mercredi 5 novembre 2014

The November Man - Roger Donaldson

Je suis allée voir The November Man (L'homme de novembre) sorti le 29 octobre 2014 car j'aime ce genre de film d'action qui lorgne du côté de James Bond. Je n'ai pas été déçue (mon ami non plus), d'autant plus que le personnage principal est incarné par Pierce Brosnan (pas mal du tout) qui interpréta au moins quatre fois l'agent 007. J'apprécie aussi le réalisateur, que la jeune génération ne connaît pas forcément: Roger Donaldson a réalisé entre autres un excellent thriller que je vous recommande, Sens Unique (No Way out, 1987), avec Kevin Costner et Gene Hackman. Pour en revenir à The November Man, Devereaux (Pierce Brosnan), ex-agent de la CIA à la retraite, reprend du service. La femme qu'il aimait, une Russe nommée Natalia, est assassinée. Elle avait réussi à s'emparer de photos compromettantes qui pourraient nuire à un futur haut dirigeant russe. On trouve tous les ingrédients d'un film haletant sans temps mort. Il n'y a pas de ralenti, d'effets spéciaux, mais quelques scènes spectaculaires. C'est du brut(al). les morts sont nombreux et Devereaux montre ses talents tout azimuth. L'action se passe essentiellement à Belgrade. Jusqu'au bout, on se demande qui est le "méchant" de l'histoire qui n'est pas celui que l'on croit. Olga Kurylenko (ex-James Bond Girl dans Quantum of Solace) se défend bien, en particulier face à Alexa, une tueuse redoutable. Un bon film de genre. Lire le billet de Wilyrah qui a plutôt aimé.

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dimanche 2 novembre 2014

Les Vieux fourneaux: Ceux qui restent / Les Vieux fourneaux: Bonny and Pierrot - Lupano et Cauuet

Je vais enfin chroniquer Les Vieux fourneaux: Ceux qui restent après que de nombreux blogueurs/-euses l'aient fait avant moi. C'est parce que le deuxième tome Les Vieux fourneaux: Bonny and Pierrot vient juste de paraître. Et je pense qu'un tome 3 ne tardera pas.

Dans Les Vieux fourneaux: Ceux qui restent, on fait la connaissance de Pierrot, Antoine et Mimile qui forment un trio de septuagénaires assez irrésistibles. Anciens ouvriers syndicalistes, Pierre et Antoine ont gardé leur franc-parler. Antoine vient de perdre sa "chère et tendre" Lucette avec qui il était marié depuis 54 ans. Antoine et Mimile sont venus pour le consoler à l'occasion de ces funérailles (ils arrivent en retard). On fait aussi la connaissance de la petite-fille d'Antoine, Sophie, enceinte jusqu'aux yeux, tout le portrait de sa grand-mère (et elle en a le caractère). Comme cette histoire, qui se passe entre la France et la Toscane et entre le passé (les années 60) et le présent, a été pas mal dévoilée sur différents blogs (Noukette, Aifelle, Violette, Moka ou Stephie, sans oublier A_girl_from_earth, pas plus séduite que cela), je n'y reviendrai pas. Je trouve que c'est un album qui mérite plusieurs lectures. Personnellement, j'avoue avoir été un peu déçue à ma première lecture de ce tome que je n'avais pas trouvé si drôle que cela. Et je n'avais pas forcément compris toute l'histoire. Mais en le relisant, j'ai saisi tout le sel de cette histoire bien menée avec des personnages attachants. Certaines répliques font vraiment mouche. Et j'ai donc été très contente (mon ami aussi) de retrouver les trois v... - pardon, seniors - ainsi que Sophie dans un deuxième tome plein de rebondissements (je conseille de lire les deux tomes dans l'ordre).

Dans Les Vieux fourneaux: Bonny and Pierrot, Sophie a accouchée d'une petite Juliette, elle s'occupe toujours de son théâtre de marionnettes (qu'elle a repris à la suite de sa grand-mère Lucette). En voulant soutenir une cause qui tient à coeur à Pierrot (à la fin du premier tome, elle est devenue millionnaire en euros), Sophie crée un drame en envoyant une grosse somme d'argent en liquide à Pierrot avec un mot signé "Ann Bonny" (coïncidence, Ann Bonny était le surnom d'une femme appelée Anita que Pierrot avait tendrement aimé cinquante ans auparavant et qu'il croyait morte). Bien entendu Pierrot est bouleversé. Pendant ce temps, on suit les tribulations d'une bandes de papis et mamies qui commettent des "attentats gériatriques". Ils habitent dans des îlots de l'Archipel Anarchiste Autonome (réseau dont fait partie Pierrot). Je vous laisse découvrir le stratagème astucieux de Sophie qui va convaincre Pierrot qu'Ann Bonny n'est pas Anita, 50 ans après. Dans les nombreuses péripéties de cet album, vous constaterez qu'il est difficile de trouver une baguette de pain toute simple, et aussi comment des airbags peuvent se transformer en bombes redoutables. Si je vous disais que j'ai préféré ce deuxième tome au premier? Je recommande absolument.

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vendredi 31 octobre 2014

Magic in the Moonlight - Woody Allen / Le juge - David Dobkin

Voici deux films vus la semaine dernière.

J'ai trouvé le dernier Woody Allen, Magic in the Moonlight, assez mineur, on ne trouve pas la magie annoncée dans le titre, sauf dans la première séquence où Colin Firth, méconnaissable en grand magicien chinois, fait quelques tours sur une scène de music-hall. Quand il se démaquille, il redevient Stanley, un homme dont la réputation est de démasquer les faux médiums. C'est d'ailleurs la mission que lui confie Stanley Burkan, un de ses amis. Stanley doit déceler l'imposture d'une jeune femme appelée Sophie (accompagnée de sa mère). Sophie ,qui loge chez une mère et son fils dans une villa de la Côte d'Azur, semble montrer des vraies dispositions à la voyance. En tout cas, Stanley, pour une fois, est prêt de le croire. Il faut dire qu'il est tombé amoureux de Sophie. C'est un film aussi léger qu'une bulle de savon avant qu'elle n'éclate. On a connu Woody plus inspiré. Mais j'ai apprécié la fin, et Colin Firth et Emma Stone forment un couple charmant.

Je passe maintenant au film Le juge de David Dobkin que je suis allée voir pour Robert Downey Jr (et aussi parce que j'apprécie les films de "prétoire et de plaidoirie"). Hank est un avocat très doué. Il vit à Chicago avec sa fille et sa femme. Il est sur le point de quitter cette dernière. Hank Palmer (Robert Downey Jr) a deux frères et surtout un père, Joseph (Robert Duvall), procureur dans une petite ville de l'Indiana depuis 40 ans. Hank, qui est plus ou moins brouillé avec sa famille, renoue avec le passé à l'occasion des funérailles de sa mère. Il va se charger de la défense de son père, qui est accusé d'avoir renversé et tué un homme. Joseph Palmer est un vieux monsieur gravement malade qui n'a pas pardonné la désertion de son fils. Les rapports houleux entre le père et le fils sont constants pendant le film qui dure plus de 2H. Ce n'est pas un chef-d'oeuvre, mais j'ai aimé la confrontation entre les deux Robert.

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mercredi 29 octobre 2014

L'affaire Collini - Ferdinand von Schirach / L'Eventreur de Pékin - Peter May

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J'avais emporté L'Affaire Collini de Ferdinand von Schirach (Crimes) à l'occasion de mon circuit en Andalousie. C'est un roman court (140 pages, Editions Gallimard) et assez passionnant. L'histoire renvoie une fois de plus au sombre passé de l'Allemagne nazie. Fabrizio Collini, 67 ans en 2001, vient d'assassiner sauvagement Hans Mayer, un octogénaire respectable de la grande bourgeoisie allemande. Caspar Leinen, jeune avocat débutant mais déjà brillant, est commis d'office. Il accepte d'autant plus volontiers qu'il connaissait bien Hans Meyer, qui était le grand-père de son meilleur ami Philipp, mort tragiquement quelques  années plus tôt. Avec ce roman qui a eu pas mal d'échos en Allemagne (où il est paru en 2011), von Schirach montre les failles du système judiciaire allemand, en particulier en ce qui concerne les crimes perpétrés sous le troisième Reich. Une loi promulguée en 1968 et passée inaperçue a changé les délais de prescription pour les crimes commis, selon que l'on est un assassin ou un simple meurtrier. Les haut dignitaires nazis étaient des assassins. Tous les autres, employés de ministère ou soldats, ... n'étaient considérés que comme simples complices (les criminels de bureaux) alors qu'ils avaient autant de sang sur les mains. En postface, on nous dit que "...le ministère fédéral de la Justice a institué une commission d'enquête indépendante pour évaluer l'empreinte laissée par le passé nazi sur le ministère. Ce livre a participé à la mise en place de cette commission". L'écrivain a fait oeuvre utile.

Lire les billets de Luocine et Dominique.

 

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Par ailleurs, je viens juste de terminer L'Eventreur de Pékin, un des romans policiers "chinois" de Peter May qu'il écrivit avant sa trilogie écossaise. Il semble que L'éventreur de Pékin (Babel noir, 425 pages) soit le meilleur de la série. Le titre fait bien entendu référence à Jack l'Eventreur qui a sévi à Londres en 1888, soit 115 ans avant l'histoire qui nous est racontée. Dans ce roman, j'ai fait la connaissance de Li Yan, inspecteur de police et chef de section d'un poste de police. Il vit avec Margaret Campbell, une jolie Américaine blonde aux yeux bleus. Ils ont un petit garçon de 10 mois. Avant de vivre en Chine, Margaret exerçait le métier de médecin légiste. Cela va lui permettre de participer bien malgré elle à l'enquête. A Pékin, un individu à l'esprit malade a décidé de reproduire les crimes de Jack l'éventreur en s'en prenant à de jeunes prostituées et en les dépeçant de la même manière. Dans l'intrigue aux nombreuses péripéties, Li Yan et ses proches vont connaître des moments très difficiles, puisque qu'on apprend que le tueur est un personnage haut placé et capable de tout: nuire à la carrière de Li Yan, expulser Margaret hors de Chine, etc. Tout se déroule en quatre jours. C'est haletant et bien mené. Je recommande.

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lundi 27 octobre 2014

Le complexe d'Eden Bellwether - Benjamin Wood

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J'ai lu et terminé Le complexe d'Eden Bellwether de Benjamin Wood il y a presque un mois. J'avais récupéré un exemplaire lors de la remise du prix du roman Fnac 2014 puisque c'est lui qui a été récompensé. Il était l'un des trois finalistes avec le roman de Jean-Marie Blas de Roblès et celui de Nikolas Butler. Je n'ai pas encore lu ces deux derniers ouvrages.

En ce qui concerne Le complexe d'Eden Bellwether, j'ai trouvé agréable à lire ce premier roman (500 pages, Editions Zulma), mais j'avoue n'avoir été ni passionnée ni touchée par le sujet. On sait, dès le prologue, que l'histoire se termine mal. Eden est un jeune étudiant de Cambridge, musicien dans l'âme, qui vit avec sa soeur Iris (elle aussi musicienne) et ses parents dans une agréable demeure. Je n'ai pas trouvé sympathique ce jeune homme gâté, assez imbu de sa personne. Heureusement que, pour compenser, nous suivons le parcours d'un autre personnage essentiel de l'histoire: Oscar Lowe, un aide-soignant dans une maison de retraite, qui, un soir, attiré par un concert dans une chapelle, tombe sous le charme d'Iris et devient son petit ami. Oscar donne de l'humanité à cette histoire de musicothérapie et de folie qui ne m'a pas fait vibrer.

Lire les billets beaucoup plus enthousiastes d'Yv, de Clara, de Kathel (qui renvoie à d'autres blogs) et de Sandrine.

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vendredi 24 octobre 2014

Le labyrinthe - Wes Ball / Balade entre les tombes - Scott Franck

Comme j'étais très moyennement tentée d'aller voir Mommy de Xavier Dolan (mon masochisme a des limites), je suis allée voir deux films, pas forcément des chefs d'oeuvre, mais qui m'ont fait passer un bon moment.

Je commence avec Le labyrinthe que j'ai vu avec mon ami. Comme Hunger Games d'après Suzanne Collins, il s'agit de l'adaptation du premier tome d'une trilogie écrite pour les adolescents. L'écrivain s'appelle James Dashner (les livres sont parus en français chez Pocket Jeunesse). La trilogie est donc composée par Le Labyrinthe, La Terre brulée et Le Remède mortel. Dans un futur indéterminé, Thomas, âgé d'une vingtaine d'année, est l'avant-dernier arrivant dans un endroit étrange, en plein air, cerné d'un grand mur de plusieurs dizaines de mètres de haut qui forme un quadrilatère. A un endroit précis, tous les jours, un panneau dans le mur pivote et laisse entrevoir un chemin fait de béton. Il s'agit du début d'un labyrinthe plein de dangers mortels. Thomas fait partie de la trentaine (environ) de garçons retenus prisonniers. Certains sont là depuis 2 ou 3 ans sans espoir d'évasion. Thomas est celui qui va faire accélérer les choses pour trouver une solution de sortie. J'ai trouvé le film sans prétention, plutôt bien fait. Le Labyrinthe est impressionnant et les "griffeurs", qui peuvent faire penser à un croisement d'Arachne avec Alien, font assez peur. Comme mon ami, on attend la suite avec intérêt. D'ailleurs, mon ami a réservé les romans en bibliothèque.

Je passe à un film policier, Balade entre les tombes (le titre m'a attirée). Entièrement filmé à Brooklyn, New-York, cette adaptation d'un roman qui porte le même titre en français écrit par Lawrence Block ne m'a pas déçue (je n'ai pas lu le roman). Cela vient d'être réédité dans la série noire chez Gallimard. Matt Scudder, ancien policier qui a démissionné, est devenu détective privé. Il est engagé par un trafiquant de drogue. Ce dernier veut découvrir qui a kidnappé et tué sa femme (elle a été découpée "façon puzzle"). Scudder, qui fait partie des alcooliques anonymes, trouve une aide providentielle en la personne d'un jeune garçon noir qui aime lire et passe ses journées en bibliothèque. C'est un film d'ambiance. La fin est saignante. Liam Neeson qui joue Matt Scudder est pas mal du tout. Un polar honnête. La salle où j'ai vu le film était complète. Lire le billet d'Alex-6.

 PS: Peut-être irais-je voir tout de même Mommy ce week-end? Pas sûr. [finalement, chroniqué le 25/11/2014]

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mardi 21 octobre 2014

Andalousie (Al Andalus) 4/4 - Antequera, Malaga, Marbella, Ronda, et Jerez de la Frontera

Comme annoncé, voici mon quatrième et dernier billet sur mon circuit Andalou.

Le soleil ayant été de la partie jusqu'au bout, on a pu admirer des paysages magnifiques sur fond de ciel bleu. Après Grenade et l'Alhambra, nous avons fait un arrêt à Antequera qui est considérée comme le coeur et le poumon de l'Andalousie. Elle fait partie de la province de Malaga.

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En contrebas de cette arche des géants, on peut voir un chantier de fouilles de thermes romains:

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Nous sommes arrivés à Malaga, fondée par les Phéniciens au VIIIème siècle avant J.-C. au bord de la Méditerranée: une grande ville que j'ai trouvée sympathique.

P1050099 Une vue des arènes

P1050103 Le théâtre romain construit à l'époque de l'empereur Auguste, où Malaga était sous domination romain. Ce théâtre se situe en contrebas de l'Alcazaba qui est un palais et une forteresse, bâti au XIème siècle quand Malaga a été sous domination arabo-berbère.

P1050105 Les fortifications de l'Alcazaba.

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P1050108 Théâtre romain et Alcazaba

Après un arrêt à Marbella, station balnéaire très connue mais pas forcément inoubliable...

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...nous sommes arrivés à Ronda, capitale spirituelle de la tauromachie. Ses arènes (Plaza del toros) qui sont les plus anciennes d'Andalousie, datent de 1785.

P1050118 P1050119 La salle de restaurant où nous avons déjeuné, dont les murs sont entièrement recouverts de souvenirs divers et variés sur la tauromachie.

P1050120 P1050126 Dans ces arènes s'est déroulée la première corrida moderne en 1785.

Ronda est aussi connue pour sa gorge de 170 m de profondeur (El Tajo). Cette gorge coupe la ville en deux. Quand on regarde vers le bas, on se dit qu'il ne faut pas avoir le vertige.

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Je termine par Jerez de la Frontera, célèbre pour son vin (Xérès en français ou Sherry pour les Anglais, 16° et 36° de taux d'alcool).

C'est aussi une ville bien connue pour son école équestre et ses célèbres chevaux andalous. On a visité le musée équestre et assisté à un entraînement des chevaux: cela a beaucoup d'allure. Les photos étaient interdites.

Cela ne m'a pas empêchée de prendre en photo un couple de chevaux, en bronze, qui si trouve sur une place de Jerez : un étalon et une jument.

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Pour conclure, pour ceux qui veulent aller en Andalousie, c'est 2H15 d'avion de Paris jusqu'à Séville. Y aller hors saison si possible. Le mois d'octobre est un mois idéal. J'ai noté l'afflux de touristes asiatiques jeunes dans tous les lieux connus: c'est impressionnant. Et, selon les guides à qui j'en ai parlé, ce n'est que le début. Petite mise en garde pour terminer: pour ceux qui aiment (comme moi) envoyer des cartes postales, acheter les timbres de préférence dans une poste "Correos". J'ai appris qu'il existe des services privés qui éditent des timbres (j'en ai acheté à un marchand de cartes postales). Ces timbres sont vendus plus chers et vos cartes n'arriveront pas, si vous les avez naïvement déposées dans une boite aux lettres "normale".

Voilà, je suis prête à repartir en Andalousie.

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dimanche 19 octobre 2014

Andalousie (Al Andalus) 3/4 - Grenade et l'Alhambra

Je continue à vous narrer mon circuit andalou (une fois Cordoue quittée) avec Grenade et son ensemble palatial qui domine la ville: L'Alhambra. Grenade est située à 800 mètres d'altitude au pied de la Sierra Nevada. Je regrette de ne pas être restée plus longtemps pour flâner dans la ville avec ses rues animées et odorantes...

P1050069 ... par exemple avec la vente d'épices contre un des murs de la cathédrale.

 

P1050065 Cette photo montre l'entrée d'une rue commercante connue à Grenade et tout près de la cathédrale.

Pendant une matinée, notre groupe a visité La Chapelle royale et la Cathédrale: dans ces deux lieux, les photos sont interdites (surtout en ce qui concerne la Chapelle). Dans cette très belle chapelle, bâtie sous Charles Quint (1500-1558), se trouvent les gisants de Philippe de Habsbourg (Phillippe Ier de Castille) dit Philippe le Beau et Jeanne Ière de Castille (dite Jeanne la Folle), les parents de Charles Quint, ainsi que ceux d'Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon, les rois catholiques et parents de Jeanne la Folle, et donc grands-parents de Charles Quint. Dans une crypte au-dessous de ces deux couples de gisants, des cercueils en plomb conservent les restes des quatre personnes. Les photos sont interdites car la chapelle est ornée de beaux et grands tableaux assez fragiles. Désolée pour ce manque d'illustration. Concernant la cathédrale, on est frappé par sa luminosité, les murs et les colonnes sont blancs. C'est un vaste édifice construit à partir du XVIème siècle. Le choeur est surmonté d'une coupole de 45 m de haut. Je n'ai pas forcément eu le coup de foudre pour ce bâtiment, mais la visite en vaut la peine.

Voici une photo de la façade:

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Je passe maintenant au plat de résistance, c'est-à-dire l'Alhambra (Al Hamra, la rouge en arabe), ainsi nommée en raison de la couleur que prend la pierre des murailles au coucher du soleil. Edifié sur la colline de la Sabika, l'Alhambra est un ensemble palatial fortifié et un des monuments majeurs de l'architecture islamique. Les parties les plus notables ont été bâties au XIVème siècle par l'un des souverains de la dynastie des Nasrides. Les touristes ne savent plus où donner des yeux tellement il y a de choses à admirer:

En plus des palais Nasrides, il y a le palais de Charles Quint du XVIème siècle, un palais à l'enceinte carrée (sans toit) qui contient un patio circulaire:

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Et voici donc quelques photos qui ont du mal à rendre la beauté de l'ensemble des palais Nasrides qui s'organisent en de multiples salles rectangulaires, partiellement intégrées à l'enceinte, reliées entre elles par des vestibules qui sont disposés autour de cours comme la cour des Lions. Aucune représentation humaine mais des motifs géométriques, végétaux, des stucs et des arabesques.

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P1000537 La fontaine dans la cour des Lions

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P1050044 Une partie de Grenade vue de l'Alhambra

Suite et fin de mon circuit dans mon prochain billet (Antequera, Malaga, Marbella, Ronda, et Jerez de la Frontera)

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vendredi 17 octobre 2014

Andalousie (Al Andalus) 2/4 - Cordoue

Pour la suite de mon voyage en Andalousie, après Séville, voici Cordoue et sa Mosquée-Cathédrale (Mezquita-Catedral). Aucune photo ne peut rendre l'impression que l'on ressent quand on rentre dans ce bâtiment religieux d'une superficie de 2 hectares (j'ai retenu ce chiffre). L'on estime que 12000 personnes pourraient tenir dans cet espace. Il faudrait du 3D+ comme support de photo pour donner une vague idée de ce qu'est cette mosquée, bâtie sur un temple romain, et dans laquelle on a bâti une cathédrale en faisant disparaître 130 colonnes de la mosquée. La mosquée date du VIIIème siècle; agrandie trois fois de suite (avec des styles différents), elle est ainsi la plus grande mosquée du monde après celle de La Mecque. En revanche, sa caractérisique est qu'elle n'est pas orientée vers la Mecque. La mosquée se présente comme un quadrilatère de 130 m de large sur 180 m de long, composé de 850 colonnes en marbre et de 19 nefs. La cathédrale au milieu, bâtie au XVIème siècle, fait pâle figure. La mosquée est plus sombre qu'elle ne devrait l'être, puisque toutes ses ouvertures latérales vers l'extérieur ont été bouchées. Elle a été un lieu de culte musulman jusqu'en 1236 (date de la chute de l'émirat de Cordoue).

Juste avant d'entrer dans la mosquée, nous sommes passés par la Juderia, l'ancien quartier juif de Cordoue, où est né Maimonide, médecin et philosophe juif en 1138. Douze ans plus tôt naissait, dans cette même ville, Averroès, philosophe, théologien, mathématicien et médecin musulman.

Je regrette de ne pas être restée plus longtemps dans la mosquée pour m'en imprégner, je compte bien y retourner assez vite.

Et voici quelques photos:

P1000472 Le minaret (encore existant) de la mosquée recouvert par le clocher

P1000474 Intérieur de la mosquée (ainsi que les 2 photos suivantes)

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P1000479 La cathédrale

P1000480 Intérieur de la mosquée encore (et les photos suivantes jusqu'à indication contraire)

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P1050016 Extérieur de la Mosquée

P1000451 Rue de la Judéria avec des pots de fleurs accrochés à flanc de mur

P1000455 La statue de Maimonide dans la Judiera

P1000457 Un patio dans la Judéria

P1000460 Oranger: les oranges sont très très amères

P1000468 Rue des fleurs dans la Juderia, avec le clocher de la cathédrale dans le fond

P1050017 J'ai quitté Cordoue en prenant ce pont romain qui enjambe le Guadalquivir. Il a été restauré pas mal de fois.

P1050019 A Priego de Cordoba, sur la place où se trouve l'hôtel de ville, j'ai pris en photo cet arbre qui m'a fait penser à un personnage assis (un "ent", me souffle mon ami).

P1050028 Ruelle de Priego de Cordoba

P1050034 Maison de Priego de Cordoba

La suite du voyage (Grenade et l'Alhambra) dans mon prochain billet.

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mercredi 15 octobre 2014

Andalousie (Al Andalus) 1/4 - Séville

Et maintenant, voici mon premier billet sur l'Andalousie où j'ai passé une semaine enrichissante. Je suis remontée loin dans le passé. Très belle région où trois religions (juive, musulmane et chrétienne) ont cohabité en bonne intelligence pendant quelques siècle, du VIIIème au XIème siècle. Cette région a été conquise tour à tour par les Phéniciens (XIème siècle avant J.-C.), par les Grecs, puis par les Carthaginois en même temps que les peuples ibères (VIème au IVème siècle avant J.-C.), puis les Romains sont arrivés et l'Andalousie est devenue une province romaine appelée la Bétique. Ensuite, les Wisigoths occupèrent l'Andalousie dans les premiers siècles de notre ère suivis par les Berbères emmenés par Tarik en 711 après J.-C. L'Andalousie devenue Al Andalus est d'abord un Emirat puis un Califat. Cordoue rivalisait avec Bagdad à cette époque. C'est alors que les Chrétiens deviennent prépondérants à partir des années 1200 (en 1236, chute de Cordoue et de la dynastie des Almohades). 1492 est une année marquante à plus d'un titre: découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et l'arrêté d'expulsion des Juifs d'Espagne (Sefarad) par Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon. Jusqu'au XXème siècle, l'Andalousie n'a eu de cesse de laisser des bâtiments remarquables qui font aujourd'hui l'admiration des touristes. L'Andalousie est d'une grande richesse architecturale tant en qualité qu'en quantité.

Voici quelques exemples en photo.
Je commence par Séville où j'ai débuté mon circuit.
La place d'Espagne construite pour l'exposition ibéro-américaine de 1929:

P1000341 Elle forme un hémicycle.

P1000340 Elle est traversée par des canaux. Et quatre ponts (représentant les quatre provinces fondatrices de l'Espagne) enjambent ces canaux.

P1000376 Un bâtiment face au musée archéologique à côté de la Place d'Espagne. Je l'ai prise pour les reflets dans l'eau.

P1000376 D'ailleurs (à la demande de mon ami), voici la photo à l'envers...

P1000398 L'une des deux tours de la place d'Espagne

P1000409 Deux exemples de céramique peinte (azuleros) représentant les provinces d'Espagne

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P1000418 La Tour d'or sur les bords du Guadalquivir. Elle fut érigée au XIII siècle sous la domination Almohade

P1000354 La cathédrale de Séville avec la Giralda

P1000424 La Giralda qui domine la cathédrale est l'ancien minaret de la Grande Mosquée almohade. Aucune autre construction ne doit atteindre sa hauteur.

 

P1000429 L'intérieur de l'Alcazar qui a été bâti vers 844 sous les Omyyades d'Espagne.

P1000431 L'Alcazar encore

P1000435 Un des plafonds. Pendant mon voyage, j'ai fait beaucoup de photos de plafonds, qui sont des merveilles.

 

P1000436 Toujours l'Alcazar (+ photo suivante)

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P1000353 Un patio

Sur les 6 km de remparts de Seville que Bizet nous fait connaître, il en reste 500 mètres.

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P1000416 Comme beaucoup de villes en Espagne, voici les arènes (Plaza de toros) où on assiste à des corridas. Il y a de moins en moins, le football est passé par là.

La suite de mon voyage (Cordoue) dans mon prochain billet.

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