dimanche 20 décembre 2020

Palmarès cinéma 2020

Et bien, voici le temps de mon palmarès cinéma d'une année qui fut assez épouvantable pour des raisons sur lesquelles, je ne m'appesantis pas. Malgré les deux confinements, j'ai réussi à voir 68 films en salle. Ce qui est plutôt pas mal de mon point de vue. Chaque fois, avec le masque et la distanciation physique nécessaires.

Même si tous les films prévus par les distributeurs n'étaient pas au rendez-vous, même si le Festival de Cannes n'a pas eu lieu, il y a eu quelques pépites venues en particulier des pays d'Asie.

Voici mon propre palmarès de mes 10 films préférés par ordre de préférence. Les trois premiers sont déjà sortis en DVD et Bluray.

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Dans un jardin qu'on dirait éternel de Tatsushi Omori: ce film japonais permet de voir pour la dernière fois la regrettée Kirin Kiki, et l'histoire qui a un côté apaisant qui fait du bien. Je suis sortie très zen de la projection. Dans un des bonus du DVD, j'ai appris que le film avait été tourné dans la maison de la soeur de Kirin Kiki.

Séjour dans les monts Fuchun de Gu Xiaogang, magnifique film chinois. J'en redemande de cette qualité.

Lucky Strike de Kim Yong-Hoonun polar coréen au scénario bien construit et très malin

Benni de Nora Fingscheidt, une histoire terrible sur une gamine que l'on ne peut pas oublier. Un premier film d'une grande maîtrise.

Chained de Yaron Shani, un film israélien avec des acteurs presque tous non professionnels, un choc. C'est le premier volet d'une trilogie et c'est le plus réussi (à mon avis).

Eté 85 de François Ozon, un bon film du réalisateur avec deux jeunes acteurs formidables. 

Antebellum de Gerard Bush et Christopher Renz, j'ai été séduite par le scénario.

1917 de Sam Mendes pour la réalisation. On a l'impression que le réalisateur n'a fait qu'une seule prise en ne lâchant pas les deux acteurs principaux.

Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal - pour Patrick qui sait très bien braire quand il faut.

Tu mourras à 20 ans d'Amjad Abu Alaïa, un très beau film soudanais avec une histoire émouvante. C'est très dépaysant.

Voilà, mes choix ont été évidents, je n'ai pas hésité. 

J'espère qu'en 2021, les cinémas vont rouvrir et que l'on pourra voir plein de beaux films.

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jeudi 17 décembre 2020

Films vus en DVD en attendant la fin du deuxième confinement et du couvre-feu

Ayant un grand nombre de DVD chez moi, j'en profite pour voir des films pas vus depuis longtemps.

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Je commence par Chaînes Conjugales de Joseph L. Mankiewicz (1949) que je viens de me procurer tout récemment. Chaînes conjugales se passe quelque part dans une petite ville américaine. C'est l'histoire de trois femmes qui apprennent par une lettre écrite par une amie commune, Addie Ross, que celle-ci va partir avec le mari de l'une d'entre elles. Par des retours en arrière, on découvre la vie de Deborah, Lora Mae et Rita. Deborah a rencontré son mari alors qu'ils étaient tous les deux engagés dans la marine pendant la guerre. Depuis, Deborah a du mal à s'adapter à la vie civile et elle dépend financièrement de son mari. Lora Mae, elle, issue d'une famille pas très riche, a été longtemps courtisée par son employeur mais elle ne s'est pas laissée facilement séduire. Quant à Rita, elle écrit des feuilletons radiophoniques, elle gagne plus que son mari, simple professeur de collège (Kirk Douglas tout jeunot). Le film montre que la vie des femmes américaines de cette époque (et encore un peu aujourd'hui) n'était pas facile. En ce qui concerne Addie Ross, on ne la voit jamais mais on l'entend surtout quand le film débute et à la toute fin. Un film que j'ai beaucoup apprécié. Je ne vous dévoilerai bien évidemment pas quel est le mari qui sera infidèle (?) à sa femme. Dans les bonus du DVD, il y a la deuxième partie de l'interview de 1983 de Joseph L. Mankiewicz débuté dans Le château du dragon. Je l'ai trouvé très intéressante car il parle d'Hollywood, de sa rencontre avec Josef von Sternberg, Fritz Lang, W. C. Fields. On sent sa frustration de ne plus tourner. Il dit que les robots et les vaisseaux spatiaux, ce n'était pas pour lui. C'est un réalisateur qui aimait les grands acteurs et Dieu sait s'il en a fait tourner, de Brando à Liz Taylor, de Gene Tierney à Kirk Douglas, de Katharine Hepburn à Montgomery Clift, et Bette Davis, Ava Gardner, James Mason et son dernier film que j'aimerais bien revoir, Le limier (un chef-d'oeuvre, Sleuth en VO, 1972) réunissait Laurence Olivier et Michael Caine. Mankiewicz est décédé en 1993.

Justement, à propos à propos de Michael Caine, j'ai revu un film "noir" anglais qui se passe à Newcastle, La loi du milieu (Get Carter en VO) de Mike Hodges (1971) où l'acteur interprète le rôle de Jack Carter, un tueur qui exécute ses contrats sans état d'âme et avec méthode dans la région de Londres. Il apprend que son frère Franck, qui vivait à Newcastle, vient de mourir. Carter se rend aussitôt dans cette ville du nord-est de l'Angleterre et il se rend compte que la mort de son frère n'est pas accidentelle. Il mène une enquête qui va le faire devenir un justicier sans pitié. Je ne dirai rien de plus sur cette histoire car il y a du suspense jusqu'au bout, même si on peut deviner que tout cela va mal se terminer. Michael Caine est vraiment bien et il faut noter que l'histoire est ancrée dans l'époque avec les femmes court vêtues, les voitures, la musique très années 60. Un très bon film. 

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lundi 14 décembre 2020

Les princes de Sambalpur - Abir Mukherjee

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Après L'attaque du Calcutta-Darjeeling, je viens de terminer Les princes de Sambalpur d'Abir Mukherjee (Editions Liana Levi, 356 pages haletantes). Je l'ai préféré au premier tome. En juin 1920, c'est le début de la mousson, on retrouve le capitaine Sam Wyndham et le sergent Sat Banerjee à Calcutta. Ils sont les témoins directs de l'assassinat perpétré sur Adhir, un prince héritier (yuvraj) du royaume de Sambalpur situé dans l'Etat côtier d'Orissa dans l'Est de l'Inde. L'assassin se suicide peu après mais Wyndham n'est pas satisfait par ce dénouement. Il sent qu'il y a quelque chose de pas net dans cette histoire. Adhir avait reçu des messages de mise en garde peu avant son décès. Wyndham et Sat sont invités à assister à la crémation du prince à Sambalpur. Pour ce faire, ils vont parcourir plus de 650 km entre Calcutta et Sambalpur dans un train somptueux. Arrivés sur place, ils vont mener une enquête difficile car ils n'arrivent pas à savoir quel était le mobile du meurtrier. A Sambalpur règne un vieux Maharajah entouré de ses deux épouses (la troisième est décédée), de sa centaine de concubines et de plus de deux cent cinquante rejetons n'ayant aucun droit au trône. Punit, le frère cadet d'Adhir, doit devenir l'héritier de royaume de Sambalpur qui vit grâce à l'extraction de diamants, même si le gisement s'épuise. Ce livre permet au romancier de nous emmener dans une chasse au tigre, d'assister à des exécutions par éléphant, et surtout il nous fait visiter un zenana (logement réservé aux femmes en Inde), lieu où se trament des complots. Je ne vous dirai rien de plus sauf que je vous conseille cette lecture dépaysante avec une intrigue bien menée. J'espère que les deux titres suivants parus en Angleterre seront traduits bientôt. 

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vendredi 11 décembre 2020

Billet de (très) mauvaise humeur

Je ne décolère pas depuis les annonces du gouvernement hier soir (jeudi 10 décembre 2020). La culture en prend un coup: pas de cinéma, pas de théâtre, pas d'expos, pas de musées, pas de bibliothèque (?)... Qu'est-ce qu'il nous reste? Nos yeux pour lire (heureusement que le livre existe). Je ne comprends pas que l'on accepte que certains grands magasins soient ouverts en cette période des Fêtes dans lesquels il y a beaucoup de monde, et que l'on considère que les lieux de spectacles soient considérés comme dangereux. Moi qui suis allé deux fois au théâtre et plus de 40 fois au cinéma entre fin juin et fin octobre 2020, je peux témoigner que la distanciation physique y était respectée, et les gens gardaient leur masque pendant toute la durée du spectacle ou pendant la projection. J'adorais aller au cinéma pendant les fêtes de fin d'année. C'était un bon remède pour ceux qui ont tendance à déprimer pendant cette période (et il y en a). S'il faut aller manifester pour que les spectacles revivent, je suis partante. Après les grèves des transports à la fin de l'année dernière et la Covid cette année 2020... Vivement que cette période de "m...de" se termine.

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mardi 8 décembre 2020

Histoire du fils - Marie-Hélène Lafon

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Récompensé justement par le prix Renaudot cette année, Histoire du fils de Marie-Hélène Lafon (Buchet-Chastel, 170 pages) m'a énormément plu. L'histoire est ancrée dans le Cantal, le Puy de Dome et le Lot. On retrouve la très belle écriture de la romancière qui narre l'histoire de plusieurs personnes pendant tout le XXème siècle et qui se termine en 2008. 100 ans plus tôt, en 1908, Armand, un petit garçon de presque 5 ans meurt ébouillanté dans la cuisine familiale. Il avait un frère jumeau (Paul) et un petit frère (Georges). A 16 ans, Paul qui est en internat comme son frère Georges va séduire une jeune infirmière, Mlle Léoty, de 16 ans son aînée. Gabrielle (tel est son prénom) va se retrouver enceinte des oeuvres de Paul et accouchera d'un petit André en 1924 à Paris. Le fils du titre, c'est André, qui sera élevé par sa tante Hélène et son oncle Léon. J'ai aimé la construction du roman avec ses va-et-vient dans le temps. Et puis Marie-Hélène Lafon, c'est un style, une écriture fluide. Elle ne perd jamais son lecteur en route. Elle joue avec la ponctuation. On s'y habitue très vite.
"Les natifs de la Préfecture et de ses entours immédiats toisent volontiers les ressortissants des quatre cantons du haut pays, Allanche, Condat, Murat, Riom-ès-Montagnes, qu'ils appellent les gabatch, autrement dit les sauvages ; un mot craché, on l'écrit à peine et on le prononce à l'arrache, même si le pays bas ne saurait se départir tout à fait d'une sorte d'admiration sourde, mâtinée de crainte, pour les précieuses qualités d'endurance, de ténacité, voire d'opiniâtreté que l'on dit échues en rude partage aux sommaires indigènes du haut pays. Paul et Georges Lachalme échappaient en partie à ces étalonnages subtils, moins par leur extrace, on les savait peu ou prou fils d'aubergiste prospère, entiché de politique locale, et petits-fils de paysans, que par un charme qui n'avait pas de nom et leur tenait au corps." (p. 31).

Un roman dont j'ai savouré chaque ligne.

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lundi 7 décembre 2020

Les Falaises - Wolinski

Le procès des attentats de janvier 2015 vient tout juste de reprendre après avoir été suspendu pendant des semaines pour cause de Covid-19. De mon côté je (ta d loi du cine, squatter chez dasola) poursuis sans interruption mes hommages mensuels par, cette fois-ci, un billet sur un recueil de dessins de Wolinski, que je m'étais procuré il y a déjà plus d'un an et demi.

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Les Falaises
, 159 pages, Seuil, novembre 2018 (copyright Maryse Wolinski, pour les dessins). En 4e de couv', ces 5 lignes: Georges Wolinski a tout au long de son travail porté un regard à la fois léger et mélancolique sur la vie. Ses dessins de falaises témoignent de ce regard. Falaises mythiques de son oeuvre, dont il affirmait: "Tout Wolinski est dans les falaises".

Ce recueil, je l'avais acheté à Touques en mai 2019 (6e Salon du dessin de presse - exposition Wolinski & Dubout). Il est constitué d'une sélection thématique posthume ("l'idée du livre revient à Maryse" selon la "note de l'éditeur" qui ouvre l'ouvrage)? Je ne suis pas pleinement convaincu par les onze pages de préface d'Elisabeth Roudinesco (psychanalyste!) quand elle parle de la falaise selon Wolinski. Je dois cependant remarquer que trois des dessins qu'elle cite expressément figurent aussi dans mon "choix subjectif de citations" ci-dessous. Certains dessins sont plus célèbres que d'autres. Pour ma part, n'étant pas de la force d'une Elsa Cayat, les euphonies "à l'aise", "malaise" ou "balèze" qu'on pourrait mettre en lien avec le mot même de "falaise" ne me font pas "penser" à grand-chose... Je ne m'interdis bien entendu pas les anachronismes (les dessins ne sont le plus souvent pas datés).

P1120121 p.83: c'est un "Monsieur" qui râle?

P1120122 p.93: le haut lieu serait (aussi) dans la tombe...?

P1120129 p.151: ce dessin daterait de 1987, selon la préface... Aujourd'hui, c'est une "tablette" (de la loi...) qui serait à jeter, et plus un minitel?

P1120124 p.111: bien vu quant au refus de l'assistance.

Problemes_p140 p.140: en 2020, il paraît que le confinement peut amener des "remises en question" chez les couples?

P1120128 p.23: c'est dur de se comprendre, de bas en haut...

P1120126 p.149: un dessin hélas trop connu... 

P1120127 p.103: 2015, la mise en selle (au bord du gouffre?) d'un de nos deux anciens Présidents désormais... Mais qui est ce rapace (qualifié de vautour par Elisabeth Roudinesco)?

Au total, l'ouvrage présente plus de 75 dessins (surtout si l'on compte que certaines planches sont composées de nombreuses vignettes). Il faudrait quand même m'expliquer l'utilité de publier 39 "pages de gauche" vierges de tout dessin (pages blanches à part le numéro de page...). L'oeuvre publiée par Wolinski de son vivant compte bien d'autres dessins "falaisiens" qui auraient aussi pu figurer dans ce livre! Je vous en mets un des premiers qui me soit tombé sous les yeux lorsque je vérifiais... et je crois en connaître quelques autres dans les albums que je possède (je ne les ai pas tous reparcourus).

P1120119 A bas l'amour copain (1980), p.41.

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En vrac et encore en lien avec l'actualité, je vous extrais trois dessins non-falaisiens mais signés Wolinski d'un album daté d'avril 1995: Nous sommes en train de nous en sortir.

P1120130 A l'époque de ce dessin daté de 1994, je pense que le personnage de dos était donc le Président François Mitterrand... (on croirait du Sempé!).

1988: Giscard après l'avoir été, Chirac avant... P1120131

Valéry Giscard d'Estaing vient de mourir (à 94 ans, plus de 39 ans après avoir perdu l'élection présidentielle de 1981 à la fin de son septennat). Je suppose que, comme cela s'était passé à l'occasion du décès de Jacques Chirac, le prochain numéro de Charlie (mercredi 9 décembre 2020) contiendra le florilège des "couv'" sur lesquelles VGE a été représenté...

Désormais, il ne nous reste plus que deux anciens Président de la République (dont l'un a été battu à la fin de son quinquennat et l'autre n'a pu se représenter - cf. dessin "2015" des Falaises). Enfin, peut-être peut-on même déjà dire... deux et demi (même si l'actuel n'est pas / n'a pas encore terminé!).

P1120132 Et de notre crise de 2020, sommes-nous en train de nous en sortir?

*** Je suis Charlie ***

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vendredi 4 décembre 2020

Silex and the city volumes 7, 8 et 9 - Jul

Venant de terminer le nouveau Silex and the City, je viens de me rendre compte que je n'avais pas chroniqué les deux précédents.

Je vais réparer ces oublis.

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Je commence avec Silex and the City - 7. Poulpe fiction (Dargaud, 2016, 46 pages) dans lequel on retrouve la famille Dotcom, soit Blog, sa femme Spam, sa fille Web et son fils URL. Ils ont décidé d'accueillir un poulpe, un des nombreux invertébrés demandeurs d'asile qui viennent du Jurassique. Nous sommes toujours en 40 000 avant JC. Ils font cette bonne action après que Blog et Spam ont assisté à un naufrage de crustacés, reptiles et autres batraciens. Comme d'habitude Jul a pris un sujet dans l'air du temps et, en 2016, on avait beaucoup parlé du petit garçon échoué sur une plage turque. Jul évoque aussi le "Front Néanderthal" qui risque de gagner les prochaines élections. J'ai bien apprécié cet album que je n'avais pas relu depuis sa parution.

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Je continue avec Silex and the City - 8. L'homme de Cro-Macron (Dargaud, 2018, 46 pages) où sont mis à l'honneur E. Cro-Macron et Brigitte ainsi que la disparition de Johnny Habilis, que Blog trouvait ringard. Il est fait mention de la Zad de Roybon en Isère (Zone Arboricole à Défendre). Le pauvre Blog se retrouve en prison après avoir quitté le foyer conjugal. Spam aurait voulu que Blog soit un peu plus tendre envers elle plutôt que de s'endormir tout de suite. Heureusement qu'elle a "50 nuances de graisse" à lire. Les inégalités entre hommes et femmes est un des autres thèmes de cet album "En marche". Enki Bilal a participé à cet album pour deux planches.

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Je termine avec Silex and the City - 9. La dérive des confinements (Dargaud, 2020, 46 pages) qui bien entendu nous plonge dans un quotidien pas très drôle mais que Jul traite de manière humoristique. On retrouve les masques, la "mise en quaternaire", et les chasseurs-livreurs qui ne reçoivent aucune considération. Web vit mal d'être confinée avec ses parents. D'autant que Blog et Spam vont avoir quelques symptômes à cause du virus (perte d'odorat et du goût). Blog arrive à faire des réserves de paquets de "pattes" mais il n'arrive pas assez tôt pour cueillir des feuilles pour les toilettes. Un album distrayant malgré le sujet.

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mardi 1 décembre 2020

Nouvelles des flonflons... Vaccins à l'horizon? - N°8

Ce mois-ci, à défaut de foie gras, je [ta d loi du cine, "squatter" chez dasola] vais juste gaver un peu mes lecteurs-trices à l'aide d'infos grapillées au compte-goutte et compilées au jour le jour (donc, forcément, hétérogènes...).

Vaccin, demandez le vaccin, qui n'a pas son vaccin? Aux toutes dernières nouvelles, Interpol avertit sur le risque que les mafias ciblent les vaccins anticoronavirus. En voilà une bonne idée: rendre le vaccin aussi transgressif qu'une drogue... Est-ce que ça pourrait faire augmenter l'envie d'en consommer (au-delà de la faible proportion des Français à peu près convaincus)?

C'est pour un sondage: est-ce que vous n'avez pas l'intention de vous faire vacciner, ou bien est-ce que vous avez l'intention de ne pas vous faire vacciner? (n'en déplaise à tous ceux qui disent vouloir rendre le vaccin obligatoire!).

Conférence de presse de Castex jeudi 12/11/2020: le reconfinement est prolongé sur les deux prochaines semaines. Franchement, qui en doutait?

Absurdistan? Le magazine de centre gauche Die Welt s'étranglait à la vue des régles «repressives» (sic!) confinant, selon lui, à l'absurde en France, relate RTL (selon Le Point). 

Interlude: 120 cygnes confinés (grippe aviaire) à Bruxelles. Cocorico!
Et les sangliers, qui va y penser (à Bruxelles)?

Envolez-vous, en voilà? Un trafic de faux certificats de test négatif permettant d'embarquer sur des vols internationaux démantelé à l'aéroport d'Orly (entre 150 et 300 euros pièce), annonçait France Info (avec l'AFP) le 6 novembre. Pas entendu parler de fausse attestation pour convocation judiciaire ou administrative et pour se rendre dans un service public, en revanche...

Pour mes milliers de lecteurs qui possèdent un smartphone de marque Apple ET qui avaient chargé l'application StopCovid: toutes mes condoléances... TousAntiCovid aurait davantage de succès? Cette "mise à jour" qui a enterré StopCovid m'inspire la réflexion suivante. Les NTIC, c'est vachement bien (si, si...), tant que ça reste à sa juste place (je ne dirais pas "pour mieux vous servir", vu que pour moi cette locution est connotée assez négativement - elle annonce plutôt des embêtements qu'autre chose!). Mais le coup de vice (ou le tour de vis), c'est quand ça prétend devenir obligatoire. C'est pour quand, la loi imposant la possession d'un smartphone? Ou la puce RFID dans le cerveau? Et "en même temps" (marque déposée), je dis ça en râlant, pour faire réfléchir, plutôt que pour lancer une fausse rumeur...

On a régulièrement entendu parler des libraires. Mais le monde du livre, c'est toute une chaîne... Les Maisons d'édition se sont pris un "aller-et-retour" dans la figure. Le premier confinement les avait sonnées mais elles avaient éventuellement décalé leur planning de publication en l'absence de débouchés, d'activité des imprimeries, etc. Et là, d'un coup de revers de main (retour du confinement, deuxième!), elles ont dû prendre leurs dispositions alors que les ventes de fin d'années représentent une bonne part de ventes? Pas évident...

Infos contradictoires d'une semaine sur l'autre... D'abord, il semble que quand on a été touché par la Covid19, on puisse en conserver des séquelles aux poumons à long terme (risque de fibrome)? Et quand on fait partie des millions de personnes touchées par la fumée du tabac (activement ou passivement), est-ce que c'est encore plus grave, Docteur? Ah, on me souffle dans l'oreillette que les fumeurs seraient moins atteints par le virus. Alors, qu'est-ce qu'on attend pour prescrire le paquet à fumer sur ordonnance, bon sang?
Et non, d'un autre côté, finalement, ceux qui y auraient cru, je ne sais pas ce qu'ils auraient fumé...

Entendu parler d'un pays qui avait multiplié par douze ses capacités en lits équipés de respirateurs. Ça aurait été pas mal, pour nous, de passer de 6000 à 72 000... Bon OK, je suppose que c'est plus compliqué que de passer de 37 à 500 (en Amérique du Sud)! 

Désormais, le sujet du mois, ce ne sera plus que la saga des vaccins, et plus du tout le manque de moyens à l'hôpital... Qu'est-ce que vous pariez?

Pour finir, dites-moi: vous, au vu de la situation actuelle et des perspectives pour 2021, quels sont vos pronostics sur la date où les 67 063 morts (soit 0,1% de la population totale France au 01/01/2020 selon l'INSEE), liées à la Covid-19, seront atteints chez nous?

Pas très inspiré pour rigoler, ce mois-ci...
A suivre l'an prochain!

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dimanche 29 novembre 2020

La vengeance des cendres - Harald Gilbers

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Après Germania, Les fils d'Odin et Derniers jours à Berlin, je viens de lire La vengeance des cendres d'Harald Gilbers (Calmann-Levy, 439 pages haletantes). J'ai été contente de retrouver Richard Oppenheimer, l'ancien commissaire de la Kripo, renvoyé parce qu'il était juif et qui a vécu dans la clandestinité à Berlin pendant toute la deuxième guerre mondiale. On le retrouve en décembre 1946 avec sa femme Lisa et d'autres dans la demeure appartenant à Hilde, une femme médecin très amie avec le couple. Berlin est partagée en quatre secteurs, russe, français, britannique et américain. Les Berlinois souffrent toujours autant du froid (-20°) et surtout de la faim. Le marché noir n'a jamais aussi bien fonctionné dans une ville toujours en ruines. C'est dans ce décor qu'Oppenheimer va enquêter sur des meurtres étranges. Des hommes plutôt bien nourris sont retrouvés morts et dénudés avec une liste de noms de personnes tracés à l'encre noir sur les bras et les jambes. J'aime la manière dont Gilbers reste au plus près des personnages qui survivent comme ils peuvent dans une ville où par exemple, des bandes de gamins souvent orphelins chapardent tout ce qu'ils peuvent revendre, où il n'est pas facile d'afficher son homosexualité punie par l'article 175 du code pénal allemand datant de 1872 (qui a été appliqué jusqu'à 1994), et où les Russes et les Américains se regardent en chiens de faïence. Le roman se termine le 30 décembre 1946. J'espère que M. Gilbers ne va pas s'arrêter là. 

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jeudi 26 novembre 2020

Network - Sidney Lumet

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Plus de 40 ans après, j'ai revu Network de Sidney Lumet (1976). A l'époque, j'étais adolescente et j'avais trouvé le film un peu long. Pour tout dire, j'avais été moyennement emballée. Et bien, en le revoyant en 2020, j'ai changé d'avis. Le film n'a rien perdu de son actualité. En 1976, la télévision était le moyen de communication principal pour informer les gens. A l'époque, la presse écrite commençait à être un peu en perte de vitesse. Le réseau de chaînes de télé UBS vient de virer Howard Beale (Peter Finch) après vingt ans de bons et loyaux services en tant que présentateur du journal du soir. Et ce, malgré les protestations de Max Schumacher (William Holden). Le soir même à l'antenne, Howard annonce que dans une semaine, il va se suicider en direct. Cette nouvelle provoque une hausse immédiate de l'audimat. Flairant une aubaine, la nouvelle directrice des programmes très ambitieuse, Diana Christensen (Faye Dunaway) donne carte blanche à Beale qui devient un gourou pour des millions de spectateurs. Tout ce que Beale demande ou énonce provoque des réactions dans tout le pays. Jusqu'à ce que Beale devienne hors de contrôle. Aujourd'hui, la télévision a été supplantée par les réseaux sociaux pour en arriver à des résultats similaire. Le film est très bien réalisé avec des acteurs remarquables. Il faut noter la qualité des dialogues : c'est devenu rare. Le film a raflé quatre Oscars en 1977 dont l'Oscar du meilleur acteur amplement mérité à Peter Finch à titre posthume. L'acteur était décédé à 60 ans d'une crise cardiaque peu de temps avant la cérémonie. Je recommande vivement ce film. 

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