dimanche 4 septembre 2022

Vesper Chronicles - Kristina Buožytė et Bruno Samper

Suivant les avis de Pascale et Henri Golant, je suis allée voir Vesper Chronicles, un film lituano-belgo-français qui raconte une histoire, à moins que cela soit un conte pour adultes qui se passe dans le futur (j'espère lointain). Tout ce qui est biologique et organique a été génétiquement modifié et les écosystèmes se sont effondrés. Les animaux ont disparu ainsi qu'une grande partie des humains. Parmi les humains survivants, il y a des privilégiés qui vivent dans des citadelles et d'autres comme Vesper. C'est une gamine de 13 ou 14 ans qui survit dans une maison en forêt en compagnie de Darius, son père alité. Ce blessé de guerre parle par l'intermédiaire d'un drone qui ne quitte pas Vesper. Cette dernière est une enfant dégourdie et bio-hackeuse dans un monde où les plantes sont devenues hostiles à l'homme. Les semences existantes et qui se vendent cher, ne donnent plus qu'une récolte et deviennent stériles ensuite. C'est ce que Vesper voudrait changer. Peut-être y arrivera-t-elle un jour. Plus loin dans la forêt, dans un genre de communauté, vivent d'autres humains dont Jonas, le frère de Darius. C'est un être antipathique et destructeur qui voudrait que Vesper lui obéisse, mais sans succès. Quand un vaisseau venant d'une citadelle s'écrase en pleine forêt, une passagère appelée Camélia est recueillie par Vesper. Camélia se révèle différente de ce qu'elle semble être et va bouleverser la vie de Vesper. Dès les premières images, le spectateur est plongé dans un autre monde. Tout est gris, ocre, froid. Les scènes extérieures se passent pour la plupart du temps en forêt (le film a été tourné en Lituanie). Pour les réalisateurs, c'est un film sur l'espoir. Je veux bien les croire mais je n'en suis pas totalement convaincue. Un film que j'ai bien apprécié malgré sa noirceur. 

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jeudi 1 septembre 2022

Covid-19, mais de quoi parlez-vous? - N°29

Même si je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) n'ai pas en permanence été "connecté" à la presse durant le mois d'août 2022, mon impression est tout de même qu'on parle de moins en moins de notre "cher" Covid-19, globalement.

09/08/2022: les performances des footballeurs atteints par le Covid-19 baissent pendant plusieurs semaines. C'est affreux.

10/08/2022: je juxtapose deux informations. Dix milliards de dollars pour de nouvelles armes pour l'Ukraine. 89 millions de dollars pour déminer l'Ukraine. Par association d'idées (je suis très fort pour les associations d'idées...), ça me fait penser aux milliards de chiffre d'affaires pour les entreprises fabriquant les vaccins... et aux quelques millions accordés parcimonieusement aux hôpitaux.

Si vous manquez de pif après un épisode covid-19, et que vous avez plus de 60 ans... Ça ne sent pas très bon! 

Une prochaine vague annoncée, "probablement pour l'automne". Ah bah on peut pas dire qu'il fait pas le job, Monsieur le Ministre, hein... Va-t-on nous remettre sous cloche fin septembre?

 11/08/2022 : et encore un petit plaisir potentiel en perspective (le virus Langya pourrait sévir)... Vous croyez qu'on va louper le coche, ou pas?

26/08/2022: Moderna porte plaine contre Pfizer et BioNTech pour violation de brevet, selon Le Point (source AFP) et Le Journal du Dimanche (avec AFP). Les loups entre eux (enragés? Qui communique(nt)?). Tout ça tournera en eau de boudin et se terminera par un accord (au montant strictement confidentiel) portant sur quelques milliards de dollars (une broutille). Je suggère qu'on fasse comme pour Renault, à la fin de la guerre: qu'on les nationalise, ces "Big Pharma"! 

24/08/2022: rien à voir (a priori) avec notre covid, mais un article médical m'a fait rire. Moralité que j'en tire? Messieurs, mangez plus de yaourts. Mesdames, arrêtez d'en manger!

En cherchant dans des "bribes" d'informations que j'avais stockées sans en faire état au fil des mois, je retombe sur une information sortie le 21 février 2021 (dans le New York Times, à l'origine), concernant Trump: apparemment, il avait été davantage malade du Covid-19, en octobre 2020, que ce qui avait été rendu public à l'époque. Sans commentaire (et on l'a soigné, aussi? Sans AUCUN commentaire...).

Un article de septembre 2020 à propos de l'utilité du masque: finalement, il serait plus utile pour protéger les autres de moi (si je suis contagieux) que pour me protéger (si je suis exposé à la contamination). Cependant, diminuant la quantité de virus auquel je suis exposé, il contribuerait à aténuer la gravité des symptômes de la maladie (via une sorte de mécanisme de "vaccination"? l'article parle de "variolisation"!! [j'avais dû l'éliminer parce que "réservé aux abonnés"?]). Pas très clair, tout ça... Finalement, on n'en sait trop rien?

Depuis combien de temps ne nous parle-t-on plus du nombre de masques vendus chaque jour ou chaque mois? Où en est ce business? Moi, mes masques dits "jetables", je les garde, et les réutilise (après décontamination? Cette question!) aussi longtemps que les élastiques tiennent (c'est vraiment bâti fragile, bien sûr...). Au fait, est-ce que ce n'était pas à cause d'attaches devenues défectueuses que nos "stocks gouvernementaux" d'un milliard de masques avaient fondu, depuis la crise du N1H1?
Et, bien entendu, je les range soigneusement, après chaque usage, mes masques lavables utilisé, dans leur enveloppe individuelle. Et, si je suis masqué sur une longue période d'afflée, j'en change au bout de 4 heures. Heu... je suis vraiment crédible, là?

J'avais eu il y a déjà longtemps l'idée d'associer quelques bribes de culture populaire concernant Henri IV avec le covid-19 (mes fameuses associations d'idées). Allez hop, mieux vaut tard que jamais.
C'est Henri IV qui, mécontent de ne pas avoir été accueilli dans une ville par 100 coups de canon, demande à l'édile pourquoi. "- Majesté, il y a mille et une raisons. La première, c'est que nous n'avons pas de canon... - C'est bon, je vous dispense des 1000 autres." Pourquoi est-ce que tout le monde n'a pas téléchargé TousAntiCovid sur son smartphone?
C'est Henri IV, qui surpris par l'orage, se réfugie dans une pauvre masure, dont la toiture laisse passer des filets d'eau... Le Roi au maître des lieux: "- Mais enfin... pourquoi ne répares-tu pas ce toit? - Oh, Sire, avec cette pluie? - Soit... Mais quand il ne pleut pas? - Ha, Sire, alors ce n'est pas la peine!". L'hôpital pourra-t-il faire face à la prochaine vague?

Pour le moment, en tout cas, l'hôpital gère. Et si l'hôpital gère, tout va bien, non?

Toujours beaucoup d'intérêt à regarder la page wikipedia comparant les scores par pays... même si les scores sont certainement (faute de tests) sous-estimés dans certains pays.
En France: plus de 34,5 millions de cas confirmés en France à fin août 2022. J'aimerais bien savoir quels ont été le nombre de tests réalisés, le chiffre d'affaires correspondant, la marge réalisée par les différents acteurs de la "filière" par rapport à ce qu'a dépensé la sécurité sociale, et pour tout dire les bénéfices tirés de ce gros business?

Est-ce que, à une prochaine occasion, le gouvernement sera capable de faire confiance a priori aux Français? Par exemple, dire ce qu'il en serait de l'absence de masques ("on n'en a pas mais fabriquez-en vous-mêmes", plutôt que "ça ne sert à rien") ou de la fermeture des bars à 22 h (parce que accidentogènes alors que les hôpitaux ont autre chose à faire...)? 

Il n'est pas impossible que cette "revue de presse chronique" soit l'une des dernières que je rédige sur le sujet. Je ne sais pas si elle manquera à grand monde...

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mercredi 31 août 2022

Les roses de la nuit - Arnaldur Indriðason

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Grâce à Kathel (dont le billet renvoie à d'autres liens), je me suis rendu compte que je n'avais pas lu Les roses de la nuit (Points Seuil, 283 pages) d'Arnaldur Indriðason avec Erlendur. Une lacune de ma part que je viens de réparer. Et bien cette enquête avec Erlendur et ses deux adjoints m'a plu grâce à une intrigue bien menée. A Reykjavik, le corps d'une jeune fille, dont on connaîtra l'identité assez tard dans l'histoire, est retrouvé sur la tombe d'un homme célèbre, Jon Sigurdssonle, héraut de l'indépendance islandaise. Anna Birta, la victime, était une jeune fille paumée et droguée. Elle se livrait aussi à la prostitution. Erlendur et son équipe découvrent qu'elle venait des fjords de l'ouest tout comme Sigurdsson. Pour en venir à Erlendur, il est divorcé depuis longtemps et a des rapports houleux avec ses deux enfants, Eva Lind et Sindri. La première se drogue et le deuxième est alcoolique, et l'ex-femme d'Erlendur a des sentiments haineux envers son ex-mari. Malgré tout, Erlendur veut absolument savoir qui est le meurtrier et pourquoi Birta a été tuée. A partir de là, l'affaire prend une tournure plus sociale et politique. Arnaldur Indriðason aborde la question des quotas de pêche, de l'émigration, de la désertification de certaines parties de l'Islande à cause du chômage. Les émigrants doivent trouver à se reloger dans une ville comme Reykjavik. D'où le fait que l'on apprend que ceux qui rachètent les quotas de pêche et les promoteurs de logements sont les mêmes personnes. Et Birta dans tout ça? Je vous laisse découvrir la relation entre ce qui lui est arrivé et le reste. J'ai trouvé l'histoire passionnante avec des personnages comme Jonas auquel on s'attache. Je conseille ce roman qui se lit très vite. 

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lundi 29 août 2022

Comme un hibou au soleil - Maurice Denuzière

Encore un livre que j'ai (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) chiné vendredi 26 août 2022 chez l'un des nombreux libraires d'occasion que je fréquente à Paris.

P1150480Comme un hibou au soleil (1974, 188 pages dans cette édition LDP datant de 1984) se lit très vite et et agréablement. Un quidam (Félix, écrivain...) se laisse convaincre par un ancien copain de classe de devenir honorable correspondant d'un service secret français pour une mission faisant appel à son talent personnel (que laisse plus ou  moins deviner le titre). Et voilà notre "anti-héros" propulsé aux Bahamas, comme un poisson chinois, pour y rencontrer un "contact". Ce n'est qu'après quelques premières mésaventures qui l'ont laissé impavide qu'intervient cette rencontre. Le compagnon d'aventures de Félix s'avère être François, un vétéran du "service action". Et c'est parti pour quelques journées de "planque" dans un archipel isolé et désolé, mais avec au moins le soleil et la mer. Pour passer le temps, en plus de le forcer à s'entraîner à la natation, François ne manquera pas de [nous] servir un couplet patriotique sur le fait que, ancien résistant, il ne lui a pas été possible de reprendre ses études ni une vie "normale" après la libération, et qu'il a préféré consacrer sa vie, dans l'ombre, à lutter contre la subversion et pour protéger les citoyens insouciants dans ce monde resté si dangereux... Bref, au cours des pages, notre écrivain si candide au départ s'avèrera un tireur passable à la carabine, et même capable, à l'occasion, de tirs mortels. On se croirait dans un James Bond de la belle époque (mais avec davantage d'humour!), impliquant base secrète, organisation qui ne l'est pas moins et qui cherche à dresser les Etas-Unis contre l'URSS, sans oublier les "girls"... Heureusement que la France est là pour sauver le monde! Tout est bien qui finit bien quand arrive au rendez-vous (convenu par radio) la frégate Suffren... Ce navire de la Marine nationale, je sais qu'il a vraiment existé (actif entre 1969 et 2001). Pour le reste?!?

Je n'ai pas réussi à trouver de blog ayant parlé de ce "vieux" livre. Pour ma part, jusqu'à présent, je ne connaissais guère Maurice Denuzière (96 ans aujourd'hui même [29/08/2022]!) que par la saga Louisiane (1977-1987, j'en possède cinq tomes...). Pas mal de temps s'étant écoulé depuis, un nouvel épisode Louisiane ne serait-il pas envisageable, en y intégrant jusqu'aux décennies les plus récentes (chute du mur, interventions américaines ici ou là, changement climatique et ouragans, gaz de schiste... et coton bio)? Quitte à se faire assister par une plume plus jeune, comme l'a fait par exemple Arthur C. Clarke (sauf erreur de ma part) dans ses dernières oeuvres? Le dernier livre publié par M. Denuzière remonte à 2016 (sauf erreur de ma part - bis).

Quant à une série "Hibou"... J'ai juste vérifié (non sans mal pour dénicher l'info!) que L'Anglaise et le hibou, rédigé précédemment (en 1961), n'avait rien à voir avec notre nyc... (oups pardon, spoiler!) notre héros, mais tout avec une statue de Guy Lartigue. Pour Comme un hibou au soleil, ça n'a donc pas été le début d'une série à la "Langelot". Bon, il faut dire que Langelot est plus "jeune" [Bibliothèque Verte], il tue rarement et ne couche jamais - sauf erreur de ma part (ter). Quant à la Bibliothèque Verte telle que je l'ai connue, elle a disparu...

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vendredi 26 août 2022

Les vieux fourneaux 2, Bons pour l'asile - Christophe Duthuron / Beast - Baltasar Kormakur

Etant fan des six albums déjà publiés (le 7ème doit paraître le 4 novembre 2022), je suis allée voir la deuxième adaption cinéma de la série BD Les Vieux fourneaux. Le scénario a été écrit par Wilfrid Lupano (comme pour les BD). Je ne m'attendais à rien de transcendant. Et bien contre toute attente, j'ai aimé ce film sympathique et plein de bons sentiments. On retrouve les trois inséparables Pierrot, Antoine et Emile. A Paris, Pierrot (Pierre Richard) décide de partir avec six migrants qui étaient cachés dans un immeuble hausmannien du IXème arrondissement. Il les emmène dans le village de Moncoeur (jumelé avec Montcuq) dans le sud-ouest de la France chez Antoine (Bernard Lecoq), qui vit dans une maison située pas loin de celle de sa petite-fille Sophie. Les migrants découvrent avec étonnement la vie de province, ses bons et ses mauvais côtés. Entre le maire en pleine période électorale et quelques chasseurs curieux, les migrants ne sont pas les bienvenus mais ils s'adaptent. Deux d'entre eux qui viennent d'Afrique Noire sont bricoleurs (et joueurs de pétanque). Ils réparent un vieux tracteur appartenant à Berthe, la voisine irascible d'Antoine. Emile (Eddy Mitchell) est amoureux d'elle de longue date, mais quand il se présente avec son bouquet de fleurs, en guise d'accueil, il reçoit des pelletées de lisier en retour. Quant à Sophie, elle fait ses tournées avec son théâtre de marionnettes, "Le loup en slip". Le scénario du film reprend une bonne partie du tome 5 (Bons pour l'asile), et il y a des éléments du tome 4 (La Magicienne). J'ai passé un très bon moment et en plus, cela nous a donné envie, à mon ami Ta d loi du cine et à moi-même, de relire la série des Vieux Fourneaux. Un régal.

Je passe à un film nettement plus stressant, Beast de Baltasar Kormakur, qui se passe en Afrique du Sud. Le docteur Nate Samuels (Idris Elba) vient passer quelques jours en Afrique du Sud avec ses deux filles. Il est veuf depuis peu. Lui et ses deux filles sont logés par un vieil ami de Nate, Martin Battlles, qui est biologiste et proche des animaux sauvages. Dès leur première virée dans des paysages un peu désertiques, ils vont devoir affronter un lion vindicatif dont la famille a été massacrée par de méchants braconniers. Le lion est ivre de vengeance. Il n'épargne rien ni personne. Pendant plus d'une heure, on se demande ce que le lion va faire, il semble invincible. Je vous laisse découvir les différentes péripéties qui jalonnent le film jusqu'à la conclusion. Un film qui se laisse voir mais avec des moments qui font peur même si c'est du cinéma. Le seul point commun avec Le roi lion, c'est peut-être les images de synthèse?

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mardi 23 août 2022

Leila et ses frères - Saeed Roustaee

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En préambule, Leila et ses frères est selon moi le film étranger de l'année. Le réalisateur iranien Saeed Roustaee (La loi de Téhéran) est aussi le scénariste du film qui sort demain, mercredi 24 août 2022. Pendant 2H49 (non, non, le film n'est pas trop long), on suit quelques semaines dans la vie assez rude de la famille de Leila, une jeune femme d'une trentaine d'années toujours pas mariée. Elle est la seule fille au milieu de quatre garçons. Elle gagne à peu près sa vie et c'est la seule à vraiment tenir tête à Esmaïl, le père de la famille, un vieux monsieur à la santé fragile mais au mauvais caractère. C'est un tyran domestique. Parmi les quatre frères de Leila, un seul est marié et il est le père de cinq filles. Mais quand son épouse accouche enfin d'un petit garçon, c'est la joie dans la famille malgré la crise économique qui la touche durement. Ils sont criblés de dettes. De ce fait, Leila a l'idée d'acheter une boutique à crédit dans une galerie commerciale pour toute la famille. Elle s'attend à ce que son père les aide dans leur entreprise. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévues car le père a promis une importante somme d'argent qui le ferait devenir le nouveau parrain de sa communauté, la plus haute distinction de la tradition persane. Cette distinction aboutirait peut-être a ce que Esmaïl soit moins méprisé par de nombreuses personnes de sa connaissance. L'affiche représente le moment de gloire d'Ismaîl, même si elle sera éphémère. La famille va arriver au bord de l'implosion à l'issue de cette cérémonie. Certains dialogues entre les personnages sont très violents et démontrent bien le ressentiment entre les deux parents et les enfants. Leila est particulièrement virulente. Il faut saluer l'interprétation des acteurs qui ont presque tous joué dans La loi de Téhéran. Certains sont méconnaissables comme Navid Mohammadzadeh qui interprétait le "dealer" et Payman Maadi (qui interprétait le rôle du policier). Et je n'oublie pas l'actrice Taraneh Alidoosti qui interprète Leila: elle est magnifique. Le réalisateur né en 1989 confirme son grand talent.

Après La loi de Téhéran qui fut le grand film de l'été 2019, Leila et ses frères est le grand film de l'été 2022. Il est regrettable qu'ayant fait partie de la compétition officielle du dernier festival de Cannes, il n'ait reçu aucune récompense. Pour l'anecdote, j'ai vu le film en avant-première dans une salle climatisée très agréable le mardi 19 juillet dernier. Quand je suis sortie de la projection, j'ai eu l'impression d'entrer dans un four, mon téléphone affichait 40°. Il paraît que ce fut la journée la plus chaude à Paris. C'est bien d'aller au cinéma quand il fait chaud dehors.

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dimanche 21 août 2022

Monsieur Papa - Patrick Cauvin

Encore un billet de Ta d loi du cine, squatter... sur un "vieux bouquin" chiné dans les bacs de librairies d'occasion.

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Monsieur Papa, Le Livre de Poche N°5699, 217 p.

J'ai acheté il y a quelques jours ce livre que je dois posséder par ailleurs dans ma propre pochothèque depuis quelques décennies [1996, vérification faite]. C'est le genre d'achats que j'effectue dans les bacs d'occasion avec des "classiques de poche" à 30 centimes d'euros (0,50 centimes d'euros les 3 - ça ne vaut plus rien, un livre!). J'avais dans l'idée de le mettre dans l'armoire à livres du hall de chez dasola. Et puis, tant que j'y étais, je l'ai relu. Et tant que j'y suis, j'en tire un billet (mon précédent sur un roman de Patrick Cauvin remonte à 2010 - déjà). 

Par comparaison avec une autre de mes lectures (le premier roman de Maryse Wolinski, que je chroniquerai dans quelque temps), j'ai trouvé ce livre d'"enfance" reposant. Patrick Cauvin l'a écrit en se glissant dans la peau d'un gamin de 10 ans (Laurent), dont les parents sont séparés (c'est récent). Laurent préfère rester avec son père, qu'il appelle "Franck" (et en particulier l'accompagner lors d'un voyage prévu à l'étranger) plutôt qu'aller passer les prochaines vacances d'été avec sa mère et son nouveau compagnon. Et ce gamin, plutôt intelligent mais pas spécialement surdoué, va commettre plusieurs bêtises (vol, fugue, ...), pas tant pour "se faire remarquer" que pour se donner les moyens de parvenir à ses fins. Le "roman à la première personne" raconté à hauteur d'enfant (en toute candeur) est plutôt reposant. Ici, on ne trouve pas de problématiques "lourdes" ou glauques (du genre inceste, viol, harcèlement, drogue ou autres addictions, ni même "dys" quelconque ou questions sur le genre). L'époque ne s'y prêtait pas, me direz-vous - ou bien ces sujets n'étaient pas encore à la mode, la société n'y était pas sensible, et il n'existait aucun "marché" encore à ce sujet... Bref, ça se lit très gentiment. 

J'ai trouvé quelques mots sur Monsieur Papa sur un vieux blog dont le principal intérêt est de compiler aussi plusieurs entretiens avec Patrick Cauvin. Plus intéressant, l'avis de Jake (2014). Ou celui de Milou (dernier billet en 2020). 

Je me dis que ce genre de livre, paru il y a déjà quelques décennies (1976...) peut éventuellement interpeller quelques blogueuses-documentalistes (en CDI, en collège), pas forcément nées à sa sortie, mais toujours intéressées par des bouquins à proposer à leur lectorat... (je pense à Doc Bird, mais il y en a d'autres). Il semble qu'on puisse encore trouver sans problème Monsieur Papa en neuf ou en occasion. Le livre avait été adapté au cinéma en 1977, je ne l'ai (encore) jamais vu.

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samedi 20 août 2022

Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de Urturi

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Grâce à un excellent roman policier qui se passe à Vitoria, capitale de la province d'Alava au Pays basque en Espagne, je participe, pour la deuxième fois cette année, au challenge "Pavé de l'été" organisé par Brize que je remercie à nouveau.
Le silence de la ville blanche d'Eva Garcia Saenz de Urturi (Edition Pocket, 621 pages haletantes) se passe alternativement en 2016 et au début des années 1970. En 2016, dans la cathédrale Santa Maria, deux corps sont retrouvés. Il s'agit d'un garçon et d'une fille âgés de 20 ans. Entièrement nus, les mains posés sur les joues l'un de l'autre avec trois chardons (eguzkilore en basque), l'un entre leur tête et les deux autres à leurs pieds. La ville est en émoi et la police aussi, car cela rappelle des crimes qui se sont déroulés vingt plus tôt, où les victimes, retrouvées dans différents lieux de la ville, furent deux nourrissons, puis deux enfants âgés de 5 ans,  puis deux âgés de 10 ans et enfin 2 âgés de 15 ans. Ils avaient été empoisonnés par de l'If. A priori, le coupable, Tasio Ortiz de Zarate, avait été arrêté par son frère jumeau, Ignacio. Unai Lopez de Ayala, surnommé Kraken (depuis l'adolescence), un inspecteur de police qui est aussi profileur, mène l'enquête avec sa collègue Estibaliz Ruiz de Gauna. Unai est le narrateur des événements de 2016. Quelques jours après, d'autres crimes vont être perpétrés, les victimes sont cette fois-ci âgées de 25 ans, puis 30 ans, puis 35 ans. Cette fois-ci, le modus operandi a changé, avec l'injection d'une piqûre de rohypnol dans le cou et puis l'introduction de quelques abeilles dans la bouche fermée avec du sparadrap. Les abeilles piquent le fond de la gorge et les victimes meurent dans d'atroces souffrances. Les corps sont toujours disposés de la même manière dans d'autres lieux historiques de la ville. Ces crimes se déroulent en été pendant des fêtes comme le jour de la Blouse et puis de la Virgen Blanca (la patronne de Vitoria-Gasteiz). Ce roman qui se dévore en peu de temps m'a permis d'apprendre plein de choses sur une ville dont j'ignorais jusqu'à l'existence. Il donne envie d'aller visiter cette partie de l'Espagne pas loins de la frontière française. Sinon, Le silence de la ville blanche, dont je n'ai bien sûr pas raconté toute l'histoire, est le premier tome d'une trilogie. Je ne manquerai pas de lire les tomes suivants. Lire les billets de Richard, Eve-Yeshé et L'atelier de litote.

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mercredi 17 août 2022

Là où chantent les écrevisses - Olivia Newman

Je n'ai pas encore lu le roman de Delia Owens paru en 2020 que je viens d'emprunter en bibliothèque, mais j'ai vu en avant-première l'adaptation cinématographique de Là où chantent les écrevisses de la réalisatrice Olivia Newman. Le film sort en France aujourd'hui, mercredi 17 août 2022. Ce film assez classique comporte pas mal de flash-back qui retracent la vie de Kia Clark entre 1954 et 1969. Kia Clark, née en 1945, vit dans les marais de Caroline du Nord avec son père, sa mère et ses frères et soeurs. C'est la benjamine de la famille. Un jour, le père très brutal provoque le départ de sa femme et de ses enfants, sauf Kia qui ne veut pas partir. Elle se fait très discrète. Un peu plus tard, le père disparaît à son tour et Kia se met à vivre seule et se débrouille comme elle peut pour gagner un peu d'argent. Kia se déplace en barque à moteur et vit en harmonie avec la nature. Les seuls adultes qu'elle côtoie sont un couple de Noirs qui tiennent une épicerie. Ils s'attachent à elle. Kia devient une belle jeune fille qui est surnommée "la fille des marais" par les habitants de la ville voisine. Un jour, elle croise le chemin d'un garçon de son âge, Tate, qui sera son grand amour. Il lui apprend à lire et à écrire. Le jour où il s'en va pour poursuivre ses études, Kia est inconsolable, mais elle fait la connaissance d'un autre garçon, Chase Andrews, un fils de notable qui va mourir tragiquement. Meurtre ou accident? La thèse du meurtre est privilégiée et Kia est emprisonnée. Elle se croit condamnée d'avance, malgré qu'elle soit défendue par un avocat à la retraite qui, pour elle, a repris du service. C'est un joli film qui se laisse voir agréablement. Je ne connaissais pas les jeunes acteurs qui sont tous très bien. Comme je n'ai pas encore lu le roman, je ne sais si l'adaptation est fidèle ou non. En tout cas le film m'a plu. 

*****

PS du 09/09/2022 de ta d loi du cine ("squatter" chez dasola): dasola vient de m'autoriser à faire participer ses deux billets (livre et film) au "Mois américain 2022". Il s'agit de la 11e édition d'un "rendez-vous" bloguesque que s'efforcent aujourd'hui de perpétuer Pativore et Belette2991 (créatrice des logos) sous le titre "Le mois américain 2022 en solitaire". En effet, la blogueuse qui avait initié ce rendez-vous annuel, Titine75, avait renoncé à l'organiser de nouveau après la 9e édition de 2020

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dimanche 14 août 2022

Les filles qui mentent - Eva Björg Ægisdóttir

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Les filles qui mentent (Editions de la Martinière, 413 pages) est le deuxième roman de l'écrivaine islandaise Eva Björg Ægisdóttir traduit en français (le premier était Elma, que je n'ai pas encore lu). Le cadavre d'une femme est retrouvé dans un champ de lave. On l'identifie assez vite. Elle s'appelait Marianna Thorsdottir, elle avait trente et un ans et était mère célibataire d'une fille de 14 ans, Hekla. Marianna avait disparu depuis plus de six mois. Elma, une inspectrice de police, est chargée de l'enquête avec son équipe. A la suite de l'autopsie du corps, il s'avère que la victime a été assassinée alors que l'on pensait qu'elle s'était suicidée. On sait qu'elle n'est pas morte là où on l'a retrouvée. L'histoire se passe dans l'ouest de l'Islande entre Sandgerdi, Akranes, Borganes, Bifrost et le volcan Grabrok. J'ai trouvé ce roman haletant car il réserve beaucoup de surprises et de révélations dont la principale (p.294) que je n'avais pas vu venir. Un personnage dont je vous laisse découvrir l'identité raconte de manière chronologique sa vie depuis la naissance de sa fille, quatorze ans auparavant. En ce qui concerne le titre du roman ("Les filles qui mentent"), il en est pas mal question vers la fin du roman. Ce livre est vraiment très bien construit et le suspense nous tient en haleine jusqu'au bout. Une nouvelle romancière islandaise à suivre.

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