mercredi 9 février 2022

Petite Solange - Axelle Ropert

Petite Solange d'Axelle Ropert commence sur le gros plan d'une jeune fille assise en classe qui semble avoir du chagrin. Quelques mois plus tôt, les parents de Solange, Antoine (Philippe Katerine) et Aurélia (Léa Drucker) fêtent leur 20 ans de mariage. Tout semble idyllique dans la famille Maserati. Antoine tient un magasin d'instruments de musique et Aurélia est comédienne. Solange qui a treize ans s'entend bien avec son grand-frère Romain de 21 ans. Cependant, peu de temps après, Solange entend ses parents se disputer. Le couple se sépare et le monde de Solange s'écroule. Même la maison où elle vit va être vendue. Elle appelle à l'aide son frère qui a pris la poudre d'escampette vers Madrid. Solange perd ses repères et on a de la peine pour elle. Sinon, les parents et même le frère ne sont pas très sympathiques. Ils ne se rendent pas compte que Solange souffre. Le film montre qu'un divorce peut être une tragédie. A la fin du film, Solange fête ses quatorze ans et elle a beaucoup mûri. Jade Springer qui interprète Solange est très bien. J'espère qu'on la reverra dans d'autres films. Lire le billet de Pascale

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lundi 7 février 2022

Lettre à mon fils Charb - Denise Charbonnier

C'est dasola qui m'a procuré ce livre que j'avais (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) repéré il y a déjà plusieurs semaines, Lettre à mon fils Charb, de Denise Charbonnier, paru en mai 2021 (176 pages). 

  Lettre-a-mon-fils-Charb

Le livre entrelace deux chronologies: d'une part, celle de la manière dont est vécue l'année 2020, depuis le 7 janvier 2020 (cinq ans après le massacre de Charlie Hebdo) jusqu'au 31 décembre 2020, un réveillon de plus en l'absence de Stéphane Charbonnier, dit Charb, fils ainé de Denise. Et d'autre part, le mois de janvier 2015, à partir de ce 7 janvier de malheur. Une petite soixantaine de jours-chapitres, avec quelques doublons et retours en arrière, certaines pages pour telle ou telle journée ne comportant que trois lignes, lui permettent de s'adresser à son "Chachane", surnom bégayé à l'origine par une jeune cousine du garçonnet. Le livre se clôt sur le dernier Noël passé par Charb avec sa famille, le 25 décembre 2014. 

La presse avait rendu compte à l'époque (2015), de manière plus ou moins sensationnaliste, de différents épisodes (l'affaire de la négation de la relation de Charb avec Jeannette Bougrab par exemple, ou le versement de l'argent récolté par Charlie pour les familles des victimes). Denise Charbonnier donne ici sa version des faits. Ainsi, alors qu'on continue à pouvoir lire sur internet (et même sur Wikipedia) que Laurent Charbonnier, le frère de Charb, avait démenti formellement l'engagement relationnel de Charb avec Jeannette Bougrab, Madame Charbonnier explique que c'est lors de leur trajet en voiture, de retour de l'Institut Médico-légal où la famille avait été reconnaître le corps de Charb, que l'AFP a contacté Laurent, pour lui demander confirmation de ce que l'Agence s'apprétait à publier (?). Denise Charbonnier précise que le père de Charb lui avait demandé si Jeannette et lui avait bien une relation (et qu'il avait répondu par l'affirmative), qu'il leur parlait d'elle et leur montrait des photos de lui-même avec la petite fille, May, de cette compagne.

Madame Charbonnier semble ne plus avoir trop foi dans le sérieux des services de l'Etat. Elle garde manifestement rancune à François Hollande d'avoir fait sienne la version policière disant que les deux assassins étaient tellement déterminés que la présence d'un véhicule statique en bas de Charlie Hebdo (retiré à la demande d'un syndicat de policiers quelques mois avant l'attentat) n'aurait rien changé, mais aurait amené le décès supplémentaire de policiers. Et c'est avec amertume qu'elle constate que, malgré les menaces qui étaient connues, ni son fils ni le journal qu'il dirigeait n'ont été à l'abri. 

Elle n'a garde d'oublier les erreurs d'état-civil, que ce soit sur une plaque d'hommage où le nom de Wolinski était gravé avec un "y" final, ou lors du procès des complices ayant fourni les armes des attentats de janvier 2015, au cours duquel les prénoms voire le patronyme de plusieurs victimes ont été énoncés de manière erronée (fac-similé d'un passage de l'ordonnance du tribunal reçue en janvier 2019 à l'appui, p.47). L'une des dernières journées évoquées est celle du verdict, le 16 décembre 2020.

Bien entendu, cette maman nous raconte aussi au fil des pages l'enfance, l'adolescence, la jeunesse de son fils aîné. Gamin, il dessinait déjà, quelques photos l'attestent dans un cahier central (par ailleurs, p.27, je n'ai pas compris comment, au collège, sa prof de français pouvait être aussi celle de dessin). Elle précise que bien des aspects de sa vie (voire les plus dangereux), elle les a découverts petit à petit - il les en protégeait.

La page de titre mentionne, sous le nom de l'auteur, "avec Liliane Roudière". Vérification faite, celle-ci avait été "responsable presse et communication" chez Charlie Hebdo de 1998 à 2008. Je suppose qu'elle a "accompagné" Denise Charbonnier dans la préparation éditoriale de ce livre-témoignage. La postface de Richard Malka, l'avocat de Charlie Hebdo, est un véritable manifeste explicitant l'engagement de Charb. 

Je n'ai pas réussi, aujourd'hui, à trouver de blog littéraire ayant chroniqué ce livre. En faisant une recherche sur G@@gle avec des mots-clés tels que "chronique blog livres denise charbonnier lettre fils charb", on obtient quelques résultats (titres de presse, librairies...), mais surtout un avertissement "Certains résultats peuvent avoir été supprimés conformément à la loi européenne sur la protection des données". Que les blogueurs-euses ayant rédigé une chronique n'hésitent pas à me demander d'en rajouter le lien! Dans des sites de presse ou d'associations, on peut en trouver, par exemple sur celui de l'ass. Apprivoiser l'absence qui reprend un article paru dans Siné mensuel. Le site de Charlie Hebdo donne à lire en ligne l'article de Gérard Biard sur le livre, paru dans Charlie N°1500 du 21/04/2021 et celui de Luce Lapin paru dans le N°1504 du 19/05/2021. 

En conclusion, ce livre fait écho à ceux déjà publiés par d'autres proches des victimes du massacre. Je n'ai pas encore lu ceux concernant Bernard Maris (Prends le temps de penser à moi, écrit par sa fille), Tignous (Si tu meurs, je te tue, écrit par sa veuve), ou même celui que deux des filles de Wolinski (Elsa et Natacha) ont écrit en prenant comme sujet "en abyme" Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, avec en sous-titre "Histoire de soeurs" (peut-être existe-t-il encore d'autres "livres de proches" que je n'ai pas repérés).

*** Je suis Charlie ***

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dimanche 6 février 2022

La propriété - Rutu Modan

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J'ai trouvé par hasard dans une bibliothèque de Paris que je fréquente La propriété de Rutu Modan. Je me rappelais avoir vu il y a quelques années sur des blogs le titre et la couverture de ce roman graphique édité aux Editions Actes Sud (232 pages). Je l'ai lu en un peu plus d'une heure avec beaucoup de plaisir. L'histoire se déroule sur une semaine. Regina et Mica Ségal, la grand-mère et sa petite-fille, prennent l'avion de Jérusalem pour aller à Varsovie. Dans l'avion, il y a toute une bande d'ados qui doivent visiter Treblinka et Majdanek. Dans le même avion, on trouve aussi Avram Yagodnik, un chantre et ami de la famille, qui va rapidement se révéler très "collant" et intrusif. On saura pourquoi. A Varsovie, Regina et Mica sont venues non dans un but touristisque, mais parce qu'elles doivent récupérer une propriété, en l'occurrence un appartement spolié dès le début de la deuxième guerre mondiale dans un immeuble en ville. Mais Régina qui a un sacré caractère devient odieuse avec sa petite fille. Elle retrouve un certain Roman Gorski qu'elle a connu 70 ans auparavant. Tandis que Mica elle, fait la connaissance de Tomasz Novak, un dessinateur de BD et guide pour touristes dans l'ancien ghetto juif de Varsovie. C'est une BD très agréable à lire avec des moments émouvants et des personnages très contrastés, et pas forcément sympathiques au demeurant. Je ne connaissais pas cette dessinatrice qui a publié, en 2021, un nouveau roman graphique, Tunnels.

Lire les billets de Keisha, AifelleMilou et ChezMo

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jeudi 3 février 2022

Les jeunes amants - Carine Tardieu

J'ai hésité à voir ce film sorti cette semaine, n'étant pas forcément une grande fan de Fanny Ardant. Et bien j'aurais eu tort de ne pas y aller, car dès les premières images qui se passent dans un hôpital, je me suis dit que Les jeunes amants allait me plaire. L'essentiel de l'histoire se déroule en 2021. Shauna, âgée de 71 ans (Fanny Ardant magnifique), a été architecte. L'histoire de ces deux personnages débute en 2006, à l'hôpital donc. Shauna veille sur une patiente alitée et c'est là qu'elle rencontre Pierre Escande (Melvil Poupaud, assez craquant), interne dans l'hôpital. Ils échangent quelques paroles et puis Shauna disparaît. Quinze ans plus tard, Pierre, qui a maintenant 45 ans, est marié à Jeanne (Cécile de France, très bien) et il est père de famille. Shauna et lui se revoient en Irlande par l'intermédiaire d'un ami commun. Et à partir de là, quelque chose se passe. Pierre tombe amoureux de Shauna et les sentiments vont bientôt être réciproques. J'ai été très sensible au traitement du sujet: ce n'est pas racoleur, ni gênant, ni mièvre. La scène où Pierre dit à Shauna qu'elle le "bouleverse" m'a émue. Il y a beaucoup de pudeur dans certaines scènes et les acteurs y sont pour beaucoup. Une très belle histoire d'amour. Un film que je recommande. 

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mardi 1 février 2022

Corona - Des chiffres par millions / en questions - N°22

Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) crois utile de préciser une nouvelle fois que la sélection d'informations ci-dessous reflète assez clairement ma propre position: je ne vise nullement à l'exhaustivité ni même à "l'objectivité", c'est uniquement ce qui m'intéresse que je sélectionne dans les "revues de presse" accessibles sur internet (voire dans la presse "papier"). Par contre, je m'efforce de donner mes sources lorsque je fais allusion à un article de presse, et de préciser clairement ce qui est du seul domaine de mes intuitions personnelles...

Pour ce qui est des "testés positifs", à peine plus de 19 millions de cas ont été enregistrés par l'administration seulement, avec ce variant omicron dont on nous jurait fin 2021 qu'il était tellement contaminant qu'il allait rendre toute la France positive: je suis déçu! En un mois, on n'a même pas réussi à passer de 10 millions cumulés depuis le début à 20 millions, il va encore falloir attendre quelques jours pour ouvrir de beaux chiffres tout ronds (et en rester bouche bée?). Ça doit être la faute des gens, qui se protègent trop bien... 

Quoique... Je me pose une question. Parmi les quelque 12 ou 13 millions de personnes qui se sont fait tordre le bras, et se sont fait vacciner uniquement pour disposer du fameux "pass" leur permettant de mener une vie aussi normale que possible (en terme de sorties, voyages etc.), combien seront dans une logique de "faire l'autruche" en cas de suspicion d'être cas-contact ou même en cas de symptômes, tout simplement pour ne pas perdre, même temporairement, le précieux sésame (tant qu'ils ne se sentent pas gravement malades, bien sur)? La carotte était trop belle... 

C'est je crois vers la mi-janvier 2022 que le nombre officiel (administratif) de contaminations a dépassé les 20% de la population française (officiellement 67,4 millions), avec plus de 13,5 millions de contaminations. Que de symboles dans ces chiffres administratifs... 20%, c'est à peu près le nombre de cas positifs qui arrivent dans les résultats des tests. Autrement dit, lorsqu'on teste quotidiennement 1,5 million de personnes, on ajoute quelque 300 000 personnes au compteur. Si l'on en testait 3 mllions, n'en rajouterait-on pas 600 000? Et si l'on n'en testait que 750 000, le score n'augmenterait-il pas de 150 000 seulement? Transitivité (sic transit...)? Et j'ai toujours mes interrogations sur l'addition des contaminations via des variants différents, sur le fait qu'une même personne puisse avoir été contaminée plusieurs fois, et sur la prise en compte ou non des quelque 127 000 décédés du Covid sans parler des décès "naturels" depuis le début de l'épidémie). A part ça, pour chacune des sources (et versions) différentes de comptage "Covid", le chiffre est précis à l'unité...
18/01/2022: ça y est, l'INSEE a parlé, la population française se monte désormais à 67,8 millions (bilan démographique 2021)! Mince, il va falloir recalculer tous les pourcentages, non?

Ces histoires de population, ça me fait penser... S'il est vrai que je ne reçois guère de faire-parts de naissance ces deniers temps, je ne crois pas encore en avoir eu un seul entre les mains sur lequel la photo du nourrisson arborerait fièrement un masque anti-covid. Et vous?

10/01/2022: en fin d'article sur Public Sénat, M. Véran avait aligné de jolis chiffres statistiques lors de son audition. Très intéressant. Je crois savoir que les statistiques de "probabilités" portent sur des "grands nombres", mais n'ont jamais permis de faire une prédiction certaine appliquée à un individu? On sait qu'en tirant à pile ou face, on a 50% de chances d'avoir pile et 50% d'avoir face. Si l'on tire 100 fois de suite, il n'est pas certain d'avoir 50 et 50. Si l'on a eu 50 pile et 49 face, le 100e tirage ne donnera pas forcément face. Si l'on a eu 10 tirages de suite avec la même face, l'incertitude demeure pourtant pour le 11e tirage. Etc. Ou alors, j'ai pas tout compris à ces calculs de probabilité dont je croyais qu'ils avaient bien servi aux compagnies d'assurance-vie pour calculer leurs risques en fonction de l'âge de l'assuré, et éventuellement de quelques autres paramètres (tables de mortalité...), il y a déjà un ou plusieurs siècles?

Quels amateurs, quand même, que les chargés de com' de la Présidence... La fameuse interview dans Le Parisien * qui a énervé les "emmerdés" (relue et validée par l'Elysée, selon Le Canard Enchaîné du 12/01/2022) aurait dû paraître juste après le vote du Pass vaccinal... mais celui-ci a pris une semaine de retard (toute une semaine, mais une semaine seulement...).
* pas de bol, sur le site du Parisien, elle est... réservée aux abonnés... ;-/

Le même numéro du Canard Enchaîné se faisait un plaisir de signaler que le télétravail... c'est pas pour les "petites mains" qui s'occupent du courrier reçu par la Présidence. En 2020, les bureaux ont même été réorganisés en "open space".

Et, tiens, je m'en pose aussi une autre, de question. Au gros de la vague, à 10 millions de tests par semaine, on détectait (grosso modo) 1,5 millions de cas. Est-ce à dire qu'avec une capacité de 20 millions de tests, on en aurait détecté 3 millions? Ou bien que 5 millions de tests réalisés auraient découvert seulement 750 000 cas? Toutes choses égales par ailleurs, hein... 

N'empêche, il est loin le temps où la France avait eu du mal à franchir le seuil du million (été 2021?). Et les piquouzes piétinaient aussi... Au point que je m'imaginais que, pour couvrir (très théoriquement!") 67 millions de personnes, ça prendrait donc... un certain temps. Et comme à l'époque déjà, promis-juré, il n'y aurait jamais d'obligation de se faire vacciner, on tendait vers l'infini de l'incertain... Et je rêvais même tout éveillé en me disant que, si Manu avait la tentation de s'asseoir sur ses promesses et autres serments, qui c'est qui voudrait pas le réélire, mmmmh?

11/01/2022: est-ce que par hasard les Corses n'apprécieraient pas qu'on leur raconte des histoires (si je comprends bien cet article du Point)? 

Ce qui est toujours moins drôle, c'est l'augmentation du nombre des morts (bah oui, il ne peut pas diminuer non plus). J'ai un peu l'intuition que ce comptage macabre, précis à l'unité près, est tout de même approximatif (sous-estimé) d'environ 5 %. Cela fait des mois que j'avais lu que, dans les tout débuts de l'épidémie, on ne comptabilisait pas toujours comme "morts du Covid" beaucoup de gens, notamment des personnes âgées, décédées à domicile et "non testées" (pour un nombre évalué de 5 à 6 000 en décembre 2020 ?) - outre le décalage entre les chiffres de l'Agence Santé France et ceux de l'INSERM mis en évidence en avril 2021. 

10/01/2022: un nouveau variant aurait été détecté à Chypre, qu'on hésite à baptiser "deltacron"? Plus d'hésitation, il faut le baptiser "Ahlescons"... Bah, fausse alerte, finalement?

21/01/2022: ... et allez donc, la moitié des cas de Covid-19 séquencés au Danemark seraient dûs à un sous-variant (d'Omicron), maintenant (BA.2). Sous-pir(e)... 

11/01/2022: de son côté, le Québec songeait à imposer une taxe aux non-vaccinés. Ils sont fous, ces Québécois. Ou bien plus anglo-saxons que gaulois? Ah bah finalement non: leur Premier Ministre a su enclencher la marche arrière... ce mardi 1er février 2022.

29/01/2022 : encore des chiffres, mais des chiffres de business... Peut mieux faire, encore?

11/01/2022: Michel Cavaleri, de l'Agence européenne des médicaments (EMA, équivalente à la FDA américaine), a fait connaître ses craintes par rapport à des rappels vaccinaux trop fréquents. D'une part, ça pourrait finir par affaiblir le système immunitaire. D'autre part, ça finirait aussi par fatiguer (lasser?) la population... 

31/01/2022 : vous avez dit tests? D'une part - à savourer -, les garnements seront toujours les garnements. D'autre part, la modernité est au coin de la rue... avec votre smartphone.... 

Bon, j'arrête là pour ce mois de janvier 2022. Mais je ne m'interdis pas d'en faire remonter encore quelques infos gardées sous le coude pour les mois suivants...

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lundi 31 janvier 2022

Les promesses - Thomas Kruithof

Je dirais que Les promesses très bien interprété ne tient pas totalement ses promesses, surtout sur la fin. Dans le 93, une mairesse (ou Madame le maire, je suis d'accord avec Tania, voir son com ci-dessous), Clémence Colombet (Isabelle Huppert) et son "Dircab" Yazid (Reda Kateb) mènent un combat de la dernère chance pour que la cité des Bernardins, dans un état de délabrement inacceptable, puisse bénéficier d'une enveloppe de 63 millions d'euros dans le cadre de travaux de réhabilitation du Grand Paris. C'est une promesse qu'elle fait devant ses administrés, et elle souhaite qu'elle se réalise. Durant le film, on voit comment peuvent se dérouler les négociations au niveau ministériel et jusqu'au cabinet du Premier Ministre. Clémence est à la fin de son deuxième mandat comme maire. Elle compte laisser sa place à son adjointe, Naidra. On assiste à plusieurs retournements de situations et pendant ce temps-là, les copropriétaires et locataires des Bernardins ne veulent plus payer leurs charges. Ils se soutiennent mutuellement. Malheureusement, il y a aussi des "marchands de sommeil" qui ne souhaitent pas qu'il y ait des travaux, car plus la barre d'immeubles se dégradera et plus les appartements pourront se racheter pas chers, et les nouveaux propriétaires en profiteront pour loger de plus en plus de migrants sans papiers dans des conditions indignes. Je trouve dommage que la résolution de l'histoire soit expédiée en même pas cinq minutes. Un film à voir cependant pour les acteurs. 

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vendredi 28 janvier 2022

Un tueur sur mesure - Sam Millar

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J'ai lu quelques romans de cet écrivain ancien membre de l'IRA qui a fait de la prison comme activiste politique et qui, aux Etats-Unis, a été prisonnier de droit commun pour un hold-up spectaculaire. Depuis son retour à Belfast, il s'est reconverti dans l'écriture et c'est plutôt réussi. C'est le quatrième roman que je lis de Sam Millar. C'est aussi noir que les trois autres mais il faut lire cela au deuxième degré, et Millar met une certaine distance dans ce qu'il raconte. Il y a même de l'humour. Un tueur sur mesure (Editions Métailié, 284 pages) se passe à Belfast de nos jours. Trois truands ont l'idée de braquer une banque le soir d'Halloween, déguisés en loups. Et bien, ils ratent leur coup, la banque visée n'ayant plus de liquidités, alors que les trois lascars se rejouissaient d'avance. Qu'à cela ne tienne, l'un des trois s'empare d'une mallette que détient un client retenu en otage, pas commode du tout. Et là bingo, c'est le jackpot, la mallette contient un demi million de livres sterling. Ce qu'ils ne savent pas (ou pas tout de suite), c'est que l'argent appartient à un groupuscule appelé La Fraternité pour la liberté irlandaise. Son leader s'appelle Connor O'Neill, et ce n'est pas un tendre même s'il va à la messe tous les matins. Il engage un certain Rasharkin, le tueur du titre, pour récupérer l'argent et se débarrasser des coupables. Avant de les tuer, Rasharkin aime bien torturer les gens. Et pendant ce temps, la police mène aussi l'enquête. J'ai lu ce roman d'une traite car il est découpé en petits chapitres et puis j'avais hâte de savoir ce qui allait se passer. A la fin, on pourrait s'attendre à retrouver des personnages dans un roman ultérieur. J'ai beaucoup apprécié ce polar tout comme Actu du noir - Jean-Marc Laherrère, Nyctalopes, Yv et Blacknovel.

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mardi 25 janvier 2022

Adieu Monsieur Haffmann - Fred Cavayé

Voici un film qui m'a remuée. Adieu Monsieur Haffmann de Fred Cavayé est adapté d'une pièce de théâtre que je n'ai pas vue. L'histoire commence à Paris en mai 1941. La première séquence du film se focalise sur un pied appareillé qui avance sur des pavés. Ce pied appartient à un "boiteux", François Mercier (Gilles Lellouche), employé chez Joseph Haffmann (Daniel Auteuil), un bijouter qui crée des modèles. C'est un artisan doué. Malheureusement pour lui et sa famille, du fait qu'ils sont Juifs, ils sont menacés d'être arrêtés sous peu. Très vite, Haffmann convainc sa femme de fuir en zone libre avec leurs enfants. Lui-même les rejoindra plus tard après avoir réglé le sort du magasin. Et pour ce faire, Haffmann fait une proposition étonnante à François Mercier et à sa femme Blanche (Sara Giraudeau). Il va leur vendre le magasin, qu'ils lui rétrocéderont lorsque la guerre sera terminée. Le jour même de sa fuite, Haffmann est obligé de revenir au magasin car il y a des contrôles d'identité dans toute la ville. A partir de là, Joseph s'installe dans le sous-sol et François et sa femme occupent l'étage. Le couple désespère d'avoir un enfant, un jour. Dans l'esprit de François germe une idée pas banale pour que Blanche tombe enceinte mais sans succès. Et puis les mois passent et le comportement de François évolue. Il devient un parfait salaud et il n'a plus aucun scrupules. Les trois acteurs sont bien. A la différence de Pascale, j'ai trouvé Sara Giraudeau très bien (en tout cas mieux que dans d'autres rôles). Gilles Lellouche interprète un rôle difficile et il s'en sort bien. Daniel Auteuil est égal à lui-même. Un film à voir à moins d'attendre sa sortie sur petit écran. En tout cas, pour une séance de début de soirée, un lundi soir à Paris, on était cinq dans la salle. Lire les billets de Pascale, Eimelle et Pierre D.

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samedi 22 janvier 2022

Monument national - Julia Deck

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Hier, vendredi 21 janvier 2021, je suis allée dans une librairie de province que je fréquente et j'ai repéré tout de suite le nouveau Julia Deck, Monument National, qui vient de paraître en ce début d'année 2022. Je l'ai lu d'une traite entre hier et aujourd'hui. J'ai beaucoup apprécié ce roman non dénué d'humour. Monument national (Editions de Minuit, 205 pages haletantes) se passe aux alentours de 2018-2020, entre le département numéroté 93 et la lisière de la forêt de Rambouillet. La narratrice principale s'appelle Joséphine Langlois, et elle est âgée de 7 ans et demi. C'est la fille adoptive d'Ambre (Adrienne) et Serge Langlois, grand acteur français, un "monument national". Avec une intendante et son époux, une cuisinère et son mari, une nurse, un chauffeur et un jardinier, Ambre (qui a été Miss Provence-Alpes-Côte d'Azur), Serge et Joséphine (qui, originaire d'Asie centrale, s'est inventé un frère jumeau fantôme nommé Ory) vivent dans un château qui ressemble au Petit Trianon avec quatre façades carrées. Il ne faut pas oublier les chiens bichons de la maîtresse des lieux, lesquels meurent malheureusement à une vitesse accélérée. Ambre est du même âge que Virginia, la fille d'un premier mariage de Serge, qui est chanteuse pop. Dans le département du 93, on fait connaissance de Cendrine Barou, la mère de Marvin, un gamin hyperactif. Elle est caissière dans un magasin "U". On apprend que Cendrine Barou n'est pas son vrai nom. Cette femme se cache sous une fausse identité. On saura pourquoi à la fin du roman. Par un concours de circonstances et par l'intermédiaire d'un Noir parfaitement noir qui va devenir coach sportif de la famille Langlois, Cendrine devient la nurse à la place de la précédente qui a été renvoyée peu de temps auparavant. Dans le 93, il y a aussi Aminata, une collègue de Cendrine. Mathias Doucet, le gérant du "U", se déclare "gilet jaune" dès l'automne 2018. Tout ce petit monde va se retrouver à Rambouillet  après la première attaque cardiaque de Serge Langlois. Pour célébrer l'anniversaire du "monument national", Brigitte et Emmanuel M... font l'honneur de leur présence. Il y a une question très importante qui vient à la surface quand Serge Langlois décède. La fortune familiale se compose de biens immobiliers (le château, son terrain et ses dépendances, vingt-deux véhicules de luxe et de collection, un yacht et une maison à Trinidad et Tobago et des liquidités sur des comptes offshore). Je vous laissse découvrir qui hérite de quoi. C'est assez inattendu. Je le répète, un roman très distrayant.

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mercredi 19 janvier 2022

Licorice Pizza - Paul Thomas Anderson / 355 - Simon Kinberg

Pour mon retour vers les salles obscures, j'ai choisi deux films sortis le 05/01/2022. 

De Paul Thomas Anderson, j'avais adoré There will be blood et The Phantom Thread et j'avais détesté Magnolia. En ce qui concerne Licorice Pizza, je me situe entre les deux. Je reconnais que les deux acteurs principaux, Cooper Hoffman (le fils du regretté Philip Seymour Hoffman) et Alana Haim forment un couple sympathique et touchant. Gary Valentine (Cooper Hoffman) est âgé de 15 ans alors qu'Alana Kane (Alana Haim) annonce qu'elle a 25 ans. La bande son est aussi assez exceptionnelle. On a le plaisr d'entendre David Bowie, The Doors ou Paul McCartney. Pour le reste, je suis plus réservée sur l'histoire, assez décousue, et sur les personnages secondaires interprétés par exemple par Sean Penn, Bradley Cooper et Tom Waits et d'autres moins connus qui ne font pas avancer l'histoire. Dans les années 70, à Encino, une banlieue terne de Los Angeles, Gary doit se faire prendre en photo à son lycée. C'est à cette occasion qu'il fait la connnaissance d'Alana qui est l'assistante du photographe. Il entame assez vite une conversation avec Alana en lui affirmant qu'il l'épousera un jour. Gary en tant qu'apprenti acteur doit partir à New-York, Alana lui servira de chaperon. A la suite de quoi, ils se séparent, se retrouvent, se reséparent. Gary se met à vendre des lits à eau (waterbed) et puis il ouvre un lieu pour des joueurs de flipper. On peut s'étonner que, n'ayant pas encore atteint sa majorité, il puisse faire autant de choses. A la fin, après une course pour se retrouver, Alana et Gary tombent dans les bras l'un de l'autre. Et tout cela dure plus de deux heures. Non, décidément, je n'ai pas "accroché", dommage pour moi. En revanche, Pascale et Princecranoir sont plus positifs que moi malgré des réserves pour Pascale. Et lire le billet de Matchingpoints.

Je passe à 355, un film d'action pure interprété par quatre actrices épatantes (l'Américaine Jessica Chastain, l'Allemande Diana Kruger, l'Anglaise Lupita Nyong'o et l'Espagnole Penelope Cruz) et vers la fin, on découvre une jolie Chinoise, Fan Bingbing. L'histoire commence dans une belle demeure à Bogota, une arme technologique de destruction massive capable de prendre le contrôle de réseaux informatiques a été créée par un jeune homme surdoué. Cette arme tombe malheureusement dans de mauvaises mains (un chef de réseaux terrorristes) et peu de temps après, on la localise à Paris. L'Américaine Mace de la CIA, l'Allemande Marie Schmidt  des services secrets allemands, l'Anglaise Khadijah, une ancienne du MI6, et une psychologue colombienne vont s'allier pour récupérer l'arme qui ressemble à un gros smartphone. La poursuite qui commence à Paris va les emmener au Maroc et pendant toute la fin du film en Chine, à Shanghaï. Les femmes savent très bien se battre et tirer avec des armes de guerre. Face à elles, il y a un traitre à la gueule d'ange et quelques affreux. Je ne me suis pas ennuyée une minute (le film idéal du samedi soir) et puis Diane Kruger et Fan Bingbing sont jolies à regarder, même si les trois autres ne sont pas mal non plus. Lire le billet d'Henri Golant. Selenie n'a pas aimé. Il faut noter que Jessica Chastain est coproductrice de ce film américano-chinois.

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