mardi 18 août 2015

Retour de ma pause vacancière (suite)

Avant Albi, nous nous sommes donc arrêtés au Château de Saissac (un des châteaux cathares) et Montolieu.

La construction du château remonte au Xème ou XIème siêcle.

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P1020204  P1020206 Maquette du château

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Pas très loin de Saissac, on va à Montolieu, petit village pentu qui s'enorgueillit d'être un village du livre avec 15 librairies d'occasion. Nous sommes entrés dans au moins trois d'entre elles, des cavernes d'Ali Baba pour ceux qui aiment les livres. C'est à Montolieu que sont situées les Editions le dilettante.

P1020195 Une rue de Montolieu avec trois librairies. 

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Nous voici arrivés à Albi, chef lieu du Tarn où la cathédrale Sainte-Cécile ("un beau tas de briques", comme m'a dit mon ami) domine la ville. 

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P1020219 Clocher de la cathédrale.  P1020215 La cathédrale sous la pluie

Je n'ai pas photographié l'intérieur car il y avait beaucoup de monde dans l'édifice à cause de la pluie. Les murs sont entièrement peints et la cathédrale est célèbre pour son jubé (ou choeur), un des rares (une dizaine en France) qui n'ait pas été détruit. L'entrée pour admirer ce choeur est de 5 euros.

Albi est la ville natale du peintre Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901). Le musée pratiquement adossé à la cathédrale est très intéressant, tout comme le Musée Lapérouse, Jean François de Galaup, comte de La Pérouse (1741-1788), étant un autre albigeois célèbre. Un grand lycée de la ville porte son nom.

P1020218 Maison natale de Toulouse-Lautrec  P1020253 Statue de Lapérouse

 

Suite et fin, demain.

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lundi 17 août 2015

Retour de ma pause vacancière

Du 9 au 14 août 2015, mon ami et moi sommes partis en direction du Lot avec un arrêt à Cahors, puis nous nous sommes dirigés dans l'Aude vers Carcassonne, avant de continuer dans le Tarn à Albi. Entretemps, nous avons fait une halte toujours dans l'Aude au château de Saissac et à Montolieu, un des "villages du livre" que l'on trouve en France. Avant de repartir à Paris, nous avons fait une mini-étape en Dordogne, à Sarlat où la pluie fut au rendez-vous, de même que dans le joli village de Domme à 12 km de Sarlat. Nous avons avons bien apprécié ce voyage malgré la canicule les 3 premiers jours et le temps très maussade les deux dernières journées.

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Cahors qui est bâtie sur une presqu'ile sur le Lot est célèbre pour son pont fortifié, le pont Valentré, l'un des rares encore existants, bâti au XIVème siècle et restauré au XIXème.

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P1020148 La maison Henri IV sur les bords du Lot

P1020145 Une façade de maison.

 

P1020137 La cathédrale  P1020140 Le cloître de la cathédrale

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Carcassonne et sa célèbre cité (ville haute) féodale à double enceinte, dont une partie remonte à la période gallo-romaine.

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P1020175  P1020176   P1020177  P1020178  P1020182  P1020180  Si la Cité de Carcassonne existe encore c'est grâce à un archéologue du XIXème siècle, Jean-Pierre Cros-Meyrevieille, qui a réussi à faire annuler l'avis de destruction de la Cité (qui était dans un état pitoyable). Viollet-Leduc a contribué à sa restauration (et pourtant que de critiques et controverses). Les travaux de restauration ont duré 50 ans.

P1020183 Vue de la ville basse de Carcassonne.

  P1020173 L'un des deux ponts reliant la ville basse à la Cité.

 

Suite de la visite demain.

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lundi 10 août 2015

Petite pause vacancière

Cahors_-_Pont_Valentré_03

Bonjour à tous, je serai de retour le 17 août après un petit périple dans le Lot, l'Aude et le Tarn. A bientôt.

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dimanche 9 août 2015

A Touch of Zen - King Hu

L'été est propice à des sorties ou des ressorties de films qui sortent dans peu de salles mais qui peuvent attirer des spectateurs curieux.

A Touch of Zen est sorti en deux parties en 1970 et 1971 à Taïwan. Il a été récompensé, en 1975 au Festival de Cannes, du prix de la Commission supérieure technique. Ce prix révèla le réalisateur en Occident. En effet, King Hu (1931-1997) a révolutionné le film de sabre ("wuxia pian"). A Touch of Zen en est une belle illustration même si on peut trouver le film lent, long (il dure 3 heures) et souffrant d'un certain déséqulibre. Le résumé ci-après n'est pas de moi: "Yang Hui-chen, dont le père a été assassiné par la police politique du Grand Eunuque Wei a réussi à s'échapper avec l'aide de deux généraux rebelles. Ayant trouvé refuge dans une citadelle frontalière abandonnée, la jeune fille est repérée par des espions impériaux. Pour l'aider à affronter les gardes lancés à sa recherche, elle trouvera un soutien inespéré auprès de Ku Sheng-chai, un jeune lettré (écrivain public et peintre) qui se révèle un redoutable stratège, et surtout de Maître Hui-Yuan, un moine bouddhiste dont la force spirituelle n'a d'égale que sa maîtrise des arts martiaux…" (source Wikipedia). Cette histoire pas très compliquée en apparence est déroulée au compte-goutte. On met du temps à savoir qui est qui. Il y a quelques flash-back qui expliquent comment et pourquoi Yang Hui-chen et les deux généraux sont devenus excellents au combat (de sabre ou à mains nues). A un moment donné, on croit que le film va se terminer: et bien non, l'histoire repart de plus belle (3/4 d'heure avant la fin) avec en particulier une très belle séquence de combat dans une forêt de bambous verts. On arrive à se demander quand est-ce que le film va se terminer et surtout comment. Ce n'est pas un film très bavard mais il y a pas mal de musique et j'ai trouvé l'image très belle. Ce film mythique (que je suis contente d'avoir vu) a semble-t-il inspiré Ang Lee (pour Tigre et Dragon), Quentin Tarantino (Kill Bill) ou peut-être même Zhang Yimou (Le secret des poignards volants).

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jeudi 6 août 2015

Papa lumière - Ada Loueih / Je suis mort mais j'ai des amis - Guillaume et Stéphane Malandrin

Voici deux films qui sont sortis dans très peu de salles à Paris et qui ne se donnent déjà presque plus.

Je commence par Papa lumière d'Ada Loueih, sorti le 29 juillet 2015, que je suis allée voir pour Niels Arestrup. L'acteur joue le rôle de Jacques, qui s'est expatrié pendant trente ans à Abidjan en Côte d'Ivoire. Il était propriétaire d'un hôtel qui a brûlé. L'histoire commence dans un avion début 2011: fuyant la crise ivoirienne, Jacques est assis à côté d'une jeune fille noire métisse. On apprend très vite qu'ils sont père et fille. Jacques et Safi arrivent à Roissy avant de se diriger dans un centre d'accueil à Nice. Safi, qui est grande pour ses 14 ans, apprend à connaître son père (ours mal léché), car, à Abidjan, elle vivait avec sa mère, "pute" "de luxe" qui semble avoir disparue. Jacques trouve un emploi de "dog-sitter" avant de redevenir gérant d'un hôtel  tandis que sa fille va au collège. Il ne se passe pas grand-chose, mais l'histoire sort de l'ordinaire. Arestrup est égal à lui-même. Lire le billet d'Alex-6.

Et maintenant, je passe à un film belge sorti le 22 juillet 2015, Je suis mort mais j'ai des amis, réalisé par deux frères nettement moins connus que les frères Dardenne. Guillaume et Stéphane Malandrin ont réalisé un film qui m'a fait penser à ceux de Benoît Delépine et Gustave Kervern, dans le style "foutraque", iconoclaste. Et le point commun entre leurs films, c'est Bouli Lanners, qui s'en donne à coeur joie dans le délire. Dans Je suis mort mais j'ai des amis, le chanteur et leader d'un groupe de rockers quinquas meurt subitement, juste avant un concert à Los Angeles. Incinéré, le chanteur va tout de même participer au concert puisque ses potes rockers (ils sont trois, dont Ivan [Bouli Lanners]) emportent l'urne avec eux. Dany, un militaire et amant du chanteur, va se joindre à leur voyage qui les emmenera au Canada et non aux USA. L'ensemble est sympathique même si ce n'est pas impérissable.

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lundi 3 août 2015

La facture - Jonas Karlsson

 

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Avec La facture de Jonas Karlsson (Actes sud, 188 pages), j'ai passé un joli moment de lecture. L'histoire ressemble à un conte. Un jour, en Suède, le narrateur de cette histoire reçoit une facture à payer d'un montant exorbitant (l'équivalent de près de 600 000 euros). Il n'y prête pas forcément attention car il ne sait pas à quoi la somme demandée correspond. Peu de temps après, il reçoit un rappel pour cette facture non payée majorée par des intérêts de retard. Qu'à cela ne tienne, il fait son enquête par téléphone. C'est une certaine Maud qui prend son appel et qui lui confirme qu'il est bien redevable de la somme au vu des réponses à des questionnaires auxquels il a répondu assez récemment. On lui facture une somme qu'il doit payer et qui a été calculée en fonction de son indice BV (Bonheur Vécu) depuis qu'il est né. C'est une mesure qui a été votée par on ne sait qui et qui s'applique à tout le monde. Le narrateur qui n'écoute pas la radio, ne regarde pas la télé et ne lit pas les journaux est âgé de 39 ans. Il est célibataire sans enfant, gagne modestement sa vie en travaillant à mi-temps dans un vidéo-club pour cinéphiles. Ses seuls biens matériels sont les quelques CD et DVD qu'il a chez lui et il n'est que locataire de son appartement au loyer bas. Manger une simple glace chocolat-menthe ou framboise suffit à son bonheur. Il est heureux tout simplement. On suit avec intérêt comment le narrateur va peut-être ne pas payer cette facture. Ce roman n'est pas mal écrit du tout par un acteur suédois renommé dans son pays où il est né en 1971. Une découverte sympathique.

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vendredi 31 juillet 2015

La femme au tableau - Simon Curtis

Conseillée par un de mes collègues, je suis allée voir La femme au tableau et je ne le regrette pas. Inspirée d’une histoire vraie, la femme au tableau représente Adèle Bloch Bauer, qui a posé pour l’un des tableaux les plus célèbres de Gustav Klimt dans les années 1900: la femme en or. Comme son nom de famille l’indique, Adèle était juive et née dans une famille très aisée. En 1998, sa nièce Maria Altmann, vivant aux Etats-Unis depuis des années, confie à un jeune avocat (petit-fils du compositeur Arnold Schoenberg) la mission de récupérer le tableau qui se trouve depuis la dernière guerre mondiale au musée du Belvédère à Vienne. Sa famille a été spoliée par les Nazis comme beaucoup d’autres familles juives. Pendant une heure cinquante, on suit avec beaucoup d’intérêt comment l’avocat Randol Schoenberg mène sa mission et arrive à assigner l’Etat autrichien devant un tribunal américain. En parallèle, le film comporte des retours en arrière qui décrivent la fuite de Maria (toute jeune mariée) et son époux en 1938 juste après l’Anschluss. Les quelques scènes où l’on voit les exactions des Nazis envers les Juifs sont marquantes. C’est un film prenant qui vaut vraiment la peine d'être vu. Les spectateurs semblaient très attentifs. Il faut noter une fois de plus qu’Helen Mirren qui interprète Maria Altmann est remarquable ainsi que tous les autres acteurs.

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mardi 28 juillet 2015

Je suis Pilgrim - Terry Hayes (Challenge pavé de l'été 2015)

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C'est la troisième année que je m'inscris chez Brize au challenge "pavé de l'été" (merci à elle). Après 2666 de Roberto Bolaño et Les corrections de Jonathan Franzen, je me suis attaquée à un thriller écrit par Terry Hayes qui comporte 900 pages. Le narrateur, dont on ne saura jamais le vrai nom, est un homme qui a écrit un livre de référence en criminologie et médecine légale. Il a aussi travaillé dans le passé dans les services secrets. Quand le roman commence, il est appelé à titre d'expert sur la scène d'un crime à New-York. Une femme a été sauvagement assassinée et rendue méconnaissable. L'homme qui utilise comme nom de code Pilgrim devine que ce crime a été commis par une femme et qu'elle s'est inspirée de son ouvrage pour effacer tous les indices. Cette affaire va servir de contrepoint au reste de l'histoire dans laquelle Pilgrim va nous raconter l'histoire du Sarrasin. En Arabie Saoudite, le Sarrasin assiste à l'exécution de son père par décapitation. Ce dernier, zoologiste de profession, avait critiqué la famille royale. Le Sarrasin n'aura de cesse sa vie durant d'assouvir sa vengeance contre la famille des Saoud et leurs alliés, les Américains. Le roman tient en haleine et jusqu'au bout on se demande si le Sarrasin traqué par Pilgrim va arriver ou non à ses fins. Malgré les 900 pages, le roman se lit vite. C'est un "page-turner" idéal pour l'été. Personnellement, j'aurais aimé que l'histoire du crime du début soit plus étoffée. Elle m'a paru presque plus passionnante que le reste. L'auteur nous fait voyager de Djeddah (en Arabie Saoudite) au Liban puis en Afghanistan; des Etats-Unis pour repartir en Allemagne avant de repartir dans la région de Bodrum en Turquie. Je ne suis pas aussi enthousiate que je m'y attendais mais pourquoi pas?

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samedi 25 juillet 2015

Les nuits blanches du facteur - Andreï Kontchalovski

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Je voulais évoquer Les nuits blanches du facteur d'Andreï Kontchalovski sorti le 15 jullet dernier. Il est projeté dans peu de salles. Le film est interprété par des acteurs non professionnels. L'histoire se passe de nos jours autour du lac de Kenozero à presque 1000 kilomètres au nord de Moscou. Le facteur Aleksey Tryaptisyn est le seul lien entre les habitants autour du lac et le monde extérieur. Il apporte par bateau le maigre courrier, les pensions de retraite et autres médicaments. Aleksey est un homme affable qui mène une vie régulière (il se lève tous les jours à la même heure) après avoir cessé de boire depuis 2 ans. De temps en temps, un chat gris (un chartreux) vient lui rendre visite (c'est certainement un songe). Il vit seul mais il est amoureux d'Irina, une amie d'enfance. Timur, le fils de cette dernière, est très attaché à Aleksey qui lui fait faire des tours sur son bateau en lui évoquant des légendes plus ou moins effrayantes se rapportant au lac. Ou alors il lui montre une école en ruines qui rappelle la Russie d'avant. Les plans larges sur le lac et le paysage tout autour en été et en automne sont magnifiques. Tout est calme dans ces lieux où il y a l'électricité mais pas l'eau courante. Un matin, Aleksey se rend compte que le moteur de son bateau a été volé et la vie du facteur va être chamboulée. Le réalisateur qui est aussi le co-scénariste nous montre une Russie rurale pauvre mais qui garde une certaine dignité. Le film dure 1H45 et il m'a plu.

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mercredi 22 juillet 2015

Le combat ordinaire - Laurent Tuel

Voici encore un film intéressant à voir, sorti depuis une semaine: Le combat ordinaire de Laurent Tuel, qui a adapté le premier tome de la BD du même nom, dessinée et écrite par Manu Larcenet. Marco (Nicolas Duvauchelle), qui est sujet à des crises d'angoisse qui lui font parfois perdre connaissance, revient en France après une longue absence. Il a beaucoup photographié la guerre. Il voudrait photographier autre chose. Il retourne visiter ses parents en Bretagne près de Lorient. Son père qui a travaillé toutes sa vie sur les docks est maintenant retraité et en proie à des pertes de mémoire. Marco décide de photographier les dockers qui ont travaillé avec son père: il en fera un livre. Entretemps, Marco vit retiré en Dordogne dans un genre de grange aménagée. Il la partage avec un chat. Dans cette région, il va faire la connaissance d'un ancien d'Algérie dont on apprend qu'il a connu le père de Marco. Notre héros va surtout se transformer au contact d'Emilie, une jeune vétérinaire dont il tombe amoureux. Le film comporte quatre chapitres. La narration est limpide et j'ai trouvé que tous les acteurs étaient très bien. Un bon film. Lire le billet de Violette sur la BD ainsi que celui de manU.

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