samedi 10 août 2019

L'homme aux deux ombres - Steven Price

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C'est un peu par hasard que j'ai choisi de lire ce roman, L'homme aux deux ombres du Canadien Steven Price (Folio Policier, 820 pages). J'ai été attirée par la couverture et par son résumé. J'en ai fait mon "Pavé de l'été" du challenge de Brize. Il s'agit du deuxième roman de l'écrivain, qui arrive à tenir relativement en haleine le lecteur avec une histoire plutôt ténue. Il ne se passe pas grand-chose. Il y a quelques rebondissements mais rien de spectaculaire. La plus grande partie de l'histoire se passe en 1885 à Londres, en pleine époque victorienne. Un Américain, William Pinkerton, le fils d'Allan qui a créé la célèbre agence de détectives Pinkerton, est venu en Angleterre pour essayer de retrouver un certain Edward Shade (Ombre). En effet, dans les papiers de son père tout juste décédé, William a retrouvé un dossier au nom d'Edward Shade ainsi qu'une photo d'une certaine Charlotte Reckitt. Il va être aidé par des inspecteurs de Scotland Yard et par Adam Foole, un homme mystérieux qui lui veut retrouver l'assassin de Charlotte, dont on a retrouvé le corps démembré, en particulier la tête dans la Tamise. Le récit est ponctué de flash-back se déroulant pendant la guerre de Secession en 1862, où l'on fait la connaissance d'Edward Shade.
Le récit est bien mené, mais il aurait peut-être gagné à être raccourci d'une centaine de pages. Un roman qui se laisse lire malgré tout.

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mercredi 7 août 2019

Lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles - Bernard Maris

Comme annoncé il y a quelques mois, je (ta d loi du cine, squatter chez dasola) poursuis aujourd'hui ma découverte de l'oeuvre de Bernard Maris, assassiné chez Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, avec cette fois-ci la présentation de sa Lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles (142 p., Points Economie n°E57, 2003).  

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Ce livre initialement paru aux éditions Albin Michel en 1999 a bénéficié, en 2003, d'une préface où Bernard Maris revient sur la (récente alors) affaire Enron (faillite en décembre 2001) pour rappeler que, "à quinze jours de la mise en faillite (la plus grosse faillite de l'histoire américaine après celle de World Com), une majorité d'analystes et une banque d'affaires, Goldman Sachs pour ne pas la nommer, encourageaient encore le peuple à acheter du Enron". Et ce n'est que le premier des exemples cités d'erreurs des analystes avant un krach boursier.

Bien évidemment, je trouve difficile, voire impossible, de résumer un tel ouvrage, où figurent un ou deux exemples par page, à l'appui d'une démonstration que je simplifierais en disant qu'en économie, la seule chose qu'on devrait savoir, c'est qu'on ne peut pas savoir. Après avoir convoqué les "grands anciens" et les économistes de renom, Bernard Maris déconstruit pour nous la notion même de "système économique". Plus exactement, il montre qu'ils sont justement trop bien construits, et faits pour rester abstraits plutôt que pour être crus opératoires. Une citation (p.45): "tout ce qui se dit en économie est invérifiable, insanctionnable, mais en revanche parfaitement démontrable, comme le contraire est parfaitement démontrable. L'économie, comme l'inconscient, la métaphysique, la religion et le vaudou, ignore le principe de contradiction". L'escroquerie (si je puis dire) consiste à laisser penser que cette "Science" permettrait de prendre des décisions dont les résultats soient prévisibles (j'ai failli ajouter "à l'avance"). p.42: "La politique n'a aucun droit, je dis bien aucun droit, à utiliser la "science" économique". On appréciera aussi la litote qu'il exhume d'une publication de l'INSEE datant de 1986: "les conjoncturistes disposent d'outils de plus en plus perfectionnés: indicateurs, enquêtes, comptes trimestriels. Pour autant, les progrès de la prévision ne sont pas manifestes." Parce que la transparence n'est qu'une illusion, contrée par le "hors-bilan" ou l'argent noir, parce que, fondamentalement le capitalisme ne peut exister que dans l'opacité et l'asymétrie d'information. p.75: "et que l'on réfléchisse un peu: si tout se savait sur tout (si la transparence existait) personne ne ferait de profit. Les profits n'existent, particulièrement en Bourse, que parce que l'on ne sait pas ce que font les autres: on anticipe, ce qui n'est pas pareil". L'imposture consiste bien à faire passer pour une "science dure", ou "science exacte", un "objet d'observations" [passées] où interviennent aléatoirement facteurs humains, théorie des jeux... et autres éléments "imprévisibles".

Tout le monde en prenant pour son grade, et pas seulement les "théoriciens", il appelle à sa tribune (sinon son tribunal) les praticiens, les "grands responsables", parce qu'ils font croire qu'ils savent ce qu'ils font. Michel Camdessus, Directeur Général du FMI de janvier 1987 à février 2000 (après la sortie de la première édition du livre, donc) se fait essorer durant une douzaine de pages, parmi d'autres. Je vais juste évoquer les titres des presque derniers chapitres, suffisamment parlants en eux-mêmes: 13. Experts ["l'expert est la bête noire de ce livre" - p.17]. 14. Penseurs. 15. Economistes et journalistes. 16. Economistes et politiques. 17. Et Dieu dans tout ça?

Alors, certes, les exemples cités remontent à avant 1999, à une époque où, savons-nous aujourd'hui, l'illustre jeune inconnu Macron venait tout juste de rater Normale Sup avant d'intégrer Sciences Po (bien avant d'entrer à l'ENA). Mais on ne va pas, en plus, reprocher à Bernard Maris de ne pas être en mesure d'actualiser ses informations avec des analyses contemporaines!

Voici enfin, pêle-mêle, quelques citations non encore mentionnées mais que j'ai trouvées particulièrement savoureuses (pour les remettre dans leur contexte, ... lisez donc le livre!). p.15 (attribuée à [Jacques?] Attali, mais malheureusement non sourcée?): "[un économiste] est celui qui est toujours capable d'expliquer le lendemain pourquoi la veille il disait le contraire de ce qui s'est produit aujourd'hui". p.10, une citation de Lawrence Summers (pour laquelle il relève plusieurs sources en 1992), que je trouve particulièrement immonde: "Les pays sous-peuplés d'Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l'air y est d'un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico. Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays moins avancés. Une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où les salaires sont les  plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversés là où les salaires sont les plus faibles est imparable". p.62: l'économie moderne n'est qu'un "patchwork" de micro-modèles (...) sans cohérence, sinon celle du calcul coûts bénéfices [financiers - ai-je compris]. De modèles ad hoc, bricolés, pour un problème à traiter, comme on fait une maquette d'autoroute, avant la véritable autoroute, sans savoir pourquoi ni pour qui on trace une autoroute.

Je voudrais mentionner aussi dans cet article (qui ne sera sans doute pas le dernier que je consacrerai à Oncle Bernard) quelques informations que j'ai trouvées sur une "Chaire internationale" inaugurée en novembre 2018 à Toulouse: "Le but de la Chaire UNESCO Bernard Maris Économie Société est de continuer à faire vivre la pensée de Bernard Maris, de nourrir le pluralisme, de pratiquer l’interdisciplinarité, et de faciliter les recherches sur les thèmes qui lui étaient chers tels que l’écologie, l’histoire de la pensée économique et l’histoire économique, la valeur, la richesse, l’échange, la justice sociale, la coopération, le savoir et la gratuité." Selon ce qui figure sur le site de l'association des diplômés de l'IEP de Toulouse (dont Bernard Maris a été diplômé en 1968 et où il enseigna à partir de 1994, avant de rejoindre l'Université Paris 8 en 1999), "Cette chaire internationale d’économistes citoyens est portée par Sciences Po Toulouse, l’association ALLIance Sciences-Société (ALLISS) et la Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH). Elle bénéficie du label UNESCO car ses objectifs ont été jugés conformes à l’œuvre de rapprochement entre les peuples par la culture, la science et l’éducation. Elle vise à développer l’« économie autrement », une économie pluraliste solidement ancrée dans les sciences humaines et sociales, et à promouvoir l’économie citoyenne, une économie à l’écoute et au service des citoyens. « Politiques régionales d’innovation, transition et soutenabilité » est le thème retenu pour sa première année." Des questions de financement semblent se poser (puisqu'il est fait appel à du "financement citoyen"...).

Voici aussi quelques autres blogs qui ont parlé de ce livre: Litterama (les femmes en littérature), Un blog sur la planète (nsdp), CnR Midi-Pyrénées, L'Oeil de Brutus, avant ou après le 7 janvier 2015. Un article du blog de Bats0 y piochait en décembre 2011 des exemples à l'appui d'une démonstration...

Pour conclure, je laisse la parole à Jacques Littauer (qui a repris le flambeau d'une chronique d'économie critique (à défaut d'être atterrée?), dans Charlie), N°1381 du 5 janvier 2019, p.5: « comme le disait Bernard Maris, les maths "éliminent les littéraires, les sociologues, psychologues, les penseurs un peu sceptiques, les doux, les philosophes". Il savait un petit peu de quoi il parlait. »

*** Je suis Charlie ***

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mardi 6 août 2019

Les Faussaires de Manhattan - Marielle Heller

Quand je suis allée voir Les faussaires de Manhattan, je m'attendais à voir une comédie, du fait que le rôle principal est interprété par Melissa McCarthy que j'ai découverte dans Les flingueuses et Spy (deux films hilarants). Et bien pas du tout, c'est plutôt une comédie dramatique (avec plus de drame que de comédie). Les faussaires de Manhattan s'inspire d'une histoire vraie qui a commencé en 1991 à New-York. Lee Israel (Melissa McCarthy) est une femme écrivain qui a écrit des biographies sur des personnalités un peu oubliées. Elle a du mal à joindre les deux bouts pour payer son loyer dans un appartement dans la 86ème rue et pour soigner sa chatte de 12 ans, qui est malade. Lee n'est pas une femme commode. Elle est négligée, son appartement est un dépotoir et elle boit un peu trop. Elle ne fait rien pour se mettre à son avantage. Un jour, pour pouvoir payer son loyer et le reste, Lee a l'idée de falsifier des lettres d'écrivains ou de personnes célèbres (mais plus très à la mode) comme Noël Coward, Dorothy Parker ou Fanny Brice. Soit elle les crée de toutes pièces en les tapant sur de vieilles machines à écrire, soit elle dérobe de vraies lettres dans des bibliothèques universitaires qu'elle remplace par des fausses. Elle les revend auprès de libraires spécialisés qui n'y voient au début que du feu. Elle est aidée dans son entreprises par Jack Hock (Richard E. Grant), un homosexuel qui a couché avec tout Manhattan. Ces deux êtres ne sont pas très fréquentables mais attachants. Bien entendu, ils vont être démasqués. Melissa McCarthy dans un registre relativement dramatique est remarquable. Un film à voir pour les acteurs et pour New-York.

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samedi 3 août 2019

Factory - Yuri Bykov

Je suis allée voir Factory de Yuri Bikov (sorti le 24 juillet 2019), car j'ai été attirée par le sujet et par le fait que cela se passe en Russie. Comme l'écrit Pascale, le film est prenant dès les premières images. L'histoire se passe presque exclusivement de nuit ou aux petites heures du jour. Un homme marche sur une route droite jusqu'à une usine immense mais un peu décrépite. Cet homme, Le Gris, a préféré marcher plutôt que de prendre la navette. Il trouve cela "trop bruyant" alors que dès qu'il passe la porte de l'usine où se fabriquent des barres métalliques, le vacarme est indescriptible. C'est le jour où le patron, un oligarque russe sans état d'âme et pas très honnête, déclare à tous les ouvriers que l'usine va bientôt fermer car pas assez rentable et qu'ils n'auront pas leur salaire dans l'immédiat. Le Gris, un ancien soldat (l'acteur est excellent), a l'idée d'enlever Kaluguine, l'oligarque, et de demander une rançon. Il arrive à convaincre cinq ouvriers de le suivre dans cette entreprise hasardeuse. A part Le Gris, tireur d'élite, les autres, avec des armes trouvées chez eux, se révèlent pas du tout à la hauteur de la situation qui va suivre. En effet, ils doivent affronter la garde rapprochée de l'oligarque et la police (suite à un appel anonyme). Le siège de l'usine va durer une nuit et révéler les caractères des protagonistes des deux côtés. J'ai beaucoup aimé la scène où Le Gris dit ses quatre vérités à Kaluguine. J'ai été passionnée de bout en bout par ce long-métrage qui j'espère, ne passe pas trop inaperçu. Lire le billet de Wilyrah.

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mercredi 31 juillet 2019

Le roi lion - Jon Favreau

J'ai hésité à aller Le roi lion de Jon Favreau, n'ayant pas trop aimé le dessin animé sorti il y a 25 ans. J'ai eu un peu peur que ça me déplaise devant les cinq premières minutes avec ces animaux qui parlent humain. Ensuite, je me suis laissée porter par les images et l'animation. J'ai été bluffée par ces animaux que l'on croirait vrais au milieu de cette savane africaine. Et bien ils sont entièrement artificiels. Les ordinateurs font vraiment des merveilles. Entre le film de 1994 et celui sorti cette année, les histoires sont identiques avec pratiquement les mêmes plans. Je ne me rappelais plus le rôle central des hyènes. Cette histoire qui s'inspire en partie d'Hamlet se passe donc en Afrique dans une tribu de lions. Mufasa vient d'être papa et son fils Simba est présenté à toute la faune alentour. Le frère de Mufasa, Scar (balafre, cicatrice), ronge son frein. Il est jaloux et veut devenir roi à la place de son frère qu'il hait. Avec toute sa persuasion, il rallie les hyènes à ses côtés. Accusant Simba de la mort de Mufasa, Scar le chasse du clan. Après une période d'errance, Simba trouve du soutien de la part de Timon, un suricate, et Pimbaa, un phacochère "grassouillet" mais courageux. Le film permet de réécouter la chanson "Hakuna Matata" avec une musique d'Elton John. Le long-métrage dure presque deux heures et il n'y avait que des adultes dans la salle. Personnellement, je trouve qu'il y a, comme dans le dessin animé, des passages un peu effrayants pour les tout-petits. Un film aussi recommandé par Pascale.

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dimanche 28 juillet 2019

L'usurpateur - Jørn Lier Horst

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L'usurpateur (Gallimard, série noire, 444 pages) est le troisième roman que je lis de l'écrivain norvégien Jørn Lier Horst. L'intrigue est haletante. Viggo Hansen, un proche voisin de William Wisting, l'inspecteur de police dont on a suivi les enquêtes dans Chiens de chasse et Fermé pour l'hiver, est retrouvé mort momifié dans son fauteuil devant la télé allumée. On apprend que cela faisait quatre mois qu'il était décédé, et, n'ayant aucune famille, personne ne s'est inquiété de lui. On conclut à une mort naturelle. Line, la fille de Wisting, décide d'écrire un article au sujet d'Hansen pour le journal dans lequel elle travaille. Pour ce faire, elle interroge des personnes qui ont connu Hansen. En parallèle, William Wisting commence une enquête avec ses collègues sur une mort suspecte. Le corps d'un homme a été découvert sous des branches de sapin. Curieusement, il est décédé à peu près en même temps que Viggo Hansen. Le récit alterne entre l'enquête de police et l'enquête journalistique. Le rythme de l'histoire m'a fait un peu penser aux romans d'Indridason. On prend son temps, on interroge. On n'est pas dans la violence et les éclats de voix. Lire le billet d'Actu du noir.

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Je profite de ce billet sur un roman policier pour rendre hommage à Claude Le Nocher, disparu en février 2019 et dont j'ai appris le décès tout récemment. Il écrivait un billet par jour et j'avais constaté que depuis le 19 février dernier, il ne publiait plus rien. J'espère que son blog restera en ligne un moment. C'était un passionné de littérature policière. Il va manquer.

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jeudi 25 juillet 2019

L'oeuvre sans auteur - Florian Henckel von Donnersmarck - Disparition de Rutger Hauer (1944-2019)

Henri Golant et Pascale ont beaucoup apprécié le film allemand L'oeuvre sans auteur sorti en deux parties de 1H30 environ chacune. Et bien moi aussi, je me rallie à eux. J'ai aimé ce film classique qui se passe entre 1937 et 1966 en Allemagne entre Dresde et Dusseldörf. En 1937, Elisabeth May, une très jolie jeune femme, emmène, Kurt, son neveu âgé de 6 ans, voir une exposition sur l'"Art dégénéré" où Chagall côtoie Picasso et Kandinsky. Elisabeth, quelque peu exaltée, va payer de sa vie son comportement dans cette Allemagne nazie où toute personne considérée comme débile ou folle était jugée irrécupérable. C'est le professeur Seeband, gynécologue renommé, qui scelle son destin. Kurt grandit, perd ses deux oncles tués au combat, assiste de loin à la destruction de Dresde, voit son père pendu (ce dernier s'est suicidé) et tombe amoureux d'Ellie, la fillle de Seeband, qui, après avoir été un fervent nazi, épouse l'idéologie communiste. Il voit d'un mauvais oeil la relation entre Kurt et Ellie. Et malgré toutes ses manigances que je vous laisse découvrir, rien n'y fait. Kurt et Ellie sont de plus en plus amoureux et soudés. Juste avant la construction du Mur de Berlin, ils vont tous passer à l'Ouest. Devenu étudiant à 30 ans, aux Beaux-Arts à Dusseldörf (il triche sur son âge pour être accepté), Kurt très doué en peinture et en dessin, se souviendra d'Elisabeth. Elle l'influencera de manière posthume. Elle lui a donné des conseils comme de ne jamais détourner le regard. Il commence à faire peindre des tableaux d'après des photos. Ce sont de beaux moments du film. Je conseille de voir les deux parties dans la même journée. D'ailleurs, quand on vu la première partie, on n'a qu'une hâte, c'est de voir la deuxième.

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Sinon, j'ai appris avec tristesse la disparition de l'acteur néerlandais Rutger Hauer, inoubliable Roy Batty, le réplicant dans Blade Runner de Ridley Scott (1982). Dans Hitcher de Robert Harmon (1986), il interprétait un auto-stoppeur psychopathe qui faisait très peur. Je me rappelle ausse de lui dans Ladyhawke, la femme de la nuit de Richard Donner (1985) et dans La Légende du Saint-Buveur d'Ermano Olmi (1988). Il avait fait une petite apparition tout récemment dans Les Frères Sisters de Jacques Audiard. Et j'avais lu qu'il avait créé, aux Pays-Bas, une fondation pour la recherche sur le Sida.

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lundi 22 juillet 2019

Neil Armstrong et Buzz Aldrin ont marché sur la Lune, il y a 50 ans

J'avais 7 ans mais je n'ai aucun souvenir de l'alunissage d'Apollo 11 qui s'est passé en juillet 1969. En revanche, j'en ai profité pour relire tout récemment Objectif Lune et On a marché sur la lune, deux albums d'Hergé parus en 1953 et 1954. On voit Tournesol qui pique une grosse colère quand on le traite de "zouave", les Dupondt qui confondent 1h34 et 13h34 et leur problème de cheveux, Milou avec un scaphandre à sa mesure, Haddock qui planque son cher whisky dans deux gros livres, un "méchant" pas sympa et une fusée à carreaux rouges et blancs très reconnaissable.                       

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Et vous, est-ce que vous vous rappelez de juillet 1969 ? Et avez-vous lu les deux albums de Tintin?

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vendredi 19 juillet 2019

Joël, une enfance en Patagonie - Carlos Sorin

Après Historias minimas (2002), Bombon el Perro (2004), La fenêtre (2008), Jours de pêche en Patagonie (2012), voici le 5ème film que je vois du réalisateur argentin Carlos Sorin. Dans Joël, une enfance en Patagonie, on fait la connaissance de Cecilia, professeur de piano, et de Diego, ingénieur forestier, qui vivent dans une petite ville près d'Ushuaïa en Patagonie qui, ne pouvant avoir d'enfant, avaient fait un an plus tôt, une demande d'adoption d'un enfant de six ans maximum. Cependant, ils acceptent qu'on leur confie en préadoption Joël, un petit garçon de 9 ans. Ce jeune garçon a un lourd passé entre sa mère qui l'a abandonné, sa grand-mère qui l'a élevé quelque temps et un oncle qui purge désormais une peine de prison. Joël ne répond que si on lui pose une question. Avec ses cheveux hirsutes, il ressemble à un gitan. Cecilia et Diego font tout ce qu'ils peuvent pour qu'il se sente à son aise et s'intègre mais ce n'est pas facile car Joël ne réagit pas vraiment. En revanche, dans l'école où on l'inscrit, il se fait tout de suite remarquer par son comportement et par le discours qu'il fait aux autres élèves qui sont plus jeunes que lui. C'est par les réactions des parents de ces enfants que les choses commencent à dérailler. Le personnage de Cecilia est le plus intéressant et le mieux écrit. J'ai beaucoup aimé ce film sauf la conclusion qui une fois de plus n'en est pas une. Lire le billet de Pascale.

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mardi 16 juillet 2019

Tolkien - Dome Karukoski

Je n'ai jamais lu Le Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien (eh oui, personne n'est parfait), mais mon ami, si. C'est lui qui m'a entraînée pour voir ce film. Et je ne le regrette pas du tout. J'avais aimé les deux premières parties de la trilogie réalisée par Peter Jackson, moins la troisième. Toujours est-il qu'il n'est pas nécessaire de connaître forcément l'oeuvre de Tolkien pour apprécier ce film qui narre surtout les 25 années premières années de J. R. R Tolkien, né en Afrique du Sud en 1892. En 1916, lorsque l'histoire commence, Tolkien gît dans la boue, grelottant de fièvre dans les tranchées de la Somme. Il se remémore des moments de sa jeunesse avec son jeune frère (qu'on ne voit pas beaucoup dans le film). Leur mère morte prématurément avait l'habitude de leur raconter des histoires fantastiques. Grâce aux relations d'un prêtre, ami de la mère, les deux frères ont été confiés à une parente vivant en Angleterre. En faisant appel à sa passion des langues et du langage, il va obtenir une bourse à Oxford et étudier la philologie. Entretemps, il fera partie d'un club d'amis, le "Tea Club Barrovian Society", qui se réunissait dans un endroit appelé "The Barrow" à Birmingham. Il rencontre aussi Edith, qui sera l'amour de sa vie. J'ai trouvé par moment qu'on s'approchait de l'univers visuel du Seigneur des anneaux de Peter Jackson. Cela m'a aussi fait penser au Cercle des poètes disparus de Peter Weir. J'ai été frappée par la reconstitution de combats de la guerre de 14-18. Il y a des moments prenants. Un film classique très bien joué et qui m'a émue. Lire les billets d'Anne et Pascale.

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