mardi 19 décembre 2017

Seule la terre - Francis Lee

On arrive à la fin de l'année 2017 et il y a encore des sorties cinéma digne d'intérêt. Par exemple, Seule la terre. En effet, après avoir lu le billet enthousiaste de Pascale, je me suis décidée à aller voir le premier long-métrage très abouti de Francis Lee, qui a aussi écrit le scénario. L'histoire se passe dans les landes du Yorkshire, de nos jours. Johnny (25 à 35 ans) travaille dans la ferme familiale, avec son père et sa grand-mère qui n'arrêtent pas de lui faire des reproches. Le travail avec le bétail (vaches et brebis) est dur, Johnny fait de son mieux à aider les vaches à vêler. Le soir pour tenir le coup, il boit beaucoup à en vomir. Par ailleurs, il s'adonne à des relations homosexuelles sans lendemain. Johnny est rustre. Le père qui marche avec une canne consécutif à un AVC va être diminué encore plus à cause d'une deuxième attaque. Pourtant, la ferme doit tourner. Pour aider Johnny, une annonce est publiée dans le journal et seul Gheorghe, un Roumain y répond. Johnny et Gheorghe s'en vont dans la campagne sauvage et désolée mais si belle du Yorkshire pour aider les brebis qui mettent-bas. C'est là que Johnny va tomber tomber amoureux. Les étreintes entre les deux hommes commencent par être rudes puis elles vont s'adoucir au fur et à mesure. J'ai été sensible à la beauté des paysages, aux relations entre ces deux jeunes hommes, leurs gestes de tendresse. Pendant tout le film, on ne perd pas de vue que de s'occuper de bovidés ou d'ovins est un travail prenant. C'est presque un sacerdoce. J'ai aimé la scène où Gheorghe récupère la peau laineuse d'un agneau qui vient de mourir. Il fabrique une sorte de manteau qu'il enfile sur un autre agneau. Puis il installe l'animal près de la maman brebis qui hume la laine et laisse donc têter le petit agneau, le prenant pour le sien. Un très beau film à voir en version originale de préférence. Lire aussi le billet enthousiaste du Bison.

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samedi 16 décembre 2017

Un homme intègre - Mohammad Rasoulof

Voici un film iranien marquant. Il a reçu le prix dans la section d'"Un certain regard" au dernier festival de Cannes, et, par ailleurs, le réalisateur a eu son passeport confisqué, il ne peut plus sortir d'Iran et risque six ans de prison. Mohammad Rasoulof n'est pas tendre avec la société iranienne qui vit dans la corruption et les versements de pots-de-vin. Dans son film, dès que les gens ont un petit pouvoir, ils en profitent. Les fonctionnaires de justice et de police en prennent pour leur grade. Ainsi que les banquiers...

Après avoir quitté Téhéran, Reza et sa femme Hadis se sont installés dans le nord de l'Iran dans une grande maison avec plein de terrain autour. Reza élève des poissons rouges, tandis qu'Hadis, grande et belle femme ayant du caractère, dirige un collège de filles dans la ville voisine. Ils ont un petit garçon d'une dizaine d'années. Reza a du mal a joindre les deux bouts et n'arrive pas à rembourser son prêt pour la maison. Cette maison et le terrain sont convoités par une société de distribution d'eau appelée "La compagnie". Reza est un homme incorruptible qui n'accepte aucune compromission. Sa famille et lui vont le payer cher, entre menaces, chantage et courte incarcération. On lui propose de racheter la maison à la moitié de son prix. Acculé, Reza ne veut pas céder. J'ai craint pour sa vie et celle de sa famille au vu de ce qui arrive à ses poissons rouges. Et pourtant, peu à peu, assez subtilement, entraîné par les circonstances, Reza va passer du statut d'opprimé à celui de maître et d'oppresseur. Il va même en arriver au meurtre. Le film comporte de très belles scènes dont une digne des Oiseaux d'Hitchcock et une autre où une maison brûle dans un paysage hivernal (le contraste des couleurs entre le jaune du feu et le gris de l'hiver est magnifique). Les seuls moments de douceur du film sont celles entre Reza et son fils, et quand Reza se réfugie dans une grotte où il prend un bain d'eau chaude. Par ailleurs, je remercie Strum (lire son billet très complet, il raconte beaucoup de l'intrigue) de m'avoir éclairée sur ce que Reza fabrique avec des pastèques: il en fait de l'alcool de pastèque. Je ne savais pas que cela existait. Allez voir ce très bon film qui ne donne pas envie d'aller vivre en Iran, ou même de le visiter (et c'est une voyageuse qui parle).

Au final, si je peux me permettre d'ajouter ce que je n'ai vu mentionné nulle part, le sujet m'a rappelé celui du film russe Leviathan.

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mercredi 13 décembre 2017

Les Vieux fourneaux : La magicienne - Cauuet et Lupano

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Depuis deux ans que je les avais quittés, j'avais hâte de retrouver Pierrot, Antoine et Emile, nos "vieux fourneaux". Il est conseillé de lire les tomes précédents pour situer les personnages dans ce tome-ci. Je vous avoue qu'à la première lecture, j'ai été un peu déçue. Je viens de le relire pour écrire ce billet et je l'ai bien apprécié, même si j'ai préféré les tomes précédents. Je l'ai trouvé moins humoristique. C'est peut-être le sujet qui le veut.

Antoine suit la tournée de marionnettes de sa petite-fille Sophie, car il veille sur Juliette, la fille de cette dernière. Ce tome porte le sous-titre "La magicienne". Cela se réfère au nom d'une sauterelle, appelée "la magicienne dentelée", qui se reproduit par "parthénogénèse télythoque" (son vrai nom est Saga pedo, après vérification dans wikipedia - je croyais qu'il s'agissait d'une invention des auteurs!). Cet insecte vit sur un terrain jouxtant l'usine Grand-Servier qui voulait s'agrandir. Bien entendu, les écolos veulent protéger la zone où vit cet insecte protégé, au grand désespoir d'Antoine qui considérait que l'extension de l'usine aurait permis une relance économique du département du Tarn-et-Garonne avec de la création d'emplois. Sophie, le personnage central de ce tome, est aussi surnommée "la magicienne dentelée", en raison du mystère qu'elle laisse planer sur l'identité du papa de sa fille. Toujours est-il qu'à la fin de cet épisode, on connaît les identités des pères de Sophie et de Juliette. Et on devine que Sophie a peut-être enfin trouvé l'homme dont elle rêvait. Enfin, on observe comment Emile, revenu d'Ecosse, reçoit du lisier sur la figure malgré ses bonnes intentions. J'avais cru, quand le premier tome était paru, qu'il n'y aurait que 4 tomes. A posteriori, en raison du succès de ces "Vieux fourneaux", un cinquième tome est prévu, puisqu'il est écrit sur la dernière vignette "fin de l'épisode". Il faut noter qu'il y a un "merchandising" autour de cette série: des mugs (j'en ai acheté un) et des tee-shirts entre autres.

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dimanche 10 décembre 2017

La villa - Robert Guediguian / Le brio - Yvan Attal / Johnny

Comme je l'avais annoncé dans mon billet précédent, j'ai vu quatre films français depuis mon retour du Chili. Voici les deux manquants.

Avec La Villa, je me suis réconciliée avec le cinéma de Robert Guédiguian. La villa est celle où vit un vieux monsieur dans une calanque près de Marseille. En introduction, on voit cet homme qui a une attaque. Paralysé, il ne pourra se débrouiller tout seul. A l'occasion de ce triste événement, ses trois enfants, Joseph, Armand et Angèle (interprétés par Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan et Ariane Ascaride), reviennent pour s'occuper de lui. Surtout ses deux fils. Joseph est accompagné par Bérangère (Anaïs Desmoutiers), une "jeunette" qui pourrait être sa fille et qu'il présente comme sa fiancée. Le jeune médecin qui s'occupe du père en profite pour rendre visite à ses parents, qui sont des voisins du père. Raconté comme cela, on pourrait croire qu'il ne se passe pas grand-chose, et bien on aurait tort, car on s'attache tout de suite aux personnages, on se sent en famille. On apprend un élément tragique sur la vie d'Angèle. Il y a quelques retours en arrière dans le passé. L'histoire nous raconte le temps qui passe sur un ton mélancolique avec une pointe de tristesse. Elle nous évoque aussi la vie d'aujourd'hui où les migrants cherchent refuge en Europe. J'ai aimé la manière dont Guediguian filme la calanque et la mer. Je me suis sentie dépaysée. Cela donne des envies de voyage. Pas forcément le film de l'année mais une belle histoire. Lire les billets de Pascale, ffred, larroseurarrose.

Je termine avec Le brio d'Yvan Attal. Neïla Salah, une jeune banlieusarde de Créteil issue de l'immigration, arrive en retard pour sa première journée en fac de droit d'Assas - à la réputation de "droite". Dans l'immense amphi où Pierre Mazard (Daniel Auteil) débute son cours, il l'interpelle. Leur relation débute mal. Leur altercation est filmée et diffusée très vite sur Internet. Les propos de Mazard à caractère raciste le mènent au conseil de discipline. Il bénéficiera néanmoins d'un sursis s'il arrive à faire que Neïla remporte le prochain concours d'éloquence, qu'Assas n'a pas gagné depuis plusieurs années. Mazard n'est pas un homme facile. Il m'a fait l'impression d'être un misanthrope plutôt qu'un raciste. Pour débuter l'entraînement de Neïlah, Mazard lui demande de lire L'art d'avoir toujours raison (ou La Dialectique éristique) de Schopenhauer (on le trouve en français pour 2 euro en collection Librio). Dans ce petit ouvrage, Schopenhauer décrit 38 stratagèmes pour sortir vainqueur de tout débat. Pour revenir au film, on suit avec un certain intérêt la confrontration entre les deux protagonistes. Cela se laisse voir, et j'ai aimé vers la fin le discours de Neïlah face à quelques personnes. Le film semble avoir trouvé son public. Lire le billet de Pascale.

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Sinon, je pense que tout le monde est au courant: Johnny, l'idole des jeunes, est parti, la France est en pleurs, les funérailles furent nationales. Voici une photo prise chez un marchand de journaux dans une gare parisienne avant-hier. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais n'est-ce pas un peu exagéré? Même si je l'aimais bien, Johnny...

journauxjohnny

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jeudi 7 décembre 2017

Noël, ça fait vraiment chier! - Elsa Cayat

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J'ai davantage apprécié Noël, ça fait vraiment chier! que le précédent livre que j'avais lu d'Elsa Cayat. Sous-titré "Sur le divan de Charlie hebdo", l'ouvrage (octobre 2015, 122 pages) reprend 25 chroniques parues dans l'hebdomadaire entre février 2014 et janvier 2015. Il s'agit donc de textes courts, illustrés par ("portés par des dessins de") Catherine [Meurisse]. Elsa Cayat tenait sa rubrique "Charlie divan" dans un numéro sur deux (tous les 15 jours).

Si j'ai donc davantage "accroché", c'est sûrement parce qu'il s'agissait de textes courts avec un début, un milieu et une fin (exercice de style). A ce propos, dasola me souffle souvent de faire court, quand je rédige un de mes billets. Alors je [Ta d loi du cine, "squatter" chez dasola] vais juste m'autoriser à compiler quelques citations dans un patchwork réducteur, mais toujours révélateur: L'autorité, comme le dit si bien la consonance du mot, c'est autoriser à se taire (p.63). Lorsque l'argent est un instrument d'échanges de biens matériels, le but de l'homme est l'humanité. En devenant le but et la fin de la vie, les biens matériels sont devenus ce par quoi l'homme s'attribue de la valeur (p.111). Le problème de l'homme commence quand lui-même devient un système, car un système c'est avant tout insiste, aime, et oublie-toi! (p.109). C'est quand l'homme souffre qu'il s'aperçoit qu'il aime. Non quand il est heureux avec l'autre (p.28). Proust n'aurait pas dit mieux (mais sûrement plus long!).

Et, ci-dessous, quelques-uns des dessins qui accompagnent les chroniques, où reviennent souvent les thèmes des relations familiales, des mères abusives, etc. Le plus souvent, Catherine (bien vivante) met en scène la psychanalyste.

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Pour la bande dessinée publiée en fin du livre, j'ai préféré reprendre ici la version publiée dans le "numéro des survivants" en janvier 2015.  

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Par souci de précision, j'aurais bien aimé que soient mentionnées les dates où les chroniques d'Elsa Cayat avaient été publiées, mais c'est vrai qu'on peut s'en passer. Je n'ai en tout cas pas vu ce livre mentionné sur beaucoup de sites ou blogs (à part ceux de la presse, ceux de librairie ou vente en ligne), excepté ici.

Pour la petite histoire, depuis la mort d'Elsa Cayat, Yann Diener [APE 8690D et non F?] a pris la suite pour Charlie hebdo, en matière de psychanalyse / d'une certaine manière, avec une chronique hebdomadaire intitulée "Les histoires du père Sigmund".

*** Je suis Charlie ***

PS du 09/12/2017 (15h00): suite aux différents commentaires déjà suscités par ce billet, quelques compléments.
Voici une citation extraite de la première chronique d'Elsa Cayat, celle qui donne son titre au recueil: « Une femme me dit: "Noël, ça fait vraiment chier. J'adore préparer Noël pour mes enfants mais voir mon père, assister à l'atmosphère mortifère qu'il fait régner, ne me dit rien". Elle rit et se rend compte qu'elle attend depuis toujours qu'il lui parle enfin... ». [Je ne mets pas la chronique entière, bien entendu, car elle fait trois pages. Mais elle serait à lire intégralement].
Je pense que j'aurais dû mettre cette citation dès la première mouture de mon billet, même si cela le rallonge un peu. Quant au choix de la date (publier en décembre [2017] un billet sur ce livre paru en octobre 2015), je l'assume.

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mercredi 6 décembre 2017

Films vus et non commentés depuis le 20 novembre 2017

Depuis que je suis rentrée du Chili, j'ai recommencé à aller au cinéma. Et je viens de voir quatre films français qui se laissent regarder.

Dans ce billet, j'en commente deux dans l'ordre où je les ai vus.

D'abord Jalouse, de David et Stéphane Foenkinos, qui permet à Karin Viard de prouver une fois de plus son talent dans un rôle pas facile, pas très sympathique. Nathalie Pécheux, une cinquantenaire, est prof de français en khâgne dans un lycée parisien. Divorcée, elle vit avec sa fille danseuse, qui espère entrer très prochainement à l'école de danse de l'Opéra de Paris. Nathalie (Karin Viard), par ses remarques mordantes et son comportement, est devenue odieuse auprès des siens, qui par ailleurs sont plutôt patients avec elle. Je n'ai pas compris le titre du film. Nathalie n'est pas jalouse des autres, elle est mal dans sa peau durant une période parfois délicate pour les femmes. Karin Viard est à l'écran dans pratiquement tous les plans du film. Face à elle, Dara Dombroff qui interprète sa fille joue très juste, ainsi que la Québecoise Anne Dorval dans le rôle de l'amie de Nathalie. Une autre actrice que je n'avais jamais vu jouer et que j'ai trouvé surprenante et épatante, c'est Julie-Marie Baup, dans le rôle de la nouvelle compagne de l'ex-mari de Nathalie. Je n'oublie pas Anaïs Desmoutiers qui joue la collègue du lycée de Nathalie et qui ne se laisse pas démonter devant l'agressivité de cette dernière. Lire les billets de Pascale, de Tinalakiller et Ffred.

Je passe à Prendre le large de Gaël Morel, dans lequel Sandrine Bonnaire interprète le rôle d'Edith Clerval, une ouvrière en usine qui décide, comme l'usine qui l'emploie, d'être délocalisée au Maroc à Tanger. C'est la seule qui n'accepte pas le plan de licenciement qui lui permettrait de tenir financièrement un moment. A Tanger, où elle compte s'installer, les conditions de travail sont dures et le salaire est au niveau du pays, c'est-à-dire très bas. Qu'à cela ne tienne, ayant trouvé à se loger dans une pension de famille tenue par une mère et son fils, elle essaye de vivre au jour le jour avec des handicaps comme la barrière de la langue et le fait qu'elle soit une femme seule dans un pays musulman. Dans l'usine, à Tanger, on l'appelle l'étrangère. Elle n'est pas acceptée. Le thème du film fait penser au scénario de Crash Test Aglaé dont le ton était plus léger. Sandrine Bonnaire, en femme qui n'envisage pas de s'arrêter de travailler, est crédible, c'est la seule actrice connue du film. Face à elle, le jeune Kamal El Amri et Mouna Fettou (le fils et la mère propriétaires de la pension) sont bien. La fin optimiste que je ne dévoilerai pas rend l'ensemble moins sombre. Lire le billet enthousiaste de ffred.

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dimanche 3 décembre 2017

Voyage au Chili - Ile de Pâques (conclusion)

Ces dix jours ont été un vrai bonheur pour les yeux. Cela faisait cinq ans que je voulais faire ce voyage. J'y suis arrivée. Je suis très contente même si c'est frustrant de ne pas rester assez longtemps pour s'imprégner des paysages, de la lumière et pour rencontrer les gens. J'ai trouvé les Pascuan ou Rapanui accueillants et les Chiliens en général plutôt sympathiques. Il y a un grand brassage de population. A l'hôtel à l'Ile de Pâques, nous avons été accueillis par une jeune femme autrichienne qui vivait là depuis un an ou deux. Notre guide, Elisabeth, née à l'ïle de Pâques, avait vécu à Bourg-en-Bresse. Il y a aussi pas mal de Polynésiens de Tahiti qui vivent sur l'île. Notre chauffeur, par exemple, parlait le français. Il était de Tahiti et avait la nationalité française. J'ai été aussi frappé par l'important nombre de chiens errants pas menaçants du tout qui sont nourris par la population chilienne. Il parait qu'il y en a plus de 5 millions, Ile de Pâques compris. Sur l'île, on croise beaucoup de chevaux, des vaches et des poules et coqs en liberté.

P1060598 Deux chiots près d'un site

P1060820 Les poules sur la plage d'Anakena

P1060945 Une jument et son poulain près de la mer

P1060949 Un autre groupe de chevaux

P1060574 Des chiens à un carrefour de la ville

A Hanga Roa, nous sommes entrés dans quelques bâtiments dont une bibliothèque municipale plutôt rustique mais c'est bien qu'un tel lieu existe:

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Dans le musée d'Hango Roa où se trouve l'oeil du Moaï, on peut voir des outils qui servaient à sculpter ces statues.

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Ainsi que des tablettes avec l'écriture Rongo Rongo qu'à ce jour, on n'a pas encore pu encore déchiffrer.

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Par ailleurs, on peut voir des tombes très colorées au cimetière :

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Je suis aussi entrée dans l'église du village: un bâtiment tout en long avec quelques belles statues en bois.

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J'ai vu qu'un projet datant de 2016 prévoit que l'église prenne la forme d'une tortue.

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Enfin, j'ai croisé un ananas, des bananes et quelques arbres ou arbustes en fleurs. Le climat est subtropical.

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J'espère que les photos vous auront donné envie d'aller visiter le Chili un de ces jours. Je compte bien y retourner pour la Patagonie chilienne tout au sud.

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samedi 2 décembre 2017

Voyage au Chili - Ile de Pâques (Ile de Pâques - 2ème partie)

Me voici presque arrivée à la fin de mon périple chilien.

Après le site de Tongariku, on s'est dirigé vers l'un des versants du Rano Raraku où des quantités de statues Moaïs sont plus ou moins enfouies.  Cela ne se voit pas forcément, mais il s'est mis à pleuvoir beaucoup et ce n'était pas facile de prendre des photos.

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Sur le flanc du volcan, on trouve une des carrières où étaient taillés les Moaïs.

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P1060756   Au loin, on voit les 15 Moaïs alignés.

Voici un des premiers Moaïs qui s'apparente le plus à une forme humaine, il est plus rond.

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La pluie s'étend calmée, on a pu aller voir une pierre magnétique (pleine de magnésie) dont on ne connait pas l'origine. Les visiteurs n'ont plus droit de la toucher. Les quatre petites pierres indiquent les points cardinaux.

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Pour terminer la journée, on s'est retrouvés au nord ouest de l'île sur la plage d'Anakena. Le sable est un mélange de corail blanc et de coquillage.

Six Moaïs tournent le dos aux baigneurs. Il paraît que l'eau du Pacifique était bonne.

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Suite et fin demain.

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vendredi 1 décembre 2017

Voyage au Chili - Ile de Pâques (Ile de Pâques - 1ère partie)

Et me voici enfin arrivée avec une certaine impatience à l'ïle de Pâques, une île au milieu de l'Océan Pacifique, à plus de 3000 kilomètres à l'ouest des côtes chiliennes, et à 4000 km à l'est de Papeete (Tahiti). L'île la plus proche serait Pitcairn à plus de 2000 km à l'ouest, là où se ont échoué les Mutinés du Bounty. L'île de Pâques, qui resssemble à une tortue avec ses trois volcans à chaque extrémité, fait environ 160 km2 et est peuplée d'à peu près 8000 habitants. Il faut noter le nombre croissant de touristes: presque 120 000 par an. Pourquoi ce nom "ile de Pâques"? Parce que l'île a été découverte par un Hollandais, un jour de Pâques, le 6 avril 1722. Les trois volcans sont, dans l'ordre d'apparition : le Poike à l'est (3 millions d'années), le Ranau Kau au sud-ouest de l'ïle (2 millions d'années), et enfin le Maunga Terevaka au nord (environ 300 000 ans).

P1070120 Un "magnet" représentant l'ïle de Pâques.

P1060491 Après avoir atterri à l'aéroport Mataveri et s'être installé à notre hôtel à Hanga Roa, la seule ville de l'île, on a commencé à se diriger vers les sites où l'on admire les Moaïs (presque 900), qui veillent sur l'ïle depuis quelques siècles. Les premiers Moaïs taillés et sculptés par les Polynésiens de l'île datent du XIIIème siècle et les derniers du XVIIème siècle.

Les entrées des sites sont payantes. Le forfait global est de 80 dollars US que l'on visite un ou tous les sites. Et il est conseillé d'être accompagné d'un guide.

D'abord, le site de Punau Pau où l'on voit des formes rouges: les chignons que portaient les statues Moaïs. A une ou deux exceptions près, tous les Moaïs sont des statues masculines. Ces monolithes en tuf volcanique pèsent plusieurs tonnes, comme les chignons (pukao) sculptés, eux, dans du tuf rouge.

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Ensuite, on s'est dirigé vers le site de Ahu Akivi, où l'on trouve les seuls Moaïs qui regardent vers la mer et ils sont assez éloignés du rivage. Les autres MoaIs debout que l'on peut admirer sur l'île ont la tête tournée vers la terre mais sont près du bord de mer.

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P1060552  Pour cet ensemble, les statues ont été restaurées (comme les autres redressées). Leur socle est collé avec du ciment.

Comme pour toutes les autres statues, les yeux sont absents. C'était les derniers éléments ajoutés juste avant que les Moaïs soient redressés. En 1978, on a enfin retrouvé un oeil enfoui dans le sable. Il est exposé dans le petit musée très intéressant et gratuit de Hanga Roa. L'oeil est en corail blanc et l'iris en tuf rouge (comme les chignons).

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Le lendemain, on s'est dirigé vers le site de Haka hanga où l'on trouve des Moaïs renversés la tête contre terre ou non, des pukao (chignons) et des traces de ce qui fut des habitations ou des poulaillers

P1060627 Un poulailler

P1060651 Tête et chignon

P1060659 Buste

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P1060632 Statue renversée face contre terre

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P1060634 Chignons

P1060636 Tête

 Je termine ce premier billet sur l'île de Pâques avec le site de l'Ahu Tongariki pas loin du volcan Rano Raraku où l'on peut voir 15 Moaîs alignés.

P1060663 Les 15 statues avec le volcan Poïke au fond.

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Il a commencé à pleuvoir, par la suite ça s'est agravé.

La suite demain.

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mercredi 29 novembre 2017

Voyage au Chili - Ile de Pâques (Atacama - 2ème partie)

Nous avons atteint une première fois les 4200 mètres d'altitude dans l'Altiplano, la plus haute région habitée au monde après le Tibet. L'Altiplano s'étend sur 4 pays: Argentine, Bolivie, Chili et Pérou.

Pour y arriver on a d'abord fait une halte au village de Socaire avec son église,

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P1060270  A ces altitudes, on ne trouve que peu ou pas d'arbres mais cette sorte de végétation.

P1060285 On voit aussi des touffes d'herbes séchées appelée la "paja brava", dont se nourrissent les vigognes.

 

P1060296 Je n'ai pas été perturbée par l'altitude mais plutôt par le soleil qui m'a vrillé les yeux. C'est une photo du soleil prise vers 13h sur l'Altiplano. Il était juste au dessus de ma tête.

Nous avons plus particulièrement vu les lagunas Miscanti et Miñiques. Ce sont des lacs d'eau salé.

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Il s'agit de lieux de reproduction d'oiseaux comme la Tagua cornuda.

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Sur la route, on a aussi vu des vigognes au loin. Le jour d'après, j'ai pu en prendre une en photo. Admirez cet animal très gracieux qui peut courir à à une vitesse de 60km/heure malgré l'altitude, grâce à un coeur plus gros que la normale pour un camélidé de la même origine que l'alpaga.

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Nous avons terminé nos visites dans la région désertique du Chili avec les Geysers d'El Tatio (Le grand-père qui pleure, en espagnol).

On s'est levé à l'aube, car nous avons parcouru plus de 80 km pour atteindre à 4300 mètres d'altitude ces 80 geysers actifs, le plus grand site de geysers de l'hémisphère sud. L'eau ne monte pas très haut mais c'est suffisamment impressionnant car l'eau qui jaillit est à une température de 85* celsius. Il est interdit de s'approcher trop près. Il y a eu malheureusement ces dernières années des personnes décédées par imprudence. Elles sont tombées dans l'eau. On ne meurt pas tout de suite, mais les brûlures sont telles que l'on ne résiste pas longtemps. J'ai été frappée par l'odeur d'eau chaude qui se dégage.

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De retour à Santiago, on est reparti à l'Ile de Pâques: plus de 5 heures de voyage.

Mon billet dans deux jours.

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