samedi 25 août 2007

Le metteur en scène de mariage - Marco Bellochio

J'ose avouer que je n'ai pas compris grand-chose à ce que voulait dire Marco Bellochio dans Le metteur en scène de mariage, film étrange joué par l'impeccable Sergio Castellitto, avec en "guest star" le toujours ténébreux Samy Frey, coproduction avec les Français oblige. J'ai voulu y aller car j'aime le titre de ce film. J'avais beaucoup aimé Le sourire de ma mère (2002) et Buongiorno notte (2003) du même Bellochio, mais là, je cale. Pour les blogueurs qui viennent me rendre visite, je serais très heureuse que l'on éclaire ma lanterne. Après une longue et fastidieuse journée de labeur, je pense que j'étais fatiguée et mon esprit n'a pas arrêté de vagabonder pendant que les images défilaient. Après la projection, j'ai pris connaissance du synopsis que j'ai à peu près compris de la manière suivante: Franco Elica (Sergio Castellito) est un réalisateur qui ne supporte pas que sa fille se marie avec un catholique extrémiste. Il provoque un incident pendant la cérémonie. Durant un casting, il est accusé de vouloir violer des apprenties comédiennes postulantes pour le tournage d'un film que Franco Elica prépare. Ce scandale l'oblige à partir en Sicile. Là, il rencontre le Prince de Gravina (Samy Frey) qui lui propose de filmer les funérailles de sa fille, car il considère ce mariage comme des funérailles. Il est un Prince ruiné et le mariage est une union d'intérêt. La mère du marié rêve d'un film à la manière de Visconti comme dans le Guépard. Le résultat est que Franco, en organisant ce mariage filmé, tombe amoureux de la future mariée et il n'aura de cesse de s'enfuir avec elle. Le scénario est plutôt décousu. Franco, réalisateur, a, semble-t-il, une petite caméra numérique cachée sur lui et qui n'arrête pas de filmer. On a donc un mélange d'images en noir et blanc de film dans le film (vous me suivez?) et d'images couleur. Il me semble que dans les deux films précédents de Bellochio, on trouvait une dimension politique. Dans celui-ci, je n'ai rien vu de la sorte. Je cherche vraiment la signification de tout cela. Dommage.

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vendredi 24 août 2007

Ratatouille - Brad Bird

N'étant pas toujours une grande fan des dessins animés sortis ces dernières années, je ferai une exception avec Ratatouille de Brad Bird, dernier-né des studios Pixar. C'est magistralement fait. L'histoire, pas niaise du tout, tient la route, c'est drôle et enlevé et comme l'ont dit certains critiques, le film est un bel hommage de l'Amérique à la France de la baguette de pain et d'une certaine douceur de vivre. Rémy, un rat des champs appréciant la bonne cuisine, se retrouve à Paris, par un concours de circonstances que je ne décrirai pas, dans les cuisines d'un restaurant étoilé dont le chef est mort. Il improvise avec un grand talent des recettes dont la ratatouille remise au goût du jour. Pour ce faire, il devient une sorte de marionnettiste en manipulant, au sens propre du terme, Linguini, jeune aide-cuisinier complètement nul en cuisine lui-même. Cela fait penser à Gepetto et Pinocchio. Un petit méchant moustachu, une jeune aide-cuisinière amoureuse, un critique onctueux et tout en longueur et la famille de Rémy complètent la distribution haute en couleur. A voir et à déguster toutes affaires cessantes.

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jeudi 23 août 2007

Disparition d'Ingmar Bergman

Le même jour, le 30 juillet 2007, on apprenait deux décès qui endeuillent le cinéma français et mondial. Quelques heures après Michel Serrault, le cinéaste suédois Ingmar Bergman disparaît à 89 ans. Son oeuvre n'est pas toujours accessible au grand public de par les sujets traités (les rapports difficiles dans le couple, la maladie, la mort), le langage et les situations parfois très crus. Je ne considère pas qu'il était un cinéaste féministe mais plutôt féminin. Il a fait tourner des actrices sublimes de beauté et de talent dont Ingrid Thulin, Liv Ullman, Bibi Andersson, Harriet Andersson, Gunnel Lindblöm, Ingrid Bergman. Il était très fidèle à ses comédiens. Il faisait souvent tourner les mêmes. Parmi les acteurs hommes, le plus connu est Max Von Sidow. Son fidèle chef-opérateur Sven Nykvist a mis en image tous ses films ou presque et c'est magnifique. En ce qui me concerne, je conseille de voir Monika (1953), Le Silence (1963), Persona (1966), Cris et Chuchotements (1973), l'Oeuf du serpent (1977), Sonate d'Automne (1978),  et Fanny et Alexandre (1982).

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mercredi 22 août 2007

Bullitt - Peter Yates (billet N°1)

Emblématique des films de la fin des années 60, Bullitt de Peter Yates (1968), que je viens de revoir récemment en DVD, est resté célèbre pour la poursuite en voiture dans les rues de San Francisco et aux alentours. Pas d'effets spéciaux, seulement deux voitures. Dans l'une, Frank Bullitt (Steve Mc Queen), et dans la seconde deux hommes, tueurs professionnels qui n'échangent pas une parole. La séquence qui dure plus de 5 minutes est passionnante et haletante. Sinon comme me l'a fait remarquer mon ami, la caméra s'attache beaucoup aux regards échangés entre les protagonistes. Je pense que l'on n'ose plus faire des films comme cela avec ce minimum de dialogues. Pendant la séquence finale dans l'aéroport, cette chasse à l'homme dégage de la tension sans qu'une parole soit échangée mais le regard traqué du fugitif en dit très long. Steve Mc Queen et Robert Vaughn (Chalmers) sont parfaits et Jacqueline Bisset donne la touche féminine indispensable.

[ré-évoqué le 12 janvier 2011 (décès de Peter Yates)]

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mardi 21 août 2007

La nuit des tournesols - Jorge Sanchez-Cabezudo

Ne tenez pas compte des critiques des journaux pas toujours tendres pour ce film et allez le voir quand il sortira dans votre ville pour vous faire une idée par vous-même. La Nuit des tournesols de Jorge Sanchez-Cabezudo, production espagnole, se passe dans les Pyrénées. Malgré la couleur jaune ocre de la photo, le film dégage une noirceur certaine. Le film est découpé en 6 séquences qui ont chacune un titre et se chevauchent dans le temps. La première donne le ton général du film. On assiste à une agression par un violeur en série, voyageur représentant en aspirateur, marié, au physique banal. Il s'en prend à une jeune femme noire très jolie. Elle sera "sauvée" par ses compagnons que l'on entend de loin. Justement, la deuxième séquence présente la jeune femme et ses compagnons spéléologues. Un pauvre homme pris pour l'agresseur par erreur sera leur victime expiatoire dans la troisième séquence. Un jeune flic, pas très honnête, qui aimerait se sortir de sa vie médiocre, joue un rôle moteur dans la suite de l'histoire dans laquelle intervient son beau-père, flic lui aussi. Il n'y a aucun personnage véritablement sympathique. La Nuit des tournesols montre bien des personnes plutôt ordinaires voire médiocres face à une situation extraordinaire. La vie reprendra son cours pour certains mais pas pour d'autres. Tous les comédiens inconnus en France sont très bien dans leur rôle. Film à voir.

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lundi 20 août 2007

Hommage à Michel Serrault

Avec la disparition de Michel Serrault le 29 juillet, après celle de Philippe Noiret, Jean-Pierre Cassel et plus récemment Jean-Claude Brialy, le bilan est lourd pour le cinéma français en l'espace de neuf mois. Né dans une famille chrétienne, Michel Serrault voulait rentrer dans les ordres après avoir été au séminaire. Sur les conseils d'un prêtre, il est devenu acteur. Mais sa foi chrétienne lui a été, à mon avis, d'une grande aide quand sa fille ainée Caroline est morte dans un accident de voiture il y a 30 ans. Je me rappelle de cette annonce à l'époque dans un journal à gros tirage. Pour moi, Michel Serrault, je l'ai beaucoup apprécié dans des rôles inquiétants comme Les fantômes du chapeliers (1982) de Claude Chabrol ou alors dans les films de Jean-Pierre Mocky comme le Miraculé (1986). Le Viager de Pierre Tchernia (1972) que j'ai vu à l'âge de 10 ans reste une référence dans la comédie française. Garde à Vue de Claude Miller (1981) est un chef-d'oeuvre : un huis-clos de 1h25 écrit par Michel Audiard et joué par Michel Serrault, Lino Ventura et Guy Marchand et avec une apparition de Romy Schneider. Dans Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet (1995), en vieil écrivain face à Emmanuelle Béart, il est magnifique. Il a tourné des "nanars" et des grands films avec beaucoup de talent. Il pouvait devenir délirant comme dans la Cage aux folles au théâtre puis au cinéma dans le rôle de Zaza. Il a accepté de jouer dans des "petits" films comme Artémisia d'Agnès Merlet (1997). Il faisait parfois des apparitions seulement comme dans Buffet froid de Bertrand Blier (1979). Il tournait dans les films de ses "potes" comme Jean-Pierre Mocky et Jean Yanne. Il été honoré de 3 Césars de meilleur acteur (La Cage aux Folles, Garde à vue et Nelly et Monsieur Arnaud). Au revoir, Monsieur Serrault.

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dimanche 19 août 2007

De retour

Que d'événements souvent tristes se sont déroulés pendant ma période de coupure estivale ! Pas moins de 3 disparitions dans le monde du cinéma et toujours de très grandes personnalités. Pour chacun d'eux, je publierai un billet ces jours prochains. Je remercie infiniment tous les blogueurs qui m'ont mis un commentaire pour me souhaiter de bonnes vacances et je remercie les autres (et même un auteur, cela fait toujours plaisir) pour être passés sur mon site en y commentant ou non des billets antérieurs. Me voici de retour pour un billet quotidien car cette mise en ligne journalière me manquait. Je vous en souhaite, d'avance, bonne lecture.

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jeudi 26 juillet 2007

200ème billet - Rythme de vision de films ou de lecture et congé estival

Ce 200ème billet marque le début de ma pause estivale.
En faisant un peu un bilan pré-vacances, je m'aperçois que j'ai été 68 fois au cinéma en 2007 jusqu'à ce jour, sans même parler des films vus ou revus en DVD ou en K7. Ce qui fait 200 heures plus ou moins. Sachant que je lis en moyenne 40 pages à l'heure, cela représente donc 8 000 pages non lues. Dans ce même temps, je n'ai lu que 20 livres. Quant au théâtre, c'est une catastrophe: je n'ai vu que 4 pièces ou spectacles depuis le début de l'année. Mais on ne peut pas tout faire. Et il est vrai que ma vie a quand même changé depuis fin 2006, par ma rencontre avec quelqu'un qui disait à la fois ne pas avoir de temps disponible et lire beaucoup, ce qui m'avait intriguée et amenée à le contacter. Et ce blog lui-même me prend davantage de temps que je ne le pensais au départ.

J'ai besoin de vacances. Depuis le 100ème billet, j'ai changé de plate-forme. Aceblog, c'était bien mais depuis début juin, je n'ai eu que des problèmes techniques dont celui de ne plus pouvoir y accéder. C'était stressant et frustrant au possible.
Pendant que je faisait le copier/coller de tous les messages et commentaires d'Aceblog sur Canalblog, j'ai maintenu les deux blogs. La durée de cette opération a pris 3 semaines.
J'ai choisi Canalblog car certains de mes blogueurs préférés y sont et c'est une plate-forme assez généraliste qui me convient bien. Je peux modérer les commentaires avant publication, ce qui n'est pas possible sur Aceblog. On peut mettre les liens d'amis de Canalblog mais aussi des autres. Sur Aceblog, ce n'est pas possible. Sur Canalblog, les derniers commentaires apparaissent bien en évidence. Par contre, un des inconvénients de Canalblog par rapport à Aceblog, est que je ne peux pas faire apparaître tous les titres de mes billets à droite, seuls les dix derniers apparaissent.
En revanche, l'avantage de Canalblog est de pouvoir programmer le jour et l'heure dans le futur d'un billet rédigé qui se mettra en ligne tout seul à la date choisie.
Je reprendrai la publication d'un billet quotidien vers fin août et en attendant, je continuerai bien entendu à consulter mon blog plusieurs fois par semaine (pour publier les commentaires), et continuerai donc à "rendre" ceux que les blogueurs me font... du moins ceux qui ne sont pas, aussi, en vacances! Mais je passerai sans doute moins de temps sur internet (en temps ordinaire, je visite plus ou moins entre 15 et 20 nouveaux blogs chaque semaine).

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mercredi 25 juillet 2007

Ulrich Mühe - Disparition d'un acteur de talent

Je viens d'apprendre le décès d'Ulrich Mühe, à 54 ans, des suites d'une longue maladie. Cela m'attriste car il venait de connaître la célébrité dans le rôle de l'agent de la Stasi dans le film étranger oscarisé cette année : La vie des Autres (voir mon billet du 1er février 2007). Né en ex-Allemagne de l'Est, il avait été lui-même, d'après ce que j'ai lu, victime des agissements de la Stasi. J'ai découvert cet acteur la première fois dans Amen (2002) de Costa-Gavras où il jouait un médecin nazi dans le genre Mengele. Il faisait froid dans le dos par sa façon complètement détachée d'envoyer des handicapés à la chambre à gaz. Je n'ai pas vu le film de Michael Hanecke, Funny Games (1997), dans lequel il jouait le père. Sinon, en ce moment sur Arte, on peut le voir dans une série allemande, le Dernier témoin, où il joue un médecin légiste. C'est un nouveau visage du cinéma mondial plein de talent qui disparaît.

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mardi 24 juillet 2007

Deux films américains sortis en salle en juillet 2007

Le Contrat de Bruce Beresford (2005). Je suis restée pour regarder le générique de fin et exceptés les acteurs et le réalisateur, toute l'équipe technique est russe ou bulgare. J'ai été très étonnée. A part ça, le paysage est magnifique, mais le film est tout à fait oubliable. Il fait partie de ces longs-métrages de fonds de tiroir que l'on sort l'été. Je préfère Morgan Freeman dans d'autres films ainsi que John Cusack.

Half Nelson de Ryan Fleck: Ryan Gosling ("nominé" aux Oscar cette année pour son rôle dans ce film) est bien, mais je dois dire que je n'ai pas été convaincue par le scénario qui n'explique rien ou pas grand-chose. Si vous êtes prof, n'allez pas voir le film, vous allez sortir déprimé. Sinon je n'ai été ni touchée, ni émue, seule la jeune Shareeka Epps, remarquable, donne un peu d'optimisme à l'ensemble. Heureusement qu'elle est là.

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