et puis patatras, depuis presque dix ans, même si je continue à l'acheter, c'est lamentable. Les photos sont moches, les articles sans intérêt mais je l'achète par réflexe car le prix a baissé comme la qualité. Aux dernières nouvelles, il semblerait qu'il va disparaître. Studio que j'ai acheté dès le premier numéro, a baissé en qualité mais dans l'ensemble, il est bien ; les photos et les articles sont de bonne tenue. Il a eu la même bonne idée que le magazine Ciné Live d'ajouter un CD/DVD rom. C'est une bonne initiative, car même si je jette le magazine au bout d'un moment, je garde les CD/DVD rom. N'achetant plus les Cahiers du cinéma depuis des années, je n'en parlerai pas, en revanche, il m'arrive d'acheter Positif  quand un dossier m'intéresse, et là, vu le prix, les numéros se gardent. Tout cela pour dire qu'il est bien que le cinéma ait des magazines dédiés qui donnent envie d'aller au cinéma. [autre billet en 2011 ici]

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jeudi 8 février 2007

Une exécution ordinaire - Marc Dugain

Après la Malédiction d'Edgar, roman qui relatait une histoire de l'Amérique sous le règne, si je puis dire, du redoutable Edgar J. Hoover, patron du FBI pendant plus d'un demi-siècle, dans Une exécution ordinaire, Marc Dugain nous plonge dans l'histoire de la Russie depuis juste avant la mort de Staline jusqu'à nos jours en mettant en scène une famille, sur trois générations voire quatre. Le récit commence en 1952, la mère du narrateur est urologue et elle a un don de guérisseuse avec les mains. Sa réputation arrive jusqu'à Staline qui n'a plus que deux ans à vivre. Les grandes "purges" ont déjà eu lieu. Par force, elle devient la guérisseuse du chef d'Etat mais dans le plus grand secret. Sa vie est bouleversée. Elle se sépare de son mari. Le narrateur ne naîtra que bien des années après ces événements, sa mère s'étant réconciliée entre-temps avec son mari. Ce même narrateur, Pavel, est devenu professeur à l'âge adulte. Il s'est marié et a deux enfants: un garçon et une fille. Le récit continue et on apprend que Pavel va toucher une grosse indemnité, qu'il a le droit à un grand appartement à Saint-Pétersbourg et qu'il prend sa retraite alors qu'il est encore très jeune. Pourquoi ? C'est vers la fin du livre que l'on apprend qu'une tragédie a eu lieu. Marc Dugain s'est inspiré de l'histoire du Koursk, Oskar dans le livre, le sous-marin nucléaire dans lequel plus de 120 jeunes sous-mariniers sont morts suite à une explosion non identifiée de l'avant du bateau en 2000. Il semble qu'ils auraient pu être sauvés, mais les autorités russes ont refusé pendant plusieurs heures que des sous-marins occidentaux s'approchent de l'épave. Plusieurs versions ont circulé: une torpille a explosé, un sous-marin américain a percuté Oskar. Il semblerait plutôt que c'est le manque d'entretien des pièces du sous-marin, les fuites diverses et variées qui ont provoqué le drame. Poutine, Plotov dans le livre, est décrit comme responsable du fait que l'on ne porte pas secours assez vite aux éventuels survivants, il ne faut pas de témoins. La Russie, après avoir connue le communisme pendant plus de 70 ans, vit dans un régime où la corruption est partout, tout est à vendre et à acheter même les pièces détachées de sous-marins. Le constat que Marc Dugain fait de la Russie actuelle semble assez consternant. 

PS du 19/02/2010: Marc Dugain vient d'adapter lui-même une partie de son livre au cinéma (cf. mon billet de ce jour).

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mercredi 7 février 2007

Hommage au public de cinéma

Quand j'adore un film, il m'arrive de retourner le voir pour sentir l'atmosphère d'une salle et constater si le public ressent la même chose que moi. C'est assez jouissif. La plus belle chose qui peut arriver à un film, en dehors du bouche à oreille, c'est quand, à la fin de la séance, le public applaudit. D'aucuns diront que c'est ridicule d'applaudir devant un écran blanc, n'étant pas au théâtre ou au concert ou dans un autre spectacle vivant. Mais je dirais que cette marque de satisfaction est peut-être plus marquante au cinéma. A contrario, je n'ai jamais entendu de sifflets à la fin d'un film. Je pense que si les spectateurs n'aiment pas ce qu'ils ont vu, ils le diront en sortant dehors ou ils le garderont pour eux.

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mardi 6 février 2007

Les Mystères de l'Ouest - Série TV

Récemment, je me suis fait plaisir en achetant l'intégrale de la série des années 60, Les Mystères de l'Ouest. Elle comporte 104 épisodes sur 4 saisons. J'ai appris que la série avait été arrêtée parce que jugée trop violente: autre temps, autres moeurs. La saison 1 est peu connue. Elle a été tournée en noir et blanc et certains épisodes n'ayant pas été doublés, sont en VO sous-titrée. Je pense qu'elle n'a pas été diffusée en France, tout au moins les épisodes en VO. Tout cela pour dire que c'est un véritable plaisir de regarder ces épisodes, chacun divisé en chapitre : une intro, le générique, 3 ou 4 parties et la conclusion. Les deux héros de la série, James West et Artemus Gordon sont des agents du gouvernement mandatés par le général Ulysse Grant (président de 1869 à 1877) pour enquêter sur des affaires dans lesquelles sont impliqués des savants fous, des illuminés, des criminels dangereux. La sécurité des Etats-Unis est souvent menacée. La durée de chaque épisode est d'environ 48 mn et le titre de chaque épisode comporte le mot "nuit". Tous les ingrédients du fantastique, du policier, ou de la science fiction y sont. Il fallait une sacrée imagination aux scénaristes pour inventer toutes ces histoires. Cette série a fait les beaux jours des samedis après-midi sur la 1ère chaîne, il y a 30 ans ; les téléspectateurs devaient voter pour leurs séries préférées, et c'est souvent Les Mystères de l'Ouest qui gagnaient. En regardant ces épisodes, 40 ans après sa création, je constate que cela n'a pas pris une ride, ce qui n'est pas le cas de toutes les séries de l'époque.

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lundi 5 février 2007

Cinéma Le Balzac - Paris 8ème

Le cinéma le Balzac est la dernière salle de cinéma indépendante de la Rive droite, le directeur se bat année après année pour continuer. L'année 2005 a été dure. Pour lui, c'est le nombre d'entrées à chaque séance qui lui permet de continuer. Il arrive à avoir le monopole de la programmation pour un film donné dans le quartier des Champs Elysées pour ne pas être en concurrence avec les multiplexes voisins. La programmation est de qualité. En complément, il organise des séances spéciales de films muets, des avant-premières, des mini-concerts avant la séance du samedi soir dans la grande salle. Il est en partenariat pour faire des "journées" cinéma à thème, en principe un dimanche de temps en temps de 10h du matin à minuit. Les 3 salles de différentes tailles sont confortables, surtout la grande. Il faut que des cinémas comme le Balzac continuent à vivre. Il a un site internet: www.cinemabalzac.com, et vous pouvez vous abonner à la newsletter.

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dimanche 4 février 2007

Snow Cake - Marc Evans

Dans les sorties de la semaine, un film m'a paru digne d'être vu: Snow Cake. J'aime beaucoup les acteurs qui jouent dedans (Sigourney Weaver et Alan Rickman), l'histoire m'intéressait (la perte d'un être cher et l'autisme). C'est pourquoi je suis allée le voir. J'ai été excessivement déçue. Je n'ai absolument pas été touchée, on reste en dehors. Les comédiens ne sont pas en cause, Sigourney Weaver est très crédible en autiste. On peut tout à fait se passer de voir ce film dont le titre prend sa signification dans la dernière scène du film.

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