mardi 21 janvier 2014

R - Tobias Lindholm / Le loup de Wall Street - Martin Scorsese / Yves Saint-Laurent - Jalil Lespert

Voici trois films que j'ai vus depuis le 1er janvier 2014.

Je commence par R du réalisateur/scénariste Tobias Lindholm (réalisateur/scénariste de Highjacking et co-scénariste de la série télé Borgen et de La chasse de Thomas Vinterberg). R, qui date de 2010, est aussi co-réalisé par Michael Noer. Dans R, on retrouve l'acteur Pilou Asbaek (vu dans Highjacking et Borgen) qui interprète le rôle de R (pour Rune), un détenu fraîchement arrivé dans une prison danoise. Il devient le souffre-douleur (si je puis dire) de certains co-détenus. Il va vivre une descente aux enfers dont il ne se relèvera pas, il n'est pas le seul. Comme je l'ai pensé et lu par ailleurs, l'histoire fait penser à Un prophète de Jacques Audiard mais en plus noir, plus glaçant. R est un garçon intelligent et plein d'idées, il n'a pas froid aux yeux mais il est seul ou presque contre tous les autres (des brutes qui font régner la terreur dans l'enceinte carcérale). On comprend aussi qu'il y a des barrières raciales: les Danois contre les autres (Albanais, Musulmans de tous pays, etc.). Jusqu'au bout, j'ai cru que Rune allait s'en sortir, ce n'est pas le cas (je vous laisse découvrir comment et pourquoi). Un film dur mais intéressant. Lire le billet de Chris.

Maintenant, je continue par Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese. Je ne m'étais pas précipitée pour le voir, n'ayant pas été convaincue par la bande-annonce. C'est un film long (presque trois heures) qui raconte une histoire vraie, celle de l'ascension et de la chute d'un agent de change (un "stockbroker"), Jordan Belfort, qui dans les années 2000 a vendu des actions qui ne valaient rien par son seul sens de la persuasion à des perssonnes crédules. Multimilliardaire, il va mener une vie dissolue (drogue, sexe, etc). Poursuivi par le FBI pour fraude fiscale. sa chute sera éclatante: il purgera même une peine de prison. C'est brillamment réalisé mais j'avoue que j'ai eu du mal à m'attacher à cet homme peu recommandable. Leonardo di Caprio fait une composition mémorable. En ce qui me concerne, j'ai vu ce film une fois, je ne pense pas le revoir un jour. Lire le billet très positif de Leunamme.

Je terminerais par Yves Saint-Laurent de Jalil Lespert, film qui a reçu l'aval de Pierre Bergé. Je retiendrai de ce film assez anecdotique l'interprétation de Pierre Niney (il EST Yves Saint-Laurent). Pour le reste, on ne voit pas le couturier en train de créer ses modèles (ou très peu), on suit plutôt ses amours éphémères et on regrette ses addictions malheureuses. On a du mal à cerner l'homme, Yves Saint-Laurent, qui était un être torturé et maniaco-dépressif (qui ne vivait semble-t-il que pour ses créations). Pour résumer, le film est un portrait superficiel d'Yves Saint-Laurent vu par Pierre Bergé (joué par Guillaume Gallienne) qui est le narrateur de l'histoire. J'ai regretté que les défilés de mode soient mal filmés: le réalisateur s'attarde sur les visages des mannequins qui défilent et presque pas sur les créations du couturier. J'attends avec intérêt le second film réalisé par Bertrand Bonnello consacré au couturier, qui doit sortir en octobre 2014 (sans avoir, lui, reçu l'approbation de Pierre Bergé...) [Saint Laurent, chroniqué le 05/10/2014].

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samedi 18 janvier 2014

Mère et fils - Călin Peter Netzer

Le film roumain Mère et fils est le troisième long-métrage du réalisateur Călin Peter Netzer. Sorti cette semaine (mercredi 15 janvier 2014) dans plusieurs salles à Paris, le film brosse le portrait d'une mère qui essaye coûte que coûte d'épargner la prison à son fils. Cornelia, une architecte qui crée aussi des scénographies, apprend que son fils unique Barbu, la trentaine, vient de renverser et de tuer avec sa voiture un jeune garçon de 14 ans. Les relations de cette mère à la forte personnalité avec son fils sont houleuses. Cornelia étouffe son fils de son affection. Elle le veut tout à elle et le défend coûte que coûte. Je vous laisse découvrir les manoeuvres qu'elle entreprend pour arriver à ses fins. Le réalisateur prend le parti de suivre Cornelia. L'actrice Luminita Gheorghiu (vraiment très bien) est de tous les plans. En revanche, Barbu est un homme qui ne m'a pas paru sympathique. C'est un "pauvre" type qui n'est pas à la hauteur de la situation, preuve en est sa relation avec sa compagne. La façon qu'a le réalisateur de filmer allant d'un personnage à l'autre peut sembler un peu fastidieuse mais cela donne une certaine force à l'ensemble. C'est un film que je conseille. Mère et fils a reçu l'Ours d'or au dernier festival du film de Berlin en 2013.

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mercredi 15 janvier 2014

Le salon du prêt-à-saigner / Le puits de Moïse est achevé - Joseph Bialot

J'ai terminé tout récemment deux romans policiers de Joseph Bialot (juif polonais rescapé de la Shoah, 1923-2012), écrivain d'expression française qui s'était installé à Paris avec sa famille dans les années 30.

Le salon du prêt-à-saigner est le premier roman que Joseph Bialot ait écrit et ce roman a été récompensé du grand prix de littérature policière en 1979.

Le deuxième (qui est le dernier que l'écrivain écrivit avant sa dispariton en 2012 à l'âge de 89 ans) a pour titre Le Puits de Moïse est achevé. Plus de trente ans séparent ces deux romans aux styles très différents. La narration du Puits... est très classique voire neutre. J'ai trouvé intéressant de faire la comparaison entre les deux romans.

 

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Le salon du prêt-à-saigner (Edition Folio policier, 220 pages) porte bien son titre car c'est saignant. L'intrigue se situe dans le quartier du sentier à Paris, connu comme le quartier de la confection. On y trouve aussi quelques cadavres. Les victimes ont été égorgées au rasoir. Les policiers qui mènent l'enquête portent des noms de rues de Paris: Faidherbe, Chaligny, Brancion. On connaît assez vite le tueur mais pas forcément son mobile. C'est un roman qui se lit vite. Le style de ce roman m'a rappelé celui de Thierry Jonquet. Je conseille. 

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Maintenant, avec Le puits de Moïse est achevé (Editions Rivages Noir, 350 pages), Joseph Bialot nous transporte à la fin du XIIIème siècle au temps des Templiers et de leur trésor, de Philippe IV le Bel "La Statue" et de Guillaume de Nogaret (son âme damnée). Philippe IV le Bel cherche de l'argent à tout prix et après s'en être pris aux Juifs et aux Lombards, il lorgne le trésor des chevaliers du Temple. C'était aussi le temps de la construction de quelques églises. Le lecteur entre dans l'intimité de quelques personnages dont des ouvriers bâtisseurs d'églises. "Le puits de Moïse est-il achevé?" est un mot de reconnaissance pour se faire reconnaître par les Templiers dont Jacques de Molay, maître du grand ordre est menacé par le roi de France. Par là même, on suit en parallèle une sous-intrigue dans laquelle une jeune femme juive est sauvée in extremis de la mort, alors qu'un drame de la jalousie endeuille un chantier d'une église. Je conseille aussi.

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dimanche 12 janvier 2014

Philomena - Stephen Frears

Philomena de Stephen Frears raconte une histoire qui touchera la plupart des spectateurs qui verront ce film (mouchoirs recommandés). Philomena Lee (magnifique Judi Dench), une Irlandaise septuagénaire, pense tous les jours à son petit garçon, Anthony, qu'elle a abandonné bien malgré elle dans les années 50. "Fille-mère", elle a accouché dans un couvent du type "Magdalene sisters" où les filles travaillaient 7 jours sur 7 dans des conditions épouvantables. Elle n'avait le droit de voir Anthony qu'une heure par jour. Anthony sera "acheté" par un couple d'Américains pour 1000 livres. A moins d'avoir un coeur de pierre, on ne peut pas rester de marbre à cette histoire. C'est tiré de faits réels. En 2002, accompagnée d'un journaliste, Martin (Steve Coogan, très bien), Philomena part aux Etats-Unis pour essayer de retrouver Anthony qui devrait fêter ses 50 ans. On sait assez rapidement ce qu'est devenu Anthony. On peut parler de mélo mais il y a beaucoup de retenue. Philomena est restée très attachée à la religion, elle ne condamne personne. En revanche, Martin est moins conciliant sur ce qu'a subi Philomena. Le film n'est jamais outrancier même si, sous l'oeil de Stephen Frears, le catholicisme en prend pour son matricule. Comme Aifelle, je vous conseille vraiment d'y aller; par ailleurs, Keisha parle du livre dont le film est adapté. Steve Coogan qui interprète Martin est aussi co-scénariste et co-producteur du film.

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jeudi 9 janvier 2014

Mon blog a 7 ans aujourd'hui

Je profite de cet anniversaire pour remercier tous mes fidèles lecteurs et commentateurs qui me laissent des commentaires gentils, interrogatifs, admiratifs, informatifs, exclamatifs, et jamais méchants. Tenir un blog pendant 7 ans, c'est long, prenant, chronophage, en particulier faire des commentaires chez les autres, mais tellement enrichissant. Je suis triste quand je constate qu'un blog est en pause prolongée ou qu'il a disparu. J'essaye de penser à mettre à jour tous les liens. Alimenter mon blog avec un billet tous les trois jours me demande beaucoup de travail. Parfois, j'ai des coups de mou mais il suffit que je parcoure les blogs amis et je retrouve mon dynamisme. C'est pourquoi je continue, encore et toujours. Je remercie tout particulièrement mes blogueurs les plus fidèles (dans le désordre): Aifelle, Dominique, Keisha, Eeguab, dominique, Lystig, A girl_from_eart, Alex mot-à-mots, Armelle, Alex-6, Maggie76, Ffred, Wilyrah, Alain, Aelizig, Alice in oliver, Astrid, Leunamme, K, Oriane, Neil, Manu, Valérie, Mango, Kathel, Yv, Clara, Claudialucia, Yuko, Nio, Alain, Rock7 et Tinalakiller. Mais je n'oublie pas les autres bien entendu. Maintenant, je mets en route pour 7 ans de plus pendant lesquels je continuerai de faire partager mes avis sur des lectures et des films. Enfin, je vais essayer. Je terminerai en faisant un petit coucou à Chris.75, ma copine que j'ai connue à la fac il y a 30 ans, et aussi bien entendu à Ta d loi du cine, mon secrétaire de rédaction préféré qui me soutient depuis le début.

Voici en photo "mon" amaryllis achetée avant Noël qui donne une bien jolie fleur. D'autres boutons sont en train de se former.

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mardi 7 janvier 2014

Gun crazy - Joseph L. Lewis / Rendez-vous avec la peur - Jacques Tourneur

Avant de continuer dans les nouveautés cinéma, je fais un billet sur deux "vieux" films ressortis en coffret DVD et Blu-Ray édition "collector" (je me suis offert ces deux plaisirs pour Noël). Le point commun de ces deux films (mis à part qu'ils sont très bien) est que le premier rôle féminin est interprété par une actrice peu connue: Peggy Cummins.

D'abord Gun Crazy (Le démon des armes) de Joseph L. Lewis (1950), un excellent film "noir" de série B qui fut un échec commercial à sa sortie et qui fut redécouvert (notamment par moi) sur grand écran à la fin des années 90. Bart et Laurie ont une passion commune, les armes à feu. Ils se rencontrent dans une fête foraine: elle, championne de tir, est une des attractions de cette fête. Bart, qui aime les armes et est aussi excellent tireur (mais sans aimer tuer) est fasciné par cette femme qui l'entraînera à sa perte. C'est un film haletant, très moderne dans sa narration. Ces deux amants maudits (préfigurant Bonnie and Clyde, béret et lunettes noires compris) commettent une série de braquages où personne n'est blessé. Mais comme Laurie veut toujours plus, ils vont commettre le braquage de trop. On se souvient longtemps de Laurie (Peggy Cummins), très femme fatale et aguicheuse. Bart (John Dall), lui, n'arrête pas de tergiverser, mais comme il aime Laurie, il la suit jusqu'au bout dans leur escalade criminelle. Leur histoire d'amour impossible est belle et tragique. Pour compléter le DVD, on trouve un livre intégré dans le coffret. Il comporte beaucoup de photos, du texte sur le tournage, le script, des fac similé (je n'ai pas tout lu). Dalton Trumbo qui n'est pas crédité au générique est l'auteur du script final. Si vous avez l'occasion, essayez de voir ce film...

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... tout comme Rendez-vous avec la peur (Night of the demon) de Jacques Tourneur (1957). Je l'ai adoré la première fois que je l'ai vu au" cinéma de minuit", il y a quelques années. Je suis contente qu'il soit sorti en DVD. L'histoire tourne autour de la démonologie, de runes sur un parchemin, d'un monstre cornu que l'on voit au début et à la fin, de superstitions et de cartésianisme. Ce film fantastique est un des meilleurs tourné par le réalisateur. Il y a une atmosphère pesante pendant tout le film, du fait que l'on sait dès le début qui est le "méchant" de l'histoire. Il a beau se déguiser en clown pour distraire les petits enfants, on sent le danger. Une angoisse sourde plane en permanence. Pour résumer l'intrigue: John Holden, un psychologue américain cartésien (Dana Andrews) est chargé de démasquer un charlatan anglais, le docteur Julian Karswell, qui terrorise ses détracteurs, jusqu’à provoquer leur mort. La première victime du docteur est le professeur Harrington. Joanna (Peggy Cummins), la nièce du professeur, demande à John Holden d'enquêter sur cette mort. Comme pour Gun Crazy, un livre (144 pages) accompagne le DVD: il comporte du texte, des photos, des anecdotes. Vraiment intéressant.

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Deux films à voir et à revoir

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samedi 4 janvier 2014

Tel père, tel fils - Hirokazu Kore-Eda

Après Nobody knows, Still walking et I wish, voici Tel père, tel fils du réalisateur japonais Hirokazu Kore-Eda. Ce film qui a reçu le prix du Jury au dernier festival de Cannes en 2013 est sorti le 25 décembre 2013. L'histoire reprend largement l'argument de La vie est un long fleuve tranquille réalisé par Etienne Chatiliez (1988). Ryoata, la quarantaine, est un architecte qui se consacre entièrement à son travail. Il forme, avec sa femme et son fils unique Keita, une famille presque idéale qui vit dans l'opulence. Ryoata n'est pas très présent pour son fils, un enfant calme. Heureusement que ce dernier sait s'occuper tout seul. La sérénité de cette famille est mise à mal quand ils apprennent par la direction de l'hôpital où est né leur fils que Keita n'est pas leur fils biologique et qu'il y a eu un échange de bébés à la naissance. Ils font la connaissance de Ryusei, leur enfant biologique, qui est élevé dans une famille plus modeste. Cette famille est composée de trois enfants (Ryusei étant l'aîné), très épanouis grâce à un père qui s'occupe beaucoup d'eux. Je dois dire que ce film de 2H00 est superbe et émouvant. Une fois de plus, le réalisateur montre qu'il sait très bien diriger les enfants et on ne sent aucune mièvrerie. Ce qui est terrible dans l'histoire, c'est que du jour au lendemain, des parents sont censés rendre un enfant dont ils se sont occupés pendant des années, et par là même deux garçonnets de 6 ans se retrouvent désemparés devant cette situation. En effet, pour quelle raison changer de père et mère? Ruysei, par exemple, n'arrête pas de demander "pourquoi?" à son "vrai" père. La fin de l'histoire m'a paru logique et la mieux pour tout le monde. Très beau film qui me fait bien démarrer l'année. Lire le billet de Leunamme.

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mercredi 1 janvier 2014

NOUVELLE ANNEE

L'année 2013 s'achève, l'année 2014 commence.
En 2014, j'espère voir autant de bons films que pendant l'année qui vient de s'écouler. 
Dans mes résolutions pour cette nouvelle année, je compte diminuer ma PAL avant de me procurer de nouveaux livres. Je n'arrive plus à ranger ce trop-plein de livres. Je continuerai bien entendu à vous faire partager mes avis à propos de mes lectures et de films vus sur mon blog qui va fêter dans une semaine ses 7 ans d'existence (déjà).
Je souhaite donc à tous les blogueurs qui me rendent visite
une excellente année 2014 toute pleine de bonnes choses dont la santé encore et toujours.

Je vous embrasse tous.

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lundi 30 décembre 2013

Top cinéma 2013

Vous l'attendiez (presque) tous, mon top cinéma 2013. J'ai vu 109 films en 2013. Rétrospectivement, je suis plutôt satisfaite de cette année cinématographique qui m'a fait passer de très bons moments dans les salles obscures.

Voici 20 films (dont deux reprises) que je vous recommande si vous pouvez les voir un jour (je les ai listés par ordre alphabétique).

L'Attentat
de Ziad Doueiri, d'après le roman de Yasmina Khadra. J'ai préféré le film.

Blancanieves
de Pablo Berger: un film muet en noir et blanc et avec pas mal de musique: j'ai adoré cette réinterprétation du conte de Blanche-Neige.

Blue Jasmine de Woody Allen, pour Cate Blanchett qui fait une performance mémorable.

Django Unchained
de Quentin Taratino, pour Leonardo Di Caprio et Christoph Waltz (Oscar 2013 du meilleur acteur dans un second rôle, amplement mérité).

Fedora de Billy Wilder, cette reprise a été enthousiasmante en ce qui me concerne, avec le plaisir de revoir Marthe Keller et William Holden. Un genre de film comme on n'en fait plus.

Foxfire, Confessions d'un gang de filles de Laurent Cantet : Ce film très intéressant avec des jeunes actrices canadiennes pas connues toutes remarquables est sorti en tout début d'année. Je n'ai pas voulu l'oublier.

Hannah Arendt de Margarethe Von Trotta: passionnant et bouleversant. On n'oublie pas de sitôt le visage du vrai Eichmann assez neutre et banal.

Heimat, l'exode d'Edgar Reitz, j'ai choisi la deuxième partie du dyptique qui m'a plus intéressée que la première partie.

Highjacking de Tobias Lindholm: une confrontation et des négociations haletantes entre des responsables d'une entreprise danoise et quelques pirates somaliens, et des otages au milieu...

Inside Llewyn Davis
de Joël et Ethan Coen pour la musique, les chansons, le chat roux et New-York l'hiver.

La grande Bellezza de Paolo Sorrentino: que la ville de Rome est belle dans l'oeil du réalisateur, et Toni Servillo est génial. Le film est un des grands oubliés du festival de Cannes de 2013.

La Vénus à la fourrure de Roman Polanski, pour Emmanuelle Seigner, épatante. Et ce film prouve une fois de plus le grand talent de réalisateur de Roman Polanski.

Le mur invisible de Julian Roman Pölsler: film très prenant, et je vous recommande aussi le roman dont il est adapté.

Prisoners
de Denys Villeneuve, un excellent film à l'atmosphère pesante et menaçante.

Quai d'Orsay de Bertrand Tavernier: très drôle, enlevé, et j'ai retenu que les portes du ministère n'avaient pas été blessées: c'est l'essentiel.

Shokuzai (1ère partie - Celles qui voulaient se souvenir) de Kiyoshi Kurosawa : je dirais même plus, le chapitre 1 de cette première partie qui m'a beaucoup marquée.

Snowpiercer - Le transperceneige de Bong Joon Ho: pour l'histoire, pour le côté visuel et pour Tilda Swinton, sidérante.

The Lunchbox de Ritesh Batra: joli film mélancolique.

Tuez Charley Varrick de Don Siegel, un très bon film policier avec un Walter Matthau en grande forme: assez jubilatoire. Je ne l'avais jamais vu.

Wadjda de Haifa Al Mansour: un film qui a bénéficié d'un joli succès très mérité. On espère que Wadjda va pouvoir faire du vélo pendant longtemps.

Vous noterez que je n'ai mentionné ni La vie d'Adèle (1) d'Abdelatif Kechiche ni 9 mois ferme (2) d'Albert Dupontel, ni enfin A Touch of Sin (je ne l'ai pas chroniqué car il ne m'a vraiment pas plu), tant pis pour moi. Et je n'ai encore vu ni Le Loup de Wall Street (3) de Martin Scorsese ni Tel père, tel fils (4) de Hirokazu Kore-eda.

(1) Chroniqué le 30 octobre 2013.
(2) Chroniqué le 24 octobre 2013.
(3) Chroniqué le 21 janvier 2014.
(4) Chroniqué le 4 janvier 2014.

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vendredi 27 décembre 2013

Yeruldelgger - Ian Manook

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Je n'ai pas pu résister à la force de conviction d'Yv et Aifelle et je viens de terminer Yeruldelgger de Ian Manook (Albin Michel, 540 pages). Bien m'en a pris car c'est un très bon roman policier avec comme toile de fond la Mongolie, ses paysages, ses coutumes, ses yourtes (et leur disposition) et sa gastronomie, comme le thé au beurre salé ainsi que quelques mets comme le boodog de marmotte et les khuchuur. L'écrivain nous parle aussi de la Mongolie comme un pays en pleine mutation où les traditions ont tendance à se perdre et où la pauvreté est très présente de même que la corruption (en particulier dans la police). Le héros de notre histoire est Yeruldegger, commissaire de police à Oulan Bator. Suite à la découverte du squelette à peine enfoui d'une petite fille en pleine steppe mongole, Yeruldegger se replonge dans un passé douloureux, l'assassinat de Kushi, sa fille de 5 ans, survenu plusieurs années auparavant. Le roman est très bien construit et riche en rebondissements souvent tragiques où les morts se succèdent. Yeruldelgger, qui a affaire à forte partie en la personne de son beau-père, est aidé dans ses enquêtes par Solongo, une femme médecin légiste dont il est tombé amoureux, et par Oyun, une inspectrice très courageuse. A défaut d'aller visiter la Mongolie très prochainement, lisez ce roman. Keisha en parle aussi.

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