mardi 7 juillet 2015

Le trou - Jacques Becker / Valley of Love - Guillaume Nicloux / Le monde de Nathan - Morgan Matthews

J'aurais pu écrire un billet sur Valley of Love, de Guillaume Nicloux, avec Depardieu et Huppert, mais je n'ai pas grand-chose à en dire si ce n'est que Depardieu qui déborde de partout est touchant face à Huppert qui semble physiquement bien frêle. J'ai compris que dans la Vallée de la mort en Californie, il fait très très chaud. C'est un film qui parle de la difficulté de faire son deuil d'un être cher. Ici, il s'agit le fils du couple formé par Depardieu et Huppert. J'ai été un peu perplexe sur le côté surnaturel vers la fin. Je mets en lien Tinalakiller et ffred qui parlent très bien de ce film.

J'aurais pu aussi écrire un billet sur Le Monde de Nathan (X + Y en VO) de Morgan Matthews, qui raconte l'histoire de Nathan, un jeune autiste surdoué en mathématiques. Il écrit des maths à longueur de journée et se sent très proche de son père. Malheureusement, ce dernier meurt dans un accident de voiture (Nathan était sur le siège passager). L'existence de Nathan est chamboulé car il tolère tout juste sa mère qu'il trouve nulle en maths. J'ai trouvé que Nathan n'était pas gentil avec sa mère. Cette dernière est une brave femme qui fait tout pour lui. Grâce à une olympiade internationale en mathématiques, Nathan va s'ouvrir aux autres et se lier d'amitié et certainement plus avec une jeune Chinoise. Le film m'avait été conseillé par une collègue que je remercie. J'ai moins été emballée qu'elle.

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J'en arrive au film de Jacques Becker (revu en DVD) dont j'avais déjà fait un billet (commenté seulement 3 fois) il y a plus de 7 ans et demi (je l'avais pratiquement oublié). Le trou, dont le tournage s'est terminé début 1960, fut le dernier du réalisateur qui mourut peu de temps après d'une crise cardiaque. Pendant les 2H12 passionnantes que dure le film qui ressemble à un documentaire, on fait la connaissance de cinq détenus dans une cellule spartiate dans la prison de la Santé à Paris. Nous sommes en 1947. Ils s'apprêtent à creuser un trou dans le plancher de leur cellule afin de s'évader. Parmi les cinq, quatre d'entre eux en détention préventive, se connaissent bien (ils risquent chacun une lourde peine). Quant au cinquième, Claude Gaspard, il vient d'être transféré dans leur cellule. Il est vite mis au parfum sur l'évasion et accepte de participer à l'opération. Aucune musique ne trouble l'action que l'on suit avec grand intérêt. C'est du grand cinéma avec une réalisation remarquable. Plus de la moitié du film se passe dans la cellule. On espère qu'ils vont arriver à s'évader. On admire les ressources de Roland (Jean Keraudy) pour arriver à ses fins, c'est du grand art. Il se sert de tout ce qu'il trouve pour fabriquer une clé passe-partout, scier un barreau, fabriquer un sablier, etc. Il ne perd jamais son sang-froid. Il n'y aucune violence. Le scénario est tiré d'un roman de José Giovanni qui a été co-détenu avec Jean Keraudy (pseudonyme de Roland Barbat). Cet homme, le cerveau du plan d'évasion dans le film, fut réellement impliqué dans la tentative d'évasion de 1947, et c'est lui qui introduit le film au tout début avant le générique. Un film à voir et à revoir.

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samedi 4 juillet 2015

Vice-Versa - Pete Docter et Ronaldo del Carmen

Vice-Versa de Pete Docter et Ronaldo del Carmen est la nouvelle production des studios Pixar sous la houlette de Disney. Riley, une petite fille, vient de naître. A l'intérieur de son cerveau, ses émotions, Joie (jolie fille en robe jaune et cheveux bleus), Tristesse (bleu) , Colère (rouge), Peur (violet) et Dégoût (vert) se mettent aux commandes. Au fil des ans, les souvenirs gais ou tristes s'emmagasinent dans des boules de différentes couleurs. Heureusement que Joie est là pour empêcher que Tristesse ne commette trop de bévues. Riley grandit et elle arrive à l'âge difficile de la puberté (11 ans+). Une période où le père et la mère prennent la décision de déménager du Minnesota et son climat rude vers la Californie et San Francisco. C'est un véritable déracinement pour Riley: un nouveau départ, une page qui se tourne, une nouvelle maison (triste), de nouveaux camarades d'école, etc. Dans son cerveau, les émotions, les pensées (représentées par un train au dessus du ravin de l'oubli), les centres d'intérêts (des îlots en équilibre instable), l'insconcient et un ami imaginaire rose à trompe appelé Bing Bong sont bien chahutés, rien ne va plus dans ce petit monde où Joie faisait régner l'harmonie. J'ai trouvé ce dessin animé réussi du point de vue animation, en particulier la séquence quand Joie, Tristesse et Bing Bong prennent le raccourci de l'inconscient: ils sont déconstruits en quatre étapes pour devenir des abstractions avant de reprendre leur forme d'origne. C'est très intelligemment fait. Pour le reste, les personnages humains m'ont paru assez simplistes face aux émotions de Riley qui est une petite fille somme toute, pas très sympathique (c'est l'âge bête comme on dit). Un film à voir mais ne vous attendez pas rire beaucoup. Lire le billet très complet de Princecranoir (très enthousiate) et celui de ffred (nettement plus réservé). Je me situe entre les deux.

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mercredi 1 juillet 2015

Livres lus et non commentés depuis le 09/06/15 (suite)

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Duane est amoureux de Larry McMurtry (Editions Sonatine, 233 pages) est la suite (et fin) de Duane est dépressif. On retrouve Duane qui revient de son séjour en Egypte. Dès son retour dans sa ville de Thalia au Texas, il fait la connaissance d'Annie Cameron, une jeune géologue à la poitrine avantageuse qui a été engagée dans l'entreprise pétrolifère familiale par le fils de Duane. Duane se remet un peu au vélo mais il abandonne assez vite car son coeur donne des signes de faiblesse. Cela ne l'empêche toutefois pas de vivre une liaison charnelle assez intense avec sa psy Honor Carmichael (je rappelle que cette dernière est lesbienne). Le roman est relativement court. C'est sympathique à lire mais j'avais préféré Duane est dépressif.

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Meurtre chez les Magdaléniens de Sophie Marvaud (Nouveau monde éditions, 275 pages) m'a été offert par mon ami qui l'avait repéré dans la publication Archéologie quoi de neuf?. L'histoire est résumée dans le titre. Dans ce polar préhistorique, Sophie Marvaud nous fait remonter très loin dans le temps, il y a 15 000 ans. La France d'alors bénéficie d'un climat agréable, sec et ensoleillé. Les rennes, les bisons, les rhinocéros, les loups sont les animaux que l'on rencontre. Ils sont chassés par des petits groupes nomades. Au début du roman, l'auteur nous fait une liste assez complète des personnages de l'histoire. Ils appartiennent tous au Clan des Grandes-Mains-Blanches, des chasseurs-cueilleurs qui peuplent ce qui est maintenant la Dordogne. Les noms sont évocateurs: Vitesse-de-Bison, Générosité-d'Aurochs, Fierté-de-Mégacéros, Agilité-de-Bouquetin, etc., qui font tous partie du groupe familial des Quatre-Encoches. Ce groupe guidé par une chamane appelée Puissance-de-licorne vient d'atteindre l'Océan-du-bout-monde (l'Océan Atlantique). Là, Iranie, une jeune fille du clan, meurt soudainement. Elle semble s'être noyée. Puissance-de-licorne qui voulait en faire son élève devine très vite qu'Iranie a été assassinée. Sur le chemin du retour vers la Vézère se déroulent pas mal de péripéties que je ne vous raconterai pas. J'ai trouvé le roman plaisant, assez original vu le contexte, mais je n'ai pas arrêté de me référer à la liste des personnages au début du livre, car ce n'est pas facile de retenir "qui est qui" avec ces noms à rallonge. En tout cas, avec ce roman, on prend conscience que les passions humaines (luxure, colère, envie, orgueil) pouvaient déjà exister plausiblement il y a 15 000 ans.

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Je termine avec La fille du train de Paula Jenkins (Editions Sonatine, 380 pages), qui  est recommandé par quelques grandes enseignes de librairies, et dont Spielberg a acheté les droits pour une adaptation au cinéma. J'avoue, pour ma part, que je m'attendais à autre chose. J'ai eu une impression de déjà vu. Je dis "vu" car j'ai vu au moins un téléfilm américain qui traitait du même sujet. Rachel prend régulièrement le même train entre Londres et la banlieue. Elle a l'habitude pour se distraire de regarder par la vitre, lors d'un arrêt, une maison où vit un jeune couple. Elle s'imagine plein de choses sur eux. Elle leur donne des prénoms. Un jour la jeune femme du couple (qui s'appelle Megan) disparaît. L'histoire est racontée à la première personne par des femmes, Rachel, Megan, puis Anna (je vous laisse découvrir qui c'est). C'est surtout Rachel qui est le personnage central, elle est le détonateur. Mais Rachel est une alcoolique, elle n'arrête pas de boire tout le temps (on comprend pourquoi à la fin): je dois dire que c'est un peu lassant et répétitif comme ressort dramatique. Pour moi, ce n'est pas le polar de l'année. A vous de voir.

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dimanche 28 juin 2015

Une seconde mère - Anna Muylaert

Ce mercredi 24 juin 2015 est sorti un film brésilien que je vous recommande. Une seconde mère d'Anna Muylaert est pratiquement un huis-clos se déroulant de nos jours à Sao Paulo au Brésil, dans une grande maison cernée par des hauts murs dans laquelle Val, la cinquantaine, officie depuis 15 ans. Elle est logée, nourrie et en échange, elle s'occupe de la maison et de Fabinho, le fils de la famille qu'elle a pratiquement élevé. C'est une seconde maman pour ce garçon qui est presque adulte. L'attitude condescendante de Barbara et Carlos, les maîtres des lieux, envers Val, est criante assez vite. Val n'est qu'une domestique. Elle ne fait pas partie du même monde. Elle doit rester à sa place (surtout la cuisine) en toutes circonstances. L'arrivée de Jessica, la fille de Val (elle n'a pas eu de nouvelles d'elle depuis 10 ans), va créer une révolution dans la vie de Val. Jessica est une jeune femme émancipée douée pour le dessin. Elle vient à Sao Paulo pour tenter le concours d'entrée dans une école d'architecture. En attendant, elle s'installe dans la chambre de Val qui est située presque en sous-sol. Jessica n'est pas aussi timorée que sa mère. Elle se considère l'égale de Carlos et de Barbara, qui considère Jessica comme une rivale. Je vous laisse découvrir comment les choses vont évoluer pour Val. J'ai aimé le souffle d'optimisme qui se dégage de ce film interprété par une actrice formidable que je ne connaissais pas, Regina Casé. Lire le billet de Miriam.

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jeudi 25 juin 2015

Livres lus et non commentés depuis le 09/06/15

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Le bourreau de Gaudí d'Aro Sáinz de la Maza (Actes noirs, 660 pages) a attiré mon attention quand Dominique en a fait un billet. Dans ce roman que j'ai trouvé un peu long, c'est surtout Barcelone et Gaudí qui sont les personnages principaux de l'histoire. Ca m'a donné envie de revoir la capitale catalane où j'ai séjourné trop brièvement. Milo Malart, un inspecteur de police qui a été mis à pied par mesure disciplinaire, est réintégré pour ses talents d'enquêteur. La police en a bien besoin. On lui adjoint Rebecca Mercader, une jeune fliquette formée aux méthodes américaines. En 2010, à un mois de la venue de Benoît XVI qui doit consacrer la Sagrada Familia, un homme est retrouvé pendu et carbonisé à un balcon de la casa Milà (la Pedrera), un des bâtiments emblématiques contruit par Gaudí. Un deuxième crime ne tarde pas à se produire: un notable barcelonais a été attaché et brulé vif dans le parc Guëll. Puis un journaliste de la télé subit le même sort; et enfin une juge d'instruction est enlevée et sequestrée. L'enquête piétine et le lecteur s'impatiente. Il y a pas mal de digressions en rapport avec la vie personnelle de Milo, ce qui ralentit le rythme de l'histoire. C'est tout de même un roman qui se lit bien. On découvre au fur et à mesure les motivations des assassins (il y en a deux), en apprenant que des crimes annexes se sont déroulés tous les 10 juin (jour de la mort de Gaudí) depuis plus de 20 ans. Je ne vous en dit pas plus. Le roman aurait gagné à faire 200 pages de moins,

 

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Collusion de Stuart Neville (Rivages noir, 460 pages,) est la suite et fin des Fantômes de Belfast. On y retrouve Gerry Fegan, un ex-tueur de l'IRA, réfugié aux Etats-Unis. Apprenant qu'il est recherché par un homme qui lui en veut beaucoup, il revient à Belfast. Là, il croise la route de Jack Lennon, un policier catholique, qui, lui, espère retrouver sa fille Ellen âgée de six ans. La maman d'Ellen a des liens de famille avec ceux qui en veulent à Fegan. Par ailleurs, un tueur appelé "Le Voyageur" (on ne saura jamais son nom) est aux trousses de Fegan. Lennon et Fegan vont s'allier bien malgré eux contre des ennemis de tous bords: catholiques et protestants, flics et truands. Le récit est haletant avec la traque de Fegan par "Le Voyageur". C'est un roman qui se lit vite et qui confirme le talent de narrateur de Neville...

..., talent que l'on retrouve dans Ratlines (Rivages/Thriller, 390 pages) qui se passe en 1963 à Dublin. 18 ans ont passé depuis la fin de la seconde guerre mondiale, mais on apprend par ce roman que d'anciens nazis ont trouvé refuge en Irlande (pays resté neutre mais plutôt en faveur des alliés pendant le conflit). Neville a choisi de prendre des personnes ayant existé pour narrer cette histoire d'exfiltration d'anciens nazis où tous les coups sont permis. Albert Ryan, un lieutenant qui travaille dans le renseignement, est chargé par le ministre de la justice de l'époque, Charles Haughey (1925-2006), d'enquêter sur l'assassinat d'un de ces anciens nazis vivant sur le sol irlandais. Il va se retrouver à affronter Otto Skorzeny (1908-1975), une fripouille qui a été un proche d'Hitler et qui a aidé à l'évasion de Mussolini en 1943. La mission de Ryan est très risquée. Je ne vous dirai pas comment il s'en sort, d'autant plus qu'un agent du Mossad s'en mêle. Un roman qui m'a plu.


lundi 22 juin 2015

Spy - Paul Feig

Si vous voulez vous distraire sans arrière-pensée, vous pouvez aller voir Spy de Paul Feig, dans lequel Melissa McCarthy (Les flingueuses) démontre à nouveau son talent comique (moi, j'aime). Spy (espion en anglais) est un genre de pastiche des films de James Bond. Quand le film commence, on voit Susan Cooper (Melissa McCarthy), une analyste de la CIA très sédentaire (elle ne bouge jamais de son siège) téléguider à distance Bradley Fine (Jude Law), "'l'espion vedette maison". Lors de cette mission, Bradley échoue et c'est Susan qui prend le relais. Elle doit empêcher qu'une arme nucléaire soit revendue à de méchants terroristes. Pour mener à bien sa mission, Susan prend différentes identités très improbables et elle doit porter des vêtements qui ne mettent pas en valeur ses formes arrondies. Son adversaire est une femme redoutable (Rose Byrne). Susan doit aussi garder à distance Rick Ford (Jason Statham), un espion free lance vexé que l'on ne l'ait pas choisi pour cette mission. C'est un "macho" qui provoque des catastrophes. De Paris à Budapest en passant par Rome, Susan démontre qu'elle a un grand sens de l'observation et beaucoup de perspicacité. Elle n'a pas peur de se battre. Elle ose tout. L'humour n'est pas toujours très léger mais ça ne m'a pas dérangée. Un très bon film de divertissement qui dure 2H.

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vendredi 19 juin 2015

Mustang - Deniz Gamze Eurgüven

Si, dans les jours qui viennent, vous voulez aller au cinéma, ne ratez surtout pas Mustang de la réalisatrice turque Deniz Gamze Ergüven, qui est sorti mercredi 17 juin 2015. Ce film réalisé par une femme (c'est son premier long-métrage) ne peut que vous toucher et vous plaire. Cinq soeurs unies comme les doigts de la main sont libres et rebelles comme des chevaux sauvages. Elles s'habillent en jean, ont des portables et les cheveux longs sur les épaules. Orphelines, elles ont été élevées par leur grand-mère et leur oncle dans un petit village au bord de la Mer Noire au nord de la Turquie, à près de 1000 km d'Istanbul. A la fin de l'année scolaire, en revenant du collège ou de l'école, elles provoquent un scandale quand on les voit s'amuser avec de jeunes hommes de leur âge au bord de la mer. A partir de là, et après avoir profité d'une relative liberté, Lale (la plus jeune) et ses quatre soeurs ont interdiction de sortir. On les oblige à porter des robes grises informes. On leur donne des cours de cuisine car elles sont destinées à être de bonnes futures épouses. Mais Lale, la plus déterminée, veut à tout prix s'échapper de cette maison devenue une prison. Des barreaux aux fenêtres ont été installés. Dans cette société partriarcale, les femmes n'ont qu'à obéir et surtout arriver vierges au mariage. D'ailleurs, la grand-mère et l'oncle n'ont plus qu'un but: marier ces jeunes filles. Ce sont des mariages arrangés conclus très vite. Heureusement que, pour l'aînée, l'homme qu'elle épouse est bien l'homme qu'elle aime. Pour les trois suivantes, c'est une autre histoire. Les cinq jeunes actrices sont magnifiques, on arrive à croire qu'elles sont soeurs. Le film oscille entre tragédie et comédie (il y a des moments assez jubilatoires) et au bout du compte on voit poindre l'espoir. Courez voir ce film, je parie que vous ne le regretterez pas. A l'avant-première à laquelle j'ai assisté, les spectateurs ont applaudi à la fin. Lire les billets de Chris et Alex qui partagent mon enthousiame.

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mardi 16 juin 2015

Jurassic World - Colin Trevorrow

Et voici, les dinosaures sont de retour, toutes grosses quenottes dehors. Ce film, Jurassic World (le 4ème de la franchise) réalisé par Colin Trevorrow et qui a été produit par Steven Spielberg est une suite avérée du premier Jurassic Park sorti en 1993. L'histoire se passe 20 ans après. Le parc Jurassic a réouvert au même endroit sous l'impulsion d'un laboratoire qui fait naître des animaux préhistoriques en les clonant ou en les créant de toutes pièces, comme l'Indominus Rex. Une grosse bête de 15 m de long, plus grande, plus forte, plus intelligente, plus dangereuse aussi, en un mot "meilleure". Mais les hommes ont oublié qu'on ne joue pas inpunément avec la nature. Dans ce parc visité par plus de 20 000 visiteurs, l'Indominus Rex s'évade de son parc de confinement (je vous laisse découvrir comment). Cet être hybride (mélange de raptor, tyrannosaure, seiche et grenouille) va semer la terreur, croquer quelques personnes au passage et provoquer le chaos. Heureusement qu'Owen Grady, employé du parc (il dresse les raptors) et Claire Dearing (c'est elle qui supervise tout ce qui se passe dans le parc) vont essayer d'affronter le monstre. Comme dans Jurassic Park, deux enfants sont essentiels à l'histoire. Là, il s'agit des deux neveux de Claire qui vont se retrouver face à face avec le monstre. Je n'en dit pas plus sur l'intrigue de ce film très bien fait (les effets spéciaux sont remarquables, on voit les progrès dans l'animation depuis 20 ans - je me suis précipité sur le DVD du 1er Jurassic Park avec mon ami dès notre retour du cinéma). J'ai eu souvent peur. La "French touch" est représentée par Omar Sy même si son rôle n'est pas très conséquent. Inutile de vous dire qu'une suite est envisageable. Le film remplit son contrat à nous distraire.

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samedi 13 juin 2015

Films vus et non commentés depuis le 03 juin 2015

Je commence par Manglehorn de David Gordon Green, dans lequel Al Pacino, qui est un acteur que  j'apprécie beaucoup, joue le rôle d'un serrurier qui vit en compagnie de Fannie, une chatte blanche. Manglehorn (Al Pacino) parle beaucoup tout seul, il ressasse sans arrêt son amour perdu, une jeune femme (qui n'était pas son épouse) dont il a gardé des photos. Il a une pièce à l'arrière de sa maison qui est devenue une sorte de mausolée en son honneur. Manglehorn s'est replié sur lui-même. Il revient un peu à la réalité quand il emmène sa petite-fille au parc ou qu'il échange quelques mots chaque semaine (le vendredi) avec Dawn (merveilleuse Holly Hunter), l'employée de banque à qui il remet sa recette. C'est un film assez déconcertant qui part un peu dans tous les sens. Il y a un arc narratif mais pas vraiment d'histoire. Des personnages secondaires comme le fils de Manglehorn, Jacob ou bien Gary, un ancien toxicomane font des apparitions mais il n'y pas de suites. Si vous aimez Pacino, vous pouvez voir le film. Sinon, passez votre chemin. Lire le billet de ffred.

Je passe maintenant à Comme un avion de Bruno Podalydès, qui reçoit les éloges des critiques et des blogs. Et bien, je vais faire la mouche du coche: je n'ai pas beaucoup aimé. Je me suis même passablement ennuyée comme pour tous les autres films que j'ai vus de ce réalisateur. Bruno Podalydès, pour une fois, s'est choisi pour interpréter le personnage principal de cette histoire. Mais Denis (dans un petit rôle) n'est tout de même pas très loin. Michel (Bruno Podalydès), la cinquantaine rêveuse, passionné par l'épopée de l'Aéropostale, porte la même veste que Jean Mermoz. Qu'à cela ne tienne, il choisit de se mettre au kayak (qui comme sexes est un palindrome). Soutenu dans son entreprise par sa femme Rachelle (Sandrine Kiberlain, lumineuse), Michel se met à "kayaker" (avec un matériel de survie assez considérable) sur une rivière qui doit l'emmener jusqu'à la mer. La balade s'arrête assez vite quand il accoste près d'une auberge guinguette située sur un large terrain. Là, Michel faire la connaissance de plusieurs personnage,s dont la désirable patronne du lieu (Agnès Jaoui). Tout cela m'a paru gentillet. L'histoire fait du surplace. Les interventions du pêcheur qui ressemble à Pierre Arditi ne m'ont pas divertie. J'ai entendu des spectateurs (tous de ma génération ou un peu plus âgés) rire dans la salle pendant la projection: et bien, moi pas. Lire les billets de ffred, Alex-6, Pascale.

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jeudi 11 juin 2015

Dracula est mort

Et oui, Christopher Lee vient de décéder à l'âge vénérable de 93 ans. Pour moi, il restera le Dracula des films réalisés par les studios Hammer à la fin des années 50 début 60. Le cauchemar de Dracula de Terence Fisher (1958) est un film qui m'a beaucoup marquée. Plus récemment, on a pu le voir dans Le seigneur des annneaux dans le rôle de Saroumane. Tel un vampire, je l'ai cru immortel, ce  n'est pas le cas. R.I.P.

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