vendredi 23 février 2007

De l'importance de la lecture et de l'écrit en général

Etant née avant Internet, les jeux vidéo, etc., je fais partie d'une des dernières générations "papier" qui s'est cultivée, évadée du quotidien grâce aux livres, romans, BD, livres d'histoire, et autres. Par rapport à la télévision par exemple (en particulier la grande majorité des programmes actuels) devant laquelle on est passif, où on est peu sollicité sur le plan intellectuel (c'est mon opinion), la lecture nécessite une certaine concentration rien que pour comprendre les mots écrits. La supériorité de l'écrit sur l'image, c'est l'imagination. On se crée des images dans la tête. Les livres s'emportent et se lisent partout même sur les plages. Je peux ajouter que la lecture est un grand plaisir de solitaire.

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jeudi 22 février 2007

Lettres d'Iwo Jima - Clint Eastwood

Je n'ai pas vu Mémoires de nos pères (Flags of our fathers) mais j'ai été très tentée de voir Lettres d'Iwo Jima (Letters from Iwo Jima), après avoir vu la bande-annonce (une bonne BA peut vraiment donner envie d'aller voir un film!). Les deux films d'Eastwood forment un diptyque que l'on peut très bien voir l'un sans l'autre. Le scénario retrace la bataille d'Iwo Jima (du 16 février au 26 mars 1945) qui a vu s'affronter les Japonais en embuscade sur l'île d'Iwo Jima et les Américains arrivés avec la marine et l'aviation. Il y a eu très peu de survivants côté japonais par manque de renforts. Dans le film, la bataille est montrée du point de vue japonais. Les Américains sont des silhouettes au loin, les vrais héros sont les Japonais avec en tête le général qui a dirigé la bataille et quelques soldats pris individuellement. Ils ont des états d'âme, ont envie de se rendre ou se suicident. On pourra peut-être critiquer que c'est une vision un peu occidentalisée des Japonais. Qu'aurait fait un réalisateur japonais ? La photo en blanc et gris est très belle et renforce l'atmosphère de fin de quelque chose. Film à voir.

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mercredi 21 février 2007

Vanity Fair - Le Magazine

A l'occasion de la cérémonie des Oscars et autres remises de prix du cinéma américain, chaque année, paraît un numéro spécial Hollywood du magazine Vanity Fair. De grands photographes très connus dans la profession comme Anne Leibowitz tirent des portraits d'acteurs dans l'actualité, souvent des "nominés" aux oscars et d'autres valeurs sûres. Chaque année, c'est un enchantement des yeux. Cette année, à la différence des précédentes, les acteurs ont été photographiés comme dans un roman photo avec un scénario dans la ligne des films noirs avec un titre "Killers kill, dead men die" qu'on peut traduire à peu près par "Les tueurs tuent et les hommes morts meurent". Tout un programme ! Tout cela pour dire que une fois par an, essayez de trouver chez votre vendeur de journaux préférés le numéro de Vanity Fair, au moment des Oscars, qui devient un objet de collection.

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mardi 20 février 2007

Les livres, les garder ou savoir s'en séparer

Depuis que j'ai su lire, j'ai toujours eu un livre avec moi, dans le métro, dans le train ou ailleurs ; en effet, quel plaisir que la lecture ! J'aime acheter des livres. Je ne vais pas trop dans les bibliothèques municipales. J'adore flâner dans les librairies, grandes ou petites. Je lis les 4ème de couverture des romans pour savoir si j'achète ou pas. Ecoutant la radio, j'entends des critiques de tel ou tel bouquin. Je ne lis pratiquement que des romans. Par mes études anglicistes, j'ai le goût de la littérature anglo-saxonne et sinon je lis beaucoup de romans policiers, surtout ceux d'auteurs nordiques. Or, habitant un appartement dont on ne peut repousser éternellement les murs, il arrive un moment où une décision déchirante doit être prise : vendre ou donner des livres lus et appréciés ou non, sachant qu'on ne les relira pas et qu'il n'y plus de place pour les garder. A côté de cela, depuis plus de 25 ans, j'ai mon fonds de bibliothèque dont je ne me sépare pas parce qu'il est composé de livres auxquels je tiens. Donc, la mort dans l'âme, je vais, une fois tous les 4 ou 5 mois, revendre le surplus (livres policier en poche ou grand format ou romans grand format). Tout cela pour dire que c'est beau, un appartement ou une maison avec plein de livres. Parfois, on est obligé de s'en séparer. En revanche, depuis peu, je suis en train d'apprendre à dédicacer ceux que j'offre.

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lundi 19 février 2007

Les suites

En anglais, le terme employé est "sequel". Comme le cinéma est vraiment une industrie qui doit rapporter de l'argent et que l'on ne change pas une équipe qui gagne, on assiste au phénomène des suites. Les plus célèbres, dans les vingt dernières années, sont Alien, Terminator, Predator, X Men, Taxi, Les bronzés, Matrix et les Pirates des Caraïbes. On peut noter que les films concernés sont ciblés grand public dans la tranche d'âge 15-24 ans. Je considère que les premiers opus des films énumérés sont en général les meilleurs. En ce qui concerne Harry Potter, le cas est différent ; il s'agit des adaptations de plusieurs romans. Pour le Seigneur des anneaux dont le plan marketing a été très bien pensé, le roman de Tolkien est en trois parties, il y a trois films, sortis à un an d'intervalle de 2001 à 2003 vers le mois de novembre. Il faut avoir vu la masse de spectateurs dont j'ai fait partie qui ont attendu avec impatience les deuxièmes et troisièmes volets. Ces jours-ci  un "prequel" vient de  sortir, Hannibal Lecter, les origines du mal classé par Allociné.com dans la saga Hannibal Lecter. Comme le film n'a pas l'air d'avoir trouvé son public pour l'instant, on peut espérer que la dite saga se terminera avec ce film (et c'est tant mieux). Seuls Le silence des agneaux de Jonathan Demme (1988) et dans une moindre mesure Manhunter (Dragon Rouge) de Michael Mann (1986) valent la peine d'être vus.

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dimanche 18 février 2007

A propos de The Good German - Steven Soderbergh

Je voudrais surtout parler du titre The Good German qui est le titre original. Depuis plusieurs années, nous assistons à un curieux phénomène, le fait que les distributeurs ne font pas traduire les titres originaux en français pour certains films sans qu'il y ait vraiment de raison. Au sujet de The Good German, le roman dont il est tiré s'appelle en français L'ami allemand. Peut-être est-ce moins vendeur que le titre original. Voici deux ans, le roman de John Le Carré, La constance du jardinier, a été adapté et est sorti sous son titre original The constant gardener. A ce niveau, je ne comprends pas la plus-value sur le fait de laisser ce titre puisque à moins d'être angliciste, le public ne fait pas forcément le rapprochement entre le film et le livre. Pour en revenir au film The Good German, il faut saluer le fait que Steven Soderbergh a voulu rendre hommage aux films des années quarante comme Casablanca ou le Troisième homme comme je l'ai lu sur certaines critiques. L'image en noir et blanc est magnifique. Mais il est vrai que le film est languissant, pour preuve un spectateur à deux fauteuils de moi s'est endormi et a même commencé à ronfler. Il dormait comme un bienheureux mais j'ai dû lui donner trois fois de discrets coups de pied pour arrêter ce bruit intempestif. Donc vous pouvez éventuellement le voir mais après avoir bien dormi.

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samedi 17 février 2007

L'Italien - Andrey Kravchuk

L’Italien d’Andrey Kravchuk, sorti cette semaine, est touchant par son sujet: dans un orphelinat, un petit russe, Vania, âgé de 6 ans, est sur le point d'être adopté par un couple italien, d'où le titre. Pour la plupart, les pensionnaires de ce lieu ne sont pas tous orphelins mais abandonnés par leur mère. Toutes les tranches d'âge sont représentées, dont des grands de 16 à 18 ans qui sont déjà des caïds et vivent de petits boulots. Une femme sert d'intermédiaire entre les couples adoptants et les enfants moyennant finances. Vania est vendu 5000 euros. Juste avant qu'il soit confié à un couple, la mère d'un autre enfant récemment adopté réapparaît. Cela provoque une sorte de "déclic" chez Vania qui aimerait mieux avoir sa vraie maman qu'une maman adoptive aussi gentille soit-elle. Il arrive à consulter son dossier d'abandon et il trouve l'adresse du foyer où il était avant. Grâce à une pensionnaire de l'orphelinat qui vole de l'argent pour lui, il part à la recherche du foyer qui se trouve dans une autre ville. Il prend le train, poursuivi par la femme du bureau d'adoption flanquée de son chauffeur. A la fin, par l'intermédiaire du foyer, il retrouvera sa vraie maman et un autre enfant prendra sa place chez le couple d'Italiens. Ce film montre une Russie pas très reluisante car si tant d'enfants sont abandonnées c'est que les mères sont incapables de subvenir à leur besoin. A un moment donné, le directeur de l'orphelinat dit à un des enfants de ne pas tomber malade car l'Etat ne pourra pas payer les soins. Voici l'image que donne la Russie d'aujourd'hui. La vie est dure.

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vendredi 16 février 2007

Lignes de Faille - Nancy Huston

Je viens juste de terminer Lignes de Faille de Nancy Huston, prix Fémina 2006 (Prix mérité). C'est un très beau roman bien écrit en 4 chapitres, chaque narrateur a entre 6 et 7 ans avec le langage d'enfant de cet âge. On remonte le temps : 2004, 1982, 1962 et enfin 1944-45. Chaque narrateur est fils ou fille du narrateur suivant. C'est un livre sur le souvenir et la mémoire avec le passé douloureux de la 2ème guerre mondiale (je ne dirai rien de plus). J'avais beaucoup apprécié du même auteur Instruments des ténèbres paru en 1996 et prix Goncourt des lycéens. Je le recommande vivement.

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jeudi 15 février 2007

La Môme - Olivier Dahan

Suite à mon billet précédent, je parlerai de la Môme, hommage à Edith Piaf (1915-1963) qui est l'événement cinématographique de ce début d'année. Le film a fait l'ouverture du Festival de Berlin et en raison du sujet, il a déjà été vendu dans de nombreux pays. Pour ma part, je suis un peu mitigée. J'ai beaucoup aimé certaines scènes : quand elle chante sur scène (ah! la voix), quand elle s'écroule sur scène, toutes les séquences avec Marcel Cerdan, et la maladie, l'agonie et la mort d'Edith Piaf. Pour le reste, le scénario me semble un peu confus, je pense qu'il faut avoir un peu potassé la vie de Piaf pour savoir qui est qui. La demi-soeur d'Edith apparaît, on ne sait comment. On ne montre pas assez la travailleuse acharnée qu'elle a été. Le réalisateur reste un peu dans l'anecdotique. A part ça, il faut quand même saluer la performance de Marion Cotillard qui, dans les scènes que j'ai aimées, restitue la façon de parler, de bouger de la vraie Edith. Le film est à voir pour elle.

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mercredi 14 février 2007

Comment on fait attendre le public pour une avant-première de film

Fidèle abonnée depuis 7 ans à une carte de cinéma, je reçois de temps en temps des invitations à des avant-premières de film par Internet. Je me suis inscrite pour assister à la Môme d'Olivier Dahan. Sur l'invitation, il était marqué de se présenter à partir de 20h15 au stand "VHD" Illimité et que l'équipe du film serait présente "sous réserve". Je suis arrivée à 20h. Sur mon Pariscope préféré, il était écrit que la séance était à 20h30. Je me suis dit "chouette", seulement un quart d'heure d'attente. Quand une charmante hôtesse me présenta mon petit ticket d'entrée, j'ai constaté alors avec horreur que la séance était à 21h00. Je me suis dis "zut", presque une heure d'attente. Je n'avais pas prévu. On a pu entrer dans la salle à 20h30 et à la différence de d'habitude, la salle était assez éclairée pour pouvoir lire par exemple (ce que j'ai fait). A 21h05, on a pu demander à un employé du cinéma si l'équipe du film était présente, il nous a répondu que pour le moment, elle était dans l'autre salle. Oui, car j'ai oublié de dire que l'avant-première dans ce multiplexe était projetée dans deux salles à la même heure. Quand, enfin, l'équipe du film est arrivée, il était 21h10, un animateur a posé une question ou deux questions bateaux aux acteurs. Le réalisateur présent n'a pas ouvert la bouche, car paraît-il, il n'avait dormi qu'une heure, il était fatigué. Les acteurs sont repartis comme ils étaient venus et enfin, le film a démarré à 21h15. Il dure 2h20. Ce qui fait quand même une sortie de salle à 23h35. Cela fait une longue soirée pour voir un film dont je parlerai dans mon prochain billet.

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