lundi 22 novembre 2021

Apeirogon - Colum McCann

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Je viens de terminer Apeirogon (Editions 10/18, 634 pages magnifiques) et je suis prête à le relire dans quelque temps. Ce livre extraordinaire est plutôt un récit éclaté en mille et un chapitres. Les personnages principaux sont réels. Parmi eux, on fait la connaissance de Rami Elhanan, 67 ans, un Juif isréalien et Bassam Aramin, 48 ans, un Palestinien musulman. Le premier est graphiste, le deuxième qui a eu la polyo dans sa jeunesse est un spécialiste de la Shoah. Ils sont devenus amis et militent pour la réconciliation entre les peuples. Les deux ont chacun perdu une fille à 10 ans d'intervalle. Smadar, la fille de Rami, est morte dans un attentat en 1997. Elle avait 13 ans. Abir, la fille de Bassam, a été tuée par une balle en caoutchouc en 2007. Elle avait 10 ans. Ce livre, quand on le commence, on ne le lâche plus. Les chapitres sont plus ou moins longs. Une phrase ou 3 pages. McCann nous parle de mathématiques, d'ornithologie et des oiseaux migrateurs (plus de 500 millions suvolent les collines de Beit Jala chaque année), de la vie à Jérusalem et à Jericho, du camp de concentration de Thieresenstadt, de la découverte des manuscrits de la Mer Morte, de musique comme celle de John Cage, de la construction du Mur qui sépare les Israéliens des Palestiiniens; et puis, McCann revient sans cesse sur ce qui est arrivé à Abir et Smadar et qui elles étaient. Et on apprend au milieu du livre qui sont Rami et Bassam, ce qu'ils ont vécu. Par exemple, Bassam a passé 7 ans de sa vie dans une prison israélienne. Un livre magnifique que je conseille absolument. Il n'est pas du tout difficile à lire et il est passionnant. Pour info, l'apeirogon(e) du titre est un polygone ayant un nombre infini (dénombrable) de côtés.

Lire les billets enthousiastes d'eeguab, de Manou, d'Eva, de Papillon, de Lettres d'Irlande et d'ailleurs, Joëlle et Nicole Grundlinger.

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vendredi 19 novembre 2021

Les Olympiades - Jacques Audiard / Haute-couture - Sylvie Ohayon

Je me réjouissais d'aller voir deux films dans la même soirée. J'avoue avoir été déçue par les deux.

Haute-couture de Sylvie Ohayon, c'est l'amitié improbable qui va lier Jade, une jeune fille du 93 qui vole des sacs à main ou des guitares dans le métro, et Esther, première d'atelier chez Dior. Esther, qui souffre de diabète, doit être mise à la retraite très bientôt, alors que son métier de couturière était toute sa vie. Jade, éprouvant du remords d'avoir volé le sac d'Esther, va aller lui rendre. Esther ne porte pas plainte mais au contraire va encourager Jade à faire un stage chez Dior. J'ai regretté que l'on voie assez peu (ou bien de loin) le travail des "cousettes". Et comme direait un journal, l'histoire est "cousu de fil blanc".  Je me suis passablement ennuyée.

Je passe à Les Olympiades de Jacques Audiard, qui ne traite pas de Jeux Olympiques mais qui se réfère au quartier des Olympiades à Paris dans le XIIIème arrondissement, à côté du quartier chinois. C'est filmé dans un très beau noir et blanc. On fait la connaissance d'Emilie (Lucie Zhang) qui occupe plusieurs emplois peu qualifiés l'un après l'autre, alors qu'elle est diplômée de Sciences-Po. Pas très farouche, elle va avoir une courte relation avec son colocataire Camille (Makita Samba), un Don Juan. C'est un professeur de lettres qui prépare l'agrégation sans trop de conviction. En revanche, il a une vie sexuelle intense. Nora (Noémie Merlant), elle, a quitté sa province pour reprendre des études de droit à Tolbiac à plus de trente ans, mais les réseaux sociaux vont la "tuer". Elle est confondue avec Amber Sweet, une jeune femme "cam girl" qui vend cher ses prestatations. Nora va croiser Camille et Emilie. Ces personnages évoluent au cours du film. Ce chassé-croisé amoureux ne m'a pas intéressée. Je ne me sens pas proche de cette génération un peu paumée qui n'a pas beaucoup de repère. Le constat est triste. 

Je suis désolée... j'aurais tant aimé apprécier ces deux films. Dommage pour moi.

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mardi 16 novembre 2021

Astérix et le Griffon - Jean-Yves Ferri et Didier Conrad

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Cet album est plutôt un bon cru. Dans Astérix et le Griffon (Editions Albert René), les deux auteurs nous entraînent cette fois-ci dans l'Est profond, quelque part où il y a de la neige, des loups, des amazones (aux longs cheveux roux ou blonds), un chaman et un griffon, un animal sacré pour les Sarmates. Sur les conseils de Terrinconus (le sosie de Michel Houellebecq), César envoie plusieurs légions romaines dans cette contrée barbare pour capturer un specimen de griffon. Une jeune Sarmate qui a été faite prisonnière est chargée de les guider auprès de cet animal fabuleux qui serait présenté par la suite aux jeux du cirque. Cela permettrait d'augmenter la popularité de César auprès de la "Rome d'en bas". Pendant ce temps-là, Astérix, Obélix, Panoramix (très enrhumé) et Idéfix sont aussi en route vers l'Est. Ils vont aller rendre visite à un chaman, Cekankondine, qui a demandé de l'aide à Panoramix grâce à la magie et au rêve. En effet, les Sarmates ont appris que les Romains arrivent pour s'approprier le griffon. Les femmes Sarmates sont des guerrières nomades, "vraies femmes d'extérieur", tandis que les hommes s'occupent des enfants. Ils pratiquent même la garde alternée. C'est elles qui vont partir combattre les Romains. Sinon, une meute de loups (avec Idéfix) va contribuer à la déroute des Romains, et je vous laisse découvrir ce qu'il en est du griffon. Un album très sympa. Lire le billet d'Henri Golant.

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samedi 13 novembre 2021

Films vus et non commentés depuis le 6 octobre 2021

J'ai vu plusieurs films que je n'ai pas commentés pour différentes raisons.

Par exemple, le dernier James Bond, Mourir peut attendre de Cary Joji Fukunaga, m'a déçue comme le précédent, Spectre. Le prologue est interminable et l'histoire m'a paru obscure. Je n'ai pas compris le rôle du méchant. Daniel Craig a pris un coup de vieux. Lui-même n'a pas l'air convaincu par ce qu'il fait. Il fait "la gueule". Les deux points positifs de ce film, c'est la séquence qui se passe à Matera et l'actrice Ana de Armas qui a un sacré tempérament et que l'on voit vraiment trop peu. Elle seule donne un peu de vie dans ce film. Pour moi, le dernier Bond vraiment bien, c'était Skyfall.

Je passe à Eiffel de Martin Bourboulon qui se focalise surtout sur la relation amoureuse entre Gustave Eiffel et Adrienne Bourgès, un amour de jeunesse qu'Eiffel retrouve au moment où la Tour Eiffel est construite entre 1887 et 1889. Eiffel fut un jeune ingénieur plein de fougue qui rencontre dans les années 1860, dans la région de Bordeaux, la jeune Adrienne, fille de notable. Eiffel était en train de superviser la contruction d'un pont passerelle qui enjambe la Garonne. Tous ceux qui s'attendait à voir plus de la construction de la Tour Eiffel seront déçus même si l'élaboration de la tour, le côté financier et les débuts de la construction de l'édifice sont évoqués. Eiffel est interprété par Romain Duris qui n'est pas mal au côté d'Emma Mackey. Nous dirons que le film est plus une comédie sentimentale qu'un film sur la Tour Eiffel.

Julie (en douze chapitres) du norvégien Joachim Trier a permis à Renate Reinsve d'être récompensée du prix d'interprétation féminine au dernier Festival international du film de Cannes 2021. Le film est découpé en 1 prologue, 12 chapitres et 1 épilogue. Julie est une jolie jeune femme trentenaire qui ne sait pas trop ce qu'elle veut faire dans la vie. Après avoir voulu s'occuper des corps comme médecin, elle préfère s'occuper de l'esprit des gens, mais elle gagne sa vie en étant employée de librairie. Sa vie sentimentale manque aussi de simplicité. Elle ne veut pas d'enfant (pas tout de suite) alors qu'Aksel, l'homme avec qui elle vit et qui est âgé de 40 ans, est prêt à fonder une famille. Aksel qui est un auteur de BD pour adultes va laisser partir Julie. En effet, cette dernière n'aime pas assez Aksel pour fonder une famille. J'ai trouvé l'ensemble très triste. Un film à ne pas voir si vous êtes un peu déprimé. Renate Reinsve est bien mais j'ai trouvé Anders Danielsen Lie dans le rôle d'Aksel très émouvant.

Je termine avec La fracture de Catherine Corsini qui se passe dans un service d'urgence d'un hôpital en grève (!) pendant une soirée et une nuit de manifestation de gilets jaunes. Raphaëlle (Raf) et Julie (Marina Fois, très bien) sont au bord de la rupture amoureuse. Raf (Valéria Bruni-Tedeschhi, hilarante) se casse le coude en glissant sur la chaussée. Elle est admise aux urgences ainsi que Yann (Pio Marmaï), chauffeur routier de son état, grièvement blessé à la jambe pendant la manifestation. D'autres patients ont des pathologies plus ou moins graves et le service est débordé par manque de personnel. Il y a des moments comiques, d'autres tragiques. Les infirmières font ce qu'elles peuvent dont Kim (Aissatou Diallo Sagna) qui montre beaucoup de compassion envers les patients. Je pense que ce film illustre pour partie l'état lamentable des services d'urgence des hôpitaux en France. Un film à voir.

mercredi 10 novembre 2021

Compartiment n°6 - Juho Kuosmanen

Compartiment n°6 du réalisateur Juho Kuosmanen a reçu le Grand prix ex-aequo avec le film Un héros de l'Iranien Asghar Farhadi au dernier au Festival international du film de Cannes en 2021. En hiver, à Moscou, Laura, une jeune femme finlandaise, aime Irina, une Russe avec qui elle vit. Toutes les deux devaient prendre le train pour se rendre à Mourmansk, la plus grande ville au monde au nord du cercle arctique. Dans la région, on a découvert des pétrogloyphes (des dessins sur pierre) vieux de 10 000 ans que Laura désire voir. Il se trouve qu'Irina se prétend occupée à autre chose (et il semble qu'elle veuille se débarrasser de Laura), renonce au voyage prévu, mais Laura décide faire le trajet et elle se retrouve dans un compartiment de train qu'elle doit partager avec un jeune homme russe, Vadim. Ce dernier, un peu rustre et bien porté sur la bouteille, lui demande si elle est une prostituée. Leur relation débute donc de manière houleuse mais elle va s'améliorer au gré des longues haltes qui ponctuent leur voyage. Ils font des rencontres et boivent de la vodka. Vadim part à Mourmansk pour travailler sur le port. C'est un jeune homme beaucoup plus sensible qu'il n'y paraît. On découvre même qu'il est un peu jaloux. C'est un "road-movie" en train qui se voit agréablement même si tout le film est filmé dans une lumière sombre. Le train est vétuste (surtout les sanitaires) mais on peut trouver de l'eau chaude pour boire du thé. Et on apprend que l'on peut difficilement voir les pétroglyphes l'hiver car les routes sont impraticables. Les deux acteurs principaux que je ne connaissais pas sont très bien. Lire les billets de Pascale, Baz'art, Le bleu du miroir, miriam et Lilylit.

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dimanche 7 novembre 2021

La divine sieste de papa (2) - Maryse Wolinski / illustrations de Georges Wolinski

Ca y est, j'ai (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) enfin déniché d'occasion (dans une bouquinerie où il était en vente depuis près de trois mois, selon date sur l'étiquette) ce livre dont je connaissais l'existence depuis plusieurs années, et dont j'avais chroniqué le volume précédent ici. Curiosité!

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Maryse Wolinski, La divine sieste de papa (2), illustrations de Georges Wolinski, Massidor / La Farandole, 1986, 61 pages

En 2e de couverture, un court texte d'introduction et remerciements de Maryse Wolinski explique que lorsqu'elle avait publié en 1981 le premier livre, elle ne pensait pas que cette histoire d'un père amateur de sieste et de sa fille passionnée de contes serait adaptée pour la télévision - ce qui a été le cas (sur FR3 en 1985). 

P1120419Le livre présente les textes de six contes déjantés: Joe l'Enfer, Ricardo Siesto, XR 315, Carlus Premier, Oeil de Bille, Maître Mysterius. Leur thème commun? Un personnage de papa ventripotent autant qu'omnipotent n'aspire qu'à une chose: siester en paix. Mais sa fillette maligne et gourmande ne l'entend jamais de cette oreille dès que les ronflements s'élèvent. Et s'ensuit le récit truculent d'aventures pétaradantes et bonbonesques aux quatre coins de l'unvers, à la recherche de butins, de cités perdues, de trésor de pirates (avec un crocodile!), ou de planètes exotiques... (que d'histoires!). 

Chacun des contes bénéficie d'une belle illustration en couleurs, dont les principaux éléments (père et fille...) sont repris dans les pages suivantes en N&B en simili ainsi que dans une autre situation. 

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On nage en plein imaginaire... Au lieu d'un "Georges" comme dans le livre précédent, le papa ventripotent est figuré par un "Carlus aénobarbus" (Carlos oblige).

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Car j'oubliais les textes de chansons qui s'intercalent entre chaque conte. Le générique de l'émission (paroles de Maryse Wolinski et Claude Lemesle, chanté par Carlos, Sarah Mesguish et Bernadette Lafont), dont le texte ouvre le bouquin en p.5, est déjà kitchissime (le clip ici en vidéo!). Je vous laisse chercher si l'on peut (ou non) dénicher les autres chansons voire les contes eux-mêmes, diffusés semble-t-il un soir de Noël 1985...

*** Je suis Charlie *** 

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vendredi 5 novembre 2021

Debout les femmes! - François Ruffin et Gilles Perret

Debout les femmes!, le nouveau documentaire de François Ruffin, est prenant et émouvant. Le film traite de la proposition de loi "sur les métiers du lien" déposée à l'Assemblée nationale par François Ruffin et Bruno Bonnell afin de relever les revenus des auxiliaires de vie sociale, femmes de ménage et accompagnants d'élèves en situation de handicap. La tâche n'est pas facile. Les réalisateurs ont choisi de montrer ces métiers non reconnus et payés au lance-pierre. Les femmes qui parlent et agissent devant la caméra sont d'une grande dignité. Elles exposent leur situation, leurs conditions de travail, les grandes amplitudes horaires qu'elles doivent assurer. Elles se lèvent à l'aube et se couchent tard. Elles travaillent à la tâche. Elles sont en CDD et gagnent souvent moins de 1000 euros par mois. Et pourtant, ces femmes ne se plaignent pas car la plupart aiment ce qu'elles font. Elles apprécient le côté humain du travail, le contact avec les autres, et pourtant, la plupart du temps, elles font des toilettes intimes, elles aident à l'habillage. Tout est chronométré mais parfois, elles arrivent à s'occuper des papiers administratifs des personnes âgées qui n'ont pas toujours de famille pour s'occuper d'eux. Les cinéastes ont choisi d'interroger des femmes vivant en particulier à Amiens et Dieppe. A la fin de la projection, la majorité des spectateurs (la salle était pleine) ont applaudi et c'est mérité. Personnellement, j'avais la larme à l'oeil.

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mardi 2 novembre 2021

Pays baltes 9/9 - Lituanie - 3

Voici mon neuvième et dernier billet sur les pays baltes dont je garderai un très bon souvenir. 

A Vilnius, on est passé devant le parlement:

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On a pu voir l'ambassade de France:

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...située juste à côté de l'ancien quartier juif devenu ghetto pendant la 2ème guerrre mondiale. Les Juifs de Vilnius ont payé un lourd tribu en victimes. 

Ci-dessous, le plan du grand et du petit ghetto qui existèrent de 1941 à septembre 1943 où les deux ghettos furent liquidés, soit plus de 40 000 personnes. En Lituanie, en 1941, il y avait 265 000 Juifs, et plus de 95% d'entre eux furent assassinés, soient 254 000 personnes.

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 Dans ce quartier pratiquement piétonnier, j'ai remarqué une pâtisserie (moi qui suis gourmande). On ne pouvait pas la louper. La preuve par l'image. 

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J'ai acheté quelques macarons dont j'ai fait aussi profiter mes collègues de travail. Ils les ont trouvés très bon.

Et toujours dans le même quartier, on est passé devant une plaque commémorative, qui rappelle le fait que Stendhal est venu à Vilnius en 1812 au moment où l'armée napoléonniene, enfin ce qu'il en restait, était en train de revenir de Russie.

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Et en parlant de l'armée napoléonienne, la dernière matinée fut l'occasion d'aller dans un cimetière où sont rassemblés les restes de plus de 3000 soldats morts à Vilnius.  

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 En plus du cimetière, on a visité l'église baroque (toute blanche à l'intérieur) Saint-Pierre-et-Saint-Paul. 

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91EBBA7E-DA61-46E1-A6DB-F99343A5DB3C L'orgue

EAE94650-4A76-46CB-9E34-02E6816A7151 Une barque pendue au plafond

Et je termine par quelques vues panoramiques de Vilnius depuis la tour du Palais des souverains de Lituanie.

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J'espère que le voyage vous aura plu.

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lundi 1 novembre 2021

Fragments messagers - N°19

Cette dix-neuvième chronique coronavirusienne risque d'être moins "revue de presse" que "coup de gueule".

N'avez-vous pas eu l'impression, le mois dernier (octobre 2021) que l'on parlait davantage de la Présidentielle de 2022 et beaucoup moins du coronavirus de maintenant en 2021? Ou alors, c'est moi qui ne consulte plus assez la presse "non filtrée" par Yah**... 

Hé bien du coup, j'ai une question qui me taraude. Dites donc, Messieurs Zemmour ou Jadot, Mesdames Hidalgo ou Pécresse, et autres: "vous Président(e)", qu'auriez-vous fait, et que feriez-vous, contre le coronarirus, mhhh? Je ne crois pas avoir encore lu de réponse à cette question... J'aimerai bien le savoir, avant de voter, l'an prochain!

Combien d'électeurs parmi les plus de 50 millions de Français dont le schéma vaccinal est paraît-il complet (en attendant qu'émerge le besoin d'une n-ième piqûre), et compte non tenu là-dedans [dans le chiffre quotidien précis à l'unité près] des quelque 600 à 650 000 personnes (?) qui seront décédées, durant toute l'année 2021, d'autre chose que le Covid-19 (vaccinées ou pas, donc)...? 
Ah bah non, hein, je vais pas encore donner au gouvernement l'idée de "croiser" la liste des vaccinés avec la liste électorale: c'est pas parce qu'on pourrait faire qu'il faut faire...

En tout cas, désormais, ce sont bien plus de 10% des Français qui ont officiellement été malades du Covid-19 (plus de 7,2 millions - je ne me rappelle jamais si le chiffre donné chaque jour intègre ou non les 118 000 et quelque qui en sont décédés...).

Et le chiffre de 57 millions de personnes en France éligibles à la vaccination ne recoupe pas encore le nombre de citoyens: ce seraient les + de 12 ans qu'on piquerait, tandis que je ne sais plus qui est le ou la candidat(e) qui propose de fixer la majorité à 16 (... seize!) ans?

Des chiffres, des chiffres à déchiffrer... Vous n'en avez pas marre, vous, de lire dans la presse que "le vaccin bidule, en [1ère, 2ème, 3ème piqure], protège à xx % contre les formes graves provoquées par le variant truc, protection qui varie elle-même éventuellement selon qu'on a déclaré la maladie avant la piqure, ou qu'on a été vacciné (avant ou après) par le vaccin chose ou bien le vaccin machin"...? Ces jolis pourcentages sont exaspérants (ça devrait être 100 % partout, idéalement, non!). Après, il est vrai que, pour chacune des entreprises qui fabrique le vaccin, avoir réussi à influencer tel ou tel gouvernement (ou l'Union européenne...), pour recevoir une commande de x ou y milions de doses, ça représente un paquet de milliards de dollars (ou d'euros...) de chiffre d'affaires en plus ou en moins. Voilà comment j'en suis réduit à voir les choses.

Parions que les chiffres vont perdre de leur précision? Avec la fin de la gratuité des tests au 15 octobre 2021, 15% des non-vaccinés prévoyaient de ne plus aller se faire tester (même s'ils développaient des symptômes), selon un sondage. Résistance passive, inversement proportionnelle à l'érosion des manifestants antivax (qui seraient passées au fil des semaines, paraît-il, de 230 000 à 25 000 manifestants?).

Le 14/10/2021, Madame Borne n'excluait pas la possibilité de perdre son pass sanitaire pour ceux qui refuseraient la 3e dose... Affaire à suivre?

J'ai relevé que dans son N°5266 du 13/10/2021 (p.5), le Canard enchaîné s'interrogeait sur le respect des règles sanitaires sur le paquebot MSC Virtusa, en pointant qu'avec une jauge de 70%, ce sont pas moins de 4 400 passagers et 1 700 membres d'équipage qui se partagent actuellement un immeuble flottant de 331 mètres de longueur. S'amuser en croisière, ce n'est pas forcément donné à tout le monde...

14/10/2021: très intéressante étude belge qui postule que les formes graves de covid sont corrélées avec un déficit en zinc, en selenium ou en vitamine D et C dans l'alimentation. Bien sûr, nos chercheurs ne sont pas en mesure d'affirmer que, supplémentées, les personnes concernées n'auraient pas développé une forme grave de la maladie s'ils n'avaient pas souffert de carences, ils en sont encore au stade des hypothèses, mais... Mangez donc quand même régulièrement des produits de la mer [des moules?]

Une fois que les problèmes liés au virus se seront atténués, les chercheurs pourront revenir à des sujets plus sérieux, comme "selon une étude de l’Université d’Illinois at Urbana-Champaign en collaboration avec l’Université de Floride et l’Université d’Eastern Illinois, manger un avocat par jour pourrait aider à diminuer la graisse viscérale chez des femmes atteintes d’obésité". L'histoire ne disait pas si l'étude était financée, ou non, par une association de producteurs d'avocats... et j'ai eu la flemme de chercher. Mais ça illustre bien une certaine tendance à agir sur des conséquences, et non pas sur des causes (au hasard, la "junk food"?).

Je ne m'étais encore jamais trouvé dans la situation de voir, dans le métro, le derrière de la tête d'une femme voilée ET masquée. Scoop! Il existe une sorte de petit "gadget", une bande de plastique souple avec des rangées de barbelures aux deux bouts, qui permet d'attacher les élastiques du masque derrière la tête. Quand on n'a plus d'oreilles disponibles, il faut avoir des barbelures en plastique...

Pour finir, un peu d'info culturelle ou diverse.

C'est un article de Sorj Chalandon dans Le canard enchaîné du 29/09/2021 (p.7, rubrique "La Boite aux Images") qui avait attiré mon attention sur le documentaire La grippe espagnole, la grande tueuse, diffusé dans Infrarouge le 29/09/21 à 22h50. Je l'ai vu en octobre en replay, il est disponible jusqu'au 22 novembre 2021. Je vous le recommande

Un braconnier piétiné à mort par des éléphants au Parc Kruger (Afrique du Sud). Braves bêtes... A moins que vienne un démenti, disant qu'il voulait juste les tirer au fusil à seringue anesthésiante, pour les vacciner tranquille?
J'ai lu par ailleurs que, en moins de deux générations, la "sélection artificielle" privilégie désormais les éléphants avec de très petites défenses (comme ayant le plus de chances de survivre et de se reproduire...).

L'ile de Paques se réinvente... J'avoue avoir ricané en lisant les lamento du businessman français venu faire fortune. Cependant que les 2000 ou 3000 autochtones, eux, ça ne les dérange peut-être pas plus que ça de ne plus voir passer 60 ou 70 000 touristes chaque année...

31/10/2021: et maintenant, enfin, le vaccin anti-coronavirus en patch, avec 5000 minuscules pointes sur un centimètre carré, et d'une efficacité merveilleuse... On ne nous précise pas s'il faut un réfrigérateur pour conserver les patchs, ni à quelle température. Quel chemin parcouru depuis le début de l'année 2021, hein! ... Ah, non, pardon, ce n'est pas encore d'actualité, ils en sont juste au stade des études!

A suivre le mois prochain... si vous voulez bien! 

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samedi 30 octobre 2021

Illusions perdues - Xavier Giannoli

J'avoue ne pas avoir lu Illusions perdues de Balzac, mais je pense que ce n'est pas grave pour apprécier le film. Le réalisateur qui est aussi co-scénariste a choisi d'adapter la deuxième partie du roman, Un grand homme de province à Paris. Le spectateur est tout de suite transporté au début du XIXe siècle sous la Restauration (1814-1830), en faisant la connaissance de Lucien Chardon (Benjamin Voisin), qui préfère qu'on l'appelle Lucien Rubempré (le nom de famille de sa mère). Ce jeune homme né à Angoulême écrit des vers et rêve de se faire publier. Il est devenu l'amant de Louise de Bargeton (Cécile de France), une jeune femme noble qui s'ennuie beaucoup auprès de son vieux mari. Louise et Lucien partent à Paris séparément. Louise va vivre chez sa cousine la marquise d'Espard (Jeanne Balibar). Pendant ce temps, Lucien dépense en peu de temps tout l'argent en sa possession. Au jardin du Palais-Royal où la vie parisienne bat son plein entre les prostituées et les maisons d'édition, il espère trouver un éditeur qui le publiera. Il rencontre Lousteau (Vincent Lacoste excellent), un jeune journaliste qui lui fait connaître d'autres journalistes écrivant des critiques qui s'achètent ou se vendent. Ces journalistes sont à l'origine des rumeurs qui peuvent détruire un artiste, un écrivain ou un homme politique. Après avoir été présenté à Raoul Nathan (Xavier Dolan), un écrivain de talent, Lucien fait la connaissance de Doriat (Gérard Depardieu), un éditeur ne sachant ni lire ni écrire (un comble pour un éditeur), comme le dit si bien le narrateur de l'histoire dont on connaitra l'identité vers la fin. Lucien va devenir un journaliste comme ceux qu'il fréquente et il va en perdre son âme et sa crédibilité, passant du camp des royalistes à celui des républicains. Et Lucien va tomber amoureux de Coralie, une ancienne prostituée très jeune qui fait du théâtre. Leur histoire est touchante car on devine que cela va mal se terminer. Ce film tourbillonnant et foisonnant bénéficie de décors et costumes somptueux et d'une distribution de premier ordre. Dans trois ou quatre scènes, on frémit devant Jeanne Balibar qui incarne une femme venimeuse tout en gardant le sourire (du venin sur pied comme je l'ai entendu à la sortie de la projection). Le jeune Rubempré va en subir les conséquences. Le film dure 2H30, il est un peu long mais allez le voir. Il donne en particulier envie de (re)lire le roman de Balzac. Les billets de Pascale, Princecranoir, Henri Golant, Strum et Pierre D en parlent beaucoup mieux que moi. 

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