lundi 29 juin 2020

Les parfums - Grégory Magne

Les parfums de Grégory Magne, dont la sortie initiale était prévue le 25 mars dernier, sort le mercredi 1er juillet 2020. C'est un film comme je les aime. Il donne la part belle aux acteurs: Emmanuelle Devos et Grégory Montel sont vraiment très bien. L'histoire, très originale, nous permet de découvrir un métier peu connu du grand public, celui des "nez". Mademoiselle Anne Walberg (Emmanuelle Devos) est un "nez" qui a créé des parfums. Malheureusement, depuis quelques années,  elle ne crée plus de fragrances. Elle a souffert d'une perte temporaire de l'odorat (anosmie). Désormais, elle fonctionne avec des contrats ponctuels, comme aller dans une grotte pour y recueillir les odeurs qui seront recréées, plus tard, dans une réplique de la grotte pour le grand public. Ou alors, chez un créateur de sacs à main de luxe, elle est chargée de trouver la senteur qui couvrira l'odeur très forte qui se dégage des sacs en cuir. Mon ami et moi avons beaucoup apprécié le film pour le côté très humain qui s'en dégage, car il faut tout de même évoquer Guillaume Favre (Grégory Montel, un acteur à suivre) qui devient le chauffeur d'Anne Walberg. De son côté, il se bat pour avoir la garde alternée de sa fille de 10 ans alors qu'il vit dans un studio et ses revenus ne sont pas fixes. C'est pourquoi il accepte les lubies d'Anne. Il devient son factotum. Une belle relation s'installe entre eux. Je n'en dirai pas plus. Je ne sais pas quels sont les autres films qui sortent cette semaine. En tout cas ce film est à ne pas manquer. 

Baz'art en dit le plus grand bien et sinon, je l'ai vu annoncé ici.

PS suite aux premiers commentaires: oui, je l'ai vu hier dimanche 28 juin 2020 en avant-première avec mon ami.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 26 juin 2020

Vivarium - Lorcan Finnegan

Quelle étrange histoire nous est racontée dans Vivarium (un film irlando-belgo-danois)! Sorti le 11 mars, je n'avais pas eu le temps de le voir avant le confinement. Le générique du début donne le ton: le poussin d'un coucou expulse deux oisillons d'un nid pour mieux prendre leur place et se faire nourrir par les parents. Tom et Gemma, un jeune couple, cherchent une maison pour y habiter. Un jour, ils entrent par hasard dans le local d'un promoteur immobilier qui propose de les faire habiter dans une maison faisant partie d'un ensemble d'un programme s'appelant "Yonder" (cela veut dire "Là-bas") et traduit par "Vauvert" dans la version française: des dizaines de maisons vertes identiques alignées et disposées par rangées rectilignes. La visite d'une maison se terminant, Gemma et Tom veulent dire au revoir à l'agent qui a mystérieusement disparu. Ils se rendent compte qu'ils ne peuvent pas quitter le lotissement. Quoi qu'ils fassent, en voiture ou à pied, ils reviennent à leur point de départ, devant une des maisons vertes (la leur?). Peu de temps après, ils trouvent un bébé aux cheveux noirs dans un carton devant la maison. Un message inquiétant est inscrit sur la boîte: "Elevez cet enfant et vous serez libres". Trois mois plus tard, le bambin a bien grandi, c'est un garçonnet qui semble avoir 7 ou 8 ans. Il parle en imitant les intonations et les gestes de Gemma et Tom. Par ailleurs, il a un cri strident et la bouche grande ouverte quand il veut quelque chose. Le malaise s'installe et le cauchemar pour les deux adultes ne fait que commencer... et il s'amplifie au fur et à mesure. Nous, spectateurs, on n'est pas forcément mal à l'aise, mais on est contents quand le film se termine. Avec mon ami, nous étions 5 dans la salle. Je ne m'attendais pas forcément au dénouement auquel on assiste. Une histoire qui sort des sentiers battus et un film que je ne regrette pas d'avoir vu. Brrrrr!

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , ,
mardi 23 juin 2020

La bonne épouse - Martin Provost

Pour mon retour dans une salle obscure, je suis allée voir La bonne épouse de Martin Provost. J'avoue que j'ai été un peu déçue, je m'attendais à quelque chose de plus pétillant, à du champagne. Là, c'est plutôt de l'eau plate. L'ensemble manque de rythme et de fantaisie. L'histoire commence à l'automne 1967 dans une école ménagère en Alsace, quinze jeunes filles vont, pendant deux ans, devenir de parfaites bonnes épouses. La directrice, Paulette Van der Beck (Juliette Binoche), qui est l'une des trois enseignantes avec sa belle-soeur, Gilberte (Yolande Moreau), et Marie-Thérèse (Noémie Lvovsky), une religieuse, découvre, après le décès subit de son mari (il s'est étouffé avec un os de lapin) que l'institution est en faillite. Turfiste invétéré (et amateur de calendriers coquins), il avait déjà contracté quatre crédits auprès d'une banque, dont un des conseillers se trouve être le premier amour de Paulette. Les trois actrices principales ne déméritent pas. Edouard Baer est toujours aussi irrésistible, mais pour le reste, j'ai trouvé le film un peu "cucul la praline". Et pourtant le sujet sur l'émancipation des femmes reste actuel. La comédie musicale dans la dernière séquence est sympa, mais cela n'a pas suffi à mon bonheur.

Lire les billets plus positifs de Pierre D., Pascale, Neil, Henri Golant, Missfujii et Ffred.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [27] - Permalien [#]
Tags : ,
samedi 20 juin 2020

La neige sous la neige - Arno Saar

P1110817

Après Le train pour Tallinn, j'ai été contente de retrouver le commissaire Marko Kurismaa dans La neige sous la neige, de l'écrivain estonien Arno Saar (Editions La fosse aux ours, 293 pages). Le corps d'une jeune prostituée bielorusse est retrouvé près de baraquements ouvriers dans la presqu'île de Kopli, un quartier nord de Tallinn. Comme l'histoire se passe en février, il neige et la température est glaciale. Mais c'est grâce à cette neige que Marko, qui souffre encore et toujours de narcolepsie, va trouver des indices permettant de faire avancer l'enquête. En effet, Marko connaît bien la neige, étant lui-même un pratiquant de ski nordique. Il sait que la neige sous la neige peut garder des traces de toutes sortes, de pneus ou d'empreintes de pas. Il donne toutes ces explications à ses collègues et en particulier à Kristana avec qui il file le parfait amour. Je ne vous dis rien de plus, car sinon je pourrais en dévoiler trop. Un roman qui se lit très agréablement. J'espère qu'il y en aura d'autres.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mercredi 17 juin 2020

Le séminaire des assassins - Petros Markaris

P1110816

Quelle ne fut pas ma joie, quand, après être entrée dans une de mes librairies de province que j'affectionne, j'ai trouvé au rayon "Polar", le nouveau Petros Markaris, Le séminaire des assassins (Editions du Seuil, 275 pages vite lues). La crise financière grecque semble loin. Le commissaire Charitos, qui va bientôt être grand-père d'un petit garçon grâce à sa fille avocate Katérina, est nommé commandant par intérim de son service, suite au départ à la retraite de son chef. Quand le roman commence, Kostas Charitos est en vacances avec sa femme Adriani en Epire, la région natale de cette dernière. Ils se sont liés avec trois femmes sexagénaires dont une veuve. L'une d'entre elles lit dans le marc de café. Revenu à Athènes, Charitos se retrouve à enquêter avec toute son équipe sur trois meurtres commis, deux anciens universitaires devenus ministres et, en troisième, un universitaire qui après être passé par la politique est redevenu enseignant. Deux ont été empoisonnés, un au parathion (un pesticide) et l'autre avec une piqûre de cyanure dans le dos. La troisième victime a été poignardée. Les trois meurtres sont suivis de trois proclamation accusant les victimes de haute trahison: ils ont abandonné leur élèves pour faire de la politique. Je vous laisse découvrir qui est ou sont les assassins. Si vous lisez la postface avant de commencer le roman, vous trouverez très vite. Un roman sympa, écrit à la première personne, avec des phrases courtes. En revanche, j'ai été un peu perdue avec les noms des personnages policiers. On les confond... mais ce n'est pas grave pour comprendre l'histoire.

-------------

PS du "statisticien" (ta d loi du cine):

Je tenais à dire que ce billet de dasola est le 2100e sur son blog. Par contre, je ne rédigerai plus de billet "spécial statistiques" sur de simples "centaines", désormais. Cela fait plus ou moins redondance avec les billets "bloganniversaire" qui paraissent les 9 janvier de chaque année. J'attends le 2500e billet (d'ici 3 à 4 ans!) pour un beau récapitulatif! Cependant, j'acterai aujourd'hui, tout de même, que ces 2100 billets totalisent plus de 26 860 commentaires par 1186 personnes dont 106 déjà revenues en 2020. Et, accessoirement, que l'on trouve cités 507 auteurs différents dans l'Index des livres chroniqués sur le blog de dasola (pour 631 billets "Livres"), où Indridason détient le record de titres chroniqués à ce jour (18). Je signale enfin que le dernier vrai billet "Cinéma" sur ce blog date du 09/03/2020 (le 02/04/2020, celui sur Voyage à Tokyo a été rédigé d'après un DVD), et que dasola n'en peut plus d'attendre de regagner ses salles obscures...

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , , ,

dimanche 14 juin 2020

Une santé de fer - Pablo Casacuberta

P1110815

Une santé de fer, de l'écrivain uruguayen Pablo Casacuberta (Edition Métailié, 207 pages), a été une belle découverte. J'avais ce roman dans ma PAL depuis un an. "Convaincu que j'allais mourir, j'enfilai deux manteaux et partis à la consultation" (p.7): voici la première phrase du roman, qui m'a donné envie de continuer. Le narrateur, Tobias Badembauer, est âgé de 49 ans, c'est une force de nature, un "bien portant" qui vit toujours avec sa maman, elle-même spirite à ses heures et qui le couve. La mère de Tobias, veuve d'un colonel, reçoit une pension de misère. Avec une partie de cet argent, elle espère pouvoir communiquer un jour avec son mari décédé avant la naissance de Tobias. Hypocondriaque depuis tout petit, ce dernier n'arrête pas d'aller consulter des médecins. Le dernier en date qu'il voit depuis 20 ans se nomme le docteur Svarsky, un homéopathe. C'est le seul qui a prêté une oreille attentive à ce que Tobias lui racontait. Sur le chemin du cabinet, vêtu d'une robe de chambre et chaussé de pantoufles, Tobias rencontre la belle-mère de Svarsky. Il croise aussi Carmen, la femme du docteur, qui vient de la quitter pour une jeune femme. L'histoire se déroule pendant une journée dans un lieu, l'immeuble Mignon, où on trouve un hôtel installé à un étage et le cabinet de Svarsky, quatre étages au-dessus. Une fuite d'eau et un échange de baiser vont complètement bouleverser la vie de Tobias à tout point de vue. Il va même découvrir comment et pourquoi son père est mort. J'ai apprécié l'écriture très ramassée de l'écrivain. Il n'y pas beaucoup de descriptions. Il va à l'essentiel. Un écrivain à découvrir que je conseille. 

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , , ,
jeudi 11 juin 2020

Piccoli - Derrière l'écran - Anne-Sophie Mercier

P1110814

Un mois après le décès de Michel Piccoli, je viens de terminer en une soirée Piccoli - Derrière l'écran d'Anne-Sophie Mercier (Allary Editions, 199 pages, mars 2020), une biographie très bien écrite sur cet acteur et producteur. La journaliste Anne-Sophie Mercier a réussi à faire un portrait d'un homme qui a relativement peu parlé de lui. J'admirais Michel Piccoli acteur, mais je ne connaissais rien de l'homme, à part qu'il a été marié 10 ans avec Juliette Gréco et qu'il a eu une fille Cordelia avec Eleonore Hirt, sa première épouse. Cet ouvrage ne fait pas dans le sensationnalisme. Mme Mercier nous raconte beaucoup sur l'enfance et l'adolescence de Michel Piccoli, un enfant passif et solitaire et gardant ses distances, qui dormait sur le canapé dans le salon de ses parents. Il n'avait pas de chambre à lui. Il est né parce que son frère aîné Jacques était mort en bas âge, deux ans avant sa naissance. Il a eu des rapports difficiles avec ses parents Marcelle et Henri, en particulier sa mère qui n'a jamais cessé se ressasser son chagrin pour la perte de son premier fils décédé. Elle ne montrait pas beaucoup de tendresse pour Michel même si leurs relations se sont apaisées par la suite. Henri était violoniste et Marcelle pianiste. Elle était l'une des enfants de Charles Expert-Bezançon, l'un des producteurs les plus importants du blanc de céruse (blanc de plomb) qui a été jugé responsable du saturnisme. Michel étouffait dans l'univers de sa famille. Quand il a eu treize ans, Michel a été envoyé dans un collège expérimental dirigé par un psychiatre et sa femme. Piccoli, qui était très critique en ce qui concernait son enfance, aura une phrase tendre envers ce couple, "la vocation et l'apostolat généreusement assumés" (p.50). Michel Piccoli passe la guerre un peu à Cavalaire dans le Var avec ses oncle et tante bien-aimés, George et Jeanne, avant de revenir à Paris. Il assiste de loin à la Rafle du Vel' d'hiv en 1942. Il commence à prendre de leçons de diction et trouve ses premiers rôles au théâtre. Il a même joué avec le TNP de Jean Vilar. Il lorgne aussi vers le cinéma et son vrai premier rôle qui le fait remarquer est celui d'un mineur dans les charbonnages du nord, dans Le Point du jour de Louis Daquin 1949 (il avait 24 ans). Dans différents chapitres, Mme Mercier évoque les films et les pièces de théâtre dans lesquels Piccoli a joué, ses mariages, ses convictions politiques de gauche, ses amitiés avec Reggiani ou Signoret, et il y a aussi un chapitre entier sur un poète et écrivain que je ne connais pas et qui est décédé en 1968, André de Richaud, que Piccoli admirait et qu'il a aidé financièrement. J'ai aimé ce livre qui donne très envie de (re)voir certains films de l'acteur.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,
lundi 8 juin 2020

Ses yeux bleus - Lisa Hågensen

P1110808

Paru il y a deux ans, Ses yeux bleus de Lisa Hågensen (363 pages, Actes noirs/Actes sud) nous fait découvrir une histoire surprenante, à laquelle je ne m'attendais pas quand j'ai lu la 4ème de couverture. La narratrice, Raili Rydell, une bibliothécaire âgée de 40 ans, encore célibataire, passe l'été dans son chalet situé autour d'un petit lac entouré d'une forêt dans le sud de la Suède. Un de ses voisins, Olofsson, lui fait part d'événéments étranges comme le fait qu'un couple voisin avait trois enfants mais qu'un semble s'être volatilisé, et que lui-même avait un petit chien qui a disparu. Les chalets autour du lac sont tous habités et Raili se lie d'amitié avec Sarah et Enders des sexagénaires accueillants. Quelques semaines plus tard, Raili retrouve Olofsson noyé dans le lac, ce qui amène Raili à croire que Olofsson a été assassiné. Et le cauchemar commence pour Reili qui mène l'enquête après que la maison d'Olofsson brûle, avec elle à l'intérieur qui s'en tire de justesse. Sans rien dévoiler, je dirais qu'il y est question de sorcellerie (des femmes ont été brûlées comme sorcières dans les années 1670 en Suède), de possession, d'yeux à l'éclat bleu glace. Ce premier tome d'une trilogie forme un tout, même si on peut deviner la suite. Un roman qui se lit bien. 

Lire les billets de Lewerentz et de Miscellanées.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , ,
dimanche 7 juin 2020

Ecojolie - Tignous

Durant une vingtaine d'année, la Corse a accueilli un "Festival du Vent" (1). Celui-ci a engendré un projet pour la promotion de l'immobilier et de l'urbanisme durable ainsi que des énergies renouvelables, la "Maison Ecojolie".

Tout cela, je (ta d loi du cine, squatter chez dasola) l'ai découvert après avoir eu mon attention attirée, chez le blog de Dona Swann, sur l'ouvrage qui a repris ce nom, Ecojolie, pour rassembler 108 dessins de Tignous sélectionnés par sa veuve, Chloé Verlhac. Il est paru en 2017 aux Editions du Chêne (96 pages).

  P1110752   P1110753

Ces dessins ont été choisis parmi plusieurs centaines possibles (2), sur ces thèmes écologistes, environnementaux, qui témoignent aussi du regard que pouvait porter Tignous pour mettre au jour contradictions, cynisme, esprit de lucre et autres travers trop humains (3). Je me permets de citer ci-dessous moins de 10% du corpus, ceux qui m'ont le plus "parlé". Mais chaque lecteur, je suppose, peut trouver dans l'ouvrage de quoi assouvir sa curiosité. 

P1110755 Un dessin (p.73) qui fait écho à un autre que j'avais aussi retenu, mais que vous trouverez dans l'article de Corse Matin (2).

P1110756 La problématique du "bio industriel" résumée en un dessin (p.23): chapeau l'artiste!

P1110757 ...et remettons-en encore une couche (p.26)...

P1110758 Qu'est-ce qui fait le plus rire: la phrase, ou bien celui qui la pontifie? (p.37)

P1110759 Vous avez dit "climat déréglé", ou "construction déréglementée"? (p.43)

P1110760 Hé oui, ne pas confondre "matériau recyclable" et "droit à polluer acquis"... (p.46)

P1110762 Pas fini d'être confinés? (p.84)

P1110763 Sauver la planète? Ouais, ouais... (p.95 - dessin qui clôt l'album)

 Je constate en tout cas que beaucoup des dessins qui m'ont plu se retrouvent dans la "belle page", qui est censée attirer le plus l'oeil du lecteur, celle de droite (si, si...)!

J'ai encore trouvé un éclairage sur les relations de Tignous avec la Corse sur le blog de Serge Orru, fondateur du Festival du Vent, et une autre chronique d'Ecologie sur le blog La bouquinerie

Maison_Ecojolie 

(1) On peut trouver des informations sur les éditions du "Festival du Vent" de 2012 (ici) ou de 2013 (là). Faute de financements, il n'y a pas eu de 23ème édition (alors qu'elle était préparée pour octobre 2014).

(2) Un article paru dans Corse Matin dimanche 23 avril 2017 explique que Tignous était un des piliers de la "bande des dessinateurs" accueillis à Calvi, lors des dix dernières éditions du "Festival du Vent". On peut y voir deux dessins que j'avais moi-même retenu avant de le trouver en ligne (l'autre dessin étant le "panda polaire", qui fait écho au premier livre de Tignous que j'avais présenté dès le 12 janvier 2015, cinq jours après son assassinat à Charlie Hebdo).

(3) on trouve aussi dans un article du site Comixstrip.fr du 22 avril 2017 une présentation du contexte de l'album.

*** Je suis Charlie ***

Posté par ta d loi du cine à 01:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mercredi 3 juin 2020

Nos espérances - Anna Hope

P1110784

Dès que ma librairie de quartier a rouvert le 11 mai 2020, je me suis procurée Nos espérances, le nouveau roman d'Anna Hope (Editions Gallimard, 352 pages). Après Le chagrin des vivants et La salle de bal, Anna Hope se renouvelle bien avec ce portrait de trois femmes nées dans les années 70. L'essentiel de l'histoire se passe en 2010. Lissa (diminutif de Melissa), Hannah et Cate ont la trentaine. Lissa (le double de l'écrivain?) est actrice avec tous les aléas que cela comporte. Hannah désespère d'avoir un enfant par des FIV qui se soldent par une suite d'échecs. Quant à Cate, maman d'un petit Tom, elle souffre de dépression post partum. A cause de quelques chicaneries et mesquineries, ces trois amies se perdent parfois de vue, mais ce trio se ressoude lors de la mort d'un proche. En 2010, Lissa décroche un rôle dans une production d'Oncle Vania, Hannah, après avoir subi une énième FIV, voit son couple qui se désagrège, et Cate va se lier d'amitié avec une certaine Déa qui rencontre les mêmes problèmes que Cate. Contrairement aux deux romans précédents, la grande histoire n'interfère pas dans ce roman qui se lit très agréablement. Personnellement, j'ai beaucoup aimé cotoyer Hannah, Cate et Lissa malgré leurs défauts. Lire le billet de Cathulu.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : ,