samedi 28 juin 2014

Xenia - Panos H. Koutras

Le film Xenia (concept antique, proche de l'hospitalité, en grec) de Panos H. Koutras se passe en Grèce de nos jours. Dany et Odysseas sont deux frères, nés d'une mère albanaise (qui vient de mourir), et d'un père grec qui les a abandonnés très jeunes. Dany, presque 16 ans, homosexuel assumé, vit grâce à la générosité d'amants de passage. Il est fan d'une chanteuse italienne de variétés des années 60: Patti Pravo. Odysseas, presque 18 ans et qui a une très belle voix, va concourir pour devenir la nouvelle star "grecque". Parcourant le pays du sud au nord, où l'économie est exangue, les deux frères sont considérés comme des "métèques", n'étant pas grecs à 100%. Aidés par quelques amis marginaux du monde de la nuit, ils entreprennent de retrouver leur père, qui pourra leur faire obtenir la nationalité grecque tant convoitée. Le film a des airs de "road-movie", ressemble parfois à une comédie musicale et comporte aussi des moments oniriques, où le lapin (nommé Dido) que transporte Dany dans son sac à dos se met à lui parler. A part la longue séquence vers la fin où Dany et Odysseas affrontent leur père putatif (qui m'a paru un peu longue, alourdissant l'ensemble), je trouve que Xenia (qui est aussi le nom d'un grand hôtel abandonné où les deux frères trouvent refuge) sort de l'ordinaire, et tous les acteurs sont vraiment bien (mention spéciale à Kostas Nikouli qui interprète Dany). Lire les billets d'Alex-6, Ffred, Alain et miriam.

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mercredi 25 juin 2014

Une journée à Giverny - 1300ème billet

Mon 1300ème billet me permet de rendre compte de ma journée à Giverny dans l'Eure. Vendredi 20 juin 2014, je suis allée dans la maison et les jardins de Claude Monet (1840-1926). La journée était organisée par l'association loisirs de l'entreprise où je travaille (c'était ma seconde visite, 26 ans après, pour ma part). Le jardin était une explosion de couleur. Il paraît que, cette année, les floraisons sont en avance d'au moins deux semaines. Claude Monet a vécu dans sa propriété de Giverny pendant 43 ans (la moitié de sa vie), de 1883 jusqu'à sa mort. La maison est très bien meublée, mais on ne peut pas prendre de photos à l'intérieur. Aux murs, dans les différentes pièces, sont accrochées 231 estampes japonaises acquises par le peintre. Je n'ai rien d'autre à vous dire, et maintenant les photos (avec quelques nénuphars -"nymphéas"-, bien entendu) :

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Près du Musée de l'Impressionnisme, voici un champ de coquelicots mélangés à des bleuets : superbe.

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dimanche 22 juin 2014

Two Faces of January (Les deux visages de Janvier VF) - Hossein Hamini

Sorti mercredi 18 juin 2014, Two Faces of January d'Hossein Hamini est un film assez prenant jusqu'au final (je suis moins dure que ffred qui s'est ennuyé). L'histoire est adaptée d'un roman de Patricia Highsmith, qui porte le même titre et que je ne connaissais pas. En 1962, un couple d'Américains, Colette (Kirsten Dunst) et Chester McFerland (Viggo Mortensen), font un voyage d'agrément en Grèce, et séjournent à Athènes. Là, ils croisent Rydal (Oscar Isaac), un américain comme eux, qui parle grec. Son métier de guide lui permet aussi d'escroquer les touristes. Il est tout de suite fasciné par Colette. On découvre assez vite que ce couple fortuné qui semble sans histoire n'est pas aussi lisse qu'il le paraît. Ils ont beaucoup à se reprocher. Le film bénéficie d'une lumière superbe et d'une belle musique d'Alberto Iglesias (le compositeur de prédilection des films de Pedro Almodovar). Les paysages grecs dont ceux d'Heraklion et de Crète sont bien filmés. Les spectateurs dans la salle où j'étais m'ont semblé assez captivés par cette histoire criminelle où les décès surviennent accidentellement (?). J'ai trouvé la mise en scène fluide. L'une des dernières séquences qui se passe à Istanbul est très réussie. Le couple formé par Viggo Mortensen et Kirsten Dunst m'a paru crédible. A vous de voir. En tout cas, je compte bien lire un jour le roman reparu pour l'occasion et dont j'ai trouvé une édition de 1986 dans la bibliothèque loisirs dont je m'occupe.

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jeudi 19 juin 2014

Black coal - Diao Yinan

Je voudrais évoquer Black coal de Diao Yinan qui a reçu le Lion d'or au dernier festival du cinéma de Venise. L'acteur principal Liao Fan a, quant à lui, reçu le prix d'interprétation masculine. Ce polar se passe pour une grande partie dans une province chinoise, dans une atmosphère ouatée, pendant l'hiver. Il y a beaucoup de neige et on sent le froid. En 1999, des parties d'un corps démembré sont retrouvées dans différents trains transportant du charbon (coal). Quelques policiers enquêtent et l'affaire se termine dans un bain de sang dans une teinturerie. Suite à ce fiasco, l'un des flics, l'inspecteur Yang, est mis sur la touche. Cinq ans plus tard, en 2004, les crimes reprennent: deux nouveaux cadavres démembrés sont retrouvés dans du charbon embarqué dans un train. Yang, devenu alcoolique, insiste pour aider ses anciens collègues dans la reprise de l'enquête. Une jeune femme employée dans la teinturerie est au coeur de cette histoire au rythme lent et elliptique. Il y a une très belle photo mais je dois dire que cela n'a pas été suffisant pour que je sois plus enthousiaste que cela, je me suis un peu ennuyée et je pense ne pas avoir été la seule dans ce cas-là pendant la projection. Au moins 4 personnes sont parties avant la fin, et dès que le générique de fin a débuté, les gens se sont rués assez vite hors de la salle. Ce n'est pas si courant.  

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Sinon, pour la deuxième année consécutive, j'ai été sélectionnée pour mon plus grand plaisir pour être jurée du prix du Roman Fn*c. J'ai reçu cinq romans, j'en ai déjà lu trois. Deux sur trois m'ont beaucoup plu et le quatrième que j'ai commencé est aussi très bien. Parmi ces cinq, trois sont français, l'un est traduit de l'hébreu et l'autre de l'américain. Ils ont été écrits respectivement par trois femmes et deux hommes. Ces livres paraîtront en août et septembre 2014. Je ne peux pas en dire plus pour l'instant mais restez à l'écoute.

Voici une photo mystère qui rassemble les ouvrages.

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lundi 16 juin 2014

La Ritournelle - Marc Fitoussi

Après Aifelle, je voulais vous conseiller à mon tour La Ritournelle de Marc Fitoussi (dont j'avais déjà bien apprécié Copacabana). Dans ce film, Jean-Pierre Darroussin et Isabelle Huppert interprètent un couple éleveur de vaches charolaises dans le pays de Caux, à Yvetot, dans une jolie chaumière. J'ai trouvé le film sympathique. Brigitte (Isabelle Huppert) et Xavier (Jean-Pierre Darroussin) Lecanu, deux quinquagénaires mariés depuis de longues années, gagnent avec régularité des concours à des comices agricoles, leurs bêtes étant nourries et bichonnées avec amour. Mais tout n'est pas toujours rose dans la vie de Brigitte qui aspire peut-être à autre chose, d'autant plus qu'une vilaine plaque d'eczéma au niveau de son buste la tarabuste. Lors d'une fête dans une maison voisine, Brigitte fait une rencontre fortuite avec un homme nettement plus jeune qu'elle. Elle décide de partir en escapade pour deux jours à Paris afin de le revoir. Xavier qui découvre très vite qu'il y a anguille sous roche part à sa recherche. Toute la partie qui se passe à Paris m'a plu car on sent qu'Isabelle Huppert est plus dans son élément. Sa rencontre avec un Danois très très séduisant (l'acteur suédois Michael Nykvist, le Michael Blomkvist de Millenium) donne du piquant à l'histoire. Sinon, le film comporte une très belle scène (comme l'a évoquée Aifelle) entre Xavier et son fils, artiste de cirque. Le film n'est jamais mièvre même si la scène "Pompon et La femme du boulanger" aurait pu être évitée. Comme dit Régis, l'homme qui aide à la ferme, Brigitte qui voulaient être bergère et Xavier s'aiment et ne se quitteront pas malgré quelques coups de canifs dans le contrat. Je regrette que lors de l'avant-première du film à laquelle j'ai assistée, nous n'ayons été que 25 dans une salle de 100. J'espère que, depuis, les salles se sont un peu plus remplies.

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vendredi 13 juin 2014

Les brumes de l'apparence - Frédérique Deghelt / Les amants imparfaits - Pierrette Fleutiaux /Caprice de la reine - Jean Echenoz

En préambule, je voudrais dire que les trois livres ci-dessous n'ont pas vraiment été des coups de coeur même si du point de vue littéraire, je n'ai rien à redire. Mais les sujets ne m'ont pas enthousiasmée surtout les deux premiers.

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Les brumes de l'apparence de Frédérique Deghelt (Actes sud, 360 pages, paru en mars 2014) est le premier roman que je lis de cette auteure. Et je l'ai fait par hasard. J'avoue que l'histoire m'a laissée perplexe. Gabrielle, une Parisienne dans la quarantaine, apprend qu'elle a hérité d'un domaine composé de deux maisons en ruine au milieu d'une forêt traversée par un cours d'eau en plein centre de la France. Gabrielle a une vie active bien remplie, un grand fils et un mari chirurgien esthétique. Avant de les mettre en vente, elle est amenée à passer une nuit dans une des maisons sans électricité et sans réseau téléphonique. Coupée du monde des vivants, dans cet endroit hanté par un ancêtre malfaisant, elle va se découvrir médium: elle voit des personnes décédées. Sa vie privée va s'en trouver bouleversée. Je ne m'attendais pas à ce genre d'histoire. Frédérique Deghelt va jusqu'au bout de son propos avec exorcisme à l'appui. Surprenant.

 

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Les amants imparfaits de Pierrette Fleutiaux (Babel, 300 pages, 2007). J'ai acheté ce roman (paru en 2005 aux éditions Actes Sud) à la foire "Lire à Limoges" en avril dernier. Il m'a été gentiment dédicacé par Mme Fleutiaux. Comme pour Frédérique Deghelt, c'est le premier roman que je lis de cet écrivain. A nouveau, je ne peux pas dire que j'ai été emballée par l'histoire de Raphaël et des jumeaux Camille et Léo. Pierrette Fleutiaux écrit d'une façon qui m'a paru complexe en prenant beaucoup de chemins détournés (ce qui ne m'a pas rendu la lecture facile) pour nous raconter comment Raphaël, 20 ans, Léo et Camille, 17 ans, comparaissent devant un tribunal. Il faut attendre presque 300 pages pour le savoir. Raphäel qui est aussi le narrateur raconte sa rencontre avec Léo et Camille quand il avait 9 ans et les jumeaux 6 ans, dans une petite ville de province au centre de la France. Issus d'une famille aisée, Léo et Camille qui se ressemblent beaucoup fascinent Raphaël (né, lui, dans une famille modeste). Son père est décédé et c'est sa mère qui l'élève. Et pourtant Léo et Camille m'ont paru être des êtres assez ambigus (j'ai cru deviné qu'ils avaient une relation incestueuse), ni très sympathiques ni intéressants. Je suis restée très en dehors de cette histoire et j'ai fini soulagée d'avoir été jusqu'au bout.

 

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Je termine avec Caprice de la reine de Jean Echenoz (Editions de Minuit, 120 pages), qui rassemble sept récits disparates de longueurs inégales. J'ai retenu le premier, intitulé "Nelson". En 7 pages concises et précises, Echenoz nous raconte un moment dans la vie de l'Amiral Nelson en 1802. Borgne, manchot, souffrant de sequelles du paludisme et du mal de mer (!), il est invité à un dîner dans le Suffolk. Là entre deux plats, il quitte la table des convives, s'en va à l'orée des bois alentour et plante des glands qui donneront des arbres. Ces mêmes arbres serviront à contruire des bateaux et des tonneaux. C'est d'ailleurs dans un tonneau rempli d'eau-de-vie que le corps de l'amiral sera conservé, quand il mourra à la bataille de Trafalgar. On retrouve tout l'art d'Echenoz dans ce récit. J'ai aussi beaucoup aimé "Génie civil" (40 pages), sur l'histoire des ponts en général, et d'un pont en particulier, situé en Floride. Un dénommé Gluck, ingénieur en génie mécanique et spécialiste des ponts, est le fil conducteur de cette histoire. Ayant donné rendez-vous à une jeune femme près d'un pont en Floride, il va être le témoin impuissant de la collision d'un bateau contre le pont et tout ce qui s'ensuit à cause d'un orage hors norme. Une fois encore, Echenoz déploie son talent d'écrivain en peu de mots mais tellement évocateurs. Les cinq autres récits m'ont moins convaincue. De cet écrivain, je préfère les quatre romans que j'ai déjà lus.

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mardi 10 juin 2014

Les poings contre les murs (Starred up) - David Mackenzie

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Mercredi 4 juin 2014 est sorti un film que je vous conseille malgré son sujet dur et ses images brutales (le film est interdit aux moins de 12 ans). En Grande-Bretagne, Eric Love, 19 ans, un jeune homme prêt à en découdre, vient d'être transféré d'un centre pour déliquants mineurs vers une prison pour adultes "starred up" (en VO). Dès la première séquence, le spectateur est mis dans le bain. Eric subit une fouille en règle et est installé dans une cellule individuelle. A partir de là, Eric enchaîne les comportements violents (c'est un écorché vif). On découvre par bribes qu'Eric a eu une enfance difficile, victime de la violence des adultes. Balloté de foyer en foyer (sa mère est partie), Eric retrouve son père Neville qui purge une peine à perpétuité dans la même prison. Eric sait se défendre, mais devient la tête de turc de certains détenus et de membres du personnel pénitentiaire (qui le prennent pour un individu irrécupérable). Cependant, son père, lieutenant d'un des caïds de la prison, veille sur lui. Par ailleurs, un éducateur de prison qui s'est attaché à Eric arrive à le convaincre de suivre quelques séances de thérapie en petits groupes qui ont pour but de canaliser la violence. Le film ne laisse aucun répit au spectateur. Jusqu'au bout, on se demande comment tout cela va tourner. Le réalisateur sait maintenir le suspens et aucune scène ne tombe dans le sordide. Après R, voici un deuxième film très réussi sur l'univers carcéral d'autant plus que tous les acteurs sont excellents, Jack O'Connell (Eric) en tête. Le film a été tourné dans une prison désaffectée en Irlande du nord. Lire le billet de Wilyrah.

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samedi 7 juin 2014

X-Men: Days of Future Past - Bryan Singer

Etant fan de cette série depuis le premier opus (déjà réalisé par Bryan Singer et sorti en 2000), je me suis précipitée pour voir X-Men: Days of Future Past où j'ai retrouvé les héros mutants récurrents comme Magneto/Eric et Charles Xavier ainsi que Mystique, Wolverine et quelques autres. Nous faisons aussi connaissance de nouveaux personnages, dont le "méchant" de l'histoire, Bolivar Trask, ou Quicksilver (Vif Argent), un mutant qui a un pouvoir qui ne s'oublie pas. Dans cette histoire, le passé rejoint le futur. Des robots, les Sentinels, créés en 1973, armes de destruction massive de mutants, sont en train de faire beaucoup de ravages, 50 ans plus tard, dans les rangs des mutants et aussi des humains. Ils semblent indestructibles. C'est alors que Charles Xavier a l'idée d'envoyer Wolverine dans le passé, en 1973, à Paris, au moment des négociations pour la paix au Vietnam. Wolverine va tout faire pour que les Sentinels (les robots) ne voient jamais le jour, donc pour changer le futur. Une fois de plus, j'ai beaucoup aimé le film dans son ensemble. Les effets spéciaux sont spectaculaires et réussis (je vous recommande la séquence avec Vif Argent et celle avec Magneto/Eric qui encercle la Maison Blanche grâce à un stade qu'il a soulevé). Je pense aussi que les acteurs sont une fois de plus excellents: Ian McKellen, Michael Fassbinder, Patrick Stewart, James McAvoy, Hugh Jackman, Ellen Page, Jennifer Lawrence, etc. Un bon film de genre que je recommande (j'assume: j'ai adoré).

Lire les billets plus ou moins enthousiastes de Moskau, Ornelune, Ffred, Wilyrah, Mr Vladdy et Géraldine.

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mercredi 4 juin 2014

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (le film) - Felix Herngren

Après le roman très remarqué (un excellent bouche-à-oreille), chroniqué sur les blogs (dont le mien), l'adaptation cinématographique n'a pas tardé. Sorti mercredi 28 mai 2014, le film, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Felix Herngren se laisse voir même si je l'ai trouvé nettement moins amusant que le roman qu'il est préférable d'avoir lu avant, à mon avis. Allan Karlsson se fait la belle de la maison de retraite où il est pensionnaire, le jour de son centenaire. Il saute par la fenêtre sans se faire mal (du rez-de-chaussée quand même). Allan est un drôle de bonhomme, spécialiste en explosifs. C'est d'ailleurs à cause d'une explosion qu'il s'est retrouvé dans la maison de retraite: il venait de faire sauter une bombe entourée de saucisses qui ont servi à appâter un renard responsable de la mort de son chat Molotov, et son voisinage n'a pas apprécié. Le film alterne les séquences entre le présent et le passé. Après sa fuite, on suit Allan (et sa valise), qui fait la connaissance de Julius, Gunilla et surtout Sonja (une éléphante). Un flic désabusé est sur sa piste ainsi que toute une bande de "méchants" qui veulent remettre la main sur la valise (pleine de billets de banque, et qu'un jeune malfrat lui avait confiée). Et on retrouve Allan depuis sa naissance à des périodes différentes de sa vie tumultueuse: son séjour en hôpital psychiatrique, sa rencontre dans les années 50 avec Staline et Truman, puis en Mai 68 à Paris, et son séjour au goulag avec le frère idiot d'Albert Einstein. Avec toujours ce fil conducteur: les explosifs sous toutes ses formes. C'est un film sans prétention qui, j'espère, donnera envie de lire le roman.

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dimanche 1 juin 2014

Depuis le temps de vos pères - Dan Waddell / Les sept fils de Simenon - Ramon Diaz-Eterovic

Voici deux romans que je vous recommande.

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Dans Depuis le temps de vos pères de Dan Waddell (Editions du Rouergue, 300 pages), on retrouve Grant Foster qui se remet doucement des différents traumatismes corporels qui lui a été infligés précédemment (lire Code 1879) et Nigel Barnes le généalogiste. A Londres, de nos jours, plusieurs personnes sont assassinées et des adolescentes de 14 ans enlevées. Grâce à Barnes, à un cheveu et à l'ADN, on apprend qu'ils sont tous des descendants d'un couple, Sarah et Horton, qui à la fin du XIXème siècle ont commis un péché mortel aux yeux de leur communauté religieuse, les Mormons pour les citer. L'histoire emmène notre généalogiste et une jeune femme policier jusque dans l'ouest des Etats-Unis, en Utah, où sont archivés des millions de noms rassemblés par les Mormons sur un registre des morts. Depuis le temps de vos pères est un roman que j'ai lu en moins d'un week-end. J'ai trouvé l'histoire peut-être moins passionnante que celle de Code 1879 car l'enquête généalogique est nettement plus vite expédiée. L'intrigue m'a paru bien menée. Le troisième tome des enquêtes du généalogiste m'attend sur une de mes nombreuses PAL. Lire les billets de Corinne, Soie, Titine,

Je continue avec Les sept fils de Simenon de Ramon Diaz-Eterovic (Metailié Noir, 280 pages) où j'ai eu le plaisir, une fois de plus, de revenir à Santiago du Chili pour retrouver le détective privé Heredia et son chat Simenon (qui à force de conter fleurette aux chattes de gouttière devient papa de sept chatons). Heradia est toujours fauché mais cela ne l'empêche pas de nourrir son chat à qui il voue une grande affection. Il donne une réponse que j'aime beaucoup quand on l'interroge à propos de son amour pour son chat. Il reprend une citation de Cocteau: "Je préfère les chats aux chiens parce qu'il n'y a pas de chats policiers" (p. 110). Heredia devient suspect d'un meurtre perpétré sur la personne d'un expert-comptable/avocat dans un hôtel miteux où notre privé se trouvait en même temps. L'enquête que mène Heredia lui fait découvrir des malversations à propos de l'attribution de marchés publics à des entreprises peu respectueuses des gens et de la nature. La victime qui s'appelait Gordon était incorruptible. Pour l'aider dans ses investigations, Heredia a l'appui de son ami Anselmo, le kiosquier, de Madame Zara, sa voisine de palier, voyante extra-lucide, et d'un américain grand amateur de bière. La ville de Santiago et ses habitants sont toujours très présents dans ce roman vraiment plaisant.