dimanche 1 janvier 2017

Meilleurs voeux pour 2017

 JE VOULAIS SOUHAITER A TOUS MES BLOGUEURS FIDELES ET AUX AUTRES, UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2017 SUR LE PLAN PERSONNEL; SURTOUT UNE BONNE SANTE ET LA REUSSITE DANS VOS  PROJETS.

QUE L'ANNEE 2017 EN GENERAL SOIT PLUS FAVORABLE QUE 2016! (On peut rêver).

P1030890 Un ara sur l'ïle Royale au large de Kourou en Guyane (octobre 2016)

P1030892 Le même ara avec l'ïle du Diable dans le fond (avec la petite maison prison où a vécu le capitaine Alfred Dreyfus pendant 4 ans)

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samedi 31 décembre 2016

La Montagne rouge - Olivier Truc

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Pour une fois, je ne vais pas être gentille avec un écrivain. Monsieur Truc, pour votre prochain roman, relisez ou faites relire votre manuscrit. Dans La Montagne rouge (Editions Métailié, 498 pages), le troisième opus avec la police des rennes, j'ai relevé des redites dans un même paragraphe. La faute de français "mettre à jour" (actualiser) au lieu de "mettre au jour" quand on découvre quelque chose (un squelette par exemple) revient très souvent, je l'ai notée au moins dix fois dans le texte. J'ai aussi été agacée par le fait qu'Olivier Truc narre plusieurs histoires en parallèle qui n'ont pas beaucoup à voir les unes avec les autres. L'histoire annexe avec l'antiquaire qui collectionne les crânes avec l'aide d'un groupe de femmes marchant avec des cannes nordiques pourrait faire l'objet d'un roman à part entière. Ces différentes histoires se passent entre le 14 septembre et le 20 octobre en pays Sami, côté Suède. Sous une pluie diluvienne, dans l'enclos à rennes sur la Montagne rouge où les Samis procèdent à l'abattage des rennes, un squelette sans tête est mis à au jour. Ce squelette qui date du XVIIème se retrouve au centre d'un procès se déroulant à la Cour suprême de Stockholm: lesquels, des éleveurs sami ou des forestiers suédois, étaient là (la région de la Montagne rouge) les premiers et sont donc propriétaires des terres? Klemet et Nina vont mener l'enquête pour retrouver le crâne: Sami ou Scandinave? J'ai trouvé la lecture de ce roman laborieuse malgré la présence de Klemet et Nina. Olivier Truc aborde pas mal de sujets (sur l'anthropologie raciale en particulier) sans les appronfondir, et cela nuit à la narration. Dommage car j'avais beaucoup aimé Le dernier Lapon, un peu moins Le détroit du Loup (déjà trop long).

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mercredi 28 décembre 2016

Baccalauréat - Christian Mungiu

Voici un film qui aurait pu figurer dans mon palmarès de cinéma 2016 mais je n'avais pas encore écrit de billet à son propos. Je viens de le voir pour la deuxième fois car j'avais une lacune concernant l'épilogue. Baccalauréat qui a reçu le prix de mise en scène (mérité) au dernier festival du film de Cannes en 2016 est très bien pour beaucoup de raisons. Le réalisateur s'attache à son personnage principal qu'il ne lâche pratiquement pas pendant les deux heures que dure le film. Le docteur Romeo Aldea est de presque de tous les plans. Pendant quelques jours, il aura recours à des moyens plus ou moins honnêtes pour que sa fille Eliza réussisse son bac avec une moyenne de 18/20, note nécessaire pour qu'elle parte étudier la psychologie à Cambridge en Angleterre. L'histoire se passe en Roumanie de nos jours. Aldea, séparé de sa femme, est un médecin respecté et honnête. Il est revenu en Roumanie en 1991 plein d'illusions. Assez désenchanté, il ne veut pas que sa fille reste dans ce pays sans avenir et prêt à toutes les compromissions. La veille des examens, sa fille est agressée. Aldea  va frapper aux portes des gens qui peuvent l'aider: un ancien maire, un policier, un responsable d'examen. Mungiu décrit une Roumanie où tout le monde aide tout le monde. Chacun rend service à l'autre quand c'est nécessaire, même au mépris de la loi. Adrian Titieni qui interprète Romeo Aldea est remarquable. Il aurait aussi mérité un prix à Cannes. Je conseille.

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dimanche 25 décembre 2016

Palmarès cinéma 2016

En ce jour de Noël et comme je le fais tous les ans, voici mon palmarès cinéma totalement subjectif avec la liste de mes 22 films préférés en 2016 sur les 112 que j'ai vus. J'ai dû faire un choix parmi une trentaine de long-métrages qui m'ont le plus marquée. Il faut noter que j'ai retenu 4 films sud-coréens. Il n'y a pas d'ordre de préférence.

Sully de Clint Eastwood: un Eastwood sobre qui m'a passionnée.

Mademoiselle de Chan-Wook Park: pour les deux jeunes actrices, l'histoire et la beauté des décors et des costumes. Un de mes coups de coeur de l'année.

The Strangers de Hong-jin Na: un film sud-coréen entre polar et fantastique: une réussite.

Dernier train pour Busan de Sang-ho Yeon: un film de zombie mais pas que. Une réussite aussi.

Manchester by the sea de Kenneth Lonnergan: des longueurs mais un bon film d'acteurs. Casey Afflleck devrait rafler un Oscar.

Souvenir de Bavo Dufurne: quand je suis sortie de la salle, j'avais la "pêche". J'ai acheté dans la foulée le CD de Pink Martini.

Merci patron! de Francois Ruffin: un docu-fiction très réussi et souvent amusant. On peut comprendre que M. B. Arnault n'a pas dû beaucoup l'apprécier.

Janis: Little Girl Blue d'Amy Berg: j'ai découvert Janis Japlin grâce à ce documentaire. Je le recommande.

Les délices de Tokyo de Noami Kawase: un film poétique dont l'histoire m'a touchée.

Zootopie de Byron Howard et Rich Moore: une réussite totale des Studios Disney.

L'avenir de Marion Hansen-Love: Isabelle Huppert est excellente et crédible en prof de philo.

La passion d'Augustine de Lea Pool: l'histoire se passant dans les années 60 dans un internat religieux de filles nous permet d'entendre de la musique classique jouée et chantée avec beaucoup de talent et d'enthousiame.

The Witch de Robert Eggers : cette histoire étrange et horrifique se passe au XVIIème siècle. A voir même si la fin ne m'a pas totalement convaincue.

Love and Friendship de Whit Stillman: adapté d'une nouvelle de Jane Austen, un plaisir des yeux et des oreilles, et Kate Bekinsale est à l'aise dans son rôle.

Julieta de Pedro Almodovar: un des grands oubliés du dernier festival de Cannes. Superbe portrait de femme.

La tortue rouge de Michael Dudok de Wit: film d'animation poétique très beau visuellement.

Man on High Heels de Jing Jang: pour les scènes de combats très bien chorégraphiés et pour l'acteur principal magnifique vêtus de ses habits féminins.

Le fils de Jean de Philippe Lioret: une histoire émouvante où l'acteur québécois Gabriel Arcand fait merveille.

Un petit boulot de Pascal Chaumeil: une adaption réussie du roman de Iain Levinson.

Comancheria de David Mackenzie. Un réalisateur britannique qui filme l'Amérique frappée par la crise économique. Percutant!

Frantz de François Ozon. Un film qui m'a agréablement surprise. Très beau noir et blanc et Paula Beer est une actrice à suivre.

Premier contact de Denis Villeneuve: les extra-terrestres sont des heptapodes qui communiquent par jets d'encre dessinant des cercles. Magnifique.

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J'en profite pour vous souhaiter un joyeux Noël à tous.

Voici une photo prise en septembre 2015 en Norvège du côté du cap Nord qui peut évoquer la période de Noël.

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jeudi 22 décembre 2016

Souvenir - Bavo Defurne

Dans Souvenir de Bavo Defurne, Isabelle Huppert est comme toujours sensationnelle en ancienne chanteuse du prix de l'Eurovision (arrivée 2ème), qui travaille désormais dans une usine qui conditionne des grosses terrines de pâté. Liliane, dont le nom de chanteuse était Laura, est une femme très seule, froide et distante, elle reste à l'écart de ses collègues. Quand elle rentre du travail, elle boit un peu et regarde des jeux télévisés.  C'est alors que Jean apparaît dans sa vie. Jean (joué par Kévin Azaïs), c'est un jeune ouvrier intérimaire qui veut se consacrer à la boxe dans la catégorie "poids léger". Il reconnait la chanteuse que fut Liliane. C'est un genre de coup de foudre qui va les unir. Jean décide de devenir le manager de Liliane, qui accepte après quelques réticences. C'est Isabelle Huppert qui chante. Elle a elle-même choisi des chansons du nouvel album de Pink Martini sorti en novembre 2016. C'est un régal. Un film qui donne la pêche! Bien évidemment, je le conseille, et il ne dure qu'1H30. Voici un lien audio vers la chanson principale, "Joli garçon".

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lundi 19 décembre 2016

Tabou - Ferdinand von Schirach

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Voici enfin le dernier des cinq romans de la rentrée littéraire que j'avais évoqués dans mon billet du 14 septembre 2019. Je l'ai terminé depuis un moment mais je ne savais pas trop comment en parler. Tabou (Gallimard, 224 pages) de Ferdinand Von Schirach narre une histoire étrange. Sebastian Von Eschburg, photographe de renom, est accusé d'avoir tué une jeune fille. Il doit être bientôt jugé même si on n'a pas retrouvé la victime. Il a demandé à être défendu par un grand avocat qui l'innocentera, je vous laisse découvrir comment. Là, je viens de vous résumer la deuxième moitié du roman. Jusqu'à la page 133, l'écrivain nous raconte l'adolescence et le passage à l'âge adulte de Sebastian qui vécut dans le manoir familial décrépit entre son père et sa mère. Il restera traumatisé par le suicide de son père (sans raison apparente) après un retour de la chasse. Je ne dirai rien d'autre de ce roman où il est question de vérité et de réalité, et où, comme dans ses livres précédents, von Schirach donne une place importante au monde de la justice. J'ai aimé ce roman qui se lit vite. Surprenant.

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vendredi 16 décembre 2016

Manchester by the Sea - Kenneth Lonergan

Je suis allée voir Manchester by the Sea (de Kenneth Lonergan) un peu par hasard. Je ne connaissais pas du tout l'histoire et je pensais que l'acteur américain Casey Affleck, le frère de Ben, avait tourné un film en Angleterre à Manchester. Et bien pas du tout. Plusieurs villes portent le nom de Manchester aux Etats-Unis. La plus grande partie de l'histoire se passe à Manchester-by-the-sea, une petite ville balnéaire du Massachussetts sur la côte est des Etats-Unis. Quand le film démarre, on fait la connaissance de Lee Chandler (Casey Affleck), le gardien d'un ensemble de quatre immeubles à Boston. Il parle peu, évite de créer des liens avec les résidents. Il vit dans une pièce en sous-sol éclairée par deux soupiraux. Il apprend la disparition brutale de son frère Joseph d'une crise cardiaque pendant qu'il péchait sur son bateau avec un ami. Lee devient le tuteur de Patrick, son neveu âgé de 16 ans, la maman étant partie sans laisser d'adresse depuis des années. Le film alterne le passé et le présent. On apprend ainsi les événements tragique qu'a vécu Lee sur fond d'adagio d'Albinoni. Ce film multi-récompensé et en route pour les Oscars se laisse voir pour les acteurs, mais les 2H18 que dure le film se font sentir. J'ai trouvé certaines scènes superflues et on aurait aimé que le réalisateur accélère le rythme. Personnellement, je n'ai pas été très émue par cette histoire qui pourtant comporte quelques scènes poignantes.
Lire les billets de Pascale (emballée), Chris, Alex-6 et Wilyrah (pas enthousiaste pour sa part).

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mardi 13 décembre 2016

Tu tueras le père - Sandrone Dazieri

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Tu tueras le père de Sandrone Dazieri (Editions Presse Pocket 724 pages) est un thriller qui se lit bien malgré sa longueur. Il m'avait été recommandé (avec petite coccinelle!) par ma libraire que je remercie. La jeune commissaire Colomba Caselli, âgée de 32 ans, reprend du service après un long congé dont on apprendra la cause au cours de l'histoire. Elle souffre encore d'angoisse. Pour retrouver un jeune garçon qui vient d'être enlevé, elle va demander de l'aide à Dante Torre. Ce dernier, âgé de d'une quarantaine d'années, avait été enlevé à l'âge de 6 ans et enfermé dans un silo dans la banlieue de Rome pendant 11 ans. Il n'a jamais pu voir son ravisseur qui a priori s'est suicidé. Dante souffre de nombreux troubles comme la peur du noir, et dort sur la terrasse de son appartement. Il n'arrête pas de se gaver de tranquillisants et aime boire des cocktails. Le "père" du titre fut son bourreau qui pour le punir l'obligeait à se donner des coups violent sur sa main gauche qui s'est atrophiée. Colomba et Dante forment un duo cabossé par la vie auquel on s'attache rapidement. Ils vont mener une enquête douloureuse car il semble que le ravisseur de Dante ait de nouveau frappé, 25 ans après qu'on l'ait cru mort. Et il n'agit pas seul. Je vous laisse découvrir la résolution de cette intrigue aux vastes ramifications. En mai 2017, un deuxième volet doit paraître. Je le lirai certainement quand il paraîtra en poche.

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samedi 10 décembre 2016

Premier contact (Arrival) - Denis Villeneuve

Premier contact, le nouveau film du Canadien Denis Villeneuve, ne s'oublie pas de sitôt. Le spectateur sort de la projection dans un état particulier. Louise Banks (Amy Adams, très bien), une linguiste reconnue, s'apprête à faire son cours dans une université. Peu d'étudiants sont présents. En effet, le monde entier a les yeux rivés sur les dernières nouvelles à la télé. Douze engins spatiaux de forme ovoïde, arrivés on ne sait comment, flottent au-dessus du sol, immobiles. Ils sont dispersés un peu partout sur la Terre. Un se trouve dans le Montana aux Etats-Unis. C'est là que Louise et une équipe de militaires et de scientifiques vont s'efforcer de communiquer avec les êtres du vaisseau spatial. Derrière une paroi transparente, on devine des êtres se déplaçant grâce à sept tentacules. Ces heptapodes assez impressionnants ont une peau ressemblant à celle d'un éléphant. Ils communiquent en lançant des jets d'encre circulaires sur la paroi: c'est très beau. Louise arrivera à comprendre le langage très complexe de ces entités venues d'ailleurs. Il faut saluer le réalisateurpour avoir traité le sujet de manière originale. L'image dans les tons bleu gris donne une harmonie à l'ensemble. Le message pacifiste fait beaucoup de bien, mais il faut adhérer à ce que raconte et montre le réalisateur et passer au-dessus de quelques invraisemblances. Lire les billets de Pascale et Wilyrah très enthousiastes.

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mercredi 7 décembre 2016

Sully - Clint Eastwood

Le nouveau film de Clint Eastwood (86 ans) m'a beaucoup plu. Sully (diminutif du nom de famille Sullenberger) raconte en particulier les 208 secondes (3 minutes et demie) que dura l'amerrissage en catastrophe d'un Airbus sur le fleuve Hudson qui borde l'ouest de New-York, le 15 janvier 2009. Chesley Sullenberger, pilote de ligne depuis 42 ans, et son copilote, Jeff, font décoller un avion de l'aéroport de La Guardia avec 155 passagers. Dès que l'avion prend de l'altitude, une nuée d'oiseaux est happée par les réacteurs qui s'arrêtent de fonctionner. Sully décide au jugé, après réflexion et sans perdre son sang-froid, d'amerrir sur l'Hudson, estimant que c'était la seule solution pour sauver des vies. Sully en compagnie de Jeff vont passer par plusieurs commissions pour expliquer et convaincre pourquoi ils ne sont pas retournés à la Guardia pour atterrir. On voit le sauvetage des passagers les pieds dans une eau à 2°. Heureusement que les secours sont arrivés sur les lieux très vite. Le film est passionnant. Les acteurs sont parfaits dans leur rôle. Un des bons films à voir en cette fin d'année. Lire le billet de Pascale aussi enthousiaste que moi.

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