samedi 2 juin 2018

Dans les angles morts - Elizabeth Brundage

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Je viens de terminer Dans les angles morts de l'Américaine Elizabeth Brundage (Editions Quai Voltaire / La Table ronde, 512 pages). Ce roman est tout à fait le genre d'histoire que j'aime avec des personnages que je serais contente de rencontrer (enfin pas tous). Ce roman est avant tout un thriller psychologique qui commence par un crime affreux dans une ferme isolée aux abords d'une petite ville située dans l'état de New-York. Le 23 février 1979, George Clare, professeur d'université, se présente tout bouleversé devant le seuil de la maison de ses voisins. Il porte dans ses bras sa fille Franny âgée de 4 ans. Il leur annonce qu'il est arrivé quelque chose à sa femme Catherine. Six mois plus tôt, pendant l'été 1978, George, son épouse, Catherine et leur fille Frances (Franny) emménagent dans une maison où un suicide a eu lieu peu de temps auparavant. Mme et Mme Hale, un couple de fermiers ayant fait faillite, avaient été retrouvés morts dans leur lit, laissant trois garçons derrière eux, dont Cole, âgé de presque 14 ans. Elizabeth Brundage alterne les récits et les points de vue et raconte par bribes la vie du couple Clare pendant ces cinq ou six mois qui ont précédé le drame survenu en février 1979. On côtoie pas mal de personnages et on apprend des choses sur la personnalité du couple Clare, un couple très mal assorti et ne venant pas du même milieu social. Catherine était une jeune femme catholique qui n'a pas osé quitter son mari alors qu'elle ne l'aimait plus. C'était une maman aimante. George se révèle être un imposteur qui a menti sur son cursus universitaire et sur d'autres choses. Il n'hésite à pas à recourir aux dernières extrémités pour ne pas être démasqué. C'est un pauvre type qui trompe sa femme et éprouve du mépris envers elle. Parmi la galerie de personnages qui gravitent autour d'eux, les trois garçons du couple suicidé jouent un rôle dans l'histoire. Cole, par exemple, devient le "baby-sitter" de Franny et il en profite pour repeindre la ferme. Justine et son mari Bram, des voisins un peu bohêmes, deviennent amis avec Catherine tout comme Mary Pratt, agente immobilière. Je ne vous dis rien de plus sur l'histoire que je vous laisse découvrir. J'ai trouvé ce roman prenant, un vrai "page turner". Je conseille tout comme Valérie, Krol, cathulu et Kathel. Un billet plus réservé de Miscellanées. Ce roman paru en anglais en 2016 est le 4ème de l'écrivain, mais le premier traduit en français.

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mercredi 30 mai 2018

En guerre - Stéphane Brizé

Sélectionné en compétition officielle au dernier Festival de Cannes, En guerre de Stéphane Brizé est un film coup de poing dont on sort sonné. A Agen, Lot et Garonne, l'usine Perrin, fabricant de pièces détachées d'automobiles, doit fermer, alors qu'elle est bénéficiaire: elle n'est, selon la direction, pas assez "compétitive". Les 1100 salariés avaient pourtant consenti de lourds sacrifices: 40 heures payées 35 depuis 2 ans selon un accord écrit entre la direction et l'usine. Laurent Amédeo (Vincent Lindon, impérial) et quelques autres syndicalistes organisent des piquets de grève afin d'empêcher la production. Par ailleurs, ils font tout pour obtenir avec un contact direct avec le patron allemand (francophone et francophile) pour lui expliquer leur point de vue et demander pourquoi cette fermeture. En guerre est filmé caméra à l'épaule comme un reportage télévisé. On est au plus près des grévistes. Leurs revendications sont clairement exprimées. Laurent, lui ne veut pas de l'argent des indemnités qu'on lui propose. Il veut travailler et avoir son chèque à la fin de chaque mois. Des grévistes le suivent dans son combat, d'autres, au bout de quelques semaines, voient leurs intérêts d'une autre manière. C'est ce que cherche la direction: diviser les gens. Le discours très "langue de bois" de la partie adverse est édifiante. C'est une guerre sur le front social. J'ai été frappée par plusieurs scènes dont celle qui se passe au MEDEF où les grévistes se font refouler par la police et celle de la confrontation (enfin!) entre le patron allemand et les grévistes. La séquence finale que je ne dévoilerai pas laisse le spectateur hébété. A la fin de la projection à laquelle j'ai assisté avec mon ami, des spectateurs ont applaudi. J'avais aimé la Loi du marché, mais ce film-ci lui est supérieur par la manière de filmer et la qualité du scénario. Dommage qu'il n'ait rien eu à Cannes. Lire les billets enthousiastes de Pascale et Ffred.

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dimanche 27 mai 2018

Ils savent tout de vous / Pour services rendus - Iain Levison

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Voici deux romans de Iain Levison que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire.

L'exemplaire d'Ils savent tout de vous (Liana Levi, 231 pages), paru en 2015, m'avait été dédicacé par l'auteur au salon du livre de Paris en 2016. Iain Levison est un monsieur très sympathique. L'intrigue d'Ils savent tout de vous repose sur le pouvoir de télépathie de deux personnages: un flic du Michigan, Snowe, et Brooks Denny, un condamné à mort dans une prison. Du jour au lendemain, Snowe se met à lire les pensées de personnes qu'il croise, de la serveuse de bar au délinquant. Sa faculté extra-sensorielle le met rapidement mal à l'aise. Il essaie de vérifier sur Internet si d'autres personnes ont les mêmes facultés de télépathie. Justement, en voici un autre: Brooks Denny, en prison dans le couloir de la mort, a la même faculté de télépathe. Peu de temps avant son exécution, il est libéré par des agents du gouvernement. On voudrait qu'il rende service à l'Amérique en captant les pensées d'un dirigeant africain lors de négociations dans une pièce de l'ONU à New-York. Brooks, sa tâche terminée, arrive à échapper à ses geôliers (il a de très bonnes raisons pour cela) et en particulier à une femme redoutable, Terry Dyer. Bien évidemment, Snowe va être chargé de retrouver Brooks. C'est une sorte de thriller bien mené et qui se lit vite. Lire les billets de Violette et Simone.

Je passe au nouveau roman de Levison paru en mars 2018, Pour services rendus (Editions Liana Levi 219 pages). En 1969, en pleine guerre du Vietnam, au nord de Saïgon, une jeune recrue, le Première classe Billy Drake, arrive dans une section de combat. Dès la première nuit, il fait plusieurs gestes malencontreux qui aurait pu lui coûter la vie. Heureusement qu'un sergent se trouvait là... 47 ans plus tard, Billy Drake devenu le sénateur William Drake se représente au congrès. Il est en pleine campagne de réélection. Pendant un meeting filmé par Youtube, Drake raconte son aventure de 1969 mais en se donnant le beau rôle. Il ne pensait pas que mentir sur ce fait d'armes lui porterait préjudice, et pourtant... Il est obligé de demander à son chef de campagne d'aller trouver Freemantle, le sergent qui lui avait sauvé la vie. Celui-ci est devenu commandant d'un commissariat dans une petite ville du Michigan. Freemantle donne son accord pour être interviewé à la télévision en acceptant de ne pas dire toute l'effroyable vérité (que nous découvrons encore mieux au cours du récit). Mais est-ce que cela sera suffisant? C'est un roman caustique avec une pointe de vitriol où vérité et mensonge font bon ménage mais dans lequel Levison montre une fois de plus son empathie pour ses personnages. J'ai aimé ce roman tout comme Krol, Claude le Nocher et Baz'art.

Une fois de plus, Iain Levison ne m'a pas déçue après les réussites d'Un petit boulot, Tribulations d'un précaire, Arrêtez-moi là! et Une canaille et demie. C'est un écrivain qui sait se renouveler.

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jeudi 24 mai 2018

Mini hommage à Philip Roth

J'ai appris hier matin (23 mai 2018) la disparition de ce grand monsieur de la littérature. Pour ma part, j'ai découvert tardivement l'oeuvre de Philip Roth (1933-2018). J'ai commencé  avec Pastorale Américaine (1999), puis J'ai épousé un communiste (2001) et enfin La tache (2002). Ces trois titres que j'ai lus lors de leur parution forment une trilogie très recommandable. J'ai aussi beaucoup apprécié Indignation (2010) et Nemesis (2012 - son dernier roman). J'ai encore une dizaine de romans de Philip Roth à découvrir. Son oeuvre est très bien traduite en français et elle est publiée aux Editions Gallimard. Philip Roth n'a pas été récompensé par le prix Nobel de littérature et c'est regrettable.

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mercredi 23 mai 2018

Everybody knows - Asghar Farhadi

Sur les conseils de Pascale et Aifelle, je suis allée voir Everybody knows (Tout le monde sait) du cinéaste iranien Asghar Farhadi. J'ai hésité, j'y suis allée et verdict: j'ai aimé mais sans plus. Cela n'a pas la force de Une Séparation (2011 - pour moi, c'est son meilleur film), A propos d'Elly (2009) ou même Les enfants de Belle Ville (2004). C'est en revanche plus réussi que Le passé et même que Le client. Comme Matchingpoints, je me demande pourquoi le film porte un titre anglais (plus vendeur?). En effet, l'histoire se passe en Espagne avec des acteurs qui parlent espagnol. Tout le début du film est réussi, en particulier la séquence du mariage puis le repas et la fête qui s'ensuivent. Laura (Penelope Cruz) est venue assister au mariage de sa soeur dans un village espagnol. Elle arrive d'Argentine avec ses deux enfants dont Irène, l'ainée, une jeune fille assez insupportable. Le mari de Laura, Alejandro (Ricardo Darin), est resté en Amérique du sud. Après la cérémonie et les réjouissances, l'histoire vire au tragique, quelqu'un est enlevé et une rançon est rapidement demandée. Ce ressort dramatique ne m'a pas convaincue, je ne l'ai pas trouvé vraisemblabe surtout quand on fait la connaissance des ravisseurs vers la fin. La famille ne voulant pas appeler la police, chacun mène l'enquête et les jalousies et les rancoeurs sont mises au jour. Seul Paco (Javier Bardem), l'ancien amant de Laura, m'a paru sympathique. Quand le film se termine, c'est là que l'histoire commence vraiment. On aimerait connaître ce qui va se passer. On peut aller voir le film pour les acteurs, même si j'ai trouvé que Ricardo Darin, qui est un acteur que j'adore, joue les utilités. Dommage pour lui. Lire le billet de ffred pas très convaincu non plus.

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dimanche 20 mai 2018

Senses 1, 2, 3, 4 et 5 - Ryûsuke Hamaguchi

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A Paris et j'espère ailleurs, on peut voir un film japonais de plus de 5 heures divisé en 3 parties et donc trois séances, Senses (Toucher, écouter, voir, sentir et goûter) de Ryûsuke Hamaguchi. La version intégrale des trois parties en continu a été projetée lors de séances spéciales. Le film qui date de 2015 ne sort que maintenant. Mieux vaut tard que jamais. Les quatre actrices principales été très justement récompensées par un prix d'interprétation au festival de Locarno en 2015. Akari (une infirmière divorcée), Sakurako (la mère au foyer mère d'un grand adolescent), Fumi (mariée qui s'occupe d'une galerie) et Jun (enceinte qui veut divorcer de son mari) sont bonnes amies, même si on se rend compte au fur et à mesure de l'histoire que les liens qui les relient sont fragiles. Elles se sont connues par l'entremise de Jun. Ce film permet de suivre le chemin personnel de chacune de ces femmes après que l'une disparait (Jun). Certaines séquences sont longues (le stage de développement personnel ou la lecture publique d'une histoire) mais jamais ennuyeuses. J'ai aimé ces portraits de femmes dans le Japon contemporain où l'on assiste à un procès en divorce dans un tribunal avec un débat assez violent. Le film est riche même s'il ne se passe pas grand-chose. Par ailleurs, les personnages masculins sont en retrait mais cela ne minimise en rien leur importance. Je retiens la beauté de certains plans, le travail sur la mise en scène et les quatre actrices dont c'est le premier fim. Elles sont magnifiques. Lire les billets de Chris et ffred.

PS: en parlant de film japonais, je suis ravie que Hirokazu Kore-Eda dont j'ai vu presque tous les films jusqu'à présent ait été récompensé par une Palme d'or hier soir, 19 mai 2018, au Festival de Cannes. J'ai hâte de voir le film récompensé.

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vendredi 18 mai 2018

Le chagrin des vivants / La salle de bal - Anna Hope

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Je vous conseille les deux romans d'Anna Hope.
J'ai commencé par le deuxième paru en français, La salle de bal, (Gallimard, 383 pages, 2017). Il m'a tellement plu que j'ai lu le premier (le premier roman d'Anna Hope), Le chagrin des vivants, (Gallimard, 383 pages, 2016). L'auteur sait rendre tous les personnages attachants même les moins sympathiques comme Charles dans La salle de bal. J'aurais aimé rencontré ces personnages dans la vie.

La salle de bal, maintenant. En 1911, Ella, une jeune femme, est internée dans un asile d'aliénés après qu'elle a brisé une fenêtre de l'usine de filature où elle travaillait depuis l'enfance. On ne saura pas vraiment pourquoi. Dans cet asile de Sharston situé dans le Yorkshire, les femmes et les hommes sont séparés. Les premières font des travaux d'intérieur, les seconds travaillent aux champs à moins qu'ils ne creusent des tombes. Tous les vendredis, un bal est organisé dans une grande salle située dans l'enceinte de l'asile. Des pensionnaires des deux sexes sont sélectionnés. C'est là qu'Ella et John, un Irlandais, vont se croiser et danser. John Mulligan est un homme qui semble avoir été interné à la suite des décès de sa femme et de sa petite fille. Un troisième personnage essentiel à l'intrigue est le chef d'orchestre et violoniste, Charles Fuller. Cet être médiocre et homosexuel refoulé est premier médecin adjoint dans l'asile où il exerce depuis cinq ans. Il n'a fait que quatre ans de médecine mais il a été embauché parce qu'il savait jouer du violon. Séduit par l'eugénisme et par la théorie sur le contrôle des faibles d'esprit, Charles espère que ses projets funestes se réaliseront au détriment des malades. Le récit est composé de courts chapitres dans lesquels, Ella, John ou Charles apparaissent. Parmi les personnages secondaires, on remarque Clem (Clemency) Church, une jeune femme qui a été internée par sa famille plutôt aisée. Grande lectrice, c'est elle qui lit les quelques lettres que John envoie à Ella, qui, elle, ne sait pas lire. L'intrigue de ce roman est prenante. L'histoire d'amour d'Ella et John, bien que brève, est belle. Un roman que je conseille...

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...tout comme Le chagrin des vivants que je viens de terminer. L'histoire se passe entre le 7 et le 11 novembre 1920 à Londres. Le soldat inconnu (en anglais, on dit le guerrier [warrior] inconnnu) vient d'être choisi parmi quatre morts au combat. Il s'agit d'un soldat décédé fin 1915 ou début 1916. Le corps déterré en France va traverser la Manche dans un cercueil en chêne avant d'être inhumé à Westminster le 11 novembre, deux ans après l'armistice. A Londres, pendant ces cinq jours, on suit la vie de trois femmes, Evelyn, Ada et Hettie. Evelyn, qui a perdu la phalange d'un doigt dans une usine de munitions pendant la guerre, travaille au bureau des pensions de l'armée. C'est là qu'elle va croiser Rowan Hind, paralysé d'un bras. Rowan Hind cherche un certain Edward Montfort (c'est le frère d'Evelyn). Ce même Ed passe une soirée au palais de la danse à Hammersmith où Hettie est danseuse de compagnie pour 6 pences la danse. Ada, elle, croit encore apercevoir son fils Michael qui est pourtant mort au front en 1917. Evelyn, elle, a perdu son fiancé pulvérisé par un obus. Hettie donne la moitié de son salaire à sa mère et à son frère Fred, qui, revenu très perturbé de la guerre, ne travaille pas. Et on apprend le lien qui relie Ada aux autres personnages. Ce premier roman bien structuré se lit vit et bien. Anna Hope a un grand sens de la narration qui s'est confirmé, en attendant le troisième...

Pour La salle de bal, lire les billets de Krol, saxaoul, anis, Edyta et celui de miscellanées plus réservé.

Pour Le chagrin des vivants, les billets d'Edyta, Clarabel, Ariane, Noukette.

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mercredi 16 mai 2018

Afrique du sud - Swaziland - Zimbabwe - Bostwana (6)

Ce billet est le dernier sur mon voyage sud-africain. J'ai terminé en beauté avec les chutes Victoria et auparavant avec le parc de Chobe où se réunit la plus grande concentration d'éléphants d'Afrique. Et c'est vrai que l'on a en vu, des éléphants, on ne savait plus où regarder tellement il y en avait. On en a contemplé de nombreux qui se trempaient dans la rivière Chobe au Bostwana. Ils avaient l'air d'être heureux comme tout. Et nous, on était en mini-croisière sur cette même rivière et c'est comme cela qu'on a pu s'approcher au plus près des animaux. Un régal.

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On a passé la dernière matinée aux chutes Victoria qui furent découvertes par Livingstone, l'explorateur écossais en 1855. On nous a fortement incités à les survoler en hélicoptère. En effet, le débit des chutes est tellement important que la brume d'eau fait écran pour les personnes qui marchent le long du sentier bordant les chutes. Par ailleurs, l'eau se déverse dans un canyon étroit et il est très compliqué de prendre des photos. Les chutes sont larges de 1700 mètres avec une hauteur de 100 mètres.

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P1090270 Voici l'hélicoptère qui a emmené 5 personnes dont moi plus le pilote

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P1090313 Un des côtés des chutes.

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Pour prendre des photos, il faut presque un appareil photo étanche et nous-mêmes, on a pris des douches malgré les cirés que l'on avait revêtus.

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Et pour conclure, encore une girafe. Ce fut un beau voyage.

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dimanche 13 mai 2018

Passage des ombres - Arnaldur Indriðason

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Passage des ombres (Editions Métailie Noir, 300 pages) d'Arnaldur Indriðason clôt en beauté la Trilogie des Ombres (lire les billets sur le un et sur le deux). L'histoire se passe sur deux périodes, 1944 et de nos jours. En 1944, une jeune femme, Rosamunda, est retrouvée morte étranglée dans une rue près du futur théâtre national de Reykjavik. Elle travaillait dans un atelier de couture, elle était très douée dans son travail. Flovent et Thorson dont on avait suivi les enquêtes dans les deux premiers tomes sont chargés de découvrir qui a tué la jeune femme et pourquoi. Leur enquête va déboucher sur une impasse tragique. Plus de 60 ans après, un vieil homme nonagénaire est retrouvé étouffé dans son lit. On apprend assez vite qu'il s'agit de Thorson devenu Stephan Thordarson. Dans ce tome, on fait la connaissance de Konrad, un policier à la retraite qui aide la police à découvrir qui a tué Thorson et pourquoi. Je peux dévoiler que Thorson avait repris l'enquête sur la mort de Rosamunda et par la même occasion sur la mort de Hrund, une autre jeune qui s'était peut-être suicidée en se jetant dans un fjord. Leur point commun était qu'elles avaient été violées et que leur agresseur leur avait dit d'expliquer qu'elles s'étaient fait entreprendre par des elfes comme dans les sagas islandaises. J'ai trouvé l'intrigue bien menée. Indriðason maîtrise parfaitement les récits croisés sur deux périodes. Les histoires se recoupent. C'est vraiment prenant mais empreint d'une grande tristesse. Des trois tomes, c'est mon préféré. Lire le billet de Simone.

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vendredi 11 mai 2018

La route sauvage - Andrew Haigh / Une femme heureuse - Dominic Savage

Ayant suivi le conseil de Pascale, je suis allée voir La route sauvage d'Andrew Haigh qui narre l'histoire du jeune Charley, 16 ans, vivant dans l'Oregon. Peu après le début du film, son père volage se fait tuer par un mari jaloux. Quant à sa mère, il ne la connaît pas puisqu'elle est partie juste après sa naissance. Depuis peu, Charley s'occupe d'un cheval de course appelé "Lean on Pete" qui appartient à Del (Steve Buscemi). Ce Del n'est pas tendre avec ses chevaux. Dès qu'ils commencent à perdre des courses hippiques (comme Lean on Pete qui a mal aux jambes) il s'en débarrasse en les revendant au Mexique. Charlie, dévasté par le décès de de son père, kidnappe Pete avant qu'il ne soit revendu. Il s'embarque en sa compagnie vers le Wyoming où Charlie espère retrouver sa tante Margie. Pendant son périple, entre l'Oregon et Laramie, une ville du Wyoming, soit une distance de presque 2000 km, Charlie va affronter plusieurs épreuves dont une violente et terrible. Il va souffrir en particulier de la faim et de la soif. On se demande s'il va triompher de tous les obstacles. Une jolie histoire qui aurait gagné à être un peu plus courte. Le film qui dure deux heures m'a permis de découvrir un jeune acteur prometteur: Charlie Plummer.

Je passe à Une femme heureuse de Dominic Savage, un film qui m'a beaucoup plu malgré les critiques tièdes le concernant. Tara (Gemma Arterton, très inspirée) a tout pour être heureuse, un mari aimant, deux beaux enfants, une grande maison dans la banlieue de Londres. Mais Tara s'ennuie, elle n'est pas heureuse. C'est une des premières répliques qu'elle dit. Il faut noter qu'il y a peu de dialogues mais beaucoup de plans rapprochés sur les acteurs et en particulier sur le visage de Gemma Arterton. J'ai trouvé que le réalisateur avait très bien su montrer par sa manière de filmer ce que peut ressentir Tara. Elle étouffe, elle ne se sent pas bien. Elle est au bord de la dépression. La caméra illustre bien ses sentiments. Et pourtant son mari Mark l'aime, il n'arrête pas de le lui dire, même si, par ailleurs, il fait des remarques pas gentilles à son encontre. J'ai moi-même trouvé le personnage de Mark assez pénible. On peut comprendre que Tara veuille changer de vie malgré Florie et Ted, ses deux enfants. Elle ne se sent pas à la hauteur pour les élever. Le personnage de Tara m'a beaucoup fait penser aux femmes d'Arlington Road de Rachel Cusk, ces femmes enfermées dans un rôle, celui de mères de famille qui s'occupent de leur intérieur tandis que leur maris gagnent l'argent du ménage. J'ai aimé la fin ambiguë. Il faut noter la prestation toujours juste de Marthe Keller dans un petit rôle. Lire le billet de Baz'art.

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