lundi 12 octobre 2015

Fatima - Philippe Faucon

Fatima de Philippe Faucon m'a intéressée et touchée, et je vous le conseille rien que pour Soria Zeroual, une actrice non professionnelle très convaincante. Son personnage, Fatima, 44 ans, est une femme courageuse qui, à Lyon, ne vit que pour ses deux filles, Souad, 15 ans et Nesrine, 18 ans. Fatima ne parle pas bien le français. Elle ne le lit pas non plus malgré ses nombreuses années passées en France. Pour subvenir à ses besoins et à celles de ses filles, elle fait des heures de ménage parfois non déclarés. Souad, la plus jeune, en révolte, méprise sa mère de n'être qu'une femme de ménage. Nesrine, qui prépare des études de médecine, est plus charitable envers sa mère. Fatima tombe un jour dans l'escalier. Elle profite de son arrêt maladie pour écrire en arabe des choses qu'elle ne peut exprimer en français. J'ai aimé ce film de 1H20 car il n'y a rien de misérabiliste dans le propos. Il n'est fait allusion à aucune religion, quelle qu'elle soit. Fatima ne se plaint pas même si elle voudrait être plus proche de ses filles en apprenant le français. C'est un lourd handicap pour elle que de le méconnaître. Elle sent qu'elle ne vit pas dans le même monde que ses filles. J'ai beaucoup aimé la dernière séquence où Fatima revient au centre d'examen et arrive à déchiffrer le nom de sa fille qui a été reçue à l'examen. 

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vendredi 9 octobre 2015

Le nouveau stagiaire - Nancy Meyers

Si vous voulez voir un film "sympa" comme je l'ai entendu dire quand je suis sortie de la projection, allez voir Le nouveau stagiaire (The Intern en anglais) de Nancy Meyers. De nos jours, à New-York, dans le quartier de Brooklyn, un bâtiment abrite une start-up de vente en ligne de vêtements. Jules Ostin (c'est une femme) est la créatrice de cette société. Ben Whittaker (Robert de Niro, parfait), un septuagénaire veuf mais encore fringant qui fait du Taï chi, devient un stagiaire senior dans l'entreprise après avoir répondu (par vidéo) à une petite annonce. Lui qui est très attaché au papier et au stylo, qui a une antique malette avec tout son nécessaire pour travailler, qui s'habille en costume cravate, fait sensation dans l'entreprise où les employés sont jeunes, légèrement débraillés et connectés en permanence à Internet. Ben, devenu le stagiaire personnel de Jules, rend de menus services, il sert de chauffeur, de conseiller, de baby sitter occasionnel (Jules est mariée et a une petite fille) et même de logeur en dépannant un stagiaire "normal". Je veux laisser la surprise des quelques péripéties qui émaillent ce film plein d'humour, avec un Robert de Niro qui n'écrase pas ses partenaires. Face à lui, Anne Hathaway s'en tire très bien dans le rôle de Jules. Le film se termine comme il a commencé, avec une séance de Taï Chi. On se sent "zen" quand on sort de la salle.

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jeudi 8 octobre 2015

Vers l'autre rive - Kiyoshi Kurosawa

Un matin, chez elle, Mizuki constate que son mari Yusuke disparu trois ans auparavant est devant elle. Elle venait de préparer sans y faire attention un plat que Yuzuke aimait. Sans être étonnée outre mesure, la première chose qu'elle lui demande, c'est de retirer ses chaussures pour marcher sur le parquet, puis pourquoi il a été absent depuis si longtemps. Il lui explique qu'il est mort par noyade et que son corps a été dévoré par des crabes. Ceci étant établi, il propose à Mizuki de partir avec lui à la rencontre de ceux qu'il a croisés pendant ces trois années. Après un court séjour chez un distributeur de prospectus (un décédé lui aussi), ils vont séjourner chez un couple de restaurateurs bien vivants puis rejoignent un village où Yusuke a donné des cours d'astro-physique. Pendant ce périple, Mizuki et Yusuke vont à nouveau se rapprocher, même si c'est temporaire. Le ton du film n'est pas triste du tout. La mise en scène est importante quant à la façon dont apparaissent et disparaissent les personnages. En tant que spectatrice, je n'ai pas été perturbée par ces rencontres entre morts et vivants, on ne fait pas la différence. Vers l'autre rive de Kiyoshi Kurosawa (Shokuzaï et Tokyo Sonata) a reçu un prix de la mise en scène bien mérité dans la section "Un certain regard" lors du dernier festival de Cannes (2015). En revanche, je n'ai pas été très émue par cette histoire, même si les acteurs sont bien. Je suis restée "en dehors".

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lundi 5 octobre 2015

Dernière minute - Henning Mankell vient de disparaître

Je viens d'apprendre par hasard que l'écrivain Henning Mankell venait de décéder dans son sommeil aujourd'hui, le 5 octobre 2015. Il était âgé de 67 ans. Très triste nouvelle.

Je voulais rendre un hommage au créateur du personnage de Kurt Wallander. Beaucoup de ses romans m'ont plu. Il avait un grand sens de la narration.

De cet écrivain, je conseille TOUS ses romans avec l'inspecteur Kurt Wallander et puis quelques autres comme Profondeurs, Les chaussures italiennes ou L'oeil du léopard.

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Les enfants de l'eau noire - Joe R. Lansdale / Germania - Harald Gilbers / La moisson des innocents - Dan Waddell

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Je voulais tout de suite rassurer La petite souris (j'aime beaucoup son site), je ne veux pas du tout marcher sur ses plate-bandes, mais il se trouve que j'aime beaucoup le genre "polar" qui est un domaine vaste et j'en ai lu pas mal récemment. En voici une première série de trois. La suite, très bientôt.

Je commence avec Les enfants de l'eau noire (Editions Denoël, 350 pages) de John R. Lansdale (auteur des enquêtes avec Hap Collins et Leonard Pine) qui, après Les marécages, a à nouveau écrit une histoire très sombre qui se passe dans les années 30 dans l'est du Texas. Vivant dans des familles pauvres, Sue Ellen, Terry et Jinx, âgés de 16 ans découvrent par hasard le corps de May Linn, une de leur camarade qui a été lesté avec une machine à coudre dans le fleuve Sabine. May Linn rêvait d'Hollywood et c'est pourquoi les trois jeunes gens incinèrent le cadavre et décident d'emporter les cendres en Californie. Pour ce faire, ils volent l'argent d'un hold-up qui va leur permettre de payer leur voyage. Leur périple va connaître beaucoup de péripéties dont une rencontre avec un pasteur qui a un secret qui lui pèse. Ils voyagent sur un grand radeau tout en étant poursuivis par un shérif véreux et un être monstrueux surnommé Skunk. Le récit très vivant et haletant est écrit à la première personne, Sue Ellen étant la narratrice. En revanche, j'ai trouvé que la traduction n'était pas terrible. Je ne sais pas ce que vaut le texte original.

Dans Germania d'Harald Gibers (Editions Kero 415 pages), nous voici revenus en mai et juin 1944 à Berlin. Les bombardements sont incessants mais les Allemands croient encore à la victoire. Dans la capitale du Reich, une, deux puis trois femmes sont retrouvées mortes, nues et mutilées devant des monuments aux morts de la première guerre mondiale. L'enquête est menée par un gradé de la SS qui recrute Oppenheimer, un ancien policier méticuleux qui été déchu de ses droits car il est Juif. Oppenheimer n'a pas été déporté car il est mariée avec une aryenne et vit dans une maison "juive". Ce roman permet à l'écrivain de décrire la vie à Berlin pendant cette période trouble. En ce qui concerne l'intrigue, elle est très bien menée (je ne saurais dire si son argument est crédible), un bon premier roman à découvrir.

J'ai été contente de diminuer ma PAL en lisant le troisième roman de Dan Waddell, La moisson des innocents (Rouergue noir, 310 pages) paru en mars 2014. Dibb et Schofield ont été condamnés en 1992 à de lourdes peines de prison et pourtant ils n'étaient âgés que de 9 et 10 ans. Ils ont battu à mort un vieil homme, Kenny Chester, ancien mineur dans le comté de Northumberland. 20 ans plus tard, Dibb et Schofield libérés depuis quelques années et menant une vie discrète sous une nouvelle identité connaissent une fin tragique: l'un s'est immolé par le feu et le deuxième est empoisonné à la nicotine. L'inspecteur Grant Foster, que l'on a découvert dans Code 1879 et Depuis le temps de nos pères, est chargé de l'enquête. Il apprend qu'une liste de personnes ultraprotégées a été volée au ministère de l'intérieur. Sur cette liste figuraient le nom des deux victimes ainsi que celui de Nigel Barnes, le généalogiste et ami de Foster. J'ai beaucoup apprécié l'intrigue qui permet à Nigel d'apprendre des choses de son passé et en particulier qui étaient ses parents biologiques.


vendredi 2 octobre 2015

Boomerang - François Favrat / Maryland - Alice Winocour

Boomerang, du réalisateur Michel Favrat, est l'adaptation d'un roman homonyme (que je n'ai pas lu) de Tatiana de Rosnay, paru en 2009. Antoine Rey, 40 ans, père divorcé et chef de chantier, emmène sa soeur Agathe sur l'île de Noirmoutier où ils ont passé une partie de leur jeunesse. C'est sur cette île que leur mère est morte noyée trente ans auparavant. Au cours d'une conversation avec l'ancienne domestique de la famille, Antoine apprend que le corps de leur maman a été retrouvé à un endroit différent de ce qui avait été dit. Antoine, menant son enquête personnelle, découvre les secrets enfouis de sa famille. Son père et sa grand-mère (Bulle Ogier) ont essayé de gommer ce passé douloureux. Le spectateur apprend en même temps qu'Antoine la tragique vérité. Laurent Lafitte ainsi que tous les autres acteurs sont très bien dans leur rôle. Film à voir, qui est aussi conseillé par Alain.

Je passe à Maryland d'Alice Winocour. Ce long-métrage avait été sélectionné dans la section "Un certain Regard" au dernier festival de Cannes en 2015. C'est un film étrange où le scénario a peu d'importance. En revanche, une grande partie du film se concentre sur les sons (alarme de maison, sonnerie de téléphone, etc.), les bruits (de la pluie qui tombe, de pas, etc.), la musique (pas très mélodieuse). Et puis il y a Matthias Schoenaerts, dont le corps est magnifié par la caméra. C'est un film physique avec des moments de grande violence. Vincent (M. Schoenaerts) vient de revenir d'Afghanistan après avoir subi un stress post-traumatique. Il a des acouphènes qui le perturbent beaucoup. Il a du mal à rester dans un endroit clos, il a besoin d'air. Il accepte néanmoins un emploi de garde du corps dans une belle demeure (Maryland) où résident Jessie, l'épouse d'un homme d'affaires libanais (intermédiaire dans la vente d'armes) et Ali, son petit garçon. Vincent observe Jessie. Il semble fasciné par elle. En même temps, il perçoit assez vite qu'une menace pèse sur elle et son enfant. Le film peut rebuter à cause de certaines scènes sanglantes, mais, je le répète, il y a Matthias Schoenarts qui est vraiment bien. A vous de voir.

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mardi 29 septembre 2015

2084 - Boualem Sansal

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Après Le village de l'Allemand, 2084 (Editions Gallimard, 270 pages intenses) est le deuxième roman que je lis de cet écrivain. Boualem Sansal est né en 1947 en Algérie où il demeure. Par ses prises de position tant politique que religieuse, son oeuvre y est censurée. Je pense que 2084 ne va pas améliorer sa situation. 2084 peut s'apparenter à un roman qui se déroule dans le futur. Tout a commencé en 2084, où le "pays des croyants" est devenu l'Abistan, du nom d'Abi car désormais Yölah est grand et Abi est son fidèle délégué (suivez mon regard). L'Abistan est un immense territoire où la mécréance est bannie. L'économie n'est que religieuse. Les seuls voyageurs sont des pélerins qui suivent des routes balisées. Pendant des décennies, il y a eu une Grande Guerre Sainte, "La Char" aux millions de morts, qui a fait disparaître l'Ennemi. Maintenant, tout est calme sous l'oeil vigilant "big eye" d'Abi. Dans les soixante provinces d'Abistan, il n'y a que des interdits, de la soummission, des obligations cultuelles. Les gens sont en liberté surveillée. C'est le constat que fait Ati, le héros de cette histoire. Après deux ans d'absence, un en sanatorium pour soigner sa tuberculose et un an sur la route du retour, Ati revient dans sa ville de Qodsabad. Il se pose des questions sur tout ce qu'il voit, entend. Il commence à douter. Il est difficile de parler de ce roman tellement riche où chaque mot, chaque phrase a son importance. La lecture n'est pas forcément facile par moment mais comme Yölah, ce livre est grand. J'ai appris que ce roman était dans la première sélection de tous les prix littéraires de cette année. J'espère qu'il en aura un.

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samedi 26 septembre 2015

Agents très spéciaux: Code U.N.C.L.E - Guy Ritchie / Le prodige - Edward Zwick

Voici deux films plaisants mais pas inoubliables.

Je commence par celui réalisé par Guy Ritchie, Agents très spéciaux: Code U.N.C.L.E, une adaptation sur grand écran de la série télé des années 60 (dont j'avais vu plusieurs épisodes). L'intrigue du film est une sorte de "prequel" de la série. En 1962 ou 1963, en pleine Guerre Froide, Napoleon Solo (espion américain de la CIA) et Ilya Kuryakin (espion russe du KGB) sont à la recherche à Berlin est de la même personne, la fille d'un scientifique qui a fabriqué une bombe atomique et qui l'a vendue à des très "méchants". Les 10 premières minutes du film sont haletantes. Après, le rythme ralentit. Napoleon et Ilya sont ennemis de principe et ils vont se gêner mutuellement avant de s'allier pour désamorcer la bombe. La "méchante" de l'histoire est une belle et très grande italienne. Napoleon (comme dans la série) va essayer de la séduire tandis qu'Ilya reste en retrait. Il y a quelques trouvailles mais l'ensemble manque de folie et pas mal d'humour. Une suite est prévue mais vu que le film a été un "bide" aux USA, rien n'est moins sûr.

Je passe au film Le prodige d'Edward Zwick qui retrace la vie tourmentée du joueur d'échecs américain Bobby Fisher (1943-2008) depuis son enfance à Brooklyn dans le milieu juif russe dans les années 50 jusqu'au tournoi historique en Islande à Reykjavik en 1972 entre lui et le Russe Boris Spassky (Arnaldur Indridason s'est servi de ce tournoi comme toile de fond dans Le Duel). J'avoue que j'ai trouvé le personnage de Bobby Fisher absolument odieux, très conscient de sa valeur. Il est odieux avec tout le monde et en particulier avec sa mère. Il est tyrannique, ayant des revendications qui ont contribué de façon décisive, lors des tournois, à l'amélioration de la condition de joueur d'échecs professionnel, tant du point de vue financier que de l'organisation matérielle des tournois. Malgré ses origines juives, il est antisémite. Il semble avoir souffert de schizophrénie paranoïde. Tobey Maguire, coproducteur du film, fait une interprétation assez remarquable de ce personnage complexe. Et même si on ne connait pas les règles du jeu d'échecs (comme c'est mon cas), on n'est pas gêné pour comprendre ce film, que je conseille pour le sujet.

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mercredi 23 septembre 2015

Marguerite - Xavier Giannoli

Voici une histoire pas banale. Le réalisateur qui est aussi scénariste s'est inspiré de faits réels. En septembre 1920, un concert privé est organisé dans une belle demeure bourgeoise de la grande banlieue parisienne. Marguerite Dumont, maîtresse des lieux, se prépare à chanter. Elle est la vedette de la soirée.  C'est une femme riche qui dit de façon très naturelle quelque chose comme "L'argent n'a pas d'importance mais l'important c'est d'en avoir". Elle est mariée à Georges Dumont qui a un titre nobiliaire. Georges est attendu avec impatience pour le concert, alors que lui retarde ce moment le plus possible. On peut le comprendre, car dès que Marguerite commence à chanter, le public du concert et par la même occasion les spectateurs dans la salle de cinéma sont épouvantés par ce qu'ils entendent. Marguerite chante plus faux qu'une casserole. C'est épouvantable. Je vous laisse découvrir comment elle massacre l'air de la Reine de la nuit de La Flûte enchantée de Mozart. On a du mal à s'en remettre. A la fin de cette épreuve, Marguerite est néanmoins applaudie car personne n'a le courage de lui dire la vérité: Marguerite ne s'entend pas chanter. Beaucoup de gens plus ou moins bien intentionnés gravitent autour d'elle et profitent de ses largesses. Georges en fait partie même s'il éprouve des remords. Je ne vous en dis pas plus sur cette histoire tragi-comique. Le personnage de Marguerite n'est pas ridicule, on éprouve de la compassion. Catherine Frot est très convaincante dans son rôle. Les personnages secondaires ne sont pas uniquement des faire-valoir, en particulier Madelbos, le majordorme, homme à tout faire, photographe et premier admirateur de Marguerite. Un film que j'ai aimé et que je conseille.

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dimanche 20 septembre 2015

Voyage en Norvège - Vie à bord (de l'Express côtier)

Suite à des interrogations dans les commentaires sous mon billet concernant mon voyage en Norvège, voici quelques informations sur la vie à bord: l'express côtier ressemble à un palace flottant. Le (nombreux) personnel est norvégien. La vie est rythmée par les trois repas de la journée et par les excursions que l'on peut faire au cours des escales. Je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer car il y avait le paysage qui défilait sous mes yeux, soit à l'air libre soit derrière de très grands hublots (presque des baies vitrées). J'ai lu un ou deux livres que j'avais emportés dont La fractale des raviolis de Pierre Raufast (pas mal). J'ai noté qu'il y avait des personnes à mobilité réduite. Un voyage en bateau est idéal pour cette catégorie de personnes: il y a des ascenseurs, et certaines cabines sont aménagées en conséquence. Sinon, la compagnie Hurtigruten semble mettre un point d'honneur à faire de la bonne cuisine locale. Le soir, on était servi à table (le midi, c'était un buffet), et on nous servait un menu en rapport avec la région traversée. On a mangé en particulier de l'agneau et du poisson (du flétan délicieux ou de l'omble cavalier tout aussi savoureux). Le dernier soir, on a eu un buffet où étaient servis différents mets dont des pattes de crabe et du ragoût de renne. La viande de renne est très fine (comme celle du bison au Canada). Je dois dire que l'on n'a pas souffert du mal de mer malgré la mer agitée. Bref, je garde un excellent souvenir de ce voyage, en attendant ma prochaine croisière.

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