dimanche 14 février 2021

Film vu en DVD en attendant la fin du couvre-feu et la réouverture des cinémas (10): Meurtre par décret - Bob Clark

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Ce billet me permet de rendre hommage à Christopher Plummer (1929-2021) qui interprète Sherlock Holmes. Dans Meurtre par décret de Bob Clark (1979), on demande à Sherlock Holmes, qui joue du violon et se drogue à l'occasion, d'enquêter avec John Watson (James Mason) sur les crimes horribles perpétrés en 1888 par Jack l'Eventreur, que la police n'arrive pas attraper. Quand le film débute, quatre des cinq victimes de Jack ont déjà été assassinées. Il ne reste que plus que Mary Jane Kelly, qui est morte de peur, car elle cache un secret qui va lui coûter la vie. Le scénario du film est tiré de deux ouvrages The Ripper File" (Le dossier Ripper) d'Elwyn Jones et John Lloyd, et Jack the Ripper : The Final Solution (Jack the Ripper : La solution finale) de Stephen Knight. On apprend que les cinq victimes se connaissaient. Une sixième femme a un rôle central dans l'histoire: Annie Crook, une jeune femme catholique qui n'aurait pas dû tomber amoureuse et avoir un enfant avec un personnage très haut placé. Le film évoque un peu l'arrière-plan social de misère dans l'East End où les gens de la haute société venait s'encanailler. Holmes est aidé par un médium, Robert Lees (Donald Sutherland), qui a eu des visions de Jack l'Eventreur. Il faut noter que le film ne fait pas peur, même s'il y a des moments inquiétants. Sans rien dévoiler d'autre, je peux vous dire que Jack l'Eventreur n'agissait pas seul. Comme beaucoup d'histoires se passant à Londres à la fin du XIXème, le brouillard est omniprésent, alors qu'a priori, les jours des meurtres, il n'y avait de brouillard. L'histoire, racontée telle quelle, a été reprise dans From Hell d'Alan Moore et en a inspiré d'autres comme Patricia Cornwell. Pour en venir à Christopher Plummer, je l'ai trouvé très bien dans son rôle qu'il arrive à humaniser. A un moment donné, il a même les larmes aux yeux. Il est moins sec et cassant que dans les romans de Conan Doyle. Un bon film que j'ai beaucoup de plaisir à revoir, 41 ans après sa sortie.

Pour conclure sur Christopher Plummer, l'acteur le plus âgé à avoir eu un oscar comme le relevait Ideyvonne, je retiens surtout ses seconds rôles dans quelques films: L'homme qui voulut être roi, Millenium: les hommes qui n'aimaient pas les femmes, La mélodie du bonheur, A couteaux tirés, Tolstoï, le dernier été ou Beginners...

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jeudi 11 février 2021

Un papa, une maman - Une famille formidable (la mienne!) - Florence Cestac

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C'est mon ami Ta d loi du cine qui m'avait appris qu'un nouvel album de Florence Cestac venait de paraître. Je me suis précipitée pour me le procurer et je l'ai lu avec grand plaisir même si l'histoire n'est pas très gaie. Les deux premières images résument ce qui va nous être raconté dans Un papa, une maman... (Editions Dargaud, 56 pages).

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Je dirais que Florence Cestac règle ses comptes avec son père décédé depuis plusieurs années. Le père Jacques est ce qu'on appelle un tyran domestique qui traitait sa femme comme sa boniche. Jamais content, toujours à critiquer. Il a repeuplé la France en faisant trois enfants, deux filles et un garçon, mais les couches et les biberons, très peu pour lui. 

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Florence Cestac raconte la vie de ses parents, Jacques et Camille, depuis leur rencontre jusqu'au décès du père. Elle lui reproche dans les dernières planches de ne pas avoir donné assez d'amour à ses enfants. Car non seulement il disait des choses désagréables à sa femme, mais il n'était pas tendre avec sa progéniture dont il se serait bien passé. Il ne savait pas s'y prendre avec eux. Alors que Camille a été une maman en or qui savait tout faire et arrondissait les angles. Jacques a eu de la chance d'être son mari, même s'il l'a trompée au moins une fois. Et autant il savait être charmant en société, autant il pouvait être odieux en famille. En vacances, les trois enfants préféraient quand leur père n'était pas présent. Evidemment, quand Florence est rentrée aux Beaux-Arts en 1965 et qu'elle s'est mise à avoir le look "Gauloise bleu, coiffure cocker, gilet afghan, pull marin, sacoche PTT, pattes d'eph et sabots suédois" et qu'elle a eu une bande de potes, cela n'a pas plu à Jacques qui voulait à tout prix lui trouver un mari convenable... Je vous laisse découvrir la suite. Cet album autobiographique se termine avec les photos des parents de Florence Cestac prises en 1942. Je pense que cette BD lui a servi de catharsis. C'est dessiné avec talent. Je vous conseille tous les albums de Florence Cestac qui a reçu le grand prix du Festival d'Angoulême en 2000. Lire le billet de Pierre D et celui de Canel.

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lundi 8 février 2021

Histoires des siècles futurs - Jack London

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Dans le cadre du Challenge Jack London proposé de mars 2020 à mars 2021 par ClaudiaLucia, je (ta d loi du cine, squatter chez dasola) viens de relire en quelques soirées mon recueil de nouvelles de Jack London titré Histoires des siècles futurs (publié en 10/18 en 1974), qui m'avait été offert pour un anniversaire, il y aura 40 ans cette année 2021...

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Lorsque j'avais manifesté mon intérêt pour ce challenge (le 8 février 2020), nous n'étions pas encore confinés, mais la presse commençait à nous seriner ses désagréables chansons sur cette maladie qui déboulait...

Si je choisis aujourd'hui (tout juste... un an plus tard) ce titre, entre une quinzaine d'autres, dans ma pochothèque personnelle, c'est que je souhaite exhumer plus particulièrement deux des nouvelles de cet auteur (mort en 1916), écrites respectivement en 1908 et 1910.

L'introduction de Francis Lacassin (qui dirigeait la série "L'Appel de la vie" chez 10/18) contextualise la rédaction des composants du recueil par rapport aux sentiments socialistes de London. Je pense que la qualification des nouvelles "inédites en français" s'applique à leur réunion en volume. En effet, elles ont été traduites par Paul Gruyer et Louis Postif (ce dernier seul pour les nouvelles autres que La peste écarlate), et ces deux traducteurs sont décédés respectivement en 1930 et 1942!

Voici une présentation, dans le désordre, du contenu de ces quelque 300 pages en français.

L'invasion sans pareille: rédigée en 1910, cette nouvelle se déroule en 1976. Elle figure en 2ème position dans le livre. En fait, le terme "invasion" peut s'appliquer à deux actions humaines successives. D'une part, la lente mais inexorable expansion chinoise, à la recherche d'un "espace vital" pour y installer l'excédent naturel de sa population, dont le reste du monde découvre l'ampleur après des décennies d'isolement chinois. Et d'autre part, les moyens que vont mettre en oeuvre les nations occidentales pour y parer. Mais en fait de "conflit de civilisations", on aboutira bien à un génocide, les uns exterminant les autres. Si j'étais aussi pessimiste que je peux parfois l'être, je songerais que London s'est juste trompé de continent. Avons-nous, dans notre monde réel et sa "realpolitic", la garantie de ne jamais voir quelque chose d'aussi sinistre se produire en Afrique? On pourrait en tout cas relever que l'écrivain n'avait pas prévu l'embrigadement par un appareil d'Etat omnipotent: en cas de fléau, les masses fuient sans que quiconque paraisse en mesure de leur ordonner de subir un couvre-feu ou de se confiner. Enfin, j'ai noté que le blog de MisterFahrenheit, dont le dernier billet remonte au 26 septembre 2016, en parle.

La peste écarlate (rédigée en 1910, publiée en anglais en 1912). C'est sans doute la nouvelle la plus connue (grâce à sa récente réédition). Il s'agit des souvenirs d'un vieillard, en 2063, qui raconte à ses descendants le cataclysme planétaire qui a pratiquement éradiqué en 2013 l'humanité, et une culture civilisée qu'ils ne peuvent imaginer. La partie la plus frappante est la description de la mort d'une civilisation, vaincue par l'infiniment petit, un peu comme les martiens de La Guerre des Mondes de Georges Wells (publié en 1898), et ce malgré la découverte, trop tardive, du sérum permettant de guérir la maladie inconnue... Je n'en dirai pas davantage, la nouvelle est bien plus riche que ce que j'ai écrit dans ces quelques lignes. ClaudiaLucia, dans le cadre de son challenge, en a parlé elle-même, ainsi que Kathel et Lily. Mais on trouve aussi, hors challenge, un billet de Philippe Dester ou un vieux billet de 2015 d'un blog qui semble en pause depuis 2019. Et j'ai souri en lisant un pseudo-entretien avec Jack London....

Bien sûr, je dois dire aussi quelques mots des trois autres nouvelles.

Goliath peut être interprétée, éventuellement, comme la nouvelle la plus optimiste. J'ignore si elle était porteuse des espoirs secrets de London, mais c'est l'une de celles qui, moi, m'a toujours fait rêver. Un dictateur mystérieux obtient, par la force (il est capable de tuer à distance qui bon lui semble, et il dispose de moyens quasi-illimités) le désarmement universel pour amener l'humanité dans un monde proprement utopique. Il commence par empêcher l'Allemagne et la France de se faire la guerre (alors qu'elles avaient tacitement décidé de se passer de sa permission). Mais est-ce bien moral?

L'ennemi du monde entier (publié en 1908): un homme injustement mis en prison finit par en sortir, et, possédant le moyen de se venger, se venge ensuite. Mais il ne s'arrête pas là, et poursuit ses attentats "nihilistes" pendant 8 ans en parcourant la terre. Il provoque même, à lui seul, une guerre entre l'Allemagne et les Etats-Unis! Il "terrorise" tellement tous les Etats qu'il amène le monde au bord du désarmement - avant que, par chance ou malchance, on l'arrête. Même le gouvernement français, fort intéressé, n'arrivera pas à lui acheter avant son exécution le secret de son pouvoir destructeur.

Un curieux fragment (publié en 1908) se présente comme un extrait d'un ouvrage en 50 volumes, publié au XLVe siècle et relatant des événements survenus au XXVIe, soit près de deux millénaires auparavant... (on notera les périodes comparables à celles séparant déroulement, rédaction ou lecture de tels ou tels événements bibliques). L'ayant lu comme un conte amer autant qu'américain, j'en retiendrais la transmission, au sein d'une population réduite quasiment en esclavage, d'une culture transmise par l'oral et par ceux qui apprennent en cachette à lire et écrire. Cela peut nous évoquer, à nous, la préservation de la culture polonaise sous l'occupation nazie (1939-1945). Ou peut-être un lien ténu avec le roman récemment paru Les furtifs d'Alain Danasio (2019), dans lequel des "cours" sont donnés en plein air à une population prolétarisée et acculturée...

Du London parfois empreint d'humour noir, à (re)découvrir, donc.

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PS du 12 mars 2021: d'une pierre deux coups! Je viens de m'inscrire au 9e Challenge de l'Imaginaire proposé par le blog Ma Lecturothèque (en y choisissant de chroniquer 12 livres SF avant le 31/12/2021), et j'ai eu confirmation que la présente chronique pouvait compter comme première participation!

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dimanche 7 février 2021

Qui a tué l'écologie? - Fabrice Nicolino

Ce mois-ci, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) m'étais dit que je pourrais facilement écrire un article en piochant dans mes stocks de bouquins achetés durant les six dernières annnées. Une petite phrase dans Charlie N°1488 du 27/01/2021 m'avait orienté vers une piste. Chroniquer (après l'avoir relu) mon "livre du jour", écrit par Fabrice Nicolino plusieurs années avant d'être blessé dans l'attentat contre Charlie Hebdo, s'est avéré plus ardu que je ne l'imaginais (j'ai déjà présenté plusieurs de ses bouquins).

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Qui a tué l'écologie? se présente comme un pamphlet, datant déjà de 2011, publié il y a dix ans aux éditions LLL (Les liens qui libèrent). Mon propre exemplaire a été imprimé en "poche" en février 2012 (collection Points, N°P2771, 307 pages). Cela reste un livre à lire, pour décryptage de pratiques (et) de manipulations toujours à l'oeuvre à l'heure actuelle. A l'époque, il visait (entre autres) la mascarade qu'avait constitué le "Grenelle de l'environnement" porté sur les fonts baptismaux par Nicolas Sarkozy, en septembre 2007. Cet ouvrage polémique, dur et désespérément pessimiste, déconstruit aussi Jean-Louis Borloo (et Brice Lalonde en passant, p.38), mais également NKM (Nathalie Kosciusko-Morizet). Je vais tout de suite "tuer le suspense" du titre en disant qu'il s'essuie sérieusement les pieds sur les quatre ONG qui ont été les interlocuteurs de l'industrie lors du Grenelle, à savoir Greenpeace, le WWF France, FNE (la fédération France Nature Environnement), sans oublier la Fondation Nicolas Hulot - le bandeau rouge le dévoilait déjà! 

Fabrice Nicolino plante rapidement un décor historique en montrant que, depuis le XIXe siècle, la "protection de la nature" a été accaparée par des personnages qui, soit étaient en rapport proche avec les pouvoirs officiels, soit faisaient montre d'une certaine naïveté (niaiserie?) à son égard en en appelant à lui. J'ai ainsi eu la mémoire rafraîchie sur les circonstances de la protection de la forêt de Fontainebleau. Sous le Second Empire, les "milieux artistiques" s'étaient montrés plus efficaces que les officiels "protecteurs de la nature". A noter qu'aujourd'hui, sur Wikipedia, ni l'article "Autoroute A6" ni l'article "Forêt de Fontainebleau" ne s'épandent sur l'histoire de la construction de l'autoroute à travers cette forêt telle que racontée par Fabrice Nicolino (dans l'article sur la forêt [consulté le 7 février 2021], il est mentionnée qu'elle est "fragmentée", entre autres par l'A6 depuis 1964...).

Les chapitres 2 à 6 reprennent l'histoire des ONG citées ci-dessus, capables de s'attribuer indûment telle ou telle action a posteriori, de taire fort pudiquement la liste de leurs dirigeants successifs ou de leurs financeurs privés... Ainsi, Nicolino rappelait, dans le récent N° de Charlie que j'ai cité plus haut, qu'il avait mis la main, en préparant ce livre paru en 2011, sur un document listant, pour l'année 1987, les grands donateurs du WWF rassemblés dans le discret "Club des 1001" (où figuraient, entre autres, Robert McNamara ou Mobutu). Par ailleurs, la perméabilité entre un poste de Président ou de directeur général d'une telle ONG, une carrière de politicien-ne, voire un siège dans telle ou telle instance publique ou au service de l'industrie, est démontrée par des exemples, biographies à l'appui. 

Au-delà du seul exemple du Grenelle et des sujets qui y ont été, ou plutôt qui n'y ont pas été, abordés (ou des associations qui n'y ont pas été invitées), l'auteur traite la question de la désinformation et de l'escroquerie intellectuelle que représente l'apparition du vocable "développement durable", présenté comme la mise à jour du discours d'après-guerre de Truman, lorsqu'il s'agissait de défendre les intérêts américains, sous couleur d'aider au "développement" des pays du Sud en leur faisant miroiter le mode de vie américain et en leur prêtant les fonds pour acheter les produits de la (future) société de consommation. Il explique également la différence sémantique entre "environnement" et "écologie" (p.183): "L'environnement place l'homme au centre de la vie sur terre et s'intéresse à ce qui peut nuire à ses projets grandioses de bâtisseur. L'écologie considère, elle, l'équilibre des écosystèmes, dont dépend tout le reste, donc le sort de l'humanité".

Il est bien sûr difficile de mentionner l'intégralité des sujets abordés. J'ai relevé l'opacité du choix des personnes invitées à participer aux différentes Commissions (Fabrice Nicolino n'évoque pratiquement pas le rôle des "groupes de travail" qui devaient élaborer des propositions entre les "séances plénières" du Grenelle, un aspect souvent capital dans ce genre d'instance). Le poids, dans les décisions d'aménagement et d'infrastructures en France, des ingénieurs des Mines, des Ponts et chaussées, des Eaux et Forêts... qui regardent passer les ministres éphémères en s'investissant dans des projets à long terme (et pas vraiment au bénéfice des petits oiseaux, des abeilles ou des crapauds), est, lui, mis au jour. L'auteur insiste aussi, à plusieurs reprises, sur le scandale que peut constituer le développement des "biocarburants" (pour nos bagnoles) alors qu'un milliard d'êtres humains souffrent de malnutrition. 

Au moment de la parution du livre, Jean-Louis Borloo (quelque peu démonétisé, en 2021) avait été évoqué comme possible Premier Ministre voire candidat à la Présidence de la République. Fabrice Nicolino se fait un malin plaisir de rappeler ses promesses de naguère autour de la Maison à 100 000 euros. Nicolas Hulot (qui n'avait pas encore été ministre, mais proche de plusieurs Présidents ou candidats), est égratigné ainsi que son "Comité de veille écologique" créé en 2000, et mis au niveau des écologistes qui se font toujours "avoir": "parler, parler, parler, quand (presque) rien d'autre n'a été fait, et ne surtout pas agir. Encore moins affronter" (p.124-125). Côté franco-français, je relèverai encore que Nicolino donne les références précises d'une citation de l'ultralibéral Denis Kessler (écrite dans Challenge, le 04/10/2007), que je vais recopier du livre [points de suspension entre crochets compris]: "C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception [...] Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance!". 

Bref, on ressort de la lecture de ce pamphlet, bourré de rappels utiles, un peu désabusé (au sens strict, c'est bien le but du livre), mais aussi avec la curiosité de se renseigner (internet est notre ami!) pour savoir ce qu'il en est, en 2021, de telle ou telle situation décrite, de tel ou tel avertissement émis, du non-respect des promesses passées, qui peuvent augurer du respect (à venir) de promesses faites cette année... Lisez-le donc.

PS1: les algorithmes qui gouvernent les moteurs de recherche ne font pas aujourd'hui remonter énormément de chroniques de cet ouvrage sur des blogs (j'ignore bien entendu ce qu'il en était en 2011). J'ai en tout cas trouvé trace, entre autres blogs plus ou moins professionnels, d'une chronique en avril 2017 sur le blog "Un jour un livre" de Jean-Michel Sady, bibiothécaire et écocitoyen très engagé (blog à l'abandon depuis 3 ans). Ou encore du blog de Laurent Samuel (à l'abandon depuis octobre 2015). Je rajouterais le "fantôme" d'une critique sur un blog qui s'appelait "ChezFab" en 2012 (mais il semble que l'article original ne soit plus en ligne et je ne suis pas certain que le nom de blog appartienne aujourd'hui à la même personne...). Le blog belge ExtraPaul en parle aussi. Citons encore le blog de Jean-Charles Houel (militant à Louviers) ou celui de Folfaeries. Et même ce qu'en disait F. Nicolino sur son propre blog à l'époque...

PS2: suite à la question de Miriam ci-dessous, je précise que ce "livre-coup de gueule" (dont certaines pages avaient été rédigées dès septembre 2010) reste valable pour tout ce qui touche l'éclairage des positions des uns et des autres (personnes morales ou personnes physiques) en rappelant les évolutions sur le temps long (plusieurs décennies parfois). Bien évidemment, il ne prend pas en compte ce qu'il s'est passé depuis sa parution, et c'est en ce sens que chacun doit faire l'effort de l'actualiser...

*** Je suis Charlie ***

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vendredi 5 février 2021

Film vu en DVD en attendant la fin du couvre-feu et la réouverture des cinémas (9): Barnacle Bill - Charles Frend

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Vous allez me demander, mais qu'est-ce que c'est que ce film?

Et bien a priori, Barnacle Bill qui date de 1957 fut le dernier film produit par les studios anglais Ealing dirigés par Sir Michael Balcon avant qu'ils ne soient vendus à la BBC. Pour ceux qui ne le savent pas encore, les studios Ealing ont produit certaines des meilleures comédies anglaises des années 50: Noblesse oblige, Whisky à Gogo, Passeport pour Pimlico, Tueurs de dames, L'homme au complet blanc, Tortillard pour Titfield, et pas mal d'autres. Je n'avais pas gardé souvenir de Barnacle Bill joué avec brio par Alec Guinness. Comme dans Noblesse oblige, il interprète plusieurs personnages, six de ses ancêtres et le capitaine William Horatio Ambrose. Dans cette famille de marins dont la devise est "Omnes per Mare" ("Tous à la mer"), Ambrose souffre du mal de mer, un problème dont il n'arrive pas à se débarrasser. C'est bien ennuyeux pour lui, et sa contribution à la seconde guerre mondiale consistera du coup à tester des médicaments contre le mal de mer. Après avoir quitté la Royal Navy à la fin de la guerre, il décide d'investir ses économies (5000 £) dans l'achat d'une jetée, à Sandcastle, où se trouve un parc d'attractions miteux en très mauvais état. Dès le début, il se met à dos le conseil municipal, lequel envisage de détruire cette jetée pour permettre de faire une route le long de la plage. Tous les moyens sont bons. Heureusement, Ambrose a plein d'idées, dont celle de transformer la jetée en paquebot immobile. De nombreux jeunes gens désoeuvrés viennent l'aider dans son entreprise. La bataille navale entre des pédalos menés par Ambrose qui a enfin trouvé un remède au mal de mer et un bateau équipé d'une drague est irrésistible. Il faut noter qu'à la fin, Ambrose est accueilli en héros sur une plage française. Ce film amusant et divertissant vaut la peine d'être vu.

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mardi 2 février 2021

Film vu en DVD en attendant la fin du couvre-feu et la réouverture des cinémas (8)

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Cela faisait longtemps que je voulais revoir Le troisième homme (The Third Man en VO) de Carol Reel (1949). C'est Princecranoir qui m'a donné envie de parler du DVD. Je me rappelais plusieurs séquences du film qui se passe dans la ville de Vienne en ruines, la rencontre d'Harry Lime et Holly Martins sur la roue du Prater et la poursuite finale dans les égouts très étendus de la capitale de l'Autriche. L'histoire est adaptée d'un roman de Graham Greene. Quand Holly Martins (Joseph Cotten), un écrivain sans le sou, débarque en train à Vienne, c'est pour rencontrer Harry Lime (Orson Welles), un vieil ami qui lui a proposé un travail. Dès qu'il arrive chez Harry, il apprend que ce dernier est mort après avoir été renversé par une voiture. Pendant la première moitié du film, Holly mène l'enquête avec Anna Schmidt (Alida Valli), la petite amie d'Harry, car il y a des zones d'ombre dans cet accident. Des témoins de l'accident sont tués et un mystérieux troisième homme, qui a transporté le corps d'Harry, a disparu. Holly découvre pendant sa recherche qu'Harry était un trafiquant sur le marché noir. Puis Holly retrouve Harry bien vivant. De ce dernier, on voit d'abord ses chaussures cirées sous un porche d'immeuble. Puis la caméra s'élève, et on voit le visage d'Harry surgir de l'ombre. Le plan est inoubliable. La photo en noir et blanc a été justement récompensée par un Oscar. Un film d'1H44 qui "vieillit" bien.

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lundi 1 février 2021

Ces virus qui venaient du Brésil (le troisième mutant) - N°10

... Il pourrait affecter la réponse immunitaire (autrement dit, l'efficacité de nos vaccins magnifiques?). L'article qui m'avait inspiré date déjà du 12 janvier: Coronavirus : pourquoi le variant brésilien B.1.1.248 inquiète ? Du coup, ce titre de billet était trop tentant pour moi. Comme chacun sait, je (ta d loi du cine, squatter chez dasola) cherche surtout à faire sourire (et non à trumper mon monde). D'accord, j'aime bien forcer le titre et le trait, parfois... Après, faire que mes lecteurs se posent mes questions, c'est pas plus mal?

Bon, c'est vrai qu'on nous bassine surtout avec le variant anglais, le variant sud-africain, quand on ne nous parle pas du variant australien auquel le monde ensuite et l'Australie d'abord ont échappé...

04/01/2021: après le Brexit, Boris Johnson annonce un reconfinement total en Angleterre. Qui ça? Où ça?

Au Royaume-Uni, vacciner toute la population ne suffirait pas (entre vaccins différents, variants du virus, et âge du cap... du vacciné...). J'ai rien compris à ce que j'avais lu le 22 janvier 2021! A mon humble avis, s'ils rajoutaient tout de suite 5 chiffres après la décimale dans tous leurs calculs prévisionnels de pourcentages, ça deviendrait immédiatement plus clair... Qu'en pensez-vous?
J'imagine les labos dans la cour de récré: "- Hé ben d'abord, mon vaccin à moi, il est mieux que le tien! - Nan, c'est pas vrai, t'es un menteur, le mien il est plus mieux! M'sieur, m'sieur, c'est lui qu'à commencé, il a dit que..."

Ai-je donc bien compris, en lisant une information parmi mille, que la vaccination tout azimuth risquait de faire émerger un variant encore plus dangereux (ayant muté, par exemple, chez un patient immunodéprimé, et qui réussirait à nous infecter, même vaccinés?), ou bien est-ce que je mélange plusieurs choses? D'autres disent que les variants (mutants) n'affecteraient pas la fiabilité des vaccins... Cela me fait penser, en tout cas, aux avertissements de scientifiques pleins de bon sens qui prédisaient en vain aux industriels fabricants d'OGM que leurs gènes de résistance aux pesticides se transmettraient aussi, à coup sûr, de leurs plantes OGM brevetées vers les adventices (ce qui, évidemment, n'a pas manqué d'advenir: certains adventices sont maintenant résistants et il faut traiter encore plus): de même, faudra-t-il vacciner et revacciner et revacciner encore - sans trève et sans fin? On sait quand ça commence (ça, pour savoir, on sait!), on sait pas quand et comment ça finit...

Je crois que c'est une Italienne de 108 ans qui détient le record de la vaccinée la plus âgée. C'est de la triche, elle avait déjà survécu au virus en 2020. Jeanne [Calment], reviens!

Tiens, une question: si jamais, finalement, les vaccins ne marchaient plus à cause de ces "variations saisonnières", est-ce que les laboratoires concernés (entreprises transnationales privées) rembourseraient les millions de doses commandées par nos Etats nationaux (fonds publics)? Ou bien est-ce que des milliards d'euros ou de dollars passeraient par profits et pertes?

08/01/2021: ça y est, les 67 000 morts en France (un pour mille de la population) sont atteints et même dépassés. Maintenant, en route pour les 2 pour mille. Même les Belges fritophages n'en sont pas encore arrivés là, une fois. Ni les Américains, alors que leur proportion d'obèses diabétiques au sein de la population, tout comme le total en valeur absolue de personnes concernées chez eux, sont "en avance" sur les nôtres d'une ou deux décennies, comme chacun sait. Depuis, on doit en être à un virgule un pour mille, plus trop loin des un virgule deux...

Restons dans l'anticipation: pour notre quatrième confinement, vous prévoyez quelles dates?

11/01/2021 - Efficacité de la parole castexienne? Il suffit qu'il n'ait plus exclu l'éventualité d'un troisième confinement pour que toute la presse commence à spéculer sur sa durée et son intensité...

14/01/2021: pas encore la moitié du mois, on n'est même pas sortis de la période de voeux, et cette année 2021 se confirme déjà comme devant être une année de M...: couvre-feu à 18h étendu à tout le territoire "pour au moins 15 jours"! Nous y sommes toujours.

Annonces du gouvernement, qui doit certainement tout soupeser dans de fines balances: comment faire ceci sans que ça ait pour effet cela, et surtout en quels termes l'annoncer? Un vrai casse-tête... dans le texte!

30/01/2021: ai vu en replay Castex causer dans le poste pendant 5 minutes vendredi 29 janvier (devant une porte fermée, à l'Elysée): "nous pouvons encore léviter"... Message subliminal? C'est sûr que s'il avait annoncé un nouveau confinement, les chances de Macron, candidat en 2022, auraient diminué d'un cran... (déjà que l'indice de popularité se casse la figure). On peut ainsi formuler la devinette: pourquoi Macron ne voulait-il pas d'un troisième confinement en janvier 2021? Parce qu'il veut un second mandat en mai 2022! Ah, vous, vous n'y aviez pas pensé?
Chiffres communiqués dans cette même annonce: 27 000 malades dont 3000 personnes en réanimation. Ça, ce sont des chiffres pour une photographie valable. Parce quand on nous égrène juste le cumul des malades depuis 15 mois ainsi que le total des morts... par définition, on parle surtout de personnes qui, pour la plupart, ne sont sans doute plus, aujourd'hui, contaminantes.

06/01/2021: un sondage BFMTV annonce 38% des français prêts à se faire vacciner. Et le graphique? La courbe? Aussi intéressant que les "intentions de vote", pourtant, non? Votent avec leurs pieds...

Le taux de personnes favorables ou défavorables à se faire vacciner joue au yoyo! 14 % de variation en quelques jours, dans un sens ou dans l'autre. Je ne comprends pas ces Français girouettes selon les sondages, qui voulaient se faire vacciner en janvier après ne pas avoir voulu fin 2020 (... selon les sondages!). Mais qui diantre sont-ils? Les résidents en EHPAD (quel quota parmi les 1000 sondés?), peut-être? D'un autre côté, ne dit-on pas que seuls les cons ne changent jamais d'avis?

Je suis prêt à vous parier ma dose de vaccin que, avant même la fin de l'année 2021, le discours officiel aura évolué, et que non seulement on nous dira que la vaccination est "opt-out" (c'est-à-dire qu'il faudra demander expressément à ne pas se faire vacciner), mais encore qu'on nous expliquera benoîtement qu'il faudra désormais se faire vacciner une fois par an (comme pour la grippe). Je peux me tromper, remarquez...

Pour ma part, je continuerai à la jouer profil bas et résistance passive sans rien demander à personne: ce ne serait pas mon genre que de réclamer à corps et à cri une piqure de vaccin en sachant pertinemment qu'il n'y en a pas pour moi, hein...

Gérard Larcher a déjà été testé 46 fois depuis le début de la pandémie selon le JDD du 31/01/2021. Qu'on ne vienne pas me dire que ce personnage n'a pas d'ambitions...
J'extrais une phrase d'une citation de Macron, dans le même JDD, expliquant son choix de ne pas confiner cette semaine, qui m'a fait sourire: "Quand on est français, on a tout en main pour s'en sortir à condition de tout oser". C'est beau comme de l'Audiard.

La Chine a exporté plus de 200 milliards de masque jetables en 2020. Plus d'1,5 milliards de ces masques de 2020 pourraient se retrouver déjà au fond de l'océan (selon une ONG environnementale basée à Hong-Kong). Des chiffres qui tuent? Surtout la faune marine.
Pour ma part, je ne crois pas en avoir encore jeté beaucoup. J'ai pu en perdre un ou deux (tombés de ma poche)...

Selon des chercheurs allemands, nos pauvres petits spermatozoïdes seraient altérés si on a gravement été touché par la Covid-19? Encore UNE maladie castratrice...

TRES mauvaise nouvelle pour la démocratie: non seulement les prochaines élections prévues (départementales et régionales) seront sans doute reportées, mais encore la France continuera à tourner, et surtout tout le monde se fichera qu'elles aient (eu) lieu ou non... à part les candidats potentiels directement concernés. Ou alors, lancer une demande de referendum sur la date des élections (organisation des pouvoirs publics)? Coût: quelque 150 millions d'euros... La France n'en est plus à ça près.

Nouvelle sensationnelle: c'est à cause d'un virus que les mammifères ont cessé de pondre (placenta à la place d'une coquille - j'abrège). Et bientôt, ce sera à cause de Coco que les humains auront perdu leur cerveau (remplacé par des puces - j'exagère)? Dans le 1er cas, ça s'était passé il y a 150 millions d'années... 

jeudi 21 janvier 2021: Véran (en direct?), annonce que la France se fixe l'objectif de vacciner l'ensemble de la population d'ici fin août (70 millions?). Ouais... Est-ce qu'il a précisé de quelle année? (demain on vaccine gratis, comme dirait l'autre). Ou alors, peut-être seulement la partie de la population qui aura donné son consentement éclairé pour être vacciné? Le démenti est venu très vite: l'objectif est (tout de même) d'avoir vacciné quinze millions de Français. Tout va bien, ça ne fait pas trop mal, les bretelles qui remontent?

== Ce billet n'était pas encore "bouclé" le 31 janvier 2021 au soir... Du coup, il ne suit pas une chronologie très rigoureuse! C'est pas trop dérangeant j'espère? Mais c'est pas comme s'il devait être le dernier de la série, hein! on fera mieux le mois prochain... ==

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samedi 30 janvier 2021

Film vu en DVD en attendant la fin du couvre-feu et la réouverture des cinémas (7)

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Lors d'une émission Le Masque et la Plume où les critiques donnent leur opinion, une semaine sur deux, sur des films plus ou moins récents, il a été question des deux versions de Elle et Lui (Love Affair en VO) de Leo McCarey. Je me suis empressée de me procurer les deux versions. La plus récente (avec Cary Grant et Deborah Kerr) date de 1957 (An Affair to Remember en VO). C'est la version la plus connue. Je préfère pour le moment évoquer la version de 1939 en noir et blanc avec Irene Dunne et Charles Boyer. Avec mon ami, on eu la larme à l'oeil à la fin. En préambule, je dirai que la copie disponible en DVD est magnifique. C'est grâce au MoMa (Museum of Modern Art) de New York, qui possédait une vieille copie du film en 35 mm, qu'une restauration a pu se faire, assez récemment. Je ne me rappelais plus bien l'histoire. Terry McKay (Irene Dunne) et Michel Mornayn (Charles Boyer, avec un accent irrésistible), tous les deux fiancés chacun de leur côté, se rencontrent sur un paquebot naviguant vers New-York. Terry est chanteuse et Michel artiste-peintre pas très riche. Ils tombent amoureux et se donnent rendez-vous dans six mois en haut de l'Empire State Building à Manhattan. Six mois plus tard, Michel qui a annulé ses fiançailles, est au rendez-vous, Terry, qui est prête à se marier avec Michel, n'y sera pas... J'ai découvert qu'Irene Dunne avait une très belle voix et j'ai trouvé que Charles Boyer était touchant. Il ne faut pas oublier un troisième personnage qui apparaît dix minutes dans le film, la grand-mère de Michel qui vit à Madère. Elle est en possession d'un beau châle que l'on retrouvera à la fin du film. Un très beau mélo pas mièvre que je vous recommande vivement. 

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mercredi 27 janvier 2021

Film vu en DVD en attendant la fin du couvre-feu et la réouverture des cinémas (6)

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Avec Robert Mitchum, Paul Newman a été mon grand béguin de cinéma dès mon adolescence. Dans Luke la main froide (Cool Hand Luke en VO) de Stuart Rosenberg (1967) que je n'avais pas vu depuis très longtemps, Paul Newman interprète Luke Jackson, un homme condamné à deux ans de travaux forcés pour avoir vandalisé des parcmètres. A priori, l'histoire se passe dans les années 50. Luke ne quitte jamais son petit sourire en coin. Il est rebelle à l'autorité, il ne supporte pas d'être en prison. Il n'a de cesse de s'évader pour mieux être rattrapé. Comme punition, il va connaître le cachot et ensuite, il va être enchainé à d'autres prisonniers qui se mettent à l'admirer pour sa tenacité. Il devient un héros sauf aux yeux de sa mère qui vient le voir. La scène entre le fils et la mère, qui décède peu de temps après, est un moment fort du film, tout comme le pari de Luke d'avaler 50* oeufs durs en une heure. Face à Luke et aux autres prisonniers, il y a le directeur du camp et ses adjoints qui sont particulièrement retors et sadiques. A un moment donné, le directeur parle d'échec dans sa communication avec Luke quand celui-ci s'évade pour la énième fois. Bien entendu, l'histoire se termine mal pour Luke. Mais pendant la durée du film, on aura passé un bon moment. Paul Newman est magnifique avec ses beaux yeux bleus. 

*Et non 70, comme Laurent et Ronnie me l'ont fait justement remarquer.

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dimanche 24 janvier 2021

Film vu en DVD en attendant la fin du couvre-feu et la réouverture des cinémas (5)

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Je me rappelle très bien quand je suis allée voir Les trois jours du Condor (Three Days of the Condor en VO) de Sydney Pollack. Ma maman qui m'a donné le virus du cinéma m'accompagnait. Le film est sorti en France en novembre 1975. J'avais 13 ans et demi. Je sais que je n'avais pas tout compris de l'histoire à l'époque mais c'était le plaisir de voir Robert Redford à l'écran. Et l'histoire se passe à New-York... Je rappelle, pour ceux qui l'ignorent, que l'histoire est inspirée du roman de James Grady Les six jours du Condor, paru en 1974. Joseph Turner travaille avec le nom de code "Condor" pour une unité clandestine de la CIA. Ses six collègues et lui sont installés dans une maison de ville avec l'enseigne "American Literary Historical Society" dans une rue de Manhattan. Ils épluchent journaux, livres, diverses publications, afin de découvrir des messages secrets et/ou des informations utiles. Un jour, à l'heure du déjeuner, Joseph part chercher à déjeuner pour tout le monde. Quand il revient, il constate que ses collègues ont tous été assassinés. Il s'enfuit immédiatement. Il se rend compte qu'il est poursuivi en particulier par un tueur froid et méthodique, Joubert (Max Von Sidow). Dans sa fuite, Joseph va enlever Kathy Hale (Faye Dunaway), une photographe indépendante qui est plus ou moins forcée à l'aider. Cela va déboucher sur une relation amoureuse qui n'apporte pas grand-chose et qui ralentit le rythme. Dommage car l'intrigue est haletante, et New-York bien filmée (on voit les tours du World Trade Center). C'est un fim américan comme on n'en voit plus beaucoup. Je conseille et je constate qu'après Yakuza, c'est le deuxième film de Sydney Pollack que je chronique en trois jours.

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