samedi 26 septembre 2015

Agents très spéciaux: Code U.N.C.L.E - Guy Ritchie / Le prodige - Edward Zwick

Voici deux films plaisants mais pas inoubliables.

Je commence par celui réalisé par Guy Ritchie, Agents très spéciaux: Code U.N.C.L.E, une adaptation sur grand écran de la série télé des années 60 (dont j'avais vu plusieurs épisodes). L'intrigue du film est une sorte de "prequel" de la série. En 1962 ou 1963, en pleine Guerre Froide, Napoleon Solo (espion américain de la CIA) et Ilya Kuryakin (espion russe du KGB) sont à la recherche à Berlin est de la même personne, la fille d'un scientifique qui a fabriqué une bombe atomique et qui l'a vendue à des très "méchants". Les 10 premières minutes du film sont haletantes. Après, le rythme ralentit. Napoleon et Ilya sont ennemis de principe et ils vont se gêner mutuellement avant de s'allier pour désamorcer la bombe. La "méchante" de l'histoire est une belle et très grande italienne. Napoleon (comme dans la série) va essayer de la séduire tandis qu'Ilya reste en retrait. Il y a quelques trouvailles mais l'ensemble manque de folie et pas mal d'humour. Une suite est prévue mais vu que le film a été un "bide" aux USA, rien n'est moins sûr.

Je passe au film Le prodige d'Edward Zwick qui retrace la vie tourmentée du joueur d'échecs américain Bobby Fisher (1943-2008) depuis son enfance à Brooklyn dans le milieu juif russe dans les années 50 jusqu'au tournoi historique en Islande à Reykjavik en 1972 entre lui et le Russe Boris Spassky (Arnaldur Indridason s'est servi de ce tournoi comme toile de fond dans Le Duel). J'avoue que j'ai trouvé le personnage de Bobby Fisher absolument odieux, très conscient de sa valeur. Il est odieux avec tout le monde et en particulier avec sa mère. Il est tyrannique, ayant des revendications qui ont contribué de façon décisive, lors des tournois, à l'amélioration de la condition de joueur d'échecs professionnel, tant du point de vue financier que de l'organisation matérielle des tournois. Malgré ses origines juives, il est antisémite. Il semble avoir souffert de schizophrénie paranoïde. Tobey Maguire, coproducteur du film, fait une interprétation assez remarquable de ce personnage complexe. Et même si on ne connait pas les règles du jeu d'échecs (comme c'est mon cas), on n'est pas gêné pour comprendre ce film, que je conseille pour le sujet.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

mercredi 23 septembre 2015

Marguerite - Xavier Giannoli

Voici une histoire pas banale. Le réalisateur qui est aussi scénariste s'est inspiré de faits réels. En septembre 1920, un concert privé est organisé dans une belle demeure bourgeoise de la grande banlieue parisienne. Marguerite Dumont, maîtresse des lieux, se prépare à chanter. Elle est la vedette de la soirée.  C'est une femme riche qui dit de façon très naturelle quelque chose comme "L'argent n'a pas d'importance mais l'important c'est d'en avoir". Elle est mariée à Georges Dumont qui a un titre nobiliaire. Georges est attendu avec impatience pour le concert, alors que lui retarde ce moment le plus possible. On peut le comprendre, car dès que Marguerite commence à chanter, le public du concert et par la même occasion les spectateurs dans la salle de cinéma sont épouvantés par ce qu'ils entendent. Marguerite chante plus faux qu'une casserole. C'est épouvantable. Je vous laisse découvrir comment elle massacre l'air de la Reine de la nuit de La Flûte enchantée de Mozart. On a du mal à s'en remettre. A la fin de cette épreuve, Marguerite est néanmoins applaudie car personne n'a le courage de lui dire la vérité: Marguerite ne s'entend pas chanter. Beaucoup de gens plus ou moins bien intentionnés gravitent autour d'elle et profitent de ses largesses. Georges en fait partie même s'il éprouve des remords. Je ne vous en dis pas plus sur cette histoire tragi-comique. Le personnage de Marguerite n'est pas ridicule, on éprouve de la compassion. Catherine Frot est très convaincante dans son rôle. Les personnages secondaires ne sont pas uniquement des faire-valoir, en particulier Madelbos, le majordorme, homme à tout faire, photographe et premier admirateur de Marguerite. Un film que j'ai aimé et que je conseille.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : ,
dimanche 20 septembre 2015

Voyage en Norvège - Vie à bord (de l'Express côtier)

Suite à des interrogations dans les commentaires sous mon billet concernant mon voyage en Norvège, voici quelques informations sur la vie à bord: l'express côtier ressemble à un palace flottant. Le (nombreux) personnel est norvégien. La vie est rythmée par les trois repas de la journée et par les excursions que l'on peut faire au cours des escales. Je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer car il y avait le paysage qui défilait sous mes yeux, soit à l'air libre soit derrière de très grands hublots (presque des baies vitrées). J'ai lu un ou deux livres que j'avais emportés dont La fractale des raviolis de Pierre Raufast (pas mal). J'ai noté qu'il y avait des personnes à mobilité réduite. Un voyage en bateau est idéal pour cette catégorie de personnes: il y a des ascenseurs, et certaines cabines sont aménagées en conséquence. Sinon, la compagnie Hurtigruten semble mettre un point d'honneur à faire de la bonne cuisine locale. Le soir, on était servi à table (le midi, c'était un buffet), et on nous servait un menu en rapport avec la région traversée. On a mangé en particulier de l'agneau et du poisson (du flétan délicieux ou de l'omble cavalier tout aussi savoureux). Le dernier soir, on a eu un buffet où étaient servis différents mets dont des pattes de crabe et du ragoût de renne. La viande de renne est très fine (comme celle du bison au Canada). Je dois dire que l'on n'a pas souffert du mal de mer malgré la mer agitée. Bref, je garde un excellent souvenir de ce voyage, en attendant ma prochaine croisière.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :
vendredi 18 septembre 2015

Le tout nouveau Testament - Jaco Van Dormael

J’ai voulu voir ce film après avoir souri à la bande-annonce. J’ai été surprise par le ton du film, qui n’est pas comique malgré la présence de Benoit Poelvoorde et Yolande Moreau. Dieu (Benoit Poelvoorde) existe, il vit à Bruxelles. Il a une femme (Yolande Moreau) et on apprend qu’il a aussi une fille (âgée d’environ 10 ans) appelée EA. EA en a assez d’être confinée dans un appartement sinistre. Son père est un être odieux qui martyrise par ordinateur interposé les humains créés à son image. Pour ce faire, il s’enferme dans une immense pièce où en plus de l’ordinateur se trouvent des milliards (une par humain) de fiches rangées dans des boîtes. Quant à la femme de Dieu, elle a la passion du baseball. EA, pour se venger de la tyrannie de son père, envoie d’un seul clic les dates de mort de chaque humain. A partir de là, le ton du film change: on entre dans le registre du tragi-comique avec une pointe d’onirisme. EA qui est enfin arrivée à s’échapper de l’appartement, part à la recherche de six personnes (dont deux femmes) qui seront les six prochains apôtres. Il apparaît que les apôtres choisis sortent de l’ordinaire: la première a un bras en silicone, un autre fantasme sur les jolies filles aux formes avenantes, une troisième tombe amoureuse d’un gorille. Je vous laisse découvrir les trois autres. Bien entendu Dieu, fou de rage, part à la recherche d’EA qui est secondée dans sa tâche par un SDF. Ce dernier écrit le tout nouveau testament. Le film se laisse voir mais, je le répète, ce n’est pas une comédie. L’ensemble dégage une certaine mélancolie et de la tristesse malgré une fin optimiste.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : , ,
mardi 15 septembre 2015

Voyage en Norvège avec l'Express côtier

P1020641

Accompagnée de la maman de mon ami, j'ai pris l'Express côtier (la flotte Hurtigruten se compose de 11 bateaux) qui longe les côtes de Norvège du Sud au Nord, de Bergen à Kirkenes (près de la frontière russe) et retour en 11 jours (soit plus de 2600 km). La moitié du trajet se situe au nord du cercle polaire. Toutes les deux, nous avons fait le parcours du sud au nord qui dure 5 jours et demi. Le bateau s'apparente à un palace flottant trois ou quatre étoiles. Le voyage est rythmé par les escales plus ou moins longues de jour et de nuit: 34 au total. L'Express côtier a été créé au XIXème siècle. Avant d'être un bateau pour les croisières, c'est aussi un moyen de locomotion pratique pour les Norvégiens pour se déplacer d'une ville à l'autre et d'une province à l'autre, car il y a peu de routes et peu de ponts. L'express côtier transporte aussi des marchandises. Avec ce bateau, on observe et contemple de manière très confortable le littoral norvégien composé de fjords, de ports et montagnes.

Voici quelques photos pour vous donner une idée des paysages et des villes. Il faut noter que le temps fut exécrable 4 jours sur 5.

P1020300  Bergen  P1020325  Paysage de fjord  P1020341  Ålesund P1020411  Ålesund aussi       P1020425  Ålesund encore P1020347  Montagne enneigée P1020351  Paysages de fjords P1020357 P1020361  Notre express côtier  P1020363  Paysages de fjords P1020403    P1020404  Châlet d'alpage   P1020430  Façade de la cathédrale de Nidaros (ancien nom de Trondheim). La pierre qui a servi à la construction est de la stéatite grise. Les parties les plus anciennes de la cathédrale datent du XIIème siècle.

P1020435  Côté de la cathédrale de Nidaros. Il n'est pas permis de prendre de photos à l'intérieur de l'édifice (très beau).

P1020440  L'île aux moines, au large de Trondheim

P1020458  Paysage de fjord avec un phare

P1020478  Elevage de saumons

P1020509  Harstad

P1020516  En quittant Harstad, on peut voir sur la côte l'église de Trondenes qui date de 1250. C'est l'église médiévale en pierre la plus au nord de la Norvège.

 

P1020545  Le vitrail à l'intérieur de l'église arctique de Tromsø.

P1020547  L'extérieur de l'église. Vous ne vous en rendez pas compte, mais il pleuvait beaucoup.

P1020554  Une église tout en bois à Tromsø.

P1020564  Un Sami et son renne albinos, on est en Laponie. Les arbres sont absents. Il y a seulement de la toundra avec une végétation qui pousse très lentement.

P1020565  Le globe qui marque le point le plus septentrional d'Europe. Il est installé sur une falaise datant de 500 à 600 millions d'années.

 

P1020522  Pour terminer, il paraît que c'est l'affiche publicitaire la plus photographiée de Norvège. Freia est une marque de chocolat.

 

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [27] - Permalien [#]
Tags :

jeudi 3 septembre 2015

Livres lus et non commentés depuis le 01/07/15

Avant de refaire une pause vacancière (j'écluse mes congés que j'aime bien prendre en septembre), voici quatre romans très différents que j'ai lus tout récemment. Je ne me suis pas encore trop penchée sur la rentrée littéraire 2015. A bientôt vers la mi-septembre.

P1020290 P1020289 P1020288 P1020286

Je commence par celui qui m'a beaucoup déçue. Les Démons de Berlin d'Ignacio del Valle est une sorte de suite de L'Empereur des tènèbres. On retrouve Arturo Andrade et quelques-uns des ses compagnons dans Berlin en ruines, en avril 1945, quelques jours avant le suicide d'Hitler. J'ai trouvé l'intrigue confuse. J'avoue n'avoir pas compris grand-chose, mais j'ai lu le roman jusqu'au bout (400 pages, Editions Phébus) même si j'ai parfois "décroché". L'action n'avance pas, malgré le fait que l'auteur nous décrit au plus près la chute de la ville et tout ce qui s'ensuit. A Berlin, un scientifique est retrouvé mort assassiné à côté de l'immense maquette de Germania, ville qu'Hitler rêvait de construire sur le vieux Berlin. Arturo est chargé de l'enquête, qu'il mène au péril de sa vie car les Russes sont entrés dans Berlin, et ça canarde de partout. Hitler est enfermé dans son Bunker en attendant la fin. Arturo montre qu'il peut être sans pitié. Le roman ne dégage que de la noirceur et de l'horreur. Et Andrade est pas mal descendu dans mon estime. Lire les billets de Dominique et Ingannmic qui ont été nettement plus enthousiastes que moi.

Je passe à L'archange du chaos de Dominique Sylvain (Editions Viviane Hamy, 330 pages). C'est le premier roman que je lis de cette auteure et j'ai beaucoup aimé. Le ton du roman m'a fait penser aux romans de Pierre Lemaître (Robe de marié ou Travail soigné) en moins frénétique mais tout aussi noir. L'intrigue complexe est bien menée. L'histoire se passe à Paris et en proche banlieue. Le commandant Carat et son équipe composée entre autre de Franka Kehlman, une jeune lieutenant fraîche émoulue de 23 ans, vont enquêter sur un, deux puis trois crimes au même modus operandi. Il ne s'agit pas de crimes sexuels. A la toute fin, on découvre les liens qui relient les victimes. Je n'avais pas deviné qui était l'assassin. Dominique Sylvain s'attache surtout à la description des vies des policiers et des magistrats qui mènent l'enquête. On apprend par exemple pourquoi Carat ne conduit pas. Franka, elle, a eu une enfance difficile avec un père brillant universitaire mais alcoolique, et une mère chanteuse de talent qui s'est suicidée. Un excellent roman qui ne se lit pas forcément très vite et que je vous conseille, tout comme Richard et Oncle Paul qui en parlent très bien.

En lisant le billet d'Eimelle, j'ai eu envie de savoir ce qu'il en était de ces Meurtres à la pause-déjeuner (Edition Liana Levi, 247 pages), un roman italien écrit sous le pseudonyme de Viola Veloce qui a d'abord paru sur Internet. Francesca Zanardelli, la narratrice du roman, travaille au service "Planification et contrôle" d'une société milanaise de 300 personnes. Francesca a 34 ans et n'est pas très bien dans sa peau. Revenue de sa pause-déjeuner avec un collègue, elle s'apprête à se laver les dents dans les toilettes quand elle découvre dans le miroir le reflet de deux pieds dépassant sous une des portes de toilettes. Ces pieds, et le corps qui va avec, appartiennent à Marinella Sereni, sa collègue assez insupportable (et au demeurant une incapable qui passe son temps à faire des réussites sur l'ordinateur). Le corps de Sereni qui a une corde autour du cou a été disposé sur le dos, les mains sur la poitrine. Elle a été étranglée. Malgré sa nullité, Sereni ne pouvait être licenciée à cause de son contrat de travail en CDI établi plusieurs années auparavant, tout comme Savino Santi et Galli (aussi odieux l'un que l'autre), les deux autres futures victimes. Ils occupaient le même bureau que Francesca. Sinon, une grande partie de l'histoire s'attache à la vie morne de Francesca dont le mariage a été annulé (son ex-fiancé est parti avec une autre, la veille de la cérémonie). Francesca vit pas loin de chez ses parents trop protecteurs qui sont inquiets pour elle. Ils ont peur qu'elle reste "vieille fille", d'une part, et que le tueur s'attaque à elle, d'autre part. Un roman sympathique.

Je termine avec Le héros discret de Mario Vargas Llosa (Editions Gallimard, 478 pages) qui situe ses deux histoires de nos jours, au Pérou entre Lima et Piura. Le roman alterne deux récits qui arriveront à se rejoindre. A San Miguel de Piura, Felicito Yanaqué, patron (plus très jeune) d'une entreprise de transports, mène une vie paisible entre sa femme Gertrudis (qu'il n'a jamais vraiment aimé) et sa maîtresse Mabel, une femme nettement plus jeune que lui qui le surnomme "p'tit vieux" (j'ai trouvé la traduction étrange). Il la dédommage largement pour ses "services". Il a deux fils, Miguel et Tiburcio, très différents l'un de l'autre. Un jour, il reçoit une lettre assez menaçante: on veut le "racketter" de 500 dollars par mois pour que son entreprise soit protégée de toute menace de vauriens. Comme signature, il y a le dessin d'une petite araignée. Felicito ne se laisse pas intimider. Il est furieux et va tout de suite voir la police. A Lima, Ismaël Carrera, un fringuant octogénaire, directeur d'une compagnie d'assurances, décide de se marier avec Armida, sa femme de ménage, une créole âgée d'au moins 40 ans de moins que lui. Rigoberto, qui est son employé et à qui il apprend la nouvelle, n'en revient pas. Ismaël a le malheur d'être le père de jumeaux, Miki et Escobita, avides et désoeuvrés, qui n'attendent que l'héritage. Ils vont tout faire pour annuler ce mariage. Quant à Rigoberto, âgé de 62 ans, il mène une vie heureuse entre son épouse Lucrecia et son fils Fonfon, 15 ans, enfant épanoui mais qui semble perturbé depuis peu à cause de ses rencontres avec un certain Edilberto Torres. C'est un roman plaisant à lire malgré la traduction pas toujours à la hauteur. Lire les billets de Kathel et Sandrine.

lundi 31 août 2015

Dheepan - Jacques Audiard

Etant une grande admiratrice du cinéma de Jacques Audiard depuis son premier film Regarde les hommes tomber, je me suis réjouie de la Palme d'or reçue par le réalisateur pour son dernier film, Dheepan. Sorti le 26 août 2015, Dheepan est sous-titré en français à 95% puisque les personnages principaux dialoguent en langue tamoule. Le film m'a plu même si les vingt dernières minutes assez violentes peuvent provoquer une polémique. L'hstoire débute au Sri Lanka où Dheepan, Yalini (26 ans) et la jeune Illayaal (9 ans) se font passer pour une famille et prennent l'avion à destination de la France. Ils quittent leur pays. Dheepan est un Tigre tamoul qui fuit après la défaite de l'organisation séparatiste face au gouvernement du Sri-Lanka.

Cette fausse "famille", après avoir été hébergée dans divers foyers, accepte de devenir les gardiens d'une barre d'habitations dans la banlieue parisienne. On voit tout de suite que des gangs se servent des halls des bâtiments pour se réunir et se livrer à divers trafics. Dheepan et Yalini, en attendant leurs papiers en règle, font tout pour s'acclimater à leur nouvelle vie, malgré tout ce qui se passe autour d'eux. Illayaal intègre une école pour apprendre le français. Audiard filme toujours très bien en restant au plus près des personnages. La violence est là, mais dans la fusillade finale, beaucoup de morts sont hors-champ. C'est un film prenant sauf l'épilogue idyllique en Angleterre qui gâche un peu l'ensemble.

Lire le billet d'Alain.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,
vendredi 28 août 2015

La belle saison - Catherine Corsini

Je dirais que La belle saison, c'est La vie d'Adèle en plus tonique et plus joyeux. Pour tout dire, j'ai nettement préféré ce fllm, La belle saison, peut-être parce qu'il est réalisé par une femme. Catherine Corsini filme avec plus de naturel les scènes de s***e qui ne durent jamais très longtemps. Cela ne tombe pas dans le voyeurisme. L'histoire se passe en 1971, au temps du MLF et de la pilule qui se démocratise. Delphine, une jeune agricultrice du Limousin (elle vit dans une ferme avec ses parents), se sent plus à l'aise avec les filles qu'avec les garçons. Et pourtant, ses parents voudraient bien la marier. Elle "monte" à Paris pour travailler temporairement chez Felix Potin (et oui, cette enseigne existait encore). Un jour, vers le Luxembourg, elle croise la route de Carole qui partage la vie de Manuel. Carole est professeur d'espagnol et militante pour la cause des femmes. Entre les deux jeunes femmes, c'est le coup de foudre réciproque. Elles vont vivre une belle histoire d'amour semée d'embûches. En particulier, la mère de Delphine considère cette liaison comme inacceptable. Je ne vous dévoilerai pas la fin qui m'a plu car elle laisse des ouvertures. Il faut saluer les interprétations dignes d'éloges de Cécile de France (qui joue Carole) mais surtout celle d'Izïa Higelin que je ne connaissais pas et qui a beaucoup de talent comme actrice. Un film que je vous conseille. Lire le billet d'Alain.

Posté par dasola à 01:30 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,
mardi 25 août 2015

Mission: Impossible, Rogue Nation - Christopher McQuarrie

Ayant apprécié en son temps la série télé Mission Impossible multidiffusée sur le petit écran et qui date des années 60-70, je me souviens que je me réjouissais d'avance de voir, en 1996, une transposition cinéma de la série. A l'époque, ma déception fut à la hauteur de mon attente. C'est pourquoi j'ai "zappé" les films suivants de cette série. Jusqu'à cet été où, après avoir lu et entendu de bonnes critiques sur ce cinquième opus, je suis allée voir Mission: Impossible, Rogue Nation. Et j'ai été très agréablement surprise par ce film qui bénéficie d'un scénario solide (malgré pas mal d'invraisemblances), des personnages ayant de l'épaisseur dont Ilsa Faust (Rebecca Ferguson). Quand le film commence, l'équipe de Mission Impossible est sur le point d'être dissoute mais c'est compter sans Ethan Hunt (Tom Cruise) qui est capturé par un groupuscule criminel appelé "Le syndicat" qui agit à l'échelle international. Le film est ponctué de séquences notables comme une plongée en apnée dans un centre de données implanté sous l'eau. Le rythme du film est trépidant sans temps mort. On peut noter des références à des films comme ceux d'Alfred Hitchcock et j'ai apprécié le fait que le personnage féminin est essentiel à l'histoire. Tom Cruise qui est le producteur du film n'écrase pas ses partenaires. Le film est un succès en salle, c'est mérité.
Lire les billets d'Alex-6, Géraldine, Princécranoir, Wilyrah, Wolvy128 qui ont aimé le film autant que moi.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,
samedi 22 août 2015

Coup de chaud - Raphaël Jaculot / Une famille à louer - Jean-Pierre Améris

Voici deux films que j'ai appréciés. Il faudrait qu'ils trouvent leur public.

Coup de chaud de Raphaël Jaculot se passe dans le Lot et Garonne, un été de canicule dans un village agricole. La commune manquant d'eau, le conseil de la mairie achète une pompe à eau qui va servir à prendre de l'eau dans l'étang voisin pour que les agriculteurs puissent arroser leur culture. Dans ce village sans histoire, on fait la connaissance de Joseph Bousou, un garçon un peu simplet d'une vingtaine d'années qui est le fils de gens du voyage sédentarisés. Ils sont ferrailleurs. Joseph aime faire du bruit avec l'autoradio de sa petite voiture. Il entre chez les gens sans demander la permission. On sait qu'il n'est pas méchant mais les gens le craignent un peu. Un jour, la pompe disparaît et c'est bien entendu Joseph qui est accusé de ce larcin même s'il n'y a pas de preuve contre lui. Le réalisateur sait ménager un certain suspense. On sent que tout ça va mal se terminer. Joseph est retrouvé mort poignardé. Pendant les 25 dernières minutes, on assiste aux interrogatoires des suspects éventuels. Le coupable n'est pas celui auquel on s'attend. A part Jean-Pierre Darroussin que tout le monde connaît, les autres acteurs sont pas ou peu connus. Un film qui mérite d'être découvert. Lire les billets d'Alex-6 et d'Alain.

Je passe maintenant à Une famille à louer de Jean-Pierre Améris. Le film est mal perçu par les critiques et je le regrette. Ce n'est pas le film de l'année mais j'ai trouvé l'histoire touchante. Paul-André (Benoît Poelvoorde) est un vieux garçon maniaque. C'est un homme seul, riche et neurasthénique. Il vit dans une grande demeure bétonnée qui ressemble à un bunker. Son chauffeur et majordome, Léon (François Morel) est sa seule compagnie. Un jour à la télé, aux infos, il voit Violette sortir d'un tribunal. Elle a été jugée pour acte de violence contre un vigile de supermarché. Violettte est sans travail et sans le sou mais elle vante les mérites d'avoir une famille, d'être soutenue par les siens. Paul-André a l'idée de "louer" Violette et ses deux enfants Auguste et Lucie. Il éponge les dettes de Violette (par contrat, il lui versera un an de salaire). Cette dernière conservera la garde de ses deux enfants: Auguste et Lucie. Le passe-temps de Violette est la sculpture sur fruits et légumes. Je vous laisse découvrir comment Paul-André et sa "famille" vont cohabiter. On devine assez vite comment l'histoire va se terminer. J'ai trouvé le film sans prétention, un brin maladroit par moment mais plaisant à voir. A vous de juger.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : , ,