samedi 21 décembre 2013

Bilan lecture 2013

Avant de faire mon bilan ciné annuel, je vous propose mon palmarès lecture 2013.

J'ai lu environ 80 livres (BD comprises) dont 38 romans policiers (je ne les ai pas tous chroniqués).

J'ai retenu 10 titres: cela semble peu, mais, en définitive, j'ai eu très peu de coups de coeur. Voici ma liste par ordre décroissant:

Confiteor de Jaume Cabré : 770 pages d'un grand plaisir de lecture.

Dans l'ombre de la lumière de Claude Pujade-Renaud : superbement écrit.

Hilarion de Christophe Estrada : un roman policier historique de très bonne tenue, j'espère que l'écrivain ne s'arrêtera pas là.

2666 de Roberto Bolano : pour le premier segment qui fait 150 pages.

Etranges rivages d'Arnaldur Indridason : le plaisir de retrouver Erlendur faire une enquête dans le passé.

Tokyo Zodiac murders de Soji Shimada : un roman policier dans lequel l'écrivain demande au lecteur de résoudre plusieurs devinettes.

Le trésor de la baie des orques de Kenneth Cook : exotique en diable.

Les fiancées d'Odessa de Janet Skeslien Charles : pour l'histoire.

Wallflower de William Bayer : si vous ne connaissez pas William Bayer, essayez avec ce roman.

L'analphabète qui savait compter de Jonas Jonasson : ce deuxième roman de l'écrivain est presque aussi trépidant que le premier.

Sinon au moins 150 romans m'attendent dans ma PAL, mes piles se multiplient mais je reste zen car j'aime avoir des livres autour de moi. Et vous?

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mercredi 18 décembre 2013

Là-haut, tout est calme - Gerbrand Bakker

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Voici un roman aussi reposant que son titre français, Là-haut, tout est calme de Gerbrand Bakker (Editions Folio, 370 pages), le premier roman de l'écrivain qui depuis a publié Le détour (chroniqué par eeguab). Helmer, la cinquantaine, le narrateur de l'histoire, nous raconte sa vie quotidienne avec son père grabataire et tyrannique dans la ferme familiale où il prend soin de brebis, de vaches et de poules. Helmer narre aussi son passé. Il a perdu son jumeau Henk dans un accident de voiture trente-cinq ans auparavant. Helmer et Henk étaient indissociables et inséparables jusqu'à ce qu'Henk rencontre à 18 ans Riet, une jeune femme très jolie. A partir de ce moment-là, tout a changé et Helmer est resté seul. C'est Henk qui aurait dû reprendre les rênes de la ferme familiale, mais Riet et le destin en ont décidé autrement. Depuis lors, Helmer qui avait commencé des études universitaires mène une vie assez recluse dans la ferme égayée seulement par la présence des fils des voisins qui l'aident pour les animaux. Quand le roman commence, Helmer vient d'installer son vieux père au premier étage de la ferme et il en profite pour faire du nettoyage et de la décoration. Helmer ne s'est jamais marié et ne s'est jamais vraiment remis de la mort de son jumeau. Puis arrive un invité inattendu que je vous laisse découvrir. J'ai trouvé ce roman reposant et très agréable à lire parce que la narration est assez neutre mais précise. Le roman est écrit au présent et on ne s'ennuie pas une minute. Je vous le conseille tout comme Aifelle qui en parle très bien ainsi que Dominique. Keisha est plus mitigée.

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dimanche 15 décembre 2013

Le démantèlement - Sébastien Pilote

je vous conseille de ne pas louper Le démantèlement, film québécois de Sébastien Pilote, s'il passe par chez vous. Gabriel (Gaby) Bouchard, un "niaiseux" de 63 ans - comme le surnome un voisin -, vit de l'élevage d'agneaux et brebis depuis 40 ans. Il est le seul des trois frères Bouchard à s'être occupé du très conséquent domaine. En effet, en plus de la bergerie, il possède beaucoup de terrain, une grande remise et une très belle maison, dans laquelle il vit seul, séparé de sa femme depuis plus de vingt ans. Père de deux filles, il ne les voit que très rarement: l'une, Marie, est mère de famille, et l'autre, Frédérique, est actrice de théâtre et se produit à Montréal. Et Gaby prouve qu'il aime ses filles en prenant une décision radicale: vendre tout afin que sa fille Marie (qui lui annonce qu'elle se sépare de son mari) puisse rembourser ses dettes. Gaby va démanteler son domaine en vendant tout aux enchères. Avant d'en arriver là, il recherche un appartement, essaie de renouer avec sa femme, tient tête à ses deux frères, essaie de se débarrasser de son chien (moi j'en avais le coeur serré). Gaby est un brave homme qui veut que ses filles soient heureuses, c'est tout ce qui compte. Je suis sortie assez remuée par ce film d'autant plus que Gabriel Arcand (le frère du réalisateur Denys Arcand), qui interprète Gaby et qui a l'âge du rôle, est vraiment très bien. Il joue avec une grande sobriété. Donc, je le redis, je vous conseille ce film.

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jeudi 12 décembre 2013

The lunchbox - Ritesh Batra

Voilà The Lunchbox, un film que je vous conseille absolument, et quand vous sortirez de la projection, vous n'aurez qu'une envie: aller dans un bon restaurant indien, car vous aurez faim après avoir aperçu les plats odorants que prépare Ila. Ila est une jeune femme indienne qui vit à Bombay. Comme des milliers d'autres, elle prépare un casse-croûte à l'indienne à son mari dans une lunchbox (littéralement une boîte à déjeuner). Elle décide de se surpasser pour reconquérir son mari qui semble aller voir ailleurs. Elle compose des mets odorants et goûteux qu'elle répartit dans des boîtes métalliques cylindriques empilées formant un ensemble. A Bombay, plusieurs milliers de ces lunchbox sont acheminées par plus de 5000 livreurs qui en principe ne se trompent jamais de destinataire. Une chance sur un million qu'il y ait eu une erreur (selon une étude de l'université d'Harvard qui s'est penchée sur le sujet). Et bien, justement, la lunchbox d'Ila est livrée accidentellement à un homme, dans la cinquantaine, à un mois de la retraite. Solitaire et pas très sociable, Saajan Fernandes apprécie ce repas. L'après-midi, les mêmes livreurs retournent les boîtes vides chez les expéditeurs. Le soir, en voyant la réaction de son mari, Ila se rend immédiatement compte qu'une erreur de livraison s'est produite. Elle glisse dans la lunchbox du lendemain un mot au destinataire inconnu. Une correspondance s'ensuit. C'est un film qui fait du bien. Saajan, veuf depuis plusieurs années, recommence à s'ouvrir aux autres, à se sociabiliser. Ila, elle, va réussir à s'émanciper de son mari: on la voit vivre plus ou moins cloîtrée à la maison, conversant avec sa voisine (que l'on ne voit jamais). Je vous laisse découvrir toute la finesse de cette histoire. C'est frais et rafraîchissant. J'espère que ce premier film de Ritesh Batra va sortir partout en France. Lire les billets d'Alex et Chris.

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lundi 9 décembre 2013

Casse-tête chinois - Cédric Klapisch

J'ai vu Casse-tête chinois de Cédric Klapisch, dernier volet de la trilogie commencée avec L'auberge espagnole et Les poupées russes. C'est le deuxième film que j'ai vu dans un nouveau cinéma du XIXème que ne semble pas avoir apprécié Wilyrah. Dans Casse-tête chinois, on retrouve Xavier, Wendy, Isabelle et Martine qui approchent tous les quatre de la quarantaine. Xavier écrit un roman. Papa d'un garçon et d'une fille, il vient de se séparer de Wendy qui part à New-York avec leurs deux enfants. Ne voulant pas vivre loin de sa progéniture, Xavier part s'installer à son tour dans la "Grande Pomme" et squatte un temps chez Isabelle qui vit avec Ju, une charmante eurasienne (mais cela n'empêche pas Isabelle d'aller voir ailleurs). Quant à Martine, divorcée et aussi mère de deux enfants, elle arrive à New-York pour des vacances et pour rencontrer des Chinois (je vous laisse découvrir pourquoi). Comme les deux autres films, Casse-tête chinois est un film sympathique avec une séquence calquée sur l'une de celles de l'Auberge espagnole. Kelly Reilly qui a le rôle le plus ingrat de cette histoire est toujours aussi jolie et Romain Duris est égal à lui-même. J'avoue avoir quand même préféré Les Poupées russes qui est pour moi le meilleur des trois (il y avait un vrai scénario). Et pourtant j'ai apprécié New-York vu sous l'oeil de Klapisch - j'ai  bien reconnu la ville avec des quartiers ou des lieux comme Columbus Circle et Chinatown (d'où le titre "Casse-tête chinois"). Lire les billets d'Aifelle, Alain, Chris et celui très négatif de Wilyrah.

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vendredi 6 décembre 2013

Hunger Games (L'embrasement) - Francis Lawrence

Voilà un des deux films vus à 2 jours d'intervalle dans un nouveau cinéma qui vient d'ouvrir en octobre 2013. Il est situé au nord de Paris dans le XIXème arrondissement. Il est équipé de grandes salles avec de grands écrans: des conditions assez idéales pour bien profiter des films.

Hunger Games (L'embrasement) est la suite de Hunger games (c'est préférable d'avoir vu cette première partie pour mieux comprendre la seconde): Katniss Everdeen (la gagnante des 74èmes Hunger games) est revenue dans sa famille dans le 12ème district et elle chasse à l'arc. En compagnie de Peeta Mellark (l'autre gagnant), elle est chargée de faire le "tour des vainqueurs" en allant dans chaque district pour prononcer un discours apaisant et bien rôdé afin d'éviter toute révolte (les gens n'ont pas oublié les victimes des 74èmes Hunger games). Mais le président Snow se méfie de Katniss, et, ne la trouvant pas assez convaincante, il décide de l'éliminer en organisant les 75èmes jeux: des anciens vainqueurs, dont elle et Peeta, vont devoir de nouveau s'affronter dans un combat à mort, sauf que cette fois-ci des alliances se forment et la révolte gronde. Comme pour le premier, j'ai trouvé l'histoire assez captivante (avec quelques moments assez violents voir effrayants comme la séquence des singes, la gueule ouverte avec des dents pointues) et sans temps mort. On revoit les mêmes acteurs (Donald Sutherland, Stanley Tucci, Woody Harrelson et Jennifer Lawrence) avec quelques nouveaux venus (Philip Seymour Hoffman, Jeffrey Wright et Amanda Plummer). Suzanne Collins (l'auteur des romans), qui a participé à l'adaptation, sait ménager le suspense. Preuve en est que quand le film se termine, on attend la suite avec impatience. Cela va se concrétiser par Hunger games: la révolte qui sera divisé en deux films, l'un sortira en 2014 et le dernier en 2015.

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mardi 3 décembre 2013

Confiteor - Jaume Cabré

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J'ai voulu lire Confiteor (Actes Sud, 771 pages) de l'écrivain catalan Jaume Cabré, car j'ai été attirée par la couverture: un petit garçon de dos qui essaye de prendre un livre dans une immense bibliothèque. Adrià Ardevol est le narrateur et personnage principal de ce roman complexe et virtuose tant du point de vue narratif et que stylistique. Je voudrais donner quelques impressions sur ma lecture en commençant par décrire le style narratif avec le passage entre le "je" et le "il" et le "il" et le "je" dans une même phrase sans que le lecteur ne se perde. On remarque aussi la façon qu'a Cabré de jongler, dans un même paragraphe, d'une époque à l'autre et d'un personnage à l'autre. Car le roman est ample et brasse plus de 600 ans d'histoire de l'Europe: de l'Inquisition au XVIIIème siècle, du début du XXème siècle à nos jours, en passant par le nazisme et le franquisme. Ce roman est une longue lettre confession ("confiteor" en latin) d'Adrià Ardevol, né en 1946 à Barcelone. Il écrit cette confession à Sara, la femme de sa vie, avant qu'il ne soit trop tard. Le roman commence par cette phrase "... j'ai compris que naître dans cette famille avait été une erreur impardonnable". Les parents d'Adrià ont des rêves pour leur fils, ils voudraient qu'il devienne polyglotte et violoniste virtuose en même temps. Et en effet, le fil conducteur principal de cette histoire est un violon, un Storioni fabriqué en 1764 et appelé le Vial (du nom de son premier propriétaire). On apprend au fil du récit comment le Vial est arrivé dans la famille d'Adrià: c'est son père Félix qui a réussi à se le procurer. Adrià a été élevé par un père dur et exigeant et une mère qui ne l'aimait pas vraiment. Confiteor traite du mal sous toutes ses formes, mais aussi d'amour (Adrià et Sara), d'amitié (Adrià et Bernat Plensa, un camarade d'enfance), de jalousie et de trahison. Le roman parle aussi de peinture (Sara est peintre), de littérature et de livres, car Adrià devenu polyglotte (il apprendra une dizaine de langues dont l'araméen) va écrire et enseigner sur l'histoire des idées. Il va aussi acquérir des manuscrits. Je n'en dirai pas plus, mais je vous recommande absolument ce roman vertigineux qui se lit très bien malgré sa longueur. J'ai été vraiment transportée. Je terminerai ce billet en pensant aux petites figurines, Aigle-noir (un indien Arapaho) et le shérif Carson, à qui Adrià se confie jusqu'à l'âge adulte. Lire les très bons billets de Richard, Malika, Cuné (merci Aifelle), Mélopée et Cachou. J'ajouterai que ce roman de la rentrée littéraire 2013 a été encensé par la critique et surtout par toutes les librairies que je fréquente.

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samedi 30 novembre 2013

Les garçons et Guillaume, à table! - Guillaume Gallienne

J'avais plutôt un a-priori négatif sur ce film, mais faute de mieux à me mettre devant les yeux et après la lecture du billet d'Aifelle, je me suis décidée à aller le voir. J'avoue être restée perplexe devant Les Garçons et Guillaume, à table! de Guillaume Gallienne. Plutôt qu'une histoire, il s'agit d'une suite de saynètes où Guillaume et sa maman sont les protagonistes principaux: Guillaume au Maroc, en internat en Angleterre, en Espagne (il apprend à danser), singeant Sissi (l'impératrice), en cure en Allemagne, chez les psys (il en voit plusieurs), au conseil de révision pour partir au service militaire, dans un bar gay, etc. Je reconnais avoir eu deux fous rires irrépressibles qui m'ont prise par surprise, mais sinon, je me suis demandé pourquoi le film fait autant parler de lui, car pour moi il s'agit d'assister à la psychanalyse d'un homme qui a obéi à sa maman en acceptant de se comporter comme une fille. Guillaume nous fait profiter de cet état de fait (nous, spectateurs). J'ai trouvé dommage que l'on ne voit pas plus la mère ("Maman") qui est un personnage haut en couleur. Les scènes où elle apparaît m'ont paru les plus drôles, et c'est Guillaume Gallienne qui l'interprète. C'est donc un film en hommage aux mères en général et à la maman de Guillaume en particulier, mais cela ne va pas plus loin. Par ailleurs, je n'avais pas vu le spectacle éponyme, mais j'apprécie l'émission de Guillaume Gallienne le samedi en fin d'après-midi à la radio sur France Inter (quand je pense à l'écouter).

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mercredi 27 novembre 2013

L'analphabète qui savait compter - Jonas Jonasson

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Après Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, voici le nouveau roman trépidant de Jonas Jonasson, L'Analphabète qui savait compter (475 pages, Editions Presses de la Cité). L'histoire commence dans le ghetto de Soweto en Afrique du Sud, en plein Apartheid, dans les années 60. On  fait la connaissance de Nombeko Mayeki, une jeune Noire de 5 ans, orpheline de très bonne heure, qui commence sa vie en vidant les latrines. C'est une gamine qui ne sait pas lire mais qui est surdouée pour les chiffres. Je vous passe les quelques péripéties qui l'amènent à devenir détentrice de plusieurs diamants et à apprendre à lire. A quinze ans, en 1976, suite à un accident de voiture dont elle est victime, elle se retrouve condamnée pendant sept ans à devenir domestique chez le chauffard, un ingénieur afrikaaneer, alcoolique et incompétent dans son domaine. Pourtant, ce dernier est chargé de transformer l'Afrique du Sud en puissance nucléaire. Pendant ces 7 ans, assoifée de connaissance, Nombeki va acquérier une grande culture scientifique. A plus de 9000 km de là, dans la région de Stockholm deux jumeaux, Holger et Holger - l'un n'ayant pas été déclaré à l'état-civil - mènent une enfance pas banale, l'un étant doué pour les études, l'autre pas, entre une mère aimante et un père vouant une haine irraisonnée à la royauté en place. Je vous laisse bien entendu découvrir les circonstances qui provoqueront la rencontre improbable entre les jumeaux et Nombeko, elle-même poursuivie par les services secrets israéliens (elle voyage avec une bombe atomique non déclarée). L'histoire est totalement délirante et invraisemblable, mais sous la plume de Jonasson cela devient presque naturel. Il a un sens du rythme et de la narration incroyable. Et il ne perd jamais le lecteur. Je vous recommande ce roman déjanté.

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dimanche 24 novembre 2013

La Vénus à la fourrure - Roman Polanski

Voici La Vénus à la fourrure, un film très distrayant - c'est souvent drôle - qui respecte les unités de temps, de lieu et d'action. Toute l'histoire, qui est l'adaptation d'une pièce anglo-saxonne de David Ives, se déroule dans un théâtre à l'italienne. Thomas, un metteur en scène, est sur le point de quitter le lieu après une journée d'audition. Il est désespéré de ne pas trouver une actrice digne de ce nom pour jouer le rôle principal de l'adaptation théâtrale du roman de Léopold von Sacher-Masoch: La Vénus à la fourrure. C'est à ce moment-là que déboule Vanda, un chewing-gum dans la bouche, assez vulgaire dans sa façon de parler. Thomas se laisse peu à peu prendre par l'aplomb, le naturel et la faconde de Vanda qui sous ses airs trompeurs connait très bien le texte de la pièce dont on nous donne des bribes. Bien entendu, les échanges entre Thomas et Vanda vont évoluer vers des rapports de maîtresse/esclave. Mathieu Amalric dans le rôle de Thomas joue très bien sa partie, mais c'est Emmanuelle Seigner qui m'a totalement convaincue avec sa gouaille dans le rôle de Vanda. Son final dansé, vêtue seulement d'une étole de fourrure, est superbe. Il semble que La Vénus à la fourrure de Roman Polanski soit un échec public depuis sa sortie en France, et je trouve cette information bien regrettable car j'ai trouvé ce film nettement meilleur que Carnage du même réalisateur. En préambule, on voit la façade du théâtre Hébertot à Paris (pour ceux qui connnaissent), et il m'a semblé, en revanche, que l'on voit la façade du théâtre de l'Atelier (toujours à Paris) quand le film s'achève.

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