dimanche 21 octobre 2018

Le beau mystère - Louise Penny

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C'est Dominique qui m'a donné envie de lire ce roman et je l'en remercie. J'avais abandonné Louise Penny après avoir lu le premier paru en français, Nature Morte. J'avais trouvé le rythme un peu mou. J'en viens donc à l'avant-dernier paru, Le beau Mystère (Actes noirs, Actes Sud, 483 pages) (2017). Un meurtre est commis dans un monastère oublié de tous (même de Rome!), dans une forêt reculée au Québec au bord d'un petit lac. Dans ce monastère de Saint-Gilbert-entre-les-Loups vit une communauté de vingt-quatre moines, les Gilbertins, qui ont remis à l'honneur le chant grégorien. Afin de faire quelques améliorations dans le monastère qui menace de s'effondrer d'un jour à l'autre (les fondations sont soulevées par des racines d'arbres), ils ont sorti un CD quelques mois auparavant. Contre toute attente, les chants grégoriens ont rencontré un succès mondial. L'inspecteur-chef Armand Gamache et son adjoint Jean-Guy Beauvoir (amoureux de la fille de Gamache) sont envoyés sur place pour trouver qui a tué le Prieur de l'abbaye, qui était aussi le chef de choeur à l'origine du CD. Il a eu le crâne fracassé avec une tige de fer, et l'on trouve sur lui une feuille où est écrit un étrange chant grégorien avec des neumes (les signes de la notation musicale qui existaient avant les portées de notes sur cinq lignes). Les vingt-quatre moines (moins un) ont des occupations différentes pour faire vivre l'abbaye: un docteur, un cuisinier, un jardinier, un autre qui s'occupe du poulailler, etc, mais ils ont en commun des voix magnifiques pour chanter le plain-chant et le grégorien et atteindre le sublime. Qui a pu tuer le Prieur? Et pourquoi? L'enquête se passe en huis-clos entre les murs du monastère. Gamache, Beauvoir et plus tard le chef de la sûreté de Québec, Francoeur (un personnage pas sympathique) qui les a rejoints ainsi qu'un jeune dominicain envoyé par Rome vont mener l'enquête même si le but de certains n'est pas de trouver l'assassin. J'ai lu ce roman avec plaisir, je le recommande. Lire les billets du Papou et de Lewerentz.

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vendredi 19 octobre 2018

Girl - Lukas Dhont

J'ai un problème avec Girl, le premier film du Belge Lukas Dhont (27 ans) dont beaucoup de critiques chantent les louanges. Le film a reçu la caméra d'or au dernier festival de Cannes, et le jeune acteur Victor Polster, qui interprète Lara, a été aussi récompensé. Le thème du film est très lourd: un garçon de 15 ou 16 ans qui se sent fille entame un traitement hormonal qui devrait commencer à le transformer, en attendant qu'un jour on l'opère. Il s'agit d'un processus long mais Lara n'est pas patiente. Par ailleurs, elle vient d'être acceptée dans une école de danse pour devenir ballerine. L'entraînement est dur, en particulier elle commence à travailler ses pointes, exercice qu'elle aurait dû faire depuis l'âge de 12 ans. Lara est bien entourée entre son père aimant qui la soutient et son petit frère Milo, 6 ans. On ne sait pas ce qu'il en est de la mère. Alors qu'elle est encore en pleine croissance, Lara mange peu, maigrit beaucoup, a des malaises. Elle n'est pas bien dans sa tête. Le film alterne les scènes de cours de danse, où l'on voit Lara souffrir avec ses pieds en sang et les scènes où Lara est chez elle. On comprend comment elle dissumule ses attributs masculins avec du sparadrap qui lui provoque une infection. C'est une jeune fille qui souffre physiquement et moralement. Je ne vous raconterai pas ce qui se passe à la fin. Vous le devinerez peut-être comme mon ami. J'avoue que je vais souvent au cinéma pour me détendre et me changer les idées. Ce ne fut pas le cas avec ce film au propos assez violent. Voir Lara se martyriser ainsi est assez insoutenable au bout d'un moment. J'ai une collègue qui est sortie de la salle au bord du malaise à la fin de la projection. Par ailleurs, on dit beaucoup de bien de Victor Polster. Personnellement, je ne l'ai pas trouvé exceptionnel. Je l'ai trouvé "éteint", il parle avec une voix monocarde ni masculine, ni féminine. C'est tout à fait le genre de film que j'ai vu une fois et que je ne reverrai pas. Lire les billets de ffred, d'Aurore (qui s'est quand même un peu ennuyée) et de Pierre Darracq qui ont nettement préféré le film que moi.

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mercredi 17 octobre 2018

Nos batailles - Guillaume Senez

Nos batailles de Guillaume Senez est un film qui m'a touchée pour l'histoire qu'il raconte. Olivier est chef d'équipe dans une grande entreprise de distribution genre A..zon. Il dirige plusieurs personnes qu'il défend comme il peut auprès des RH même s'il ne peut empêcher le licenciement d'un collègue qui n'est plus assez productif. Les conditions de travail ne sont pas idéales: les employés sont debout toute la journée, il fait froid dans l'entrepôt et les horaires sont contraignants. Pendant ce temps-là, chez lui, sa femme Laura s'occupe au mieux de leurs deux enfants, Elliot (9 ans) et Louise (6 ans), dans la maison qu'ils n'ont pas terminé de payer. Laura est une femme fragile qui disparaît un jour sans crier gare, laissant Olivier désemparé. Il ne comprend pas ce qui s'est passé. Il n'a pas vu venir le drame. Heureusement que sa mère et sa soeur viennent l'aider et le soutenir. C'est un film qui donne la part belle aux acteurs, Romain Duris en tête, mais les actrices sont très bien aussi. J'ai en particulier craqué pour la jeune Rose. Un film intéressant à voir quand il passera à la télé.

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dimanche 14 octobre 2018

Noli me tangere (Ne me touche pas) - Andrea Camilleri / Irezumi - Akimitsu Takagi

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Ayant lu quelques billets positifs sur ce court roman (138 pages) d'Andrea Camilleri (Editions Métailié) et ayant bien apprécié Le tailleur gris lu il y a sept ans, j'ai aimé dans Noli me tangere, la façon dont Camilleri raconte l'histoire de Laura Garaudo, une belle jeune femme qui disparait volontairement du jour au lendemain du foyer conjugal. Elle est marié à un grand écrivain nettement plus âgé qu'elle. Elle venait de terminer son premier roman (pas encore publié) et elle est surtout l'auteur d'une thèse intitulée "Sur les problèmes d'attribution des fresques de Fra Angelico au couvent San Marco à Florence". Une des fresques est appelée "Noli me tangere" (du latin). C'était aussi le surnom que l'on donnait à Laura quand elle était étudiante. Le commissaire Luca Maurizi mène une enquête pour essayer de localiser Laura. Il interroge quelques proches, sa meilleure ami, un ancien amant. Le texte du roman est un mélange d'interrogatoire, de coupures de journaux, de lettres inachevées, de retours en arrière. J'ai aimé même si je m'attendais à une autre conclusion. Mais quand on lit la note de l'auteur à la fin du roman, on apprend qu'il s'est inspiré du destin pas banal d'une brésilienne. Lire les billets d'Alex-mot-à-mots et Miriam, Philisine Cave et Noukette.

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Irezumi (Edition Folio policier, 329 pages) d'Akimitsu Takagi (1920-1995) est un roman policier paru en 1948 au Japon. L'histoire qui nous est racontée se passe en 1947 à Tokyo dévastée par la guerre. Avant que l'histoire ne commence vraiment, l'écrivain s'adresse au lecteur en lui précisant que l'irezumi est le tatouage traditionnel japonais en vogue au XIXème siècle mais qui est mal vu au XXème siècle par la société nippone. Elle assimile tatouages avec les yakuzas et des femmes de mauvaise vie. Et c'est encore le cas aujourd'hui. Pour ce qui est de l'intrigue, il s'agit de plusieurs crimes dont l'un est commis dans une salle de bain fermée de l'intérieur de la maison où habitait Kinué, une belle jeune femme tatouée d'un Orochimaru (un serpent géant). Fille d'un tatoueur renommé, elle avait une soeur jumelle (disparue depuis la bombe d'Hiroshima) et un frère, tous les deux aussi tatoués, l'une d'un Tsudane (un escargot géant) et l'autre d'un Jiraiya (un crapaud géant) La première victime que l'on découvre est Kinué. Le meurtrier l'a démembrée et son torse tatoué a disparu. S'ensuivent deux autre meurtres dont le frère de l'amant de Kinué. Quatre suspects dans l'histoire dont un docteur, genre savant fou obsédé par les tatouages. Après plusieurs fausses pistes, la police est dans une impasse. Elle va s'en remettre à un jeune homme prodige en mathématiques qui résout les meurtres en peu de temps. J'ai aimé ce roman qui tient en haleine jusqu'au bout grâce à plusieurs coups de théâtre. Lire le billet de Jérôme.

vendredi 12 octobre 2018

Frères ennemis - David Oelhoffen

Je continue avec les sorties du mercredi 3 octobre 2018.

Frères ennemis de David Oelhoffen (dont j'avais bien apprécié Loin des hommes, une adaptation de la nouvelle d'Albert Camus, L'hôte) est le troisième long-métrage du réalisateur qui a aussi écrit le scénario. Son film, remarquablement mis en scène avec un rythme sans temps mort, bénéficie d'un très bon casting. Reda Kateb interprète Driss, un homme d'origine maghrébine, devenu flic à la brigade des stups. Ses parents, son père surtout ne veulent plus lui parler. Driss doit démanteler un réseau de trafic de drogue. Face à lui, il y a Manuel Marco (Matthias Schoenhaerts) que Driss connaît depuis l'enfance, ils ont grandi ensemble dans la même cité. Manuel est impliqué dans un trafic assez important. Alors qu'il part en voiture avec deux complices pour récupérer de la marchandise, des motards les mitraillent et Manuel seul en réchappe. Il devient un homme traqué de tous les côtés. Il décide alors de collaborer de loin avec Driss pour trouver qui veut l'éliminer. Matthias Schoenhaerts et Reda Kateb sont très à l'aise dans leur rôle et leurs rares confrontations sont pleines d'intensité. La fin m'a paru logique. Le chef opérateur a fait des merveilles pour l'image et l'éclairage. Je conseille ce très bon polar, tout comme Ffred et Pascale.

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mercredi 10 octobre 2018

La saveur des rāmen - Eric Khoo

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Après Amin (mon billet d'hier), je continue avec La saveur des rāmen qui transporte le spectateur au Japon puis à Singapour. Quand vous sortez de la salle à la fin de la projection, vous avez faim tellement les préparations culinaires que l'on voit sont appétissantes et certainement odorantes. Masato aide Kasuo, son père qui tient un restaurant de ramen, un plat complet au Japon : des nouilles (rāmen) dans un bouillon à base de poisson ou de viande. Il y a même un musée qui lui est consacré. A l'origine, c'est un met qui a été importé de Chine au début du XXème siècle. Kasuao est un homme qui ne s'est jamais remis du décès de sa femme Mai Lian, morte assez jeune de maladie. Un soir, Kasuo a une attaque et meurt. C'est à partir de là que Masato décide de partir pour Singapour, la ville natale de sa mère. Il veut retrouver son oncle, le frère de sa mère, ainsi que sa grand-mère. En effet, sa mère était chinoise comme plus de 70% de la population singapourienne. Le film est ponctué de nombreux flash-back où l'on voit Kasuo et Mai Lian en train de cuisiner et faire goûter les plats à Masato, un petit garçon sino-japonais adorable. Autant son oncle le reçoit à bras ouverts et lui enseigne les recettes que Masato lui demande, autant les retrouvailles avec sa grand-mère dont le mari fut tué par les Japonais pendant la 2ème guerre mondiale sont difficiles. C'est un film sympathique à voir. Il y avait pas mal de monde la salle où je l'ai vu. Je le conseille.

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mardi 9 octobre 2018

Amin - Philippe Faucon

La semaine qui vient de s'écouler a été riche en sortie cinéma. Avant d'évoquer Frères ennemis et Nos batailles, je préfère commencer par Amin de Phlippe Faucon. Amin est un grand et beau Sénégalais (Moustapha MBengue, une révélation), la quarantaine, qui travaille sur divers chantiers. Il fait du terrassement en compagnie d'autres ouvriers de diverses nationalités. Vivant dans un foyer en Seine Saint-Denis en compagnie de dizaines d'autres hommes, il a laissé sa femme Aïcha et ses trois enfants au Sénégal. Amin rentre de temps en temps dans son pays avec des euros cachés dans ses chaussettes. Cet argent permet de financer une école dans la petite ville où il vit. Sur place, Aïcha (une belle jeune femme dans la trentaine) a parfois du mal à joindre les deux bouts, elle se languit d'Amin. Chaque fois qu'il revient chez lui, Amin a du mal à reconnaître ses enfants tant ils grandissent. Avec l'argent qu'il gagne en Europe, il a décidé de faire construire une maison pour Aïcha et ses enfants. On est frappé du contraste de la lumière, celle d'Afrique presque éblouissante et celle plus grise de la banlieue parisienne. C'est d'ailleurs dans une de ces banlieues, pendant des travaux dans une maison particulière, qu'Amin fait la connaissance de Gabrielle (Emmanuelle Devos). Cette dernière vient tout juste de divorcer. Les relations avec son ex sont tendues et elle vit avec sa fille. Une romance pleine de pudeur et de douceur commence entre Amin et Gabrielle. C'est un très beau film qui raconte un peu la vie de ces ouvriers déracinés venus en France pour faire des travaux souvent dangereux, payés parfois au "noir". Deux solitudes vont faire un petit bout de chemin et leur histoire m'a touchée. J'espère que le film va avoir un peu de succès car il le mérite.

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lundi 8 octobre 2018

The Little Stranger - Lenny Abrahamson

Voici un film qui risque de passer inaperçu dans les salles et ce serait dommage.

Le scénario de The Little Stranger de Lenny Abrahamson (sorti le 26 septembre 2018) est une adaptation d'un roman éponyme de Sarah Waters de 2009, publié en français sous le titre L'indésirable. Il s'agit d'une histoire gothique qui se passe dans les années 40, dans un immense manoir du XVIIIème siècle tombant en ruine. Un jeune médecin de campagne, le docteur Faraday, est appelé au chevet de la servante des lieux qui est tombée malade et qui ne se sent pas à l'aise dans cet endroit (elle a été embauchée il y a peu de temps). Sur place, Faraday fait la connaissance de Caroline Ayres, pas encore mariée, de son frère Roderick, défiguré à la suite d'une blessure, et de Mme Ayres, leur mère. Faraday se lie rapidement d'amitié avec cette famille. Il espère se marier avec Caroline bien qu'il n'appartienne pas à la même classe sociale. Faraday connait la demeure, car sa propre mère y a été femme de chambre. On se rend compte rapidement que la demeure est peut-être hantée. Elle ensorcelle ceux qui y vivent ou s'en approche... Il y a des bruits bizarres, une petite fille morte il y a des années (la soeur de Carolyn et Roderick), un labrador qui attaque une jeune invitée lors d'une soirée. J'ai aimé cette atmosphère horrifique où les morts violentes s'enchaînent. J'ai apprécié le fait qu'à la fin, on reste avec des interrogations sur ce que l'on a vu ou pas. Les acteurs sont tous bien: Domhall Gleeson, Ruth Wilson et Charlotte Rampling. Un film que je conseille tout comme Trillian.

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dimanche 7 octobre 2018

Pétillon et Charlie Hebdo

Ce mois-ci, dans mon hommage mensuel aux disparus de Charlie Hebdo, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) vais effectuer un petit pas de côté pour inclure un dessinateur de presse (et bédéiste) qui vient de mourir le 30/09/2018 (des suites d'une longue maladie, comme on dit). J'avais noté il y a déjà des mois qu'il ne dessinait plus dans Le Canard Enchaîné, mais j'ignorais qu'il fût malade, et j'attendais avec impatience le prochain "Jack Palmer" (dasola avait chroniqué le dernier paru ici). Sur son lit d'hôpital, semble-t-il, il a pu feuilleter la biographie de Cabu que vient de rédiger Jean-Luc Porquet (journaliste au Canard), un ouvrage dont j'aurai probablement l'occasion de reparler.

A l'époque de l'attentat du 7 janvier 2015, Pétillon ne dessinait pas pour Charlie. Il envoyait, si j'ai bien compris, entre autres, 8 dessins chaque lundi soir au Canard Enchaîné (pour publication en noir et blanc), et illustrait aussi les Dossiers du Canard. Mais, comme d'autres confrères dessinateurs, il a dessiné dans quelques numéros juste postérieurs à l'attentat de janvier 2015. Je me suis plongé dans ma "série complète" de Charlie Hebdo post-attentat. Sauf erreur de ma part, un total de 7 dessins de Pétillon a été publié (en couleur, dans trois numéros), dont j'extrais ceux qui suivent (il avait, semble-t-il, liberté des thèmes sur lesquels dessiner). 

Petillon_P1100451  Petillon_P1100450 n°1179 du 25/02/2015 p. 8 & 12.

Petillon_P1100449  Petillon_P1100448 n°1180 du 04/03/2015 p. 4 & 10.

Petillon_P1100447 n°1181 du 11/03/2015.

Un an plus tard, quinze de ses dessins (en couleurs aussi) illustrent le Hors-série Dossiers du Canard Enchaîné sur la liberté d'expression paru en avril 2016, dont il faisait même la couverture. 

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Le Canard Enchaîné lui a rendu hommage dans son numéro paru mercredi 3 octobre 2018 (en couv' et en p.5)

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Charlie aussi (p.4). Petillon_P1100453

Pétillon laisse une vingtaine de recueils de ses dessins de presse (j'en possède plusieurs) et quinze albums des aventures de Jack Palmer, son détective maladroit. Après L'Enquête corse paru en 2000, dont tout le monde parle aujourd'hui, René Pétillon avait aussi dessiné L'Affaire du voile, dévoilé en 2006 mais moins connu (?). Il ne me reste plus qu'à apporter l'un et l'autre à dasola (qui ne les a encore jamais lus!) pour qu'elle fasse une de ses prochaines chroniques sur l'un ou l'autre selon ses préférences...

Son trait va me manquer.

*** Je suis Charlie ***

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jeudi 4 octobre 2018

Pyromane - Wojciech Chmielarz

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Grâce à Wojciech Chmielarz (né en 1984), j'ai lu un excellent roman policier. Pyromane (Livre de poche, 441 pages) se passe de nos jours à Varsovie en plein hiver (température -20°). Jakub Mortka dit le Kub, un inspecteur de police se rend avec son adjoint Kuchan sur le lieu d'un incendie volontaire. Une belle maison familiale a été brûlée suite au  jet de cocktail molotov lancée par la cheminée. L'acte a été méthodiquement prémédité. Dans la maison incendiée, on trouve le corps de Jan Kameron, un promoteur pas très honnète. Sa femme Klaudia, une ancienne candidate à Miss Pologne et chanteuse ratée a survécu car elle a réussi à s'échapper par la fenêtre. On apprend assez vite que Kameron avait été tué quelques heures avant que le feu ne se déclare par une personne différente  du pyromane. L'enquête s'avère difficile pour Mortka car une autre maison est aussi incendiée provoquant la mort de deux garçonnets, neveux d'un gangster notoire. Le lien entre ces incendies qui ne sont pas les premiers est le modus operandi. En plus de l'enquête, Mortka doit gérer sa vie personnelle ; père de deux garçons, il est divorcé depuis un an. Ayant laissé la maison à sa famille, il vit en colocation avec des étudiants (un garçon et une fille) bruyants. J'ai aimé le personnage de Mortka avec ses qualités et ses défauts et son sens de la justice (même si elle peut paraître discutable à certains), la construction du récit et le fait que je n'ai pas deviné le mobile de ou des assassins avant les dernières pages. Il y a des retournements de situation inattendus. J'ai été tenue en haleine jusqu'au bout. Je compte bien lire le suivant La ferme des poupées et j'ai vu sur le site de l'écrivain qu'il y en avait deux autres avec Mortka pas encore traduits. Je recommande tout comme Edyta, Yspaddaden, Alex-mot-à-mots, Yv.

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