lundi 8 juin 2020

Ses yeux bleus - Lisa Hågensen

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Paru il y a deux ans, Ses yeux bleus de Lisa Hågensen (363 pages, Actes noirs/Actes sud) nous fait découvrir une histoire surprenante, à laquelle je ne m'attendais pas quand j'ai lu la 4ème de couverture. La narratrice, Raili Rydell, une bibliothécaire âgée de 40 ans, encore célibataire, passe l'été dans son chalet situé autour d'un petit lac entouré d'une forêt dans le sud de la Suède. Un de ses voisins, Olofsson, lui fait part d'événéments étranges comme le fait qu'un couple voisin avait trois enfants mais qu'un semble s'être volatilisé, et que lui-même avait un petit chien qui a disparu. Les chalets autour du lac sont tous habités et Raili se lie d'amitié avec Sarah et Enders des sexagénaires accueillants. Quelques semaines plus tard, Raili retrouve Olofsson noyé dans le lac, ce qui amène Raili à croire que Olofsson a été assassiné. Et le cauchemar commence pour Reili qui mène l'enquête après que la maison d'Olofsson brûle, avec elle à l'intérieur qui s'en tire de justesse. Sans rien dévoiler, je dirais qu'il y est question de sorcellerie (des femmes ont été brûlées comme sorcières dans les années 1670 en Suède), de possession, d'yeux à l'éclat bleu glace. Ce premier tome d'une trilogie forme un tout, même si on peut deviner la suite. Un roman qui se lit bien. 

Lire les billets de Lewerentz et de Miscellanées.

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dimanche 7 juin 2020

Ecojolie - Tignous

Durant une vingtaine d'année, la Corse a accueilli un "Festival du Vent" (1). Celui-ci a engendré un projet pour la promotion de l'immobilier et de l'urbanisme durable ainsi que des énergies renouvelables, la "Maison Ecojolie".

Tout cela, je (ta d loi du cine, squatter chez dasola) l'ai découvert après avoir eu mon attention attirée, chez le blog de Dona Swann, sur l'ouvrage qui a repris ce nom, Ecojolie, pour rassembler 108 dessins de Tignous sélectionnés par sa veuve, Chloé Verlhac. Il est paru en 2017 aux Editions du Chêne (96 pages).

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Ces dessins ont été choisis parmi plusieurs centaines possibles (2), sur ces thèmes écologistes, environnementaux, qui témoignent aussi du regard que pouvait porter Tignous pour mettre au jour contradictions, cynisme, esprit de lucre et autres travers trop humains (3). Je me permets de citer ci-dessous moins de 10% du corpus, ceux qui m'ont le plus "parlé". Mais chaque lecteur, je suppose, peut trouver dans l'ouvrage de quoi assouvir sa curiosité. 

P1110755 Un dessin (p.73) qui fait écho à un autre que j'avais aussi retenu, mais que vous trouverez dans l'article de Corse Matin (2).

P1110756 La problématique du "bio industriel" résumée en un dessin (p.23): chapeau l'artiste!

P1110757 ...et remettons-en encore une couche (p.26)...

P1110758 Qu'est-ce qui fait le plus rire: la phrase, ou bien celui qui la pontifie? (p.37)

P1110759 Vous avez dit "climat déréglé", ou "construction déréglementée"? (p.43)

P1110760 Hé oui, ne pas confondre "matériau recyclable" et "droit à polluer acquis"... (p.46)

P1110762 Pas fini d'être confinés? (p.84)

P1110763 Sauver la planète? Ouais, ouais... (p.95 - dessin qui clôt l'album)

 Je constate en tout cas que beaucoup des dessins qui m'ont plu se retrouvent dans la "belle page", qui est censée attirer le plus l'oeil du lecteur, celle de droite (si, si...)!

J'ai encore trouvé un éclairage sur les relations de Tignous avec la Corse sur le blog de Serge Orru, fondateur du Festival du Vent, et une autre chronique d'Ecologie sur le blog La bouquinerie

Maison_Ecojolie 

(1) On peut trouver des informations sur les éditions du "Festival du Vent" de 2012 (ici) ou de 2013 (là). Faute de financements, il n'y a pas eu de 23ème édition (alors qu'elle était préparée pour octobre 2014).

(2) Un article paru dans Corse Matin dimanche 23 avril 2017 explique que Tignous était un des piliers de la "bande des dessinateurs" accueillis à Calvi, lors des dix dernières éditions du "Festival du Vent". On peut y voir deux dessins que j'avais moi-même retenu avant de le trouver en ligne (l'autre dessin étant le "panda polaire", qui fait écho au premier livre de Tignous que j'avais présenté dès le 12 janvier 2015, cinq jours après son assassinat à Charlie Hebdo).

(3) on trouve aussi dans un article du site Comixstrip.fr du 22 avril 2017 une présentation du contexte de l'album.

*** Je suis Charlie ***

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mercredi 3 juin 2020

Nos espérances - Anna Hope

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Dès que ma librairie de quartier a rouvert le 11 mai 2020, je me suis procurée Nos espérances, le nouveau roman d'Anna Hope (Editions Gallimard, 352 pages). Après Le chagrin des vivants et La salle de bal, Anna Hope se renouvelle bien avec ce portrait de trois femmes nées dans les années 70. L'essentiel de l'histoire se passe en 2010. Lissa (diminutif de Melissa), Hannah et Cate ont la trentaine. Lissa (le double de l'écrivain?) est actrice avec tous les aléas que cela comporte. Hannah désespère d'avoir un enfant par des FIV qui se soldent par une suite d'échecs. Quant à Cate, maman d'un petit Tom, elle souffre de dépression post partum. A cause de quelques chicaneries et mesquineries, ces trois amies se perdent parfois de vue, mais ce trio se ressoude lors de la mort d'un proche. En 2010, Lissa décroche un rôle dans une production d'Oncle Vania, Hannah, après avoir subi une énième FIV, voit son couple qui se désagrège, et Cate va se lier d'amitié avec une certaine Déa qui rencontre les mêmes problèmes que Cate. Contrairement aux deux romans précédents, la grande histoire n'interfère pas dans ce roman qui se lit très agréablement. Personnellement, j'ai beaucoup aimé cotoyer Hannah, Cate et Lissa malgré leurs défauts. Lire le billet de Cathulu.

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lundi 1 juin 2020

Le virus en déconfiture? Quelle mascarade - N°3

Le mois passé fut hybride, mi-confiné mi-réouvert. Au risque de me faire graffigner une fois de plus, allons-y pour quelques notations inspirées... [(s) ta d loi du cine]

I - Solutions de continuité

Quand j'ai vu passer le constat déconfiné "Grosbide-19", ça m'a fait rigoler (même si je ne l'ai pas inventé).

Je présume qu'il y a eu au moins 150 000 naissances durant ces 10 semaines de confinement (mars, avril et mai sont habituellement des mois chargés). Je serai curieux de voir la courbe pour janvier-février-mars 2021...

Cette année 2020: passer à l'an caustique? Repartir de nouveau vers nos confins intérieurs? (OK, je sors...)

On sent que certains n'ont guère l'occasion de parler... Quand les petits vieux sont seuls à l'intérieur de la boulangerie, ils en profitent. Et je fais mine de sortir, et je me retourne pour quelques phrases... Dehors, on soupire, et la queue s'impatiente. Vivement qu'on les vaccine tous.

La France envahie par une locution: "Salut, ça va toujours bien?" (helvétisme)

Un "cluster"? Un "cluster"? Est-ce que ça a de la gueule, "un cluster"?? 'Pourraient pas causer de "foyereau" ou de "foyeton", tant qu'à nous enrichir avec de nouveaux mots?
Si je parle de "vider nos barillets", je vais me faire flinguer...

Pour l'hôpital: clap-clap-clap, c'est bien. Mais fric-fric-fric, quand même?

Grande nouvelle. On a découvert le secret de l'immortalité. Il suffit de respecter la distanciation sociale. 

On n'a pas fini d'en entendre parler, des 55 jours de Paris.

Je suis sûr que d'ici quelque temps, évoquant l'époque du confinement, on soupirera : "c'était le bon temps"...

C'était pas si mal, dodo-boulot et boulot-dodo sans passer par la case métro... Que de temps en plus!

J'étais bien, moi, dans mon confinement douillet. C'est vrai que dans un appart' à partager à deux, avec deux chambres, deux ordinateurs et deux télés, ça a passé dans des conditions très confortables.

II - Vers un retour progressif à de nouvelles normes sociales

Déconfiquoi? C'était comment, déjà le confimachin?

J'ai encore en mémoire l'époque (dans mon enfance) où j'adorais les lundi matin suivant les élections: pas cours, puisque consacrés à la "désinfection" des locaux qui avaient servi de bureau de vote...

Toujours pas compris dans quel sens sert ce foutu masque (oui, celui qui ne servait à rien quand on n'en avait plus en stock). Me protéger des autres? Protéger les autres de moi?

Sous le masque, personne ne vous voit rigoler (étranger... aux autres).

Un vaccin? On s'en fiche. Fera fortune celui qui inventera le masque qui change de couleur au contact du virus.

Vertus du masque: je suis masqué, voici ma gloire, mon espérance et mon soutien...

Nos concitoyens déconfinés sont dégueulasses. A Paris en tout cas, c'est plein partout par terre de masques et gants (en latex) jetables... Parlez-moi plutôt de beaux masques en tissus, lavables quelques dizaines de fois, comme un bon vieux mouchoir...

Hâte de découvrir les nouvelles collections "Eté 2020". Ah, les défilés en trikini. Mais c'est vrai qu'on ne sera peut-être pas autorisés à fréquenter les plages!
...Mesdames, ne me dites pas que vous ignorez ce que cache ce mot de "trikini"? Enfin, le masque assorti au biki...!

L'hexadécimal en force! Gel hydroalcoolique à 60 degrés minimum, tout comme le lavage machine des masques lavables... Pendant une heure, je suppose?

Et j'en ai encore une bien bonne: l'étiquette du "masque barrière" lavable acheté chez mon potard. Combien de fois? LAVABLE 20 FOIS (en gros). Laver au maximum 10 fois pour assurer son efficacité (en petit).

100 000 tests par jour? C'est merveilleux. En gros, chaque Français pourra donc être testé un peu plus fréquemment qu'une fois tous les 20 mois...

Bonheur de pouvoir fréquenter de nouveau: bibliothèques municipales, librairies, cinéma, restaurants...
Relancer la consommation en achetant une voiture? Ca va pas, non?

Culture et Ministère: "Il y a des librairies qui vont fermer leurs portes", s'inquiète le 24 mai 2020 ...Françoise Nyssen (sur Europe 1). Qu'en dit Jack Lang?

Eclaté de rire à la vue d'un dessin de Willem p.13 de Charlie Hebdo N°1453 (sauvons le tourisme). "Les touristes se foutent de la culture!" "Tais-toi et danse." Macron et Philippe (le French Cancan).

Rendez-vous le 1er juillet?

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samedi 30 mai 2020

Le cafard - Ian McEwan

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Dans ma librairie de quartier, je suis tombée sur un petit ouvrage qui vient de paraître et qui a été écrit par un des mes écrivains favoris: Ian McEwan. C'est une "novella", une longue nouvelle. Dans son introduction, McEwan avoue qu'il est consterné par la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union Européenne. Il apparente le Brexit à un cafard. Pour écrire cette novella, il a pensé à La Métamorphose de Kafka mais plus encore à Jonathan Swift et à sa Modeste proposition qui date de 1729, où il était question de manger des nourrissons pour réduire la famine qui sévissait en Irlande à cette époque. Dans Le cafard (Editions Gallimard, 152 pages), point de cannibalisme, mais il s'agit de l'histoire, dans un futur très proche, de plusieurs cafards qui se réveillent un matin dans les corps de différents membres du gouvernement britannique, dont le Premier ministre, Jim Sams. Quand il se réveille dans son costume d'humain, Jim doit assister au Conseil des ministres. Il est considéré comme un Continualiste tiède, alors que sa volonté est de porter la "voix du peuple" et d'imposer le Réversalisme. Son conseiller n'est pas d'accord, Sams va le virer sur le champ. Je vais vous dire en deux mots ce qu'est le Réversalisme : c'est l'inversion du sens de circulation de l'argent. "Une employée remettra à sa firme une somme correspondant à toutes ses heures de dur labeur. Mais quand elle ira dans les magasins, elle recevra un compensation généreuse, équivalant au prix de vente de chaque article qu'elle emportera. La loi lui interdisant d'amasser de l'argent liquide, celui qu'elle déposera à la banque après sa journée exténuante dans une galerie marchande sera placé à des taux fortement négatifs. Avant que ses économies ne soient réduites à néant, elle aura donc la sagesse de chercher un emploi plus cher, ou de se former dans ce but... Un propriétaire devra inlassablement acheter des produits manufacturés pour pouvoir payer ses locataires..." (p.54).

Cette politique plus ou moins utopique doit être votée, et Sams trouve un soutien dans la personne du président américain, Archie Tupper (un cafard, lui aussi). En revanche, les adversaires sont nombreux à cette politique du ROC (Réversalisme Orthodoxe Contre tous), dont la Chancelière allemande qui lui demande "Warum" et Sims lui répond "Parce que". Cette nouvelle qui se termine bien se lit agréablement.

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mercredi 27 mai 2020

Octobre - Soren Sveistrup

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J'ai trouvé les 729 pages d'Octobre du Danois Soren Sveistrup (Livre de Poche) absolument haletantes. Dès que vous commencez ce roman, vous ne le lâchez plus. De nos jours, en octobre dans la banlieue de Copenhague, le corps d'une mère de famille est retrouvé dans un parc pas loin de chez elle. Elle a été amputée d'une main. Quelques jours plus tard, le cadavre d'une deuxième femme est retrouvé, cette fois-ci, ce sont les deux mains qui ont été amputées. Puis, c'est au tour d'une troisième femme qui est amputée des deux mains et d'un pied. Chaque fois, les policiers trouvent des petits bonhommes fabriqués avec des marrons et des bouts d'allumettes. A propos des policiers, on fait la connaissance de deux inspecteurs, Naia Thulin et Mark Hess. Mark Hess est un excellent inspecteur malgré ses démélés avec sa hiérarchie. Naia, mère d'une fillette, a une vie sentimentale cahotique. L'enquête s'avère difficile car, sur les bonhommes en marron, on trouve une empreinte digitale de Kristine, la fille du ministre des affaires sociales. Kristine a disparu un an plus tôt, son corps n'a pas été retrouvé et l'enquête est close. On apprend que les femmes assassinées n'étaient pas des mères exemplaires, et on essaye de trouver le lien qui les relie. Les policiers en sont à croire que Kristine est peut-être encore en vie. Je vous laisse vous plonger dans ce roman qui se déroule sur une période d'un mois. Les chapitres sont courts et cela explique pourquoi il se lit si vite. Après MotherCloud, c'est à nouveau un vrai "page-turner". L'écrivain est le créateur et le scénariste de la série danoise The Killing que j'avais bien appréciée.

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dimanche 24 mai 2020

Déconfinement, vous dis-je.

Juste avant d'aller chez le coiffeur, le 13 mai dernier (presque quatre mois sans y aller, mes cheveux ne ressemblaient plus à rien), mes premiers achats du déconfinement, le 11 mai 2020, furent des livres dans ma librairie de quartier derrière chez moi. Vous ne pouvez pas imaginer comme j'étais heureuse de pouvoir dépenser pour autre chose que de la nourriture. J'en ai acheté cinq dont Mothercloud. Comme d'autres à Paris, cette librairie, qui accorde habituellement une remise de 5% à ses clients fidèles, ne la fera plus pendant quelques mois. Je le comprends très bien. Il faut noter que cette crise sanitaire a beaucoup profité à des entreprises comme Am...on qui ont encore augmenté leur CA. Donc, je vous le demande, allez acheter vos livres dans les librairies indépendantes même si elles ne font pas de remise. Voici mes quatre autres achats livresques. Tant pis pour mes PAL qui dégringolent dans tous les sens.

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mercredi 20 mai 2020

Michel Piccoli (27 décembre 1925 - 12 mai 2020)

J'ai appris avec tristesse la disparition de Michel Piccoli (à 94 ans), Je l'avais bien apprécié dans un grand nombre de films, comme ceux avec Romy Schneider dont Les choses de la vie, Max et les ferrailleurs de Claude Sautet [chroniqué le 06/05/2021], Vincent, François, Paul et les autres toujours de Claude Sautet, Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, Le Mépris de Jean-Luc Godard, La passante du Sans-Souci, Sept morts sur ordonnance et Le sucre (diffusé récemment sur Arte) de Jacques Rouffio, Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre [chroniqué le 09/07/2020], et un film presque muet que j'aime énormément, Dillinger est mort de Marco Ferreri. Enfin je n'oublie pas Le journal d'une femme de chambre et Belle de jour de Luis Bunuel, etc., etc.
Mais pour moi, Michel Piccoli, c'était aussi un acteur de théâtre que j'ai pu voir sept fois sur les planches, grâce à Patrice Chéreau et Luc Bondy au Théâtre des Amandiers à Nanterre et à Peter Brook au théâtre des Bouffes du Nord. Terre étrangère d'Arthur Schnitzler fut un grand moment de théâtre en 1984 mais en 1983, j'avais vu Combat de nègre et de chiens où Piccoli donnait la réplique à Philippe Léotard, Miriam Boyer et Isaac de Bankolé. Puis il a joué dans La fausse suivante de Marivaux avec Jane Birkin, ainsi que Le conte d'hiver de Shakespeare mis en scène par Luc Bondy puis Le retour au désert de Koltès avec Jacqueline Maillan (extraordinaire) mis en scène par Patrice Chéreau au Théâtre Renaud-Barrault. Je n'oublie pas La cerisaie d'Anton Tchekov mis en scène par Peter Brook en 1983 et enfin en 2006, je l'ai vu dans Le roi Lear de Shakespeare mis en scène par André Engel.

Un grand acteur vient de nous quitter. [Biographie chroniquée le 11/06/2020].

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lundi 18 mai 2020

Ceux que nous avons abandonnés - Stuart Neville

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Après Les fantômes de Belfast, Collusion et Ratlines,  je viens de terminer Ceux que nous avons abandonnés, de Stuart Neville (Rivages/Noir, 359 pages poignantes), qui se passe encore à Belfast. Dès le début, en 2007. on sait que Ciaran et Thomas Devine, deux frères de 12 et 14 ans, ont commis l'irréparable. Ils avaient été recueillis chez un couple et leur fils. Ils ont massacré le père de cette famille. Sept plus tard, Ciaran sort d'un centre fermé. Son frère a été libéré deux ans plus tôt. Ciaran est un garçon fragile sous la coupe de son frère. Leur relation amour/haine est terrible. C'est lui qui a été considéré comme le bras armé de meurtre. Face à eux, on fait la connaissance de Paula Cunnigham, une agente de probation qui vit avec son chien Angus, et de Serena Flanagan, l'inspectrice qui s'était occupée de l'enquête à l'époque. Elle est mariée et mère de deux enfants. Inconsciemment, Serena s'est attachée à Ciaran, qui n'arrive pas à agir et à penser sans son frère. Après un nouveau meurtre, Flanagan soupçonne que les deux frères sont impliqués. Une histoire terrible très bien racontée par l'écrivain que je vous conseille de découvrir si vous ne le connaissez pas. Et un roman de moins "à lire" (prélevé dans ma PAL)!

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vendredi 15 mai 2020

MotherCloud - Rob Hart

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Voici un roman d'anticipation dont l'histoire peut se passer dans un avenir très proche et ce n'est pas une bonne nouvelle. On fait la connaissance de Paxton, un ancien petit patron ruiné, et de Zinnia dont on ne connait pas trop les intentions. Ils arrivent par car dans un endroit désertique. Les Etats-Unis sont devenus un endroit hostile écrasé par le soleil où l'eau potable est rare, tout comme la nourriture et le travail. Le reste du monde n'a pas l'air d'aller mieux. Paxton et Zinnia sont retenus pour travailler chez MotherCloud, une superstructure de l'e-commerce (suivez mon regard) où les marchandises sont emportées par des drones. Paxton, à qui on donne un polo bleu, est affecté au service de sécurité, et Zinnia à la préparation des commandes. Elle a reçu un polo rouge. Chaque affectation a sa couleur. Désormais, ils sont surveillés grâce à une montre au poignet qui, selon leur performance, leur donne des étoiles (le but étant d'avoir 5 étoiles). On leur attribue des logements très sommaires. Bien que leur condition de vie et de travail soient épouvantables, ils ne sont pas tentés de quitter ce complexe car dehors, c'est pire. On apprend assez vite que Zinnia a une mission de sabotage envers Mothercloud et son créateur Gibson. Ce dernier intervient dans le récit sachant qu'il n'a plus que quelques mois à vivre. C'est un véritable "page turner" que j'ai dévoré en deux jours, et j'avoue que je ne m'attendais à ce qui arrive vers la fin. Un récit bien mené avec du suspense. Un conseil, ne mangez pas de CloudBurger.

Lire le billet de Brize.

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